L’économie au détriment des coraux aux Philippines

Par Adrien Racek

Source: https://aquaculture-aquablog.blogspot.com/2008/12/destruction-des-recifs-coralliens.html

Les Philippines, pays composé de milliers d’îles, semblent être une destination de rêve pour tout amateur de nature et d’activités de plein air. Là-bas, le tourisme d’extérieur est bien présent, comme le tourisme de plongée, de surf, de la pêche, la visite d’un écosystème unique, etc. Beaucoup de cela est possible grâce aux récifs de coraux, qui permettent d’attirer des poissons pour de la pêche, stopper des vagues, attirer des personnes pour les voir grâce à la plongée par exemple. La taille de ces bancs de coraux est d’environ de 27 000 km² et représente un peu plus de 10% du territoire des Philippines.1 Les coraux sont la base de ce qui attire sont économie, attirant beaucoup de poisons qui y vivent et attirant les touristes voulant les visiter. Cependant, ces coraux sont en danger par la sur-pêche et de ses moyens utilisés et cela représente un gros danger pour le pays écologiquement et économiquement parlant, étant donné que la pêche est l’élément rapportant le plus d’argent.1 En effet, selon une étude faites en 1994, seulement environ 50% des coraux étaient considérés comme étant en bonne santé et uniquement 2.4% n’avaient pas été affecté de dégradation. On peut voir à quel point les coraux peuvent être touchés avec la première image.

Au niveau de la plongée

Source: https://www.h2ovoyage.com/philippines/129-croisiere-philippines-region-des-visayas-a-bord-du-seadoors.html

Pour le tourisme, la plongée attire de la clientèle. Pouvoir nager avec les poissons et voir les magnifiques paysages des bancs de coraux. Cette clientèle d’ailleurs s’agrandit au fil des ans, vu que les régions en Asie du Sud-Est sont de plus en plus prisées pour le tourisme. Heureusement, le tourisme de la plongée est beaucoup moins destructif que la pêche et est d’ailleurs négligeable comparé à celui-ci. De plus, beaucoup de touristes se sentent touchés par les problèmes de dégradation des coraux et sont près à faire des dons. Rien qu’au Mabinis, Batangas, environ 300 000 dollars américains ont été amassés.1 Un exemple d’une région qui réussi bien au niveau de la plongée est l’île de Coron. Cette endroit est même considéré comme étant une des meilleurs régions de plongée de toute l’Asie.5 Dans cette région, le gouvernement municipale de Coron considère le tourisme comme une priorité.5 Malheureusement, les dégâts causés par la sur-pêche affectent ce tourisme, donc des solutions devront vite être trouvées pour éviter de perdre ce type de tourisme. Regardons d’ailleurs ces problèmes au niveau de la pêche.

Au niveau de la pêche

Source: http://fishing-philippines.blogspot.com/

Grâce à la pêche, les philippines arrivent à gagner plus de 1 milliard de dollars américains par an.1 Vu que la LRFT (The Live Reef Fish for Food Trade) est en grande demande internationalement, la valeur de ces poissons augmentent et ce type de revenu continue à croître dans ce pays.5 Cependant, cela crée de la sur-pêche et comme il y a moins de poissons, ce n’est pas bon pour les coraux, mais aussi pour les pêcheurs, étant obligé d’utiliser plusieurs méthodes pour continuer à aller chercher plus de poissons, comme aller de plus en plus loin et pêcher plus longtemps, utiliser de nouvelles technologies, entre autre.5 Cependant, il y en a d’autres qui utilisent des méthodes plus destructives pour aller chercher cette marchandise, comme faire exploser les coraux pour les faire sortir ou bien utiliser du poison pour affaiblir et les attraper plus facilement.1 Avec la destruction des coraux, ce n’est pas juste un perte au niveau de l’environnement, mais ça fera diminuer aussi le nombre de poisons, de touristes sur le long terme, Car ils pêcheront de moins en moins de poisons annuellement et que les touristes seront moins attirés. Donc un changement devra se faire assez rapidement avant que le cas ne s’aggrave. D’ailleurs, passons à quelques solutions possibles.

Solutions possibles

Tout d’abord, il y a la possibilité d’imposer une taxe sur le carbone, pour diminuer un peu la pollution qui peut attaquer les coraux. Cependant, comme une grande partie de population est déjà assez pauvre, ce n’est pas une option qu’on peut prendre facilement, car l’argent utilisé pour cette taxe sera sûrement pris d’ailleurs par le gouvernement.3 Une autre solution serait de dépenser de l’argent pour tenter de réparer les dégâts causés, de plus que les coûts d’une telle action est moindre que le revenu généré par la pêche. Cependant, des campagnes de réduction et de prévention des dégâts sur les coraux sont privilégié car elles coûtent encore moins chères.1 Enfin, une autre solution serait de créer des MPAs, qui sont des zones maritimes protégées. Dans ces zones, la pêche serait interdites, empêchant la dégradation de l’environnement, mais donnant une zone où les touristes pourront pratiquer la plongée. Cette solution permettrait d’aider, sur le papier, les deux camps, la pêche et la plongée, car la plongée aura une zone avec plein de poissons et de beaux coraux qui pourront attirer des touristes et, pour la pêche, avoir une zone où les poissons se reproduisent pour en avoir sur le long terme, tout cela en permettant de protéger l’environnement.2 Cependant, cette solution ne permet de protéger que des petites zones et le reste continuera a être détruit, s’ils continuent de pêcher avec leurs méthodes destructrices, en plus qu’un terrain d’entente entre les camps ne se fait pas, car ils sont pas d’accord avec ce qui est proposé.

Conclusion

En conclusion, nous voyons bien que les coraux sont très important pour les Philippines car une très grosse partie en dépend avec la pêche et le tourisme. Leur destruction est une comme une bombe à retardement. Une option possible pour ne pas trop compter sur la pêche serait de trouver d’autres types de revenus ne nécessitant pas d’endommager les coraux. Un exemple pourrait peut-être être de trouver des moyens de ressources auxiliaires comme monter des musées sur la céramique ou de la poterie de l’ère pré-coloniale et coloniale, vu que c’était assez populaire à ce moment là?4 Mais évidemment, la meilleure option serait de trouver un bon équilibre avec la pêche pour toujours aider le pays économiquement, mais en ne pêchant pas trop pour ne pas rendre son système économique en péril.

Bibliographie:

1– White, T. Alan; Vogt, P. Helge; Arin, Tijen. 2000. «Philippine Coral Reefs Under Threat: The Economic Losses Caused by Reef Destruction». Marine Pollution Bulletin. Vol. 40, No. 7, pp. 598-605

2– Fabinyi, Michael. 2008. «Dive tourism, fishing and marine protected areas in the Calamianes Islands, Philippines». Marine Policy. Volume 32, Issue 6, November 2008, Pages 898-904

3– Corong, Erwin L. Corong, 2008, «Tariff Reductions, Carbon Emissions, and Poverty: An Economy-wide Assessment of the Philippines», ASEAN Economic Bulletin Vol. 25. No. I pp. 20-31

4– Min, Li, 2013, «Fragments of Globalization: Archaeological Porcelain and the Early Colonial Dynamics in the Philippines», Asian Perspectives, Vol. 52, No. 1, pp.43-74

5– Fabinyi, Michael, 2010, “The Intensification of Fishing and the Rise of Tourism: Competing Coastal Livelihoods in the Calamianes Islands, Philippines”, Hum Ecol, Springer Science+Business Media, Published online: 14 April 2010

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Les commentaires sont fermés