Indonésie · 1945–1949
Les archives d’une révolution
Une indépendance proclamée en 1945. Une souveraineté reconnue en 1949. Entre les deux, une République à défendre et à construire.
Fond : entraînement militaire indonésien · auteur inconnu · Wikimedia Commons.
Photographies, textes, affiche et billet de banque : suivez cinq étapes pour comprendre la naissance de l’Indonésie indépendante.
01 / 17 août 1945 · Jakarta
Proclamer l’indépendance
Le 17 août 1945, à Jakarta, Sukarno et Mohammad Hatta proclament l’indépendance. La défaite du Japon ouvre la voie, mais l’ancienne puissance coloniale néerlandaise refuse de renoncer à l’archipel. Le lendemain, la République se donne une Constitution, un président et un vice-président. Elle doit encore faire connaître son existence et imposer son autorité. Les jeunes militants, les pemuda, participent à cette mobilisation. Deux documents permettent d’entrer dans ce moment décisif : un brouillon couvert de corrections et une courte déclaration dactylographiée, signée au nom du peuple indonésien.
Texte dactylographié par Sayuti Melik ; reproduction Feureau · Source et crédit.
Du brouillon à la proclamation
Le brouillon porte les traces des corrections. La version dactylographiée est signée « au nom du peuple indonésien ». Ces documents affirment une souveraineté ; ils ne prouvent pas encore que la République contrôle l’archipel. [1]

ANRI / ministère indonésien de l’Éducation et de la Culture · CC BY-SA 2.0 · Source et crédit.

Frans Mendur, 17 août 1945 · Source et crédit.
Lire l’histoire
L’annonce de la capitulation japonaise, le 15 août 1945, ouvre une période d’incertitude. Les Japonais ont vaincu les Néerlandais en 1942, puis imposé une occupation marquée par l’exploitation et la répression. Leur défaite permet aux nationalistes d’agir, mais les troupes japonaises restent présentes et doivent maintenir l’ordre jusqu’à l’arrivée des Alliés. L’effondrement de l’occupation ne signifie donc pas que le pouvoir passe immédiatement aux Indonésiens. [1] [13]
Les pemuda, des jeunes militants mobilisés pour l’indépendance, pressent Sukarno et Hatta de proclamer celle-ci sans attendre l’autorisation du Japon. Le 17 août, à Jakarta, Sukarno lit une courte déclaration signée avec Hatta au nom du peuple indonésien. Le lendemain, une Constitution est adoptée : Sukarno devient président et Hatta vice-président. La République commence à se donner des institutions. [1]
Il reste cependant à faire exister ce nouvel État. La nouvelle de la proclamation circule par la radio, la presse, des tracts et les déplacements des militants. Dans les villes et les villages, des groupes prennent le contrôle de bâtiments et cherchent à récupérer des armes. Ces initiatives donnent une force populaire à l’indépendance, mais leur diversité limite l’autorité du gouvernement. La République est proclamée ; elle ne contrôle pas encore tout le territoire qu’elle revendique. [1] [2]
02 / 1945–1946 · Surabaya
Résister au retour colonial
L’indépendance proclamée se défend dans les rues, les villages et les ports. Les forces alliées viennent désarmer les Japonais ; le retour de l’administration néerlandaise menace la jeune République. À Surabaya, l’affrontement avec les Britanniques devient une bataille majeure en novembre 1945. Les habitants vivent les bombardements, les départs et les pénuries. Les affiches appellent à la résistance et donnent une forme visible au refus de la colonisation. Elles montrent la force de la mobilisation, tout en exprimant un point de vue engagé sur une révolution traversée par de nombreuses violences.
Nationaal Archief, collection 215, Ch. O. van der Plas ; diffusion Rijksmuseum · Source et crédit.
Décrypter l’affiche
Le rouge et le blanc reprennent les couleurs nationales. Le combattant et son arme donnent une forme visible à la résistance. Le slogan exprime le refus d’être colonisé. Cette affiche veut convaincre et mobiliser : elle ne résume pas toutes les expériences de la guerre.
L’original complet est proposé par le Rijksmuseum en haute définition (environ 35 Mo).
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Après la défaite japonaise, les forces alliées arrivent dans l’archipel pour désarmer les soldats japonais et libérer les prisonniers. À Java et à Sumatra, elles comprennent notamment des troupes britanniques et indiennes. L’administration néerlandaise, la NICA, revient dans leur sillage. Pour les indépendantistes, ce retour menace la République et annonce le rétablissement de la domination coloniale. Les affrontements se multiplient. [1]
À Surabaya, dans l’est de Java, les tensions débouchent sur une bataille majeure. Le 10 novembre 1945, les forces britanniques lancent une offensive contre les combattants indonésiens. Les bombardements et les combats provoquent de lourdes destructions et la fuite de nombreux habitants. Les Britanniques prennent la ville, mais la résistance devient un symbole national. Le 10 novembre est aujourd’hui commémoré comme la Journée des héros. [1]
La guerre bouleverse aussi la vie des civils. Déplacements, pénuries, réquisitions et destructions fragilisent les familles. L’étude des témoignages de soldats néerlandais montre que les crimes de guerre participent au fonctionnement de la reconquête, au-delà de quelques abus isolés. Des groupes révolutionnaires commettent également des meurtres contre des Européens, des Indo-Européens et des personnes d’origine chinoise, notamment soupçonnées d’être liées à l’ordre colonial. Ces violences ont leurs dynamiques propres : elles ne doivent être ni effacées du récit ni présentées comme l’action de tous les indépendantistes. [1] [4] [5]
03 / 1946–1947 · Yogyakarta
Faire vivre la République
La République doit gouverner pendant qu’elle combat. À Yogyakarta, devenue capitale en 1946, les dirigeants organisent les institutions, tandis que des militants et des militantes font vivre le nouvel État. La presse, les règlements et la monnaie contribuent à affirmer son autorité. Mais tous ne donnent pas le même sens à l’indépendance : les jeunes, les militaires, les femmes et les élites locales ont leurs attentes. Un journal officiel et un billet de banque montrent ici comment la révolution entre dans la vie quotidienne, jusque dans les salaires et les échanges.

National Numismatic Collection, National Museum of American History ; image Godot13 · Source et crédit.
Une République qui écrit et publie
Berita Repoeblik Indonesia · 17 novembre 1945 ↗
Ce journal officiel publie les décisions de la jeune République. Il participe à la mise en place de son administration.
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La Révolution ne se résume pas aux décisions de quelques dirigeants. Sukarno incarne la mobilisation nationale, tandis que Hatta joue un rôle central dans l’organisation de l’État et les négociations. Sutan Sjahrir, Premier ministre à partir de novembre 1945, défend la voie diplomatique. Le commandant Sudirman représente un autre pôle d’autorité, celui de l’armée républicaine. Entre dirigeants civils, militaires et milices locales, les désaccords portent sur les moyens de gagner l’indépendance et sur ceux qui doivent conduire la lutte. [1]
Les pemuda ne forment pas un parti unique. Leurs organisations et leurs milices, souvent appelées laskar, défendent des orientations variées. Dans certaines régions, la révolution remet en cause les privilèges des élites locales et les autorités associées à la domination coloniale. Les appartenances régionales ne déterminent pas automatiquement les choix : l’armée coloniale néerlandaise comprend elle-même des soldats originaires de l’archipel, notamment des Moluquois. Les lignes de conflit traversent donc la société indonésienne. [1] [2] [11]
Les femmes participent aux soins, au ravitaillement, aux organisations et à la diffusion des idées républicaines. À Yogyakarta, des militantes enseignent la lecture dans les villages et font connaître les symboles de la République. Elles réclament aussi une meilleure éducation, l’égalité des salaires et une réforme du mariage. Pour elles, l’indépendance peut signifier une transformation de leur place dans la société. Créer un État passe également par des gestes quotidiens : publier un journal ou mettre en circulation une monnaie républicaine affirme une autorité nouvelle. [3] [6] [10]
Les oppositions deviennent parfois armées. À Madiun, en septembre 1948, un conflit entre le gouvernement et des forces de gauche liées au Parti communiste se termine par la victoire de l’armée gouvernementale et une répression sanglante. À Java occidental, Kartosuwiryo, d’abord engagé dans la lutte indépendantiste, rompt avec la République et proclame un État islamique en août 1949. Ce parcours ne représente pas tous les musulmans, dont de nombreuses organisations soutiennent la République. L’unité nationale se construit au milieu de ces affrontements. [1] [9]
04 / 1947–1948 · Java et Sumatra
Combattre et négocier
Les accords diplomatiques n’empêchent pas la reprise des combats. Après Linggadjati, les Pays-Bas lancent une offensive en juillet 1947. Le Conseil de sécurité intervient, puis l’accord de Renville de janvier 1948 confirme un recul territorial républicain. Une nouvelle attaque frappe Yogyakarta le 19 décembre 1948. Des dirigeants sont arrêtés, mais la guérilla et un gouvernement d’urgence à Sumatra maintiennent la République en vie. Les divisions internes, notamment la crise de Madiun, compliquent encore la lutte. Une résolution de l’ONU permet de comprendre comment ce conflit devient aussi une affaire internationale.
Juillet 1947
Première grande offensive néerlandaise.
19 décembre 1948
Yogyakarta est attaquée ; la lutte républicaine continue.
Ce que demandent les Nations unies
Résolution 27 · 1er août 1947 ↗
Cesser les hostilités et régler le conflit par des moyens pacifiques.
Résolution 67 · 28 janvier 1949 ↗
Arrêter les opérations militaires, libérer les prisonniers politiques et permettre le retour du gouvernement républicain.
Une résolution demande des mesures ; elle ne garantit pas leur application. La poursuite de la guerre montre les limites de la médiation. [7] [14]
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La négociation accompagne les combats. Négocié en novembre 1946 puis signé officiellement le 25 mars 1947, l’accord de Linggadjati prévoit la reconnaissance de fait de l’autorité républicaine sur Java, Madura et Sumatra. Il envisage une fédération indonésienne associée aux Pays-Bas dans une union. Pour les républicains, il ouvre une voie vers la souveraineté. Les responsables néerlandais cherchent à conserver une influence déterminante sur la transition. Les désaccords sur le sens de l’accord affaiblissent rapidement le compromis. [1]
En juillet 1947, les Pays-Bas lancent une grande offensive contre les territoires républicains. Ils occupent notamment des plantations, des zones pétrolières et des centres économiques. L’expression officielle d’« action de police » présente cette guerre comme une affaire intérieure néerlandaise. Elle permet de nier que la République soit un État avec lequel il faudrait traiter sur un pied d’égalité. L’intervention du Conseil de sécurité des Nations unies contribue à imposer un cessez-le-feu et une médiation. [1] [4] [7]
L’accord de Renville, conclu en janvier 1948 à bord d’un navire américain, confirme une situation militaire défavorable à la République. Des troupes républicaines doivent quitter des zones passées sous contrôle néerlandais. Les restrictions commerciales et le recul territorial aggravent les difficultés économiques. Ces concessions alimentent les critiques contre les dirigeants qui privilégient les négociations. [1]
Le 19 décembre 1948, une nouvelle offensive néerlandaise frappe Yogyakarta, devenue capitale républicaine en 1946. Sukarno, Hatta et d’autres responsables sont arrêtés. Pourtant, la République ne disparaît pas. Sudirman poursuit la guérilla et un gouvernement d’urgence dirigé par Sjafruddin Prawiranegara se constitue à Sumatra. La prise de la capitale ne suffit pas à mettre fin à la résistance. [1]
Les divisions internes aggravent la situation. À Madiun, en septembre 1948, un conflit entre le gouvernement et des forces de gauche liées au Parti communiste se termine par la victoire de l’armée gouvernementale et une répression sanglante. [1]
05 / 1949 · Yogyakarta · La Haye · Amsterdam
Faire reconnaître la souveraineté
En 1949, les pressions internationales et la résistance poussent les Néerlandais à reprendre les négociations. La conférence de la Table ronde prépare le transfert de souveraineté du 27 décembre. L’État reconnu est alors une fédération : la République des États-Unis d’Indonésie. La Nouvelle-Guinée occidentale reste à l’écart du règlement. Ce moment ne remplace pas la proclamation du 17 août 1945 : il met fin au refus néerlandais de la souveraineté indonésienne. Photographies, document signé, aquarelle et unes internationales permettent de confronter plusieurs regards sur cette sortie de guerre.

Joop van Bilsen / Anefo · Nationaal Archief, 934-5295 · CC0 · Source et crédit.
Trois regards sur la sortie de guerre
Une cérémonie officielle, une aquarelle indonésienne et une une de presse donnent trois points de vue sur la fin du conflit. Ils montrent une décision diplomatique, le retour des troupes et l’écho international du transfert.
Aquarelle de Mohammad Toha Adimidjojo · Rijksmuseum, NG-1998-7-43 · Source et crédit.

National Library of Australia / Trove · Source et crédit.
La page finale signée du transfert ↗
Une trace écrite à confronter aux représentations de l’événement. Nationaal Archief, 2.02.20, 136841, p. 16.
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La République porte aussi sa cause devant le monde. En août 1947, une délégation conduite par Sjahrir obtient de participer aux débats du Conseil de sécurité. Elle peut ainsi contester l’argument néerlandais selon lequel le conflit relèverait seulement des affaires intérieures des Pays-Bas. L’Inde et l’Australie contribuent à internationaliser la question indonésienne. Le soutien asiatique à la décolonisation compte donc aux côtés de l’action des grandes puissances occidentales. [7] [8]
La position américaine évolue. Washington tient à son alliance avec les Pays-Bas, mais craint aussi qu’une reconquête prolongée n’affaiblisse les dirigeants républicains au profit du communisme. Après l’offensive de décembre 1948, les pressions internationales sur les Néerlandais se renforcent. Le 28 janvier 1949, la résolution 67 du Conseil de sécurité demande notamment l’arrêt des opérations, la libération des prisonniers politiques et le retour des responsables républicains à Yogyakarta. Elle n’arrête pas immédiatement la guerre, mais renforce la recherche d’une issue négociée. [1] [8] [14]
L’accord Roem–Van Roijen du 7 mai 1949 prépare la reprise des négociations et le retour du gouvernement républicain dans sa capitale. Du 23 août au 2 novembre, la conférence de la Table ronde réunit à La Haye les Néerlandais, les républicains et les représentants des États fédéraux indonésiens. Hatta y défend la souveraineté du nouvel ensemble. Le compromis impose cependant des concessions, notamment la reprise d’une partie de la dette coloniale. [1]
Le 27 décembre 1949, les Pays-Bas transfèrent la souveraineté à la République des États-Unis d’Indonésie, organisée sous une forme fédérale. La Nouvelle-Guinée occidentale reste à l’écart de ce règlement. Les deux dates essentielles ont donc des significations différentes : le 17 août 1945 correspond à la proclamation de l’indépendance ; le 27 décembre 1949 marque l’acceptation de cette souveraineté par les Pays-Bas à l’issue de la guerre. La République a survécu grâce à la résistance armée, à la mobilisation de la population et au travail diplomatique. [1] [15]
Toutes les dates du récit
Quelques mots pour comprendre
Merdeka — Mot indonésien associé à la liberté et à l’indépendance, devenu un cri de ralliement.
Pemuda — Jeunes militants et combattants de la Révolution, organisés en groupes divers.
Laskar — Milices ou formations combattantes, aux liens variables avec l’armée et le gouvernement.
NICA — Administration civile néerlandaise chargée de rétablir l’autorité coloniale après la défaite japonaise.
Souveraineté — Pouvoir d’un État de gouverner et d’agir sans être soumis à un autre État.
Fédération — État composé de plusieurs entités politiques disposant de compétences propres.
Sources et lectures
Les chiffres dans le récit renvoient aux références ci-dessous. Les archives et les images sont créditées sous les documents.
Afficher ou replier la bibliographie
- Poeze, Harry, et Henk Schulte Nordholt. Merdeka. The Struggle for Indonesian Independence and the Republic’s Precarious Rise 1945–1950. Traduit par Gioia Marini. Amsterdam University Press, 2024. Consulter ↗
- Frakking, Roel, et Abdul Wahid. « Revolutionary worlds: an introduction ». Dans Bambang Purwanto et al. (dir.), Revolutionary Worlds. Local Perspectives and Dynamics during the Indonesian Independence War 1945–1949. Amsterdam University Press, 2023, chapitre 1. Consulter ↗
- Sasi, Galuh Ambar. « The meaning of independence for women in Yogyakarta, 1945–1946 ». Dans Revolutionary Worlds, Amsterdam University Press, 2023, chapitre 2. Consulter ↗
- Oostindie, Gert, Ireen Hoogenboom et Jonathan Verwey. « The decolonization war in Indonesia, 1945–1949: War crimes in Dutch veterans’ egodocuments ». War in History, vol. 25, no 2, 2018, p. 254–276. DOI : 10.1177/0968344517696525. Consulter ↗
- Frederick, William H. « The killing of Dutch and Eurasians in Indonesia’s national revolution (1945–49): a ‘brief genocide’ reconsidered ». Journal of Genocide Research, vol. 14, nos 3–4, 2012, p. 359–380. DOI : 10.1080/14623528.2012.719370. Consulter ↗
- Cribb, Robert. « Political Dimensions of the Currency Question 1945–1947 ». Indonesia, no 31, avril 1981, p. 113–136. Consulter ↗
- Foray, Jennifer L. « The Republic at the Table, with Decolonisation on the Agenda: The United Nations Security Council and the Question of Indonesian Representation, 1946–1947 ». Itinerario, vol. 45, no 1, 2021, p. 124–151. DOI : 10.1017/S0165115321000048. Consulter ↗
- Jagtiani, Sharinee L. « ‘Foreign armies are functioning on Asian soil’: India, Indonesian decolonisation and the onset of the Cold War (1945–1949) ». Cold War History, vol. 22, no 3, 2022, p. 305–324. DOI : 10.1080/14682745.2021.2021888. Consulter ↗
- Elson, R. E., et Chiara Formichi. « Why did Kartosuwiryo start shooting? An account of Dutch–Republican–Islamic forces interaction in West Java, 1945–49 ». Journal of Southeast Asian Studies, vol. 42, no 3, 2011, p. 458–486. DOI : 10.1017/S0022463411000361. Consulter ↗
- Zara, Muhammad Yuanda. « Photographic Representations of the Dutch–Indonesian Conflict in the Yogyakarta-Based Kedaulatan Rakjat Newspaper, 1945–1946 ». Bijdragen tot de Taal-, Land- en Volkenkunde, vol. 180, nos 2–3, 2024, p. 212–241. Consulter ↗
- Oostindie, Gert, et Fridus Steijlen. « Ethnic ‘Ferociousness’ in Colonial Wars: Moluccans in the Dutch Army in Indonesia, 1945–1949 ». Bijdragen tot de Taal-, Land- en Volkenkunde, vol. 177, 2021, p. 491–523. DOI : 10.1163/22134379-bja10032. Consulter ↗
- Luttikhuis, Bart, et C. H. C. Harinck. « Voorbij het koloniale perspectief. Indonesische bronnen en het onderzoek naar de oorlog in Indonesië, 1945–1949 ». BMGN Low Countries Historical Review, vol. 132, no 2, 2017, p. 51–76. DOI : 10.18352/bmgn-lchr.10340. Consulter ↗
- Gōto, Ken’ichi. « Caught in the Middle: Japanese Attitudes toward Indonesian Independence in 1945 ». Journal of Southeast Asian Studies, vol. 27, no 1, 1996, p. 37–48.
- Conseil de sécurité des Nations unies. Résolution 67 du 28 janvier 1949, document S/1234. Bibliothèque numérique des Nations unies. Consulter ↗
- Nationaal Archief. « Soevereiniteitsoverdracht Indonesië 1949 ». Dossier pédagogique et documents d’archives sur le transfert de souveraineté. Consulter ↗

