Architecture indonésienne

Architecture mégalithique

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Statue-menhir de Dahana

Statue-menhir de Dahana — photographie du monument ou du site.
Statue-menhir de Dahana — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 87 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

La pierre dressée reçoit un visage et des traits humains. À Nias, les monuments sculptés peuvent rendre visibles le prestige, la mémoire et les relations sociales d’une communauté.

Lieu
Dahana, Nias ; repère insulaire indicatif
Repères chronologiques
Datation propre à ce monument non établie avec certitude
Fonction
Statue-menhir et mémoire sociale
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Le dessin reprend une statue documentée dans le village de Dahana. Il faut distinguer la forme du monument, son âge et les usages dont témoignent les enquêtes : une pierre dressée n’est pas nécessairement préhistorique. À Nias, la réalisation de monuments est notamment liée aux fêtes de mérite et à l’affirmation du rang social.

Crédits des photographies
  • Statue-menhir de Dahana — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 87 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies légendées permettent de les comparer aux lieux réels.

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Pierre de saut de Bawomataluo

Pierre de saut de Bawomataluo — photographie du monument ou du site.
Pierre de saut de Bawomataluo — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 97 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Un empilement de pierres forme l’obstacle du saut traditionnel, le hombo batu. Il prend place dans un village où maisons, places et monuments de pierre composent un ensemble.

Lieu
Bawomataluo, Nias du Sud
Repères chronologiques
Tradition historique du hombo batu ; pas de datation préhistorique attribuée
Fonction
Dispositif du saut traditionnel
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La pierre de saut appartient à une pratique culturelle de Nias, distincte d’une tombe ou d’un menhir funéraire. À Bawomataluo, elle s’insère dans un espace collectif bordé de maisons traditionnelles. Ce rapprochement permet de comprendre le village comme un ensemble organisé. La fiche UNESCO consultée correspond à une candidature sur liste indicative, et non à une inscription au patrimoine mondial.

Crédits des photographies
  • Pierre de saut de Bawomataluo — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 97 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Osa-osa — siège de pierre

Osa-osa — siège de pierre — photographie du monument ou du site.
Osa-osa — siège de pierre — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 92 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Un siège sculpté prend l’apparence d’une créature. Les osa-osa montrent que les monuments de Nias ne sont pas seulement des pierres dressées : ils peuvent aussi servir d’assise cérémonielle.

Lieu
Lahusa Sibolwo, secteur de Gomo, Nias ; repère régional
Repères chronologiques
Datation propre à ce monument non établie avec certitude
Fonction
Siège cérémoniel sculpté
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Les formes animales, les têtes et les ornements donnent au siège une forte présence. Les osa-osa s’inscrivent dans les cérémonies et les hiérarchies de Nias ; leurs variantes dépendent des lieux et des commanditaires. Le dessin est une interprétation d’un type de monument. La photographie légendée permet d’observer un exemplaire documenté à Lahusa Sibolwo, sans attribuer le même âge à tous les sièges.

Crédits des photographies
  • Osa-osa — siège de pierre — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 92 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Sièges de pierre d’Ambarita

Sièges de pierre d’Ambarita — photographie du monument ou du site.
Sièges de pierre d’Ambarita — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 83 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Des sièges et une table organisent un espace de réunion. À Ambarita, les pierres dessinent une architecture collective à ciel ouvert, au sein d’un village batak.

Lieu
Ambarita, île de Samosir, lac Toba
Repères chronologiques
Tradition batak historique ; âge variable des éléments conservés
Fonction
Espace de réunion et d’autorité
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Le cercle de pierre est associé à l’autorité du chef et aux délibérations de la communauté. L’attention porte ici sur l’agencement : les sièges orientent les positions et les échanges entre les participants. Les récits proposés aux visiteurs doivent être distingués des observations matérielles et des sources historiques. L’ensemble appartient à des traditions batak documentées à l’époque historique.

Crédits des photographies
  • Sièges de pierre d’Ambarita — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 83 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Sarcophages de Tomok

Sarcophages de Tomok — photographie du monument ou du site.
Sarcophages de Tomok — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 84 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Le contenant funéraire devient une œuvre sculptée. À Tomok, les sarcophages relient la mémoire des défunts à des figures protectrices et à l’identité des familles.

Lieu
Tomok, île de Samosir, lac Toba
Repères chronologiques
Monuments d’époques diverses ; tradition funéraire historique
Fonction
Sarcophages et mémoire des ancêtres
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Les cuves et leurs couvercles présentent des formes et des décors variés. Ils témoignent de pratiques funéraires batak où les ancêtres occupent une place importante. Il faut distinguer les exemplaires anciens des réalisations plus récentes, parfois en ciment peint. La photographie présente les objets documentés à Tomok ; le dessin en propose une lecture simplifiée et ne constitue pas un relevé archéologique.

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Crédits des photographies
  • Sarcophages de Tomok — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 84 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Sarcophages de Tomok — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 84 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Tombes rupestres toraja — liang pa’

Tombes rupestres toraja — liang pa’ — photographie du monument ou du site.
Tombes rupestres toraja — liang pa’ — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 71 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

La paroi rocheuse devient une architecture funéraire. Des chambres sont creusées dans la pierre pour recevoir les défunts et maintenir leur présence dans le paysage des vivants.

Lieu
Pays toraja, Sulawesi du Sud ; repère du secteur de Lemo
Repères chronologiques
Tradition funéraire historique, poursuivie et transformée
Fonction
Chambres funéraires taillées dans la roche
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Les tombes creusées dans les falaises ou les grands blocs accompagnent d’autres formes funéraires du pays toraja. Elles ne sont pas des dolmens : leur inclusion permet de comparer différentes façons de travailler la pierre pour les morts. Le groupe photographique de l’ouvrage concerne Lemo, Tampang Allo et Batutumonga. Le dessin représente un type de tombe rupestre, sans restituer exactement un site unique.

Crédits des photographies
  • Tombes rupestres toraja — liang pa’ — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 71 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Menhirs de Kalimbuang Bori

Menhirs de Kalimbuang Bori — photographie du monument ou du site.
Menhirs de Kalimbuang Bori — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 75 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Des pierres dressées de tailles différentes occupent un terrain cérémoniel. Chaque monument prend sens par les fêtes, les familles et la mémoire des personnes auxquelles il est associé.

Lieu
Bori Parinding, Toraja du Nord
Repères chronologiques
Tradition historique ; érections successives de monuments
Fonction
Terrain cérémoniel et monuments de mérite
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À Bori Parinding, le terrain cérémoniel, ou rante, réunit des menhirs appelés simbuang et des sépultures. La description déposée auprès de l’UNESCO relie les pierres aux fêtes de mérite et aux personnes de haut rang. L’ensemble montre un mégalithisme ancré dans des pratiques sociales historiques. Le nombre de pierres ne suffit donc pas à déterminer une date de fondation unique.

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Crédits des photographies
  • Menhirs de Kalimbuang Bori — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 75 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Menhirs de Kalimbuang Bori — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 76 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Autels de pierre de Bena

Autels de pierre de Bena — photographie du monument ou du site.
Autels de pierre de Bena — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 64 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Pierres dressées et tables occupent la place du village. À Bena, elles prennent sens avec les maisons et les constructions symboliques liées aux ancêtres.

Lieu
Bena, pays ngada, près de Bajawa, Flores
Repères chronologiques
Traditions ngada historiques et vivantes
Fonction
Autels et espace cérémoniel
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Le centre du village ngada associe plusieurs types d’aménagements, dont les autels et les représentations de maisons. Il faut les regarder ensemble pour comprendre l’organisation collective de l’espace. Les pierres ne constituent pas les ruines isolées d’une civilisation disparue : elles appartiennent à un paysage habité, entretenu et transformé. Les usages et les désignations peuvent varier d’un groupe familial à l’autre.

Crédits des photographies
  • Autels de pierre de Bena — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 64 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Autels de l’ancien village de Wogo

Autels de l’ancien village de Wogo — photographie du monument ou du site.
Autels de l’ancien village de Wogo — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 68 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Des tables de pierre et des blocs dressés marquent l’emplacement de l’ancien village. Ils conservent la mémoire d’un espace collectif, même après le déplacement de l’habitat.

Lieu
Wogo ancien, pays ngada, région de Bajawa, Flores
Repères chronologiques
Ancien emplacement d’un village ngada ; histoire distincte du village actuel
Fonction
Autels, pierres dressées et mémoire du village
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Le cas de Wogo aide à distinguer l’âge d’un monument de l’histoire des maisons qui l’entourent. Un village peut être déplacé tandis que ses lieux de mémoire restent fréquentés. L’ouvrage de référence documente les pierres dressées et les tables de l’ancien Wogo. La comparaison avec Bena montre plusieurs états d’un patrimoine : intégré à un village habité ou conservé sur un ancien emplacement.

Crédits des photographies
  • Autels de l’ancien village de Wogo — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 68 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Dolmens de Tarong

Dolmens de Tarong — photographie du monument ou du site.
Dolmens de Tarong — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 52 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

De grandes dalles couvrent des chambres funéraires, parfois superposées. À Tarong, les tombes prennent place au cœur du village et restent liées à la vie des familles.

Lieu
Tarong (orthographe de l’ouvrage), Sumba occidental ; repère régional du secteur de Waikabubak
Repères chronologiques
Tradition funéraire historique ; monuments d’âges variés
Fonction
Tombes-dolmens
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Les dolmens de Sumba sont des tombes dont la construction demande des matériaux, de la main-d’œuvre et des ressources. À Tarong, les monuments regroupés à plusieurs niveaux rendent cette architecture particulièrement visible. Les motifs et les figures participent à la mémoire des ancêtres. Leur forme rappelle des monuments très anciens d’autres régions du monde, mais cette ressemblance ne permet pas de leur attribuer automatiquement la même époque.

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  • Dolmens de Tarong — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 52 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Dolmens de Tarong — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 52 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Tombes de Ratengaro

Tombes de Ratengaro — photographie du monument ou du site.
Tombes de Ratengaro — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 47 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Les grands blocs funéraires marquent durablement le paysage du village. À Ratengaro, les tombes relient les générations et peuvent subsister sur un ancien emplacement de l’habitat.

Lieu
Ratengaro/Ratenggaro, Kodi Bangedo, Sumba du Sud-Ouest
Repères chronologiques
Tradition funéraire historique et constructions récentes documentées
Fonction
Tombes et lieux de mémoire
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L’ouvrage documente notamment des dolmens de l’ancien Ratengaro et des étapes de construction de monuments. Transporter une dalle et mettre en place un couvercle sont des opérations collectives qui demandent une organisation importante. Le patrimoine ne se limite donc pas aux pierres terminées : il comprend les gestes, les liens sociaux et les cérémonies qui accompagnent leur édification.

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  • Tombes de Ratengaro — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 47 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Tombes de Ratengaro — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 61 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Dolmen et stèle de Pasunga

Dolmen et stèle de Pasunga — photographie du monument ou du site.
Dolmen et stèle de Pasunga — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 53 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Une grande stèle sculptée se dresse devant le monument funéraire. À Pasunga, l’association des figures et des dalles rend visible la mémoire des personnes et leur statut.

Lieu
Kampung Pasunga, Anakalang, Sumba central
Repères chronologiques
1926 pour le monument sculpté décrit dans l’ouvrage de référence
Fonction
Monument funéraire avec stèle
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Le monument décrit par Tara Steimer-Herbet est daté de 1926 : il ne s’agit donc pas d’un vestige préhistorique. Cette date illustre la durée des traditions mégalithiques à Sumba. L’architecture funéraire s’inscrit dans la place du village et les relations entre les familles. La construction d’un monument important engage à la fois la commémoration, les ressources du groupe et sa position sociale.

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  • Dolmen et stèle de Pasunga — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 53 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Dolmen et stèle de Pasunga — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 54 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Monolithe de Tadulako

Monolithe de Tadulako — photographie du monument ou du site.
Monolithe de Tadulako — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 43 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Un visage et quelques traits du corps donnent une présence humaine au bloc dressé. Tadulako appartient aux ensembles de statues et de monuments de la région de Lore.

Lieu
Vallée de Behoa/Besoa, Sulawesi central
Repères chronologiques
Datation propre à ce monument non établie avec certitude
Fonction
Statue monumentale
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La sculpture simplifie le corps et concentre l’attention sur le visage et certains détails. Les récits locaux donnent un sens à ces pierres, tandis que l’archéologie étudie leur fabrication, leur contexte et leur chronologie. Les deux démarches doivent être distinguées. Une date obtenue dans un site voisin ne constitue pas, à elle seule, la date de sculpture de ce monolithe.

Crédits des photographies
  • Monolithe de Tadulako — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 43 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Kalamba de Pokekea

Kalamba de Pokekea — photographie du monument ou du site.
Kalamba de Pokekea — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 38 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Une grande cuve est taillée dans la pierre et associée à un couvercle. Les kalamba constituent une forme funéraire caractéristique des vallées de Lore.

Lieu
Pokekea, vallée de Behoa/Besoa, Sulawesi central
Repères chronologiques
Ensemble de tradition mégalithique ; chronologies établies par les contextes fouillés
Fonction
Cuves funéraires de pierre et couvercles
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Les recherches archéologiques ont mis en évidence des usages funéraires, notamment des dépôts collectifs et secondaires de restes humains. Cuves, couvercles et décors permettent de comparer les monuments sans supposer qu’ils ont tous été réalisés simultanément. À Pokekea, certains couvercles portent des figures sculptées. L’âge d’un dépôt ou d’un niveau fouillé doit être distingué de celui du bloc lui-même.

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  • Kalamba de Pokekea — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 38 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Kalamba de Pokekea — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 39 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Monolithe Palindo

Monolithe Palindo — photographie du monument ou du site.
Monolithe Palindo — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 34 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Le grand bloc incliné porte un visage et un corps stylisé. Palindo est l’un des monuments les plus reconnaissables de la vallée de Bada.

Lieu
Près de Sepe, vallée de Bada, Sulawesi central
Repères chronologiques
Datation propre à ce monument non établie avec certitude
Fonction
Statue monumentale
Voir plus

Le contour du visage, les yeux et le nez sont fortement marqués, tandis que d’autres parties du corps restent discrètes. Des traditions orales expliquent la présence et l’inclinaison du monument. Elles constituent un patrimoine à étudier, sans être confondues avec une datation archéologique. La taille du bloc et le travail de sculpture témoignent d’un effort considérable, dont les modalités restent à documenter.

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  • Monolithe Palindo — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 34 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Monolithe Palindo — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 34 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Dolmen de Gunung Megang

Dolmen de Gunung Megang — photographie du monument ou du site.
Dolmen de Gunung Megang — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 26 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Une lourde dalle repose sur plusieurs supports. Ce dolmen fait partie du patrimoine mégalithique de Pasemah, où l’on trouve aussi des statues et des aménagements funéraires.

Lieu
Plateau de Pasemah, région de Pagar Alam, Sumatra du Sud
Repères chronologiques
Datation propre à ce monument non établie avec certitude
Fonction
Dolmen
Voir plus

Observer la dalle, ses appuis et les vides qu’ils délimitent permet de comprendre le principe constructif du dolmen. Le paysage archéologique de Pasemah comprend des formes variées, qui n’ont pas nécessairement la même fonction ni le même âge. La fissure visible ne doit pas être interprétée comme un élément du projet initial. Les comparaisons typologiques doivent être accompagnées de l’étude du contexte.

Crédits des photographies
  • Dolmen de Gunung Megang — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 26 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Statues de Tegurwangi

Statues de Tegurwangi — photographie du monument ou du site.
Statues de Tegurwangi — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 22 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Des corps ramassés, des visages expressifs et des objets sculptés donnent leur force aux statues de Pasemah. Tegurwangi montre une tradition figurative très différente des simples pierres dressées.

Lieu
Tegurwangi, plateau de Pasemah, Sumatra du Sud
Repères chronologiques
Datation propre à ce monument non établie avec certitude
Fonction
Statues de pierre
Voir plus

Les figures de Tegurwangi doivent être observées sous plusieurs angles : la posture et les objets représentés peuvent aider à formuler des hypothèses sur leur signification. Leur identification précise reste discutée. Les statues ne sont pas des portraits dont on connaîtrait toujours le nom ou la date. La comparaison avec les autres sculptures de Pasemah permet de reconnaître des conventions communes sans effacer leurs différences.

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  • Statues de Tegurwangi — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 22 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Statues de Tegurwangi — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 22 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Menhirs sculptés de Balubus

Menhirs sculptés de Balubus — photographie du monument ou du site.
Menhirs sculptés de Balubus — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 32 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Des motifs géométriques parcourent la surface de la pierre dressée. À Balubus, le décor transforme le menhir en un monument dont on peut étudier la forme et les signes.

Lieu
Balubus, région de Payakumbuh, Sumatra occidental ; repère régional
Repères chronologiques
Datation propre à ce monument non établie avec certitude
Fonction
Pierres dressées décorées
Voir plus

La région minangkabau comprend de nombreux ensembles de pierres dressées. Les exemplaires sculptés de Balubus se distinguent par leurs motifs. Observer leur emplacement, leur orientation et leur décor est plus instructif que de les réunir sous une date unique. Les interprétations des signes doivent rester prudentes : une ressemblance avec un motif textile ou un autre objet ne prouve pas, à elle seule, une signification identique.

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Crédits des photographies
  • Menhirs sculptés de Balubus — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 32 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Menhirs sculptés de Balubus — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 32 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Menhir de Tugu Gede

Menhir de Tugu Gede — photographie du monument ou du site.
Menhir de Tugu Gede — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 13 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Une grande pierre dressée domine un ensemble de blocs et d’aménagements. Tugu Gede montre que des monuments anciens peuvent conserver une place dans des pratiques rituelles historiques.

Lieu
Tugu Gede, secteur du mont Halimun, près de Pelabuhan Ratu, Java occidental
Repères chronologiques
Tradition de monuments de pierre ; usages rituels historiques documentés
Fonction
Menhir et lieu rituel
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L’ouvrage de référence décrit le menhir et des offrandes effectuées sur le site. Le patrimoine comprend ainsi un objet matériel, mais aussi les gestes et les significations que lui donnent les habitants. Ces usages ne permettent pas de dater directement la première installation de la pierre. Le secteur du mont Halimun présente d’autres aménagements de pierre, dont des terrasses et des sièges.

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Crédits des photographies
  • Menhir de Tugu Gede — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 13 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Menhir de Tugu Gede — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 13 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies légendées permettent de les comparer aux lieux réels.

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Ensemble mégalithique de Cipari

Ensemble mégalithique de Cipari — photographie du monument ou du site.
Ensemble mégalithique de Cipari — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 19 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Des coffres de dalles, des pierres dressées et des aménagements au sol composent le site de Cipari. Plusieurs formes de construction y permettent d’explorer les usages de la pierre.

Lieu
Cipari, Kuningan, Java occidental
Repères chronologiques
Ensemble archéologique ancien ; site fouillé et aménagé
Fonction
Cistes, menhirs et espace archéologique
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Le coffre, ou ciste, délimite un volume à l’aide de dalles verticales. Il se distingue du menhir, bloc dressé et visible de loin. Les deux dessins sont réunis pour montrer cette diversité à l’intérieur d’un même ensemble. La visite actuelle présente un site fouillé puis aménagé : l’état visible doit donc être distingué de celui qu’ont découvert les archéologues.

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Crédits des photographies
  • Ensemble mégalithique de Cipari — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 19 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Ensemble mégalithique de Cipari — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 20 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Terrasses de Gunung Padang

Terrasses de Gunung Padang — photographie du monument ou du site.
Terrasses de Gunung Padang — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 9 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Des terrasses et des blocs de roche volcanique aménagent le sommet d’une colline. Gunung Padang se découvre comme une organisation d’espaces et de passages, plutôt que comme un bâtiment couvert.

Lieu
Karyamukti, région de Cianjur, Java occidental
Repères chronologiques
Chronologie des aménagements discutée ; ne pas confondre âge des roches et construction
Fonction
Site à terrasses de pierre
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Les blocs dressés, couchés ou alignés dessinent des limites et des structures sur les terrasses. Pour interpréter le site, il faut séparer la formation géologique de la colline et les aménagements réalisés par des humains. Les propositions de chronologie doivent être confrontées aux preuves archéologiques. La fiche ne présente pas comme établie l’hypothèse médiatique d’une pyramide vieille de plusieurs dizaines de milliers d’années.

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Crédits des photographies
  • Terrasses de Gunung Padang — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 9 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Terrasses de Gunung Padang — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 11 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Dolmens et pierres kenong de Grujugan

Dolmens et pierres kenong de Grujugan — photographie du monument ou du site.
Dolmens et pierres kenong de Grujugan — photographie du monument ou du site.
Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 3 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés

Un dolmen monumental et de petites pierres de support racontent deux usages différents du matériau. Le secteur de Grujugan associe architecture funéraire et traces de constructions domestiques.

Lieu
Région de Grujugan, Bondowoso, Java oriental
Repères chronologiques
Ensembles archéologiques ; chronologie variable selon les sites et les objets
Fonction
Dolmens et supports de constructions
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La grande dalle du dolmen couvre un espace funéraire. Les pierres dites kenong, parfois comparées à des éléments d’instruments de musique, ont notamment été étudiées comme supports de maisons. Leur forme seule ne suffit donc pas à déterminer un usage rituel. Les deux dessins réunis dans cette fiche permettent de comparer une tombe et les éléments porteurs d’une architecture dont les parties en bois ont disparu.

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Crédits des photographies
  • Dolmens et pierres kenong de Grujugan — photographie du monument ou du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 3 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗
  • Dolmens et pierres kenong de Grujugan — autre vue ou détail du site. Tara Steimer-Herbet, Indonesian Megaliths (2018), p. 7 · © Archaeopress et Tara Steimer-Herbet, 2018 ; droits réservés. Source ↗

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Architecture indonésienne

Les rumah adat

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Omo sebua de Nias vue de face, avec son haut toit et ses piliers.

Une omo sebua de Nias, avec sa grande toiture et ses supports en bois. Vue représentative de cette tradition.

Nias — les maisons de Bawomataluo

Au sud de Nias, les grandes maisons de chefs reposent sur une charpente impressionnante. Leur décoration et leur organisation évoquent le statut social, la nature et une représentation du monde.

LocalisationBawomataluo, sud de Nias, à l’ouest de Sumatra

Repère temporelMaisons documentées à l’époque moderne ; modèles plus anciens

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Le village de Bawomataluo, dans le sud de Nias, permet d’observer les maisons à l’échelle d’un ensemble habité. Les maisons se font face, autour d’espaces où des monuments de pierre accompagnent les activités cérémonielles. La taille des bâtiments et la disposition de leurs entrées contribuent à exprimer le statut de leurs occupants.

Les grandes maisons des chefs du sud de Nias sont également remarquables par leurs structures en bois et leurs sculptures. À partir d’une autre maison de la région, située à Hilinawalo, Jerome Feldman montre comment ces constructions peuvent évoquer la nature, l’organisation sociale et une représentation du monde. Les bâtiments n’ont cependant pas tous la même histoire ni le même état de conservation. Préserver cet héritage demande des matériaux, un entretien régulier et la transmission des savoir-faire de charpente.

Le point localise le village, pas une maison particulière.
Sources de la fiche
  • Feldman, Jerome. 2011. « The Fertile Land of the Ancestors in the Architecture of South Nias, Indonesia ». Pacific Arts, nouvelle série, 11 (2), p. 36–45. Consulter la source
  • Ministry of Culture and Tourism of the Republic of Indonesia. 2009. « Bawomataluo Site ». Dossier de la liste indicative, publié par le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette liste indicative est distincte d’une inscription au patrimoine mondial. Consulter la source

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Sources des images
  • Photo 1. Une omo sebua de Nias. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 2. Intérieur et sculpture à Nias. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 1. Viaro · page 6 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 2. Viaro · page 20 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.

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Rumah gadang Kampai nan Panjang, aux extrémités de toiture relevées.

Rumah gadang Kampai nan Panjang, à Sumatra occidental : un exemple minangkabau distinct du repère de Pariangan.

Minangkabau — les rumah gadang de Pariangan

Les maisons minangkabau sont célèbres pour leurs toits aux pointes relevées. Derrière cette silhouette spectaculaire, le rumah gadang est aussi un lieu de parenté, de cérémonies et de mémoire familiale.

LocalisationPariangan, Tanah Datar, Sumatra occidental

Repère temporelTradition évolutive ; bâtiments d’époques variées

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Dans les hautes terres de Sumatra occidental, le rumah gadang est l’un des symboles les plus visibles de la culture minangkabau. Sa toiture se relève en plusieurs pointes, créant une silhouette que l’on repère de loin. Mais l’édifice ne se résume pas à son apparence. Il peut accueillir des activités domestiques et cérémonielles liées aux relations de parenté, dans une société où la filiation matrilinéaire joue un rôle important.

Les formes ne sont cependant pas identiques partout. L’étude de Selma Nakamura sur les villages de Pariangan et de Baruah Bukik montre que les styles et les orientations varient, parfois à l’intérieur d’un même village. Il faut donc éviter de dire qu’un rumah gadang possède toujours une orientation obligatoire ou un seul plan « traditionnel ». Pour l’élève, la comparaison de plusieurs photographies est plus instructive qu’une image présentée comme modèle universel.

Le point localise le village de Pariangan ; les maisons varient à l’intérieur de la région.
Sources de la fiche
  • Nakamura, Selma. 2000. « Study on Orientation of Rumah Gadang in the Core of the Minangkabau Area: Village Composition Based on Housing Lay-out Analysis of Pariangan and Baruah Bukik ». Journal of Architecture, Planning and Environmental Engineering, 531, p. 149–156.
  • Waterson, Roxana. 1990. The Living House: An Anthropology of Architecture in South-East Asia.

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Sources des images
  • Photo 1. Rumah gadang Kampai nan Panjang. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 2. Intérieur d’une rumah gadang. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 3. Maisons minangkabau. irsam — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 4. Rumah gadang au PDIKM. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 5. Ensemble de Balimbiang. DeniDahniel — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 6. Façade de rumah gadang. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.

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Façade de la maison Joglo Puri Wedari et son toit à partie centrale surélevée.

La maison Joglo Puri Wedari, un exemple de la tradition javanaise.

Java — les maisons joglo et limasan

À Java, la silhouette du toit permet souvent de reconnaître la maison. Le joglo possède une toiture centrale élevée, tandis que le limasan se distingue par ses pans inclinés. Leur architecture varie selon le milieu social et la région.

LocalisationJava central et Yogyakarta ; repère dans les environs de Yogyakarta

Repère temporelTraditions antérieures aux bâtiments étudiés ; usages actuels

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Dans l’architecture vernaculaire javanaise, les formes de toiture sont un moyen essentiel de distinguer les types de maisons. Le joglo se reconnaît à son volume central surélevé et à sa charpente organisée autour de piliers importants ; il a été associé, selon les contextes, au prestige et aux grandes réceptions. Le limasan possède un toit à plusieurs pans et se prête à des organisations de l’espace différentes.

Ces noms ne suffisent pourtant pas à décrire l’intérieur d’une maison. La disposition des ouvertures, les dimensions, l’orientation et les matériaux changent d’un village à l’autre. Une étude de dix régions rurales de Java central montre précisément que les habitants adaptent ces formes à leur environnement et à leurs pratiques sociales. Comparer les deux silhouettes permet aussi de regarder sous le toit : espaces publics et privés, charpente, ventilation et fonctions des différentes pièces.

Repère régional approximatif : il indique une aire de tradition, sans désigner un bâtiment.
Sources de la fiche
  • Idham, Noor Cholis. 2018. « Javanese vernacular architecture and environmental synchronization based on the regional diversity of Joglo and Limasan ». Frontiers of Architectural Research, 7, p. 317–333. Consulter la source
Comparer avec le limasan

Illustration d’une maison limasan

Deux silhouettes de toiture à comparer : le joglo et le limasan.

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Sources des images
  • Photo 1. Joglo Puri Wedari. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 2. Limasan Sri Widodo. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 3. Limasan Mijosastran. Nerissa Lyra — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 4. Intérieur du Joglo Muhadi. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 5. Entrée d’un joglo. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 6. Pendopo du musée Karmawibhangga. Gunawan Kartapranata — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 1. Idham · page 8 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 2. Idham · page 12 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.

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Longue galerie intérieure en bois de la maison collective d’Ensaid Panjang.

Galerie intérieure de la maison longue d’Ensaid Panjang, près de Sintang. Cet autre exemple dayak se trouve dans un village différent de Saham.

Kalimantan — la maison longue de Saham

Certaines communautés dayak construisent de longues maisons accueillant plusieurs familles. Le rumah panjang combine espaces partagés et espaces privés : toute une manière de vivre ensemble se lit dans son plan.

LocalisationSaham, Sengah Temila, Landak, Kalimantan occidental

Repère temporelTraditions de longue durée ; formes variables

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À Kalimantan, plusieurs communautés dayak ont développé des maisons collectives appelées rumah panjang ou, selon les groupes, radakng et par d’autres noms locaux. Un même bâtiment peut comprendre des pièces familiales et de vastes espaces communs. Il faut toutefois éviter de parler d’une « maison dayak » unique : les groupes Iban, Kayan, Kanayatn et d’autres possèdent des traditions distinctes.

Une étude de la maison des Kanayatn de Kalimantan occidental distingue notamment la terrasse extérieure, le porche, les espaces d’habitation, la cuisine et le grenier. Ces parties remplissent à la fois des fonctions pratiques et sociales. La maison longue peut aussi accueillir des cérémonies, des activités artistiques et l’entraide entre voisins. De telles architectures ont reculé dans certaines régions sous l’effet de nouvelles conditions économiques et résidentielles, mais elles demeurent essentielles pour comprendre les rapports entre les individus et la communauté.

Le point localise le village de Saham ; la notice présente la tradition des maisons longues.
Sources de la fiche
  • Mario et Widagdo. 2020. « Space Structure of Rumah Panjang (Radakng) of Dayak Kanayatn People in West Kalimantan ».

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Sources des images
  • Photo 1. La terrasse de Saham. Poltak Johansen, 2012 ; reproduit dans Johansen, 2014, p. 468, fig. 2. Source : dossier documentaire du projet. Johansen, 2014, p. 468, fig. 2 (extrait du document du dossier).
  • Photo 2. Intérieur à Ensaid Panjang. ZhilalDarma — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 3. Maison longue de Tumbang Gagu. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 4. Façade à Ensaid Panjang. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 1. Johansen · page 8 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 2. Johansen · page 11 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.

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Portail en pierre sculptée ouvrant sur la cour d’un ensemble domestique balinais.

Entrée et cour d’un ensemble domestique balinais. Vue représentative ; le lieu précis n’est pas renseigné dans le dossier.

Bali — la maison comme ensemble de pavillons

À Bali, la maison traditionnelle est souvent composée de plusieurs pavillons autour d’espaces ouverts. L’organisation de la cour, des lieux de vie et des espaces de culte rend visible la place de la famille et des pratiques religieuses.

LocalisationBali du Sud ; repère dans les environs de Denpasar

Repère temporelTraditions étudiées aux XXe–XXIe siècles

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À Bali, la maison ne prend pas toujours la forme d’un seul bâtiment fermé. Dans de nombreuses traditions du sud de l’île, un enclos peut réunir plusieurs pavillons, des espaces de circulation et des lieux destinés aux rituels familiaux. Cette organisation explique pourquoi une simple photo de façade ne suffit pas à comprendre l’architecture : il faut voir le plan du terrain. Les fonctions des pavillons et la hiérarchie des espaces s’inscrivent dans des représentations religieuses et sociales, mais les dispositions dépendent aussi de la région et des ressources de la famille.

Les maisons réelles ont beaucoup changé, notamment avec la densification de l’habitat et les matériaux de construction modernes. Le travail classique de R. Tan décrit la diversité de l’architecture domestique du sud de Bali et rappelle qu’elle a longtemps été moins étudiée que les temples. Une « maison » peut donc être un petit ensemble architectural organisé, composé de plusieurs bâtiments aux usages différents.

Repère régional approximatif : il indique une aire de tradition, sans désigner un bâtiment.
Sources de la fiche
  • Tan, R. 1967. « The Domestic Architecture of South Bali ». Bijdragen tot de Taal-, Land- en Volkenkunde, 123 (4), p. 442–475.

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10 photos

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Plans et documents 1
Sources des images
  • Photo 1. Entrée et cour balinaises. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 2. Intérieur bali aga à Sidetapa. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 3. Le village de Penglipuran. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 4. Penglipuran : portes et rue. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 5. Une procession mapeed. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 6. Cuisine de Penglipuran. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 7. Penglipuran : cour et toitures. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 8. Maisons et rizières à Ubud. Jakub Halun — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 9. Petite construction sous chaume. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 10. Sanctuaires de la cour domestique. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 1. South Bali · page 9 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.

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Rangée de maisons tongkonan aux toits recourbés, dans un paysage de collines.

Ensemble de tongkonan en pays toraja. Vue représentative de la tradition ; localisation précise non renseignée.

Toraja — les tongkonan de Ke’te Kesu’

Reconnaissable à son toit recourbé, le tongkonan est bien plus qu’une habitation. Chez les Toraja, il représente la famille, les ancêtres et l’appartenance à un lieu. Plusieurs maisons structurent ensemble le paysage des villages.

LocalisationKe’te Kesu’, Toraja Utara, Sulawesi du Sud

Repère temporelTradition longue ; exemples actuels

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Dans les hautes terres de Sulawesi du Sud, les tongkonan se reconnaissent à leur toiture fortement relevée. Leur importance tient aussi à leur rôle social : ces maisons ancestrales représentent les liens d’une famille avec ses ancêtres et avec un lieu. Elles prennent place dans les cérémonies et les relations entre familles.

À Ke’te Kesu’, l’ensemble associe maisons, greniers et autres éléments du paysage culturel. Observer la disposition des bâtiments permet de comprendre le village au-delà de la silhouette d’un toit. Les tongkonan appartiennent à des traditions vivantes : leur entretien et leurs usages évoluent avec les activités des habitants. Le lieu représenté sur la carte constitue donc un exemple précis d’architecture toraja ; il ne résume pas à lui seul la diversité des maisons et des villages de la région.

Le point localise l’ensemble de Ke’te Kesu’, avec ses maisons et ses greniers.
Sources de la fiche
  • Waterson, Roxana. 1990. The Living House: An Anthropology of Architecture in South-East Asia.
  • Ministry of Culture and Tourism of the Republic of Indonesia. 2009. « Tana Toraja Traditional Settlement ». Dossier de la liste indicative, publié par le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette liste indicative est distincte d’une inscription au patrimoine mondial. Consulter la source

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Plans et documents 2
Sources des images
  • Photo 1. Ensemble de tongkonan. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 2. Façade d’un tongkonan. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 3. Décor toraja au Taman Mini. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 4. Sous la maison au Taman Mini. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 5. Façade peinte à Palawa. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 6. Tongkonan et pierres dressées. OLiivee_Tonapa — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 7. Alignement de toitures toraja. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 1. ROMBE · page 19 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 2. ROMBE · page 20 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.

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Maison mbaru niang du village de Wae Rebo, à Flores, photographiée en 2025.

Maison mbaru niang du village de Wae Rebo, à Flores, photographiée en 2025.

Flores — les maisons coniques de Wae Rebo

À Wae Rebo, sur l’île de Flores, de hautes maisons coniques couvertes de fibres végétales forment un village remarquable. Leur silhouette spectaculaire correspond à des savoir-faire et à une mémoire transmis par la communauté.

LocalisationWae Rebo, Manggarai, Flores

Repère temporelVillage vivant ; bâtiments entretenus et reconstruits

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Le village de Wae Rebo, dans la région de Manggarai, est connu pour ses maisons coniques à très hauts toits végétaux. L’ensemble forme un paysage architectural immédiatement reconnaissable, mais ces bâtiments ne sont pas des décors isolés : ils appartiennent à une communauté et à des pratiques sociales vivantes. Leur entretien, leur transmission et les transformations de la vie locale sont des enjeux aussi importants que leur silhouette. Les chercheurs utilisent aujourd’hui la photogrammétrie et le scanner laser pour conserver une documentation précise des maisons.

L’étude de Yulia Nurliani H. Lukito montre que ces outils enregistrent non seulement les dimensions extérieures, mais aussi les volumes intérieurs et les détails constructifs. Ces relevés permettent d’explorer l’architecture et d’en garder une documentation précise. Les connaissances détenues et transmises par les habitants restent essentielles pour comprendre les maisons.

Le point localise le village et son ensemble de maisons.
Sources de la fiche
  • Lukito, Yulia Nurliani H. 2025. « Documenting vernacular heritage with 3D scanning technology: The case of Wae Rebo village, Manggarai, Indonesia ». Digital Applications in Archaeology and Cultural Heritage, 37, e00416. Consulter la source

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Plans et documents 2
Sources des images
  • Photo 1. Les maisons de Wae Rebo. Jakub Halun — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 2. Intérieur d’une mbaru niang. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 3. Mbaru niang à Wae Rebo. Jakub Halun — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 1. Lukito · page 7 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Document 2. Lukito · page 8 du PDF. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.

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Maisons à hautes toitures de chaume dans le village de Ratenggaro.

Maisons du village de Ratenggaro, dans le sud-ouest de Sumba, et leurs hautes toitures de chaume.

Sumba — les grandes toitures de Ratenggaro

À Sumba, les toits élevés dominent de nombreux villages traditionnels. L’intérieur des maisons s’organise autour de pratiques sociales et du foyer ; l’architecture traduit une façon de vivre ensemble.

LocalisationRatenggaro, Sumba Barat Daya, île de Sumba

Repère temporelTraditions vivantes, exemplaires d’époques différentes

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Dans l’ouest de Sumba, plusieurs villages conservent des maisons traditionnelles à toitures très marquées. L’espace intérieur ne se comprend pas uniquement en regardant sa façade : les zones de circulation, les entrées et le foyer sont essentiels. Une étude portant sur Tarung et Ratenggaro observe des espaces associés aux rôles masculins et féminins, parfois dotés d’entrées distinctes.

Les auteurs insistent cependant sur un point important : cette organisation ne signifie pas automatiquement qu’un sexe serait plus « important » que l’autre. Elle révèle plutôt un système de complémentarités et de pratiques rituelles. Les maisons sont construites, entretenues et parfois reconstruites dans un contexte où les traditions évoluent. L’observation du plan permet ainsi de relier l’aspect spectaculaire des toitures aux usages quotidiens de la maison.

Le point localise le village traditionnel, distinct de la plage voisine.
Sources de la fiche
  • Nurdiah, Esti Asih, Altrerosje Asri et Agus Dwi Hariyanto. 2015. « Gendered Space in West Sumba Traditional Houses ». DIMENSI – Journal of Architecture and Built Environment, 42 (2), p. 69–76. Consulter la source

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Sources des images
  • Photo 1. Le village de Ratenggaro. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 2. Musique dans une maison en bambou. Spencer Weart — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 3. Une toiture de Sumba en construction. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 4. Maisons de Tarung et Waitabar. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 5. Poteaux et charpente de Sumba. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 6. Les hautes toitures de Ratenggaro. UBAS — auteur indiqué dans les métadonnées du fichier du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 7. Ratenggaro et le littoral. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.

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Foyer et objets domestiques à l’intérieur d’une maison ume kbubu atoni.

Intérieur et foyer d’une ume kbubu atoni, à Timor. La photographie montre l’espace domestique sous la toiture.

Timor occidental — la maison atoni

Chez les Atoni de Timor, l’organisation intérieure de la maison obéit à des règles précises. Les lieux, les objets et les usages transmettent des distinctions importantes pour la communauté.

LocalisationTimor occidental ; repère dans les environs de Soe

Repère temporelModèles étudiés au XXe siècle

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À Timor occidental, l’architecture des Atoni a été étudiée comme une façon de transmettre des connaissances et des règles sociales. Clark Cunningham a montré que l’agencement de la maison, les gestes de construction et la place des objets ne relèvent pas d’un simple choix individuel. Ils suivent un ordre appris et transmis par les anciens.

Ce système concerne aussi bien les activités quotidiennes que les représentations sociales et symboliques. Il faut pourtant résister à une lecture exclusivement mystique : ces maisons ont d’abord été construites pour être habitées, protéger les personnes et organiser la vie familiale. Elles combinent donc des solutions matérielles et des significations culturelles. Comparer un plan et un récit ethnographique montre comment l’organisation de la maison transmet des connaissances que sa seule apparence extérieure ne suffit pas à expliquer.

Repère régional approximatif : il situe une aire atoni, sans localiser une maison étudiée par Cunningham.
Sources de la fiche
  • Cunningham, Clark E. 1964. « Order in the Atoni House ». Bijdragen tot de Taal-, Land- en Volkenkunde, 120 (1), p. 34–68.

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Sources des images
  • Photo 1. Le foyer d’une ume kbubu. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 2. Charpente d’une ume kbubu. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.

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Ensemble de maisons dani aux toits de chaume près de Wamena.

Maisons traditionnelles dani près de Wamena, dans les hautes terres de Papouasie.

Papouasie — les honai des hautes terres

Dans les hautes terres papoues, les honai des Dani se reconnaissent à leur volume compact et à leur toiture arrondie. Leur forme répond notamment à des conditions de fraîcheur, tout en s’inscrivant dans la vie des communautés.

LocalisationHautes terres papoues ; repère dans les environs de Wamena

Repère temporelTraditions de diverses communautés

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Les honai des hautes terres illustrent une manière particulière d’habiter en Papouasie. Leur volume compact et leur toiture arrondie contribuent à leur adaptation aux conditions locales. Une étude comparative de Soedhijanto et de ses collègues confronte les maisons des Dani, des Asmat et des Mee.

Elle montre que les formes, les matériaux et les techniques de construction varient selon les environnements. Le climat apporte donc une partie de l’explication, mais il ne suffit pas à rendre compte des pratiques sociales et des traditions des habitants. Les honai ne doivent pas être présentés comme la maison de toute la Papouasie : les littoraux et les autres hautes terres possèdent leurs propres architectures. Le point près de Wamena sert à situer cette aire de tradition, sans identifier une maison précise.

Repère régional approximatif : il situe les hautes terres, sans désigner un honai particulier.
Sources de la fiche
  • Soedhijanto, Pricillia, Georgeanne Elaine, Angelique Hillary, Leonard Amadeo et Agus Dwi Hariyanto. 2023. « The Climate Impact Towards Form, Materials, and Construction of Papua Vernacular Houses ». Lakar: Jurnal Arsitektur, 6 (2), p. 175–188.

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Sources des images
  • Photo 1. Maisons dani près de Wamena. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 2. Honai et paysage des hautes terres. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 3. Honai : murs et toiture. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.
  • Photo 4. Maison dani près de Wamena. Auteur non renseigné dans les éléments consultés du dossier. Source : dossier documentaire du projet.

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Petite photographie documentaire d’une maison jew asmat en bois, sous les palmiers.

Maison jew/jeu asmat : photographie documentaire reproduite dans Soedhijanto et al. (2023), fig. 1b.

Papouasie — les maisons collectives asmat

Chez les Asmat, certaines maisons collectives accueillent des activités communautaires. Elles montrent que les architectures des littoraux papous diffèrent des honai des hautes terres, par leurs usages, leurs formes et leurs matériaux.

LocalisationRégion asmat ; repère dans les environs d’Agats

Repère temporelTraditions de diverses communautés

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Les architectures asmat appartiennent aux paysages de la Papouasie méridionale. Les bâtiments collectifs, nommés notamment jeu ou jew, remplissent des fonctions communautaires qui demandent d’observer leur organisation et leurs usages. L’étude comparative de Soedhijanto et de ses collègues met en relation les maisons jew des Asmat, les honai des Dani et les maisons yame owaa des Mee.

Les différences de climat participent aux variations de forme, de matériaux et de construction. Chaque cas doit cependant être replacé dans les pratiques de la communauté concernée. Comparer ces bâtiments évite de réduire toutes les architectures papoues à une seule silhouette. Le point placé dans les environs d’Agats sert de repère régional : il ne correspond pas à un bâtiment collectif identifié.

Repère régional approximatif : il situe la région asmat, sans désigner une maison collective particulière.
Sources de la fiche
  • Soedhijanto, Pricillia, Georgeanne Elaine, Angelique Hillary, Leonard Amadeo et Agus Dwi Hariyanto. 2023. « The Climate Impact Towards Form, Materials, and Construction of Papua Vernacular Houses ». Lakar: Jurnal Arsitektur, 6 (2), p. 175–188.

La photo du dossier

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Sources des images
  • Photo 1. Maison jew/jeu asmat. Martin, 2019, selon le crédit de la figure 1b de Soedhijanto et al., 2023, p. 177. Source : dossier documentaire du projet. Soedhijanto et al., 2023, The Climate Impact Towards Form, Materials, and Construction of Papua Vernacular Houses, Lakar 6(2), p. 175–188 ; fig. 1b, p. 177.

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Architecture indonésienne

Architecture hindou-bouddhiste

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Candi Jiwa

Candi Jiwa — vue du site.
Candi Jiwa — vue du site.
Photothèque du projet.

Au milieu des rizières de Batujaya, une plateforme de briques révèle un ancien paysage bouddhique de Java occidental.

Lieu
Java occidental
Repères chronologiques
Premier millénaire de notre ère
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Candi Jiwa appartient au complexe archéologique de Batujaya, près de Karawang. Sa maçonnerie de briques et sa plateforme conservée donnent une apparence très différente des hautes tours de Prambanan. Le sommet ancien a disparu : les vestiges visibles ne permettent pas de restituer chaque détail avec certitude. L’ensemble rappelle que les constructions bouddhiques de Java ne se limitent pas aux grands monuments du centre de l’île. On y observe surtout la forme du soubassement et le travail de la brique.

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Illustration d’interprétation générée par IA ; les photographies montrent les monuments réels.

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Candi Blandongan

Candi Blandongan — vue du site.
Candi Blandongan — vue du site.
Photothèque du projet.

À Batujaya, les ruines de Blandongan montrent les escaliers et les niveaux d’un ancien sanctuaire en briques.

Lieu
Java occidental
Repères chronologiques
Premier millénaire de notre ère
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Blandongan est un autre monument du complexe de Batujaya. Les fouilles et les restaurations ont dégagé une architecture faite de plateformes, d’escaliers et de maçonneries de briques. Sa comparaison avec Candi Jiwa permet d’observer plusieurs solutions bâties dans un même paysage religieux. Les parties aujourd’hui conservées sont des vestiges : elles ne représentent pas la totalité de l’édifice ancien. Les photographies aident à distinguer les niveaux du monument et son implantation dans la plaine.

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Illustration d’interprétation générée par IA ; les photographies montrent les monuments réels.

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Borobudur

Borobudur — vue du site.
Borobudur — vue du site.
Photothèque du projet.

Un monument bouddhique à parcourir : les galeries sculptées conduisent des terrasses carrées jusqu’aux stupas du sommet.

Lieu
Java central
Repères chronologiques
VIIIe–IXe siècles
Tradition / fonction
Bouddhisme
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À Borobudur, l’architecture organise une ascension. Les galeries inférieures sont bordées de reliefs narratifs et de statues du Bouddha ; les terrasses supérieures, circulaires, portent des stupas ajourés autour d’un grand stupa central. L’ensemble associe temple-montagne, parcours rituel et représentation du chemin spirituel. Il ne se réduit donc pas à sa silhouette : les sculptures, les déplacements et le paysage comptent aussi. Le monument actuel porte les traces de recherches et de restaurations, notamment de la grande campagne menée avec l’aide de l’UNESCO au XXe siècle.

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Illustration d’interprétation générée par IA ; les photographies montrent les monuments réels.

Autres vues

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Candi Mendut

Candi Mendut — vue du site.
Candi Mendut — vue du site.
Photothèque du projet.

À proximité de Borobudur, Mendut réunit un sanctuaire de pierre, des reliefs et de grandes statues bouddhiques.

Lieu
Java central
Repères chronologiques
IXe siècle
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Mendut appartient à l’ensemble de Borobudur, avec le petit temple de Pawon. Son volume principal abrite une salle de culte, contrairement aux terrasses ouvertes de Borobudur. Les reliefs extérieurs et les figures de la salle intérieure mettent en relation architecture et sculpture. Comparer ces trois monuments permet de comprendre qu’un même ensemble religieux peut associer des bâtiments très différents. Leur alignement dans le paysage est remarquable, mais le déroulement exact des rites anciens reste discuté.

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Candi Pawon

Candi Pawon — vue du site.
Candi Pawon — vue du site.
Photothèque du projet.

Entre Mendut et Borobudur, ce petit sanctuaire se distingue par ses proportions compactes et ses sculptures de pierre.

Lieu
Java central
Repères chronologiques
VIIIe–IXe siècles
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Pawon se situe entre les deux autres monuments de l’ensemble de Borobudur. Son plan resserré, son escalier et sa toiture à plusieurs niveaux invitent à regarder les détails plutôt que la seule monumentalité. Les panneaux sculptés participent au décor de ses façades. Il est souvent rapproché du parcours reliant Mendut à Borobudur, mais sa fonction ancienne ne doit pas être présentée comme entièrement certaine. La comparaison souligne la diversité des formes de l’architecture bouddhique de Java central.

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Dieng — Candi Arjuna

Dieng — Candi Arjuna — vue du site.
Dieng — Candi Arjuna — vue du site.
Photothèque du projet.

Sur le plateau volcanique de Dieng, de petits temples hindous de pierre composent un paysage sacré d’altitude.

Lieu
Java central
Repères chronologiques
VIIe–Xe siècles selon les édifices
Tradition / fonction
Hindouisme
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Le groupe d’Arjuna fait partie des sanctuaires de Dieng, dans les hautes terres de Java central. On y reconnaît des bâtiments relativement compacts, posés sur un soubassement et couronnés de toitures étagées. Le nom des temples renvoie à des personnages de l’épopée du Mahabharata, mais cette dénomination ne suffit pas à expliquer leur histoire. Leur implantation sur le plateau et les anciens aménagements hydrauliques montrent que le paysage sacré comprend aussi les abords des édifices.

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Gedong Songo

Gedong Songo — vue du site.
Gedong Songo — vue du site.
Photothèque du projet.

Les sanctuaires de Gedong Songo se répartissent sur les pentes du mont Ungaran, entre relief volcanique et architecture de pierre.

Lieu
Java central
Repères chronologiques
VIIIe–IXe siècles, datation discutée
Tradition / fonction
Hindouisme
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Gedong Songo se visite comme un ensemble dispersé dans la montagne. Les édifices conservés présentent des soubassements, des salles de culte et des couronnements étagés. Leur échelle modeste et leur répartition distinguent ce lieu des grands ensembles concentrés dans une vaste enceinte. La montagne fait partie de l’expérience du sanctuaire : les passages entre les groupes permettent de découvrir successivement les bâtiments. Les photographies montrent les monuments dans leur environnement et les effets des restaurations.

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Candi Sukuh

Candi Sukuh — vue du site.
Candi Sukuh — vue du site.
Photothèque du projet.

Sur les pentes du mont Lawu, Sukuh surprend par son sanctuaire en forme de pyramide tronquée et ses sculptures.

Lieu
Java central
Repères chronologiques
XVe siècle
Tradition / fonction
Hindouisme
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Sukuh appartient aux sanctuaires de la fin de la période de Majapahit. Son édifice principal s’élève sur plusieurs niveaux et présente un profil très différent des hautes tours de Prambanan. Les terrasses, les passages et les reliefs forment un ensemble à observer dans son contexte javanais. Plusieurs sculptures sont liées aux récits religieux et aux thèmes de purification. La ressemblance visuelle avec une pyramide d’un autre continent ne démontre pas un contact historique entre leurs bâtisseurs.

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Candi Cetho

Candi Cetho — vue du site.
Candi Cetho — vue du site.
Photothèque du projet.

À flanc de montagne, des terrasses et une porte scindée guident la montée vers les espaces sacrés de Cetho.

Lieu
Java central
Repères chronologiques
XVe siècle ; transformations ultérieures
Tradition / fonction
Hindouisme
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Cetho se trouve sur les pentes occidentales du mont Lawu. Son organisation privilégie une succession de terrasses reliées par des escaliers, plutôt qu’un unique bâtiment monumental. La porte scindée, ou candi bentar, encadre le passage et l’axe du parcours. Le sanctuaire reste un lieu de pratiques hindoues. Son apparence actuelle associe des vestiges anciens et des interventions plus récentes : les photographies servent à observer cet état présent, sans le confondre avec une restitution intégrale du XVe siècle.

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Prambanan

Prambanan — vue du site.
Prambanan — vue du site.
Photothèque du projet.

De hautes tours de pierre, des cours et des reliefs du Ramayana composent l’un des grands ensembles hindous de Java.

Lieu
Prambanan et environs
Repères chronologiques
Principalement IXe siècle
Tradition / fonction
Hindouisme
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Le cœur de Prambanan est organisé autour des sanctuaires de Shiva, de Vishnou et de Brahma. La tour principale et les édifices qui l’entourent donnent une forte verticalité à l’ensemble. Les reliefs narratifs accompagnent la circulation sur les galeries, notamment avec des épisodes du Ramayana. Comparer Prambanan à Borobudur permet de distinguer des programmes religieux et des formes architecturales différents, développés dans une même région. Le paysage actuel comprend aussi des bâtiments restaurés et les vestiges de nombreux sanctuaires secondaires.

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Candi Sewu

Candi Sewu — vue du site.
Candi Sewu — vue du site.
Photothèque du projet.

Tout près de Prambanan, Sewu rassemble un sanctuaire central, de nombreux petits temples et d’imposants gardiens de pierre.

Lieu
Prambanan et environs
Repères chronologiques
VIIIe–IXe siècles
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Sewu est un complexe bouddhique de la plaine de Prambanan. Le bâtiment central et les temples secondaires suivent une composition organisée autour de cours et d’axes. Les grandes statues de gardiens, appelées dwarapala, signalent les accès. Son voisinage avec les sanctuaires hindous de Prambanan montre la présence de traditions religieuses différentes dans un même paysage ancien. Le nom Sewu signifie « mille », mais il ne correspond pas au décompte exact des bâtiments. Les vestiges et les restaurations permettent d’en lire progressivement l’organisation.

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Candi Plaosan

Candi Plaosan — vue du site.
Candi Plaosan — vue du site.
Photothèque du projet.

Les deux sanctuaires principaux de Plaosan Lor donnent à ce complexe bouddhique une silhouette immédiatement reconnaissable.

Lieu
Prambanan et environs
Repères chronologiques
IXe siècle
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Plaosan comprend les ensembles de Plaosan Lor, au nord, et de Plaosan Kidul, au sud. Les deux bâtiments principaux de Plaosan Lor sont accompagnés de sanctuaires secondaires et de nombreux vestiges. Les ouvertures, les reliefs et le rythme des façades donnent une apparence différente des tours de Prambanan. Le dessin représente les deux sanctuaires majeurs, et les photographies montrent leur état réel. Le site rappelle la variété des constructions bouddhiques de la plaine de Prambanan au IXe siècle.

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Candi Kalasan

Candi Kalasan — détail sculpté.
Candi Kalasan — détail sculpté.
Photothèque du projet.

Kalasan est célèbre pour ses façades sculptées et pour son lien avec le culte de la déesse bouddhique Tara.

Lieu
Prambanan et environs
Repères chronologiques
VIIIe siècle ; plusieurs phases
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Le temple de Kalasan se situe à l’ouest de Prambanan. L’inscription de Kalasan, datée de 778, évoque une fondation destinée à Tara et une communauté monastique. Le monument conservé résulte de plusieurs phases de construction et de transformation. Ses niches, ses volumes saillants et ses décors de façade donnent une place importante au travail de la surface. La comparaison avec Candi Sari aide à replacer le sanctuaire dans un environnement religieux comprenant aussi des espaces liés à la vie des moines.

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Candi Sari

Candi Sari — vue du site.
Candi Sari — vue du site.
Photothèque du projet.

Ce bâtiment bouddhique rectangulaire se reconnaît à ses ouvertures, à ses figures sculptées et aux traces d’un étage disparu.

Lieu
Prambanan et environs
Repères chronologiques
VIIIe–IXe siècles
Tradition / fonction
Bouddhisme
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À proximité de Kalasan, Sari présente une organisation différente d’une tour-sanctuaire isolée. Ses façades comportent plusieurs baies et des sculptures de figures bouddhiques. Des éléments de son aménagement suggèrent un bâtiment à plusieurs niveaux, dont les structures en matériaux périssables ne sont plus conservées. Il est généralement interprété en relation avec une communauté monastique. Le monument permet ainsi d’aborder les espaces de vie religieuse autant que les lieux destinés au culte.

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Ratu Boko

Ratu Boko — porte et accès.
Ratu Boko — porte et accès.
Photothèque du projet.

Une porte monumentale ouvre sur des terrasses, des bassins et des vestiges installés sur une hauteur près de Prambanan.

Lieu
Prambanan et environs
Repères chronologiques
VIIIe–IXe siècles ; usages successifs
Tradition / fonction
Site aux usages religieux et résidentiels
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Ratu Boko est un vaste site de hauteur dont les fonctions ont évolué. Les inscriptions et les vestiges témoignent d’usages religieux et résidentiels successifs. La porte conservée n’est donc qu’un élément d’un paysage comprenant des murs, des plateformes, des passages et des bassins. Les bâtiments en bois ont en grande partie disparu. Plutôt que d’imaginer un palais entièrement conservé, on peut suivre les accès et observer comment les espaces étaient séparés et reliés sur la colline.

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Candi Jago

Candi Jago — vue du site.
Candi Jago — vue du site.
Photothèque du projet.

Près de Malang, les terrasses sculptées de Jago conservent des récits et la mémoire du royaume de Singhasari.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
XIIIe–XIVe siècles
Tradition / fonction
Bouddhisme, dans un contexte shiva-bouddhique
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Candi Jago est associé à la commémoration du roi Wisnuwardhana, mort en 1268. Son architecture conservée privilégie les soubassements et les terrasses ; les parties hautes ont largement disparu. Les reliefs racontent plusieurs histoires et donnent une place importante à la narration sculptée. Le monument a connu des transformations à l’époque de Majapahit. Il permet de comparer une architecture partiellement ruinée aux sanctuaires dont les tours ont été restaurées, sans compléter artificiellement les volumes perdus.

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Candi Penataran

Candi Penataran — photographie d’archive.
Candi Penataran — photographie d’archive.
Collection Tropenmuseum ; photographie d’archive.

Près de Blitar, Penataran associe cours, terrasses, sculptures et reliefs dans un grand ensemble religieux de Java oriental.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
XIIe–XVe siècles principalement
Tradition / fonction
Hindouisme
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Penataran s’est développé sur plusieurs siècles, notamment aux époques de Kediri et de Majapahit. Ses différents bâtiments se découvrent dans une succession de cours. Les terrasses et les reliefs, dont des scènes du Ramayana, jouent un rôle essentiel dans le parcours. L’illustration retenue montre les vestiges d’une terrasse conservée, sans inventer le sanctuaire disparu au-dessus. Observer les murs sculptés et les différences de niveau permet de comprendre une architecture faite d’espaces successifs, plutôt que d’un seul édifice.

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Candi Tikus

Candi Tikus — vue du site.
Candi Tikus — vue du site.
Photothèque du projet.

À Trowulan, un bassin de briques entoure de petites tours : l’eau fait ici partie de l’architecture sacrée.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
Époque de Majapahit
Tradition / fonction
Bassin rituel
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Candi Tikus est un petirtaan, c’est-à-dire un aménagement de bains ou de purification. Un bassin en contrebas entoure un soubassement portant des tours miniatures et des dispositifs de circulation de l’eau. Le travail de la brique et la composition des petits édifices créent une véritable architecture hydraulique. Ce monument élargit la découverte de Majapahit : ses bâtisseurs ne construisaient pas seulement des portes et des sanctuaires, mais aussi des espaces où l’eau organisait le rituel.

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Candi Singasari

Candi Singasari — vue du site.
Candi Singasari — vue du site.
Photothèque du projet.

Au nord de Malang, cette tour de pierre est associée au roi Kertanegara et aux traditions religieuses de Singhasari.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
Fin du XIIIe–début du XIVe siècle
Tradition / fonction
Contexte shiva-bouddhique
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Candi Singasari, aussi écrit Singosari, est un sanctuaire commémoratif associé à Kertanegara, mort en 1292. Le bâtiment conservé se distingue par sa haute silhouette, ses niches et l’articulation de plusieurs niveaux. Les sculptures et les vestiges de son environnement doivent être étudiés ensemble pour comprendre le lieu. Son aspect actuel ne représente qu’une partie du complexe ancien. La comparaison avec Jawi et Jago aide à voir les relations entre mémoire royale, sculpture et architecture dans Java oriental.

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Candi Kidal

Candi Kidal — vue du site.
Candi Kidal — vue du site.
Photothèque du projet.

Kidal est une tour de pierre célèbre pour les reliefs de Garuda sculptés sur son soubassement.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
XIIIe siècle
Tradition / fonction
Hindouisme
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Le temple est lié à la commémoration du roi Anusapati de Singhasari. Sa tour s’élève au-dessus d’un soubassement où apparaissent des scènes du récit de Garuda. Ces reliefs ne sont pas de simples ornements : ils relient le bâtiment à un univers de récits religieux et de libération. Le portail, les niches et les différents niveaux permettent de lire le monument du bas vers le haut. Comme d’autres candi de Java oriental, il a fait l’objet de restaurations.

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Candi Jawi

Candi Jawi — vue du site.
Candi Jawi — vue du site.
Photothèque du projet.

La tour élancée de Jawi, près de Pasuruan, témoigne de relations complexes entre traditions hindoues et bouddhiques.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
XIIIe siècle ; transformations ultérieures
Tradition / fonction
Contexte shiva-bouddhique
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Jawi est associé à la mémoire de Kertanegara et à l’histoire religieuse de Singhasari. Son soubassement, son corps de bâtiment et son couronnement donnent une forte impression de verticalité. Le monument est souvent étudié dans le contexte des rapprochements entre cultes shivaïtes et bouddhiques à Java oriental. Les éléments sculptés et les sources anciennes doivent être croisés pour préciser ces interprétations. Les photographies permettent d’examiner l’architecture conservée et l’espace qui l’entoure.

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Candi Brahu

Candi Brahu — vue du site.
Candi Brahu — vue du site.
Photothèque du projet.

À Trowulan, Brahu se distingue par sa haute masse de briques rouges et par les courbes de ses maçonneries.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
Site médiéval ; datation discutée
Tradition / fonction
Probablement bouddhique
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Le temple de Brahu appartient au paysage archéologique de Trowulan. Son attribution bouddhique est généralement proposée à partir de ses formes, mais son histoire et sa chronologie restent discutées. Le monument conservé comporte aussi des parties restaurées. Les briques permettent de composer des profils, des retraits et des courbures différents de ceux des grands temples d’andésite de Java central. Sa comparaison avec les portes voisines souligne la variété des bâtiments présents dans cette région.

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Candi Jabung

Candi Jabung — vue du site.
Candi Jabung — vue du site.
Photothèque du projet.

À Java oriental, Jabung associe la brique rouge à un corps de sanctuaire de forme cylindrique.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
Époque de Majapahit
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Jabung se situe dans la région de Probolinggo. Son corps arrondi, élevé sur une base à plusieurs niveaux, lui donne une silhouette particulière parmi les candi de Java oriental. Le monument montre comment la brique peut produire des volumes complexes et recevoir des décors. Les escaliers et les niveaux du soubassement structurent l’accès. L’observation des photographies permet de distinguer cette forme du profil plus rectiligne des portes de Trowulan ou de la tour de Kidal.

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Porte de Bajang Ratu

Porte de Bajang Ratu — vue du site.
Porte de Bajang Ratu — vue du site.
Photothèque du projet.

Cette porte de briques de Trowulan conserve un passage surmonté d’un haut couronnement sculpté.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
Époque de Majapahit
Tradition / fonction
Porte monumentale
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Bajang Ratu est une porte de type paduraksa : ses deux côtés sont reliés au-dessus du passage par une couverture monumentale. Elle contraste avec la porte scindée de Wringin Lawang, également conservée à Trowulan. Le décor et le jeu des niveaux donnent à l’entrée une forte présence visuelle. Sa fonction précise et les relations entre les vestiges voisins doivent être reconstituées par l’archéologie. L’édifice témoigne de l’importance des seuils et des limites dans l’architecture de Majapahit.

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Porte de Wringin Lawang

Porte de Wringin Lawang — vue du site.
Porte de Wringin Lawang — vue du site.
Photothèque du projet.

Deux hautes masses de briques encadrent un passage à ciel ouvert : c’est la forme de la porte scindée, ou candi bentar.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
Époque de Majapahit
Tradition / fonction
Porte monumentale
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Wringin Lawang appartient au paysage de Trowulan, associé à l’ancienne capitale de Majapahit. Contrairement à Bajang Ratu, cette porte ne relie pas ses deux côtés par un linteau couvert : les volumes semblent séparés en deux moitiés. La brique rouge et les niveaux successifs soulignent cette composition. Des formes comparables de portes scindées restent importantes dans l’architecture balinaise. Cette continuité visuelle doit être étudiée avec l’histoire des lieux et des usages, sans supposer que tous les exemples sont identiques.

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Illustration d’interprétation générée par IA ; les photographies montrent les monuments réels.

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Petirtaan Jolotundo

Petirtaan Jolotundo — vue du site.
Petirtaan Jolotundo — vue du site.
Photothèque du projet.

Sur le mont Penanggungan, Jolotundo organise un lieu de purification autour de bassins, de parois sculptées et de sources.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
Xe siècle ; usages et restaurations ultérieurs
Tradition / fonction
Bassin sacré
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Jolotundo, aussi écrit Jalatunda, est un aménagement sacré lié à l’eau. Son architecture utilise la pente pour associer un mur de fond, des bassins et des dispositifs d’écoulement. L’inscription datée de 977 en fait un repère important de l’histoire de Java oriental. Les interprétations des personnages et des épisodes auxquels le lieu est associé doivent rester prudentes. Le site rappelle surtout que la montagne, les sources et les constructions formaient un même paysage religieux.

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Petirtaan Belahan

Petirtaan Belahan — fontaine et aménagement de l’eau.
Petirtaan Belahan — fontaine et aménagement de l’eau.
Photothèque du projet.

Des figures féminines sculptées alimentent un bassin au pied du mont Penanggungan : à Belahan, sculpture et eau se rejoignent.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
Début de la période médiévale de Java oriental
Tradition / fonction
Bassin sacré
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Belahan est un petirtaan, un lieu de bains et de purification, installé sur les pentes orientales du Penanggungan. Les figures sculptées et les écoulements de l’eau organisent la paroi du bassin. Le site est souvent associé à l’histoire d’Airlangga, mais les interprétations historiques et iconographiques doivent être distinguées de ce que l’on voit directement. Sa comparaison avec Jolotundo montre plusieurs manières d’aménager une source et de donner une forme architecturale à l’eau sacrée.

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Penanggungan — sanctuaires de montagne

Penanggungan — sanctuaires de montagne — vue du site.
Penanggungan — sanctuaires de montagne — vue du site.
Photothèque du projet.

Les pentes du Penanggungan conservent des terrasses sacrées où l’architecture suit le relief de la montagne.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
Principalement fin de Majapahit
Tradition / fonction
Sanctuaires hindous de montagne
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Le Penanggungan et ses sommets secondaires possèdent de nombreux vestiges religieux. Le dessin et la photographie retenus évoquent les sanctuaires en terrasses du secteur du mont Bekel, plutôt qu’un temple isolé entièrement conservé. Les escaliers, les murs de soutènement et les plateformes organisent un parcours ascendant. Ces constructions rappellent l’importance des montagnes dans les paysages sacrés de Java. La pente fait partie de l’architecture : on aménage le relief autant que l’on élève un bâtiment.

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Muaro Jambi — Candi Tinggi

Muaro Jambi — Candi Tinggi — vue du site.
Muaro Jambi — Candi Tinggi — vue du site.
Photothèque du projet.

À Sumatra, les terrasses de briques de Candi Tinggi appartiennent au vaste paysage bouddhique de Muaro Jambi.

Lieu
Sumatra
Repères chronologiques
VIIe–XIVe siècles pour l’ensemble
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Muaro Jambi est un ensemble de sanctuaires, d’espaces monastiques et d’aménagements liés au réseau des cours d’eau. Candi Tinggi en est l’un des monuments les plus visibles. Ses niveaux de briques montrent une autre manière de construire que les temples d’andésite de Java central. L’échelle du site invite à regarder les relations entre monuments, circulation et environnement fluvial. L’ensemble figure sur la liste indicative indonésienne auprès de l’UNESCO ; ce statut ne correspond pas à une inscription sur la Liste du patrimoine mondial.

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Muara Takus

Muara Takus — vue du site.
Muara Takus — vue du site.
Photothèque du projet.

Les monuments de Muara Takus associent plateformes, briques et stupas dans l’intérieur de Sumatra.

Lieu
Sumatra
Repères chronologiques
Premier et début du deuxième millénaire ; datation discutée
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Le site de Muara Takus se trouve dans la province de Riau. Plusieurs constructions, dont Candi Tua et Candi Bungsu, témoignent d’un ensemble bouddhique aux formes variées. Les briques et les différents niveaux permettent de comparer ce paysage religieux avec Muaro Jambi ou Padang Lawas. Sa chronologie précise reste discutée ; il est préférable de conserver une datation large. Le site figure sur la liste indicative soumise à l’UNESCO, ce qui doit être distingué d’une inscription au patrimoine mondial.

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Candi Bahal II

Candi Bahal II — vue du site.
Candi Bahal II — vue du site.
Photothèque du projet.

À Padang Lawas, Bahal II conserve un sanctuaire de briques posé sur une haute plateforme.

Lieu
Sumatra
Repères chronologiques
Ensemble médiéval de Padang Lawas
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Bahal II appartient à un groupe de sanctuaires bouddhiques de Sumatra septentrional, proches des monuments de Bahal I et III. Le soubassement, l’escalier et le bâtiment principal composent une architecture de briques rouges. Les vestiges de Padang Lawas sont étudiés en lien avec des pratiques bouddhiques tantriques et les réseaux régionaux. La photographie correspond ici à Bahal II : les trois temples de Bahal sont voisins, mais il ne faut pas les confondre dans l’identification des images.

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Candi Sipamutung

Candi Sipamutung — vue du site.
Candi Sipamutung — vue du site.
Photothèque du projet.

Sipamutung est l’un des grands ensembles de briques de Padang Lawas, lié à l’histoire du bouddhisme de Sumatra.

Lieu
Sumatra
Repères chronologiques
Ensemble médiéval de Padang Lawas
Tradition / fonction
Bouddhisme vajrayana
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Les vestiges de Sipamutung comprennent un monument principal et des constructions secondaires. Les recherches sur ses sculptures et ses structures l’associent au bouddhisme vajrayana. La plateforme et l’élévation de briques donnent une silhouette comparable à d’autres sites de Padang Lawas, tout en conservant des caractéristiques propres. La comparaison avec Bahal aide à lire un réseau de sanctuaires à l’échelle régionale. Les parties restaurées et les vestiges conservés ne permettent pas de restituer sans incertitude l’ensemble du paysage ancien.

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Gunung Kawi

Gunung Kawi — vue du site.
Gunung Kawi — vue du site.
Photographie : Anandajoti Bhikkhu ; photothèque du projet.

Dans la vallée de la Pakerisan, de grands sanctuaires ont été taillés directement dans la paroi rocheuse.

Lieu
Bali
Repères chronologiques
XIe siècle
Tradition / fonction
Sanctuaires rupestres hindous
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À Gunung Kawi, les formes de candi apparaissent dans des niches creusées dans la falaise. Ce sont des monuments commémoratifs liés à l’histoire des souverains de Bali, généralement rapprochés de la dynastie Warmadewa. Ils ne possèdent pas le même mode de construction que les temples assemblés bloc par bloc. Les reliefs, la rivière et les passages organisent le lieu. Les photographies montrent comment l’architecture rupestre et le paysage de la vallée se répondent.

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Goa Gajah

Goa Gajah — vue du site.
Goa Gajah — vue du site.
Photothèque du projet.

Une entrée sculptée ouvre sur une grotte sacrée ; bassins et vestiges complètent le site de Goa Gajah.

Lieu
Bali
Repères chronologiques
Principalement IXe–XIe siècles selon les vestiges
Tradition / fonction
Présences hindoues et bouddhiques
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Goa Gajah, près de Bedulu, associe une grotte, une façade sculptée et des aménagements de bains. Des éléments hindous et bouddhiques témoignent de l’histoire religieuse du secteur. Le visage sculpté autour de l’entrée transforme la paroi en seuil monumental. Les bassins et les sculptures doivent être observés comme des parties d’un ensemble, au-delà de la photographie célèbre du portail. Le monument permet de comparer une architecture creusée dans le rocher aux sanctuaires de pierre ou de brique.

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Stupa de Kalibukbuk

Stupa de Kalibukbuk — vue du site.
Stupa de Kalibukbuk — vue du site.
Photothèque du projet.

Au nord de Bali, Kalibukbuk conserve les traces d’un sanctuaire bouddhique et de son stupa de briques.

Lieu
Bali
Repères chronologiques
Site bouddhique ancien, restauré
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Le site de Kalibukbuk se trouve près de Lovina, dans la région de Buleleng. Les recherches archéologiques y ont mis au jour des vestiges bouddhiques, dont des structures de stupas. L’état présenté aujourd’hui résulte de fouilles et de travaux de conservation. Sa présence rappelle que l’histoire religieuse de Bali ne se résume pas à une seule tradition. Les photographies permettent de distinguer la structure centrale des portes et aménagements plus récents qui organisent l’accès au site.

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Pura Besakih

Pura Besakih — vue du site.
Pura Besakih — vue du site.
Photothèque du projet.

Sur les pentes du mont Agung, Besakih rassemble des temples, des escaliers et des meru aux toits superposés.

Lieu
Bali
Repères chronologiques
Fondations anciennes ; transformations continues
Tradition / fonction
Hindouisme balinais
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Besakih est un ensemble de lieux de culte et un centre majeur de la vie religieuse hindoue balinaise. Son organisation suit la pente du mont Agung et associe des cours, des portes, des escaliers et des sanctuaires aux couvertures étagées, les meru. Les bâtiments ont été entretenus, reconstruits et transformés au fil du temps. Le monument ne correspond donc pas à un état médiéval figé. Les photographies montrent une architecture toujours liée aux communautés et aux cérémonies.

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Pura Ulun Danu Beratan

Pura Ulun Danu Beratan — vue du site.
Pura Ulun Danu Beratan — vue du site.
Photographie : Anandajoti Bhikkhu ; photothèque du projet.

Au bord du lac Beratan, les couvertures étagées des sanctuaires composent l’un des paysages les plus connus de Bali.

Lieu
Bali
Repères chronologiques
XVIIe siècle ; transformations ultérieures
Tradition / fonction
Hindouisme balinais
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Le complexe d’Ulun Danu Beratan se trouve dans les hautes terres de Bedugul. Les sanctuaires près de l’eau font partie d’un ensemble de cours et d’espaces cultuels. Le lac et l’approvisionnement en eau sont essentiels à la compréhension du lieu. Ses toits de meru, ses pavillons et ses limites montrent l’importance du plein air dans de nombreux temples balinais. Il faut distinguer ce site d’Ulun Danu Batur, situé près d’un autre lac et dans une autre partie de l’île.

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Pura Taman Ayun

Pura Taman Ayun — porte et accès.
Pura Taman Ayun — porte et accès.
Photographie : Anandajoti Bhikkhu ; photothèque du projet.

À Mengwi, cours, douves et meru organisent un temple royal où l’architecture dialogue avec le jardin et l’eau.

Lieu
Bali
Repères chronologiques
XVIIe siècle et transformations ultérieures
Tradition / fonction
Hindouisme balinais
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Taman Ayun se reconnaît à ses enceintes, à ses espaces ouverts et à l’alignement des meru. Ce temple royal appartient au paysage culturel des subak inscrit au patrimoine mondial. Il permet de comprendre les relations entre culte, pouvoir et gestion de l’eau. Les différentes parties ont connu des transformations : la datation d’une fondation ne décrit pas automatiquement l’âge de tous les édifices visibles. Les photographies aident à suivre les passages entre les jardins, les portes et les cours.

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Pura Ulun Danu Batur

Pura Ulun Danu Batur — vue du site.
Pura Ulun Danu Batur — vue du site.
Photothèque du projet.

Près du volcan Batur, ce grand temple de l’eau joue un rôle central dans le paysage religieux et agricole balinais.

Lieu
Bali
Repères chronologiques
Site reconstruit au XXe siècle après les éruptions
Tradition / fonction
Hindouisme balinais
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Ulun Danu Batur est associé au lac Batur et aux réseaux de temples de l’eau. Il appartient au paysage culturel des subak reconnu par l’UNESCO. Le complexe actuel a été déplacé et reconstruit après les éruptions du début du XXe siècle. Cet exemple rappelle qu’une tradition ancienne peut vivre dans des bâtiments plus récents. Les sanctuaires, les cours et les couvertures étagées participent encore à des pratiques collectives liées à l’eau et aux communautés agricoles.

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Pura Agung Jagatnatha

Pura Agung Jagatnatha — vue du site.
Pura Agung Jagatnatha — vue du site.
Photographie : David Stanley ; photothèque du projet.

Au centre de Denpasar, Jagatnatha montre la vitalité de l’architecture religieuse hindoue au XXe siècle.

Lieu
Bali
Repères chronologiques
Construction dans les années 1960 ; inauguration en 1968
Tradition / fonction
Hindouisme balinais
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Le temple de Jagatnatha se situe à proximité du musée de Bali. Son sanctuaire et ses espaces ouverts accueillent la vie religieuse d’une communauté urbaine. Il permet de prolonger le parcours au-delà des candi anciens : des formes et des principes balinais sont toujours employés et réinterprétés dans des constructions récentes. Observer les portes, les murs sculptés et l’organisation de la cour aide à comprendre cette continuité. Sa fondation récente le distingue des sanctuaires médiévaux de l’île.

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Brahmavihara-Arama

Le monument inspiré de Borobudur à Brahmavihara-Arama.
Le monument inspiré de Borobudur à Brahmavihara-Arama.
Photothèque du projet.

Dans le nord de Bali, ce monastère bouddhique associe espaces de méditation, terrasses et un monument inspiré de Borobudur.

Lieu
Bali
Repères chronologiques
XXe siècle ; monastère actuel ouvert en 1971
Tradition / fonction
Bouddhisme theravada
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Brahmavihara-Arama, dans la région de Banjar, est un monastère vivant et un lieu de méditation. Ses bâtiments et ses jardins forment un ensemble contemporain, distinct d’un site archéologique médiéval. Une construction reprend notamment des formes inspirées de Borobudur. Cette citation architecturale montre comment un monument ancien peut être réinterprété dans un autre contexte. Le parcours relie donc l’histoire de l’architecture aux pratiques bouddhiques présentes à Bali aujourd’hui.

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Pura Parahyangan Agung Jagatkarta

Pura Parahyangan Agung Jagatkarta — vue du site.
Pura Parahyangan Agung Jagatkarta — vue du site.
Photothèque du projet.

Sur les pentes du mont Salak, près de Bogor, Jagatkarta est un grand temple hindou de construction récente.

Lieu
Java occidental
Repères chronologiques
Fin du XXe–début du XXIe siècle ; inauguration en 2005
Tradition / fonction
Hindouisme
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Jagatkarta fait partie des lieux de culte hindous contemporains de Java. Son implantation en montagne, ses portes et ses cours permettent de comparer cette construction aux traditions balinaises et aux paysages sacrés plus anciens. Il accueille des cérémonies et une communauté active. Sa présence montre que l’architecture hindoue ne se limite ni au passé médiéval ni à l’île de Bali. La date moderne est indiquée pour ne pas confondre cet ensemble avec les ruines anciennes de Batujaya.

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Pura Mandara Giri Semeru Agung

Pura Mandara Giri Semeru Agung — vue du site.
Pura Mandara Giri Semeru Agung — vue du site.
Photothèque du projet.

À Senduro, près du Semeru, ce temple hindou contemporain associe les formes balinaises au paysage de Java oriental.

Lieu
Java oriental
Repères chronologiques
Fin du XXe siècle ; dénomination officielle en 1992
Tradition / fonction
Hindouisme
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Le complexe de Mandara Giri Semeru Agung est un lieu de culte important pour des communautés hindoues de plusieurs régions. Son implantation près du Semeru donne une place essentielle à la montagne dans la lecture du lieu. Les portes, les pavillons et les cours reprennent des formes reconnaissables de l’architecture balinaise. Il ne s’agit pas d’un candi médiéval : cet ensemble permet d’aborder les circulations religieuses et architecturales récentes à l’intérieur de l’Indonésie.

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Pagode Avalokitesvara de Watugong

Pagode Avalokitesvara de Watugong — vue du site.
Pagode Avalokitesvara de Watugong — vue du site.
Photographie : Alvic32 ; photothèque du projet.

À Semarang, une pagode à plusieurs étages marque le complexe bouddhique de Buddhagaya Watugong.

Lieu
Java central
Repères chronologiques
XXe–XXIe siècles ; pagode actuelle en 2006
Tradition / fonction
Bouddhisme
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La pagode Avalokitesvara appartient à un complexe bouddhique contemporain. Ses niveaux superposés, ses couleurs et son élan vertical contrastent avec les terrasses de pierre de Borobudur, situé dans la même grande région. Cette différence rappelle la diversité des traditions bouddhiques et de leurs références architecturales. Il faut distinguer l’histoire du monastère, fondé au XXe siècle, de celle de la pagode actuelle. Les photographies montrent cette construction récente et ses détails.

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Taman Alam Lumbini

Taman Alam Lumbini — vue du site.
Taman Alam Lumbini — vue du site.
Photographie : Toni Choa ; photothèque du projet.

Près de Berastagi, une pagode dorée illustre la circulation de modèles bouddhiques dans l’Indonésie contemporaine.

Lieu
Sumatra
Repères chronologiques
XXIe siècle ; inauguration en 2010
Tradition / fonction
Bouddhisme
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Taman Alam Lumbini est un ensemble bouddhique récent de Sumatra septentrional. La grande pagode dorée reprend un modèle inspiré de la Shwedagon de Yangon, au Myanmar. Son apparence diffère des temples de briques médiévaux de Padang Lawas et de Muaro Jambi. La comparaison montre que l’architecture bouddhique ne correspond pas à une forme unique : les références changent selon les communautés, les échanges et les époques. La date contemporaine est clairement distinguée de celles des sites archéologiques.

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Architecture indonésienne

Architecture de la période islamique

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Mosquée Baiturrahman

Mosquée Baiturrahman — vue du site.
Mosquée Baiturrahman — vue du site.
Photothèque du projet.

Ses dômes noirs et ses façades blanches composent l’un des paysages les plus reconnaissables de Banda Aceh.

Lieu
Banda Aceh, Aceh
Repères chronologiques
Site ancien ; reconstruction à partir de 1879, agrandissements ultérieurs
Fonction
Mosquée
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Après l’incendie de 1873, une nouvelle construction est engagée à la fin du XIXe siècle ; des agrandissements suivent. Les dômes et les minarets actuels ne constituent donc pas un édifice médiéval intact. Cette mosquée montre comment une architecture religieuse évolue tout en conservant sa place dans la mémoire d’une ville.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Mosquée d’Indrapuri

Mosquée d’Indrapuri — vue du site.
Mosquée d’Indrapuri — vue du site.
Photothèque du projet.

Une toiture de bois à plusieurs niveaux surmonte les hautes terrasses maçonnées d’Indrapuri.

Lieu
Indrapuri, Aceh Besar
Repères chronologiques
Fondation ancienne ; transformations successives
Fonction
Mosquée
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L’intérêt architectural du site vient de l’association entre une salle de prière à toits superposés et un soubassement monumental plus ancien. Terrasses et escaliers organisent une progression vers la mosquée. L’ensemble illustre la transformation d’un paysage religieux à Aceh. Les récits de fondation doivent être distingués de l’âge des matériaux conservés.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Gunongan et Pinto Khop

Gunongan et Pinto Khop — vue du site.
Gunongan et Pinto Khop — vue du site.
Photothèque du projet.

Une petite montagne blanche et une porte ouvragée rappellent les jardins des sultans d’Aceh.

Lieu
Banda Aceh, Aceh
Repères chronologiques
Héritage du sultanat d’Aceh, principalement XVIIe siècle
Fonction
Jardin royal et porte
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Le Gunongan est une construction de jardin aux volumes étagés ; Pinto Khop est une porte liée à cet ancien environnement palatial. Les vestiges montrent que l’architecture des sultanats comprend aussi des promenades, des seuils et des aménagements paysagers. Les traditions racontées autour du jardin accompagnent son histoire, sans remplacer l’étude des vestiges.

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Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Mosquée Al-Mashun

Mosquée Al-Mashun — vue du site.
Mosquée Al-Mashun — vue du site.
Photothèque du projet.

Dômes sombres, arcs et volumes symétriques signalent la grande mosquée royale de Medan.

Lieu
Medan, Sumatra du Nord
Repères chronologiques
Début du XXe siècle ; inauguration en 1909
Fonction
Mosquée royale
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Al-Mashun appartient au paysage du sultanat de Deli, près du palais Maimun. Ses porches, ses arcs et ses dômes témoignent des échanges architecturaux du début du XXe siècle. La relation entre mosquée et palais aide à comprendre le rôle religieux et politique des ensembles royaux, tout en montrant la diversité de leurs formes.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Palais Maimun

Palais Maimun — vue du site.
Palais Maimun — vue du site.
Photothèque du projet.

Façade jaune, galeries et arcs associent plusieurs traditions architecturales dans la résidence royale de Medan.

Lieu
Medan, Sumatra du Nord
Repères chronologiques
Fin du XIXe siècle ; inauguration en 1891
Fonction
Palais du sultanat de Deli
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Le palais comprend des espaces de réception et des décors associant des références malaises, européennes et issues du monde islamique. L’architecture accueille et représente le pouvoir, tandis que la mosquée Al-Mashun remplit une autre fonction dans la ville royale. Les galeries et les salles intérieures complètent la lecture de la grande façade.

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Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Mosquée Ganting

Mosquée Ganting — vue du site.
Mosquée Ganting — vue du site.
Photothèque du projet.

Les toits superposés de Ganting se combinent à une façade maçonnée et à une salle à colonnes.

Lieu
Padang, Sumatra occidental
Repères chronologiques
XIXe siècle ; agrandissements et restaurations ultérieurs
Fonction
Mosquée
Voir plus

Ganting montre la rencontre entre charpente, toiture étagée et façades transformées au fil du temps. Les photographies anciennes permettent de repérer des ajouts et de comparer les états du bâtiment. Les deux dessins proposés interprètent ces vues : ils ne constituent pas une restitution certaine de chaque étape de sa construction.

Mosquée Ganting — vue d’interprétation historique
Vue d’interprétation historique · illustration par IA.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Mosquée Asasi

Mosquée Asasi — vue du site.
Mosquée Asasi — vue du site.
Photothèque du projet.

Une charpente de bois et une toiture à plusieurs niveaux caractérisent cette mosquée du pays minangkabau.

Lieu
Sigando, Padang Panjang, Sumatra occidental
Repères chronologiques
Mosquée ancienne ; bâtiment entretenu et restauré
Fonction
Mosquée
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Les poteaux, les proportions de la toiture et le décor des parois rapprochent Asasi des savoir-faire de Sumatra occidental. La fonction religieuse s’inscrit dans une architecture régionale. Les réparations successives font partie de la vie d’un édifice dont le bois et la couverture nécessitent un entretien régulier.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Mosquée Lima Kaum

Mosquée Lima Kaum — vue du site.
Mosquée Lima Kaum — vue du site.
Photothèque du projet.

Les nombreux pans de toiture et la salle à poteaux donnent son caractère à Lima Kaum.

Lieu
Lima Kaum, Tanah Datar, Sumatra occidental
Repères chronologiques
Mosquée ancienne ; transformations successives
Fonction
Mosquée
Voir plus

La silhouette est dominée par une toiture pyramidale à niveaux superposés. Dans la salle, la structure en bois porte une large couverture et rythme l’espace de prière. Lima Kaum permet de comparer les mosquées d’une même région. L’ancienneté de la communauté, les récits de fondation et l’âge des matériaux visibles doivent être distingués.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Mosquée Tuo Kayu Jao

Mosquée Tuo Kayu Jao — vue du site.
Mosquée Tuo Kayu Jao — vue du site.
Photothèque du projet.

Une couverture sombre à trois niveaux abrite une petite mosquée de bois dans le paysage de Solok.

Lieu
Kayu Jao, Solok, Sumatra occidental
Repères chronologiques
Fondation ancienne ; charpente et couverture renouvelées
Fonction
Mosquée
Voir plus

La mosquée se reconnaît à la pente des toits superposés et à l’importance de la charpente. Bois, couverture et ouvertures mobilisent des techniques locales. Le lieu transmet aussi des pratiques et des savoir-faire. Son ancienneté ne signifie pas que chaque pièce est d’origine : les renouvellements assurent la continuité de l’édifice.

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Tombeau de Syekh Burhanuddin

Tombeau de Syekh Burhanuddin — vue du site.
Tombeau de Syekh Burhanuddin — vue du site.
Photothèque du projet.

Un pavillon et ses accès organisent un lieu de pèlerinage autour de la mémoire de Syekh Burhanuddin.

Lieu
Ulakan, Padang Pariaman, Sumatra occidental
Repères chronologiques
Mémoire d’un maître religieux du XVIIe siècle ; ensemble remanié
Fonction
Sanctuaire funéraire
Voir plus

L’ensemble d’Ulakan est lié à une figure importante de la diffusion de l’islam dans le pays minangkabau. Les bâtiments protègent les sépultures et accompagnent les visiteurs. La date de vie du personnage ne suffit pas à dater le pavillon photographié : les accès, les abris et les couvertures ont été transformés.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Grande mosquée de Sumatra occidental

Grande mosquée de Sumatra occidental — vue du site.
Grande mosquée de Sumatra occidental — vue du site.
Photothèque du projet.

Quatre pointes de toiture réinterprètent les silhouettes minangkabau à l’échelle d’une grande mosquée contemporaine.

Lieu
Padang, Sumatra occidental
Repères chronologiques
XXIe siècle
Fonction
Mosquée contemporaine
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La couverture reprend le mouvement ascendant des toitures régionales dans une construction de très grande portée. La structure et les espaces de prière relèvent de techniques contemporaines. Les références locales continuent ainsi à évoluer. Les vues de la salle et de l’extérieur permettent de comparer les échelles et les usages du bâtiment.

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Palais de Siak

Palais de Siak — vue du site.
Palais de Siak — vue du site.
Photothèque du projet.

Quatre tourelles encadrent la résidence royale de Siak, construite à la fin du XIXe siècle.

Lieu
Siak Sri Indrapura, Riau
Repères chronologiques
Construction en 1889
Fonction
Palais du sultanat de Siak
Voir plus

Le palais du sultan Syarif Hasyim associe composition régulière, espaces de réception et références architecturales variées. Ses tourelles et ses façades claires le distinguent des palais de bois sur pilotis de Kalimantan. L’édifice conserve aujourd’hui des collections liées à la cour et permet d’étudier les fonctions représentatives d’une résidence royale.

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Grande mosquée de Palembang

Grande mosquée de Palembang — vue du site.
Grande mosquée de Palembang — vue du site.
Photothèque du projet.

Le toit étagé de la mosquée ancienne reste visible dans un ensemble urbain transformé et agrandi.

Lieu
Palembang, Sumatra du Sud
Repères chronologiques
Noyau du XVIIIe siècle ; agrandissements ultérieurs
Fonction
Mosquée royale
Voir plus

La grande mosquée est liée à l’histoire du sultanat et de la ville fluviale. La partie ancienne se reconnaît notamment à sa toiture. Les agrandissements ont modifié l’échelle de l’ensemble : les vues actuelles réunissent plusieurs périodes. Observer les raccords, les toits et les minarets aide à distinguer le noyau historique de ses extensions.

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Mosquée Istiqlal

Mosquée Istiqlal — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Mosquée Istiqlal — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Bagoes Wiryomartono, Historical Mosques in Indonesia and the Malay World (2023), fig. 5.3 · p. 111 du PDF.

Une immense salle à coupole et de vastes galeries donnent à Istiqlal une échelle monumentale.

Lieu
Jakarta
Repères chronologiques
XXe siècle ; inauguration en 1978
Fonction
Mosquée nationale moderne
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Conçue par Friedrich Silaban, Istiqlal appartient à l’histoire de l’Indonésie indépendante. Béton, grande coupole, galeries et espaces ouverts répondent à un programme national de grande capacité. Son nom signifie « indépendance ». Sa place à Jakarta associe fonction religieuse, représentation publique et architecture du XXe siècle.

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Mosquée Al-Azhar

Mosquée Al-Azhar — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Mosquée Al-Azhar — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Bagoes Wiryomartono, Historical Mosques in Indonesia and the Malay World (2023), fig. 5.2 · p. 108 du PDF.

Une coupole claire et des volumes réguliers caractérisent cette mosquée du Jakarta moderne.

Lieu
Kebayoran Baru, Jakarta
Repères chronologiques
Années 1950
Fonction
Mosquée et ensemble éducatif moderne
Voir plus

Al-Azhar accompagne le développement de Kebayoran Baru au milieu du XXe siècle. La mosquée est associée à des activités d’enseignement et à la vie du quartier. Sa composition monumentale et ses équipements rappellent qu’une architecture religieuse se comprend aussi par les usages de la communauté, au-delà de sa silhouette.

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Mosquée At-Tin

Mosquée At-Tin — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Mosquée At-Tin — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Bagoes Wiryomartono, Historical Mosques in Indonesia and the Malay World (2023), fig. 5.5 · p. 115 du PDF.

Des arcs et des pignons géométriques encadrent la grande composition de la mosquée At-Tin.

Lieu
Jakarta oriental
Repères chronologiques
Fin du XXe siècle
Fonction
Mosquée contemporaine
Voir plus

Les ouvertures, les motifs et les volumes monumentaux donnent une lecture différente de celle des mosquées anciennes à charpente de bois. Les abords et les circulations accueillent un grand nombre de fidèles. At-Tin est une création de la fin du XXe siècle, même lorsqu’elle mobilise des références décoratives plus anciennes.

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Mosquée Kali Pasir

Mosquée Kali Pasir — vue du site.
Mosquée Kali Pasir — vue du site.
Photothèque du projet.

Toiture étagée, porche et minaret composent une mosquée historique au cœur de Tangerang.

Lieu
Tangerang, Banten
Repères chronologiques
Mosquée ancienne ; nombreux remaniements
Fonction
Mosquée de quartier
Voir plus

Près de la rivière Cisadane, Kali Pasir appartient au paysage ancien de Tangerang. Ses volumes montrent la place du toit, des accès et de la salle de prière dans un quartier dense. Le bâtiment actuel résulte d’extensions et de réparations : la mémoire de la fondation doit être distinguée des équipements ajoutés.

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Mosquée Dian Al-Mahri

Mosquée Dian Al-Mahri — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Mosquée Dian Al-Mahri — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Bagoes Wiryomartono, Historical Mosques in Indonesia and the Malay World (2023), fig. 5.6 · p. 117 du PDF.

Des dômes dorés signalent cette architecture monumentale récente dans la région de Depok.

Lieu
Depok, Java occidental
Repères chronologiques
Début du XXIe siècle ; ouverture en 2006
Fonction
Mosquée contemporaine
Voir plus

La mosquée est connue pour ses coupoles dorées, ses minarets et sa cour. Elle mobilise des formes monumentales diffusées dans le monde islamique. Comparer cette construction récente aux toits de Demak ou de Bayan montre la diversité des références. Matériaux, organisation et échelle relèvent ici d’un projet du XXIe siècle.

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Grande mosquée de Banten

Grande mosquée de Banten — vue du site.
Grande mosquée de Banten — vue du site.
Photothèque du projet.

Une toiture étagée et un minaret massif marquent l’ancienne capitale du sultanat de Banten.

Lieu
Banten Lama, près de Serang
Repères chronologiques
Fondation au XVIe siècle ; ajouts et restaurations
Fonction
Mosquée royale
Voir plus

La salle à toiture superposée, le minaret et les bâtiments voisins ne proviennent pas tous d’une seule campagne de travaux. Leur association révèle les échanges et les transformations d’une capitale portuaire. L’étude de chaque partie permet d’éviter de donner un âge unique à l’ensemble visible aujourd’hui.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

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Mosquée Kasunyatan

Mosquée Kasunyatan — vue du site.
Mosquée Kasunyatan — vue du site.
Photothèque du projet.

Toiture de tuiles, poteaux et espaces couverts rappellent les traditions constructives de Banten.

Lieu
Banten Lama, Banten
Repères chronologiques
Héritage du sultanat de Banten ; édifice remanié
Fonction
Mosquée
Voir plus

Plus discrète que la grande mosquée royale voisine, Kasunyatan montre une autre échelle de l’architecture religieuse. La charpente et la succession entre porche et salle sont particulièrement intéressantes. Les vues intérieures complètent la silhouette du toit. L’entretien et les transformations successives assurent la continuité du lieu de culte.

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Palais Kaibon

Palais Kaibon — vue du site.
Palais Kaibon — vue du site.
Photothèque du projet.

Portes, murs et escaliers conservent le tracé d’un ancien palais du sultanat de Banten.

Lieu
Banten Lama, Banten
Repères chronologiques
Début du XIXe siècle ; palais aujourd’hui en ruines
Fonction
Palais et portes
Voir plus

Les portes divisées ou couvertes, les cours et les escaliers indiquent des passages entre plusieurs espaces. Ces vestiges permettent d’étudier le rôle du seuil dans l’architecture palatiale javanaise. Les parties conservées doivent être distinguées des restitutions d’un dessin : les couvertures et les espaces disparus ne sont plus entièrement lisibles.

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Mosquée rouge de Panjunan

Mosquée rouge de Panjunan — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Mosquée rouge de Panjunan — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Bagoes Wiryomartono, Historical Mosques in Indonesia and the Malay World (2023), fig. 3.8 · p. 68 du PDF.

Les briques rouges de l’enceinte et des portes donnent son identité à cette mosquée de Cirebon.

Lieu
Cirebon, Java occidental
Repères chronologiques
Fondation ancienne ; transformations et restaurations
Fonction
Mosquée
Voir plus

Panjunan emploie des formes de portes et d’enceintes présentes dans l’architecture javanaise. Brique, cour et salles couvertes composent un ensemble à petite échelle. Cette continuité de formes ne suffit pas à conclure qu’un ancien temple aurait simplement été converti. Le lieu possède sa propre histoire islamique, avec ses réfections et ses usages.

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Keraton Kasepuhan

Keraton Kasepuhan — vue du site.
Keraton Kasepuhan — vue du site.
Photothèque du projet.

Portails de briques, pavillons et cours organisent l’un des grands ensembles royaux de Cirebon.

Lieu
Cirebon, Java occidental
Repères chronologiques
Origines au XVIe siècle ; ensemble transformé
Fonction
Palais et portes
Voir plus

Les changements d’échelle et les seuils accompagnent une progression vers les espaces plus réservés de la cour. Matériaux et décors témoignent des échanges de la ville portuaire. Le palais forme un paysage avec la place et la mosquée Sang Cipta Rasa : ces relations éclairent l’organisation de la ville royale.

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Jardin de Sunyaragi

Jardin de Sunyaragi — vue du site.
Jardin de Sunyaragi — vue du site.
Photothèque du projet.

Rochers construits, grottes et pavillons composent un jardin de retraite lié à la cour de Cirebon.

Lieu
Cirebon, Java occidental
Repères chronologiques
Jardin royal ancien ; plusieurs phases et restaurations
Fonction
Jardin, grottes et pavillons
Voir plus

Le relief artificiel, les passages et les cavités deviennent ici des éléments architecturaux. L’ensemble associe paysage et espaces de retrait. Les cours islamiques ont ainsi produit des jardins, au-delà des salles d’audience et des mosquées. L’apparence actuelle résulte de phases successives et de restaurations, plutôt que d’une date unique.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Keraton Kanoman

Keraton Kanoman — vue du site.
Keraton Kanoman — vue du site.
Photothèque du projet.

Les portes blanches et les cours du palais Kanoman mettent en scène l’accès à la résidence royale.

Lieu
Cirebon, Java occidental
Repères chronologiques
Fondation au XVIIe siècle ; ensemble transformé
Fonction
Palais et portes
Voir plus

Cours, pavillons et portes organisent les fonctions de la cour et ses relations avec l’extérieur. Les recherches sur Kanoman soulignent les liens entre palais, mosquée, marché et place. Son décor peut être comparé à celui de Kasepuhan, tout en gardant à chaque ensemble son histoire et ses transformations propres.

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Tombeau de Sunan Gunung Jati

Tombeau de Sunan Gunung Jati — porte et accès.
Tombeau de Sunan Gunung Jati — porte et accès.
Photothèque du projet.

Portes et enceintes organisent l’approche d’un important sanctuaire funéraire de la région de Cirebon.

Lieu
Astana, Gunungjati, près de Cirebon
Repères chronologiques
Mémoire d’une figure du XVIe siècle ; ensemble remanié
Fonction
Sanctuaire funéraire
Voir plus

Les seuils successifs, les cours et les secteurs à accès limité expriment une hiérarchie des espaces. L’architecture du pèlerinage se lit autant dans les parcours que dans les bâtiments. Les vues des accès ne montrent pas nécessairement le tombeau lui-même. Le complexe est lié à la mémoire religieuse et politique de Sunan Gunung Jati.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Mosquée Sang Cipta Rasa

Mosquée Sang Cipta Rasa — vue du site.
Mosquée Sang Cipta Rasa — vue du site.
Photothèque du projet.

Un grand toit de tuiles et une structure de bois caractérisent la mosquée royale proche de Kasepuhan.

Lieu
Cirebon, Java occidental
Repères chronologiques
Fondation au tournant des XVe–XVIe siècles ; restaurations
Fonction
Mosquée royale
Voir plus

La mosquée participe à l’ensemble royal formé par le palais et les espaces publics voisins. Une grande couverture, des supports de bois et des murs percés de portes composent sa silhouette. L’intérieur révèle le rythme des poteaux. Les récits de fondation accompagnent la mémoire du lieu, dont l’état actuel inclut aussi des restaurations.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Mosquée Syarif Abdurachman

Mosquée Syarif Abdurachman — vue du site.
Mosquée Syarif Abdurachman — vue du site.
Alim / Unsplash.

Cette mosquée récente reprend des références de Cirebon près du sanctuaire de Sunan Gunung Jati.

Lieu
Astana, Gunungjati, Cirebon
Repères chronologiques
Construction en 2022–2023 ; inauguration le 25 août 2023
Fonction
Mosquée contemporaine
Voir plus

Inaugurée en août 2023, cette mosquée rattache son implantation et ses références à la mémoire des sultanats et des Wali Songo. Son bâtiment est néanmoins contemporain. Elle est distincte de la mosquée historique du sultan Syarif Abdurrahman à Pontianak, dont le nom est très proche.

Mosquée Syarif Abdurachman — autre dessin du monument
Autre dessin du monument · illustration par IA.

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Grande mosquée de Bandung

Grande mosquée de Bandung — vue du site.
Grande mosquée de Bandung — vue du site.
Photothèque du projet.

Dômes, hauts minarets et grande place composent le paysage actuel de la mosquée de Bandung.

Lieu
Bandung, Java occidental
Repères chronologiques
Fondation au XIXe siècle ; aspect actuel largement remanié aux XXe–XXIe siècles
Fonction
Grande mosquée urbaine
Voir plus

La forme actuelle résulte de remaniements importants : les coupoles et les minarets ne doivent pas être confondus avec le premier bâtiment. La relation avec l’alun-alun, la grande place voisine, reste essentielle. L’édifice illustre la continuité d’un lieu de culte à travers des changements d’architecture et d’échelle.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Mosquée Al-Irsyad

Mosquée Al-Irsyad — vue du site.
Mosquée Al-Irsyad — vue du site.
Photothèque du projet.

Un volume cubique perforé renouvelle la silhouette de la mosquée sans grande coupole.

Lieu
Padalarang, Bandung occidental
Repères chronologiques
XXIe siècle ; ouverture en 2010
Fonction
Mosquée contemporaine
Voir plus

Le volume simple, les parois ajourées et le travail de la lumière caractérisent Al-Irsyad. Les perforations participent au décor et à l’ambiance de la salle. Le projet montre qu’une mosquée contemporaine peut s’écarter des silhouettes à dômes ou à toits superposés tout en conservant les fonctions de la prière.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Mosquée Al-Jabbar

Mosquée Al-Jabbar — vue du site.
Mosquée Al-Jabbar — vue du site.
Photothèque du projet.

Une enveloppe géométrique aux allures de pétales se reflète dans le plan d’eau entourant Al-Jabbar.

Lieu
Gedebage, Bandung
Repères chronologiques
Chantier commencé en 2017 ; inauguration en 2022
Fonction
Mosquée contemporaine
Voir plus

L’enveloppe, les motifs répétés et les reflets produisent une silhouette différente des mosquées historiques à charpente. Les techniques de structure et les matériaux permettent de grandes surfaces complexes. Le plan d’eau participe à la composition du site. Al-Jabbar est un édifice du XXIe siècle, distinct de l’époque des premiers sultanats.

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Grande mosquée de Demak

Grande mosquée de Demak — vue du site.
Grande mosquée de Demak — vue du site.
Photothèque du projet.

Trois niveaux de toiture et de grands poteaux de bois caractérisent la mosquée du premier sultanat de Demak.

Lieu
Demak, Java central
Repères chronologiques
Fondation à la fin du XVe siècle ; réparations et restaurations successives
Fonction
Mosquée royale
Voir plus

La salle de prière est associée aux grands poteaux appelés saka guru, tandis qu’un porche accueille les activités autour de la prière. Le toit étagé montre l’adaptation de savoir-faire locaux à une fonction musulmane. La fondation ancienne ne signifie pas que toutes les pièces visibles sont d’origine : le bâtiment a connu des réparations et des restaurations.

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Mosquée et tour de Kudus

Mosquée et tour de Kudus — vue intérieure.
Mosquée et tour de Kudus — vue intérieure.
Kembangraps, 2016 / Wikimedia Commons.

Tour de briques et portes paduraksa témoignent d’une rencontre entre pratiques islamiques et formes javanaises.

Lieu
Kudus, Java central
Repères chronologiques
Mosquée fondée au XVIe siècle ; ensemble transformé
Fonction
Mosquée, tour et portes
Voir plus

La tour, les portes et l’enceinte rappellent des traditions constructives anciennes de Java. Cette ressemblance ne prouve pas qu’un temple aurait simplement été converti. L’ensemble possède une histoire islamique propre, accompagnée d’agrandissements et de restaurations. La porte intérieure complète la célèbre vue extérieure du minaret.

Mosquée et tour de Kudus — autre dessin du monument
Autre dessin du monument · illustration par IA.

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Mosquée Mantingan

Mosquée Mantingan — vue du site.
Mosquée Mantingan — vue du site.
Photothèque du projet.

Une toiture de tuiles abrite la mosquée de Mantingan, connue aussi pour ses panneaux sculptés.

Lieu
Mantingan, Jepara, Java central
Repères chronologiques
Fondation au XVIe siècle ; édifice restauré
Fonction
Mosquée et ensemble funéraire
Voir plus

Mantingan associe mosquée et ensemble funéraire près de Jepara. Ses panneaux de pierre à motifs végétaux montrent la richesse du décor dans un contexte islamique javanais. Les vues de détail permettent de lire ce travail que la silhouette générale ne révèle pas. Toiture et autres parties du bâtiment ont fait l’objet de restaurations.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Tombes royales de Demak

Tombes royales de Demak — vue du site.
Tombes royales de Demak — vue du site.
Photothèque du projet.

Près de la grande mosquée, les sépultures prolongent la mémoire des souverains et des figures du sultanat.

Lieu
Demak, Java central
Repères chronologiques
Sépultures du premier sultanat ; aménagements remaniés
Fonction
Ensemble funéraire royal
Voir plus

Le voisinage de la mosquée et des tombeaux révèle une dimension mémorielle de l’ensemble royal. Stèles, protections et circulations organisent la visite. L’architecture funéraire peut être plus discrète qu’un mausolée à coupole. L’époque des personnes inhumées doit être distinguée de celle des abris et des clôtures actuels.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

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Mosquée Gedhe Kauman

Mosquée Gedhe Kauman — vue du site.
Mosquée Gedhe Kauman — vue du site.
Photothèque du projet.

Son grand toit superposé domine la mosquée royale voisine du palais de Yogyakarta.

Lieu
Yogyakarta
Repères chronologiques
Seconde moitié du XVIIIe siècle ; restaurations ultérieures
Fonction
Mosquée royale
Voir plus

Kauman appartient à l’organisation de la ville du sultan, près du kraton et de la place principale. La salle à charpente et le porche forment des espaces complémentaires. Toit, poteaux et accès prolongent des traditions javanaises dans un cadre royal islamique. La comparaison avec Demak et Surakarta éclaire les relations entre culte, ville et pouvoir.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Tombeau de Sunan Kalijaga

Tombeau de Sunan Kalijaga — vue du site.
Tombeau de Sunan Kalijaga — vue du site.
Photothèque du projet.

Pavillons et accès structurent l’arrivée au sanctuaire de Kadilangu, associé à Sunan Kalijaga.

Lieu
Kadilangu, Demak
Repères chronologiques
Mémoire d’un saint de l’islam javanais ; ensemble transformé
Fonction
Sanctuaire funéraire
Voir plus

L’architecture accompagne l’approche du tombeau par des seuils, des abris et des espaces de rassemblement. Cheminements et activités voisines font aussi partie du fonctionnement du sanctuaire. L’âge attribué à Sunan Kalijaga ne date pas automatiquement les portes ou les pavillons actuels, qui ont une histoire d’entretien et de transformation.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Grande mosquée de Surakarta

Grande mosquée de Surakarta — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Grande mosquée de Surakarta — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Bagoes Wiryomartono, Historical Mosques in Indonesia and the Malay World (2023), fig. 3.4 · p. 60 du PDF.

Une vaste toiture javanaise abrite la mosquée royale de Kasunanan, au voisinage du palais de Surakarta.

Lieu
Surakarta, Java central
Repères chronologiques
XVIIIe siècle ; transformations et restaurations
Fonction
Mosquée royale de Kasunanan
Voir plus

La mosquée participe au paysage royal par sa relation avec le palais et la place. Charpente, salle de prière et porche montrent la place persistante des formes javanaises dans l’architecture islamique. Les accès et les équipements ont évolué. La comparaison avec Kauman porte sur les proportions et les espaces, sans supposer des bâtiments identiques.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Mosquée de Kotagede

Mosquée de Kotagede — porte et accès.
Mosquée de Kotagede — porte et accès.
Bagoes Wiryomartono, Historical Mosques in Indonesia and the Malay World (2023), fig. 3.2 · p. 57 du PDF.

Des portes de briques et une enceinte précèdent la mosquée de l’ancienne capitale de Mataram.

Lieu
Kotagede, Yogyakarta
Repères chronologiques
Héritage de Mataram, XVIe–XVIIe siècles ; réfections
Fonction
Mosquée royale et portes
Voir plus

L’ensemble se lit dans la succession des enceintes, des cours, des portes et de la salle. La maçonnerie reprend des formes javanaises dans un cadre musulman. La proximité des sépultures royales rappelle les liens entre culte et mémoire du pouvoir. Le portail et la charpente de la mosquée ont leur propre histoire.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Mosquée Al-Wustho

Mosquée Al-Wustho — vue intérieure.
Mosquée Al-Wustho — vue intérieure.
Bagoes Wiryomartono, Historical Mosques in Indonesia and the Malay World (2023), fig. 3.5 · p. 62 du PDF.

Toits étagés, portes et minaret composent la mosquée liée à la cour de Mangkunegaran.

Lieu
Mangkunegaran, Surakarta
Repères chronologiques
XIXe–début du XXe siècle ; transformations successives
Fonction
Mosquée royale de Mangkunegaran
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Al-Wustho est distincte de la grande mosquée de Kasunanan, également située à Surakarta. Sa salle à charpente s’associe à des éléments de façade et d’accès transformés au fil du temps. Wiryomartono étudie cette rencontre entre tradition javanaise et interventions récentes. Plusieurs cours d’une même ville ont développé leurs propres ensembles religieux.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Bains d’Umbul Pengging

Bains d’Umbul Pengging — vue du site.
Bains d’Umbul Pengging — vue du site.
Photothèque du projet.

Bassins, murs et accès composent un paysage de l’eau associé à l’histoire royale de Pengging.

Lieu
Banyudono, Boyolali, Java central
Repères chronologiques
Aménagements liés à la cour de Surakarta, notamment au XIXe siècle
Fonction
Bains et paysage royal
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Les bassins et leurs bordures mettent en forme l’usage des sources et des pratiques du bain. Portes et murs organisent l’accès à l’eau. Le site possède une histoire plus longue que les seuls aménagements royaux visibles. Ses transformations et ses usages actuels doivent donc être distingués des étapes anciennes du paysage.

Source et lecture complémentaire ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Mosquée et sanctuaire de Sunan Ampel

Mosquée et sanctuaire de Sunan Ampel — vue du site.
Mosquée et sanctuaire de Sunan Ampel — vue du site.
Photothèque du projet.

Mosquée, tombeau et portes structurent un quartier de pèlerinage au nord de Surabaya.

Lieu
Surabaya, Java oriental
Repères chronologiques
Fondation liée au XVe siècle ; agrandissements et remaniements
Fonction
Mosquée et sanctuaire funéraire
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Le complexe associe une mosquée à la mémoire de Sunan Ampel, figure des Wali Songo. Accès, cheminements et activités commerciales accompagnent les visites. Les agrandissements ont modifié l’échelle du bâtiment religieux. Minaret, portes et abris ne doivent pas tous être datés de la fondation ancienne du lieu.

Mosquée et sanctuaire de Sunan Ampel — autre dessin du monument
Autre dessin du monument · illustration par IA.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Ensemble de Sendang Duwur

Ensemble de Sendang Duwur — vue du site.
Ensemble de Sendang Duwur — vue du site.
Photothèque du projet.

Des portes sculptées en forme d’ailes précèdent l’ensemble religieux de Sendang Duwur.

Lieu
Sendang Duwur, Lamongan, Java oriental
Repères chronologiques
Origines au XVIe siècle ; réparations ultérieures
Fonction
Mosquée, portes et sanctuaire funéraire
Voir plus

Portes et reliefs sont remarquables dans cet ensemble qui associe mosquée et mémoire funéraire. La sculpture témoigne de traditions javanaises employées dans un contexte musulman. Les détails complètent la vue générale. Le site comprend plusieurs parties et des réfections : le dessin ne prouve pas l’état de tous les bâtiments au XVIe siècle.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

Les dessins sont des interprétations générées par IA. Les photographies et les documents légendés permettent de les comparer aux lieux réels.

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Sanctuaire de Sunan Giri

Sanctuaire de Sunan Giri — porte et accès.
Sanctuaire de Sunan Giri — porte et accès.
Photothèque du projet.

Escaliers et portes jalonnent la montée vers le sanctuaire de Sunan Giri, sur les hauteurs de Gresik.

Lieu
Gresik, Java oriental
Repères chronologiques
Mémoire d’une figure des XVe–XVIe siècles ; ensemble remanié
Fonction
Sanctuaire funéraire et portes
Voir plus

Le site associe relief, parcours d’ascension et seuils. Le cheminement des visiteurs est donc un élément essentiel de son architecture. La photographie retenue montre une porte d’accès et ne doit pas être confondue avec le tombeau. Les aménagements actuels résultent d’une histoire d’entretien et de transformation du sanctuaire.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Cimetière de Troloyo

Cimetière de Troloyo — porte et accès.
Cimetière de Troloyo — porte et accès.
Photothèque du projet.

Une porte de briques ouvre sur un site funéraire musulman dans le paysage de l’ancienne capitale de Majapahit.

Lieu
Trowulan, Mojokerto, Java oriental
Repères chronologiques
Sépultures médiévales et aménagements plus récents
Fonction
Cimetière et porte
Voir plus

Troloyo documente la présence de communautés musulmanes dans le paysage de Trowulan. Les stèles et leurs inscriptions sont distinctes de la porte et des aménagements actuels. Le portail ne prouve donc pas qu’un bâtiment soit intégralement conservé depuis Majapahit. La lecture associe vestiges funéraires, contexte et évolution des lieux de visite.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Tombeau de Sunan Bonang

Tombeau de Sunan Bonang — vue du site.
Tombeau de Sunan Bonang — vue du site.
Photothèque du projet.

Portes, cours et pavillons organisent un sanctuaire de pèlerinage au centre de Tuban.

Lieu
Tuban, Java oriental
Repères chronologiques
Mémoire d’une figure des XVe–XVIe siècles ; ensemble transformé
Fonction
Sanctuaire funéraire
Voir plus

Le tombeau est lié à Sunan Bonang, figure des Wali Songo. L’approche du sanctuaire passe par des seuils et des espaces d’attente. Les bâtiments protègent la sépulture et accompagnent les visites. Portes et pavillons possèdent leur propre histoire de reconstruction : leur état actuel ne date pas automatiquement de la vie du personnage.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Keraton de Sumenep

Keraton de Sumenep — vue du site.
Keraton de Sumenep — vue du site.
Photothèque du projet.

Un grand pavillon ouvert et des cours montrent l’architecture de réception de la cour de Sumenep.

Lieu
Sumenep, Madura
Repères chronologiques
Ensemble royal des XVIIIe–XIXe siècles ; remaniements
Fonction
Palais et pavillon de réception
Voir plus

Le palais met en évidence les transitions entre espaces ouverts et couverts. Il appartient à l’histoire des pouvoirs de Madura et de leurs relations avec Java et les autorités coloniales. Façades et décors réunissent plusieurs références. Cette résidence montre des fonctions d’audience et de représentation différentes de celles d’une mosquée.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Mosquée Sultan Suriansyah

Mosquée Sultan Suriansyah — vue du site.
Mosquée Sultan Suriansyah — vue du site.
Photothèque du projet.

Une toiture de bois à plusieurs niveaux caractérise cette mosquée liée au sultanat de Banjar.

Lieu
Banjarmasin, Kalimantan du Sud
Repères chronologiques
Fondation liée au XVIe siècle ; structure restaurée
Fonction
Mosquée du sultanat de Banjar
Voir plus

La mosquée montre la diffusion des toitures étagées au-delà de Java. Structure et couvertures mobilisent les techniques du bois dans le paysage de Banjarmasin. Le lieu est associé à la mémoire de l’islamisation du pouvoir de Banjar. Cette ancienneté concerne le site ; les matériaux ont connu réparations et renouvellements.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Mosquée Jami de Pontianak

Mosquée Jami de Pontianak — vue du site.
Mosquée Jami de Pontianak — vue du site.
Photothèque du projet.

Une grande charpente et des toits superposés composent la mosquée royale proche du palais Kadariah.

Lieu
Pontianak, Kalimantan occidental
Repères chronologiques
Héritage du sultanat fondé au XVIIIe siècle ; agrandissements
Fonction
Mosquée royale Syarif Abdurrahman
Voir plus

La mosquée du sultan Syarif Abdurrahman appartient au paysage fluvial et royal de Pontianak. Supports et niveaux de toiture forment une architecture distincte des grands dômes modernes. Le voisinage du palais éclaire l’organisation du centre de pouvoir. Ce lieu historique est différent de Syarif Abdurachman à Cirebon, inaugurée en 2023.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

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Palais Kadariah

Palais Kadariah — vue du site.
Palais Kadariah — vue du site.
Photothèque du projet.

Une résidence de bois surélevée, aux façades jaunes, marque l’ancien centre royal de Pontianak.

Lieu
Pontianak, Kalimantan occidental
Repères chronologiques
Origines à la fin du XVIIIe siècle ; remaniements
Fonction
Palais du sultanat de Pontianak
Voir plus

Le palais se situe près de la mosquée royale et du réseau fluvial qui a structuré Pontianak. Bois, surélévation et galeries participent à sa composition. Les espaces d’accueil représentent le pouvoir du sultan. La comparaison avec Siak et Maimun montre des choix de matériaux et de formes différents au sein des cours de l’archipel.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

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Palais Alwatzikoebillah de Sambas

Palais Alwatzikoebillah de Sambas — vue du site.
Palais Alwatzikoebillah de Sambas — vue du site.
Photothèque du projet.

Une résidence jaune sur pilotis occupe le site royal de Sambas, au voisinage des rivières.

Lieu
Sambas, Kalimantan occidental
Repères chronologiques
Palais actuel du XXe siècle, héritier d’une cour plus ancienne
Fonction
Palais du sultanat de Sambas
Voir plus

Pilotis, galeries et volumes de bois rappellent l’importance du contexte fluvial. La cour de Sambas possède une histoire plus ancienne que le bâtiment actuel. Présenter ces deux chronologies séparément évite de donner au palais visible l’âge de la fondation du sultanat. La mosquée voisine complète la lecture du site.

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Mosquée du sultanat de Sambas

Mosquée du sultanat de Sambas — vue du site.
Mosquée du sultanat de Sambas — vue du site.
Photothèque du projet.

Bois, pilotis et toiture étagée rapprochent cette mosquée du paysage royal et fluvial de Sambas.

Lieu
Sambas, Kalimantan occidental
Repères chronologiques
XIXe siècle ; entretien et restaurations
Fonction
Mosquée royale
Voir plus

La mosquée se comprend dans ses relations avec le palais et les rivières. Sa surélévation, ses supports et sa couverture montrent des choix constructifs régionaux. Les photographies permettent de comparer ses proportions à celles de la résidence voisine. Les deux bâtiments appartiennent au même environnement royal, avec des fonctions distinctes.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Mosquée Katangka

Mosquée Katangka — vue du site.
Mosquée Katangka — vue du site.
Photothèque du projet.

Un toit à plusieurs niveaux couvre la mosquée ancienne de Katangka, dans le paysage de Gowa.

Lieu
Gowa, Sulawesi du Sud
Repères chronologiques
Héritage du XVIIe siècle ; restaurations et transformations
Fonction
Mosquée royale Al-Hilal
Voir plus

Katangka est liée à l’histoire de l’islam dans le royaume de Gowa. Son volume compact, ses murs et sa couverture offrent un point de comparaison avec Java et Kalimantan. L’architecture religieuse connaît ainsi des adaptations régionales. La fondation ancienne doit être distinguée des restaurations et des éléments ajoutés au bâtiment actuel.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

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Palais Balla Lompoa

Palais Balla Lompoa — vue du site.
Palais Balla Lompoa — vue du site.
Photothèque du projet.

Un large escalier conduit au palais de bois sur pilotis, aujourd’hui consacré aux collections de Gowa.

Lieu
Sungguminasa, Gowa, Sulawesi du Sud
Repères chronologiques
Palais construit en 1936
Fonction
Palais de Gowa, aujourd’hui musée
Voir plus

Surélévation, ossature de bois, couverture ample et accès marqué reprennent les principes d’une grande résidence sur pilotis. Le bâtiment conservé date du XXe siècle, même si la cour possède une histoire beaucoup plus ancienne. Ses espaces accueillent aujourd’hui un musée lié à la mémoire du royaume.

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Mosquée ancienne de Palopo

Mosquée ancienne de Palopo — vue du site.
Mosquée ancienne de Palopo — vue du site.
Photothèque du projet.

Un toit pyramidal à plusieurs niveaux domine une petite salle de prière aux murs maçonnés.

Lieu
Palopo, Sulawesi du Sud
Repères chronologiques
Début du XVIIe siècle ; réparations et restaurations
Fonction
Mosquée royale
Voir plus

La mosquée appartient à l’histoire du royaume de Luwu. Volume, charpente et couverture constituent une interprétation régionale de l’espace de prière. Les mosquées royales étudiées par Nasution révèlent des liens entre culte et représentation du pouvoir, avec des formes variées. Le bâtiment actuel doit aussi être lu à travers ses restaurations.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

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Mosquée du palais de Buton

Mosquée du palais de Buton — vue du site.
Mosquée du palais de Buton — vue du site.
Photothèque du projet.

Une toiture étagée signale la mosquée au cœur de l’ancienne citadelle royale de Buton.

Lieu
Baubau, île de Buton
Repères chronologiques
Héritage du sultanat ; bâtiment remanié
Fonction
Mosquée royale
Voir plus

La mosquée se situe dans un espace où pouvoir politique, pratiques religieuses et habitat étaient proches. Ses supports, sa salle et les niveaux du toit sont plus utiles à observer que la couleur actuelle de la couverture. L’histoire de ce lieu de culte comprend aussi l’entretien du bâtiment et l’évolution des pratiques.

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Citadelle et portes de Buton

Citadelle et portes de Buton — vue du site.
Citadelle et portes de Buton — vue du site.
Photothèque du projet.

Murailles et portes délimitent le site élevé de l’ancien centre royal de Buton.

Lieu
Baubau, île de Buton
Repères chronologiques
Fortifications du sultanat ; plusieurs phases
Fonction
Fortification et portes
Voir plus

Les fortifications montrent une dimension défensive de l’architecture des sultanats. Les murs suivent le terrain et les portes contrôlent l’accès au plateau habité. La mosquée appartient au même ensemble mais remplit une autre fonction. Les vues des murs et d’une porte éclairent l’épaisseur de l’enceinte et le rôle du relief.

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Mosquée aux 99 coupoles

Mosquée aux 99 coupoles — vue du site.
Mosquée aux 99 coupoles — vue du site.
Photothèque du projet.

Une constellation de coupoles colorées compose une mosquée contemporaine sur le front de mer de Makassar.

Lieu
Makassar, Sulawesi du Sud
Repères chronologiques
XXIe siècle
Fonction
Mosquée contemporaine
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Dans le secteur récent de Center Point of Indonesia, répétition des coupoles et couleurs vives produisent une silhouette monumentale. Le projet transforme le paysage urbain et maritime de Makassar. Il est présenté comme une construction contemporaine, distincte des mosquées historiques de Katangka, de Palopo et de Buton.

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Kedaton de Ternate

Kedaton de Ternate — vue du site.
Kedaton de Ternate — vue du site.
Photothèque du projet.

Le palais blanc s’élève au-dessus de la ville de Ternate, au pied du volcan Gamalama.

Lieu
Ternate, Moluques du Nord
Repères chronologiques
Palais actuel du XIXe siècle ; restaurations
Fonction
Palais du sultanat
Voir plus

Implantation, escaliers et espaces de réception organisent une approche solennelle du Kedaton. Palais et mosquée appartiennent au même environnement royal sans avoir la même fonction. La construction actuelle ne doit pas être confondue avec l’âge plus ancien du sultanat, dans un paysage insulaire marqué par les échanges d’épices.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

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Kedaton de Tidore

Kedaton de Tidore — vue du site.
Kedaton de Tidore — vue du site.
Photothèque du projet.

La résidence de Soasio présente aujourd’hui une reconstruction du palais du sultanat de Tidore.

Lieu
Soasio, île de Tidore
Repères chronologiques
Palais actuel reconstruit ; héritage d’un sultanat ancien
Fonction
Palais reconstruit
Voir plus

Tidore possède une longue histoire politique, mais le bâtiment photographié est une reconstruction. Une résidence récente peut réactiver une mémoire ancienne sans être un vestige intact de cette époque. Les recherches sur le Kadato Kie étudient sa typologie et ses références. Escaliers et façades permettent une comparaison avec le palais de Ternate.

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Mosquée du sultan de Ternate

Mosquée du sultan de Ternate — vue du site.
Mosquée du sultan de Ternate — vue du site.
Photothèque du projet.

Des toits pyramidaux superposés distinguent la mosquée royale dans le paysage volcanique de Ternate.

Lieu
Ternate, Moluques du Nord
Repères chronologiques
Fondation ancienne ; reconstructions et restaurations
Fonction
Mosquée royale
Voir plus

L’édifice montre la présence de toits étagés dans l’est de l’archipel. Sa relation avec le palais participe à la lecture de la ville royale. Niveaux de couverture, proportions et accès méritent l’attention. Les transformations successives empêchent d’attribuer toutes les parties actuelles à une date unique.

Isman Pratama Nasution (2017) — mosquées royales ↗

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Mosquée Wapauwe

Mosquée Wapauwe — vue du site.
Mosquée Wapauwe — vue du site.
Photothèque du projet.

Une petite charpente et une couverture de fibres végétales caractérisent la mosquée de Kaitetu.

Lieu
Kaitetu, île d’Ambon
Repères chronologiques
Fondation ancienne ; bâtiment déplacé, réparé et entretenu
Fonction
Mosquée
Voir plus

Wapauwe mobilise des matériaux et des savoir-faire locaux dans un édifice à petite échelle. Sa couverture peut être comparée aux tuiles de Java ou aux dômes modernes. L’entretien et le remplacement des matériaux périssables assurent la continuité du lieu. La fondation ancienne ne date pas chaque pièce de charpente visible.

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Mosquée ancienne de Rohomoni

Mosquée ancienne de Rohomoni — vue du site.
Mosquée ancienne de Rohomoni — vue du site.
Photothèque du projet.

Une haute toiture pyramidale domine cette mosquée de l’île de Haruku, dans les Moluques.

Lieu
Rohomoni, île de Haruku
Repères chronologiques
Fondation ancienne ; matériaux renouvelés au fil du temps
Fonction
Mosquée
Voir plus

La pente et les débords de la couverture donnent au bâtiment une silhouette très différente des mosquées à dômes. Le renouvellement des matériaux fait partie de la conservation et de la transmission des savoir-faire. Les vues extérieures documentent surtout la couverture et les proportions, sans montrer tous les espaces intérieurs.

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Mosquée Bayan Beleq

Mosquée Bayan Beleq — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Mosquée Bayan Beleq — illustration publiée dans l’ouvrage de Wiryomartono.
Bagoes Wiryomartono, Historical Mosques in Indonesia and the Malay World (2023), fig. 1.2 · p. 21 du PDF.

Couverture végétale et ossature de bois forment une petite mosquée liée aux traditions de Bayan.

Lieu
Bayan, nord de Lombok
Repères chronologiques
Mosquée ancienne ; charpente et couverture entretenues
Fonction
Mosquée traditionnelle
Voir plus

Bayan Beleq emprunte aux techniques de construction locales de Lombok. Wiryomartono souligne sa place particulière dans les pratiques de la communauté. Les matériaux périssables nécessitent un renouvellement : l’ancienneté du lieu ne signifie pas que toute la couverture soit ancienne. La comparaison avec d’autres régions révèle la diversité de l’architecture musulmane.

Bagoes Wiryomartono (2023) — étude et lecture complémentaire ↗

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Palais Dalam Loka

Palais Dalam Loka — vue du site.
Palais Dalam Loka — vue du site.
Photothèque du projet.

Deux grands volumes de bois sur pilotis composent l’ancienne résidence royale de Sumbawa.

Lieu
Sumbawa Besar, île de Sumbawa
Repères chronologiques
Construction en 1885 ; restaurations ultérieures
Fonction
Palais du sultanat de Sumbawa
Voir plus

Le palais associe surélévation, grandes charpentes et couvertures jumelles. Sa composition éclaire les fonctions de réception et de représentation de la cour. La date du bâtiment, à la fin du XIXe siècle, doit être distinguée de la fondation plus ancienne du sultanat. Les restaurations assurent la continuité de cette construction de bois.

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Architecture indonésienne

Architecture de la période coloniale

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Ancien hôtel de ville de Batavia

Ancien hôtel de ville de Batavia — vue du site.
Ancien hôtel de ville de Batavia — vue du site.
Aisha Tanduk / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Une façade symétrique, une haute toiture et un petit clocheton marquent l’ancien centre administratif de Batavia.

Lieu
Place Fatahillah, Kota Tua, Jakarta
Repères chronologiques
1707–1710 ; réaffectations ultérieures
Fonction
Hôtel de ville colonial, aujourd’hui musée
Voir plus

Construit entre 1707 et 1710, le Stadhuis appartient à l’organisation de la ville contrôlée par la VOC. Sa façade et la place mettent en scène le pouvoir colonial. Aujourd’hui musée d’histoire de Jakarta, le bâtiment témoigne aussi de la réutilisation de cet héritage après l’indépendance. La vue aérienne permet de replacer l’édifice dans le quartier.

Crédits des photographies
  • Ancien hôtel de ville de Batavia — vue du site. Aisha Tanduk / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0
  • Le quartier de Kota Tua et la place Fatahillah vus du ciel. IndoDroneMan / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0

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Toko Merah

Toko Merah — vue du site.
Toko Merah — vue du site.
Chainwit. / Wikimedia Commons · CC BY 4.0.

La façade rouge de Toko Merah contraste avec les grands immeubles clairs de l’ancien quartier de Batavia.

Lieu
Kali Besar, Kota Tua, Jakarta
Repères chronologiques
XVIIIe siècle ; transformations successives
Fonction
Résidence et usages commerciaux
Voir plus

Cette demeure du XVIIIe siècle a connu plusieurs occupants et usages. Sa composition régulière, sa toiture de tuiles et ses grandes ouvertures montrent une autre échelle que celle de l’hôtel de ville. Sa place près du canal Kali Besar rappelle les relations entre résidence, commerce et circulation dans la ville coloniale.

Crédits des photographies
  • Toko Merah — vue du site. Chainwit. / Wikimedia Commons · CC BY 4.0. Source ↗ · CC BY 4.0

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Musée Wayang

Musée Wayang — vue du site.
Musée Wayang — vue du site.
Nash ravers / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Une façade à pignons accueille aujourd’hui les collections de marionnettes du Musée Wayang.

Lieu
Place Fatahillah, Kota Tua, Jakarta
Repères chronologiques
Site religieux du XVIIe siècle ; bâtiment actuel plus récent
Fonction
Ancien bâtiment colonial, aujourd’hui musée
Voir plus

L’histoire du terrain remonte aux églises de la Batavia du XVIIe siècle, mais le bâtiment visible est plus récent. Il ne faut donc pas dater toute sa façade de la première église. La transformation du lieu en musée consacré au wayang montre comment un héritage colonial peut accueillir des collections liées aux cultures indonésiennes.

Crédits des photographies

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Immeuble OLVEH

Immeuble OLVEH — vue du site.
Immeuble OLVEH — vue du site.
Cun Cun / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Les lignes verticales et la façade légèrement arrondie distinguent cet ancien immeuble d’assurance.

Lieu
Kota Tua, Jakarta
Repères chronologiques
1921 ; restaurations ultérieures
Fonction
Ancien bureau d’assurance
Voir plus

Le bâtiment OLVEH date de 1921. Son nom rappelle une société d’assurance et le développement des services financiers dans la ville coloniale. Les proportions, les ouvertures et le décor peuvent être comparés aux immeubles voisins de Kota Tua. Une recherche consacrée à son attribution architecturale souligne l’intérêt des archives pour distinguer les noms et les dates.

Crédits des photographies

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Immeuble Dasaad Musin

Immeuble Dasaad Musin — vue du site.
Immeuble Dasaad Musin — vue du site.
Photothèque du projet.

Une longue façade ocre et des ouvertures régulières signalent un ancien immeuble commercial de Kota Tua.

Lieu
Kota Tua, Jakarta
Repères chronologiques
Époque coloniale ; usages commerciaux successifs
Fonction
Immeuble commercial
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L’édifice connu sous le nom de Dasaad Musin appartient au paysage des bureaux et du commerce de l’ancienne Batavia. Sa façade permet d’étudier le rythme des fenêtres, les angles et l’organisation des niveaux. Les changements d’occupants et de noms font partie de cette histoire urbaine ; ils ne donnent pas, à eux seuls, une date de construction certaine.

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Ancien bureau fiscal de Tambora

Ancien bureau fiscal de Tambora — vue du site.
Ancien bureau fiscal de Tambora — vue du site.
Gunawan Kartapranata / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0.

Pignons, hautes fenêtres et toiture de tuiles rythment cet immeuble de Kali Besar.

Lieu
Kali Besar, Kota Tua, Jakarta
Repères chronologiques
Bâtiment colonial ; réaffectations administratives
Fonction
Immeuble de bureaux
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Le bâtiment photographié comme bureau fiscal de Tambora se trouve près de Toko Merah. Ce voisinage permet de comparer des façades et des couvertures différentes dans le même quartier. Les fonctions administratives connues à une époque récente ne prouvent pas qu’elles aient été celles d’origine : la réaffectation des immeubles est une dimension importante de Kota Tua.

Crédits des photographies
  • Ancien bureau fiscal de Tambora — vue du site. Gunawan Kartapranata / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0. Source ↗ · CC BY-SA 3.0

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Gedung Sate

Gedung Sate — vue du site.
Gedung Sate — vue du site.
Rahmatdenas, 2024 / photothèque du projet.

Un axe symétrique et une tour centrale composent l’un des grands bâtiments administratifs de Bandung.

Lieu
Bandung, Java occidental
Repères chronologiques
1920–1924 ; usages administratifs ultérieurs
Fonction
Bâtiment administratif
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Construit entre 1920 et 1924, Gedung Sate appartient à un projet de grands équipements de l’administration coloniale. Toitures, galeries et composition monumentale associent plusieurs références et répondent aussi au contexte tropical. Son emploi ultérieur par les institutions de Java occidental montre la continuité d’un bâtiment à travers un changement de régime politique.

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Villa Isola

Villa Isola — vue du site.
Villa Isola — vue du site.
Photothèque du projet.

Courbes, terrasses et volumes géométriques donnent à Villa Isola une silhouette moderne.

Lieu
Campus UPI, Bandung
Repères chronologiques
1933 ; réaffectation universitaire ultérieure
Fonction
Ancienne résidence, aujourd’hui bâtiment universitaire
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Réalisée en 1933 par C. P. Wolff Schoemaker pour le patron de presse Dominique Willem Berretty, la villa illustre une architecture résidentielle privilégiée. Sa relation au jardin et au relief participe à sa composition. Intégrée ensuite au monde universitaire, elle rappelle que la forme d’une résidence peut être conservée tout en changeant profondément d’usage.

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Hôtel Savoy Homann

Hôtel Savoy Homann — vue du site.
Hôtel Savoy Homann — vue du site.
Chainwit. / Wikimedia Commons · CC BY 4.0.

De longues courbes et une tour verticale marquent la façade moderne de l’hôtel Savoy Homann.

Lieu
Jalan Asia Afrika, Bandung
Repères chronologiques
Hôtel ancien ; façade moderne de 1939
Fonction
Hôtel
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La façade conçue par A. F. Aalbers en 1939 renouvelle un hôtel déjà ancien. Les lignes horizontales, les arrondis et l’expression de la circulation verticale appartiennent aux recherches modernes de l’entre-deux-guerres. L’architecture coloniale ne se résume donc pas aux pignons et aux colonnes. L’histoire du bâtiment se poursuit après l’indépendance, notamment dans le contexte de la conférence de Bandung.

Crédits des photographies
  • Hôtel Savoy Homann — vue du site. Chainwit. / Wikimedia Commons · CC BY 4.0. Source ↗ · CC BY 4.0
  • Hôtel Savoy Homann — vue du site. Chainwit. / Wikimedia Commons · CC BY 4.0. Source ↗ · CC BY 4.0

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Ancien magasin De Vries

Ancien magasin De Vries — vue du site.
Ancien magasin De Vries — vue du site.
BxHxTxCx (using album) / Wikimedia Commons · CC BY-SA 2.0.

Une façade d’angle et une petite tour signalent l’ancien magasin De Vries sur une grande avenue de Bandung.

Lieu
Jalan Asia Afrika, Bandung
Repères chronologiques
Fin du XIXe–début du XXe siècle ; transformations
Fonction
Ancien grand magasin
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Le magasin appartient à l’histoire commerciale de Bandung. Son angle traité comme un repère visuel, ses ouvertures et sa toiture rendent l’édifice reconnaissable dans la rue. Ce type de construction montre l’importance des commerces dans le paysage colonial. La forme actuelle doit être lue à travers les transformations et les réutilisations successives.

Crédits des photographies
  • Ancien magasin De Vries — vue du site. BxHxTxCx (using album) / Wikimedia Commons · CC BY-SA 2.0. Source ↗ · CC BY-SA 2.0

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Grande poste de Bandung

Grande poste de Bandung — vue du site.
Grande poste de Bandung — vue du site.
Photothèque du projet.

Une haute toiture de tuiles et de grandes ouvertures caractérisent la poste près de l’alun-alun de Bandung.

Lieu
Près de l’alun-alun, Bandung
Repères chronologiques
Première moitié du XXe siècle
Fonction
Bureau de poste
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Le bâtiment représente une architecture de service plutôt qu’une résidence ou un palais. La poste s’inscrit dans les réseaux de communication de la ville et de la colonie. Sa composition régulière et sa grande couverture peuvent être comparées aux autres équipements de Bandung. L’entretien et les réaménagements ont accompagné la poursuite de ses usages.

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Église Maranatha

Église Maranatha — vue du site.
Église Maranatha — vue du site.
Rochelimit / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Un clocher pointu et de grands pans de toiture distinguent l’église Maranatha de Bandung.

Lieu
Taman Cibeunying Utara, Bandung
Repères chronologiques
1927 ; entretien et transformations ultérieures
Fonction
Église protestante
Voir plus

L’église, achevée en 1927, est liée à l’architecte Brinkman. Clocher, baies et couverture organisent la lecture du bâtiment depuis la rue. Elle montre la place des institutions religieuses dans le développement de Bandung à l’époque coloniale. L’histoire de la communauté et l’entretien de l’édifice se poursuivent ensuite dans l’Indonésie indépendante.

Crédits des photographies
  • Église Maranatha — vue du site. Rochelimit / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0

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Lawang Sewu

Lawang Sewu — vue du site.
Lawang Sewu — vue du site.
Arief Broto Susilo / Wikimedia Commons · CC0.

Des arcades, de hautes toitures et des tours d’angle donnent son ampleur à l’ancien siège ferroviaire.

Lieu
Semarang, Java central
Repères chronologiques
1904–1907 pour le bâtiment principal ; extensions ultérieures
Fonction
Ancien siège de compagnie ferroviaire
Voir plus

Lawang Sewu abritait le siège de la compagnie ferroviaire NIS. Son bâtiment principal est construit entre 1904 et 1907, puis complété. Galeries, grandes ouvertures et vitraux structurent les parcours et les ambiances. Le complexe raconte à la fois l’architecture des bureaux, le développement du rail et les réutilisations après l’époque coloniale.

Crédits des photographies
  • Lawang Sewu — vue du site. Arief Broto Susilo / Wikimedia Commons · CC0. Source ↗ · CC0
  • Lawang Sewu — vue du site. Galuhranitiara / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0
  • Tugu Muda, monument postérieur à l’indépendance, avec Lawang Sewu à l’arrière-plan. Midori / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0. Source ↗ · CC BY-SA 3.0
  • Lawang Sewu — vue intérieure. Hinhim / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0

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Église Blenduk

Église Blenduk — vue du site.
Église Blenduk — vue du site.
Herusutimbul / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Une grande coupole et deux tours composent la silhouette de l’église Blenduk à Kota Lama.

Lieu
Kota Lama, Semarang
Repères chronologiques
Fondation au XVIIIe siècle ; silhouette remaniée au XIXe siècle
Fonction
Église protestante
Voir plus

La communauté et la fondation du lieu remontent au XVIIIe siècle, tandis que sa silhouette a été remaniée, notamment au XIXe siècle. La coupole, le portique et les tours donnent une composition différente de celle des églises à clocher pointu de Bandung. Le bâtiment forme aussi un repère dans les rues de l’ancien quartier.

Crédits des photographies
  • Église Blenduk — vue du site. Herusutimbul / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0
  • Église Blenduk — vue du site. Herusutimbul / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0

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Quartier de Kota Lama

Quartier de Kota Lama — vue du site.
Quartier de Kota Lama — vue du site.
siska maria eviline / Wikimedia Commons · CC BY 2.0.

Rues, façades de bureaux et anciens commerces forment le paysage de Kota Lama, à Semarang.

Lieu
Ancien quartier de Semarang ; repère près de Blenduk
Repères chronologiques
Quartier développé entre les XVIIe et XXe siècles
Fonction
Ensemble urbain
Voir plus

Cette fiche présente un quartier plutôt qu’un monument unique. Les vues actuelles et l’archive de la Kerkstraat permettent de comparer les alignements, les façades et les usages de la rue. Les immeubles n’ont pas tous la même date. La conservation de Kota Lama pose également la question de la place de cet héritage dans la ville habitée d’aujourd’hui.

Crédits des photographies
  • Quartier de Kota Lama — vue du site. siska maria eviline / Wikimedia Commons · CC BY 2.0. Source ↗ · CC BY 2.0
  • La Kerkstraat à Semarang — photographie d’archive de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle. Bisschop, A. / Semarang-Cheribon / Wikimedia Commons · Public domain. Source ↗

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Hôtel Majapahit

Hôtel Majapahit — vue du site.
Hôtel Majapahit — vue du site.
Lasthib / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Cours, jardins et galeries à arcades organisent l’ancien Oranje Hotel de Surabaya.

Lieu
Jalan Tunjungan, Surabaya
Repères chronologiques
Début du XXe siècle ; agrandissements et restaurations
Fonction
Hôtel, ancien Oranje Hotel
Voir plus

L’hôtel, ouvert au début du XXe siècle, est transformé et agrandi au fil du temps. Les espaces de séjour témoignent d’un programme d’accueil privilégié dans la ville coloniale. Sa mémoire est aussi liée aux événements de 1945. Les recherches de Freek Colombijn montrent comment les habitants réinterprètent aujourd’hui les bâtiments hérités de cette période.

Crédits des photographies

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Immeuble AA Energy

Immeuble AA Energy — vue du site.
Immeuble AA Energy — vue du site.
Bahnfrend / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Une petite tour d’angle et des rangées de fenêtres rythment cet immeuble de Jalan Veteran.

Lieu
Jalan Veteran 19–21, Surabaya
Repères chronologiques
Époque coloniale ; réaffectations ultérieures
Fonction
Immeuble de bureaux
Voir plus

L’immeuble connu comme AA Energy appartient au paysage des anciens bureaux de Surabaya. Le traitement de l’angle lui donne une présence particulière dans la rue. Son appellation permet d’identifier le bâtiment photographié, sans établir le nom de son premier occupant. Le quartier montre la réutilisation d’immeubles coloniaux par des activités commerciales et administratives successives.

Crédits des photographies
  • Immeuble AA Energy — vue du site. Bahnfrend / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0

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Ancien immeuble Suara Asia

Ancien immeuble Suara Asia — vue du site.
Ancien immeuble Suara Asia — vue du site.
Photothèque du projet.

Deux petits dômes et une façade blanche distinguent cet immeuble de l’ancien centre de Surabaya.

Lieu
Jalan Pahlawan, Surabaya
Repères chronologiques
Première moitié du XXe siècle ; usages successifs
Fonction
Ancien immeuble commercial et de presse
Voir plus

Le bâtiment a accueilli des activités commerciales et de presse avant plusieurs usages administratifs. Il est notamment associé au journal Surabaiasch Handelsblad, puis au nom Suara Asia. Cette succession rappelle qu’un édifice ne garde pas toujours sa fonction ni son nom d’origine. Les dômes, les ouvertures et les angles restent des repères pour lire sa façade.

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Maison Tjong A Fie

Maison Tjong A Fie — vue du site.
Maison Tjong A Fie — vue du site.
Pratyeka / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0.

Un portail, des cours et des galeries composent la maison du négociant Tjong A Fie.

Lieu
Kesawan, Medan, Sumatra du Nord
Repères chronologiques
Fin du XIXe siècle ; maison aujourd’hui ouverte à la visite
Fonction
Résidence de négociant
Voir plus

La demeure permet d’aborder Medan depuis la place des négociants sino-indonésiens, et non seulement celle des administrateurs néerlandais. La maison associe plusieurs traditions dans ses espaces de réception et ses décors. Portail, façade et détail intérieur complètent la visite. Sa transformation en musée rappelle le rôle des familles et des communautés dans la transmission du patrimoine.

Crédits des photographies
  • Maison Tjong A Fie — vue du site. Pratyeka / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0. Source ↗ · CC BY-SA 3.0
  • Maison Tjong A Fie — détail du décor. Bennylin / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0
  • Maison Tjong A Fie — portail d’entrée. Bennylin / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0

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Immeuble Lonsum

Immeuble Lonsum — vue du site.
Immeuble Lonsum — vue du site.
MaheSwara / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Un grand immeuble blanc marque le quartier commercial de Kesawan, à Medan.

Lieu
Kesawan, Medan, Sumatra du Nord
Repères chronologiques
Début du XXe siècle ; usages commerciaux ultérieurs
Fonction
Immeuble de compagnie
Voir plus

Lonsum appartient au paysage des compagnies et du commerce développé au début du XXe siècle. Ses étages, ses ouvertures et son angle composent une façade destinée à la rue. Le bâtiment peut être comparé à la maison Tjong A Fie, voisine mais organisée autour d’autres usages. L’histoire urbaine de Medan est aussi liée à l’économie des plantations.

Crédits des photographies

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Patrimoine minier d’Ombilin

Installations industrielles de Sawahlunto.
Installations industrielles de Sawahlunto.
Joachim Lutz / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Installations industrielles, mine et réseaux de transport forment un paysage d’extraction autour de Sawahlunto.

Lieu
Sawahlunto, Sumatra occidental ; repère du paysage minier
Repères chronologiques
Fin du XIXe–début du XXe siècle ; usages ultérieurs
Fonction
Ensemble industriel et minier
Voir plus

Développé à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, l’ensemble reliait extraction, traitement et transport du charbon. L’UNESCO souligne une main-d’œuvre comprenant des habitants locaux, des travailleurs sous contrat et des condamnés. Machines, bâtiments et voies doivent donc être étudiés avec l’histoire du travail colonial. Le repère de la carte désigne le paysage minier, pas une entrée précise.

Crédits des photographies
  • Installations industrielles de Sawahlunto. Joachim Lutz / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0
  • Entrée des mines d’Ombilin — photographie d’archive. Boy Lawson / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0. Source ↗ · CC BY-SA 3.0

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Patrimoine minier d’Ombilin — entrée de mine : interprétation
Entrée de mine : interprétation · illustration par IA.

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Fort Rotterdam

Fort Rotterdam — vue du site.
Fort Rotterdam — vue du site.
Fardhanzlf / Wikimedia Commons · CC0.

Derrière les murailles, des bâtiments à toits de tuiles s’organisent autour de cours.

Lieu
Makassar, Sulawesi du Sud
Repères chronologiques
Site de Gowa ; réaménagements néerlandais à partir du XVIIe siècle
Fonction
Fort et bâtiments administratifs
Voir plus

Le site vient d’un fort du royaume de Gowa, repris et transformé par les Néerlandais à partir du XVIIe siècle. Il ne s’agit donc pas d’une création coloniale sur un terrain sans histoire. Les bâtiments intérieurs témoignent des réaménagements du pouvoir et de l’administration. Leur utilisation muséale actuelle ajoute une autre étape à la vie du fort.

Crédits des photographies
  • Fort Rotterdam — vue du site. Fardhanzlf / Wikimedia Commons · CC0. Source ↗ · CC0
  • Fort Rotterdam — vue du site. Sanko. / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0. Source ↗ · CC BY-SA 3.0

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Fort Oranje

Fort Oranje — bâtiment à l’intérieur de l’enceinte.
Fort Oranje — bâtiment à l’intérieur de l’enceinte.
RaymondSutanto / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Une porte et des bâtiments intérieurs témoignent de plusieurs phases de l’histoire du fort Oranje.

Lieu
Ternate, Moluques du Nord
Repères chronologiques
Début du XVIIe siècle ; bâtiments et restaurations de plusieurs époques
Fonction
Fort colonial
Voir plus

Le fort appartient aux installations de la VOC à Ternate dès le début du XVIIe siècle. Sa position relie défense, administration et contrôle du commerce des épices. La porte et les bâtiments conservés ne doivent pas tous être attribués à une seule campagne de construction. Les photographies permettent de comparer les seuils, les cours et les architectures intérieures.

Crédits des photographies
  • Fort Oranje — bâtiment à l’intérieur de l’enceinte. RaymondSutanto / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0
  • Fort Oranje — porte d’entrée. RaymondSutanto / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0

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Fort Oranje — bâtiment intérieur : interprétation
Bâtiment intérieur : interprétation · illustration par IA.

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Fort Amsterdam

Fort Amsterdam — vue du site.
Fort Amsterdam — vue du site.
Zhilal Darma / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Une construction compacte à haute toiture surveille le littoral nord d’Ambon.

Lieu
Hila, île d’Ambon
Repères chronologiques
Aménagements de la VOC au XVIIe siècle ; restaurations ultérieures
Fonction
Fort côtier
Voir plus

Le fort Amsterdam est étudié par l’archéologue Syahruddin Mansyur comme un élément du système fortifié de la VOC. Son histoire associe stockage, présence militaire et contrôle du commerce du clou de girofle. Les volumes conservés et restaurés doivent être distingués de toutes les phases anciennes du site. Le voisinage de Hila et de Kaitetu replace le fort dans un territoire habité.

Crédits des photographies

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Fort Belgica

Fort Belgica — vue du site.
Fort Belgica — vue du site.
David Stanley from Nanaimo, Canada / Wikimedia Commons · CC BY 2.0.

Tours et bastions dessinent une enceinte géométrique sur les hauteurs de Banda Neira.

Lieu
Banda Neira, Moluques
Repères chronologiques
XVIIe siècle ; transformations et restaurations
Fonction
Fort à bastions
Voir plus

Le fort du XVIIe siècle appartient au dispositif de domination de la VOC dans les îles Banda et au contrôle du commerce de la noix de muscade. Son organisation défensive se lit dans les murs, les tours et les espaces intérieurs. L’architecture doit être replacée dans cette histoire de monopole et de contrainte, ainsi que dans celle des transformations et des restaurations du site.

Crédits des photographies
  • Fort Belgica — vue du site. David Stanley from Nanaimo, Canada / Wikimedia Commons · CC BY 2.0. Source ↗ · CC BY 2.0

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Architecture indonésienne

Architecture de la période contemporaine

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Musée du tsunami d’Aceh

Musée du tsunami d’Aceh — parcours intérieur, février 2020.
Musée du tsunami d’Aceh — parcours intérieur, février 2020.
Rachmat04 · CC BY-SA 3.0

Une enveloppe ajourée et un parcours intérieur mettent l’architecture au service du souvenir. Ce musée est consacré au tsunami de 2004 et à ses conséquences pour les habitants d’Aceh.

Lieu
Banda Aceh, Sumatra
Repères chronologiques
2009 ; mémoire du tsunami du 26 décembre 2004
Fonction
Musée et lieu de mémoire
Voir plus

Conçu par Ridwan Kamil et inauguré en 2009, le musée associe exposition, recueillement et transmission. Le visiteur traverse des espaces dont l’eau, la lumière et les changements d’échelle sollicitent les sens. Sa façade ajourée contraste avec la masse du bâtiment. C’est un exemple d’architecture contemporaine pensée pour raconter une catastrophe et maintenir sa mémoire, au-delà de la seule présentation d’objets.

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Crédits des photographies
  • Musée du tsunami d’Aceh — parcours intérieur, février 2020. Rachmat04 · CC BY-SA 3.0. Source ↗ · CC BY-SA 3.0
  • Musée du tsunami d’Aceh — espace d’exposition, février 2020. Rachmat04 · CC BY-SA 3.0. Source ↗ · CC BY-SA 3.0

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Bibliothèque Soeman HS

Bibliothèque Soeman HS — photographie du site.
Bibliothèque Soeman HS — photographie du site.
Photographie de référence fournie avec le dessin · source photographique indiquée dans les crédits

La silhouette de cette bibliothèque évoque un livre ouvert et son support de lecture. Le bâtiment transforme ainsi un objet familier en signe monumental visible dans la ville.

Lieu
Pekanbaru, Riau, Sumatra
Repères chronologiques
2008
Fonction
Bibliothèque publique
Voir plus

Ouverte en 2008, la bibliothèque porte le nom de l’écrivain Soeman HS. Ses grandes formes de toiture rendent la fonction du lieu immédiatement lisible. Le projet associe un équipement public moderne à une référence culturelle liée au livre et à la lecture. L’exemple permet de comparer deux échelles : les usages quotidiens des lecteurs à l’intérieur et l’image symbolique du bâtiment dans Pekanbaru.

Crédits des photographies
  • Bibliothèque Soeman HS — photographie du site. Photographie de référence fournie avec le dessin · Licence de réutilisation non précisée dans la référence fournie. Source ↗

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Pont Ampera

Pont Ampera — photographie du site.
Pont Ampera — photographie du site.
Gaudi Renanda · CC BY-SA 4.0

Ses deux tours rouges signalent le franchissement du Musi. Le pont Ampera relie les rives de Palembang et fait partie des grands ouvrages construits après l’indépendance.

Lieu
Palembang, Sumatra du Sud
Repères chronologiques
1965
Fonction
Pont sur le fleuve Musi
Voir plus

Achevé en 1965, le pont est d’abord nommé en l’honneur de Sukarno avant de prendre le nom d’Ampera. Sa travée centrale pouvait à l’origine être levée pour laisser passer les bateaux ; ce mécanisme n’est plus utilisé. L’ouvrage montre comment une infrastructure de transport devient aussi un repère urbain. Les tours, les câbles et le tablier rendent sa structure particulièrement reconnaissable.

Crédits des photographies

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Monas — Monument national

Monas — Monument national — photographie du site.
Monas — Monument national — photographie du site.
Ramayoni · CC BY-SA 4.0

Un obélisque couronné d’une flamme domine une vaste place. Le Monas donne une forme monumentale au récit de l’indépendance indonésienne et à la construction de la nation.

Lieu
Jakarta central, Java
Repères chronologiques
Chantier lancé en 1961 ; ouverture au public en 1975
Fonction
Monument national et musée
Voir plus

Le chantier commence en 1961, sous la présidence de Sukarno, et le monument ouvre au public en 1975. Sa verticalité et sa flamme en font un symbole facilement identifiable. Sous le monument, un musée présente l’histoire nationale par des dioramas. Ceux-ci ne constituent pas un récit neutre : le choix des épisodes et leur mise en scène invitent aussi à réfléchir à la manière dont un État raconte son passé.

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Mosquée Istiqlal

Mosquée Istiqlal — salle de prière.
Mosquée Istiqlal — salle de prière.
P. Hughes · CC BY 4.0

Une grande coupole et une structure monumentale donnent à Istiqlal son caractère moderne. Cette mosquée nationale associe la pratique religieuse au projet de l’Indonésie indépendante.

Lieu
Jakarta central, Java
Repères chronologiques
Construction 1961–1978 ; inauguration le 22 février 1978
Fonction
Mosquée nationale
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Dessinée par Friedrich Silaban, Istiqlal appartient à la fois à l’histoire de l’architecture islamique et à celle de la période contemporaine. Le premier pilier est posé en 1961 ; l’inauguration a lieu en 1978. La composition privilégie de grands volumes et une trame structurelle lisible. Son nom, qui signifie « indépendance », relie le lieu de culte à l’histoire politique nationale, plutôt qu’à la seule imitation de formes anciennes.

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Stade Gelora Bung Karno

Gelora Bung Karno — vue intérieure du stade.
Gelora Bung Karno — vue intérieure du stade.
RasyaAbhirama13 · CC BY-SA 4.0

Une large couronne de toiture entoure le stade principal. Construit pour les Jeux asiatiques de 1962, Gelora Bung Karno affirme l’ambition internationale de l’Indonésie indépendante.

Lieu
Senayan, Jakarta, Java
Repères chronologiques
1962 ; rénovations ultérieures
Fonction
Stade et équipement sportif
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Le stade s’inscrit dans le grand complexe sportif de Senayan. Son plan en anneau rassemble les spectateurs autour du terrain et sa couverture constitue un signe architectural fort. L’accueil des Jeux asiatiques de 1962 offre alors à l’Indonésie une scène internationale. Les rénovations successives rappellent qu’un bâtiment contemporain évolue avec les usages, les normes sportives et les événements qu’il accueille.

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Monument Selamat Datang

Le monument Selamat Datang au milieu du rond-point, en 2018.
Le monument Selamat Datang au milieu du rond-point, en 2018.
Emille Ilmansyah from Jakarta, Indonesia · CC BY-SA 2.0

Deux figures saluent les visiteurs au-dessus d’un rond-point. Réalisé pour les Jeux asiatiques de 1962, ce monument met en scène l’accueil et l’ouverture internationale de Jakarta.

Lieu
Rond-point de l’Hotel Indonesia, Jakarta
Repères chronologiques
1962
Fonction
Monument de bienvenue
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La sculpture est réalisée par Edhi Sunarso, à partir d’une première conception de Henk Ngantung. Les bras levés et le bouquet composent un geste de bienvenue, annoncé par le nom Selamat Datang. Le monument est étroitement lié à l’aménagement de Jakarta au début des années 1960. Sa situation face à l’Hotel Indonesia permet de lire ensemble sculpture, voirie et grands bâtiments dans la fabrication d’une capitale moderne.

Crédits des photographies
  • Le monument Selamat Datang au milieu du rond-point, en 2018. Emille Ilmansyah from Jakarta, Indonesia · CC BY-SA 2.0. Source ↗ · CC BY-SA 2.0

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Hotel Indonesia

Hotel Indonesia — photographie du site.
Hotel Indonesia — photographie du site.
Hotel Indonesia Kempinski · source photographique indiquée dans les crédits

Lignes horizontales, étages réguliers et grandes façades composent l’image d’un hôtel moderne. L’Hotel Indonesia est inauguré en 1962, au moment où Jakarta prépare les Jeux asiatiques.

Lieu
Jakarta central, Java
Repères chronologiques
Inauguré le 5 août 1962
Fonction
Hôtel
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Conçu par Abel et Wendy Sorensen, cet hôtel accompagne l’accueil des visiteurs internationaux. Sa situation au bord du rond-point le relie au monument Selamat Datang et aux transformations de la ville sous Sukarno. Il associe une organisation hôtelière moderne à la représentation de l’Indonésie. Les réaménagements ultérieurs du bâtiment illustrent aussi la continuité d’usage d’un patrimoine récent au sein d’une métropole qui se densifie.

Crédits des photographies
  • Hotel Indonesia — photographie du site. Hotel Indonesia Kempinski · Licence de réutilisation non précisée dans la référence fournie. Source ↗

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Intiland Tower

Intiland Tower, reconnaissable à ses toitures et terrasses, sur l’avenue Sudirman.
Intiland Tower, reconnaissable à ses toitures et terrasses, sur l’avenue Sudirman.
Cun Cun · CC BY-SA 4.0

Au lieu d’une façade lisse, la tour superpose terrasses, retraits et toitures inclinées. Son profil cherche à donner une expression particulière au bureau de grande hauteur sous climat tropical.

Lieu
Jakarta, Java
Repères chronologiques
Achevée en 1986
Fonction
Tour de bureaux
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Paul Rudolph conçoit cet immeuble, initialement appelé Wisma Dharmala Sakti, au début des années 1980. Il est achevé en 1986. Les débords et les terrasses multiplient les ombres, tandis que les toits inclinés renvoient à des formes connues dans l’archipel. La tour montre que la modernité architecturale ne se réduit pas à une boîte vitrée : elle peut aussi réinterpréter le climat, les usages et des références locales.

Crédits des photographies
  • Intiland Tower, reconnaissable à ses toitures et terrasses, sur l’avenue Sudirman. Cun Cun · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0

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Parlement — Gedung Nusantara

Parlement — Gedung Nusantara — photographie du site.
Parlement — Gedung Nusantara — photographie du site.
Puspita Nasution · CC BY-SA 4.0

Une toiture courbe aux deux grandes ailes domine le bâtiment parlementaire. Cette silhouette associe prouesse structurelle et représentation du pouvoir politique dans l’Indonésie contemporaine.

Lieu
Senayan, Jakarta, Java
Repères chronologiques
Projet lancé en 1965 ; usage parlementaire à partir de 1968
Fonction
Bâtiment parlementaire
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Le projet de Soejoedi Wirjoatmodjo est d’abord lié à la préparation d’une conférence internationale, la CONEFO, en 1965. Le bâtiment est ensuite affecté aux institutions parlementaires à partir de 1968. Sa toiture exprime une recherche de formes monumentales nouvelles. Il faut distinguer cette histoire du bâtiment des changements institutionnels qu’il a accompagnés : une même architecture peut servir plusieurs projets politiques au fil du temps.

Crédits des photographies
  • Parlement — Gedung Nusantara — photographie du site. Puspita Nasution · CC BY-SA 4.0. Source ↗ · CC BY-SA 4.0

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Taman Mini Indonesia Indah

Le théâtre Keong Emas à Taman Mini, Jakarta.
Le théâtre Keong Emas à Taman Mini, Jakarta.
Baqotun0023 · CC BY-SA 4.0

Pavillons régionaux, musées et théâtre en forme de coquille rassemblent plusieurs images de l’Indonésie. Taman Mini propose une représentation de la diversité de l’archipel dans un même parc.

Lieu
Jakarta oriental, Java
Repères chronologiques
Parc inauguré en 1975 ; théâtre Keong Emas en 1984
Fonction
Parc culturel et équipements de loisirs
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Ouvert en 1975, Taman Mini met les cultures régionales en exposition. Les pavillons inspirés des maisons traditionnelles sont des constructions de présentation, et non des villages anciens demeurés sur place. Le théâtre Keong Emas, ouvert en 1984, ajoute une grande forme de coquille à cet ensemble. Comparer les pavillons du parc aux maisons de leur région d’origine aide à comprendre comment une architecture peut être sélectionnée, reconstruite et transformée en symbole national.

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Museum MACAN

Museum MACAN — vue de l’exposition inaugurale « Art Turns. World Turns. » (2017).
Museum MACAN — vue de l’exposition inaugurale « Art Turns. World Turns. » (2017).
Museum MACAN · photographie d’exposition · source photographique indiquée dans les crédits

Le musée occupe des espaces d’exposition dans un immeuble de la métropole. Ici, l’architecture se découvre surtout à l’intérieur : volumes, lumière et circulation organisent la rencontre avec les œuvres.

Lieu
Kebon Jeruk, Jakarta occidental
Repères chronologiques
2017
Fonction
Musée d’art moderne et contemporain
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Le Museum MACAN ouvre en 2017 avec une exposition inaugurale consacrée aux relations entre l’art et les transformations du monde. Son nom développe Modern and Contemporary Art in Nusantara. Installé dans l’AKR Tower, il illustre une autre forme de lieu culturel : un musée intégré à un bâtiment urbain plutôt qu’un monument isolé. Le dessin présenté évoque une salle d’exposition ; il ne représente ni la façade de l’immeuble ni un accrochage permanent garanti.

Crédits des photographies
  • Museum MACAN — vue de l’exposition inaugurale « Art Turns. World Turns. » (2017). Museum MACAN · photographie d’exposition · Licence de réutilisation non précisée dans la référence fournie. Source ↗

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Jakarta International Stadium

Jakarta International Stadium — photographie du site.
Jakarta International Stadium — photographie du site.
Medelam · CC BY-SA 4.0

Une grande enveloppe ovale et une toiture rétractable donnent au stade une allure compacte. Le Jakarta International Stadium témoigne de l’échelle atteinte par les équipements sportifs récents de la métropole.

Lieu
Jakarta nord, Java
Repères chronologiques
2022
Fonction
Stade
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Inauguré en 2022, le JIS complète le paysage sportif de Jakarta. Sa toiture peut s’ouvrir et sa façade enveloppe les gradins dans un grand volume continu. La comparaison avec Gelora Bung Karno, construit soixante ans plus tôt, montre l’évolution des matériaux, des couvertures et de l’image des grands stades. Ces équipements participent aussi à la transformation de leurs quartiers et à la représentation de la ville.

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Microlibrary Warak Kayu

Microlibrary Warak Kayu — photographie du site.
Microlibrary Warak Kayu — photographie du site.
KIE & team / SHAU · source photographique indiquée dans les crédits

Une petite bibliothèque en bois est soulevée au-dessus du sol. L’espace ombragé qui se libère dessous accueille les habitants et prolonge le bâtiment vers l’espace public.

Lieu
Semarang, Java central
Repères chronologiques
2020
Fonction
Bibliothèque et espace public
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Réalisée par SHAU, la bibliothèque ouvre en 2020. La structure en bois et les parois ajourées associent expression architecturale, lumière et ventilation. Son échelle modeste est essentielle : l’intérêt du projet tient autant aux usages collectifs et à l’accès à la lecture qu’à sa silhouette. À côté des grands monuments nationaux, Warak Kayu montre une architecture contemporaine attentive à un quartier et à la vie quotidienne.

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  • Microlibrary Warak Kayu — photographie du site. KIE & team / SHAU · Licence de réutilisation non précisée dans la référence fournie. Source ↗

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Monumen Jogja Kembali

Monumen Jogja Kembali — photographie du site.
Monumen Jogja Kembali — photographie du site.
Crisco 1492 · CC BY-SA 4.0

Un grand volume conique abrite un musée de la lutte pour l’indépendance. Malgré ses évocations de formes anciennes, il s’agit d’un monument de la fin du XXe siècle.

Lieu
Sleman, au nord de Yogyakarta, Java
Repères chronologiques
Inauguré le 6 juillet 1989 ; mémoire des événements de 1949
Fonction
Monument et musée
Voir plus

Construit à partir de 1985 et inauguré en 1989, le monument rappelle le retour du gouvernement républicain à Yogyakarta en 1949. Le bâtiment organise un parcours de mémoire à l’aide d’objets, de représentations et d’espaces de recueillement. Sa géométrie donne une forte unité à l’ensemble. Comparer la date des événements commémorés à celle de la construction permet de comprendre comment une société revient, plusieurs décennies plus tard, sur son histoire.

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Tugu Pahlawan

Tugu Pahlawan — photographie du site.
Tugu Pahlawan — photographie du site.
sbamueller · CC BY-SA 2.0

Cette haute colonne blanche rappelle la bataille de Surabaya de novembre 1945. Elle appartient aux premiers grands monuments construits par l’Indonésie après l’indépendance.

Lieu
Surabaya, Java oriental
Repères chronologiques
Inauguré le 10 novembre 1952 ; bataille commémorée : 10 novembre 1945
Fonction
Monument aux combattants de l’indépendance
Voir plus

Le Tugu Pahlawan est inauguré en 1952. La date du monument se distingue donc de celle de la bataille qu’il commémore, en 1945. Sa forme élancée agit comme un repère dans la ville et donne une présence durable au souvenir des combattants. Le musée Sepuluh Nopember, aménagé dans le même ensemble, complète la visite par des documents et des mises en scène historiques. Architecture et muséographie participent ici à la mémoire nationale.

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Aéroport de Banyuwangi

Aéroport de Banyuwangi — photographie du site.
Aéroport de Banyuwangi — photographie du site.
Photographie de référence : projet d’andramatin · source photographique indiquée dans les crédits

Une vaste toiture inclinée, des espaces ouverts et des références locales donnent au terminal une échelle familière. Le projet adapte un équipement de transport au climat tropical.

Lieu
Blimbingsari, Banyuwangi, Java oriental
Repères chronologiques
Terminal réalisé en 2017–2018 ; prix Aga Khan en 2022
Fonction
Terminal d’aéroport
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Conçu par andramatin, le terminal privilégie les circulations ouvertes, les ombres et l’insertion dans son paysage. Sa toiture végétalisée réinterprète la silhouette de constructions locales sans reproduire une maison traditionnelle à l’identique. Le projet est distingué par le prix Aga Khan d’architecture en 2022. Les documents situent sa réalisation entre 2017 et 2018, selon qu’ils évoquent l’occupation ou l’achèvement. Cette architecture montre qu’un aéroport peut rechercher une identité propre à son territoire.

Crédits des photographies
  • Aéroport de Banyuwangi — photographie du site. Photographie de référence : projet d’andramatin · Licence de réutilisation non précisée dans la référence fournie. Source ↗

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Monument Bajra Sandhi

Monument Bajra Sandhi — photographie du site.
Monument Bajra Sandhi — photographie du site.
trezy humanoiz from Denpasar, indonesia · CC BY 2.0

Sa silhouette emprunte aux formes de l’architecture sacrée balinaise et à celle d’une cloche rituelle. Bajra Sandhi est pourtant un monument de mémoire inauguré en 2003.

Lieu
Renon, Denpasar, Bali
Repères chronologiques
Inauguré le 14 juin 2003
Fonction
Monument et musée de la lutte du peuple balinais
Voir plus

Le monument est conçu par Ida Bagus Gede Yadnya. Sa composition, ses terrasses et son décor mobilisent des références balinaises pour raconter l’histoire et les luttes de la population. Il ne faut pas le confondre avec un temple ancien : sa fonction est commémorative et muséale. Cet exemple montre comment une construction contemporaine peut produire un sentiment de continuité culturelle tout en répondant à un programme public récent.

Crédits des photographies
  • Monument Bajra Sandhi — photographie du site. trezy humanoiz from Denpasar, indonesia · CC BY 2.0. Source ↗ · CC BY 2.0

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Garuda Wisnu Kencana

Garuda Wisnu Kencana — photographie du site.
Garuda Wisnu Kencana — photographie du site.
Photographie de référence fournie avec le dessin · source photographique indiquée dans les crédits

Vishnou chevauche Garuda dans une sculpture géante qui domine le sud de Bali. Le sujet est ancien, mais cette réalisation de Nyoman Nuarta appartient au XXIe siècle.

Lieu
Ungasan, péninsule de Bukit, Bali
Repères chronologiques
Achevée en 2018
Fonction
Statue monumentale et parc culturel
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Achevée en 2018, la statue GWK transforme un thème de la tradition hindoue en monument de très grande échelle. Sa construction mobilise des techniques contemporaines d’assemblage et de structure. Elle se situe dans un parc culturel fréquenté par les visiteurs et utilisé pour des manifestations. La comparaison avec les sanctuaires anciens de Bali permet de distinguer la longue histoire d’une figure religieuse de la date, de la fonction et des techniques d’un ouvrage récent.

Crédits des photographies
  • Garuda Wisnu Kencana — photographie du site. Photographie de référence fournie avec le dessin · Licence de réutilisation non précisée dans la référence fournie. Source ↗

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The Arc — Green School

The Arc — Green School — photographie du site.
The Arc — Green School — photographie du site.
Photographie de référence : IBUKU / Green School Bali · source photographique indiquée dans les crédits

Le bambou forme de grandes arches reliées par une couverture courbe. The Arc explore la capacité d’un matériau végétal à couvrir un vaste espace collectif.

Lieu
Sibang Kaja, au nord de Denpasar, Bali
Repères chronologiques
2021
Fonction
Espace sportif et collectif d’une école
Voir plus

Réalisé par IBUKU pour la Green School Bali en 2021, The Arc s’appuie sur des arches de bambou et des surfaces à double courbure. La structure devient l’expression principale du bâtiment. Plutôt que de copier une maison ancienne, le projet expérimente de nouvelles géométries avec un matériau connu dans l’archipel. L’ombre, l’ouverture sur l’air extérieur et la légèreté visuelle font partie de son rapport au climat tropical.

Crédits des photographies
  • The Arc — Green School — photographie du site. Photographie de référence : IBUKU / Green School Bali · Licence de réutilisation non précisée dans la référence fournie. Source ↗

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Nusantara — Palais Garuda

Plaza Seremoni : l’Istana Negara au premier plan et le Palais Garuda à l’arrière-plan.
Plaza Seremoni : l’Istana Negara au premier plan et le Palais Garuda à l’arrière-plan.
Nusantara city gov. office · Public domain

La grande silhouette du Garuda devient la façade d’un palais. À Nusantara, l’architecture sert de signe national dans un vaste projet de capitale en construction.

Lieu
Kalimantan oriental, île de Bornéo
Repères chronologiques
Années 2020 ; premières utilisations en 2024
Fonction
Palais présidentiel et projet de nouvelle capitale
Voir plus

Le Palais Garuda, dessiné par Nyoman Nuarta, est utilisé lors des cérémonies de 2024. Il appartient à un ensemble urbain beaucoup plus vaste, dont le développement s’étend dans le temps. Les palais, les ministères, les espaces publics et le mémorial de Taman Kusuma Bangsa forment plusieurs projets distincts. Les images doivent donc être situées et datées : une photographie de chantier, un dessin d’intention et une vue d’un bâtiment réalisé ne racontent pas la même étape. Le projet ne doit pas être présenté comme une ville entièrement achevée.

Autres vues

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  • Plaza Seremoni : l’Istana Negara au premier plan et le Palais Garuda à l’arrière-plan. Nusantara city gov. office · Public domain. Source ↗

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Menara Pinisi

Menara Pinisi — photographie du site.
Menara Pinisi — photographie du site.
Photographie de référence fournie avec le dessin · source photographique indiquée dans les crédits

Une tour aux lignes tendues évoque les voiles d’un bateau pinisi. Ce bâtiment universitaire transforme une référence maritime du sud de Sulawesi en repère dans Makassar.

Lieu
Université d’État de Makassar, Sulawesi du Sud
Repères chronologiques
Années 2010
Fonction
Bâtiment universitaire
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La Menara Pinisi est liée à l’Université d’État de Makassar. Son nom et sa silhouette renvoient à la culture maritime régionale, tandis que sa structure et son échelle relèvent de la ville contemporaine. Le bâtiment illustre une recherche d’identité locale au sein d’une architecture institutionnelle. Observer la tour aide à distinguer une citation symbolique, ici celle des voiles, d’une reproduction littérale d’un bateau ou d’un édifice traditionnel.

Crédits des photographies
  • Menara Pinisi — photographie du site. Photographie de référence fournie avec le dessin · Licence de réutilisation non précisée dans la référence fournie. Source ↗

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Gong de la paix mondiale

Gong de la paix mondiale — photographie du site.
Gong de la paix mondiale — photographie du site.
IndonesiaKaya.com · CC0

Un grand gong est suspendu sous une structure ouverte. Installé à Ambon en 2009, ce monument fait de l’espace public un lieu de mémoire et de réconciliation.

Lieu
Ambon, Moluques
Repères chronologiques
2009
Fonction
Monument de paix et de réconciliation
Voir plus

Le gong est inauguré dix ans après le début des violences intercommunautaires de 1999 à Ambon. L’instrument et les signes qui l’entourent portent un message de paix. Sa présence dans la ville associe une forme monumentale, un espace de rassemblement et une histoire locale douloureuse. Cet exemple élargit le regard sur l’architecture contemporaine : elle comprend aussi les dispositifs publics destinés à rassembler les habitants et à exprimer un avenir commun.

Crédits des photographies
  • Gong de la paix mondiale — photographie du site. IndonesiaKaya.com · CC0. Source ↗ · CC0

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Système politique


HISTOIRE · DEPUIS 1949

L’Indonésie après la révolution

De la démocratie parlementaire à la Reformasi : les transformations du pouvoir politique indonésien.

Depuis la proclamation de son indépendance, l’Indonésie a connu une succession de systèmes politiques différents. Tantôt démocratique, tantôt autoritaire, son parcours historique a façonné l’organisation et la structure de l’État. Ces changements s’expliquent par des rapports de force politiques et sociaux, par les transformations économiques et par les choix de ses dirigeants. Au plan international, les alliances et les rivalités de la guerre froide ont également pesé sur son évolution. Les institutions politiques contemporaines sont ainsi héritières des régimes qui les ont précédées. La lutte pour l’indépendance, engagée en 1945, constitue une étape décisive de cette histoire politique.

01

1949–1965 : Une démocratie imparfaite

À compter de 1949, l’Indonésie doit consolider un État indépendant et concilier des réalités sociales et culturelles très diverses, jusque-là réunies dans le cadre de la domination coloniale néerlandaise. La fin de la guerre ne supprime pas les tensions : les républicains, les responsables des États fédérés et les mouvements régionaux ne partagent pas tous la même vision de l’organisation du pays.


Carte des territoires républicains et des autres territoires de la fédération indonésienne
Carte des espaces républicains, en vert, et des autres territoires réunis dans le projet fédéral, en jaune. Ce découpage ne résume pas à lui seul les opinions politiques de leurs habitants.

Les États-Unis d’Indonésie, créés dans le cadre des accords avec les Pays-Bas, constituent d’abord une fédération. Cette formule permet aux États fédérés de conserver une certaine autonomie. Elle est toutefois contestée et laisse place, en août 1950, à une République unitaire. Les tensions régionales persistent, notamment aux Moluques, où un mouvement sécessionniste proclame une république distincte.

La République adopte alors un fonctionnement parlementaire. Les gouvernements dépendent du soutien des partis représentés au Parlement, mais les coalitions sont fragiles et les cabinets se succèdent. Les élections nationales de 1955 constituent un moment important de cette expérience démocratique. Sukarno conserve, pour sa part, une autorité politique et symbolique majeure, puis cherche progressivement à renforcer le rôle de la présidence.


Schéma général d’un régime parlementaire
Schéma général d’une démocratie parlementaire. Les rapports entre le président, le gouvernement et le Parlement évoluent au cours des années 1950 en Indonésie.

La centralisation du pouvoir reste un projet difficile à réaliser. Le nouvel État dispose d’administrations, de partis et de forces armées, mais leur coordination demeure inégale et les institutions sont traversées par des rivalités. La difficulté consiste à stabiliser un pouvoir central capable de gouverner l’ensemble du territoire. La consolidation de l’État se fait progressivement au détriment du pluralisme parlementaire : à partir de 1959, Sukarno impose la Démocratie guidée.

Sources : Commission électorale indonésienne (KPU) pour les élections de 1955 ; Nationaal Archief pour le passage de la fédération à la République unitaire.

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02

Sukarno et la Démocratie guidée

Mise en contexte : la coalition Sukarno-Hatta (1949–1956)

Le modèle démocratique indonésien repose notamment sur l’alliance stratégique entre Sukarno, premier président de la République, et son vice-président Mohammad Hatta. Plus modéré dans sa démarche, Hatta cherche à redresser l’économie dans un contexte où l’exploitation de ressources demeure en partie entre les mains d’intérêts occidentaux. Il jouit d’un soutien particulier dans certaines îles extérieures. Sukarno, doté d’un charisme remarquable, mobilise les foules autour d’enjeux nationalistes, dont l’unité du pays et la revendication de la Nouvelle-Guinée occidentale. Cette complémentarité ne supprime toutefois pas leurs divergences sur la direction politique à donner à l’Indonésie.


Illustration de la question territoriale de la Papouasie occidentale
La question de la Nouvelle-Guinée occidentale occupe une place importante dans le nationalisme de Sukarno.

Vers l’autoritarisme

Les élections de 1955 désignent les membres du Parlement et de l’Assemblée constituante. Il ne s’agit pas d’une élection présidentielle : Sukarno n’y est donc pas réélu au suffrage populaire. Le scrutin confirme le poids de plusieurs grandes forces politiques, sans donner à un parti une majorité suffisante pour gouverner seul. Les difficultés à constituer des coalitions stables et à s’entendre sur une nouvelle constitution fragilisent le fonctionnement parlementaire.

Sukarno encourage le renforcement de l’armée afin de soutenir son projet d’unité nationale et de reprendre le contrôle de ressources économiques. Une collaboration étroite se développe avec le général Abdul Haris Nasution. En désaccord avec l’évolution du pouvoir, Hatta quitte la vice-présidence en 1956. Les conflits régionaux et la crise politique conduisent à l’instauration de la loi martiale en 1957, ce qui renforce considérablement le rôle de l’armée.

Le 5 juillet 1959, Sukarno rétablit par décret la Constitution de 1945 et dissout l’Assemblée constituante. Cette décision marque un tournant majeur vers la Démocratie guidée. Le pouvoir se concentre autour de la présidence, tandis que la place du Parlement et de la compétition électorale se réduit. Sukarno tente de maintenir un équilibre entre l’armée, les nationalistes, les organisations religieuses et le Parti communiste indonésien. Les crises de 1965–1966 mettent fin à cet équilibre et ouvrent la voie au Nouvel Ordre de Suharto.

Sources : KPU, histoire des élections et de la transition de 1959.

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03

1965–1998 : La dictature militaire indonésienne sous le « New Order »

Les racines de l’autoritarisme indonésien

La Démocratie guidée mise en place par Sukarno à partir de 1959, au nom de l’unité nationale, repose sur un rapprochement entre l’armée et l’État. Les difficultés économiques, l’inflation, les conflits sociaux et les rivalités entre organisations politiques contribuent cependant à fragiliser le régime. Ces tensions ne se réduisent pas à une seule décision économique : elles résultent d’une combinaison de politiques publiques, de dépenses militaires, de contraintes budgétaires et de conflits internes.


Photographie liée au mouvement des non-alignés
Le mouvement des non-alignés s’organise dans le contexte de la guerre froide. La conférence de Bandung de 1955 en constitue un précédent important ; le mouvement est fondé en 1961.

Sukarno défend aussi une politique anticoloniale. La conférence de Bandung, organisée en 1955, rapproche des États d’Asie et d’Afrique autour de la lutte contre le colonialisme et du refus de la domination des grandes puissances. Elle prépare certains principes du mouvement des non-alignés, créé en 1961. Le non-alignement ne signifie toutefois pas une neutralité absolue ni l’absence d’alliances ou de conflits internationaux.


Photographie illustrant les relations internationales de Sukarno
Les relations internationales de Sukarno s’inscrivent dans les tensions idéologiques de la guerre froide.

Sur le plan intérieur, Sukarno se rapproche du Parti communiste indonésien (PKI), ce qui suscite l’opposition d’une partie de l’armée, des propriétaires fonciers et de plusieurs organisations musulmanes. Les États-Unis se méfient de cette évolution. Les relations entre Washington et Jakarta sont également marquées par des interventions clandestines et par les liens développés avec des secteurs de l’armée indonésienne. Les rivalités s’accentuent autour du rapprochement avec les pays communistes et de l’application de la réforme agraire. La crise de 1965 éclate dans ce contexte de polarisation.

Le général Suharto et la crise de 1965


Portrait du général Suharto
Le général Suharto, qui prend progressivement l’ascendant sur Sukarno après les événements de 1965.

Né en 1921, Suharto acquiert une expérience militaire sous l’administration coloniale néerlandaise, puis pendant l’occupation japonaise. Il poursuit sa carrière dans l’armée de la République au cours de la révolution. En 1965, il commande la réserve stratégique de l’armée de terre et dispose d’une position importante au sein de la hiérarchie militaire.

Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1965, des officiers liés au Mouvement du 30 septembre enlèvent et tuent plusieurs hauts responsables de l’armée. Suharto reprend rapidement le contrôle militaire de Jakarta. L’armée attribue la responsabilité de l’opération au PKI ; le rôle précis des différents acteurs reste discuté par les historiens. Il faut distinguer la participation de certains responsables de l’accusation collective visant l’ensemble des membres et sympathisants communistes.

L’armée et ses alliés lancent ensuite une campagne de répression qui fait des centaines de milliers de morts. Les violences visent des communistes, des personnes accusées de l’être, des militants syndicaux et d’autres opposants. De nombreuses personnes sont également emprisonnées. Cette répression détruit le PKI et transforme durablement la société indonésienne.


Emblème de la CIA
Le rôle des autorités américaines pendant les violences de 1965–1966 est documenté par des archives diplomatiques déclassifiées. L’emblème présenté ici est une illustration.

Des documents américains déclassifiés montrent que des responsables des États-Unis connaissaient les massacres et soutenaient l’affaiblissement du PKI. Les archives diplomatiques attestent notamment de la transmission de listes de responsables communistes à des interlocuteurs indonésiens. Ces éléments permettent de documenter l’implication américaine, sans attribuer automatiquement à la seule CIA l’ensemble des initiatives de l’ambassade, de l’administration et des services de renseignement.

Suharto écarte progressivement Sukarno. Il devient président par intérim en 1967, puis président en 1968. Le Nouvel Ordre, ou Orde Baru, associe la consolidation de son pouvoir, l’élimination du communisme politique et un nouveau projet de développement économique. Ce régime prend fin avec sa démission en mai 1998.

Sources : Archives diplomatiques américaines (FRUS) ; Documents de l’ambassade américaine publiés par le National Security Archive ; KPU.

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04

L’autoritarisme indonésien sous Suharto

Le Pancasila, idéologie de l’État indonésien

Le Pancasila, littéralement « les cinq principes », précède le règne de Suharto. Formulé dans le contexte de l’indépendance de 1945, il vise à rassembler un pays culturellement, religieusement et linguistiquement très divers. Il associe la croyance en Dieu, l’humanité, l’unité nationale, la délibération représentative et la justice sociale. Il ne se confond donc pas avec une doctrine exclusivement musulmane. Sous le Nouvel Ordre, le régime en fait un instrument central de légitimation politique et présente le communisme comme incompatible avec l’ordre national.

Le Pancasila comporte une dimension démocratique et représentative, mais les usages politiques qui en sont faits évoluent. Suharto conserve les formes institutionnelles d’une démocratie : des élections législatives sont régulièrement organisées et une assemblée désigne le président. Dans les faits, la compétition est étroitement contrôlée, les opposants sont réprimés et l’appareil d’État favorise le pouvoir en place. Le Golkar domine les scrutins pendant toute cette période. Le régime maintient ainsi une façade électorale tout en empêchant une véritable alternance.

L’armée et la « double fonction »

L’armée consolide son emprise sur la société à travers la doctrine de la dwifungsi, ou « double fonction ». Elle assume un rôle militaire et sécuritaire, mais intervient également dans la vie politique et administrative. Comme Suharto, de nombreux officiers occupent des postes importants dans l’appareil d’État. Cette présence fait de l’armée un acteur du gouvernement, de l’administration territoriale et de l’encadrement de la population.

Le rapprochement avec les États-Unis et d’autres partenaires occidentaux contribue à renforcer la position internationale du régime. Il favorise les coopérations militaires et économiques, sans signifier que la sécurité extérieure de l’Indonésie serait entièrement assurée par Washington. À l’intérieur, la stabilité politique est recherchée à travers la surveillance, la répression et le contrôle des organisations sociales. Les forces armées travaillent aussi avec des groupes paramilitaires et des relais locaux du pouvoir. La responsabilité des violences de 1965–1966 ne se limite donc pas aux seuls groupes paramilitaires : des unités militaires y jouent également un rôle central.

Développement économique et contrôle politique

Le Nouvel Ordre fait du développement économique une source majeure de légitimité. La croissance, les investissements et les transformations de l’économie coexistent toutefois avec la corruption, les relations clientélistes et l’inégalité d’accès aux ressources. La longévité du régime repose sur cette combinaison d’encadrement politique, de rôle militaire et de redistribution sélective des avantages économiques. L’ensemble se fragilise lorsque la crise asiatique de 1997 rend ces tensions plus visibles. Le régime de Suharto se termine finalement en 1998.

Sources : Schwarz, 1997 ; KPU, élections sous le Nouvel Ordre ; Nationaal Archief, origines du Pancasila.

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05

1998–aujourd’hui : Retour de la démocratie

L’érosion de la légitimité du Nouvel Ordre

Vers la fin du XXe siècle, le système politique indonésien est de plus en plus contesté. Le Nouvel Ordre a accompagné une croissance économique importante, mais a aussi restreint les libertés politiques. La fin de la guerre froide transforme le contexte international et la répression suscite davantage de critiques. L’occupation du Timor oriental, commencée en 1975, devient un enjeu important des débats sur les droits humains pendant les années 1990.

En 1996, la répression autour du Parti démocratique indonésien (PDI) et de sa dirigeante Megawati Soekarnoputri provoque une crise politique et des violences à Jakarta. Megawati est la fille de Sukarno, le premier président de l’Indonésie. Les mobilisations et les affrontements de cette période rendent plus visible l’opposition au régime de Suharto.

La crise asiatique de 1997 et la chute de Suharto

La crise financière asiatique de 1997 détériore fortement la situation économique. La chute de la monnaie, l’alourdissement des dettes et les difficultés des entreprises fragilisent les emplois et les revenus. La hausse des prix et l’insécurité économique touchent une grande partie de la population. Les contestations étudiantes, sociales et politiques s’intensifient dans un contexte où les restrictions imposées aux syndicats et aux opposants limitent depuis longtemps les voies d’expression du mécontentement.

La corruption et le clientélisme aggravent aussi la crise de confiance. Les avantages accordés à la famille de Suharto et à des entreprises proches du pouvoir alimentent les critiques. Certains entrepreneurs indonésiens d’origine chinoise entretiennent des relations privilégiées avec le régime, mais cela ne représente pas l’ensemble de cette minorité. Les tensions économiques et politiques s’accompagnent de violences antichinoises, dont les victimes ne peuvent être assimilées aux bénéficiaires des réseaux du pouvoir.

Face à l’ampleur de la contestation et à la perte de soutiens politiques, Suharto démissionne le 21 mai 1998. Son vice-président, B. J. Habibie, lui succède. Ce départ ouvre la période de la Reformasi, marquée par l’élargissement de l’espace politique et par la transformation des institutions. Cette transition ne doit toutefois pas être décrite comme entièrement paisible : les violences de 1998 et les conflits qui suivent en rappellent les tensions.

Les premières étapes de la Reformasi

Des élections pluralistes sont organisées en 1999. Les réformes constitutionnelles qui suivent modifient les rapports entre les institutions ; en 2004, les Indonésiens élisent pour la première fois leur président au suffrage universel direct. Ces changements marquent une rupture importante avec le Nouvel Ordre. L’histoire politique depuis 1998 s’inscrit ainsi dans une tension entre l’ouverture démocratique et les héritages des régimes précédents.

Sources : Schwarz, 1997, pour l’analyse du régime avant sa chute ; KPU, élections de 1999 et de 2004 ; Archives nationales indonésiennes, notice sur Megawati.

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Références

  1. Schwarz, Adam. 1997. « Indonesia after Suharto ». Foreign Affairs, 76 (4) : 119–134. Notice JSTOR
  2. Nationaal Archief. « Soevereiniteitsoverdracht Indonesië (1949) ». Documents sur la proclamation, les négociations, le Pancasila et le transfert de souveraineté. Consulter le dossier
  3. Komisi Pemilihan Umum (KPU). Sejarah Pemilihan Umum Republik Indonesia. Consulter le document officiel
  4. U.S. Department of State, Office of the Historian. Foreign Relations of the United States, 1964–1968, vol. XXVI, document 185 : note sur la transmission de listes de responsables du PKI. Consulter les archives
  5. National Security Archive. « U.S. Embassy Tracked Indonesia Mass Murder 1965 ». Documents diplomatiques déclassifiés publiés le 17 octobre 2017. Consulter les documents
  6. Arsip Nasional Republik Indonesia. « Presiden Megawati Soekarnoputri ». Consulter la notice

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Colonisation

HISTOIRE · DOMINATIONS ÉTRANGÈRES

Colonisation néerlandaise et occupation japonaise

La colonisation néerlandaise

Emblème de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales

Emblème de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC).
Source de l’illustration indiquée dans la page d’origine

La domination néerlandaise s’est construite progressivement, à partir des comptoirs et des activités de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, puis de l’administration coloniale. Au début du XXe siècle, les Pays-Bas ont étendu leur contrôle sur une grande partie du territoire de l’actuelle Indonésie (Bertrand et Cayrac-Blanchard, 2020). Cette colonisation a contribué à réunir, dans un même cadre administratif, des sociétés et des territoires auparavant organisés de différentes façons. Les relations entre les pouvoirs locaux et les Néerlandais n’ont cependant été ni uniformes ni fondées sur une égalité durable. La négociation, les alliances, les conflits armés et la coercition ont coexisté. Au fil du temps, les autorités coloniales ont accru leur emprise politique et économique. Le contrôle du commerce des épices illustre cette volonté d’orienter les échanges à leur profit (Van der Kroef, 1958). Les formes de domination variaient aussi selon les régions : l’administration intervenait plus directement dans certains espaces, tandis qu’elle s’appuyait ailleurs sur des autorités locales et sur des modes de contrôle indirects. Ces différences permettaient de gouverner l’ensemble colonial tout en limitant les moyens nécessaires à son administration (Van der Kroef, 1958 ; Smail, 1988). La domination néerlandaise a néanmoins rencontré de nombreuses résistances.

Parmi les formes de résistance à la domination néerlandaise figurent les réseaux reliant l’archipel à Singapour, particulièrement pendant la révolution de 1945 à 1949. Des activités clandestines et des échanges de marchandises ont permis de contourner les restrictions imposées par les autorités néerlandaises. Ces circulations pouvaient notamment concerner des armes ou des ressources nécessaires aux forces républicaines (Ramcharan, 2006). Elles rappellent que le conflit ne se jouait pas seulement sur les champs de bataille, mais également dans les ports et sur les routes commerciales. Leur caractère clandestin rend toutefois difficile la reconstitution complète de ces activités et l’évaluation précise de leur contribution à l’affaiblissement du pouvoir colonial. Il convient donc de reconnaître leur importance tout en tenant compte des limites de la documentation.

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L’occupation japonaise (1942–1945)

La Seconde Guerre mondiale bouleverse l’ordre colonial. Les Pays-Bas entrent en guerre contre le Japon en décembre 1941. Au début de 1942, l’armée japonaise envahit les Indes orientales néerlandaises et obtient la capitulation des forces néerlandaises à Java en mars (Bertrand et Cayrac-Blanchard, 2020). Cette défaite met fin, pour la durée de la guerre, à l’administration coloniale néerlandaise et ouvre la période de l’occupation japonaise.

Une partie de la population accueille d’abord les Japonais comme des libérateurs, puisqu’ils ont chassé les autorités coloniales néerlandaises. L’occupation révèle cependant rapidement sa dimension coercitive : les ressources de l’archipel et le travail de ses habitants sont mobilisés au service de l’effort de guerre japonais (Bertrand et Cayrac-Blanchard, 2020). Cette période transforme aussi les rapports entre organisations nationalistes, groupes locaux et réseaux de la pègre. Certains de ces groupes interviennent dans la vie politique et participent à des activités clandestines ou à des formations armées (Klooster, 1992).

Les liens entre certains réseaux locaux et les mouvements nationalistes reposent notamment sur leur expérience des activités illégales, leurs ressources et leur capacité à mobiliser des hommes (Klooster, 1992). Ces relations évoluent pendant l’occupation et la révolution : les engagements ne sont pas uniformes et les groupes concernés ne constituent pas un mouvement politique unique. Leur participation souligne néanmoins la diversité des acteurs impliqués dans la lutte pour l’indépendance.

La capitulation japonaise d’août 1945 ouvre une nouvelle phase. Le 17 août, Sukarno et Mohammad Hatta proclament l’indépendance de l’Indonésie.

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Références

  1. Bertrand, Romain, et Françoise Cayrac-Blanchard. « Indonésie — L’Indonésie contemporaine ». Encyclopædia Universalis. Référence consultée dans le contenu d’origine le 15 avril 2020.
    Consulter la notice
  2. Van der Kroef, Justus M. 1958. « On the Writing of Indonesian History ». Pacific Affairs, 31 (4) : 352 et suiv.
    Notice ProQuest
  3. Smail, John R. W. 1988. Pacific Affairs, 61 (1) : 192–193.
    DOI
  4. Ramcharan, Robin. 2006. « The Indonesian Revolution and the Singapore Connection, 1945–1949 ». Pacific Affairs, 79 (1) : 156–157.
    Notice ProQuest
  5. Klooster, H. A. J. 1992. Journal of Southeast Asian Studies, 23 (2) : 448–449.
    Notice JSTOR
  6. National Archives of Australia. « Indonesian independence ».
    Consulter le dossier
  7. Nationaal Archief. « Soevereiniteitsoverdracht Indonesië (1949) ». Documents sur la proclamation, les négociations, le Pancasila et le transfert de souveraineté.
    Consulter le dossier

Images décoratives de cette page

Fond : textile fleuri aux armoiries d’Amsterdam, vers 1700–1720.
Rijksmuseum, BK-1966-20.
Domaine public. Motif répété pour l’affichage.

Bordures : Maa cloth, fin du XIXe ou début du XXe siècle, textile européen destiné au marché indonésien.
Metropolitan Museum of Art, 2015.479.
Domaine public. Cadrages décoratifs.

Indonésie · 1945–1949

Les archives d’une révolution

Une indépendance proclamée en 1945. Une souveraineté reconnue en 1949. Entre les deux, une République à défendre et à construire.

Fond : entraînement militaire indonésien · auteur inconnu · Wikimedia Commons.

Photographies, textes, affiche et billet de banque : suivez cinq étapes pour comprendre la naissance de l’Indonésie indépendante.

01 / 17 août 1945 · Jakarta

Proclamer l’indépendance

Le 17 août 1945, à Jakarta, Sukarno et Mohammad Hatta proclament l’indépendance. La défaite du Japon ouvre la voie, mais l’ancienne puissance coloniale néerlandaise refuse de renoncer à l’archipel. Le lendemain, la République se donne une Constitution, un président et un vice-président. Elle doit encore faire connaître son existence et imposer son autorité. Les jeunes militants, les pemuda, participent à cette mobilisation. Deux documents permettent d’entrer dans ce moment décisif : un brouillon couvert de corrections et une courte déclaration dactylographiée, signée au nom du peuple indonésien.

La proclamation du 17 août 1945, signée par Sukarno et Mohammad Hatta.
La proclamation du 17 août 1945, signée par Sukarno et Mohammad Hatta.
Texte dactylographié par Sayuti Melik ; reproduction Feureau · Source et crédit.
Du brouillon à la proclamation

Le brouillon porte les traces des corrections. La version dactylographiée est signée « au nom du peuple indonésien ». Ces documents affirment une souveraineté ; ils ne prouvent pas encore que la République contrôle l’archipel. [1]

Le brouillon manuscrit de Sukarno.
Le brouillon manuscrit de Sukarno.
ANRI / ministère indonésien de l’Éducation et de la Culture · CC BY-SA 2.0 · Source et crédit.
Sukarno lit la proclamation, accompagné de Mohammad Hatta, à Jakarta.
Sukarno lit la proclamation, accompagné de Mohammad Hatta, à Jakarta.
Frans Mendur, 17 août 1945 · Source et crédit.
Lire l’histoire

L’annonce de la capitulation japonaise, le 15 août 1945, ouvre une période d’incertitude. Les Japonais ont vaincu les Néerlandais en 1942, puis imposé une occupation marquée par l’exploitation et la répression. Leur défaite permet aux nationalistes d’agir, mais les troupes japonaises restent présentes et doivent maintenir l’ordre jusqu’à l’arrivée des Alliés. L’effondrement de l’occupation ne signifie donc pas que le pouvoir passe immédiatement aux Indonésiens. [1] [13]

Les pemuda, des jeunes militants mobilisés pour l’indépendance, pressent Sukarno et Hatta de proclamer celle-ci sans attendre l’autorisation du Japon. Le 17 août, à Jakarta, Sukarno lit une courte déclaration signée avec Hatta au nom du peuple indonésien. Le lendemain, une Constitution est adoptée : Sukarno devient président et Hatta vice-président. La République commence à se donner des institutions. [1]

Il reste cependant à faire exister ce nouvel État. La nouvelle de la proclamation circule par la radio, la presse, des tracts et les déplacements des militants. Dans les villes et les villages, des groupes prennent le contrôle de bâtiments et cherchent à récupérer des armes. Ces initiatives donnent une force populaire à l’indépendance, mais leur diversité limite l’autorité du gouvernement. La République est proclamée ; elle ne contrôle pas encore tout le territoire qu’elle revendique. [1] [2]

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02 / 1945–1946 · Surabaya

Résister au retour colonial

L’indépendance proclamée se défend dans les rues, les villages et les ports. Les forces alliées viennent désarmer les Japonais ; le retour de l’administration néerlandaise menace la jeune République. À Surabaya, l’affrontement avec les Britanniques devient une bataille majeure en novembre 1945. Les habitants vivent les bombardements, les départs et les pénuries. Les affiches appellent à la résistance et donnent une forme visible au refus de la colonisation. Elles montrent la force de la mobilisation, tout en exprimant un point de vue engagé sur une révolution traversée par de nombreuses violences.

Affiche anticoloniale de Koempoel Sujatno, vers 1945–1949 (détail).
Affiche anticoloniale de Koempoel Sujatno, vers 1945–1949 (détail).
Nationaal Archief, collection 215, Ch. O. van der Plas ; diffusion Rijksmuseum · Source et crédit.
Décrypter l’affiche

Le rouge et le blanc reprennent les couleurs nationales. Le combattant et son arme donnent une forme visible à la résistance. Le slogan exprime le refus d’être colonisé. Cette affiche veut convaincre et mobiliser : elle ne résume pas toutes les expériences de la guerre.

L’original complet est proposé par le Rijksmuseum en haute définition (environ 35 Mo).

Ouvrir l’affiche complète ↗

Lire l’histoire

Après la défaite japonaise, les forces alliées arrivent dans l’archipel pour désarmer les soldats japonais et libérer les prisonniers. À Java et à Sumatra, elles comprennent notamment des troupes britanniques et indiennes. L’administration néerlandaise, la NICA, revient dans leur sillage. Pour les indépendantistes, ce retour menace la République et annonce le rétablissement de la domination coloniale. Les affrontements se multiplient. [1]

À Surabaya, dans l’est de Java, les tensions débouchent sur une bataille majeure. Le 10 novembre 1945, les forces britanniques lancent une offensive contre les combattants indonésiens. Les bombardements et les combats provoquent de lourdes destructions et la fuite de nombreux habitants. Les Britanniques prennent la ville, mais la résistance devient un symbole national. Le 10 novembre est aujourd’hui commémoré comme la Journée des héros. [1]

La guerre bouleverse aussi la vie des civils. Déplacements, pénuries, réquisitions et destructions fragilisent les familles. L’étude des témoignages de soldats néerlandais montre que les crimes de guerre participent au fonctionnement de la reconquête, au-delà de quelques abus isolés. Des groupes révolutionnaires commettent également des meurtres contre des Européens, des Indo-Européens et des personnes d’origine chinoise, notamment soupçonnées d’être liées à l’ordre colonial. Ces violences ont leurs dynamiques propres : elles ne doivent être ni effacées du récit ni présentées comme l’action de tous les indépendantistes. [1] [4] [5]

↑ Les cinq étapes

03 / 1946–1947 · Yogyakarta

Faire vivre la République

La République doit gouverner pendant qu’elle combat. À Yogyakarta, devenue capitale en 1946, les dirigeants organisent les institutions, tandis que des militants et des militantes font vivre le nouvel État. La presse, les règlements et la monnaie contribuent à affirmer son autorité. Mais tous ne donnent pas le même sens à l’indépendance : les jeunes, les militaires, les femmes et les élites locales ont leurs attentes. Un journal officiel et un billet de banque montrent ici comment la révolution entre dans la vie quotidienne, jusque dans les salaires et les échanges.

Un rupiah ORI : daté du 17 octobre 1945, mis en circulation en 1946.
Un rupiah ORI : daté du 17 octobre 1945, mis en circulation en 1946.
National Numismatic Collection, National Museum of American History ; image Godot13 · Source et crédit.
Une République qui écrit et publie

Berita Repoeblik Indonesia · 17 novembre 1945 ↗

Ce journal officiel publie les décisions de la jeune République. Il participe à la mise en place de son administration.

Lire l’histoire

La Révolution ne se résume pas aux décisions de quelques dirigeants. Sukarno incarne la mobilisation nationale, tandis que Hatta joue un rôle central dans l’organisation de l’État et les négociations. Sutan Sjahrir, Premier ministre à partir de novembre 1945, défend la voie diplomatique. Le commandant Sudirman représente un autre pôle d’autorité, celui de l’armée républicaine. Entre dirigeants civils, militaires et milices locales, les désaccords portent sur les moyens de gagner l’indépendance et sur ceux qui doivent conduire la lutte. [1]

Les pemuda ne forment pas un parti unique. Leurs organisations et leurs milices, souvent appelées laskar, défendent des orientations variées. Dans certaines régions, la révolution remet en cause les privilèges des élites locales et les autorités associées à la domination coloniale. Les appartenances régionales ne déterminent pas automatiquement les choix : l’armée coloniale néerlandaise comprend elle-même des soldats originaires de l’archipel, notamment des Moluquois. Les lignes de conflit traversent donc la société indonésienne. [1] [2] [11]

Les femmes participent aux soins, au ravitaillement, aux organisations et à la diffusion des idées républicaines. À Yogyakarta, des militantes enseignent la lecture dans les villages et font connaître les symboles de la République. Elles réclament aussi une meilleure éducation, l’égalité des salaires et une réforme du mariage. Pour elles, l’indépendance peut signifier une transformation de leur place dans la société. Créer un État passe également par des gestes quotidiens : publier un journal ou mettre en circulation une monnaie républicaine affirme une autorité nouvelle. [3] [6] [10]

Les oppositions deviennent parfois armées. À Madiun, en septembre 1948, un conflit entre le gouvernement et des forces de gauche liées au Parti communiste se termine par la victoire de l’armée gouvernementale et une répression sanglante. À Java occidental, Kartosuwiryo, d’abord engagé dans la lutte indépendantiste, rompt avec la République et proclame un État islamique en août 1949. Ce parcours ne représente pas tous les musulmans, dont de nombreuses organisations soutiennent la République. L’unité nationale se construit au milieu de ces affrontements. [1] [9]

↑ Les cinq étapes

04 / 1947–1948 · Java et Sumatra

Combattre et négocier

Les accords diplomatiques n’empêchent pas la reprise des combats. Après Linggadjati, les Pays-Bas lancent une offensive en juillet 1947. Le Conseil de sécurité intervient, puis l’accord de Renville de janvier 1948 confirme un recul territorial républicain. Une nouvelle attaque frappe Yogyakarta le 19 décembre 1948. Des dirigeants sont arrêtés, mais la guérilla et un gouvernement d’urgence à Sumatra maintiennent la République en vie. Les divisions internes, notamment la crise de Madiun, compliquent encore la lutte. Une résolution de l’ONU permet de comprendre comment ce conflit devient aussi une affaire internationale.

Juillet 1947

Première grande offensive néerlandaise.

19 décembre 1948

Yogyakarta est attaquée ; la lutte républicaine continue.

Ce que demandent les Nations unies

Résolution 27 · 1er août 1947 ↗

Cesser les hostilités et régler le conflit par des moyens pacifiques.

Résolution 67 · 28 janvier 1949 ↗

Arrêter les opérations militaires, libérer les prisonniers politiques et permettre le retour du gouvernement républicain.

Une résolution demande des mesures ; elle ne garantit pas leur application. La poursuite de la guerre montre les limites de la médiation. [7] [14]

Lire l’histoire

La négociation accompagne les combats. Négocié en novembre 1946 puis signé officiellement le 25 mars 1947, l’accord de Linggadjati prévoit la reconnaissance de fait de l’autorité républicaine sur Java, Madura et Sumatra. Il envisage une fédération indonésienne associée aux Pays-Bas dans une union. Pour les républicains, il ouvre une voie vers la souveraineté. Les responsables néerlandais cherchent à conserver une influence déterminante sur la transition. Les désaccords sur le sens de l’accord affaiblissent rapidement le compromis. [1]

En juillet 1947, les Pays-Bas lancent une grande offensive contre les territoires républicains. Ils occupent notamment des plantations, des zones pétrolières et des centres économiques. L’expression officielle d’« action de police » présente cette guerre comme une affaire intérieure néerlandaise. Elle permet de nier que la République soit un État avec lequel il faudrait traiter sur un pied d’égalité. L’intervention du Conseil de sécurité des Nations unies contribue à imposer un cessez-le-feu et une médiation. [1] [4] [7]

L’accord de Renville, conclu en janvier 1948 à bord d’un navire américain, confirme une situation militaire défavorable à la République. Des troupes républicaines doivent quitter des zones passées sous contrôle néerlandais. Les restrictions commerciales et le recul territorial aggravent les difficultés économiques. Ces concessions alimentent les critiques contre les dirigeants qui privilégient les négociations. [1]

Le 19 décembre 1948, une nouvelle offensive néerlandaise frappe Yogyakarta, devenue capitale républicaine en 1946. Sukarno, Hatta et d’autres responsables sont arrêtés. Pourtant, la République ne disparaît pas. Sudirman poursuit la guérilla et un gouvernement d’urgence dirigé par Sjafruddin Prawiranegara se constitue à Sumatra. La prise de la capitale ne suffit pas à mettre fin à la résistance. [1]

Les divisions internes aggravent la situation. À Madiun, en septembre 1948, un conflit entre le gouvernement et des forces de gauche liées au Parti communiste se termine par la victoire de l’armée gouvernementale et une répression sanglante. [1]

↑ Les cinq étapes

05 / 1949 · Yogyakarta · La Haye · Amsterdam

Faire reconnaître la souveraineté

En 1949, les pressions internationales et la résistance poussent les Néerlandais à reprendre les négociations. La conférence de la Table ronde prépare le transfert de souveraineté du 27 décembre. L’État reconnu est alors une fédération : la République des États-Unis d’Indonésie. La Nouvelle-Guinée occidentale reste à l’écart du règlement. Ce moment ne remplace pas la proclamation du 17 août 1945 : il met fin au refus néerlandais de la souveraineté indonésienne. Photographies, document signé, aquarelle et unes internationales permettent de confronter plusieurs regards sur cette sortie de guerre.

Juliana signe les documents du transfert de souveraineté à Amsterdam, le 27 décembre 1949.
Juliana signe les documents du transfert de souveraineté à Amsterdam, le 27 décembre 1949.
Joop van Bilsen / Anefo · Nationaal Archief, 934-5295 · CC0 · Source et crédit.
Trois regards sur la sortie de guerre

Une cérémonie officielle, une aquarelle indonésienne et une une de presse donnent trois points de vue sur la fin du conflit. Ils montrent une décision diplomatique, le retour des troupes et l’écho international du transfert.

Retour des troupes républicaines à Yogyakarta, juin 1949.
Retour des troupes républicaines à Yogyakarta, juin 1949.
Aquarelle de Mohammad Toha Adimidjojo · Rijksmuseum, NG-1998-7-43 · Source et crédit.
The Northern Star, Lismore, Australie, 28 décembre 1949.
The Northern Star, Lismore, Australie, 28 décembre 1949.
National Library of Australia / Trove · Source et crédit.

La page finale signée du transfert ↗

Une trace écrite à confronter aux représentations de l’événement. Nationaal Archief, 2.02.20, 136841, p. 16.

Lire l’histoire

La République porte aussi sa cause devant le monde. En août 1947, une délégation conduite par Sjahrir obtient de participer aux débats du Conseil de sécurité. Elle peut ainsi contester l’argument néerlandais selon lequel le conflit relèverait seulement des affaires intérieures des Pays-Bas. L’Inde et l’Australie contribuent à internationaliser la question indonésienne. Le soutien asiatique à la décolonisation compte donc aux côtés de l’action des grandes puissances occidentales. [7] [8]

La position américaine évolue. Washington tient à son alliance avec les Pays-Bas, mais craint aussi qu’une reconquête prolongée n’affaiblisse les dirigeants républicains au profit du communisme. Après l’offensive de décembre 1948, les pressions internationales sur les Néerlandais se renforcent. Le 28 janvier 1949, la résolution 67 du Conseil de sécurité demande notamment l’arrêt des opérations, la libération des prisonniers politiques et le retour des responsables républicains à Yogyakarta. Elle n’arrête pas immédiatement la guerre, mais renforce la recherche d’une issue négociée. [1] [8] [14]

L’accord Roem–Van Roijen du 7 mai 1949 prépare la reprise des négociations et le retour du gouvernement républicain dans sa capitale. Du 23 août au 2 novembre, la conférence de la Table ronde réunit à La Haye les Néerlandais, les républicains et les représentants des États fédéraux indonésiens. Hatta y défend la souveraineté du nouvel ensemble. Le compromis impose cependant des concessions, notamment la reprise d’une partie de la dette coloniale. [1]

Le 27 décembre 1949, les Pays-Bas transfèrent la souveraineté à la République des États-Unis d’Indonésie, organisée sous une forme fédérale. La Nouvelle-Guinée occidentale reste à l’écart de ce règlement. Les deux dates essentielles ont donc des significations différentes : le 17 août 1945 correspond à la proclamation de l’indépendance ; le 27 décembre 1949 marque l’acceptation de cette souveraineté par les Pays-Bas à l’issue de la guerre. La République a survécu grâce à la résistance armée, à la mobilisation de la population et au travail diplomatique. [1] [15]

↑ Les cinq étapes

Toutes les dates du récit
17 août 1945Sukarno et Hatta proclament l’indépendance à Jakarta.
18 août 1945Adoption de la Constitution et désignation du président et du vice-président.
10 novembre 1945Début de la grande offensive britannique à Surabaya.
Janvier 1946Installation du centre du gouvernement républicain à Yogyakarta.
Novembre 1946Négociation de l’accord de Linggadjati.
25 mars 1947Signature officielle de l’accord de Linggadjati.
Juillet 1947Première grande offensive néerlandaise et intervention du Conseil de sécurité.
17 janvier 1948Accord de Renville et consolidation d’une ligne de cessez-le-feu défavorable à la République.
Septembre 1948Crise de Madiun et affrontement entre forces gouvernementales et forces de gauche.
19 décembre 1948Attaque de Yogyakarta et arrestation de dirigeants républicains.
28 janvier 1949Résolution 67 du Conseil de sécurité sur le règlement du conflit.
7 mai 1949Accord Roem–Van Roijen.
23 août au 2 novembre 1949Conférence de la Table ronde à La Haye.
27 décembre 1949Transfert de souveraineté à la République des États-Unis d’Indonésie.
Quelques mots pour comprendre

Merdeka — Mot indonésien associé à la liberté et à l’indépendance, devenu un cri de ralliement.

Pemuda — Jeunes militants et combattants de la Révolution, organisés en groupes divers.

Laskar — Milices ou formations combattantes, aux liens variables avec l’armée et le gouvernement.

NICA — Administration civile néerlandaise chargée de rétablir l’autorité coloniale après la défaite japonaise.

Souveraineté — Pouvoir d’un État de gouverner et d’agir sans être soumis à un autre État.

Fédération — État composé de plusieurs entités politiques disposant de compétences propres.

Sources et lectures

Les chiffres dans le récit renvoient aux références ci-dessous. Les archives et les images sont créditées sous les documents.

Afficher ou replier la bibliographie
  1. Poeze, Harry, et Henk Schulte Nordholt. Merdeka. The Struggle for Indonesian Independence and the Republic’s Precarious Rise 1945–1950. Traduit par Gioia Marini. Amsterdam University Press, 2024. Consulter ↗
  2. Frakking, Roel, et Abdul Wahid. « Revolutionary worlds: an introduction ». Dans Bambang Purwanto et al. (dir.), Revolutionary Worlds. Local Perspectives and Dynamics during the Indonesian Independence War 1945–1949. Amsterdam University Press, 2023, chapitre 1. Consulter ↗
  3. Sasi, Galuh Ambar. « The meaning of independence for women in Yogyakarta, 1945–1946 ». Dans Revolutionary Worlds, Amsterdam University Press, 2023, chapitre 2. Consulter ↗
  4. Oostindie, Gert, Ireen Hoogenboom et Jonathan Verwey. « The decolonization war in Indonesia, 1945–1949: War crimes in Dutch veterans’ egodocuments ». War in History, vol. 25, no 2, 2018, p. 254–276. DOI : 10.1177/0968344517696525. Consulter ↗
  5. Frederick, William H. « The killing of Dutch and Eurasians in Indonesia’s national revolution (1945–49): a ‘brief genocide’ reconsidered ». Journal of Genocide Research, vol. 14, nos 3–4, 2012, p. 359–380. DOI : 10.1080/14623528.2012.719370. Consulter ↗
  6. Cribb, Robert. « Political Dimensions of the Currency Question 1945–1947 ». Indonesia, no 31, avril 1981, p. 113–136. Consulter ↗
  7. Foray, Jennifer L. « The Republic at the Table, with Decolonisation on the Agenda: The United Nations Security Council and the Question of Indonesian Representation, 1946–1947 ». Itinerario, vol. 45, no 1, 2021, p. 124–151. DOI : 10.1017/S0165115321000048. Consulter ↗
  8. Jagtiani, Sharinee L. « ‘Foreign armies are functioning on Asian soil’: India, Indonesian decolonisation and the onset of the Cold War (1945–1949) ». Cold War History, vol. 22, no 3, 2022, p. 305–324. DOI : 10.1080/14682745.2021.2021888. Consulter ↗
  9. Elson, R. E., et Chiara Formichi. « Why did Kartosuwiryo start shooting? An account of Dutch–Republican–Islamic forces interaction in West Java, 1945–49 ». Journal of Southeast Asian Studies, vol. 42, no 3, 2011, p. 458–486. DOI : 10.1017/S0022463411000361. Consulter ↗
  10. Zara, Muhammad Yuanda. « Photographic Representations of the Dutch–Indonesian Conflict in the Yogyakarta-Based Kedaulatan Rakjat Newspaper, 1945–1946 ». Bijdragen tot de Taal-, Land- en Volkenkunde, vol. 180, nos 2–3, 2024, p. 212–241. Consulter ↗
  11. Oostindie, Gert, et Fridus Steijlen. « Ethnic ‘Ferociousness’ in Colonial Wars: Moluccans in the Dutch Army in Indonesia, 1945–1949 ». Bijdragen tot de Taal-, Land- en Volkenkunde, vol. 177, 2021, p. 491–523. DOI : 10.1163/22134379-bja10032. Consulter ↗
  12. Luttikhuis, Bart, et C. H. C. Harinck. « Voorbij het koloniale perspectief. Indonesische bronnen en het onderzoek naar de oorlog in Indonesië, 1945–1949 ». BMGN Low Countries Historical Review, vol. 132, no 2, 2017, p. 51–76. DOI : 10.18352/bmgn-lchr.10340. Consulter ↗
  13. Gōto, Ken’ichi. « Caught in the Middle: Japanese Attitudes toward Indonesian Independence in 1945 ». Journal of Southeast Asian Studies, vol. 27, no 1, 1996, p. 37–48.
  14. Conseil de sécurité des Nations unies. Résolution 67 du 28 janvier 1949, document S/1234. Bibliothèque numérique des Nations unies. Consulter ↗
  15. Nationaal Archief. « Soevereiniteitsoverdracht Indonesië 1949 ». Dossier pédagogique et documents d’archives sur le transfert de souveraineté. Consulter ↗

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