Par Jean Yves Métellus
Le désir est servile
S’il n’élève le corps
Au rang de cathédrale
Où vitrille l’amour
Et le rêve tourment
S’il n’est point volutes
Échappées d’incendie
Sur les ruines éternelles
Il faut sinon
Toute la métamorphose du jour
Sur nos langues mortes
Pour conter une histoire
Je changerai pour toi
L’arc-en-ciel du dessin
Toi qui es traquée
Jusque dans tes secrets
La beauté sera jubilation
Ou bien fermentation du silence
Mais quand j’aurai soif de frisson
C’est dans le noir que tu me trouveras
***
Jean Yves Métellus, né en Haïti en 1962, laissa son pays d’origine, traversa les mers pour se retrouver d’abord aux Etats-Unis (Miami, Hollywood, Fort-Lauderdale, Queens, Brooklyn, Boston), puis à Montréal, où il plante sa tente comme un vrai sédentaire. Toutefois, cet ancien professeur de littérature, artiste-peintre, pigiste, animateur de radio et poète mène toujours une même quête. Il ne rêve que de transcendance par le biais du langage, essentiellement littéraire et pictural. Pour lui, cela se présente comme une nécessité existentielle, un désir de rompre d’avec les affres d’une réalité chaotique pour jouir du mystère de l’inconnu.