Journal de Bord #2 du tournage à Palawan (09/07/2015 – 17/07/2015)
(Phase 2 ou une semaine pour capturer en images le poux de Rio Tuba
Jeudi 9 juillet 2015 : aujourd’hui grande variation au niveau du petit déjeuner : hamburgers, Sprite et chicken curry.
A GB’s le soutire timide de Rose – une serveuse qui s’est prise d’affection pour notre drôle d’équipe – nous accueille.
Nous partons ensuite pour le bureau du capitaine du barangay de Rio Tuba où nous attend Jocelyne Parafina, nous lui demandons d’accéder à des documents d’informations sur la ville de Rio Tuba (notre objectif est d’y trouver des informations sur la rivière.) Nous rencontrons aussi le capitaine du barangay, Gomer Miano, nous en profitons aussi pour obtenir un contact travaillant dans la mine de Rio Tuba : plus précisément une femme travaillant pour la compagnie car intégrer un personnage féminin nous intéresse. Gomer nous explique que cela ne sera pas facile car peu de femmes travaillent pour la compagnie.
Entre temps, Ken a obtenu via Kuya Boy le contact d’une de ces cousines vivant aussi au Pier, Lagrimas Padilla mère de 11 enfants qui pourraient être notre troisième personnage.
Nous consacrons le reste de l’après-midi à la transcription des vidéos.
Vendredi 10 juillet 2015 : Aujourd’hui nous partons vers 13h avec Rae car nous devons filmer le retour de l’école de la famille, un moment que nous comptons mettre en avant dans le documentaire. Ken et Ervic vont quant à eux rencontrer Lagrimas Padilla la cousine de Kuya boy, l’occasion d’une interview avant de filmer vraiment (nous avons appris qu’il ne faut jamais filmer dès que l’on rencontre les sujets, un temps est nécessaire pour briser la glace). La météo est de plus en plus en notre faveur, de moins en moins humide ce qui facilite le tournage et améliore la qualité des prises. Après le tournage nous rentrons transférer les vidéos et retranscrire celles des précédents tournages.
Samedi 11 juillet 2015 : Aujourd’hui la journée s’annonce très intéressante et dense en termes d’informations. Nous rejoignons Kuya Boy le matin pour faire le tour de la rivière. Une occasion pour lui de relever ses filets de pêche et pour nous de l’interviewer une seconde fois. Le tournage dans le bateau n’est pas le plus aisé, la prise de son surtout est délicate. Nous sommes presque cinq dans le petit bateau, Rae à la camera principale, Ken à la prise de son et moi à la caméra zoom plus Kuya Boy et le conducteur du bateau, au bout d’1h30 de tournage dans cet environnement étroit nos muscles commencent à souffrir.
Nous passons par un endroit très intéressant où le minerai extrait de la mine est exporté par bateaux vers la Chine et le Japon.
Après ce tournage assez éprouvant aussi pour notre concentration nous rentrons à Gamo’s. Nous prenons du repos avant le diner de ce soir avec le responsable de la communication de la mine de Rio Tuba.
Vers 19h nous partons pour le compound où nous avons rendez-vous. Cet endroit ressemble à une mini-ville dans la ville sécurisée par des gardes armés qui nous laissent entrer en gardant nos passeports en échange d’un badge de visiteur. Nous arrivons au restaurant Nickel Nook (un endroit qui deviendra vite un lieu de nos palets en raison notamment de leur smoothies aux fruits et à leur Red Horse fraîche.)
Pour ce dîner avec le représentant de la communication de la compagnie minière de Rio Tuba nous ne savons pas trop à quoi nous attendre. Nous rentrons dans le restaurant climatisé (pour notre plus grand bonheur) JB Baylon nous attend, sourire affable de politicien et chemise Ralph Lauren. Au début du dîner il nous demande de nous présenter et d’expliquer la raison de notre présence à Rio Tuba. Nous repondons que sommes à Rio Tuba pour une courte durée à l’occasion d’un documentaire centré sur les communautés vivant dans le Sud de Palawan, nous ne mentionnons absolument pas la mine ni la contamination de la rivière comme sujet pour le documentaire, nous adoptons une posture prudente, que nous voulons le plus objective possible.
Très vite JB détend l’ambiance, nous rigolons d’un rire que nous voulons naturel, nous gardons de larges sourires aimables mais forcés.
JB nous raconte qu’avant de travailler pour la compagnie minière (Rio Tuba Nickel Mining Corporation) il travaillait pour Coca-Cola Philippines. Ironiquement nous nous demandons ce qui l’a fait passer d’une forme de capitalisme à un autre, notre commentaire que nous partagons plus tard entre nous reste silencieux.
Au cours de la conversation JB nous propose une visite de la mine pour le lendemain que nous acceptons avec enthousiasme : même si nous nous concentrons sur les effets négatifs de l’exploitation minière sur la communauté, être confronté au discours officiel et aux arguments de la compagnie est toujours utile dans une volonté de représenter les deux discours face à l’exploitation minière.
JB nous quitte en nous offrant le dîner, très copieux : poulet frit, riz, bœuf en sauce, kare kare, smoothies … Il nous quitte en nous proposant de nous détendre, de profiter de l’air conditionné et de bières fraiches. Il est vrai que l’air conditionné et les bières nous paraissent un luxe appréciable presque oublié.
Dimanche 12 juillet 2015 : ce matin, après un petit déjeuner copieux à GB’s servi par le sourire de Rose notre serveuse attitrée nous transférons des vidéos et nous retranscrivons celles-ci.
Vers 14h une navette de la compagnie minière de Rio Tuba vient nous chercher à Gamo’s, nous rencontrons une charmante jeune femme (dont je ne me rappelle pas le nom) qui nous explique qu’elle nous emmènera tout d’abord dans le jardin de la compagnie : jardin de réhabilitation où des arbres sont replanter afin de recréer la variété de la végétation de Palawan. En arrivant nous sommes accueillis par des employés de la mine appartenant à la tribu des Pala’wan jouant des instruments traditionnels. Le responsable du jardin dégainant un grand sourire nous propose d’essayer une sarbacane traditionnelle utilisée par les Pala’wan. Nous nous prêtons volontiers à ce folklore.
Nous parcourons le jardin en sa compagnie, il nous explique la spécificité des espèces de plantes réintroduites en insistant sans cesse sur l’idée que les gens se trompent en associant à tort l’exploitation minière à la destruction de l’environnement : au contraire selon lui la mine de Rio Tuba a réussi le pari de rendre l’exploitation minière responsable et respectueuse de l’environnement. Il ajoute que fièrement que le site de Rio Tuba est le seul site minier à Palawan qui replante de la végétation afin de reconstituer l’environnement détruit par son activité.
Le responsable nous quitte ensuite toujours avec le sourire puis nous remontons dans le van de la compagnie, notre guide nous emmène maintenant près d’un ruisseau où l’eau rejetée par la compagnie est déversée. Notre guide veut nous montrer que les allégations de pollution de l’eau des rivières portées contre la compagnie sont infondées. Nous gardons pour nous l’idée que du chromium ainsi que de la latérite un composant toxique rejeté par la mine sont présentes à haute dose dans la rivière Togupon. C’est d’ailleurs une étude réalisée par l’ONG Friends of Japan qui à attiré notre attention sur la rivière Togupon, notamment l’idée que ces composants seraient potentiellement responsables de cas de cancers dans la région (potentiellement car aucune corrélation n’a été encore clairement établie).
Nous arrivons donc à ce ruisseau où l’eau s’écoule claire, un peu sceptiques sachant que ce n’est pas dans ce petit ruisseau que la compagnie écoule toute son eau usagée, nous gardons le silence et le sourire, la compagnie reste vague dans son explication selon nous.
Le van nous conduit ensuite à Nickel Nook, nous retrouvons encore une fois avec bonheur l’air conditionné et les smoothies à l’ananas, JB Baylon nous rejoint, il s’étonne de l’absence de Rae et de Ken, en tournage dans le village de pêcheurs pour l’après-midi. Le chargé de communication de la compagnie minière nous propose alors une seconde visite pour que toute l’équipe soit là. Chose intéressante nous avons remarqué que JB avait ajouté sur Facebook Rae et Ervic. Une façon de pister leurs activités sur les réseaux sociaux et peut-être d’obtenir des informations sur le documentaire ? JB pose d’ailleurs beaucoup de questions plus ciblées à Ervic et moi mais toujours très aimablement : par exemple si je suis bien le scriptwriter ou encore si Rae appartient à un parti politique…(nous omettons bien sûr de dire que Rae à une sympathie politique bien à gauche.)
Après un déjeuner copieux de poulet et de riz (et bien sûr le fameux smoothie à l’ananas frais !) nous reprenons le van qui nous redépose vers 18h à Gamo’s.
Lundi 13 juillet 2015 : Cette journée n’est pas très riche en évènements, je m’occupe de la retranscription des vidéos le matin puis nous partons à 15h avec Ervic pour aller chez les Siplan, nous voulions filmer Bobby seul chez lui alors que Pipeta et les enfants sont à l’école dans le barangay voisin, malheureusement Bobby n’est pas là et Pipeta et sa fille qui nous propose de revenir le lendemain. Nous sommes un peu désolés d’avoir traverser la chemin encore boueux pour rien, par contre nous avons échangé des fous rires : Ervic était effrayé par des carabao (bœuf philippin) qui se trouvaient sur notre chemin. Nous rentrons donc à Rio Tuba, en nous arrêtant dans une calenderia pour un smoothie à l’ananas (mon addiction à Rio Tuba)
Mardi 14 juillet 2015 : Aujourd’hui au programme visite de l’hôpital du compound et de l’école fièrement construits par la compagnie pour ses employés. Puis départ en soirée pour passer la soirée, la nuit et la matinée chez les Siplan. Le van de la compagnie vient donc nous chercher, nous arrivons d’abord au centre d’informations où un employé de la compagnie nous soumet une enquête pré-visite de la mine. Les questions sont précises et portent surtout sur notre perception de l’activité minière : des questions comme « Pensez-vous que l’exploitation minière endommage de façon irréversible l’environnement ? » sur certaines questions nous avons dû mentir consciemment « Avez-vous déjà signé la pétition NoToMining ? ». L’employé nous explique la philosophie de la compagnie : tournée vers l’épanouissement de ces employés (construction de l’école, de l’hôpital, de maisons) ainsi que de la préservation de l’environnement avec la plantation d’arbres. Nous constatons que le discours officiel est rodé et parait sans failles. Nous nous rendons ensuite à l’école où la directrice nous attend avec un grand sourie, un ancien étudiant nous fait visiter, partout quand nous traversons les couloirs les enfants sourient et font de grands signes de la main. Nous visitons ensuite le laboratoire dont la compagnie est si fière : un regroupement de près d’une centaine Macs flambants neufs occupés par autant d’enfants d’une dizaine d’année en uniformes. Intimidés tout comme eux, nous regardant avec de grands yeux, nous rentrons dans la salle. Le professeur nous explique que les élèves sont dans un cours de familiarisation au logiciel PhotoShop. Il nous dit aussi que la particularité de l’école est qu’elle est gratuite pour les membres de la tribu des Pala’wan et que la plupart des enfants formés feront potentiellement partie de la compagnie ou bien qu’ils travailleront dans le domaine de l’exploitation minière en tant qu’ingénieurs.
Nous partons ensuite pour l’hôpital assez impressionnés nous devons l’avouer par l’école et par les sourires des enfants. Nous sommes guidés dans notre visite par employé de l’hôpital, il nous explique que l’hôpital bien que petit est très souvent complet, en effet des cas urgents venants d’autres municipalités y sont aussi traités.
A la fin de la visite nous sommes reconduits au centre d’information pour une enquête post-visite, les questions portent toujours sur notre perception de l’exploitation minière avec la dimension responsable par exemple « Pensez-vous qu’exploitation minière responsable et respect de l’environnement sont compatibles ? » Ou encore « Pensez-vous qu’il serait positif pour l’environnement si tous les sites miniers avaient le même fonctionnement que celui de Rio Tuba ? » sortes de questions pièges auxquelles nous sommes tentés de répondre oui.
Après cette visite nous devons avouer que la compagnie Rio Tuba Nickel Mining Corporation a menée à bien son entreprise de séduction. Il est difficile évidement après une visite comme celle-ci de rester entièrement dans une position que l’on peut appeler anti-mining.
Nous rentrons vers 16h, nous partons dîner chez GB’s. Après ce dîner débriefing nous rassemblons nos affaires pour partir avec Ervic tourner chez les Siplan.
Nous empruntons le chemin de terre et nous traversons les champs alors qu’il fait nuit (19h), sentiment agréable d’être seuls au monde avec aussi un peu d’inquiétude : tomber nez à nez avec un carabao dans la pénombre est à éviter.
Nous arrivons chez les Siplan, Bobby, sa fille la plus âgée et sa fille Rich ainsi que Robert son là. Nous prenons place à la table après s’être enduits d’anti-moustiques, nous goutons des babalid, un fruit de mer qui ressemble à un bigorneau qu’il faut aspirer. Nous partons nous coucher tôt après avoir installé une moustiquaire dans la dépendance des Siplan, une petite cabane au milieu des champs. Nous nous préparons à y passer la nuit, une nuit qui sera courte pour Ervic qui doit se lever à 4h du matin pour suivre Bobby qui partira travailler dans les champs et ensuite prendre le bateau pêcher. J’admire la détermination d’Ervic, il me propose de le rejoindre lui et Bobby le lendemain matin avec Robert.
Mercredi 15 juillet 2015 : Ervic parti comme prévu à 4h du matin, je me lève vers 8h, ce matin il pleut beaucoup, le tournage ne sera pas aisé car nous n’avions pas vraiment prévu de protection pour l’équipement à part le poncho d’Ervic. Je déjeune puis nous partons avec Robert quand la pluie se calme.
Nous partons emprunter un bateau pour rejoindre Bobby, nous marchons dans les champs jusqu’à l’endroit où le bateau nous attend, nous marchons pieds nus dans la boue, la pluie reprend de plus belle mais peu importe.
Après avoir près de quarante minutes nous prenons le bateau, un bateau de pêcheur traditionnel de Palawan qui nous mène dans un village ou habite l’oncle de Bobby, nous nous y installons en attendant que la pluie devenue très intense se calme. J’en profite pour essayer de faire sécher mon sarong et mon pantalon trempés, mais sans succès.
Nous reprenons le bateau pour rejoindre Bobby dans la cabane, Ervic m’explique qu’il n’a pas été facile de filmer avec la pluie, il me montre les prises de ce matin puis je filme Robert et Bobby déjeuner ainsi que l’atmosphère sombre de la cabane.
Ensuite nous reprenons le bateau où nous continuons de filmer car la pluie s’est à nouveau calmée. Nous arrivons chez les Siplan, la pluie reprend, nous attendons donc pour reprendre la route boueuse vers Gamo’s.
Sur le chemin de terre nous croisons deux voitures de la compagnie minière qui s’enquièrent de notre présence, nous répondons poliment à leurs questions. Les employés de la mine du deuxième véhicule nous demande même d’écrire nos noms et Ervic a dû expliquer que nous étions en contact avec JB Baylon (il a dû montrer les messages échangés entre lui et JB comme preuve). Nous avons trouvé les employés suspicieux et très insistants dans leurs questions, la seule chose que nous avons apprécié est qu’ils nous déposent à Gamo’s : nous faisions peine à voir, trempés, échevelés et couverts de boue.
En rentrant à Gamo’s nous organisons une réunion de groupe en expliquant l’épisode à Rae et Ken partis tourner dans la famille Lagrimas dans le village de pêcheurs. Nous en venons à la conclusion que nous refuserons à l’avenir toutes les prochaines propositions de nous raccompagner de la part de la compagnie. Ervic n’ayant pas du tout apprécié le ton très inquisiteur selon lui des employés.
jeudi 16 juillet 2015 : Le tournage et notre séjour à Rio Tuba touche bientôt à sa fin, nous repartons vendredi soir pour Puerto Princesa où nous passerons les deux derniers jours avant de rentrer à Manille. Nous ne faisons rien de spécial aujourd’hui à part commencer à rassembler nos affaires, transférer et retranscrire les vidéo et acheter de la nourriture pour remercier nos sujets (la famille Siplan, la famille Lagrimas, Kuya Boy) et les personnes qui nous ont aidé (Neneta Estomata qui nous a hébergé très gentiment au début et Kuya Ding Dong qui nous conduisait en tricycle dans beaucoup de nos déplacements.
Nous partons ensuite diner une dernière fois au restaurant situé dans le compound de Rio Tuba, Nickel Nook.
Vendredi 17 juillet 2015 : C’est aujourd’hui le jour de notre départ, journée chargée en perspective nous bouclons nos sacs puis nous partons faire la tournée des personnes qui nous on aidés tout au long de cette aventure : distribution de victuailles, de sourires et de photos au programme. Ensuite vers 13h nous partons chaque groupe de son côté pour remercier nos sujets et tourner une dernière fois : Ken et Rae chez Lagrimas et Ervic et moi chez les Siplan. Nous empruntons donc une dernière fois le chemin boueux vers les Siplan, cette marche quasi quotidienne va nous manquer pour sûr. Nous arrivons chez les Siplan et nous leur demandons de rejouer pour la camera la scène de leur retour de l’école, nous la filmons sous plusieurs angles, après une séance de photo vient le temps tant redouté des aurevoirs. Pipeta pleure à chaudes larmes, Ervic et moi avons aussi les larmes aux yeux. Bobby et les garçons Robert et Fregel nous saluent ainsi que les enfants Richel, Risabel et Racquel. Cette famille nous aura définitivement marquée par sa gentillesse, son sourire en toutes circonstances même dans la difficulté et surtout sa simplicité. Ervic et moi essayons de garder le soutire et de plaisanter sur le chemin du retour mais nous avons le cœur un peu gros. Une page se tourne définitivement quand nous quittons le chemin de terre et de boue qui nous a fait tant rire et enrager.
En arrivant à Gamo’s nous retrouvons Ken et Rae qui on connu aussi cette ce même épisode triste mais nécessaire des aurevoirs avec la famille Lagrimas ainsi que Kuya Boy.
Le temps de rassembler nos affaires et de nettoyer la chambre et le van que nous avions réservé nous attend, déjà.
C’est comme cela que se termine notre expérience à Rio Tuba, pas toujours agréable, difficile, avec ses hauts, ses bas, son problèmes techniques lors des journées de tournages, son smoothie à l’ananas ainsi que son chicken curry … mais une expérience qui me restera comme intense et enrichissante du point de vue humain, une expérience qui m’aura appris beaucoup sur moi même, sur ce que je suis capable de faire (ou pas). Une expérience qui m’aura solidifiée et m’aura fait mettre un pied dans l’univers du tournage de vidéo-documentaire. Un univers qui m’était inconnu jusqu’alors
J’ai pu connaître ainsi les aléas et imprévus de la réalité sur le terrain : concevoir un documentaire n’est pas une chose facile mais le tourner l’est encore moins …
Rosanna Tiranti
Université de Montréal.