Internal security act (ISA)

Sans titre6L’Acte de sécurité interne est mis en place pour prévenir tout sentiment « anti-gouvernemental» ainsi que des formes d’antagonisme entre les classes sociales ou raciales. Singapour doit paraître stable et afficher un contrôle interne. Sous la Section 8 de l’Acte, si le président décide qu’un individu agit de façon qui est « préjudiciable à la société Singapourienne ou n’importe quelle partie de cette dernière, ou nuit au maintien de l’ordre public ou tout autre service sociale »[1], les ministères des affaires intérieures peuvent le détenir pour 2 ans. L’acte a récemment été rendu plus sévère, donnant le pouvoir aux policiers d’arrêter quiconque est soupçonné d’« agir de manière préjudiciable à la sécurité de Singapour » [2]. Ces personnes peuvent être emprisonnées arbitrairement pour un mois sans raison autre que pour des raisons d’interrogations. De plus, on a souvent reprocher à ces procédures d’interrogations d’utiliser des traitements inhumains. En 1987, 16 personnes ont été arrêtées sous prétexte de la ISA. Ils ont plus tard été victimes de traitements cruels durant leur détention, incluant des actes tels que des coups de poing d’officiers dans l’estomac, la tête et/ou les bras, jusqu’à 70 heures de privation de sommeil durant lesquelles ils étaient forcés de rester debout dans des salles avec la température extrêmement basse. Outre la violence physique, il y avait aussi des abus psychologiques comme des menaces de détention à vie, ainsi que de nombreuses intimidations chez les membres de la famille du détenu. En plus, cela ne s’arrêtait pas lorsque les personnes étaient misent en liberté. Malgré leur libération, ces personnes étaient assujetties au harcèlement et à la diffamation, elles étaient (re)capturées dés que l’un d’eux essayait de ce prononcer sur la scène public. Même les avocats qui acceptaient de les représenter étaient touchés par le contrôle strict du gouvernement et plusieurs finissaient par se retrouver en exile a l’étranger.

Enfin, le ISA permet aussi aux gouvernements de s’imposer dans les décisions de la Cour. La Cour n’a plus le droit de demander le relâchement de tous ceux qui sont détenus par l’ISA ou de faire toute révision judiciaire des cas de ces derniers. L’organisation non-gouvernementale Asia Watch[3] a constaté que cette limitation enlève un des droits fondamentaux des détenues, a savoir le droit à un procès équitable. De plus, le gouvernement empêchent toutes les revendications des abus de droit et ce faisant,  donnent un permit pour exercer leur politique à leur aise, sans opposition.

Une interview avec Said Zahari, qui a été détenu par le gouvernement singapourien pour 17 ans sans procès, à cause du ISA pour des allégations d’association à des activités communistes. Il est maintenant reconnu comme étant le deuxième  personnage politique qui a été détenu arbitrairement le plus longtemps par le gouvernement de Singapour.

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[1] Chew, Melanie (1994) “Human Rights in Singapore: Perceptions and Problems”, Asian Survey, 34:11, 933-948

[2] Ibid.

[3] Asia Watch a publie plusieurs documents, notamment Silencing All Critics, qui traite de ces Actes en profondeur. L’information contenu ici a ete acceder par le texte de Melanie Chew.

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