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	<title>UniAlter &#187; Sécurité alimentaire</title>
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		<title>LES BIOTECHNOLOGIES SAURONT-ELLES NOURRIR L’HUMANITÉ DU XXIÈME SIÈCLE?</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 16:50:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologies]]></category>
		<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité alimentaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Marie O’Neill
«1,5 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, à l’aube du XXIème siècle»[1]. Ces chiffres alarmants ne semblent vouloir souffler qu’un seul mot : agir et ce le plus rapidement et efficacement possible. C’est pourquoi, vers la fin du XIXème siècle, les biotechnologies ont fait leur apparition. La biotechnologie selon la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Marie O’Neill</strong></p>
<p style="text-align: justify">«1,5 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, à l’aube du XXIème siècle»<a href="#_ftn1">[1]</a>. Ces chiffres alarmants ne semblent vouloir souffler qu’un seul mot : agir et ce le plus rapidement et efficacement possible. C’est pourquoi, vers la fin du XIXème siècle, les biotechnologies ont fait leur apparition. La biotechnologie selon la définition de l’OCDE, est l’application des principes scientifiques et de l’ingénierie à la transformation de matériaux par des agents biologiques pour produire des biens et des services<a href="#_ftn2">[2]</a>. Elle est le résultat de l’inquiétude générale vis-à-vis des capacités de la planète à nourrir ses habitants. Les biotechnologies dans le domaine de la sécurité alimentaire sont souvent décrites comme «le miracle menant automatiquement à la voie du développement économique»<a href="#_ftn3">[3]</a>. Cependant ce petit bijoux de la science contemporaine est loin de faire l’unanimité et suscite aujourd’hui une grande polémique. Dans quelle mesure les biotechnologies peuvent-elles sauver l’humanité de demain? Quelles sont leurs avantages? Quelles sont leurs limites? Quelles sont les mesures mises en place dans le but de les encadrer et de circonscrire les dégâts déjà visibles aujourd’hui?<span id="more-612"></span></p>
<p style="text-align: justify">La théorie constructiviste d’Arturo Escobar sur la déconstruction du développement rappelant, par exemple, les enjeux que soulève la surpopulation vis-à-vis de la sécurité alimentaire explique parfaitement l’apparition des biotechnologies. En effet, le constructivisme explique comment la hausse de la productivité via le développement des techniques agricoles ainsi que la coopération au niveau international sont des éléments essentiels à la résolution des problèmes de la faim dans le monde. De fait, les biotechnologies suscitent des questions et des réflexions ainsi que des prises de position à propos de l’évolution de la productivité des systèmes de production, sur les formes d’organisation de l’économie mondiale agricole ainsi que de la place des nouvelles technologies dans le concept de développement<a href="#_ftn4">[4]</a>. Car si la révolution verte et l’amélioration génétique des plantes cultivées engendre de nombreuses critiques en raison notamment de la fragilité des écosystèmes, on ne peut nier les effets positifs en terme d’hausse globale de la production agricole. Par exemple, en Inde : En 1965, on produisait douze millions de tonnes de blé sur quatorze millions d’hectares. En 1990, on en produit cinquante-cinq millions sur vingt-trois millions d’hectares. Pour avoir une idée de l’impact de la technologie sur la production agricole il faut savoir qu’avec les rendements qu’on obtenait en Inde en 1965, il aurait fallu cultiver plus de quarante millions d’hectares<a href="#_ftn5">[5]</a>. On observe donc que les biotechnologies apportent des améliorations concrètes dans le domaine agricole en plus de tous les autres domaines qui entrent dans les politiques de développement (santé, productions industrielles et énergies).  «Il faut reconnaitre le caractère indispensable de ces techniques pour nourrir l’humanité du XXIème siècle»<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/04/blog2-photo1.jpg" alt="blog2-photo1" width="201" height="273" />(photo1 :http://www.epo.org/aboutus/events/archive/2007/biotechnology/biotechnology.jpg)</p>
<p style="text-align: justify">Néanmoins, les dérives socio-économiques que les biotechnologies sont susceptibles d’engendrer inquiètent les agents du développement. De ce fait, elles se développent malencontreusement dans une structure cartellisée. Or cette cartellisation va provoquer une hausse notoire de la dépendance ainsi que de marginalisation des économies tiers-mondistes en créant un régime mondial désavantageux. De surcroît, l’égoïsme des Firmes Multinationales (FMN) l’emportera sur la sauvegarde de l’environnement, sur les politiques raisonnables de développement durable. L’échec du modèle agricole de la révolution verte qui aggrave la relation de dépendance des pays du Sud envers les pays du Nord va également fomenter la crise de la dette ainsi que la dégradation des systèmes de production.</p>
<p style="text-align: justify">Le scénario catastrophe présenté dans le texte de N. Patrick Peritore se poursuit ensuite par une très possible crise économique mondiale entraînant de nombreuses catastrophes diverses s’abattant sur la planète bleue (désertification etc.) ainsi que sur la population humaine (faim, épidémies etc.)<a href="#_ftn7">[7]</a>. Les biotechnologiques, perçues comme bien stratégique de premier ordre sont sur le point de se transformer en centre de lutte politique pour l’hégémonie du marché mondial. Les préoccupations pour l’équité sociale, pour le respect des contraintes écologiques de l’environnement et de la durabilité de l’agriculture sont donc au rendez-vous.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi donc, des organisations internationales, comme la <a href="http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21334&amp;Cr=FAO&amp;Cr1">FAO</a> ont pris les choses en main ou tout du moins tentent de résoudre les problèmes liés à l’intégration des biotechnologies dans les marchés mondiaux. Car même si les problèmes sont urgents, on ne peut pas faire n’importe quoi et des réglementations sérieuses doivent être mises en place.  Tout d’abord, il faut donner de manière <em>sine qua none </em>de l’importance au «local». En effet, appliquer des solutions générales aux difficultés liées aux biotechnologies ne permet surement pas de trouver une issue valable, bien au contraire. Il faut apprendre à s’adapter aux contextes : prendre en compte le milieu (physique, biologique, humain : les richesses, les faiblesses et les potentialités). Il est également essentiel d’ajuster voir de créer des technologies qui vont de pair avec le milieu dans lequel on évolue<a href="#_ftn8">[8]</a>. De surcroît, une coopération entre les pays du Nord et ceux du Sud doit impérativement être établie. La convention du Gatt initie le mouvement dans ce domaine car œuvrer de concert semble être la base des initiatives internationales quant aux biotechnologies afin que «le progrès des uns ne fassent pas le malheur des autres»<a href="#_ftn9">[9]</a>. Finalement, les biotechnologies demeurent indispensables au mieux-être du monde de demain. La <a href="http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21334&amp;Cr=FAO&amp;Cr1">FAO</a> lui octroie le pouvoir de doubler la production vivrière d’ici 2050. Et si elles rencontrent certaines difficultés qu’on ne peut se permettre d’ignorer, ces dernières ont été identifiées et font désormais l’objet de maints efforts dans le but de les résorber.</p>
<p style="text-align: justify">Grâce à une politique d’aide au développement multiforme et rationnelle menée dans la coopération sur la scène internationale, les biotechnologies sont le secteur clé des années à venir étant donné la contribution qu’elles sont susceptibles d’apporter à l’autosuffisance alimentaire ainsi qu’à la qualité de vie des agriculteurs et des consommateurs. C’est un fait, correctement utilisées, les biotechnologies représentent le commencement de la fin de la faim.</p>
<p style="text-align: justify">
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<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Escobar, Eduardo. 1995. <em>«The problematization of poverty: the tale of three worlds and   development»</em>. Encountering development: the making and unmaking of the third  world. Princeton: Princeton University press.</p>
<p>Lepoivre, Philippe. «Les biotechnologies végétales appropriées dans le contexte du dialogue Nord-Sud». En ligne.<br />
<a href="http://www.fsagx.ac.be/pp/Actualit%3Fs/Les%20biotechnologies%20et%20le%20dialogue%20Nord%20Sud.htm">http://www.fsagx.ac.be/pp/Actualit%3Fs/Les%20biotechnologies%20et%20le%20dialogue%20Nord%20Sud.htm</a> (page consultée le 2 février 2010)</p>
<p>OCDE. 2004. <em>Les biotechnologies au service d’une croissance et d’un développement  durable</em>. Paris : Éditions de l’OCDE. En ligne.</p>
<p><a href="http://docs.google.com/viewer?a=v&amp;q=cache:O9ro_qgGuSYJ:www.oecd.org/dataoecd/60/41/23536385.pdf+les+biotechnologies&amp;hl=fr&amp;gl=fr&amp;pid=bl&amp;srcid=ADGEESjChuCsH2BomHB2PxCAG2JPDDwPOTyNwtWrIZXvU_Sb2fikhPUr-GVztyZxFPR7rlWvdm9AKK8pljbl0XkPqTqI5r2AH3hKBetEZb6AcYuyBR">http://docs.google.com/viewera=v&amp;q=cache:O9ro_qgGuSYJ:www.oecd.org/dataoecd/60/41/23536385.pdf+les+biotechnologies&amp;hl=fr&amp;gl=fr&amp;pid=bl&amp;srcid=ADGEESjChuCsH2BomHB2PxCAG2JPDDwPOTyNwtWrIZXvU_Sb2fikhPUr-GVztyZxFPR7rlWvdm9AKK8pljbl0XkPqTqI5r2AH3hKBetEZb6AcYuyBRfBsI3tRCLMv0xGL_nFBa3TdOcO&amp;sig=AHIEtbR3Vtpk_yN5QEKlKNoXFjfdk5JmvQ</a> (page consultée le 16 mars 2010)</p>
<p>ONU. FAO. 2010. <em>Il faut mettre les biotechnologies au service des travailleurs pauvres. </em>En ligne. http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21334&amp;Cr=FAO&amp;Cr1 (page consultée le 16 mars 2010)</p>
<p>Peritore, N. Patrick and Lili Buj Niles. 1992. «El surgimiento del cartel biotecnologico».  <em>Revista mexicana de sociologia.</em> En ligne.   (page consultée le 2 février 2010)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Eduardo Escobar, <em>The problematization of poverty: the tale of three worlds and development</em>. (Princeton: Princeton University press, 1995).</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a>OCDE<em>, Les</em> <em>biotechnologies au service d’une croissance et d’un développement durable</em> (Paris : éditions de l’OCDE, 2004).</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Philippe Lepoivre, <em>Les</em> <em>biotechnologies végétales appropriées dans le contexte du dialogue Nord-Sud</em>. En ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Philippe Lepoivre, <em>Les</em> <em>biotechnologies végétales appropriées dans le contexte du dialogue Nord-Sud</em>. En ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Philippe Lepoivre, <em>Les</em> <em>biotechnologies végétales appropriées dans le contexte du dialogue Nord-Sud</em>. En ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> N. Patrick Peritore y Lili Buj Niles, <em>El surgimiento del cartel biotecnologico</em> (1992). En ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> OCDE<em>, Les</em> <em>biotechnologies au service d’une croissance et d’un développement durable</em> (Paris : éditions de l’OCDE, 2004).</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Ibid.</p>
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		<title>INITIATIVE LOCALE DE SÉCURITÉ ALIMENTAIRE AU HONDURAS</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2010/03/02/initiative-locale-de-securite-alimentaire-au-honduras/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 15:53:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Économie locale]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Sarah Veilleux-Doyon
Au Honduras, 70 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté ou de l’extrême pauvreté. 40 % du revenu national provient de l’envoi d’argent de la part des émigrés[1]. Le revenu national brut est de 1600 $ US par habitant. L’agriculture représente 13 % du PIB[2]. Le gouvernement et deux compagnies; Dole et Chiquita possèdent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Sarah Veilleux-Doyon</strong></p>
<p style="text-align: justify">Au Honduras, 70 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté ou de l’extrême pauvreté. 40 % du revenu national provient de l’envoi d’argent de la part des émigrés<a href="#_ftn1">[1]</a>. Le revenu national brut est de 1600 $ US par habitant. L’agriculture représente 13 % du PIB<a href="#_ftn2">[2]</a>. Le gouvernement et deux compagnies; Dole et Chiquita possèdent 60 % des terres agricoles<a href="#_ftn3">[3]</a>. Le pays, qui a bénéficié de l’aide de la Banque Mondiale et du FMI et respecté les plans et structures développés par ceux-ci pour parvenir à se développer, continue d’évoluer dans la misère. Le Honduras, ainsi que sa population sont-ils voués à être exploité par les grandes multinationales qui profitent des ressources naturelles et rendent difficile l’accès à la nourriture? Nous verrons donc comment certaines initiatives locales tentent de contrer cette réalité et favoriser un développement différent du pays en étudiant le cas du COMAL. Puis, nous porterons notre attention sur l’impact du récent coup d’état sur ses activités.<span id="more-518"></span></p>
<p style="text-align: justify">Heureusement, les multinationales ne sont pas les seules à posséder des terres agricoles. Plusieurs petits fermiers ou <em>campesinos </em>tentent du mieux qu’ils peuvent de produire leurs biens et survivre dans ce monde de géants. En 1997, suite à une discussion entre petits agriculteurs et producteurs, préoccupés par la situation difficile; le manque d’accès au marché et la précarité de la sécurité alimentaire, COMAL a été créé<a href="#_ftn4">[4]</a>. COMAL, signifiant réseau d’Amérique latine pour le marketing communautaire, est une alternative au développement économique habituel. C’est un regroupement de 42 associations de petits producteurs et d’ONG, qui forment un réseau de commerce plus juste et abordable pour les familles défavorisées en favorisant la consommation de produits locaux. Ce qui distingue ce réseau des autres associations similaires, c’est qu’il ne se préoccupe pas seulement des agriculteurs et des producteurs, mais aussi des consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify">La façon préconisée par COMAL pour aider les familles à faibles revenus à se nourrir est, d’octroyer des prêts à des taux d’intérêt bas aux agriculteurs afin qu’ils soient en mesure de se procurer des engrais et d’autres biens qui augmentent leurs capacités de production et donc permettent de réduire les prix de vente. Aussi, les familles qui ne sont pas en mesure de payer leur facture de nourriture hebdomadaire peuvent obtenir des crédits de la part de COMAL, qui accepte de se faire payer en biens ou en monnaie UDIS; monnaie propre à l’organisation<a href="#_ftn5">[5]</a>. (photo1)</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-519 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/03/photo1-1.jpg" alt="photo1-1" width="363" height="204" /></p>
<p style="text-align: center">crédit photo: <a href="http://www.cafod.org.uk/about-us/where-we-work/honduras/looking-for-alternatives">http://www.cafod.org.uk/about-us/where-we-work/honduras/looking-for-alternatives</a></p>
<p style="text-align: justify">En octroyant les prêts aux agriculteurs, COMAL leur permet de devenir compétitifs sur le marché hondurien qui est très difficile d’accès pour les petites entreprises depuis l’accord de libre-échange. Effectivement, l’accord de libre-échange a inondé le marché de produits fortement subventionnés en provenance des États-Unis tel que le maïs et le riz<a href="#_ftn6">[6]</a>. Mais il ne suffit pas de faire baisser les prix des produits locaux, il faut aussi éduquer la population sur les avantages à consommer localement. Ainsi, le réseau emploie des Honduriens pour instruire la population aux bienfaits d’encourager les producteurs de leur communauté et ainsi faire rouler l’économie locale. Aujourd’hui, COMAL fournit 16 000 familles à travers 400 magasins dispersés à travers le pays<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En tant que Nord-Américain, on pense souvent qu’ouvrir notre marché aux pays moins développés leur permettra d’avoir accès à des biens à prix plus bas ce qui aidera nécessairement la population. On pense très peu aux conséquences néfastes de l’accord de libre-échange, qui dans ce cas-ci a compliqué la vie des petits producteurs et des <em>campesinos</em> qui devaient trouver un moyen de réduire leurs prix afin de rester compétitifs.</p>
<p style="text-align: justify">Malheureusement, malgré tout les bienfaits de cette initiative de développement économique alternatif, le coup d’État de juin 2009 n’a pas avantagé le réseau. Effectivement, le 28 novembre 2009, la police nationale, l’armée ainsi que des agents d’unités d’investigations criminelles lourdement armés ont pénétré dans les locaux de COMAL à Siguatepeque. Les biens de l’organisation ont été  endommagés ou volés et les employés intimidés. Le matériel d’enseignement et de formation a été volé tout comme les outils d’analyse de la situation politique et les publications du mouvement non violent de résistance. Les soldats considèrent ce matériel comme preuves d’activités subversives<a href="#_ftn8">[8]</a>. Les employés interrogés affirment avoir peur d&#8217;autres représailles puisque l’organisme s’est prononcé contre le coup d’État expulsant le président Zelaya. En somme, l’avenir s’annonce difficile pour COMAL puisque l’initiative locale ne semble pas obtenir les faveurs du nouveau gouvernement en place. Espérons que la situation politique instable au Honduras n’empêchera pas le regroupement de poursuivre ses activités qui permettent à plus de 16 000 familles de se nourrir et à plusieurs d’améliorer leur niveau de vie grâce aux prêts et à la création d’emplois.</p>
<p style="text-align: justify">En somme, on peut considérer que le Honduras, ni aucun autre pays n’est confiné à se faire exploité par les grandes multinationales. Dans le cas du Honduras, COMAL est l’exemple parfait d’une alternative de développement qui permet à la population d’avoir accès à plus de ressources alimentaires. Ce sont les organisations comme celle-ci qui permettent d’espérer un avenir plus rose pour les populations locales. Par contre, il devient évident que le régime en place influence grandement la facilité d’action et de réalisation d’initiatives comme COMAL. Les pays ou la démocratie est bien établie, semblent avoir plus de chance de réussir à implanter au moyen d’initiatives locales une autre forme de développement plus respectueux des populations.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: left">ACDI. 2009. <em>Honduras</em>. En ligne. <a href="http://www.acdi-cida.gc.ca/honduras-f">http://www.acdi-cida.gc.ca/honduras-f</a> (page consultée le 9 février 2010)</p>
<p>CAFOD. 2006. <em>Looking for alternatives</em>. En ligne. <a href="http://www.cafod.org.uk/about-us/where-we-work/honduras/looking-for-alternatives">http://www.cafod.org.uk/about-us/where-we-work/honduras/looking-for-alternatives</a> (page consultée le 9 février 2010)</p>
<p>Cooper, M et Parekh, M. s.d. « Soutenir l’économie local ». <em>Agripade; au delà du profit 2</em>, 21.</p>
<p>Food First. 2009. <em>Honduran Coup Security Forces Raid Campesino organization day before elections</em>. En ligne. <a href="http://www.foodfirst.org/en/node/2669">http://www.foodfirst.org/en/node/2669</a> (page consultée le 2 février 2010)</p>
<p>Lemoine, Maurice. 2009. « Retour des « gorilles » au Honduras ». <em>Le monde diplomatique </em>(Paris), 1 juillet. En ligne. <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-07-01-Honduras">http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-07-01-Honduras</a> (page consultée le 9 février 2010)</p>
<p>MERILL, T. 1995. « Honduras », <em>US Library of Congress</em>. En ligne. <a href="http://countrystudies.us/honduras/66.htm">http://countrystudies.us/honduras/66.htm</a> (page consultée le 9 février 2010)</p>
<p>Rights Action. 2009. <em>Honduras military raid campesino organization day before the election</em>. En ligne. <a href="http://www.rightsaction.org/Alerts/Honduran_coup_resistance_day156_alert99__112909.html">http://www.rightsaction.org/Alerts/Honduran_coup_resistance_day156_alert99__112909.html</a> (page consultée le 9 février 2010)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Maurice Lemoine, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> ACDI, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> T. Merill, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> M. Cooper et M. Parekh, p.21</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> CAFOD, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Ibid</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> M. Cooper et M. Parekh, p.21</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Food First, en ligne</p>
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