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	<title>UniAlter &#187; Mondialisation</title>
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		<title>PERSPECTIVE COMPARÉE : QUEL PAYS S’EN SORT LE MIEUX FACE À LA MONDIALISATION?</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 20:07:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
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		<category><![CDATA[Mondialisation]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Laura Picard
Depuis les années 1970, l’Amérique latine est le théâtre d’innovations en matière de développement. Pour faire face à la mondialisation une série de mesures néolibérales, en accord avec les théories de l’école de Chicago, ont été mises en place dans le but d’accélérer la croissance des pays andins. Cependant, on remarque que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Laura Picard</strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis les années 1970, l’Amérique latine est le théâtre d’innovations en matière de développement. Pour faire face à la mondialisation une série de mesures néolibérales, en accord avec les théories de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Chicago_(sociologie)">l’école de Chicago</a>, ont été mises en place dans le but d’accélérer la croissance des pays andins. Cependant, on remarque que la finalité de cette expérience n’est pas vraiment concluante. Certes la croissance augmente et relève l’Amérique latine de la crise des années 2000, cependant une série  de dégradations sociales et environnementales n’ont fait qu’entacher ce progrès relatif. Contrôle de l’inflation et stabilisation monétaire, baisse des dépenses publiques et lutte contre le déficit budgétaire, privatisations et réduction considérable des attributions de l’État : tels sont les principes directeurs de la politique économique à partir du milieu des années 1970 (Olivier Compagnon). Les politiques sociales sur l’éducation, la santé, l’environnement sont alors mises de côté et « Les inégalités n’ont pas diminué même là où le taux de croissance économique a été très élevé »<a href="#_ftn1">[1]</a>.<span id="more-720"></span></p>
<p style="text-align: justify">Nous pouvons cependant établir un comparatif  évident par rapport aux différentes évolutions des pays d’Amérique latine pour en déduire quel pays s’en sort le mieux face à la mondialisation. Pour cela nous allons comparer les statistiques brésiliennes avec celles des autres pays de l’Amérique latine</p>
<p style="text-align: justify">Il semble notable que le Brésil représente un pôle important de développement dans la communauté andine. En effet, il se caractérise économiquement par un large développement des secteurs agricoles, miniers, manufacturiers et de services.<a href="#_ftn2">[2]</a> On remarque notamment se concentre en priorité sur ce secteur. En effet 66% du total de la main d’œuvre brésilienne y est employée contre 20% dans l’agriculture et 14% dans l’industrie, ce qui prouve qu’il a su s’investir et se spécialiser dans les secteurs de développement le plus valorisant et le plus fort dans notre société mondiale actuelle.</p>
<p style="text-align: justify">Ces dernières années, le Brésil a su prouver au monde sa force et sa crédibilité économique. En effet, il a très bien su s’insérer dans l’économie mondiale en gardant une stabilité économique notoire et en ouvrant son marché vers l’extérieur, le montant de ses exportations s’élevant à plus de 158 milliards de dollars loin devant l’Argentine et ses 55 milliards de dollars d’exportations. La différence avec les autres pays d’Amérique du sud est également notable du point de vue de la réserve de capitaux étrangers que le Brésil possède, celle-ci s’élevant à plus de 298 milliards de dollars, suivi des réserves de  l’Argentine avec 31,7 milliards de dollars puis du Pérou et du Chili<a href="#_ftn3">[3]</a>. Bien que la crise de ces dernières années ait provoqué un retournement de situation non négligeable en Amérique latine, poussant les investisseurs étrangers à se retirer progressivement, le Brésil fut le premier pays andin à se relever et s’inscrire dans une dynamique de croissance positive.</p>
<p style="text-align: justify">L’un des effets les plus déterminants de l’évolution positive du Brésil est sa suprématie dans le <a href="http://www.iheal.univ-paris3.fr/mercosur_fr/">MERCOSUL</a>.<a href="#_ftn4">[4]</a> En effet, cette alliance commerciale et politique prouve tout d’abord la volonté de l’Amérique latine de se détacher de la suprématie nord-américaine. De plus, on constate que le PIB du Brésil, véritable moteur de cette alliance, domine le PIB de ses alliés. En effet, il représente 4 fois le PIB de l’Argentine, 44 fois celui de l’Uruguay et 87 fois celui du Paraguay.<a href="#_ftn5">[5]</a> On peut donc constater qu’en comparaison avec ses voisins géographiques, ayant connu le même genre de problématiques économiques et sociales, le Brésil se démarque considérablement d’un point de vue économique.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, cette croissance n’est pas sans conséquences. En effet malgré l’enrichissement notable du pays et sa participation active à l’économie mondiale, les disparités sociales s’agrandissent. En effet, on constate que 26% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté  avec un taux de chômage atteignant les 7,6% .Nous pouvons rajouter à ces statistiques que l’âge moyen de la population est de 28 ans et que la durée de vie scolaire s’arrête à 14 ans ce qui constitue une population relativement jeune et inexpérimentée.<a href="#_ftn6">[6]</a>Notons également qu’une hausse de la criminalité affecte la bonne conduite du Brésil dans sa route vers la croissance économique mondialisée.</p>
<p style="text-align: justify">Nous pouvons en conclure, que l’enrichissement d’un pays, sa croissance et son insertion dans la mondialisation ne sont pas forcément facteurs de bonne santé sociale. Alors quels seraient les critères à déterminer mondialement pour savoir si un pays s’en sort plus ou moins bien dans le développement ? Ceci restera la grande problématique des théories du développement qui se heurtent à l’antagonisme entre bonne santé sociale et économique.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Bret, Bernard,(2006) <em>le Brésil : construire le Mercosul pour affronter la mondialisation » </em>Cafés géographiques, en ligne : <a href="http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=809">http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=809</a> (Page consultée le 17 Avril 2010)</p>
<p>The world Factbook,(2010) <em>Brazil</em>, Central Intelligence Agency, En ligne : <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/br.html">https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/br.html</a> (Page consultée le 17 avril 2010)</p>
<p>The world Factbook (2010) <em>Argentina</em>, Central Intelligence Agency, en ligne : <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/ar.html">https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ar.html</a> (Page consultée le 17 avril 2010)</p>
<p>The world Factbook (2010) <em>Peru</em>, Central Intelligence Agency, en ligne : <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/pe.html">https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/pe.html</a> (Page consultée le 17 avril 2010)</p>
<p>The world Factbook (2010) <em>Chile</em>, Central Intelligence Agency, en ligne : <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/ci.html">https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ci.html</a> (Page consultée le 17 avril 2010)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Jacques CHONCHOL, « Mondialisation et néolibéralisme en Amérique latine », <em>DIAL</em>, D 2520, 16-31 décembre 2001.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Voir : The world Factbook sur le Brésil , Central Intelligence Agency (2010)</p>
<p><a href="#_ftnref3"><ins datetime="2010-04-25T23:44" cite="mailto:Laura%20Picard">[3]</ins></a><ins datetime="2010-04-25T23:44" cite="mailto:Laura%20Picard"> The world Factbook sur le Brésil, l’Argentine, le Pérou, et le Chili. Central Intelligence Agency (2010)</ins></p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Bret, Bernard,(2006) <em>« </em>le Brésil : construire le Mercosul pour affronter la mondialisation »</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Bret, Bernard,(2006) <em>« </em>le Brésil : construire le Mercosul pour affronter la mondialisation »</p>
<p><a href="#_ftnref6"><ins datetime="2010-04-25T23:46" cite="mailto:Laura%20Picard">[6]</ins></a><ins datetime="2010-04-25T23:46" cite="mailto:Laura%20Picard"> The world Factbook sur le Brésil , Central Intelligence Agency (2010)</ins></p>
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		<title>LE GUATEMALA DANS LE SYSTÈME-MONDE</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 17:37:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Dépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Guatemala]]></category>
		<category><![CDATA[Mondialisation]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Paméla Blais
Afin de boucler la boucle de ce projet blogue sur le développement et le Guatemala, j’ai décidé de voir plus grand. En tentant de mettre en application une vision globale, j’ai voulu étudier le Guatemala comme entité du système-monde, qui se définie, selon son concepteur Immanuel Wallerstein, par un système social cohérent doté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Paméla Blais</strong></p>
<p style="text-align: justify">Afin de boucler la boucle de ce projet blogue sur le développement et le Guatemala, j’ai décidé de voir plus grand. En tentant de mettre en application une vision globale, j’ai voulu étudier le Guatemala comme entité du <em>système-monde</em>, qui se définie, selon son concepteur Immanuel Wallerstein, par un système social cohérent doté de règles de légitimation, d’une structure et de frontières, et qui relie les différentes régions du monde. Ce système, à la base de ce que l’on considère la mondialisation, aurait émergé avec l’extension du mode de production capitaliste et du marché international<a href="#_ftn1">[1]</a>.<span id="more-699"></span></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-700 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/05/photo1-billet5.png" alt="photo1 billet5" width="477" height="704" /></p>
<p style="text-align: center">Photo 1 : <a href="http://piccoloverdeelfo.files.wordpress.com/2009/11/guate_globalizacion.png">http://piccoloverdeelfo.files.wordpress.com/2009/11/guate_globalizacion.png</a></p>
<p style="text-align: justify">Je me suis ainsi interrogé sur la place que le Guatemala occupait dans notre monde globalisé, sur la manière dont il était dépendant de ce système et comment cette dépendance contribuait au sous-développement du pays. Deux chercheurs se sont penchés sur le sujet et ont rédigé des textes des plus pertinents. D’abord, j’analyserai brièvement les propos de Carol A. Smith, qui interprète la dépendance du Guatemala dans le système international, et ensuite ceux de Christopher Chase-Dunn, qui s’est interrogé sur la mondialisation et le développement du Guatemala.</p>
<p style="text-align: justify">Selon l’anthropologue C. A. Smith, le Guatemala est le parfait exemple de sous-développement, tel que considéré par la théorie de la dépendance. Dans un article rédigé en 1978, elle affirme que le Guatemala devient de plus en plus dépendant de l’économie internationale. Elle semble en effet relier de très près le fait pour un pays d’être dépendant et celui d’être sous-développé, voire d’être exploité par le reste du monde. S’inspirant des théories néo-marxistes proposées par Frank et Wallerstein, populaires à l’époque, elle suppose que la dépendance du Guatemala et son sous-développement sont attribuables non pas à l’exportation de biens, mais à la division du travail du mode de production capitaliste et au statut de périphérie du pays<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Smith suppose ainsi que le cœur de la problématique du sous-développement guatémaltèque réside dans la production capitaliste du café au 20<sup>e</sup> siècle. En effet, l’apparition du travail salarié et l’organisation commerciale des marchés ruraux reliée à la production de café auraient créé une dépendance du Guatemala envers cette unique industrie lucrative<a href="#_ftn3">[3]</a>. De là, seraient apparues de nombreuses inégalités sociales entre les détenteurs des modes de productions et les travailleurs de plus en plus exploités par la quête de productivité et de profits<a href="#_ftn4">[4]</a>. Ainsi, le Guatemala serait tombé dans un sous-développement jamais vu, dont on ne sait comment il va pouvoir s’en sortir. Cette interprétation néo-marxiste semble apporter quelques éléments notoires à la compréhension du sous-développement guatémaltèque actuel, mais se restreint beaucoup à l’unique production de café sans offrir de solution ou de perspective d’avenir.</p>
<p style="text-align: justify">L’analyse du sociologue Christopher Chase-Dunn reflète une vision similaire, mais plus contemporaine de la mondialisation et de la place qu’occupe le Guatemala dans le système-monde aujourd’hui. Bien que le Guatemala soit un pays riche en ressources et ne fasse pas partie des pays les plus pauvres, on y retrouve un des plus grands fossés entre riches et démunis<a href="#_ftn5">[5]</a>. Chase-Dunn explique ce sous-développement également par le capitalisme, spécifiquement par le néolibéralisme et son interprétation néocoloniale, c&#8217;est-à-dire l’imposition d’une idéologie propre du nord au sud, qui serait évidemment inapproprié. Il fait ainsi référence à Wallerstein, puisqu’il identifie le Guatemala comme la périphérie par rapport au centre, représenté par l’Occident et les Nations Unies<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">D’autre part, le sociologue mentionne que le Guatemala a suivi la vague de mondialisation et que son histoire a fortement été influencée par les États-Unis et les Nations Unies (notamment par son implication dans le processus de paix de la guerre civile), ce qui fait de ce pays un membre intégré du système-monde aux niveaux politique, social, culturel et économique. Cette intégration internationale a permis au pays d’adhérer à des organisations internationales ayant pour but d’améliorer la situation sociale, par exemple pour les droits des indigènes, des travailleurs, des femmes et de l’environnement<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’argumentation de Chase-Dunn mène au constat final que le Guatemala doit renforcer ce mouvement internationaliste pour se développer et suivre la voie de la démocratisation. En effet, comme d’autres chercheurs en matière de développement, l’auteur a constaté que le Guatemala devait se mobiliser contre le système-monde capitaliste afin de se développer et que deux solutions étaient possibles : se détacher de celui-ci («delinking») ou adhérer à la mondialisation par le bas («globalization from below»). Comme la première option est difficilement applicable, nous l’avons vu avec l’échec du communisme soviétique, Chase-Dunn s’est arrêtée à la deuxième<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En pratiquant la mondialisation par le bas, les mouvements sociaux guatémaltèques et de partout ailleurs seraient unis pour les enjeux mondiaux afin d’avoir plus de poids et d’instaurer de réels changements. On transférerait ainsi la responsabilité du développement des élites aux peuples du monde. Néanmoins, Christopher Chase-Dunn l’avoue, ce concept n’est que théorique pour l’instant, puisque les mouvements sociaux doivent d’abord s’attarder aux problématiques locales et nationales. Il garde toutefois espoir parce que, comme il le dit, la démocratie globale commence à la maison, dans les mentalités<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Bref, il me semble que le Guatemala soit au cœur d’un problème systémique insoluble. Dépendant du marché international capitaliste, responsable de son sous-développement, ainsi qu’influencé par toutes les facettes de la mondialisation, il est difficile de voir où le pays se dirige. J’ai l’impression qu’un renforcement des mouvements sociaux sera bénéfique, mais que c’est aussi, et surtout, par l’implication du gouvernement et la mise en place de politiques sociales et économiques qu’une démocratisation et qu’un développement <em>durables</em> seront possibles.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Chase-Dunn, Christopher. 2000. « Guatemala in the Global System ». <cite>Journal of Interamerican Studies and World Affairs</cite> 42 (no. 4): vi-126.</p>
<p>Smith, Carol A. 1978. « Beyond Dependency Theory: National and Regional Patterns of Underdevelopment in Guatemala ». <em>American Ethnologist</em> 5 (no. 3): 574- 617.</p>
<p>Wallerstein, Immanuel. 1974. <em>The Modern World-System: Capitalist Agriculture and the Origins of the European World-Economy in the Sixteenth Century</em>. New York: Academic Press.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Wallerstein, p.229.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Smith, p.574.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Smith, p.601.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Smith, p. 611.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Chase-Dunn, p.109.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Chase-Dunn, p.119.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Chase-Dunn, p.110.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Chase-Dunn, p.123</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Chase-Dunn, p.124</p>
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		<title>L’ARGENTINE ET LA MONDIALISATION</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 15:29:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Populisme]]></category>
		<category><![CDATA[Réformes]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Laura Picard
Une question aujourd’hui nous permettrait d’ouvrir cet article et le débat concernant l’instabilité criante de l’Argentine : de 1999 à 2007, sept Chefs d’Etats se sont succédés à la tête de ce pays où les révoltes sociales dessinent les contours du désespoir de la population argentine et sa méfiance politique1. Ceci représente alors un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Laura Picard</strong></p>
<p style="text-align: justify">Une question aujourd’hui nous permettrait d’ouvrir cet article et le débat concernant l’instabilité criante de l’Argentine : de 1999 à 2007, sept Chefs d’Etats se sont succédés à la tête de ce pays où les révoltes sociales dessinent les contours du désespoir de la population argentine et sa méfiance politique<sup>1</sup>. Ceci représente alors un obstacle au développement de l’argentine dans un système mondialisé et à la création d’une force économique émergente. Comment l’Argentine en est elle arrivée là et quelles sont aujourd’hui les tentatives politiques mises en œuvre pour ressouder cet Etat et économie émergente ?<span id="more-629"></span></p>
<p style="text-align: justify">La crise de 1998-2002 a fortement diminué les forces de l’Argentine.  En 2001, précédé d’une renommé prestigieuse et salvatrice due à ses interventions économiques dans les années 1990 notamment concernant l’alignement peso dollars, le ministre de l’Economie, Domingo Cavallo, est dessaisi de ses fonctions<sup>2</sup>. Le géniteur du « miracle Argentin » des années 1990 a fini par tuer son économie. En effet, dès 1998 la hausse du dollar met en péril les économies des pays en développement. L’Amérique latine qui suit de très près le continent asiatique dans cette dynamique est peu préparée aux conséquences et possède une population pauvre et fragile très nombreuse<sup>3</sup>. Les mesures prises par le ministre de l’économie sont sévères : l’instauration du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Corralito">corralito</a> est une très bonne illustration de cette politique économique restrictive. Limitant les retraits d’argent à 250 pesos par semaine ainsi que l’envoi de fonds vers l’extérieur, cette mesure prise pour lutter contre la fuite des capitaux ne fait que gangrener la situation. La panique de la population se témoigne par un retrait massif des dépôts des banques, des manifestations populaires et une perte de confiance de la population envers ses dirigeants. Le président Duhalde de la Rua qui décide de prolonger le corralito de quatre-vingt-dix jours à un an va d’ailleurs y perdre son poste. La déstabilisation politique qui s’en suit décourage le dynamisme des investissements étrangers et plonge le pays dans le désœuvrement. Alors que faire ? Quelle solution existe pour ressouder le pays face à la crise économique mondiale aujourd’hui après sept changements de direction politique en six ans ?</p>
<p style="text-align: justify">L’Argentine, pays le plus touché par la crise de l’Amérique latine ne semble pas pouvoir se redresser et pourtant, Cristina Fernandez de Kirchner, la présidente actuelle semble vouloir relever cette difficulté. Elle surprend son entourage lorsqu’elle décide de se distingue de ses prédécesseurs en proposant des reformes politiques à caractère socialiste. Elle déjoue ainsi les règles du jeu de la mondialisation. « photo »</p>
<p style="text-align: justify">Le 25 octobre 2008, la présidente décide de revenir à un modèle de retraite par répartition est met alors un pieds de nez au système par capitalisation inégalitaire et dangereux pour les couches de la population les plus fragiles. Dans la même dynamique, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cristina_Fernandez_de_Kirchner">Cristina Fernandez de Kirchner</a> annonce une politique de grand travaux extrêmement bénéfique aux sans emplois et aux les plus pauvres en général<sup>4</sup>.</p>
<p style="text-align: justify">Ces pratiques plus socialistes nous permettent de nous poser une question : nous avons déjà vu en Europe par exemple que les politiques économiques fondés sur la théorie de Keynes ne suffisent plus dans un contexte de mondialisation. Alors doit on penser que, la présidente, Cristina Fernandez de Kirchner utilise ici une stratégie populiste, garantissant emploi et protection plus importante et égalitaire, en vu de garder son pouvoir ? Où est-ce réellement une stratégie pour ressouder le pays, anesthésier les nids de révoltes et sortir plus fort pour affronter la crise économique mondiale et le développement? ́ La présidente dit d’ailleurs à ce sujet “qu&#8217;avec ces mesures, nous pourrons faire face au vent qui souffle de l&#8217;extérieur, avec la certitude et la conviction que nous avons assez de force pour le faire”. Seulement ces paroles pleines de promesses inquiètent certains politiciens qui ont malheureusement vu les dégâts des précédents mouvements populistes en Argentine de 1940 à 1999 environ. Deux conclusions sont alors envisageables pour l’avenir du pays : si les fonds sont effectivement utilisés à la bonne marche des réformes entreprises alors nous ne pouvons dénigrer la volonté de Cristina Fernandez de Kirchner de vouloir utiliser le populisme comme ciment pour l’Argentine, soudant la population pour créer une Argentine plus forte et combattante. À l’inverse si les ressources ne sont pas utilisés dans le seul but d’avaliser les réformes nous pouvons alors supposer que ce pays d’Amérique déjà très affaibli continuera vers la pente de la déchéance économique et du chaos politique.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><sup>1</sup> Richard, Stahler-sholk</p>
<p style="text-align: justify"><sup>2 </sup>Jonathan Veillette</p>
<p style="text-align: justify"><sup>3 </sup>Victor, Armony</p>
<p style="text-align: justify"><sup>4 </sup>Pierre Boisson</p>
<p><sup> </sup></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Taylor, Lance <em>External liberalization in Asia, post-socialist Europe, and Brazil</em> (Toronto : Oxford University Press, 2006)</p>
<p>Victor, Armony<em>, L&#8217;énigme argentine : images d&#8217;une société en crise. (</em>Québec : Athéna éditions, 2005.)</p>
<p>Pierre Boisson. 2009. <em>La politique de Cristina Kirchner: une réponse populiste à la crise financière mondiale ? </em>En ligne <a href="http://www.politiquessociales.net/IMG/pdf/Pierre_boisson_final.pdf">http://www.politiquessociales.net/IMG/pdf/Pierre_boisson_final.pdf</a> (page consultée le 8 mars 2010)</p>
<p>Jonathan Veillette. 2006. <em>Domingo Cavallo : victime ou artisan de la crise argentine ?</em> En ligne <a href="http://www.lepanoptique.com/sections/politique-economie/domingo-cavallo-victime-ou-artisan-de-la-crise-argentine/">http://www.lepanoptique.com/sections/politique-economie/domingo-cavallo-victime-ou-artisan-de-la-crise-argentine/</a> (page consultée le 9 mars 2010)</p>
<p>Wikipédia pour la définition de certains concepts :</p>
<p>Crise argentine : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique_argentine">http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_économique_argentine</a> (page consultée le 8 mars 2010)</p>
<p>Cristina Fernandez de Kirchner : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cristina_Fernandez_de_Kirchner">http://fr.wikipedia.org/wiki/Cristina_Fernandez_de_Kirchner</a> (Page consultée le 9 mars 2010)</p>
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