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	<title>UniAlter &#187; Guerre froide</title>
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		<title>LA FIN DE LA GUERRE FROIDE ET LE « CONSENSUS DE WASHINGTON » : LE VIETNAM À LA CROISÉE DES CHEMINS?</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 14:28:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre froide]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Néolibéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Transition]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Jean-François Roof
 
Le Vietnam se situe dans une position fâcheuse à la suite de la guerre menée contre les États-Unis.  Malgré la victoire et la réunification du pays en 1975, le gouvernement fait face à de graves problèmes structurels qui ne se voyaient pas nécessairement durant l&#8217;effort de guerre. Cependant, l&#8217;écroulement de l&#8217;Union soviétique  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Jean-François Roof</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">Le Vietnam se situe dans une position fâcheuse à la suite de la guerre menée contre les États-Unis.  Malgré la victoire et la réunification du pays en 1975, le gouvernement fait face à de graves problèmes structurels qui ne se voyaient pas nécessairement durant l&#8217;effort de guerre. Cependant, l&#8217;écroulement de l&#8217;Union soviétique  en 1991 en convainc plusieurs de la « fin de l&#8217;Histoire » comme le déclarait Francis Fukuyama. Le capitalisme semblait alors le seul système économique et politique justifiable, et le néo-libéralisme semblait faire l&#8217;unanimité chez les adeptes du développement. On pourrait croire que le Vietnam s&#8217;est libéralisé en accord avec cette nouvelle croyance. Pourtant, le Vietnam a tenté de remédier aux problèmes structurels qui l&#8217;incombaient avant la fin de la Guerre froide. Ainsi, le Vietnam s&#8217;est développé de façon libérale tout en conservant une certaine idéologie communiste. Nous essaierons d&#8217;établir les raisons qui ont motivé ce dernier à réévaluer sa politique économique et comment ce sont succédées les réformes libérales durant les années 90.<span id="more-660"></span></p>
<p style="text-align: justify">À la suite de la victoire du Vietnam-Nord, le Parti communiste vietnamien entreprend la socialisation entière du pays, qui résulte en un sacrifice humain démesuré. Le capital humain, qui est pourtant l&#8217;un des avantages comparatifs du Vietnam, est persécuté au nom de la lutte des classes, et le Parti se borne à industrialiser le pays sans souci pour l&#8217;agriculture, secteur économique le plus important. Le résultat est non-négligeable sur les communautés qui souffrent de malnutrition et de paupérisation. En 1988 « le Vietnam est l&#8217;un des quinze pays les plus pauvres du monde avec un PNB par tête de 202 dollars, une sous-alimentation étendue à l&#8217;ensemble de la population, mais qui frappe très durement les enfants et les jeunes »<a href="#_ftn1">[1]</a>. Le sud du pays est également mal incorporé au développement « éclairé » par le socialisme et les ressources ne sont pas rationnellement utilisées pour la production, encore moins distribuées efficacement<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">10 ans plus tard, le Parti se rend à l&#8217;évidence. L&#8217;acharnement communiste a peut-être permis l&#8217;indépendance du pays face aux forces impérialistes, mais le futur du pays nouvellement réunifié est incertain si des mesures ne sont pas prises pour lutter contre la pauvreté et sortir le pays du marasme économique. La légitimité même du Parti pourrait en dépendre. Afin de pallier aux problèmes économiques du pays et en assurer la durabilité, le Parti s&#8217;engage à tenir une série de réformes, à l&#8217;image de celles conduites par Gorbatchev en Union Soviétique et par Deng Xiaoping en République Populaire de Chine. Le Parti reconnaît les problèmes endémiques qui affligent le Vietnam et en prend la responsabilité<a href="#_ftn3">[3]</a>. Les nouvelles politiques économiques prennent donc la voie de la libéralisation du marché afin de favoriser les échanges commerciaux à l&#8217;intérieur du pays et de permettre aux paysans de renforcer leur pouvoir d&#8217;achat par la vente libre de leurs produits, mais les entreprises d&#8217;État sont toujours favorisées. La logique est telle que l&#8217;industrialisation se met aussi au service de l&#8217;agriculture afin d&#8217;augmenter la production (surtout de riz), incidence qui se répercute sur les salaires des paysans qui pourront ensuite consommer les produits de l&#8217;industrie légère et alimenter l&#8217;économie nationale. Cette politique s&#8217;accentue dans les années 90<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Avec la fin de la Guerre froide, le Vietnam comprend qu&#8217;il ne pourra plus compter sur l&#8217;aide financière de l&#8217;Union soviétique et du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_d'assistance_%8Economique_mutuelle">COMECON</a>. Plus encore, il lui faudra normaliser ses relations avec ses voisins asiatiques mais aussi avec les États-Unis qui se voient triomphant. Le « Consensus de Washington » conçoit le néolibéralisme comme la seule façon valable de gérer le développement et c&#8217;est le <a href="http://www.imf.org/external/french/index.htm">FMI</a> qui s&#8217;occupe de maintenir cette politique par le biais des ajustements structurels, la <a href="http://www.banquemondiale.org/">Banque mondiale</a> à ses côtés. Le FMI voit dans l&#8217;ouverture du Vietnam un changement irréversible qui l&#8217;amène dans la voie du capitalisme et du monde libéral en arguant que son nouveau succès économique, mesuré par des taux de croissance très encourageant est principalement du à ces réformes libérales ainsi qu&#8217;aux vestiges capitalistes du Vietnam-Sud,<a href="#_ftn5">[5]</a> implantés par les Américains lors de la guerre. Un tel argument suppose que le Vietnam serait devenu soudainement lucide et aurait accepté les vertus du capitalisme. Or, le Vietnam n&#8217;est pas un État libéral, malgré ses efforts d&#8217;ouverture. Le Vietnam reste un État dirigé par la doctrine socialiste, mais fait preuve de pragmatisme, tout comme la Chine peut le faire. C&#8217;est-à-dire que l&#8217;idéologie demeure dominante, mais n&#8217;a pas le monopole de l&#8217;économie si ça peut apporter la prospérité au pays. En effet, l&#8217;ouverture du Vietnam se fait surtout sur des bases pragmatiques. À la fin de la Guerre froide, le Vietnam ne peut pas se permettre de demeurer isoler sur la scène internationale et normalise ses relations avec les pays membres de l&#8217;ASEAN. Les réformes des années 80 répondaient à la crise qui affligeait le Vietnam, mais la libéralisation des années 90 était entendu en terme de coopération<a href="#_ftn6">[6]</a>. L&#8217;ouverture attire donc les investissements étrangers, comme la Thaïlande, la Chine, mais aussi la Russie et le Japon. Les « joint-ventures » (entreprises codétenues et financées à la fois par des capitaux vietnamiens et étrangers) sont également privilégiées puisqu&#8217;elles permette au Vietnam de se moderniser tout en étant profitable aux investisseurs étrangers.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;<a href="http://www.un.org/fr/">ONU</a> soutient toutefois que le Vietnam des années 90 est en phase de transition plutôt qu&#8217;en plein développement. La transition se définit par la libéralisation des marchés, mais selon le consensus de Washington, c&#8217;est un pas nécessaire vers la phase de développement. La sélection de ce qui est libéralisé et de ce qui est toujours sous contrôle de l&#8217;État rend la distinction difficile entre simple transition et développement (entendu sous normes occidentales)<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En conclusion, le Vietnam n&#8217;était pas à la croisée des chemins, puisque son modèle n&#8217;est pas entièrement remis en cause. Ce dernier ne s&#8217;est pas jeté dans les bras du FMI. Il s&#8217;agit plutôt d&#8217;une adaptation pragmatique aux problèmes économiques dont souffrait le Vietnam ainsi qu&#8217;aux nouveaux enjeux internationaux à la suite de l&#8217;écroulement de l&#8217;Union soviétique. Le succès de ses réformes est peut-être aussi dû aux capacités inhérentes du Vietnam, sans être flouées par le dogme communiste. Nous reviendrons plus en détail sur les succès économiques du Vietnam dans un prochain billet.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline">Publications officielles</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>FMI. 1996. <em>Vietnam: Transition to a Market Economy</em>. Washington D.C.: Fond Monétaire International.</p>
<p>United Nations University/World Institute for Development Economics Research. 1997. <em>Viet Nam: Transition as a Socialist Project in East Asia</em>. Helsinki: United Nations University.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline">Monographies</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Vellas, François, dir.  1988.  <em>Asie de l&#8217;Est et du Sud : Faits et décisions économiques 1987-1989 Volume 2</em>. Paris: Economica.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Vo, Nhan Tri. 1990. <em>Vietnam&#8217;s Economic Policy Since 1975</em>. Singapore: Institute of Southeast Asian Studies.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline">Articles</span></p>
<p>Gainsborough, Martin. 1994. « Indochina: from confrontation to cooperation ». <em>The World Today</em>. Vol. 50, No 8-9: 161-164.</p>
<p>Kolko, Gabriel. 1988. «  The Structural Consequences of the Vietnam War and Socialist Economic Transformation », <em>Journal of Contemporary Asia</em>, Vol. 18, No 4: 473-482.i</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> François Vellas, 1987. <em>Asie de l&#8217;Est et du Sud : Faits et décisions économiques 1987-1989 Volume 2</em> ( Paris: Economica, 1988), p. 55.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Gabriel Kolko, « The Structural Consequences of the Vietnam War and Socialist Economic Transformation », <em>Journal of Contemporary Asia,</em> Vol. 18, No 4 (1988) p.480.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> À ce propos, la reconnaissance des erreurs du Parti et les solutions proposées sont bien exprimées dans le discours du Secrétaire Général du Parti Truong Chinh lors du 10e Congrès. Les bouts les plus importants pour notre sujet ici sont disponibles dans Vo Nhan Tri,  <em>Vietnam&#8217;s Economic Policy Since 1975</em> (Singapore: Institute of Southeast Asian Studies, 1990), p. 181-182.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> United Nations University/World Institute for Development Economics Research,  <em>Viet Nam: Transition as a Socialist  Project in East Asia</em> (Helsinki: United Nations University), p. 15.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> FMI,  <em>Vietnam: Transition to a Market Economy</em> (Washington D.C.: Fond Monétaire International), p. 1.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Martin Gainsborough, « Indochina: from confrontation to cooperation ». <em>The World Today</em>. Vol. 50, No 8-9 (1994), p. 162.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> United Nations University/World Institute for Development Economics Research, <em>Op. Cit.</em>, p. 2-3</p>
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		</item>
		<item>
		<title>1964-1978 : DU DÉCOLLAGE AU CRASH AFGHAN</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2010/03/24/1964-1978-du-decollage-au-crash-afghan/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 19:57:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance]]></category>
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		<category><![CDATA[Guerre froide]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Delphine Meunier
 
La période 1964-1978 est décisive pour l&#8217;Afghanistan. Cela fait en effet presque 20 ans que le pays a commencé à se développer. Il rentre dans sa phase de décollage : va-t-il réussir ? Cet article se concentrera sur les grands bouleversements tant légaux, politiques que socio-économiques qui déterminèrent le sort du pays. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par</strong> <strong>Delphine Meunier</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">La période 1964-1978 est décisive pour l&#8217;Afghanistan. Cela fait en effet presque 20 ans que le pays a commencé à se développer. Il rentre dans sa phase de décollage : va-t-il réussir ? Cet article se concentrera sur les grands bouleversements tant légaux, politiques que socio-économiques qui déterminèrent le sort du pays. L&#8217;idée générale sera que chaque effort était voué à l&#8217;échec parce qu,il n&#8217;y avait aucune relation gouvernement/population.<span id="more-554"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le plus grand bouleversement au niveau légal est la création d&#8217;une Constitution en 1964. Elle garantie la liberté de presse, améliore la condition des femmes<a href="#_ftn1">[1]</a>, tolère les partis<a href="#_ftn2">[2]</a>. Ce qui la rend particulière est qu&#8217;elle fit de l&#8217;Islam un pilier important du système judiciaire<a href="#_ftn3">[3]</a>. Toutefois, elle comprend des lacunes. Premièrement, elle sépare totalement l&#8217;exécutif du législatif : aucun travail coordonné est donc possible. Deuxièmement, les notions et institutions imposées par la Constitution sont occidentalisées, à l&#8217;image du gouvernement urbanisé et moderne. Elle manque ainsi de popularité auprès de la population majoritairement rurale et traditionnelle<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Elle stipule aussi que, là où les lois constitutionnelles ne sont pas appliquées, la Shari&#8217;a rentre en vigueur. Pendant l&#8217;écriture de la Constitution, il fut donc prévu qu&#8217;elle n&#8217;aurait pas d&#8217;impact sur la population. Le gouvernement avait conscience qu&#8217;il n&#8217;avait aucune main mise en province. Il fallait substituer les lois constitutionnelles par un élément rassemblant le plus d&#8217;Afghans possible. Dans un pays à 99% musulman<a href="#_ftn5">[5]</a>, l&#8217;Islam apparaît comme la solution. Bien que sa création soit un point positif, la Constitution a peu d&#8217;impacts dans le pays.</p>
<p style="text-align: justify">En politique, il eut des efforts de démocratisation et d&#8217;organisation. Toutefois, l&#8217;éternel écart gouvernement/population subsiste. Qu&#8217;est-ce qui permet à ce fossé de durer ? La politique afghane suit la logique suivante : le gouvernement est centralisé, les provinces sont autonomes. Par exemple, l&#8217;État est censé s&#8217;occuper de l&#8217;éducation, de l&#8217;aménagement du territoire etc. Or, ce sont les provinces qui gèrent cela. Ainsi, le taux d&#8217;alphabétisation aussi bien que le développement du réseau routier varient d&#8217;une province à l&#8217;autre<a href="#_ftn6">[6]</a>. Il n&#8217;y a donc pas de coordination entre le centre et la province, ni entre provinces.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-large wp-image-555 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/03/photo-1-668x1024.jpg" alt="photo 1" width="401" height="614" /></p>
<p style="text-align: center">Photo : Village Afghan en 1970. Source: Alain Meunier</p>
<p style="text-align: justify">Pourquoi le gouvernement, pendant cette période, n&#8217;a pas su régler cette situation ? La raison principale est que son programme de développement en lui-même ne règle pas ce problème. La capacité du gouvernement à planifier et à mobiliser des ressources pour développer l&#8217;Afghanistan est faible. Par exemple, le gouvernement n&#8217;a pas su utiliser à bon escient les avantages comparatifs du pays<a href="#_ftn7">[7]</a>. La stratégie des avantages comparatifs consiste en se spécialiser dans la production d&#8217;un bien qui coûtera le moins pour rapporter le plus<a href="#_ftn8">[8]</a>. Le point fort de l&#8217;Afghanistan est l&#8217;agriculture.</p>
<p style="text-align: justify">Voyons en quoi cet atout sera mal géré. Rappelons que nous sommes en pleine Guerre froide. Les deux blocs (capitaliste et communiste) se battent pour se partager le monde. L&#8217;Afghanistan n&#8217;échappe pas à ce duel. Ainsi, pour s&#8217;assurer l&#8217;appui du pays, les deux blocs l&#8217;aident à se développer. Ils influencent donc l&#8217;orientation que prendront les programmes de développement. Par exemple, l&#8217;USAID (United-States Agency for International Development) affirme que le commerce est la clé pour un Afghanistan moderne. D&#8217;autre part, L&#8217;URSS postule que l&#8217;industrie lourde est la solution<a href="#_ftn9">[9]</a>. En voulant suivre leur propre logique, tous deux oublient (ou ignorent ?) que l&#8217;avantage du pays est son agriculture. Quelle en est la conséquence ? Certains secteurs seront développés, un bloc en financera un sans prendre en compte les autres financés par le bloc adverse. Ce manque de coordination aboutie à un développement anarchique.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-large wp-image-556 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/03/photo-2-1024x673.jpg" alt="photo 2" width="614" height="404" /></p>
<p style="text-align: center">Photo : Remarquez à gauche des écriteaux en russe et à droite en anglais, signe de l&#8217;impact de la Guerre froide en Afghanistan en 1970.  Source : Alain Meunier</p>
<p style="text-align: justify">Au niveau socio-économique, il y a beaucoup d&#8217;améliorations. Six banques dont trois spécialisées dans un secteur sont créées. La monnaie papier prend sa place, formant une base pour une véritable économie nationale prenant le pas sur l&#8217;économie des rues. À la toute fin des années 1970, le gouvernement se rend compte qu&#8217;il faut développer l&#8217;agriculture. Les fertilisants sont plus utilisés, les investissements augmentés<a href="#_ftn10">[10]</a>.  Qu&#8217;est ce qui a pu vouer à l&#8217;échec tous ces efforts ? La réponse demeure l&#8217;écart centre/province et gouvernement/population.</p>
<p style="text-align: justify">Prenons la dimension sociale. Le financement et l&#8217;accessibilité des services sont inégaux selon si on se trouve en province ou en ville. C&#8217;est le cas de la santé et de l&#8217;éducation, qui sont pourtant capitales pour le développement d&#8217;un pays. Ainsi, entre 1976-1977, 0,65% des dépenses publiques sont consacrées à la santé, et 1,7% à l&#8217;éducation. C&#8217;est très peu par rapport aux autres dépenses publiques par exemple dans l&#8217;armement.  De même, en 1977-1978, presque 50% des dépenses dans les hôpitaux se firent pour des hôpitaux urbains. De plus, 61% des femmes du secondaire viennent de Kaboul seul<a href="#_ftn11">[11]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-large wp-image-557 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/03/photo-3-1024x768.jpg" alt="photo 3" width="614" height="461" /></p>
<p style="text-align: center">Photo : École afghane de province en 1970. Source : Alain Meunier</p>
<p style="text-align: justify">En économie, cet écart se traduit par la fragmentation de l&#8217;économie de centre et des provinces. Par exemple, le prix pour un même produit n&#8217;est pas partout le même<a href="#_ftn12">[12]</a>. Non seulement l&#8217;État ne répond pas aux besoins essentiels des Afghans, il privilégie en plus le centre. Ceci rend impossible le développement de l&#8217;Afghanistan.</p>
<p style="text-align: justify">Nous pouvons conclure que <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ObKRVQDKMwU">la période 1964-1978</a> est un moment crucial dans l&#8217;histoire afghane : les programmes de développement mis en place depuis 20 ans allaient-ils porter leurs fruits ? Nous avons vu que non à cause du fossé entre le gouvernement/centre et la population/périphérie. Néanmoins, un événement va venir chambouler l&#8217;Afghanistan. En effet, le 27 avril 1978, le Parti Démocratique du Peuple Afghan, communiste, fait un coup d&#8217;État<a href="#_ftn13">[13]</a>. Les conséquences seront alarmantes pour la nation afghane.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong>Etling, Bruce. 2003. <em>Legal Authorities in the Afghan Legal System. </em>En ligne.</p>
<p style="text-align: justify">http://www.law.harvard.edu/programs/ilsp/research/etling.pdf (page consultée le 26 février 2010)</p>
<p style="text-align: justify">Ewans, Martin. 2010. <em>Afghanistan: History. </em>En ligne. http://europaworld.com/entry/ag.hi (page consultée le 13 janvier 2010).</p>
<p style="text-align: justify">Fry, Maxwell J. 1974. <em>The Afghan Economy: Money, Finance and the Critical Constraints to Economic Development. </em>Leiden : Brill.</p>
<p style="text-align: justify">Haider, Habib et François Nicolas,. 2006. <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement. </em>Gémenos : Autres Temps.</p>
<p style="text-align: justify">Lassudrie-Duchêne, Bernard et Deniz Ünal-Kesenci. 2001. &#8220;L&#8217;Avantage Comparatif, Notion Fondamentale et Controversée&#8221;. Dans Stéphane Dées et al., <em>L&#8217;Économie Mondiale 2002. </em>Paris, France : Éditions La Découverte, 90-104</p>
<p style="text-align: justify">Rasanayagram, Angelo. 2003. <em>Afghanistan: a Modern History.</em> New-York : I.B. Tauris.</p>
<p style="text-align: justify">United-States Agency for International Development. 1978. <em>Country Development Strategy Statement: Afghanistan 1978. </em>En ligne. http://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PDACC775.pdf (page consultée le 12 février 2010).</p>
<p style="text-align: justify">
<hr size="1" />
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref1">[1]</a> Habib Haider, <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement </em>(Gemenos : Autres temps, 2006), 55.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref2">[2]</a> Ewans, Martin. 2010. <em>Afghanistan: History. </em>En ligne. http://europaworld.com/entry/ag.hi (page consultée le 13 janvier 2010).</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref3">[3]</a> Etling, Bruce. 2003. <em>Legal Authorities in the Afghan Legal System. </em>En ligne.</p>
<p style="text-align: justify">http://www.law.harvard.edu/programs/ilsp/research/etling.pdf (page consultée le 26 février 2010)</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref4">[4]</a> Angelo Rasanayagam, <em>Afghanistan:a Modern History </em>(New York : I.B. Tauris, 2003), 41.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref5">[5]</a> Etling, Bruce. 2003. <em>Legal Authorities in the Afghan Legal System. </em>En ligne.</p>
<p style="text-align: justify">http://www.law.harvard.edu/programs/ilsp/research/etling.pdf (page consultée le 26 février 2010)</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref6">[6]</a> Maxwell J. Fry, <em>The Afghan Economy: Money, Finance and the Critical Constraints to Economical Development </em>(Leiden : Brill, 1974), 60.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref7">[7]</a> États-Unis, United-States Agency for International Development, <em>Country Development Strategy Statement: Afghanistan 1978 </em>(États-Unis : United-States Agency for International Development, 1978), 1.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref8">[8]</a> Bernard Lassudrie-Duchêne et Deniz Ünal-Kesenci, &#8220;L&#8217;Avantage Comparatif, Notion Fondamentale et Controversée&#8221; dans Stéphane Dées et al. <em>L&#8217;Économie Mondiale 2002</em> (Paris, France : Éditions La Découverte 2001), 90.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref9">[9]</a> États-Unis, United-States Agency for International Development, <em>Country Development Strategy Statement: Afghanistan 1978 </em>(États-Unis : United-States Agency for International Development, 1978), annexe C, 1.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref10">[10]</a> Maxwell J. Fry, <em>The Afghan Economy: Money, Finance and the Critical Constraints to Economical Development </em>(Leiden : Brill, 1974), 11-12.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref11">[11]</a> États-Unis, United-States Agency for International Development, <em>Country Development Strategy Statement: Afghanistan 1978 </em>(États-Unis : United-States Agency for International Development, 1978), 14 et annexe B, 9.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref12">[12]</a> Maxwell J. Fry, <em>The Afghan Economy: Money, Finance and the Critical Constraints to Economical Development </em>(Leiden : Brill, 1974), 61.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref13">[13]</a> Ewans, Martin. 2010. <em>Afghanistan: History. </em>En ligne. http://europaworld.com/entry/ag.hi (page consultée le 13 janvier 2010).</p>
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		<title>L&#8217;ENJEU AFGHAN : 1945-1964</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 15:46:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Échecs]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre froide]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Delphine Meunier
L&#8217;Afghanistan est un pays que l&#8217;on croit connaître. Pourtant, son histoire contemporaine pourrait en étonner beaucoup. Qui pourrait imaginer que ce pays aujourd&#8217;hui ravagé tenta inlassablement au cours des 60 dernières années de se redresser ? Dans cet article, nous étudierons le premier élan de modernisation de l&#8217;après-guerre à 1964 &#8211; date à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Delphine Meunier</strong></p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;Afghanistan est un pays que l&#8217;on croit connaître. Pourtant, son histoire contemporaine pourrait en étonner beaucoup. Qui pourrait imaginer que ce pays aujourd&#8217;hui ravagé tenta inlassablement au cours des 60 dernières années de se redresser ? Dans cet article, nous étudierons le premier élan de modernisation de l&#8217;après-guerre à 1964 &#8211; date à laquelle fut créée une nouvelle Constitution &#8211; et analyserons ses lacunes. L&#8217;histoire sera une dimension importante de notre propos puisque cette période suit la fin de la Seconde Guerre mondiale puis s&#8217;inscrit dans le contexte de la Guerre froide. C&#8217;est pourquoi nous travaillerons sur ces deux périodes distinctement pour ensuite comprendre le problème principal qui fit échouer les politiques de développement en Afghanistan.<span id="more-516"></span></p>
<p style="text-align: justify">Au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale, la communauté internationale veut aider les pays sous-développés<a href="#_ftn1">[1]</a>. L&#8217;Afghanistan, qui était déjà autonome, reçoit aussi cette aide. Grâce à cela, dès 1946, le pays se modernise et se démocratise rapidement. Par exemple, est créée la première banque privée : la Bank-e-Melli<a href="#_ftn2">[2]</a>. Le pays débute son accélération : il est dans une phase précédant son <em>take-off </em>(décollage)<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, sa situation chute à nouveau à cause d&#8217;une crise de la dette. En 1961, 40% des revenus du gouvernement servent à rembourser la dette du pays. En 1963, ses exportations ne rapportent même plus assez pour s&#8217;acquitter<a href="#_ftn4">[4]</a> de cette dette.</p>
<p style="text-align: justify">La fin de la Seconde Guerre mondiale est aussi synonyme de début de la Guerre froide. Deux blocs, les États-Unis capitalistes d&#8217;un côté et l&#8217;URSS communiste de l&#8217;autre, cherchent à s&#8217;accaparer le plus de territoires possibles pour pallier l&#8217;expansion de l’adversaire. L&#8217;Afghanistan est un allié stratégique : il se trouve au coeur de l&#8217;Asie. Les deux blocs y voient une porte ouverte sur tout le continent pour répandre leur idéologie. L&#8217;URSS s&#8217;y intéresse particulièrement car l&#8217;Afghanistan est un pays limitrophe.</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, ce dernier est réputé dans le monde oriental pour sa neutralité. L&#8217;Afghanistan réclamait au tout début de la Guerre froide de l&#8217;aide aux deux blocs, que l&#8217;un d&#8217;eux, celui de l’Ouest, refusait toujours. Le gouvernement afghan voulait surtout un soutien financier pour le secteur militaire. Or, les États-Unis jugeaient que le pays avait plutôt besoin d&#8217;aide humanitaire et technique, ce qui explique leur refus. Pour répondre à ses objectifs militaires, l&#8217;Afghanistan dû donc sacrifier sa neutralité au profit de l&#8217;URSS<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Le bloc communiste ne laissa pas passer sa chance. Dès 1953, l&#8217;URSS investit massivement dans l&#8217;armée afghane pour uniformiser l&#8217;autorité afghane dans tout le territoire. En 1955, l&#8217;URSS prêta 100 millions de dollars. Ceux-ci permirent notamment d&#8217;améliorer les structures de santé et d&#8217;enseignement, mais principalement de construire un véritable réseau routier. Le tunnel de Salang, seul moyen sûr d&#8217;aller de Kaboul à la frontière nord, est l&#8217;emblème de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=H9Eln7hOQyA&amp;feature=related">ces années de modernisation</a><a href="#_ftn6">[6]</a>. Le pays dépend d&#8217;autant plus du bloc soviétique entre 1961-1963 : les frontières avec le Pakistan, principal partenaire économique de l&#8217;Afghanistan, sont closes<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Les États-Unis, voyant l&#8217;Afghanistan se rapprocher de l&#8217;URSS, se rendent compte que des efforts doivent être fait pour empêcher que le pays soit englouti sous l&#8217;influence communiste. Ils investissent alors en Afghanistan. Ce dernier devient l&#8217;un des pays recevant le plus d&#8217;aide au monde, au point d&#8217;en devenir dépendant.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, il compte sur les projets d&#8217;aide au développement pour développer son économie, ce qui lui permettrait de rembourser sa dette. Or, ces projets échouent souvent. L&#8217;Afghanistan n&#8217;amasse pas assez d&#8217;argent pour s&#8217;acquitter de sa dette. Il ne peut, de plus, se passer de l&#8217;aide puisqu&#8217;il en est dépendant<a href="#_ftn8">[8]</a>. Le voilà parti dans un cercle vicieux.</p>
<p style="text-align: justify">Ces politiques d&#8217;aide sont d&#8217;autant plus vouées à l&#8217;échec par le simple fait qu&#8217;il y a un trop grand vide séparant le centre de la périphérie de l&#8217;Afghanistan. L&#8217;élite chargée de remettre le pays sur pied connaît en fait très mal la situation du territoire et de ses habitants. Ainsi, malgré toute la bonne volonté du gouvernement, celui-ci par son ignorance ne change rien voire aggrave les conditions de vie.</p>
<p style="text-align: justify">À ce titre, en économie, l&#8217;élite, très occidentalisée, veut créer un pays moderne. Or la population reste traditionnelle : il y a contradiction entre l&#8217;Afghanistan moderne que veut bâtir l&#8217;élite et la réalité sociale. Par exemple, dans les années 1950, existe l&#8217;économie &#8220;bazar&#8221; : c&#8217;est l&#8217;ensemble des activités économiques à petite échelle. Cette économie est la plus répandue en Afghanistan car c&#8217;est la seule à laquelle les Afghans ont accès à cause de leurs faibles revenus. Le gouvernement étatise cette économie. Les prix augmentent, le commerce de rue disparaît peu à peu <a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Non seulement cette élite est ignorante, elle est en plus absente. l&#8217;État a un semblant de contrôle dans la capitale Kaboul. Sinon, le pouvoir étatique n&#8217;existe pratiquement pas en province. Par exemple, les <em>malik</em>, qui assurent la liaison entre l&#8217;administration et les villageois, sont souvent absents ou pas reconnus par les villageois eux-mêmes<a href="#_ftn10">[10]</a>.  En conséquence, la plus grande lacune de l&#8217;Afghanistan au début de la Guerre froide, serait cet écart entre l&#8217;État et le reste du pays.</p>
<p style="text-align: justify">La fin du Second conflit mondial amènera l&#8217;Afghanistan à faire des efforts de développement. La Guerre froide le rendit dépendant de l&#8217;aide extérieur, plus précisément de l&#8217;URSS. Ceci créa des problèmes économiques. À ceci s&#8217;ajoute l&#8217;écart entre le centre et la province qui empêche tout développement important du pays. Cette lacune jouera plus tard bien des tours à l&#8217;Afghanistan dans chacune de ses tentatives de développement.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Eterline, Andrew J., J. Michael Greig. 2008. &#8220;Against all Odds ? the History of Imposed Democracies and the Future of Irak and Afghanistan&#8221; En ligne. <a href="http://www.psci.unt.edu/enterline/against-all-odds-v5.pdf"><span style="text-decoration: underline">http://www.psci.unt.edu/enterline/against-all-odds-v5.pdf</span></a> (page consultée le 13 janvier 2010)</p>
<p>Étienne, Gilbert. 1972. <em>L&#8217;Afghanistan et les Aléas de la Coopération. </em>Paris : Presses universitaires de France.</p>
<p>Ewans, Martin. 2010. <em>Afghanistan: History. </em>En ligne. http://europaworld.com/entry/ag.hi (page consultée le 13 janvier 2010).</p>
<p>Haider, Habib et François Nicolas,. 2006. <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement. </em>Gémenos : Autres Temps.</p>
<p>J. Pry, Maxwell. 1974. <em>The Afghan Economy: Money, Finance and the Critical Constraints to Economical Development.. </em>Leiden : Brill<em>.</em></p>
<p>Rasanayagam, Angelo. 2003. <em>Afghansitan: a Modern History. </em>New York : I.B. Tauris</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a>Andrwe J. Eterline et J. Michael Greig, &#8220;Against all Odds ? The History of Imposed Democracies and the Future of Irak and Afghanistan&#8221;. (2008) En ligne. <a href="http://www.psci.unt.edu/enterline/against-all-odds-v5.pdf"><span style="text-decoration: underline">http://www.psci.unt.edu/enterline/against-all-odds-v5.pdf</span></a> (page consultée le 13 janvier 2010)</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Habib Haider et François Nicolas, <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement </em>(Gemenos : Autres temps, 2006), 52.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Gilbert Étienne, <em>L&#8217;Afghanistan et les Aléas de la Coopération </em>(Paris : Presses de l&#8217;université de France, 1972), 54.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Angelo Rasanayagam, <em>Afghanistan: a Modern History </em>(New York : I.B. Tauris, 2003) 36-37.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Angelo Rasanayagam, <em>Afghanistan: a Modern History </em>(New York : I.B. Tauris, 2003) 28-29.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Habib Haider et François Nicolas, <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement </em>(Gemenos : Autres temps, 2006), 52.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Gilbert Étienne, <em>L&#8217;Afghanistan et les Aléas de la Coopération </em>(Paris : Presses de l&#8217;université de France, 1972), 42.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Martin Ewans, &#8220;Afghanistan: History&#8221;, (2010) En ligne. http://europaworld.com/entry/ag.hi (page consultée le 13 janvier 2010),7.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Maxwell J. Fry <em>The Afghan Economy: Money, Finance anf the Critical Constraints to Economical Development </em>(Leiden: Brill, 1974) 45-48.</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Gilbert Étienne, <em>L&#8217;Afghanistan et les Aléas de la Coopération </em>(Paris : Presses de l&#8217;université de France, 1972), 111.</p>
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