<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>UniAlter &#187; forum social</title>
	<atom:link href="http://redtac.org/unialter/tag/forum-social/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://redtac.org/unialter</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 28 Mar 2011 02:35:17 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Dynamique des Forums sociaux : quelques réflexions tirées de Dakar</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2011/03/27/dynamique-des-forums-sociaux-quelques-reflexions-tirees-de-dakar/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2011/03/27/dynamique-des-forums-sociaux-quelques-reflexions-tirees-de-dakar/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 01:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses - Bilans]]></category>
		<category><![CDATA[Dakar]]></category>
		<category><![CDATA[forum social mondial 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Dakk]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[future du Forum social mondial]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/unialter/?p=750</guid>
		<description><![CDATA[Par Amélie Canonne, Hélène Cabioc’h et Nicolas Haeringer[1]
Les paragraphes qui suivent constituent une proposition de bilan du FSM Dakar, dont le caractère partiel et partial est assumé, qui ne s’attardera pas longuement sur les aspects quantitatifs. Il s’agit plus d’une première exploration de ce que Dakar nous apprend sur ce que signifie le FSM et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><em>Par Amélie Canonne, Hélène Cabioc’h et Nicolas Haeringer<a href="#_ftn1"><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></a></em></p>
<p>Les paragraphes qui suivent constituent une proposition de bilan du FSM Dakar, dont le caractère partiel et partial est assumé, qui ne s’attardera pas longuement sur les aspects quantitatifs. Il s’agit plus d’une première exploration de ce que Dakar nous apprend sur ce que signifie le FSM et sur la manière dont il pourrait être conçu à l’avenir.</p>
<p><strong><em>Un succès paradoxal… </em></strong></p>
<p>Il n’est jamais aisé de faire le bilan global d’un FSM. L’exercice est délicat, tant il est difficile de rendre compte de la richesse de l’expérience, de la diversité des échanges, ou encore de la complexité des problèmes auxquels participants et organisateurs sont confrontés.<span id="more-750"></span></p>
<p>Le FSM de Dakar ne fait pas exception. Son succès (sur les raisons duquel nous revenons ci-dessous) est extrêmement paradoxal : les activités annulées ont été plus nombreuses que jamais et l’impression de flou et de dispersion a atteint des proportions inédites. L’effondrement du FSM de Dakar était, à la veille de son ouverture, une hypothèse plausible : le nombre exact de salles disponibles n’était pas connu des organisateurs, rendant impossible l’impression du programme du forum et sa diffusion au participant autrement qu’au dernier moment et de manière très parcellaire.</p>
<p>Les raisons à ce manque sont extérieures au comité d’organisation – il est dû aux atermoiements de l’administration de l’université de Dakar, ainsi qu’à un jeu un peu trouble de la présidence de la République, officiellement déterminée à aider à l’organisation du FSM, mais en réalité encline à faire de la résistance passive.</p>
<p>Les problèmes logistiques n’ont cependant pas empêché le forum (ses activités, les échanges et rencontres qu’il permet, etc.) de se tenir. Les difficultés auxquelles chacun a dû faire face pourraient, en trompe-l’œil, renforcer l’impression de succès (les circonstances pouvant aider à rendre les jugements plus indulgents). Pourtant, à y regarder de plus près, ce forum semble bien être réussi dans l’absolu et pourrait bien avoir des effets durables sur la dynamique altermondialiste.</p>
<p>Il a officiellement réuni autour de 75 000 participants, soit deux fois plus qu’à Nairobi. Il semble bien que ce chiffre n’est pas exagéré : le maintien des cours sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop, qui accueillait le FSM, a certes débouché sur de nombreux problèmes logistiques. Mais il a eu l’avantage de faire de ce FSM l’un des forums les plus ouverts sur la ville qui l’accueillait. Les étudiants ont en effet pu passer de leurs cours aux ateliers du FSM, engager des discussions dans les rues du campus avec d’autres participants, aller chercher de l’information sur les stands, etc. Pour la première fois, avoir un badge de participant n’avait aucune importance, et il était difficile de distinguer les militants venus spécialement pour le FSM des étudiants découvrant l’événement et ses opportunités. C’est une vraie avancée, que l’on se souvienne des conflits nés, à Nairobi, autour de l’ouverture du site du FSM, ou encore de la distinction faite, au cours des premiers FSM, entre « ‘simples’  participants » et « délégués ».</p>
<p>Les caravanes qui ont convergé vers Dakar ont permis une participation importante, inédite même en nombre, de représentants de mouvements et d’organisations de base d’Afrique l’Ouest, de Mauritanie et du Maghreb. Prévues pour rassembler quelques centaines de personnes, elles ont finalement accueilli plus d’un millier de participant-e-s. Elles furent également un élément décisif de mobilisation et d’extension du forum : chacune de leur étape était, en soi, un petit FSM.</p>
<p>La délégation du Maghreb/Machrek a été la plus importante à ce jour lors d’un FSM – plus de 700 militants, principalement marocains, mais aussi de nombreux Tunisiens, se sont rendus à Dakar et ont pu y témoigner des processus de transformation en cours. Leur présence n’est pas une surprise : en 2010, le Maghreb et le Machrek ont accueilli 11 forums sociaux, tous conçus comme autant d’étapes dans la préparation du forum de Dakar. L’absence de programme a sans aucun doute été préjudiciable à la visibilité de ses participants, rendant leur participation diffuse : les rencontres entre les membres de ces délégations et le reste des participants a principalement été le fruit du hasard. Les efforts entrepris par le Forum Social Maghrébin, en lien avec la commission expansion du Conseil international du FSM ainsi qu’avec le Forum Social Africain ont ainsi malheureusement été quelque peu gâchés. Néanmoins, le Maghreb et le Machrek restent aujourd’hui les régions où le processus des forums sociaux est le plus dynamique.</p>
<p>Les initiatives locales de « Dakar étendu » (activités organisées dans les banlieues) sont un élément de succès fondamental. Elles sont l’une des modalités les plus porteuses de mobilisation de populations traditionnellement absentes des FSM. Bien entendu, l’unité de temps et de lieu du FSM est indispensable à la construction de liens et de convergence – les initiatives de type « étendu » ne doivent donc pas conduire à un éparpillement du FSM. Il faut cependant reconnaître que l’unité de lieu elle-même est excluante, surtout si elle ne s’accompagne pas d’efforts spécifiques et intenses de mobilisation.</p>
<p>Le FSM de Dakar a permis de mettre au centre de l’agenda altermondialiste des questions telles que (ou de confirmer leur importance) : l’accaparement des terres, les droits des migrants, la souveraineté alimentaire, etc. Or l’émergence de « nouvelles » thématiques est un élément fondamental. Ainsi, la participation massive des mouvements indigènes des Andes et de l’Amazonie au FSM 2009, a-t-elle contribué à déplacer l’arc des revendications altermondialistes, en provoquant son ouverture à la justice climatique et aux débats sur les droits de la nature, la terre-mère, l’extraction des ressources naturelles, etc.</p>
<p>L’accaparement des terres est, par exemple, une question cruciale, et nouvelle pour les altermondialistes. Elle est l’un des points d’entrée pour construire des liens entre les mouvements transnationaux de luttes pour la justice climatique et les mouvements et organisations africaines, dans l’optique de la préparation du contre-sommet de Durban (17<sup>ème</sup> Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique, fin 2011). Elle déplace également les clivages, puisque les états et multinationales du Nord ne sont pas les seuls prédateurs : certains pays du Sud accaparent également les terres d’autres états moins riches (à commencer par la Libye de Kadhafi). Elle introduit enfin, au même titre que les travaux des mouvements sur la gestion des ressources naturelles, les droits des peuples indigènes et les limites de la biosphère, l&#8217;idée d&#8217;épuisement de la propriété privée en tant que régime d&#8217;organisation de la production et de la répartition des ressources, et la progression des réflexions sur des modalités nouvelles de propriété, collectives, communautaires, ouvertes, dont la notion de « biens communs » est une des formes conceptuelles et politiques possibles.</p>
<p>Les « Assemblées de convergence pour l’action » constituent une avancée majeure dans le processus des forums sociaux. Elles permettent en effet de mettre en évidence la finesse (au sens de la précision et de l’acuité) et l’épaisseur (au sens de la complexité et globalité) des analyses portées par les acteurs de l’altermondialisme dans les ateliers auto-organisées du forum. Elles soulignent le saut qualitatif, d’une expertise technique, sectorielle et compartimentée, principalement portée par les ONG du Nord, à une parole politique plus dense, plus complète et moins européo-centrée. La montée en puissance de l’expertise des mouvements sociaux et de la parole des exclus / discriminés (y compris à l’intérieur des grandes ONG) est une grande réussite de ce FSM – montée en puissance qui était déjà au cœur du FSM de Belem.</p>
<p>Grâce aux Assemblées finales, Dakar a également joué un rôle clef dans la légitimation et le déploiement de l’agenda global des mobilisations 2011-2012. C’est une évidence pour les mobilisations portées par les réseaux insérés dans la dynamique du FSM depuis plusieurs années (justice climatique, g8/g20, etc.). L’absence de mobilisations globales sur des thématiques émergentes (comme l’accaparement des terres) n’est pas un échec. Dakar doit être pensé comme une première étape dans leur inscription à l’agenda des mobilisations, à l’instar du rôle joué par Belem pour les revendications portées par les mouvements indigènes : les questions de « crise des civilisation » (et plus généralement les questions écologiques), centrales à Belem, n’avaient pas disparu à Dakar, prouvant donc qu’elles se sont durablement inscrites dans les préoccupations alter, quel que soit le continent qui accueille le forum.</p>
<p>En dehors des mouvements français et espagnols, les européens étaient peu présents à ce forum et la crise sociale que traverse le continent y a été peu discutée. Bien sûr, cette absence pose de nombreuses questions (la faible participation syndicale n’y est pas étrangère). Dakar met en évidence que l’Europe n’est plus le centre de gravité de l’altermondialisme. Les mouvements des Suds ont durablement pris le leadership intellectuel et politique sur le processus du FSM – à tel point que ce sont des organisations du Sud qui suggèrent d’organiser le prochain Forum dans un pays européen, confiantes en leur capacité à renforcer les mouvements européens et à les aider à provoquer un basculement.</p>
<p><strong><em>…qui pose la question du rôle du comité d’organisation et du conseil international</em></strong></p>
<p>Un succès qui amène plusieurs commentaires – et ne peut qu’interroger sur la fonction exacte des comités d’organisation des forums à venir : de  ce point de vue, Dakar est riche d’apprentissages.</p>
<p><em> Tirer parti de la maturité des participants</em></p>
<p>Le FSM de Dakar s’est tenu sans que ses organisateurs ne puissent planifier les activités : l’absence d’information fiable sur la disponibilité des salles a rendu impossible l’impression, en temps et en heure du programme du FSM. Le comité d’organisation a donc du parer au plus pressé, faire installer des tentes à mesure qu’il découvrait l’ampleur des blocages administratifs et politiques. Surtout, il s’en est remis aux participants eux-mêmes, qui sont massivement parvenus à tenir leurs activités, alors même que l’information indispensable à leur bon déroulement n’était pas disponible, ou pas à temps.</p>
<p>Alors que le FSM était jusqu’à présent régulièrement critiqué pour son gigantisme et pour son organisation qui rendait les participants passifs, voire consommateurs, le succès de Dakar est une co-production du comité d’organisation et des participants. Ce forum fait la démonstration de l’extraordinaire maturité des organisations impliquées dans la dynamique des forums sociaux et de leur autonomie. Elle est la conséquence logique d’une année 2010 marquée par 55 événements autonomes mais reliés les uns aux autres : sans les capacités d’adaptation du comité d’organisation, il ne fait pas de doute que le forum se serait effondré. Mais, sans l’autonomie et l’inventivité des participants, ces capacités d’adaptation n’auraient pas suffi à faire de cette édition du FSM un succès.</p>
<p><em>Repenser le rôle des organisateurs</em></p>
<p>L’autonomie étonnante, et stimulante, ne doit pas masquer deux problèmes importants. D’une part, ce forum a probablement été l’un des plus difficiles d’accès pour les « nouveaux venus ». En effet,  l’autonomie nécessite de bien connaître le FSM, ses participants, d’avoir un bon carnet d’adresses pour faire circuler l’information par texto ou par mail – si les organisations bien insérées dans la forme-forum ont su s’adapter, les nouveaux venus se sont souvent trouvés contraints à s’en remettre au hasard, et ont durement subi les problèmes logistiques.</p>
<p>D’autre part, l’improvisation et l’inventivité collective n’ont pas suffi à faire face à l’ensemble des problèmes engendrés par l’absence de programme. Les interprètes de Babels n’ont ainsi jamais pu travailler dans de bonnes conditions.</p>
<p>L’extraordinaire autonomie soulignée ci-dessus, comme ses importantes limites, pose donc la question du rôle des comités d’organisation des FSM à venir (ainsi que celui du Conseil International) : Comment parvenir à tirer partie de l’autonomie et de la maturité des participants dont Dakar a fait la démonstration ? Comment faire en sorte que la participation active ne soit pas remise en cause ? Autrement dit : comment s’assurer que ce qui s’est passé à Dakar ne soit pas le fruit du hasard (ou la conséquence d’une logistique chaotique) mais puisse être reproduit lors des prochains forums ?</p>
<p>Répondre à ces questions n’est pas simple : l’organisation d’un FSM étant suffisamment complexe, et ses moyens inversement restreints pour qu’il soit tentant de s’en remettre à une procéduralisation accrue comme moyen de réduire les incertitudes – un travers auquel le Conseil international n’échappe malheureusement pas toujours. Il faut imaginer un processus d’organisation plus souple, y compris dans la construction du programme lui-même et multiplier les espaces (et non les activités) auto-organisés.</p>
<p>Il est un élément primordial, sur lequel le Comité d’Organisation et le Conseil International peuvent directement et assez aisément agir : le nombre d’activités inscrites au programme du FSM. Son augmentation ne doit en aucune manière être considérée comme une « bonne » nouvelle – quand bien même elle prouve l’intérêt intact pour la forme-forum. Nous en avons suffisamment expérimenté les conséquences négatives : la multiplication du nombre d’activités nuit à la lisibilité du forum, en ce qu’elle augmente l’impression de « bruit ». L’agglutination est pourtant l’un des seuls moyens d’intégrer de nouveaux acteurs dans la dynamique des forums. Sans elle, les grands réseaux internationaux ont tendance à travailler avec leurs partenaires habituels, connus et déjà identifiés, tandis que les « nouveaux venus » sont cantonnés à des discussions parallèles. L’une des critiques les plus fortes formulées après le FSM de Mumbai (2004) avait précisément porté sur ce point : les internationaux et les mouvements de base indiens (mouvements de femmes ou d’intouchables) ne s’étaient rencontrés que dans les manifestations organisées pendant le forum, mais n’avaient pas, ou peu, échangé dans les séminaires et ateliers. Dakar, comme Nairobi ou Belem n’échappe malheureusement pas à cet écueil.</p>
<p>En outre, l’absence d’agglutination fait peser une pression ingérable sur les organisateurs. À Dakar, les organisateurs devaient ainsi boucler un programme comprenant jusqu’à 150 activités en parallèles (130 ateliers, et 20 liaisons « Dakar-étendu »)… soit 16 jours continus de débats (mises bout-à-bout, les 840 activités inscrites au forum de Dakar représentes 130 jours de discussions ininterrompues). Même si l’administration de l’UCAD avait fait preuve de bonne volonté, il est hautement improbable que le comité d’organisation et le conseil international du FSM soient parvenus à faire sereinement face à une telle « demande ».</p>
<p>La définition d’un processus « d’agglutination » des activités des forums à venir doit donc être l’une des tâches prioritaires de la commission méthodologie du CI.</p>
<p><em>Revenir à l’expérimentation</em></p>
<p>La critique (interne) du FSM n’est pas nouvelle. Dès les toutes premières éditions, les critiques furent vives. Les participants au deuxième campement intercontinental de la jeunesse avaient ainsi organisé une action contre le « carré VIP » du FSM 2002. Ils entendaient ainsi protester contre la « monopolisation » de la parole par quelques « happy fews », invités et logés (dans des hôtels de luxe) par le comité d’organisation. L’année suivante, la critique contre les organisateurs du forum fût renforcée par le retard pris par le comité organisateur dans la publication du programme du Forum – la programmation des ateliers auto-organisés ne fût rendue publique que deux jours après le début du FSM. Dans le même temps, un travail piloté par Ibase d’analyse des thématiques traitées dans les ateliers et dans les séances plénières (ces dernières étant préparées par le comité d’organisation, et bien plus visibles dans le programme que les premiers, portés par les participants) mît en évidence un décalage dans les priorités et les thématiques.</p>
<p>Ce que cet exemple précis a, ici, d’intéressant, est la manière dont les critiques sur la privatisation de la parole eurent un impact direct sur le format du Forum et se traduisirent par des changements organisationnels majeurs.  Le conseil international a alors décidé de supprimer les séances plénières, et de passer à un programme 100% auto-organisé – une décision qui n’a depuis jamais été remise en cause autrement qu’à la marge. Ces critiques ne se sont pas uniquement traduites par la suppression des séances plénières. De fait, elles ne concernaient pas la seule manière dont le programme du Forum se construit. Elles étaient également la conséquence (et la manifestation) d’une frustration croissante des participants aux premiers forums sociaux. Cette situation n’a, en elle-même, rien de surprenant, en ce qu’elle est étroitement liée à l’endroit où le FSM se situe en tant qu’espace : entre l’attente (d’un autre monde) et l’expérience (d’alternatives comme des ravages de la globalisation). Que le FSM finisse par générer autant de frustration que d’espoir n’est donc pas étonnant. L’enjeu, pour les organisateurs, est de parvenir à assumer collectivement cette frustration, et à la politiser. La réponse politique et organisationnelle apportée à cette frustration fût l’ajout d’une troisième « fonction » au FSM, aux côtés des dimensions de socialisation et de mobilisation : le FSM a alors été conçu comme étant aussi un espace d’expérimentation, voire de préfiguration. L’expérimentation a été au cœur des forums 2004 et 2005 – qu’il s’agisse de l’architecture du site accueillant le FSM, de la traduction (et du matériel d’interprétation), de la généralisation de l’utilisation des logiciels libres, de la prise en compte des acteurs de l’économie sociale et solidaire dans la réflexion sur les retombées économiques du FSM, etc.</p>
<p>Cette dimension « expérimentale » du FSM a progressivement été abandonnée : les organisateurs ont souvent eu tendance à la considérer comme responsable des problèmes qu’ils rencontraient, notamment autour de la question de l’interprétation. Ils ont ainsi donné l’impression qu’ils préféraient avoir recours à des sous-traitants privés plutôt que de se donner les moyens de prendre en charge de l’intérieur les questions technologiques et linguistiques. Ils prolongent de ce fait un schéma pourtant éculé, qui voudrait que les questions techniques ne soient pas politiques – ou ne le soient que de manière mineure en comparaison des « contenus ». Ils ont eu tendance à considérer la frustration comme une conséquence des ratés induits par l’expérimentation – alors qu’ils auraient dû concevoir l’expérimentation comme une réponse à la frustration.</p>
<p><em>Quel lieu pour accueillir le forum ?</em></p>
<p>Construire un site dédié au Forum, plutôt que d&#8217;utiliser des infrastructures inadaptées à un forum est un objectif essentiel – on rappellera ici que les deux forums ayant suscité le plus d’enthousiasme quant à leur architecture furent les FSM 2004 et 2005, tous deux tenus sur des sites <em>ad hoc</em> (même si le site du FSM 2005 fût critiqué pour son étendue).  Le choix du site n’est pas anodin : construire un site spécifiquement conçu pour le forum permet de mieux tenir compte de ses besoins (le campus d’une université n’est pas plus adapté qu’un stade d’athlétisme aux usages du forum qu’en ont les participants, qui mêlent participation studieuse à des ateliers, déambulations au hasard, manifestations de rues, actions impromptues, etc.).</p>
<p>Au-delà des problèmes logistiques, le choix d’une université comme lieu d’accueil d’un forum doit cependant être discuté. S’il permet aux étudiants de prendre part au Forum, il n’est pas sans poser des problèmes. D’une part, il est indispensable d’accompagner ce choix d’une ouverture du processus d’organisation du forum aux organisations étudiantes et aux syndicats d’enseignants. D’autre part, il ne faut pas perdre de vue que les universités sont des lieux de (re)production des élites, ce qui peut freiner la participation de certains mouvements et organisations (il n’est symboliquement pas neutre de se rendre sur un campus, lieu qui est étranger au quotidien de nombreux groupes sociaux).</p>
<p>La participation des populations locales les plus pauvres ne dépend bien entendu pas uniquement du site retenu pour accueillir le Forum. Le travail local de mobilisation est évidemment primordial. Pour reprendre les termes des organisateurs du Forum Social des États-Unis, « l’intentionnalité » dont font preuve les organisateurs pour inclure les plus pauvres dans la préparation du forum est un élément clef de succès. Il est parfois tentant de donner la priorité aux efforts de mobilisation continentale ou sous-régionale et de négliger la mobilisation nationale et locale. Le forum de Dakar n’a malheureusement pas complètement échappé à ce travers (récurrent dans les forums sociaux).</p>
<p><em>Ne plus imposer le rythme du FSM aux mobilisations altermondialistes</em></p>
<p>Dakar invite également à rediscuter la périodicité des forums sociaux mondiaux. La réussite de Dakar est la conséquence directe d’une année 2010 riche de plus de 55 forums sociaux – tous étant pensés, d’une manière ou d’une autre, comme une étape dans la préparation du FSM de Dakar. Il semble donc opportun de valoriser ces expériences et de mettre les forums sociaux locaux, régionaux, continentaux et thématiques au cœur du processus (plutôt que le FSM « centralisé » lui-même) – une démarche qui paraît incompatible avec la volonté de maintenir un FSM « centralisé » tous les deux ans. Il serait sans doute préférable de penser le processus du forum sur un rythme de trois ans : un an et demi consacré aux initiatives issues du FSM (qui, dans le cas présent, nous amènerait jusqu’aux initiatives parallèles au sommet Rio + 20) et un an et demi de forums locaux, régionaux, thématiques et continentaux sur la base desquels le FSM « centralisé » serait organisé.</p>
<p>L’incertitude financière à laquelle le FSM fait face plaide également pour un allégement du rythme (et de l’ampleur) du forum « centralisé ».</p>
<p><strong><em>Le FSM et le « printemps » arabe</em></strong></p>
<p>Dakar a bien évidemment été marqué par les processus de transformation en Tunisie, en Égypte, au Yémen, etc. Les problèmes logistiques et l’absence induite de programme papier n’ont malheureusement pas permis de donner toute sa visibilité aux efforts entrepris par la commission expansion du Conseil international et par le comité d’organisation pour créer des liens entre ces processus et le FSM de Dakar. Pourtant, les délégations en provenance du Maghreb, du Machrek, et plus généralement du monde Arabe (jusqu’au Yemen) étaient extrêmement importantes.</p>
<p>Bien entendu, rien ne permet de dire que la dynamique des forums sociaux a eu un impact direct sur les processus en cours. Il serait largement exagéré et malvenu de prétendre qu’un lien de causalité, directe ou indirecte, unit la dynamique du FSM aux processus en cours. On ne peut cependant que constater une coïncidence frappante : 11 forums sociaux se sont tenus au Maghreb et au Machrek au cours de l’année 2010. Cette coïncidence/corrélation est, en elle-même, un succès politique : elle prouve que la forme-forum est en phase avec les mouvements de transformation contemporains, qu’elle résonne avec eux. Il n’y a qu’à voir comment toutes les diplomaties sont incapables de comprendre ce qui se passe, qu’à constater le silence d’une bonne partie des forces de gauche traditionnelles pour comprendre qu’effectivement, cette coïncidence n’est pas rien, et surtout : elle n’est pas due au hasard, c’est bien la construction politique des forums sociaux qui leur permet d’être ainsi en phase.</p>
<p>Le soutien de Chavez à Kadhafi et les atermoiements des gouvernements équatoriens et boliviens sur le sujet sont bien la preuve qu’il ne suffit pas d’être du côté de la transformation pour comprendre la portée de tout processus de changement en cours<a href="#_ftn2"><sup>[2]</sup></a>.</p>
<p>_______________________<br />
<a href="#_ftnref1">[1]</a> Militant-es altermondialistes</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Et elle est une pierre de plus dans le jardin de ceux qui pensent que les Forums Sociaux doivent se rapprocher des gouvernements « amis ». Au contraire : les soutenir par la critique plutôt que par l’adhésion (ou alliance) apparaît comme une vraie nécessité.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2011/03/27/dynamique-des-forums-sociaux-quelques-reflexions-tirees-de-dakar/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux FSM Dakar (Sénégal)</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2011/02/22/declaration-de-l%e2%80%99assemblee-des-mouvements-sociaux-fsm-dakar-senegal/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2011/02/22/declaration-de-l%e2%80%99assemblee-des-mouvements-sociaux-fsm-dakar-senegal/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Feb 2011 15:03:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses - Bilans]]></category>
		<category><![CDATA[Dakar]]></category>
		<category><![CDATA[Forums sociaux locaux-régionaux]]></category>
		<category><![CDATA[forum social mondial 2011]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[future du Forum social mondial]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[WSF]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/unialter/?p=744</guid>
		<description><![CDATA[Bonjour, 



 
L’édition 2011 du  Forum social mondial vient de se terminer à Dakar, au Sénégal. Comme c’est le  cas à la fin de chaque forum social, les différents mouvements sociaux  représentés à Dakar se sont réunis dans le cadre d’une grande  assemblée et ont émis une déclaration commune (reproduite ci-dessous). [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Bonjour, </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">L’édition 2011 du  Forum social mondial vient de se terminer à Dakar, au Sénégal. Comme c’est le  cas à la fin de chaque forum social, les différents mouvements sociaux  représentés à Dakar se sont réunis dans le cadre d’une grande  assemblée et ont émis une déclaration commune (reproduite ci-dessous). </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">L’assemblée des  mouvements sociaux du Forum social de Dakar a fixé deux dates pour la tenue  d’actions au cours de la prochaine année. Le 20 mars sera un jour  international de solidarité avec le soulèvement du peuple arabe et africain,  alors que le 12 octobre sera une journée d’action globale contre le  capitalisme.<br />
</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Si vous aimeriez  participer à l’organisation d’une activité pour l’une de ces deux dates, si vous  avez des suggestions d’activités ou si vous faites partie d’une organisation qui  a déjà prévu organiser quelque chose pour l’une ou l’autre de ces journées  d’action, n’hésitez pas à nous en faire part à <a title="http://ca.mc637.mail.yahoo.com/mc/compose?to=fsqoutouais@yahoo.ca" rel="nofollow" href="http://ca.mc637.mail.yahoo.com/mc/compose?to=fsqoutouais@yahoo.ca" target="_blank">fsqoutouais@yahoo.ca</a>. </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Bonne  lecture!</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman;font-size: small"> </span></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman;font-size: small"> </span></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 18pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Déclaration  de l’assemblée des mouvements sociaux FSM Dakar (Sénégal)</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 18pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous, réunies et  réunis lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2011 à  Dakar affirmons l’apport capital de l’Afrique et de ses peuples dans la  construction de la civilisation humaine. Ensemble, les peuples de tous les  continents mènent des luttes pour s’opposer avec la plus grande énergie à la  domination du capital, cachée derrière des promesses de progrès économique et  d’apparente stabilité politique. La décolonisation des peuples opprimés reste  pour nous, mouvements sociaux du monde entier, un grand défi à relever.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><span id="more-744"></span><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous affirmons notre  soutien et notre solidarité active aux peuples de Tunisie, d’Égypte et du monde  arabe qui se lèvent aujourd’hui pour revendiquer une véritable démocratie et  construire un pouvoir populaire. De part leurs luttes, ils montrent la voie d’un  autre monde débarrassé de l’oppression et de l’exploitation.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous réaffirmons  avec force notre soutien aux peuples ivoirien, d’Afrique et du monde dans leurs  luttes pour une démocratie souveraine et participative. Nous défendons le droit  à l’autodétermination de tous les peuples.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Au sein du processus  FSM, l’Assemblée des mouvements sociaux est l’espace où nous nous réunissons  avec notre diversité, pour construire nos agendas et luttes communes contre le  capitalisme, le patriarcat, le racisme et toute forme de discrimination.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">A Dakar, nous  célébrons les 10 ans du premier Forum qui s’est tenu à Porto Alegre en 2001. Au  cours de cette période, nous avons construit une histoire et un travail communs  qui a permis certaines avancées, notamment en Amérique latine, où nous avons  réussi à freiner des alliances néolibérales et concrétiser plusieurs  alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la  nature.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Au cours de ces 10  ans, nous avons également assisté à l’explosion d’une crise systémique qui s’est  déclinée en crise alimentaire, environnementale, financière et économique, et  qui a donné lieu à l’accroissement des migrations et déplacements forcés de  populations, de l’exploitation, de l’endettement, des inégalités  sociales.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous dénonçons le  rôle des acteurs du système (banques, transnationales, grands médias,  institutions internationales…) qui, à la recherche du profit maximum, continuent  leur politique interventionniste via des guerres, des occupations militaires,  des supposées missions humanitaires, la création de bases militaires, le pillage  des ressources naturelles, l’exploitation des peuples, la manipulation  idéologique. Nous dénonçons également la cooptation qu’ils exercent à travers le  financement de secteurs sociaux servant leurs intérêts, et leurs pratiques  assistentialistes qui génèrent la dépendance.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Le capitalisme  détruit la vie quotidienne des populations. Mais, chaque jour naissent de  nombreuses luttes pour la justice sociale, pour éliminer les dégâts du  colonialisme et pour que toutes tous obtiennent une qualité de vie digne. Nous  affirmons que nous, les peuples, ne devons plus payer pour leur crise et qu’il  n’y a pas d’issue à cette crise au sein du système capitaliste. Réaffirmant la  nécessité de construire une stratégie commune de lutte contre le capitalisme,  nous, mouvements sociaux :</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous luttons contre  les transnationales pace qu’ils soutiennent le système capitaliste, privatisent  la vie, les services publics et les biens communs comme l’eau, l’air, la terre,  les semences, les ressources minérales. Les transnationales promeuvent les  guerres, par le biais de l’engagement d’entreprises privées et mercenaires et de  la production d’armes, reproduisent des pratiques extractivistes nuisibles à la  vie, accaparent nos terres et développent des semences et aliments transgéniques  qui enlèvent aux peuples le droit à l’alimentation et détruisent la  biodiversité.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous exigeons la  souveraineté des peuples dans la définition de leur mode de vie. Nous exigeons  la mise en place de politiques qui protègent les productions locales, donnent  une dignité aux tâches agricoles et conservent les valeurs ancestrales de la  vie. Nous dénonçons les traités néolibéraux de libre échange et exigeons la  liberté de circulation pour tous les êtres humains.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous continuons à  nous mobiliser pour l’annulation inconditionnelle de la dette publique de tous  les pays du Sud. Nous dénonçons également, dans les pays du Nord, l’utilisation  de la dette publique pour imposer aux peuples des politiques injustes et  antisociales.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Mobilisons nous  massivement à l’occasion des réunions des G8 et G20 pour dire non à ces  politiques qui nous traitent comme des marchandises !</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous luttons pour la  justice climatique et la souveraineté alimentaire. Le réchauffement global est  un produit du système capitaliste de production, distribution et consommation.  Les transnationales, les institutions financières internationales et les  gouvernements à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à  effet de serre. Nous dénonçons le « capitalisme vert », et refusons les fausses  solutions à la crise climatique comme les agro-carburants, les organismes  génétiquement modifiés et les mécanismes de marché de carbone, comme le REDD,  qui font miroiter aux populations appauvries des progrès, tout en privatisant et  transformant en marchandises les forêts et territoires où ces populations ont  vécu pendant des millénaires.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous défendons la  souveraineté alimentaire et l’accord atteint pendant le sommet des peuples  contre le changement climatique qui s’est tenu à Cochabamba, où des véritables  alternatives à la crise climatique ont été construites avec les mouvements  sociaux et organisations du monde entier.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Mobilisons nous,  tous et toutes, en particulier sur le continent africain, pendant le COP 17 à  Durban en Afrique du Sud et à « Rio +20 » en 2012, pour réaffirmer les droits  des peuples et de la nature et arrêter l’accord illégitime de Cancun.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous défendons  l’agriculture paysanne qui et une solution réelle à la crise alimentaire et  climatique et signifie aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la  travaillent. Pour cela, nous appelons à une grande mobilisation pour stopper  l’accaparement des terres et appuyer les luttes paysannes locales.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous luttons contre  la violence envers les femmes qui est exercée régulièrement dans les territoires  occupés militairement, mais aussi contre la violence dont souffrent les femmes  quand elles sont criminalisées parce qu’elles participent activement aux luttes  sociales. </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous luttons contre la violence domestique et sexuelle qui est exercée  sur elles quand elles sont considérées comme des objets ou marchandises, quand  leur souveraineté sur leur corps et leur spiritualité n’est pas reconnue.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> Nous  luttons contre la traite des femmes, des filles et garçons. Mobilisons-nous tous  ensemble, partout dans le monde, contre les violences faites aux femmes. Nous  défendons la diversité sexuelle, le droit à l’autodétermination du genre, et  nous luttons contre l’homophobie et les violences sexistes.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous luttons pour la  paix et contre la guerre, le colonialisme, les occupations et la militarisation  de nos territoires.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Les puissances  impérialistes utilisent des bases militaires, pour provoquer des conflits,  contrôler et piller les ressources naturelles, et promouvoir des initiatives  antidémocratiques comme ils l’ont fait avec le coup d’État au Honduras et  l’occupation militaire en Haïti. Ils promeuvent guerres et conflits comme ils le  font en Afghanistan, Irak, république démocratique du Congo et beaucoup d’autres  pays.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous devons  intensifier la lutte contre la répression des peuples et la criminalisation de  leurs luttes et renforcer les liens de solidarité entre les peuples comme le  mouvement international de boycott, désinvestissement et sanctions contre  Israël. Notre combat se dirige également contre l’OTAN et pour l’élimination de  toutes les armes nucléaires.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Chacune de ces  luttes implique une bataille des idées dans laquelle nous ne pouvons avancer  sans démocratiser la communication. Nous affirmons qu’il est possible de  construire une mondialisation d’un autre type, à partir des peuples et pour les  peuples, et avec la participation fondamentale des jeunes, femmes, paysans et  peuples autochtones.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">L´assemblée des  mouvements sociaux appelle les forces et acteurs populaires de tous les pays a  développer deux actions de mobilisation, coordonnées au niveau mondial, pour  contribuer a l´émancipation et l’autodétermination des peuples et pour renforcer  la lutte contre le capitalisme.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous inspirant des  luttes des peuples de Tunisie et d’Égypte, nous appelons à ce que le 20 mars  soit un jour international de solidarité avec le soulèvement du peuple arabe et  africain, dont les conquêtes renforcent les luttes de tous les peuples : la  résistance du peuple palestinien et saharaoui, les mobilisations européennes  asiatiques et africaines contre la dette et l’ajustement structurel, et tous les  processus de changement en cours en Amérique latine.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Nous appelons  également à une journée d’action globale contre le capitalisme le 12 octobre,  où, de toutes les manières possibles, nous exprimerons notre refus d’un système  qui est en train de détruire tout sur son passage.</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA">Mouvements sociaux  du monde entier, avançons vers une unité globale pour défaire le système  capitaliste! Nous vaincrons!</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span style="font-size: 10pt;font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
</span></span>
</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="color: #000000"><span lang="FR-CA"> </span></span></p>
<div>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: bookman old style,new york,times,serif;font-size: small"><em>Un autre monde est possible</em></span></span></div>
<div>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-size: x-small"><span style="font-size: small"><span style="font-family: bookman old style,new york,times,serif">Forum  social de l&#8217;Outaouais</span></span></span></span></div>
<div>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: bookman old style,new york,times,serif">Blogue :</span> <span style="font-family: Bookman Old Style"><a title="http://forumsocialoutaouais.blogspot.com/" rel="nofollow" href="http://forumsocialoutaouais.blogspot.com/" target="_blank">http://forumsocialoutaouais.blogspot.com</a></span></span></span></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2011/02/22/declaration-de-l%e2%80%99assemblee-des-mouvements-sociaux-fsm-dakar-senegal/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Forum social mondial 2011: l’alimentation comme projet de société</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2011/02/22/forum-social-mondial-2011-l%e2%80%99alimentation-comme-projet-de-societe/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2011/02/22/forum-social-mondial-2011-l%e2%80%99alimentation-comme-projet-de-societe/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Feb 2011 14:58:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses - Bilans]]></category>
		<category><![CDATA[Dakar]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[forum social mondial 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Dakar 2011]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvements paysans]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>
		<category><![CDATA[Uni-Alter]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/unialter/?p=741</guid>
		<description><![CDATA[par Claudia Beaudoin, Élodie Rousselle, Farah Wikarski et Maxime Thibault-Vézina (délégation UniAlter/YMCA)
La notion de souveraineté alimentaire semble, depuis déjà quelques années, s’imposer au sein d’un nombre grandissant de mouvements et d’organisations comme principe angulaire d’un nouveau combat à mener. Accaparement des terres, dépendance aux organismes génétiquement modifiés, perte de la biodiversité, appauvrissement des communautés rurales, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">par Claudia Beaudoin, Élodie Rousselle, Farah Wikarski et Maxime Thibault-Vézina (délégation UniAlter/YMCA)</p>
<p>La notion de souveraineté alimentaire semble, depuis déjà quelques années, s’imposer au sein d’un nombre grandissant de mouvements et d’organisations comme principe angulaire d’un nouveau combat à mener. Accaparement des terres, dépendance aux organismes génétiquement modifiés, perte de la biodiversité, appauvrissement des communautés rurales, et autres conséquences de la libéralisation des politiques agricoles tendent à mobiliser paysans, consommateurs, femmes et citoyens.</p>
<p>La prégnance d’un nouveau discours, axé sur la mise en place d’une gestion locale, autonome et plus humaine des systèmes alimentaires, s’est illustrée avec force au cours du Forum social mondial 2011. Cet événement, qui s’est déroulé à Dakar entre le 6  et le 11 février, a rassemblé plus de 120 000 personnes en provenance de 143 pays, et a favorisé le partage de solutions concrètes à des enjeux planétaires. Plusieurs dizaines d’ateliers, conférences et assemblées se sont attardés à discuter des différents enjeux et solutions se rattachant au concept de souveraineté alimentaire.<span id="more-741"></span></p>
<p>Un exemple éloquent fut exposé par un des participants, Mamadou Goïta, directeur de l’Institut de recherche et de promotion des alternatives en développement (IRPAD). Le cas de l’accaparement des terres au Mali : alors que 56% des exploitations familiales ne possèdent qu’entre 0 et 3 hectares de terres, plus de 600 000  hectares sur les 800 000 de la région de l’Office du Niger (la plus fertile au Mali) ont été cédés à des firmes nationales, à des investisseurs étrangers et à d’autres États.</p>
<p>Comment expliquer qu’en 2010, 925 millions d’individus souffraient de la faim? Et comment justifier que la majorité de ces individus soit ceux qui travaillent directement du travail agricole?</p>
<p>Globalement, deux éléments contextuels ont été identifiés au cours du Forum en lien avec cette problématique. D’une part, la crise alimentaire comme le résultat d’une série de causes conjoncturelles (développement des agrocarburants, hausse du prix du pétrole, urbanisation, changement climatique, etc.), d’autre part, la conséquence de la reconfiguration géopolitique et économique mondiale observée depuis la fin des années 1980, soit la montée du capitalisme néolibéral marqué par la libéralisation des échanges.</p>
<p><em>La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, dans le respect des cultures, produites à l’aide de méthodes durables et respectueuses de l’environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles.</em></p>
<p align="right">Déclaration de Nyéléni, Mali, février 2007</p>
<p>La Via Campesina a proposé en 1996 le concept de la souveraineté alimentaire qui sous-tend une critique du modèle agricole actuel en plus de proposer un modèle alternatif. Face aux problématiques de l’expansion des monocultures et de l’agriculture industrielle, de la privatisation de la nature ainsi que de l’utilisation massive de produits chimiques, des milliers de paysans et membres de la société civile se mobilisent pour affirmer leur droit à la souveraineté alimentaire. Ce projet de société s’ancre dans la valorisation des systèmes alimentaires locaux, la préservation des savoirs traditionnels et de la biodiversité ainsi que dans l’accessibilité équitable aux terres. Le droit des peuples à s’autodéterminer est donc au centre du mouvement pour la souveraineté alimentaire.</p>
<p>Les assemblées de convergence qui ont eu lieu les 10 et 11 février ont permis aux divers acteurs présents, dont la Via Campesina, la ROPPA, ETC group et Friends for Earth International, de proposer des pistes d’action locales et collectives. Parmi les solutions avancées, notons la sensibilisation des paysans à leurs droits, la préservation et le partage des semences locales et le plaidoyer politique en faveur de politiques agricoles et alimentaires auprès des États. Un appel pour la tenue d’un Forum Social Mondial pour la souveraineté alimentaire en Haïti au début de l’année 2012 aura même été lancé une semaine avant le FSM Dakar. Alors, suite au prochain rendez-vous!</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2011/02/22/forum-social-mondial-2011-l%e2%80%99alimentation-comme-projet-de-societe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pistes d’«amélioration» pour le Forum Social Mondial</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/05/31/pistes-d%e2%80%99%c2%abamelioration%c2%bb-pour-le-forum-social-mondial/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/05/31/pistes-d%e2%80%99%c2%abamelioration%c2%bb-pour-le-forum-social-mondial/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 31 May 2009 18:12:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Côte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
		<category><![CDATA[Ateliers]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[futur du Forum social mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Ouverture]]></category>
		<category><![CDATA[questions]]></category>
		<category><![CDATA[WSF]]></category>
		<category><![CDATA[‘open space’]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/unialter/?p=465</guid>
		<description><![CDATA[ Quand on s’intéresse au Forum Social Mondial un tant soit peu sérieusement et honnêtement, on ne peut que constater l’espoir que ce dernier suscite en ce sens qu’il constitue vraiment une phénomène novateur. Ainsi, le Forum Social Mondial est un espace de réflexion et de construction d’alternatives viables au système actuel, trop injuste pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span><span> </span>Quand on s’intéresse au Forum Social Mondial un tant soit peu sérieusement et honnêtement, on ne peut que constater l’espoir que ce dernier suscite en ce sens qu’il constitue vraiment une phénomène novateur. Ainsi, le Forum Social Mondial est un espace de réflexion et de construction d’alternatives viables au système actuel, trop injuste pour être acceptable. S’y retrouvent donc tout les individus, ONG, mouvements sociaux et autres, qui pensent qu’un autre monde est possible. En tant qu’espace, le FSM ne prend pas de décisions au nom de tout ses membres et n’agit pas de lui-même en leur nom. Toutefois, on note que vu l’extrême diversité des points de vue, les alternatives concrètes peinent à émerger ou tout du moins à être largement connues et adoptées. Certains disent que le FSM devrait abandonner un de ses principes de base qui est de ne pas parler au nom des participants et réformer sa structure, passant d’un espace ouvert et non-représentatif à un acteur politique unitaire, se rapprochant du même coup de ce qu’on pourrait appeler un <em>lobby </em>altermondialiste.</span></p>
<p><span><span> </span>Je ne partages pas cet avis et penses que faire du FSM un groupe de pression altermondialiste global serait le priver de ce qui fait sa spécificité, ce que je nomme le « réseau d’unicités ». En ce sens que chaque individu ou mouvement a des différences de points de vue mais que tous peuvent trouver leur place au sein d’un réseau ouvert et porteur de quelques positions communes très larges mais très fortes comme l’opposition au néolibéralisme et la promotion du respect des droits humains par exemple.</span></p>
<p><span><span> </span>S’inscrivant en droite ligne de la volonté de ne pas faire du FSM un acteur politique unitaire, le but de cet article est donc de trouver un moyen d’avoir plus d’impact en termes de visibilité et d’action, autant au niveau global que local sans altérer la philosophie d’ouverture qui caractérise le FSM.</span></p>
<p><span id="more-465"></span></p>
<p><span><span> </span>Pendant le Forum, étant témoin du processus des conférences, ateliers et de tout ce qui fait d’un Forum un Forum, je remarquai de concert avec un certain nombre de participants la disproportion de l’information et des tentatives de «conscientisation» par rapport à la recherche de pistes d’actions (et de solutions) réelles et concrètes aux problèmes dénoncés par tous les participants.</span></p>
<p><span><span> </span>Par exemple, j’ai assisté à un atelier sur les exactions de compagnies minières britanniques en Amérique du Sud perpétrées envers les populations locales qui osaient contester le pillage de leurs ressources naturelles et la destruction de leur environnement. Les organisateurs de cet atelier ont passé les trois heures qui leur étaient octroyées à nous exposer la situation concrète. Cela fut fort intéressant mais il aurait été encore plus enrichissant de réserver un certain temps (une heure par exemple) à chercher tous ensemble une réponse à la question essentielle selon moi : que pouvons-nous faire pour stopper ces injustices, destructions et exactions ? </span></p>
<p><span><span> </span>Car comme disait un de mes compagnons de voyage, il est dommage d’aller au FSM pour connaître encore plus de problème mais aucune nouvelle piste de solution… </span></p>
<p><span><span> </span>Peut-être cette vision des choses est-elle partielle et partiale mais je ne peux parler que de ce que je sais (i.e pas grand chose) et expérimentes (même remarque que précédemment). Après tout, je ne suis qu’un étudiant de première année universitaire !</span></p>
<p><span><span> </span>Mais revenons au coeur du sujet. Suite à mon expérience de Belém, il m’est venu une idée que je pensais intéressante (J’ai entendu plus tard qu’une assemblée sectorielle en avait eu une semblable donc je suis pas un génie…une autre fois peut-être !). L’idée serait d’organiser quelques mécanismes incitatifs non-obligatoires pour rendre les ateliers plus créatifs (je n’aimes pas beaucoup le mot «productif» pour des raisons qui me semblent évidentes) et orientés vers l’action tout en gardant la partie plus informative et réflexive.</span></p>
<p><span><span> </span>Ces incitatifs sont basés en grande partie sur deux choses :</span></p>
<p><span><span> </span>- Premièrement, une assemblée des mouvements sociaux spécifique à chaque objectif/axe thématique (une pour les menaces environnementales, une autre sur les sujets économiques, une troisième sur la sécurité globale et ainsi de suite, suivant de ce fait les principaux sujets débattus au sein de la mouvance altermondialiste). Ces assemblées sectorielles tiendraient réunion à la fin de chaque journée afin d’effectuer une synthèse de ce qui a été évoqué dans les ateliers pertinents durant les 24 dernières heures. Par ce mécanisme, nous pourrions avoir plus d’idées et un matériau brut substantif sur lequel travailler à la fin du Forum.</span></p>
<p><span><span> </span>- Deuxièmement, une invitation faite à chaque «équipe d’atelier» (la combinaison des participants et des organisateurs d’un atelier) de fournir un document écrit à la fin de leur atelier (une simple feuille manuscrite serait parfaite) à un «bureau de collecte/agglutination». Ce document présenterait plusieurs «pistes d’actions» concrètes (qui sont dans mon esprit différentes des plans d’action, ces derniers étant plus rigides et définitifs) que chaque  équipe d’atelier propose pour aider à régler les problèmes soulevés durant leur présentation ou leur atelier.</span></p>
<p><span><span> </span>Chacune de ces pistes d’action spécifiquement proposées par chaque atelier serait par la suite archivée dans un programme des pistes d’action. Ce sont exactement les mêmes structure et procédure organisationnelle que pour le processus d’auto-programmation se déroulant avant l’ouverture du Forum. La seule différence serait le basculement d’une procédure d’entrée vers une une procédure de sortie (en langue de Shakespeare de l’input à l’output).</span></p>
<p><span><span> </span>L’intérêt d’une telle procédure est qu’elle propose des solutions uniquement au nom des participants spécifiques de chaque atelier et non au nom du Forum dans son ensemble. Il y a donc des sorties, des «résultats» du Forum mais ce dernier garde ce caractère d’espace ouvert, cosmopolite, non-unitaire et non-représentatif qui fait toute son unicité.</span></p>
<p><span><span> </span>En fin de compte, grâce à ce mécanisme de «compilation des propositions de pistes d’action», je penses que nous aurons une trace durable dans un seul document (il est très clair, je l’espères, que ceci n’est pas le moins du monde une déclaration finale ou un programme commun unitaire) de la plupart des fantastiques solutions émergeant du FSM durant une semaine mais qui s’évanouissent trop souvent dans les airs alors que les participants embarquent dans l’avion du retour… </span></p>
<p><span><span> </span>En adoptant un tel incitatif, nous contribuerions à faire avancer le forum vers son objectif  de constituer un espace d’émergence de solutions alternatives sans pour autant altérer sa philosophie d’ouverture envers toutes les idées alternatives et de refus du rôle d’acteur politique unitaire.</span></p>
<p><span><span> </span>De surcroît (et finalement !), ce système permettrait, il me semble, de faire taire la majorité des critiques partiellement fondées qui soutiennent que le Forum est plus un espace de «pensée magique» (dans l’idiome de William le «wishful-thinking») que le bouillonnant chaudron d’idées et actions alternatives qu’il était censé être (ou appelé à le devenir) lors de ses débuts il y a presque dix ans.</span></p>
<p><span><span> </span>Voici ma très mince et humble contribution personnelle à la discussion et réflexion sur le futur du FSM. Je serais très heureux et honoré d’avoir quelques réactions de votre part à propos de ce petit mécanisme de «collecte des pistes de solution». C’est, il me semble, un incitatif non-obligatoire assez intéressant pour faire bouger encore plus les gens vers un (des) autre(s) monde(s) que nous souhaitons tous vraiment et profondément, j’en suis sûr, même si parfois le désespoir nous fait percevoir ce(s) projet(s) comme une utopie plutôt que comme une réalité en devenir…</span></p>
<p><span>Et comme il était écrit (en anglais) sur un mur lors du FSM de Mumbai : « Il n’y a pas de garantie que nous ferons mieux mais il n’y a aucune raison de ne pas essayer »</span></p>
<p><span>Anthony Côte</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/05/31/pistes-d%e2%80%99%c2%abamelioration%c2%bb-pour-le-forum-social-mondial/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le prochain Forum Social Mondial se tiendra à Dakar en 2011</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/05/09/le-prochain-forum-social-mondial-se-tiendra-a-dakar-en-2011/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/05/09/le-prochain-forum-social-mondial-se-tiendra-a-dakar-en-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 May 2009 01:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annonces]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[À ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil International]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[forum social mondial 2011]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[Rabat]]></category>
		<category><![CDATA[Sénegal]]></category>
		<category><![CDATA[World Social Forum 2011]]></category>
		<category><![CDATA[WSF]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=455</guid>
		<description><![CDATA[Depuis le 6 mai dernier, le Conseil International (CI) du Forum Social Mondial (FSM) tenait réunion à Rabat au Maroc afin de faire le bilan du FSM 2009 de Belém mais aussi de commencer à tracer des pistes pour l&#8217;avenir.
Une d&#8217;entre elles était le lieu du prochain FSM qui se tiendra en 2011. Le CI [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 6 mai dernier, le <a title="Présentation du Conseil International (en anglais)" href="http://www.forumsocialmundial.org.br/main.php?id_menu=3_2_2_1&amp;cd_language=2" target="_blank">Conseil International</a> (CI) du Forum Social Mondial (FSM) tenait réunion à Rabat au Maroc afin de faire le bilan du FSM 2009 de Belém mais aussi de commencer à tracer des pistes pour l&#8217;avenir.</p>
<p>Une d&#8217;entre elles était le lieu du prochain FSM qui se tiendra en 2011. Le CI avait déjà proposé en mai 2007 d&#8217;organiser le FSM 2011 en Afrique (c&#8217;est lors de cette réunion que fut par ailleurs décidé que Belém serait l&#8217;hôte du FSM 2009).</p>
<p>Après des débats animés depuis lors, notemment par le souvenir de l&#8217;expérience mitigée de Nairobi en 2007, un consensus a émergé aujourd&#8217;hui (8 mai) à Rabat parmi les membres du CI.</p>
<p>Si tout va pour le mieux le FSM 2011 se tiendra ainsi à Dakar, au Sénégal.</p>
<p>N&#8217;ayant pas la prétention de faire «à chaud» un commentaire plus élaboré que «Rendez-vous à Dakar chers amis alternatifs !», il ne me reste plus qu&#8217;à vous laisser profiter de cette nouvelle.</p>
<p>En finissant, je tiens à exprimer  ma reconnaissance à Teivo Teivainen, professeur à l&#8217;Université d&#8217;Helsinki, membre du «<a title="Site internet du NIGD" href="http://www.nigd.org" target="_blank">Network Institute for Global Democratization</a>» qu&#8217;il représente au CI, d&#8217;avoir si vite partagé l&#8217;information par le biais de la liste de diffusion courriel «<a title="Pour s'abonner à la liste de diffusion" href="http://cacim.net/twiki/tiki-index.php?page=WSF" target="_blank">WSF Discuss</a>» (mise à disposition par le <a title="Présentation du CACIM" href="http://cacim.net/twiki/tiki-index.php?page=AboutUs" target="_blank">CACIM</a>, un centre de recherche basé en Inde). J&#8217;ai reproduis plus bas son message où l&#8217;on pourra trouver une analyse plus poussé vis-à-vis de la tenue du FSM à Dakar, notemment un historique, une comparaison avec la situation de Nairobi en 2007 et ainsi de suite&#8230;</p>
<p>Bonne lecture aux interessés et bonne soirée à tous !</p>
<p> </p>
<p><span id="more-455"></span></p>
<div><span><strong></strong></span></div>
<div><span><strong></strong></span></div>
<div><span><strong>Back in Africa, Forward to Another World:</strong></span></div>
<p class="MsoNormal"><span><strong>Challenges of the World Social Forum 2011 in Dakar</strong></span></p>
<p class="MsoNormal">Teivo Teivainen <span>                                                                                  </span></p>
<p class="MsoNormal">Network Institute for Global Democratization</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>NIGD News and Notes Special Report</em>, 8 May 2009</p>
<p class="MsoNormal">The International Council (IC) of the World Social Forum (WSF) decided today, 8 May 2009, in Rabat that the next WSF shall be organized in Dakar in 2011. The Senegalese capital was presented as a consensual proposal of the Council of the African Social Forum, after months of intense deliberation.</p>
<p class="MsoNormal">Various kinds of doubts had been expressed in previous IC meetings about the conditions for organizing a WSF in Africain 2011. Nevertheless, the decision was made in Rabat without opposition or contestation. This does not mean that doubts would have ceased to exist, but in my opinion it speaks well of the WSF learning process that a consensual decision was constructed on this issue that had caused sometimes heated debates in previous IC meetings.</p>
<p class="MsoNormal">Even if there has never been a formal decision to always keep holding the main WSF events every two years, in practice this is the rhythm the forum process has had for some years now. After the Porto Alegre WSF in 2005, which was the fifth consecutive WSF global event organized annually, there was a polycentric (decentralized) experiment in 2006, held inCaracas, Bamako and Karachi. After the centralized WSF in Nairobi in 2007, so-called Global Days of Action were organized in 2008. After the Belem WSF held in January 2009, there has been some uncertainty about where the main WSF event would be organized next. Now one part of this uncertainty is over.</p>
<p class="MsoNormal">As the decisions of the WSF International Council tend to take quite some time to circulate, I decided to make some brief initial reflections on the decision. These are based on my involvement in the IC since its inception in 2001 as well as conversations and interviews with some key people during this IC meeting held in Morocco. Together with Giuseppe Caruso, I participated in this IC meeting as representative of the Network Institute for Global Democratization (<a href="http://www.nigd.org/"><span style="color:#0000ff">www.nigd.org</span></a>) and I thank Giuseppe for comments on this hastily written report. <span> </span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Learning from Nairobi</p>
<p class="MsoNormal">As some of the critical questions about organizing the WSF event in Africa have had to do with the experience of the previous global WSF event held in the continent, I talked today to Edward Oyugi, who was one the key organizers of the Nairobi WSF in 2007.</p>
<p class="MsoNormal">Edward seemed optimistic about the Dakar WSF, because it will benefit from the experience of various previous WSF events in Africa, including the Nairobi WSF in 2007, the polycentric WSF held in Bamako in 2006 and various events of the African Social Forum process, most recently in Niger in 2008. There are also plans to hold a thematic social forum event in Niger in 2010, as part of the preparations for the Dakar WSF. Therefore “back to Africa” does not only mean back after Nairobi but a continuation of a process that has taken place in and around Africa during many years. </p>
<p class="MsoNormal">Differences with the Nairobi WSF preparations mentioned by Edward included a stronger focus in the world and in Africaon the crisis of global capitalism. In particular, he thought that the Economic Partner Agreements (EPAs) between the European Union and various African countries will be one of the key points of concern for the organizations participating in the Dakar WSF. Edward also referred to the differences between Kenya and Senegal in state-society relationship, something I will explore below.<span> </span></p>
<p class="MsoNormal">One more novelty will probably be the increasingly strong focus on the environmental and climatic questions. Various Nomadic groups that are particularly vulnerable to environmental crises were already present in Nairobi, but Edward deemed probable that they would play a much stronger role in setting the agenda for Dakar.</p>
<p class="MsoNormal">I also believe the Belem WSF where there was much focus on the importance of learning from the indigenous ways of living to confront the environmental crisis, has strengthened the capacity of the WSF process to take into account groups that have been previously excluded from the agenda-setting of the process. This capacity was already significantly strengthened by the presence of dalit groups in the WSF 2004 organized in Mumbai.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">The Dakar Decision</p>
<p class="MsoNormal">Making the decision to hold WSF 2011 in Dakar took relatively long time, after the IC initially decided in May 2007 that the 2011 event should take place somewhere in Africa. The initial decision was taken simultaneously with the decision to organize the 2009 event in Belem. As there had been some proposals to organize already the 2009 event in Africa, deciding on Africa 2011 was one element in building consensus around Belem 2009.</p>
<p class="MsoNormal">In the following IC meetings, there were ambiguous and tense moments when African participants demanded a stronger commitment of the IC as a whole to organizing the WSF in Africa in 2011. Doubts about the conditions to organize the WSF in Africa were expressed more often in the corridors and informal beer sessions than in the plenary debates of the IC. (Though for some expressions of this debate in the plenary sessions, see my report from the Abuja IC meeting at<a href="http://www.nigd.org/nan/nan-doc-store/03-04-2008/wsf-ic-abuja-teivo-teivainen-2008"><span style="color:#800080">http://www.nigd.org/nan/nan-doc-store/03-04-2008/wsf-ic-abuja-teivo-teivainen-2008</span></a>).</p>
<p class="MsoNormal">In the Belem IC meeting, organized in February 2009, it became more or less clear how complicated and embarrassing for the IC it would be to decide to organize WSF 2011 anywhere outside Africa. There was some speculation on the possibility to organize it in the United States, but it soon became obvious that this was neither realistic nor really proposed by the organizers of the US Social Forum. It was therefore decided in Belem, and this time with more commitment than before, that the African Social Forum organizers would work toward a unified proposal and this would be decided inRabat.<span> </span></p>
<p class="MsoNormal">As recounted by Taoufik Ben Bella today, within the African process there were initially four main possible host countries for the African WSF: Senegal, Niger, South Africa and Tanzania. By March 2009, there were only two countries were able to present a proper application, after the South Africans had decided not to continue with the possible candidacy. Thereafter, with a deliberation process that Taoufik called “quite democratic”, Senegal became the consensual proposal. Perhaps as part of the negotiation, the Africans decided to hold a thematic social forum in Niger in 2010 as part of the preparatory process toward Dakar.</p>
<p class="MsoNormal">In Rabat, the tone of the applauses after Taoufik and Demba Moussa Dembele initially presented the proposal to hold WSF 2011 in Dakar already indicated that there would be little resistance to the proposal. The interventions that followed expressed the shared enthusiasm toward the proposal, which at the end of the day was accepted unanimously.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Within the State, Without the State</p>
<p class="MsoNormal">One of the doubts about the conditions for the WSF process in various parts of Africa, and obviously also elsewhere in the world, is related to the relationship of the movements and the state. Even if the WSF is formally a “civil society” process, the social movements and NGOs exists in contexts of significant state presence.</p>
<p class="MsoNormal">In his initial presentation to the IC plenary, as “representative of the Senegalese social movements”, Demba stated that “all” Senegalese social movements are behind the application to hold the WSF there. Even if it would be naïve (if not scary) to assume that such an absolute consensus could ever be formed, I have not hear of any major social movements inSenegal that would be vocally opposed to the WSF events. As compared to many other countries of the region, it seems that Senegal does have relatively important social movements, but my possibilities to assess the level of their adherence to the WSF process are limited.</p>
<p class="MsoNormal">In any case, the relationship of the movements with the state is likely to be different in Dakar than it was in Nairobi. I also asked Edward Oyugi about this. Here again, he was optimistic.</p>
<p class="MsoNormal">In Kenya, according to Edward, organizing the WSF was tolerated by the state mostly because of the perceived financial benefits it would bring. Ideologically, there was a relatively strong “state-civil society cleavage”, as the Kenyan state had little understanding toward radical or left-leaning social organizations. Edward compared this to Senegal, where the state would be less hostile toward left-oriented organizations and more prone to appreciate radical proposals. He even referred to the legacy of Leopold Senghor, ex president of Senegal, as an indication of this openness.</p>
<p class="MsoNormal">Of course, I need to add, this may also imply the risk that the relationship of the WSF organizers with the state may become too close, which is one of the doubts that have been expressed about the possibility of organizing the WSF in places like Dakar. Close relationship with the state has its pros and cons, and much depends on the capacity of the social movements to act autonomously in different contexts, whether with more or with less hostile government. As such, and with various contextual differences, this question has also been present in other places where the WSF has been organized with at least some support from the local state, including Brazil and Venezuela.</p>
<p class="MsoNormal">According to Demba, the state authorities want the WSF to be held there because they consider it an “honor to the democratic nature of Senegal”. According to him, the government is aware that the movements need to be able to express themselves “quite freely”. I do not have enough understanding of the situation to speculate on</p>
<p class="MsoNormal">When talking about the government, it is useful to distinguish between local authorities and the national (or federal) state. Demba pointed out that the municipal government of Dakar has a particularly good relationship with the movements. “The mayor is one of us”, he said, adding that the mayor has worked on themes like the foreign debt and Economic Partnership Agreements. Also Rabia Abdelkrim, who expressed some fears that the Senegalese state might want to control the WSF process, found the mayor and the municipal government a more suitable partner.</p>
<p class="MsoNormal">One of the ways through which the organizing process might increase its autonomy vis-à-vis the Senegalese government is the creation of a South-based transnational organizing committee for the Dakar WSF. This initiative, announced by Taoufik, was also commented approvingly by Virginia Vargas, who in general tends to be critical of the attempts of assumedly progressive states to control the WSF. It remains to be seen how this and other new proposals will function in practice, but today it does seem that the process is advancing through learning.</p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal">Money, Culture and Power</p>
<p class="MsoNormal">One of the main challenges for most forums has been financial. The question of how the Dakar WSF will be financed was not discussed much in the plenary sessions of the Rabat IC. It seems that the Finance Commission of the IC did not have possibilities to meet properly in Rabat either because people were busy in other commissions and activities.</p>
<p class="MsoNormal">Even if there exists a proposal to rely on significant South-South networks in the organizing process toward Dakar, the North-South dimension is likely to play a role in the finance question. Compared to the forums organized in Brazil or Venezuela, the WSF 2011 will be organized in a country with significantly less available resources even assuming the political will for state financing would exist.</p>
<p class="MsoNormal">During the first years of the WSF process, questions of finance were often seen as simply technical issues. In recent years, more attentions has been paid to the political dimension of finance, the links between money and power, and hopefully even more so in the preparations for this next forum in Africa.</p>
<p class="MsoNormal">As was pointed by some participants of the Rabat IC, we should not rely on overly dichotomous conceptions of the North-South cleavages. One of the big challenges in this context is the civilizational one. Senegal is the first overwhelmingly Islamic country, in terms of the religious affiliation of the majority, in which a global WSF event is held.</p>
<p class="MsoNormal">In the assessments of the Nairobi WSF, much attention was paid to the presence of fundamentalist or reactionary church-based organizations that had positions that many feminist organizations found in outrageous violation of the WSF Charter of Principles. Some, such as Virginia Vargas, have expressed concern about the possibility that such Islamist organizations that might have similarly intolerant attitudes toward, for instance, reproductive rights could have presence in the Dakar WSF. <span> </span>Its seems the best way to deal with these dilemmas is to try to follow the Charter of Principles in defining what kind of organizations are supposed to participate in the WSF process.</p>
<p class="MsoNormal">Islam, however, is an example of a theme in which the Forum process should not assume simplistic dichotomies. As the existence of a growing number of European Muslims, it is by no means a purely North-South issue. The Dakar WSF could present an opportunity for the forum process to tackle complicated politico-cultural questions related to coloniality and Eurocentrism, for example as regards Islam.</p>
<p class="MsoNormal">All in all, the feelings in the Rabat IC about the challenges of organizing the WSF 2011 in Dakar were enthusiastic. In this hastily written instant report I have only touched some of the issues at play. Now it is time to start the hard work.</p>
<p class="MsoNormal">&#8211; <br />
Dr. Teivo Teivainen</p>
<p class="MsoNormal">Head of Department, Professor of World Politics<br />
Department of Political Science<br />
Unioninkatu 37<br />
POB 54, 00014 University of Helsinki<br />
Finland</p>
<p class="MsoNormal">E-mail :  <a href="mailto:teivo.teivainen@helsinki.fi">teivo.teivainen (at) helsinki.fi</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/05/09/le-prochain-forum-social-mondial-se-tiendra-a-dakar-en-2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vendredi 3 Avril : une après midi à l&#8217;UdeM pour parler du Forum Social Mondial</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/24/vendredi-3-avril-une-apres-midi-a-ludem-pour-parler-du-forum-social-mondial/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/24/vendredi-3-avril-une-apres-midi-a-ludem-pour-parler-du-forum-social-mondial/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 00:29:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[À ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM 2009]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=414</guid>
		<description><![CDATA[
Le Forum Social Mondial :
Au-delà des clichés

Quand ?:	Le Vendredi 3 avril 2009
Horaire ?: 	de 12 h à 15 h
Où ?: Université de Montréal, Pavillon Lionel-Groulx, 3150 rue Jean-Brillant, Salle C-9141
Venez découvrir le Forum Social Mondial qui s’est déroulé du 27 janvier au 1er février dernier. De retour du Brésil, la délégation UdeM-Alter traitera des questions suivantes:

Qu’est ce qu’un FSM ?
Quel rôle pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-433" src="http://unialter.files.wordpress.com/2009/03/logo-forumsocial.jpg?w=96" alt="logo-forumsocial" width="96" height="96" /></p>
<h3 style="text-align:center">Le Forum Social Mondial :</h3>
<h3 style="text-align:center">Au-delà des clichés</h3>
<p style="text-align:justify">
<p style="text-align:justify"><strong>Quand ?</strong>:	Le Vendredi 3 avril 2009</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Horaire ?</strong>: 	de 12 h à 15 h</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Où ?</strong>: Université de Montréal, Pavillon Lionel-Groulx, 3150 rue Jean-Brillant, Salle C-9141</p>
<p style="text-align:justify">Venez découvrir le Forum Social Mondial qui s’est déroulé du 27 janvier au 1er février dernier. De retour du Brésil, la délégation UdeM-Alter traitera des questions suivantes:</p>
<ul>
<li>Qu’est ce qu’un FSM ?</li>
<li>Quel rôle pour la société civile ?</li>
<li>Dans quelle mesure sommes-nous concernés ?</li>
<li>Quelle place dans l’altermondialisme en général ?</li>
<li>FSM : et après ?</li>
</ul>
<p style="text-align:justify">Et bien d&#8217;autres…</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Venez en grand nombre !!!</strong></p>
<p style="text-align:left">
<p style="text-align:left">UNI-<em><span style="color:#ff0000">Alter </span> </em></p>
<p style="text-align:left">
<div id="attachment_412" class="wp-caption alignleft" style="width: 103px"><img class="size-full wp-image-412" src="http://unialter.files.wordpress.com/2009/03/img_logocpds1.gif" alt="Centre de recherche sur les politiques et le développement social" width="93" height="95" /><p class="wp-caption-text">Centre de recherche sur les politiques et le développement social</p></div>
<p><img class="alignright size-full wp-image-413" src="http://unialter.files.wordpress.com/2009/03/redtac-4_copy-7e8261.jpg" alt="redtac-4_copy-7e8261" width="230" height="88" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/24/vendredi-3-avril-une-apres-midi-a-ludem-pour-parler-du-forum-social-mondial/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Looking Back: The 2009 World Social Forum &#8211; Troisième partie</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-troisieme-partie/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-troisieme-partie/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 20:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[WSF]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=405</guid>
		<description><![CDATA[par Michael Ramirez et Orion Cruz
(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. Les autres parties se trouvent ici et là)
Prelude to Mobilization Efforts “A new [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align:right">par Michael Ramirez et Orion Cruz</h3>
<p><em>(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. Les autres parties se trouvent <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-premiere-partie/">ici</a> et <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-deuxieme-partie/">là</a>)</em></p>
<p style="text-align:justify">Prelude to Mobilization Efforts “A new world is being born. Utopia is here in South America,” Chávez affirmed in what Lula jokingly insisted was the Venezuelan President’s shortest speech in ten years (approximately 15 minutes). During his brief address, Chávez promoted the Bolivarian Alternative for the Peoples of our America (ALBA). He also awarded recognition and praise to Cuba’s Fidel Castro for his dedication to the Socialist cause, which he sustained for half a century in spite of his country’s trade isolation from the U.S. From Chávez’s perspective, Cuba’s ability to endure despite rigid and unremitting punative sanctions being applied from the U.S. has helped build up the confidence necessary among Latin America’s multiplying number of left-leaning administrations to come together and articulate the need for a new world with new values.<span id="more-405"></span></p>
<p style="text-align:justify">Orion Cruz, COHA Research Fellow and WSF attendee, observed that Morales’ and Correa’s speeches were particularly emphatic regarding the environmental crises that the world is currently facing, as well as the necessity of meeting the ecological challenges that lie before us. Both leaders were similarly passionate in their description of the severity of such environmental issues and the way in which they connected to neoliberal economic policies. Morales’ speech, however, distinguished itself from Correa’s, because it came from the perspective that there is much to be learned from the world’s indigenous populations about how to live in harmony with Pachamama.</p>
<p style="text-align:justify">President Correa, who has recently emphasized the importance of committing to regional efforts to maintain “Mother Earth,” argued that the preservation of the world’s resources is “a necessity recognized even by technological experts.” He supported his position by pointing to Ecuador’s decision not to exploit some of its untapped oil reserves. This was somewhat ironic, however, because despite the fact that Correa is known to be more environmentally conscious than many other regional leaders, and that Ecuador’s new constitution allows for the extension of new rights for the country’s natural ecosystems, Correa’s administration continues to subscribe to policies which inflict great harm to the country’s environment. Oil and mining interests, for example, the former of which has admitted to dumping more than 18 billion gallons of toxic waste water into Ecuador’s Amazon waterways, are still being forcefully protected from public protests. The violent police and army suppression of a number of demonstrations, mostly initiated by the country’s indigenous and mestizo populations seeking to move beyond the extractive economic model, has done irreparable damage to relationships with some of the country’s strongest and most environmentally conscious social movements, including the National Indigenous Confederation of Ecuador (CONAIE).</p>
<p style="text-align:justify">With regard to the many positive and hopeful environmentally-oriented statements made by these South American leaders, there is still much to clarify. For example, investing in alternative energy and fuel sources such as hydroelectricity, as in the case of the Itaipu Dam in the Paraná River, would allow the region to achieve the energy demands essential for economic growth, yet be looked upon with favor by many of those involved as environmentally responsible. However, if that energy independence were achieved, would there be a price at which it would be harnessed? In fact, hydroelectric dams are renowned for their disastrous environmental repercussions, which often include sizeable amounts of greenhouse gas emissions (occasionally producing more carbon dioxide and methane than power stations reliant on fossil fuels), the damaging of riverine and land ecosystems, as well as massive flooding of the surrounding areas during construction. The Itaipu dam is a compelling illustration of this environmental catastrophe, with the construction of its reservoir requiring that 1,350 square kilometers of the surrounding ecosystem be flooded. As Latin America’s new generation of leaders, and events like the WSF gain traction and legitimacy, there are huge promises for the environment, but it will take serious and sustained pressure from activists to achieve real action.</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">Putting words into Action</h2>
<p style="text-align:justify">Despite the WSF often being dismissed as a fading leftist’s fantasy, the 2009 convention marks the year that the gathering evolved into a high-minded and highly relevant vehicle. For many of those who attended Belém, the economic crisis was viewed as an enormous opportunity to bring down the current system and replace it with something new, forceful and transformative. There was a general acceptance throughout the forum that change was on the way, but no ascertainable certainty about the kind of change it would be. Instead, there was a focus on discussion about the sort of change that the people wanted to see, which overall was oriented away from the occasional amoralities of a free market system. At the minimum, it was identified that there is a dire need for economic and environmental practices to be restructured, which cannot be predictably achieved by means of the current laissez faire system.</p>
<p style="text-align:justify">Although the interests represented at the WSF came together with the intention to initiate a movement for social and environmental transformation worldwide, their ability to turn ideas into hard planning will, in part, be measured by the demonstrations at the opening of the upcoming G-20 summit in London. Regardless of the outcome, they will help delineate the world’s future economic woes. President Lula will be introducing a newly formulated manifesto for the development of more responsible financial institutions that more accurately reflect the development and growth of international institutions, aimed at gradually replacing or supplanting the World Bank, the IMF and the World Trade Organization. The degree to which the G-20 countries acknowledge the Belém activists’ appeals will help predict the extent of the role their left-leaning ideas might play in cooperating with most developed economies in order to construct a new type of socially-oriented and just global economy.</p>
<p style="text-align:justify">If Belém and the protests during the G-20 Summit in London have successfully made a point, civil society groups believe their efforts will result in significant improvements. Although their pursuits may have to be far-reaching to make an imprint, Latin America’s voices have intensified as the hemisphere has emerged as the largest international supplier of raw materials. Feelings of solidarity and a sense of confidence have come out from the WSF, and while they have previously been stymied, this time they were being created within a somewhat more conducive global context. Even if the demonstrations do not amount to everything desired, under the current economic circumstances, the forum’s left-leaning advocates are standing on a much better practical footing than they have been in the past.</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">The Summit of the Americas</h2>
<p style="text-align:justify">The Republic of Trinidad and Tobago will host the Fifth Summit of the Americas in Port of Spain. Convening in April, this assembly will be focusing on human prosperity, energy security, climate change and sustainable development throughout the Americas. Among the voices being heard there, the various governments of the Western Hemisphere are prepared to address much of this agenda, as was outlined during the dialogues at the WSF.</p>
<p style="text-align:justify">The United States must be expected to support many of the objectives that emerged from Belém and follow through on some of them with a sense of urgency. It is, however, by no means certain that this will not require heavy negotiation. The Summit of the Americas may, in effect, turn out to be the initial dialogue that the Obama administration will want and need in order to engage in meaningful dialogue with left-leaning governments on such an agenda.</p>
<p style="text-align:justify">Given the Summit’s fractious history and the discontent expressed at the WSF, it would be foolish for Obama not to take seriously the opportunity of building a regional consensus which would be primarily beneficial to the countries to the south of the U.S. This would be especially prudent of Washington, since it has lost considerable influence in the region and now must commit itself to renovate its regional standing. At this point, it seems that many people, nongovernmental organizations, social movements and leaders within Latin America are dedicating themselves to economic, political and social change, but what is still to be decided is what will be Obama’s reaction. In any case, Latin America must decide whether to attempt to change the economic, political and social calibrations regardless of Washington’s support, or risk its new-found autonomy.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify">*Les auteurs sont des chercheurs au <a href="http://coha.org">COHA</a></p>
<p style="text-align:justify"><em>WSFDiscuss est un forum ouvert sans modérateur qui sert à échanger de l&#8217;information et des opinions sur l&#8217;expérience, la pratique et la théorie du Forum Social Mondial à tous les niveaux (local, national et global). Il sert aussi à discuter des mouvements sociaux et politiques qui sont reliés au FSM.</em></p>
<p style="text-align:justify">Pour publier un message envoyez un courriel à : WorldSocialForum-Discuss@openspaceforum.net S<br />
Pour s&#8217;inscrire à la liste d&#8217;envoie: Send empty email to worldsocialforum-discuss-subscribe@openspaceforum.net</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-troisieme-partie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Looking Back: The 2009 World Social Forum &#8211; Deuxième partie</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-deuxieme-partie/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-deuxieme-partie/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 20:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[WSF]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=402</guid>
		<description><![CDATA[par Michael Ramirez* et Orion Cruz*
(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. la première partie se trouve ici et dernière là)

The Lula Factor
Brazilian President [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align:right">par Michael Ramirez* et Orion Cruz*</h3>
<p style="text-align:justify">(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. la première partie se trouve <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-premiere-partie/#more-398">ici</a> et dernière <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-troisieme-partie/">là</a>)</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">The Lula Factor</h2>
<p style="text-align:justify">Brazilian President Lula da Silva was one of the original craftsmen of the WSF. His government contributed approximately U.S.$50 million to this year’s event. In a move that signified the relative importance of the forum, Lula opted to attend the WSF rather than participate at Davos as had been universally assumed. Instead, Brazil’s Minister of External Relations, Celso Amorim, and the President of the Banco Central do Brasil, Henrique Meirelles, represented the regional superpower at the World Economic Forum.</p>
<p style="text-align:justify">Lula’s decision to attend the WSF should not have come as a complete surprise. His roots lie deep within social movements dating as far back as the late 1970s. Although a founder of the WSF, Lula’s presence at Belém rather than at Davos cannot be entirely attributed to the conference’s return to Brazil. Instead, Lula saw the forum as a podium to condemn traditional capitalist countries such as the U.S. He claimed, “now the crisis is theirs, not ours,” attesting to the current economic crisis that resulted from grossly lax banking regulations in the market economies.</p>
<p style="text-align:justify">Lula’s decision to speak at the WSF contributed to the forum’s legitimacy and surely sent a message to the world that alternatives to the current economic model being promoted by the international lending agencies – the IMF and World Bank – are seriously being sought. That message also carried with it a relatively new significance, since Brazil has emerged as a regional superpower at a time when Latin America is expanding its ties with the outer world like never before in its history.<span id="more-402"></span></p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">Problem Solving</h2>
<p style="text-align:justify">The WSF has created an opportunity for various private and public organizations to meet and discuss their concerns, and seek tentative solutions. Attendees at Belém typically were individuals seeking social and economic improvement for themselves and their communities. Many, if not most of the discussions heard there focused primarily on educating participants about the world’s multiplicity of problems, particularly about how the application of the neoliberal development model has often mechanically led to inconceivably gross corporate profits at the expense of average citizens and their fundamental human rights. Advancements in poverty eradication and gender equality were among the other imperative subjects discussed. By way of example, the importance of such debates can be seen in the case of Colombia’s alarmingly high number of internally displaced peoples.</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">Colombia’s Shortcomings</h2>
<p style="text-align:justify">Alvaro Uribe’s administration in Colombia has been repeatedly criticized by human rights organizations, which have challenged it for its negligent response to ensuring the safety and security of struggling tiny and isolated communities in that country, such as the Curvaradó and Jiguamiandó in the northwest region. The exploitation of natural resources and agricultural developments, along with the internal conflict that had engulfed the country for over forty years, has left entire communities displaced. In an analysis released by COHA this past year, the organization found that there are “20 million Colombians who are suffering from hunger, increased human rights abuses, lack of access to healthcare, accelerated environmental degradation, increased inequality, and a deeply flawed educational system.” These are the common injustices minorities become subjected to under state repression, as well as the absence of fundamental access to economic, social, and cultural rights.</p>
<p style="text-align:justify">It is important to understand the past and the development of contemporary circumstances in order to establish a clear direction for the future. The dialogues at Belém, however, failed, according to some, to place enough emphasis on the future. For well-informed attendees therefore, the forums may have lacked attention to proportionality, in this respect attributing to some confusion in understanding the vast global issues at stake. Many of the forum’s almost overwhelming number of discussions, lectures, and debates were, however, carried out in small groups and provided the opportunity for those who had questions or may have felt something was missing to find answers to their inquiries.</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">21st Century Socialism: Socialism of the Future</h2>
<p style="text-align:justify">Under the terms of Article IX of the WSF Charter of Principles, Presidents Hugo Chávez of Venezuela, Evo Morales of Bolivia, Fernando Lugo of Paraguay, and Rafael Correa of Ecuador jointly addressed the attendees in a vigorous dialogue titled The “Proper Integration of Our America,” a discussion prepared by La Via Campesina. This session synthesized the progress that Chávez’s 21st Century Socialism &#8211; often referred to as the Bolivarian Revolution &#8211; has made over classical socialism. While maintaining the philosophical supremacy of human labor over capital, the modern model accepts that traditional class struggles do not always provide a satisfying explanation for all social phenomena.</p>
<p style="text-align:justify">Highlighting some of the major characteristics of 21st Century Socialism, the aforementioned presidents were quick to denounce classical socialism for its inability to produce the efficient development, ethnic equality, and intergenerational equity which the system promised. The Russian model of socialism, for the most part, lacked a process that would accurately record the demands of the people and in many ways was merely a construct trying to challenge U.S. policies across-the-board, rather than create and implement them for the common good. Most significant, however, is “classical socialism’s” failure to raise all of the serious questions to confront the reigning capitalist development model at its roots.</p>
<p style="text-align:justify">Unlike the Soviet version, Chávez and his colleagues’ leftist vision for the world, which is rapidly emerging from Latin America, is that of an entirely parliamentary democratic brand; it is a manifestation of people’s desire for liberation from the neo-liberal capitalist model of development, and, rather than copying an existing worn-out model for the future, a new community is authoring it. Instead of attempting to “develop” an alternative way through what is commonly seen as endless economic growth rooted in unwarranted U.S. optimism, this new Latin American socialism is forming a strong ecological awareness as well as a desire to counter the dependency policies born from traditional U.S. hegemony in the region. The people, from this chavista perspective, are creating something new and trying to free themselves from an antiquated system that has so far failed the majority of them.</p>
<p style="text-align:justify">Lula and his colleagues utilized the WSF to take issue with the Western version of the capitalist system. The lack of regulations that precipitated the current global economic crisis has been a crucial component of left-oriented arguments against the neo-liberal system. Irish artist and social activist Tony Kenny maintained that, “The systems formulated in Davos are collapsing, disintegrating and beginning to rot. So there has been this clearing away, this brush fire within the financial system that has been built over the last 100 years.” Magdalena Leon, a member of the Latin American Network of Women Transforming the Economy, also argued against the inefficiency and marginality of the capitalist system, emphasizing the immediate obligation to implement an alternative structure. Leon argued that now more than ever, under the current economic circumstances, measures should be taken to create the change and institutions the world so desperately needs; failure to act promptly would allow the current financial system, which is viewed as being of a “neocolonial nature,” to revitalize itself and shed its irrelevance and chronic obsolescence.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify">*Les auteurs sont des chercheurs au <a href="http://coha.org" target="_blank">COHA</a></p>
<p style="text-align:justify"><em>WSFDiscuss est un forum ouvert sans modérateur qui sert à échanger de l&#8217;information et des opinions sur l&#8217;expérience, la pratique et la théorie du Forum Social Mondial à tous les niveaux (local, national et global). Il sert aussi à discuter des mouvements sociaux et politiques qui sont reliés au FSM.</em></p>
<p style="text-align:justify">Pour publier un message envoyez un courriel à : WorldSocialForum-Discuss@openspaceforum.net S<br />
Pour s&#8217;inscrire à la liste d&#8217;envoie: Send empty email to worldsocialforum-discuss-subscribe@openspaceforum.net</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-deuxieme-partie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Looking Back: The 2009 World Social Forum &#8211; Première partie</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-premiere-partie/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-premiere-partie/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 19:45:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[WSF]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=398</guid>
		<description><![CDATA[ par Michael Ramirez*  et Orion Cruz * 
(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. Les autres parties se trouvent ici et là)
As hundreds [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align:right"><strong> par Michael Ramirez*  et Orion Cruz * </strong></h3>
<p style="text-align:justify"><em>(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. Les autres parties se trouvent <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-deuxieme-partie/">ici</a> et <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-troisieme-partie/">là</a>)</em></p>
<p style="text-align:justify">As hundreds of prominent figures in the global financial and political sectors convened in Davos, Switzerland to attend the World Economic Forum’s annual gala, beginning on January 27, over 100,000 individuals traveled to Belém, Brazil for the rival eighth annual World Social Forum (WSF). The overlap is not coincidental; the WSF was founded on policies that could not contrast more with the traditional neo-liberal agenda fueling the World Economic Forum.</p>
<p style="text-align:justify">The WSF provided its participants with the opportunity to engage in reflective thinking, and a democratic exchange of ideas. These activities were all aimed at formulating proposals to address what the attendees believed to be the inherent flaws afflicting the current capitalist system, that many present believed birthed the current world economic crisis. Numerous Latin American leaders accepted the invitation to participate in the summit. The resulting discussions provided an ample forum to scrutinize such issues as the “Criminalization of Social Movements and Human Rights Defenders” and “Joint Strategies around Impacts of Extractive Industries on Development in Latin America.” Their purpose was to promote the safeguarding of human rights, and the fulfillment of a commitment to build a sustainable society that is attuned to a more thoughtful relationship between humankind and the Earth.<span id="more-398"></span></p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">The World Social Forum: The Gathering of the Distressed</h2>
<p style="text-align:justify">In 2001, the inaugural WSF commenced in Porto Alegre, Brazil. According to an Inter Press Service interview with Portuguese Nobel literature laureate José Saramago, skeptics had speculated that a successful forum, one which was able to transform ideas and dialogue into tangible results, would ultimately fail to take place due to the lack of clear overall objectives.</p>
<p style="text-align:justify">Fortunately, the preliminary WSF in 2001 proved to be a significant first step in fulfilling the forum’s purpose to “make another world possible,” as it fused the voices of various civil society organizations and developed a stronger outreach. The result was one that was larger in scope and which was forged in international advocacy. Nonetheless, in order to maintain a creative, yet broadly inspired and successful opportunity for engagement, the forum’s founders developed a Charter of Principles. This document declared the purpose and orientation of the WSF, as well as welcomed the participation of individual movements and organizations devoted to social improvements.</p>
<p style="text-align:justify">Also, the WSF Charter is explicit in classifying the body as an open assembly, which rebuts the misperception that it is an intellectually homogenous regional organization pursuing its own interests. The WSF’s set of fourteen fundamental principles is a means to sustain its peaceful initiative while facilitating the forum in a respectful, objective, and effective manner, so as not to tarnish its original intention.</p>
<p style="text-align:justify">Participatory democracy researcher and past forum attendee Josh Lerner observed that the “speeches, personal testimonies, and mass rallies” delivered “feelings of solidarity and excitement.” The WSF has contributed to the rise of prominent leaders such as Evo Morales, who began his own presidential campaign in Bolivia after gaining support for the concept of sovereignty and autonomy of his own, as well as the region’s other indigenous peoples during an earlier WSF conference. As the case of Morales demonstrates, WSF has achieved what it was meant to accomplish. It has succeeded in becoming a motivational conclave which inspires onlookers to continue their efforts to achieve universal parity in social justice, a doctrine they believe that Western capitalism now largely ignores.</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">A Return to Brazil</h2>
<p style="text-align:justify">Considering Belém’s stature as a major commercial center located in the vast Amazon River basin, the city strives to be seen as the cultural and economic heart of northern Brazil. Its 1.4 million inhabitants lent their support to the Brazilian Institute of Social and Economic Analysis (IBASE), a primary organizer of the WSF, to draft the facilities of Belém’s two large universities as the centerpiece for the 2009 conference, said IBASE Director-General Candido Grzybowski. However, it could be argued that holding the WSF in Belém actually may have turned out to be a poor decision.</p>
<p style="text-align:justify">If so, this was primarily due to the inadequate infrastructure existing in the city, which proved just barely sufficient to accommodate such a large influx of visitors. This flaw in the composition of the forum became apparent right from the start when many participants were unable to attend a number of the events due to the inadequacy of the transportation grid. More often than not, the roads leading to the forum could be found swamped with massive amounts of traffic that prevented buses and taxis from moving at bearable speeds. Moreover, once participants arrived, they found it quite challenging to make it to the lecture hall for which they were searching, because there were so many being used and the campuses are situated a good distance from one another. The result of this was that accompanying the excitement of the WSF were equal degrees of frustration, tardiness, and absence, not only on the part of the crowds, but also, on occasion, key lecturers and organizers.</p>
<p style="text-align:justify">Nevertheless, following the decision by the forum’s founding organizations at the 2007 WSF in Nairobi, to transition from an annual conference to a biennial event, the 2009 forum was momentous in that it coincided with the worst global economic crisis in history, a circumstance previous WSF conferences claimed to foresee.</p>
<p style="text-align:justify">Belém was also chosen, in part, for its unique geography. Serving as the eastern gateway to the Amazon, the city symbolizes the forum’s tenacious efforts at greater conservation initiatives aimed at preserving the world’s natural resources. Indeed, this WSF enormously stressed the importance of the Amazonian biosphere. Perhaps imprudently, however, there were very few efforts made to demonstrate that aside from the physical location of the gathering, this was supposedly a “green” event. Trash was everywhere, and recycling efforts were barely discernable after the forum’s inaugural festivities were held.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify">*Les auteurs sont des chercheurs au <a href="http://coha.org" target="_blank">COHA</a></p>
<p style="text-align:justify"><em>WSFDiscuss est un forum ouvert sans modérateur qui sert à échanger de l&#8217;information et des opinions sur l&#8217;expérience, la pratique et la théorie du Forum Social Mondial à tous les niveaux (local, national et global). Il sert aussi à discuter des mouvements sociaux et politiques qui sont reliés au FSM.<br />
</em></p>
<p style="text-align:justify"><em>Pour publier un message envoyez un courriel à : WorldSocialForum-Discuss@openspaceforum.net S</em></p>
<p style="text-align:justify"><em>Pour s&#8217;inscrire à la liste d&#8217;envoie: Send empty email to worldsocialforum-discuss-subscribe@openspaceforum.net </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-premiere-partie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Forum Social UQÀM !</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/10/forum-social-uqam/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/10/forum-social-uqam/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 22:48:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[À ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[Ateliers]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSUQÀM]]></category>
		<category><![CDATA[peuples autochtones]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=322</guid>
		<description><![CDATA[Bonjour à toutes et à tous,
Vous êtes cordialement invités à venir participer au Forum Social UQÀM, qui se tiendra les jeudi 19 et vendredi 20 mars prochains.
Des ateliers-conférences auront lieu toute la journée dans les locaux du pavillon Sherbrooke (SH) de l’UQÀM au 200, rue Sherbrooke Ouest, métro Place-des-Arts (vous trouverez un plan à cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><img class="alignleft size-medium wp-image-324" src="http://unialter.files.wordpress.com/2009/03/logo-final.jpg?w=195" alt="logo-final" width="195" height="300" />Bonjour à toutes et à tous,</p>
<p style="text-align:justify">Vous êtes cordialement invités à venir participer au Forum Social UQÀM, qui se tiendra les jeudi 19 et vendredi 20 mars prochains.</p>
<p style="text-align:justify">Des ateliers-conférences auront lieu toute la journée dans les locaux du pavillon Sherbrooke (SH) de l’UQÀM au 200, rue Sherbrooke Ouest, métro Place-des-Arts (vous trouverez un plan à cette adresse : http://www.uqam.ca/campus/pavillons/sh.htm)</p>
<p style="text-align:justify">Il s’agit, à la suite de la tenue du Forum Social des Amériques (FSA) et du Forum Social Mondial (FSM), de lancer une réflexion alternative sur des thèmes tels que la situation en Palestine, les compagnies minières canadiennes, l’altermondialisme et les Forums sociaux, la crise financière, les droits des autochtones et l’environnement. Des expositions photographiques d’étudiants ayant participé au FSA et le FSM seront également présentées.</p>
<p style="text-align:justify">Pour plus d’informations, visitez notre évènement Facebook (http://www.facebook.com/event.php?eid=53244145746), ou écrivez-nous au courriel suivant : forumsocialuqam2009.</p>
<p style="text-align:justify">En espérant vous voir en grand nombre !</p>
<p style="text-align:justify">Le Comité de mobilisation FSUQÀM</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/10/forum-social-uqam/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

