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	<title>UniAlter &#187; Développement</title>
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		<title>BRETTON WOODS AU HONDURAS</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 17:58:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Sarah Veilleux-Doyon
La fin de la Deuxième Guerre mondiale a donné naissance à de grandes institutions internationales dans le but d’éviter une autre guerre d’une telle envergure. Aussi surprenant que cela puisse paraître de prime abord, ces institutions ont eu un impact considérable sur le développement de nombreux pays du tiers-monde. En effet, les institutions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Sarah Veilleux-Doyon</strong></p>
<p style="text-align: justify">La fin de la Deuxième Guerre mondiale a donné naissance à de grandes institutions internationales dans le but d’éviter une autre guerre d’une telle envergure. Aussi surprenant que cela puisse paraître de prime abord, ces institutions ont eu un impact considérable sur le développement de nombreux pays du tiers-monde. En effet, les institutions de Bretton Woods ont contribué au développement de pays en voie de développement de différentes manières. Pour certains pays, cette contribution a été positive, pour d’autres l’histoire n’est pas aussi rose. Dans ce billet, je me pencherai sur l’impact des institutions de Bretton Woods; le <a href="http://www.imf.org/">Fond monétaire international</a> (FMI) et la <a href="http://www.banquemondiale.org/">Banque mondiale</a>, sur le développement économique du Honduras. Pour ce faire, je commencerai par expliquer la manière dont le FMI et la Banque mondiale influencent la situation économique des pays en voie de développement puis je démontrerai les effets de ces institutions sur la situation économique hondurienne.<span id="more-709"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le FMI et la Banque mondiale ont été créés en juin 1944, à Bretton Woods au New Hampshire lors d’une conférence regroupant les dirigeants de 43 pays. Cette conférence avait pour objectif d’« établir un cadre de coopération et de développement économiques qui jetterait les bases d’une économie mondiale plus stable et plus prospère <a href="#_ftn1">[1]</a>». Ces institutions ont chacune des fonctions distinctes; « le FMI s’efforce d’assurer la stabilité du système financier international et la Banque mondiale se consacre au développement économique à long terme et à la lutte contre la pauvreté <a href="#_ftn2">[2]</a>». Plus en profondeur, le FMI fournit aux pays des conseils de politiques macroéconomiques et financières pour les aider à maintenir une économie forte. Il peut aussi octroyer des prêts pour régler les paiements internationaux. De son côté, la Banque mondiale se concentre sur la réduction de la pauvreté et sur le développement économique à long terme. Sa façon de fonctionner consiste à accorder des concours techniques et financiers aux pays dans le but de réaliser des réformes sectorielles ou des projets spécifiques tels que la construction d’écoles, de centres sanitaires ou de réseaux d’aqueduc et d’électricité. La Banque mondiale comprend aussi la Banque internationale de reconstruction et de développement (BIRD).</p>
<p style="text-align: justify">Les institutions de Bretton Woods jouent un rôle important dans le développement des pays du Sud et sont présentes dans plusieurs théories du développement. La théorie de la modernisation rationalise et organise l’aide au développement en se basant sur l’idée d’une formule du développement. Puis, les institutions de Bretton Woods sont au centre des théories du développement avec le nouvel ordre économique international (NOEI) et l’approche des besoins essentiels. Le NOEI propose une augmentation de l’aide internationale; aide publique au développement, investissements du Nord, financement international. L’approche des besoins essentiels, quant à elle, a été fondée par le président de la Banque mondiale en 1972, Robert McNamara lors d’un discours dans lequel il affirmait qu’il fallait diriger l’aide publique au développement vers les plus pauvres et répondre aux besoins de nutrition, de santé, de logement, d’emploi et d’éducation<a href="#_ftn3">[3]</a>. Finalement, le système de Bretton Woods a commencé à décliner avec la mondialisation financière<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Plusieurs critiques sont portées aux institutions de Bretton Woods quant à la façon dont elles apportent leur aide aux pays demandeurs de fonds. Pour obtenir du financement, le FMI et la Banque mondiale posent des conditions aux pays selon le consensus de Washington tel que la libéralisation des marchés, des investissements et du secteur financier ainsi que la dérégulation et la privatisation des entreprises nationales<a href="#_ftn5">[5]</a>. De plus, le fait que ces institutions décident des politiques économiques résulte en une perte d’autorité du gouvernement sur l’économie de son pays. Par ailleurs, le gouvernement perd souvent sont rôle de plus grand fournisseur de services et de biens essentiels tel que la santé et l’éducation causées par le partenariat entre ces institutions et le secteur privé ce qui se termine souvent en une détérioration de ces services<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Au Honduras, l’aide des institutions de Bretton Woods remonte à plus de cinquante ans. En effet, en 1958 un don de 5,5 millions de dollars a été octroyé au Honduras pour la construction d’un réseau d’autoroutes. Le remboursement devait se faire sur vingt ans à un taux de plus de 5% d’intérêts en incluant la commission de la BIRD<a href="#_ftn7">[7]</a>. Les deux principaux projets de la Banque mondiale de la dernière décennie au Honduras sont la réparation du barrage El Cajon et la reconstruction après l’ouragan Mitch. Pour Jeffrey T. Jackson, les employés de la Banque mondiale et autres organisations de développement sont les principaux acteurs de la dernière vague de mondialisation économique et politique servant le secteur des services de pays « donneurs » du Nord<a href="#_ftn8">[8]</a>. Par ailleurs, il remarque que ce n’est pas la population du Honduras qui bénéficie des projets de la Banque mondiale, mais plutôt les pays du Nord, particulièrement les États-Unis. La reconstruction du pays après l’ouragan Mitch a transformé l’aide humanitaire en entreprise capitaliste<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Finalement, le FMI et la Banque mondiale contribuent certainement au développement de certains pays du Sud. Par contre, les impacts de leur travail sont considérables. Pour certains pays, l’aide leur permet effectivement de se développer, pour d’autres le développement se paie cher. Pour le Honduras, on remarque que même si du progrès a été fait, les plus grands bénéficiaires restent les pays donateurs du Nord, ce qui n’est pas surprenant considérants que les principaux décideurs des institutions de Bretton Woods sont les décideurs des pays du G7.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Bretton Woods project. 2005. <em>What are the main concerns and criticism about World Bank and IMF?</em> En ligne. <a href="http://www.brettonwoodsproject.org/item.shtml?x=320869">http://www.brettonwoodsproject.org/item.shtml?x=320869</a> (page consultée le 9 avril 2010)</p>
<p>Caouette, Dominique. S.d. <em>Présentations</em>. En ligne.  <a href="http://www.coursenligne.umontreal.ca/SCRIPT/POL3802_1_1/scripts/serve_home">http://www.coursenligne.umontreal.ca/SCRIPT/POL3802_1_1/scripts/serve_home</a> (page consultée le 9 avril 2010)</p>
<p>FMI. 2008.  <em>Le FMI et la Banque mondiale</em>. En ligne, <a href="http://www.imf.org/external/np/exr/facts/fre/imfwbf.htm">http://www.imf.org/external/np/exr/facts/fre/imfwbf.htm</a> (page consultée le 9 avril 2010)</p>
<p>Jackson, J.T. 2005. <em>The Globalizers: Development Workers in Action</em>. Baltimore: John Hopkins University Press.</p>
<p>International Bank for Reconstruction and Development. 1958. <em>International Organization 12</em>, 381-383.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> FMI, en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Caouette, D. séance 4, en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Caouette, D. séance 5, en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Bretton Woods project, en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> University of Wisconsin Press, 382.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Jackson, 3.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Jackson, 208.</p>
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		<title>LE GUATEMALA DANS LE SYSTÈME-MONDE</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 17:37:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Dépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Guatemala]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Paméla Blais
Afin de boucler la boucle de ce projet blogue sur le développement et le Guatemala, j’ai décidé de voir plus grand. En tentant de mettre en application une vision globale, j’ai voulu étudier le Guatemala comme entité du système-monde, qui se définie, selon son concepteur Immanuel Wallerstein, par un système social cohérent doté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Paméla Blais</strong></p>
<p style="text-align: justify">Afin de boucler la boucle de ce projet blogue sur le développement et le Guatemala, j’ai décidé de voir plus grand. En tentant de mettre en application une vision globale, j’ai voulu étudier le Guatemala comme entité du <em>système-monde</em>, qui se définie, selon son concepteur Immanuel Wallerstein, par un système social cohérent doté de règles de légitimation, d’une structure et de frontières, et qui relie les différentes régions du monde. Ce système, à la base de ce que l’on considère la mondialisation, aurait émergé avec l’extension du mode de production capitaliste et du marché international<a href="#_ftn1">[1]</a>.<span id="more-699"></span></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-700 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/05/photo1-billet5.png" alt="photo1 billet5" width="477" height="704" /></p>
<p style="text-align: center">Photo 1 : <a href="http://piccoloverdeelfo.files.wordpress.com/2009/11/guate_globalizacion.png">http://piccoloverdeelfo.files.wordpress.com/2009/11/guate_globalizacion.png</a></p>
<p style="text-align: justify">Je me suis ainsi interrogé sur la place que le Guatemala occupait dans notre monde globalisé, sur la manière dont il était dépendant de ce système et comment cette dépendance contribuait au sous-développement du pays. Deux chercheurs se sont penchés sur le sujet et ont rédigé des textes des plus pertinents. D’abord, j’analyserai brièvement les propos de Carol A. Smith, qui interprète la dépendance du Guatemala dans le système international, et ensuite ceux de Christopher Chase-Dunn, qui s’est interrogé sur la mondialisation et le développement du Guatemala.</p>
<p style="text-align: justify">Selon l’anthropologue C. A. Smith, le Guatemala est le parfait exemple de sous-développement, tel que considéré par la théorie de la dépendance. Dans un article rédigé en 1978, elle affirme que le Guatemala devient de plus en plus dépendant de l’économie internationale. Elle semble en effet relier de très près le fait pour un pays d’être dépendant et celui d’être sous-développé, voire d’être exploité par le reste du monde. S’inspirant des théories néo-marxistes proposées par Frank et Wallerstein, populaires à l’époque, elle suppose que la dépendance du Guatemala et son sous-développement sont attribuables non pas à l’exportation de biens, mais à la division du travail du mode de production capitaliste et au statut de périphérie du pays<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Smith suppose ainsi que le cœur de la problématique du sous-développement guatémaltèque réside dans la production capitaliste du café au 20<sup>e</sup> siècle. En effet, l’apparition du travail salarié et l’organisation commerciale des marchés ruraux reliée à la production de café auraient créé une dépendance du Guatemala envers cette unique industrie lucrative<a href="#_ftn3">[3]</a>. De là, seraient apparues de nombreuses inégalités sociales entre les détenteurs des modes de productions et les travailleurs de plus en plus exploités par la quête de productivité et de profits<a href="#_ftn4">[4]</a>. Ainsi, le Guatemala serait tombé dans un sous-développement jamais vu, dont on ne sait comment il va pouvoir s’en sortir. Cette interprétation néo-marxiste semble apporter quelques éléments notoires à la compréhension du sous-développement guatémaltèque actuel, mais se restreint beaucoup à l’unique production de café sans offrir de solution ou de perspective d’avenir.</p>
<p style="text-align: justify">L’analyse du sociologue Christopher Chase-Dunn reflète une vision similaire, mais plus contemporaine de la mondialisation et de la place qu’occupe le Guatemala dans le système-monde aujourd’hui. Bien que le Guatemala soit un pays riche en ressources et ne fasse pas partie des pays les plus pauvres, on y retrouve un des plus grands fossés entre riches et démunis<a href="#_ftn5">[5]</a>. Chase-Dunn explique ce sous-développement également par le capitalisme, spécifiquement par le néolibéralisme et son interprétation néocoloniale, c&#8217;est-à-dire l’imposition d’une idéologie propre du nord au sud, qui serait évidemment inapproprié. Il fait ainsi référence à Wallerstein, puisqu’il identifie le Guatemala comme la périphérie par rapport au centre, représenté par l’Occident et les Nations Unies<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">D’autre part, le sociologue mentionne que le Guatemala a suivi la vague de mondialisation et que son histoire a fortement été influencée par les États-Unis et les Nations Unies (notamment par son implication dans le processus de paix de la guerre civile), ce qui fait de ce pays un membre intégré du système-monde aux niveaux politique, social, culturel et économique. Cette intégration internationale a permis au pays d’adhérer à des organisations internationales ayant pour but d’améliorer la situation sociale, par exemple pour les droits des indigènes, des travailleurs, des femmes et de l’environnement<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’argumentation de Chase-Dunn mène au constat final que le Guatemala doit renforcer ce mouvement internationaliste pour se développer et suivre la voie de la démocratisation. En effet, comme d’autres chercheurs en matière de développement, l’auteur a constaté que le Guatemala devait se mobiliser contre le système-monde capitaliste afin de se développer et que deux solutions étaient possibles : se détacher de celui-ci («delinking») ou adhérer à la mondialisation par le bas («globalization from below»). Comme la première option est difficilement applicable, nous l’avons vu avec l’échec du communisme soviétique, Chase-Dunn s’est arrêtée à la deuxième<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En pratiquant la mondialisation par le bas, les mouvements sociaux guatémaltèques et de partout ailleurs seraient unis pour les enjeux mondiaux afin d’avoir plus de poids et d’instaurer de réels changements. On transférerait ainsi la responsabilité du développement des élites aux peuples du monde. Néanmoins, Christopher Chase-Dunn l’avoue, ce concept n’est que théorique pour l’instant, puisque les mouvements sociaux doivent d’abord s’attarder aux problématiques locales et nationales. Il garde toutefois espoir parce que, comme il le dit, la démocratie globale commence à la maison, dans les mentalités<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Bref, il me semble que le Guatemala soit au cœur d’un problème systémique insoluble. Dépendant du marché international capitaliste, responsable de son sous-développement, ainsi qu’influencé par toutes les facettes de la mondialisation, il est difficile de voir où le pays se dirige. J’ai l’impression qu’un renforcement des mouvements sociaux sera bénéfique, mais que c’est aussi, et surtout, par l’implication du gouvernement et la mise en place de politiques sociales et économiques qu’une démocratisation et qu’un développement <em>durables</em> seront possibles.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Chase-Dunn, Christopher. 2000. « Guatemala in the Global System ». <cite>Journal of Interamerican Studies and World Affairs</cite> 42 (no. 4): vi-126.</p>
<p>Smith, Carol A. 1978. « Beyond Dependency Theory: National and Regional Patterns of Underdevelopment in Guatemala ». <em>American Ethnologist</em> 5 (no. 3): 574- 617.</p>
<p>Wallerstein, Immanuel. 1974. <em>The Modern World-System: Capitalist Agriculture and the Origins of the European World-Economy in the Sixteenth Century</em>. New York: Academic Press.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Wallerstein, p.229.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Smith, p.574.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Smith, p.601.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Smith, p. 611.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Chase-Dunn, p.109.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Chase-Dunn, p.119.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Chase-Dunn, p.110.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Chase-Dunn, p.123</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Chase-Dunn, p.124</p>
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		<title>LE DEVELOPPEMENT DU ROLE DES FEMMES DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 13:11:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Benjamin Faillard
Durant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1945, les femmes ont pris une responsabilité importante au sein de la société. En effet, il a été possible de constater pendant ces années, un important changement des rôles. Comme le souligne Mathilde Péri, une déléguée communiste à l’Assemblée consultative provisoire française, « il a surgi de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>P</strong><strong>ar Benjamin Faillard</strong></p>
<p style="text-align: justify">Durant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1945, les femmes ont pris une responsabilité importante au sein de la société. En effet, il a été possible de constater pendant ces années, un important changement des rôles. Comme le souligne Mathilde Péri, une déléguée communiste à l’Assemblée consultative provisoire française, « il a surgi de ce chaos une femme nouvelle »<a href="#_edn1">1</a>. Ces femmes ont en effet acquis une nouvelle notoriété au sein des sociétés et au sein des relations étatiques. Face à cette nouvelle position sur la planète, ces femmes ont de plus en plus ressenti un contexte d’inégalités face aux hommes. C’est donc, dès la fin de la seconde grande guerre, quand le rôle des femmes a été transformé, que le concept d’égalité entre les hommes et les femmes a fait son apparition. On peut alors se demander qu’est ce qui a été fait pour que les femmes soient intégrées convenablement dans les sociétés et dans les relations internationales ?<span id="more-681"></span></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-682 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/05/Photo-1-300x148.jpg" alt="Photo 1" width="300" height="148" /></p>
<p style="text-align: center">Photo 1 : <a href="http://www.vac-acc.gc.ca/souvenir/sub.cfm?source=histoire/secondeguerre/feuillets/femmes">http://www.vac-acc.gc.ca/souvenir/sub.cfm?source=histoire/secondeguerre/feuillets/femmes</a></p>
<p style="text-align: justify">Dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, alors que le monde se reconstruisait, la femme a été placée au centre de beaucoup de discussions. Effectivement cette femme, que l’on peut considérer comme « femme nouvelle », se trouvait dans une situation forte inégale face aux hommes. Pour résoudre cette inégalité et pour promouvoir les droits de la femme, la communauté internationale a pris d’importants engagements. Parmi ces engagements, on peut noter la convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) en 1979<a href="#_edn2">2</a>, le programme d’action de Beijing ou encore la Résolution 1325 du <a href="http://www.un.org/french/docs/cs/">Conseil de sécurité des Nations Unies</a> concernant les femmes, la paix et la sécurité<a href="#_edn3">3</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Au cours de la période allant de 1965 à 1980, le développement et la promotion de la femme ont connu des évolutions semblables, tout en ayant un certain décalage. En effet durant cette période, la théorie économique de la croissance a été abandonnée au profit d’une autre théorie plus centré sur l’homme. On a effectivement placé l’homme au centre des prises de décisions, tout en délaissant la femme et son choix<a href="#_edn4">4</a>.</p>
<p style="text-align: justify">On peut souligner que le <a href="http://www.undp.org/french/">Programme des Nations Unies pour le Développement</a> tout comme d’autres programmes des Nations Unies ont longtemps appuyé l’égalité entre les hommes et les femmes, car celle-ci était jugée comme inévitable pour le bien être de tous et le bien-être du développement. Cette égalité est encore soutenue par le PNUD à l’heure actuelle, car elle ne se fait pas encore ressentir sur tous les continents. Pour cela, « l’émancipation des femmes » est un pilier essentiel dans la philosophie de ce programme, « le PNUD appuie l’égalité des sexes par l’intégration de cette démarche »<a href="#_edn5">5</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-683 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/05/Photo-2-1-176x300.jpg" alt="Photo 2-1" width="176" height="300" /></p>
<p style="text-align: center">Photo 2 : <a href="http://www.bun-ca.org/boletines/flash12/PNUD.jpg">http://www.bun-ca.org/boletines/flash12/PNUD.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Pour favoriser cette indispensable égalité, un plan d’action mondial pour la décennie de la femme a été adopté en 1975 à Mexico par plus de 100 nations et « l’année internationale de la femme » a été mise en place par l’ONU pour inaugurer cette décennie<a href="#_edn6">6</a>. Ce programme de dix ans, visant à promouvoir les droits de la femme et la femme en général, n’est pas le premier du genre. Effectivement, de 1965 à 1975, l’ONU a appuyé un programme pour améliorer les conditions des femmes sur la planète<a href="#_edn7">7</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’égalité entre les hommes et les femmes est un facteur important pour le développement et pour l’intégrité de la planète, car celle-ci favorise la prise de décision des femmes et cela permet aux femmes d’avoir un contrôle important sur les ressources du développement<a href="#_edn8">8</a>. Cette volonté d’égalité a donc été posée pour introduire les femmes dans le processus de prise de décision, au sein des relations internationales.</p>
<p style="text-align: justify">Les femmes ont été pendant longtemps absentes de l’histoire des relations internationales et de la scène diplomatique. Si c’est le cas, c’est parce que pendant longtemps les femmes n’étaient pas considérés. Dès que l’on a compris le rôle important que pouvait jouer les femmes, l’égalité a été mise au centre des débats internationaux et surtout la présence des femmes sur la scène internationale a été encouragée. En 1945, en France, l’École Nationale de l’Administration permet aux femmes de pouvoir s’inscrire à l’école, pour qu’elles puissent par la suite, accéder aux emplois administratifs<a href="#_edn9">9</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’histoire des femmes dans les relations internationales s’est développée au cours des 30 dernières années et surtout lorsque l’on a pu voir en occident l’arrivée massive des femmes dans les universités. Si les femmes ont longtemps été absentes du niveau international, c’est parce qu’il a été dit pendant longtemps que les femmes ne pouvaient pas exercer de pouvoir politique, car elles n’avaient « jamais porté les armes »<a href="#_edn10">10</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Pour conclure, on peut dire que les femmes doivent accéder à l’ensemble des emplois, y compris ceux considérés comme masculins<a href="#_edn11">11</a>. Si cela est nécessaire c’est parce que la femme doit être présente sur la scène internationale. Malheureusement, l’égalité qui vise la promotion de la femme, est loin d’être acquise pour la plupart des femmes dans le monde<a href="#_edn12">12</a>, car les femmes « sont soumises à des décisions prises par des hommes entre eux »<a href="#_edn13">13</a>. Il faudrait peut-être, comme l’a souligné la Suède à New York en 2000 lors de la création des Objectifs du Millénaire pour le développement, persuader les hommes que l’égalité des sexes est aussi dans leur intérêt<a href="#_edn14">14</a>.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">1</a> Claire Duchen, page 2.</p>
<p><a href="#_ednref2">2</a> Françoise Gaspard, page 739.</p>
<p><a href="#_ednref3">3</a> Site internet de l’Agence canadienne de développement international.</p>
<p><a href="#_ednref4">4</a> Yvonne Mignot-Lefebvre, page 853.</p>
<p><a href="#_ednref5">5</a> Site internet du programme des Nations unies pour le développement.</p>
<p><a href="#_ednref6">6</a> Yvonne Mignot-Lefebvre, page 845.</p>
<p><a href="#_ednref7">7</a> Yvonne Mignot-Lefebvre, page 846.</p>
<p><a href="#_ednref8">8</a> Site internet de l’Agence canadienne de développement international.</p>
<p><a href="#_ednref9">9</a> Françoise Gaspard, page 731.</p>
<p><a href="#_ednref10">10</a> Françoise Gaspard, page 733.</p>
<p><a href="#_ednref11">11</a> Yvonne Mignot-Lefebvre, page 885.</p>
<p><a href="#_ednref12">12</a> Site internet de l’Agence canadienne de développement international.</p>
<p><a href="#_ednref13">13</a> Françoise Gaspard, page 741.</p>
<p><a href="#_ednref14">14</a> Françoise Gaspard, page 741.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>- Canada. Agence canadienne de développement international. 2009. <em>Égalité entre les femmes et les hommes.</em> En ligne. <a href="http://www.acdi-cida.gc.ca/egalite">http://www.acdi-cida.gc.ca/egalite</a> (page consultée le 2 avril 2010).</p>
<p>- Duchen, Claire. 1995. « Une femme nouvelle pour une France nouvelle ? ». <em>Histoire, femmes et sociétés </em>1 : 2-7.</p>
<p>- Gaspard, Françoise. 2000. « Les femmes dans les relations internationales ». <em>Politique étrangère </em>65 (no 3-4): 730-741.</p>
<p>- Mignot-Lefebvre, Yvonne. 1980. « Femmes et développement : idées et strategies des organisations internationales ». <em>Tiers-Monde</em> 21 (no 84): 845-862.</p>
<p>- Programme des Nations Unies pour le développement, 2010. « Qui sommes nous et ce que nous faisons ». En ligne. <a href="http://www.undp.org/french/about/basics.shtml">http://www.undp.org/french/about/basics.shtml</a> (page consultée le 11 mars 2010).</p>
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		<title>AFGHANISTAN, 2001-2010 : LA RECONSTRUCTION ENVISAGÉE</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 18:55:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Accords]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Delphine Meunier
 
Après la fin de la Guerre froide, l&#8217;Afghanistan présentait un intérêt réduit pour le monde. Le 11 septembre 2001 change la donne : l&#8217;Afghanistan devient un acteur clé. Les Taliban qui dirigeaient le pays sont défaits fin 2001. Il faut alors instaurer un gouvernement légitime, reconstruire le pays et le développer. Dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Delphine Meunier</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">Après la fin de la Guerre froide, l&#8217;Afghanistan présentait un intérêt réduit pour le monde. Le 11 septembre 2001 change la donne : l&#8217;Afghanistan devient un acteur clé. Les Taliban qui dirigeaient le pays sont défaits fin 2001. Il faut alors instaurer un gouvernement légitime, reconstruire le pays et le développer. Dans un premier temps, nous évoquerons les principaux accords mis en place pour rebâtir l&#8217;Afghanistan. Ensuite, nous analyserons les défis économiques, sociaux et politiques que l&#8217;aide internationale doit relever. Finalement, nous verrons en quoi la situation afghane remet en question le principe même d&#8217;aide internationale.<span id="more-669"></span></p>
<p style="text-align: justify">Plus une démocratie est imposée rapidement après la chute d&#8217;un régime autoritaire, plus elle a de chance de réussir. Plus une démocratie est imposée tôt, plus elle a de chance de réussir<a href="#_ftn1">[1]</a>. C&#8217;est pourquoi la communauté internationale s&#8217;empresse de créer un gouvernement démocratique en Afghanistan. Dès 2001<a href="#_ftn2">[2]</a>, l&#8217;accord de <a href="http://www.un.org/News/dh/latest/afghan/afghan-agree.htm">Bonn</a> planifie la création d&#8217;une démocratie libérale, d&#8217;un gouvernement représentatif et d&#8217;un pays égalitaire. Deux Chambres (<em>loya jirga</em>) sont créées : une pour assurer la transition politique après la chute des Taliban, une pour établir une Constitution<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;accord de Bonn est toutefois imparfait : il veut instaurer une démocratie, mais, lors des discussions, le parti majeur du conflit, les Taliban, ne sont pas représentés. Ce ne fut donc pas un accord de paix<a href="#_ftn4">[4]</a>. Le pays restait ainsi en guerre. Or, il est presque impossible de développer un pays en guerre.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-670 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/04/photo11.jpg" alt="photo1" width="600" height="450" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: http://ispb.univ-lyon1.fr/Lyon%20Kaboul/album_photos/mai_2004/index.htm</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">L&#8217;accord prévoyait aussi un gouvernement sous dominance américaine. Tout comme les Afghans résistèrent contre l&#8217;URSS, ils n&#8217;accepteront pas la domination des États-Unis<a href="#_ftn5">[5]</a>. Arrive alors l&#8217;accord de <a href="http://collections.europarchive.org/tna/20080205132101/http://www.fco.gov.uk/servlet/Front?pagename=OpenMarket/Xcelerate/ShowPage&amp;c=Page&amp;cid=1132599285324">Londres</a>, en 2006 qui se concentre plutôt sur une dimension économique et sécuritaire. En effet, la priorité n°1 en Afghanistan est la sécurité<a href="#_ftn6">[6]</a>. Pour cela, il faut que les Taliban déposent les armes et que les forces internationales suffisent pour sécuriser le pays. Mais même huit après le premier accord de Genève en 2002 qui a établi les cinq &#8220;piliers&#8221; de la sécurité (réforme militaire, réforme de la police, désarmement et démobilisation, éradication des trafics d&#8217;opium, le système judiciaire<a href="#_ftn7">[7]</a>), cela n&#8217;est toujours pas le cas<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré les mesures, les problèmes en Afghanistan restent nombreux. Restaurer l&#8217;économie sera dur dans un pays où 57% de la population a moins de 18 ans, où les 18-35 ans ont peu de possibilité d&#8217;emplois face aux Pakistanais et Iraniens vivant en Afghanistan, plus qualifiés<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Au niveau social, il y a également beaucoup de problèmes. Par exemple, en 2003, 1,9 million de réfugiés reviennent en Afghanistan, apportant le savoir-faire de leur pays d&#8217;accueil  (principalement le Pakistan et l&#8217;Iran). Néanmoins, la plupart se reposent sur l&#8217;infrastructure déjà fragile. La situation ne s&#8217;arrange donc pas.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-671 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/04/photo-2.jpg" alt="photo 2" width="450" height="297" /></p>
<p style="text-align: center">Réfugiés revenus d&#8217;Iran ou du Pakistan, sans emploi.</p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: http://www.rawa.org/kab-jan05/kab-jan05_7.htm</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">La condition afghane montre que l&#8217;aide internationale n&#8217;est pas toujours adaptée à toutes les situations. Les fonds, en période de crise, furent insuffisants par rapport à d&#8217;autres pays. À ce titre, entre 1999 et 2001, le Timor Oriental reçut l&#8217;équivalent de 256$ par habitant, la Bosnie entre 1995 et 1997 249$, l&#8217;Afghanistan entre 2002 et 2003 seulement l&#8217;équivalent de 67$ par habitant. Bien que sa population soit supérieure à celle des deux autres pays, cela reste trop peu<a href="#_ftn10">[10]</a>. De plus, le financement est mal géré : entre 2002 et 2004, 1 milliard de dollars sera déversé pour l&#8217;Afghanistan mais sera en majorité usurpé par les seigneurs de guerre<a href="#_ftn11">[11]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Le manque de compétence et d&#8217;expérience joue sur l&#8217;échec de l&#8217;aide. Ainsi, les États-Unis et le Canada, faute de savoir-faire et de données, ne réussirent pas à développer l&#8217;Afghanistan. Par exemple, les États-Unis reconstruirent une école juste après l&#8217;invasion. Les Canadiens durent la rebâtirent deux fois par la suite : une première après une attaque des Taliban, une seconde quand l&#8217;armée canadienne elle-même la détruisit dans un combat<a href="#_ftn12">[12]</a>. Le manque de savoir-faire rend ainsi toute aide vaine. De plus, à ceci s&#8217;ajoute le manque de coopération de la population qui ne peut pas faire confiance à ces acteurs extérieurs dans le développement de leur pays.</p>
<p style="text-align: justify">Un autre problème est l&#8217;absence de sécurité. Comme nous l&#8217;avons vu plus haut, c&#8217;est une dimension importante du développement. Il est important que les Afghans soient en sécurité pour travailler, étudier etc., tout comme doit l&#8217;être le personnel des ONG, de l&#8217;ONU et de toute autre organisme en Afghanistan soit en sécurité pour le développer. Il est par exemple déconseillé aux Provincial Reconstruction Teams (PRT) de se déplacer sans escorte, elles sont même avisées d&#8217;éviter les contacts avec la population<a href="#_ftn13">[13]</a>. Dans ces conditions, il est impossible d&#8217;aider l&#8217;Afghanistan.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-672 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/04/photo-3.jpg" alt="photo 3" width="405" height="267" /></p>
<p style="text-align: center">Enterrement de deux employés de l&#8217;ONU tués en octobre 2009.</p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: http://www.unmultimedia.org/photo/detail.jsp?key=6&amp;query=Eric%20Kanalstein&amp;lang=en</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">En Afghanistan, l&#8217;aide a une nouvelle dimension politique. En effet, la frontière entre armée et aide est floue. Le personnel de l&#8217;aide est ainsi autant ciblé dans une attaque que les soldats. Il est victime d&#8217;assassinats ou d&#8217;embuscades comme ce fut le cas en 2003 pour des membres de l&#8217;UNHCR<a href="#_ftn14">[14]</a>. Le personnel de l&#8217;aide passe plus de temps à se protéger qu&#8217;à aider à cause de la militarisation de l&#8217;aide. Le seul &#8220;espoir&#8221; réside dans l&#8217;Union Européenne qui a une approche moins militarisée de son aide, comme c&#8217;est le cas pour la <a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/afghanistan_529/afghanistan-marche_18876/documentaire-il-n-y-leurs-chevaux-qui-pleurent-video_18913/il-n-y-leurs-chevaux-qui-pleurent_62745.html">France</a> par exemple<a href="#_ftn15">[15]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Nous pouvons conclure que, malgré des accords, l&#8217;aide internationale ne peut pas vraiment développer l&#8217;Afghanistan car, globalement, elle n&#8217;est pas adaptée à la situation et tout est à reconstruire. Les trois enjeux majeurs à corriger au plus vite sont la culture du pavot, les mines antipersonnelles et l&#8217;écart subsistant entre le gouvernement et les Afghans.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p>Cornish, Stephen. 2007. &#8220;No Room for Humanitarianism in 3D Policies: Have Forcible Humanitarian Interventions and Integrated Approaches Lost their Way ?&#8221;. <em>Journal of Military and Strategic Studies </em>10 (automne).</p>
<p>Eterline, Andrew J., J. Michael Greig. 2008. &#8220;Against all Odds ? the History of Imposed Democracies and the Future of Irak and Afghanistan&#8221; En ligne. <a href="http://www.psci.unt.edu/enterline/against-all-odds-v5.pdf"><span style="text-decoration: underline">http://www.psci.unt.edu/enterline/against-all-odds-v5.pdf</span></a> (page consultée le 13 janvier 2010)</p>
<p>Haider, Habib et François Nicolas,. 2006. <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement. </em>Gémenos : Autres Temps.</p>
<p>Johnson, Chris et Jolyn Leslie. 2004. <em>Afghanistan, the Mirage of Peace. </em>Londres et New York : Zed Books.</p>
<p>Marsden, Peter. 2003. &#8220;Afghanistan: the Reconstruction Process&#8221;. <em>International Affairs </em>79 (no 1) : 91-105.</p>
<p>Rotberg, Robert I. 2007. <em>Building A New Afghanistan. </em>Washington D.C. : Brookings Institution Press.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Eterline, Andrew J. et Michael Greig. 2008. <em>Against all Odds ? The History of Imposed Democracies and the Future of Iral and Afghanistan. </em>En ligne. <a href="http://www.psci.unt.edu/enterline/against-all-odds-v5.pdf"><span style="text-decoration: underline">http://www.psci.unt.edu/enterline/against-all-odds-v5.pdf</span></a> (page consultée le 13 janvier 2010)</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Habib Haider et François Nicolas, <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement </em>(Gémenos : Autres Temps, 2006), 185.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Chris Johnson et Jolyn Leslie, <em>Afghanistan, the Mirage of Peace </em>(Londres et New York : Zed Books, 2004), 162-65.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Chris Johnson et Jolyn Leslie, <em>Afghanistan, the Mirage of Peace </em>(Londres et New York : Zed Books, 2004), 16 et 162</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> <em>Ibid., </em>162.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Habib Haider et François Nicolas, <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement </em>(Gémenos : Autres Temps, 2006), 193-94.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> <em>Ibid., </em>175.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Chris Johnson et Jolyn Leslie, <em>Afghanistan, the Mirage of Peace </em>(Londres et New York : Zed Books, 2004), 16.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Robert I. Rotberg, <em>Building A New Afghanistan </em>(Washington D.C. : Brookings Institution Press, 2007), 6.</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Habib Haider et François Nicolas, <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement </em>(Gémenos : Autres Temps, 2006), 178.</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Stephen Cornish &#8220;No Room for Humanitarism in 3D Policies: Have Forcible Humanitarian Interventions and Integrated Approaches Lost Their Way ?&#8221; <em>Journal of Military and Strategic Studies </em>10 (2007), 19.</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> <em>Ibid., </em>25-26.</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Chris Johnson et Jolyn Leslie, <em>Afghanistan, the Mirage of Peace </em>(Londres et New York : Zed Books, 2004), 19.</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> <em>Ibid., </em>105.</p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Stephen Cornish &#8220;No Room for Humanitarism in 3D Policies: Have Forcible Humanitarian Interventions and Integrated Approaches Lost Their Way ?&#8221; <em>Journal of Military and Strategic Studies </em>10 (2007), 30-37.</p>
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		<title>FEMMES ET DÉVELOPPEMENT : L’EXEMPLE DU GUATEMALA</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 18:26:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Paméla Blais
Au Guatemala, la société est historiquement de type patriarcal. La tradition fait que la femme y dispose d’un rôle de ménagère et d’éducatrice tandis que l’homme se voue à son travail permettant de fournir le revenu nécessaire à la famille. Toutefois, comme ce fut le cas il y a quelques décennies dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Paméla Blais</strong></p>
<p style="text-align: justify">Au Guatemala, la société est historiquement de type patriarcal. La tradition fait que la femme y dispose d’un rôle de ménagère et d’éducatrice tandis que l’homme se voue à son travail permettant de fournir le revenu nécessaire à la famille. Toutefois, comme ce fut le cas il y a quelques décennies dans les sociétés occidentales, les femmes du Guatemala sont en train de s’émanciper et d’acquérir une place de plus en plus importante dans toutes les sphères de la société. Elles participent de la sorte, elles aussi, d’une manière essentielle au développement du pays<a href="#_ftn1">[1]</a>.<span id="more-666"></span></p>
<p style="text-align: justify">Je vais ainsi, dans ce quatrième billet, m’intéresser au rôle de la femme dans le développement et à l’émancipation de la femme, plus particulièrement au Guatemala. J’étudierai la situation des femmes guatémaltèques et j’illustrerai, par l’exemple d’une coopérative artisanale, leur contribution au développement. Je vais ensuite présenter brièvement le portrait d’une femme du Guatemala qui est un grand modèle pour le développement et la lutte pour les droits de la personne dans son pays et dans le monde: Rigoberta Menchú Tum.</p>
<p style="text-align: justify">Puisque est abordée ici la notion de développement, il est intéressant de s’attarder quelque peu aux postulats féministes en la matière. Dans cette lignée idéologique, la chercheuse Andrée Michel, ayant étudié entre autres la situation féminine en Amérique latine, propose que nous voyions le développement en rapport avec la femme comme un concept bien au-delà de la croissance économique. Elle dénonce l’invisibilité de la femme dans la participation au développement, puisque celle-ci est souvent dénuée d’une création de profit. Toutefois, la contribution féminine à la société, par exemple dans la sphère politique et sociale, serait absolument nécessaire au développement. Dans un esprit néo-marxiste, elle affirme que c’est d’abord en travaillant sur l’équité homme-femme et en démystifiant le discours sexiste que nous arriverons à  «libérer» les classes exploitées et permettre un développement plus intégré<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Du côté du Guatemala, les femmes ont longtemps été victimes d’oppression et de soumission à l’homme. Bien qu’elles soient de plus en plus présentes sur le marché du travail et qu’elles commencent à réclamer l’équité des sexes, elles auraient pourtant toujours peu de pouvoir d’autorité et de gestion financière dans la famille selon la chercheuse en études féministes Marion W. Carter<a href="#_ftn3">[3]</a>. Le modèle patriarcal et d’inégalité, relié à des facteurs ethniques et religieux, serait fondamentalement implanté dans la société guatémaltèque, ce qui rend l’émancipation féminine difficile. Néanmoins, il ne faut pas qu’y voir du pessimisme. Carter observe aussi un renforcement féministe et d’équité en corrélation avec l’implication des femmes dans l’économie et la politique du pays. D’un autre côté, elle constate un dévouement grandissant des pères de famille dans des sphères réservées traditionnellement aux femmes<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">La participation économique et politique des femmes guatémaltèques est ainsi synonyme de contribution au développement du pays. Elle se reflète dans des actions diverses, dont la formation de coopératives féminines dans lesquelles elles travaillent ensemble et partagent les profits pour le bien-être de leur communauté, y compris les hommes et les enfants. Personnellement, j’ai pu observer les activités d’une coopérative d’artisanat équitable, <em>Flor del Campo</em>, dans le village de Patzaj où je suis allée en 2005. Les femmes qui font partie de cette coopérative, membre de l’association de femmes mayas <em><a href="http://tejidosguadalupe.org/quienes_s_eng.html">Tejidos Guadalupe</a>,</em> tissent des vêtements et accessoires pour les revendre entre autres au Canada, en Allemagne, aux États-Unis et en Espagne<a href="#_ftn5">[5]</a>. De plus en plus connues, on peut même les voir dans une <a href="http://www.youtube.com/watch?v=jFOP-pmUeOo">vidéo sur internet</a> chantant leur hymne personnel qui reflète leur grande solidarité et leur dévouement à leur communauté et leur travail. On comprend que la solidarité entre ces femmes leur permet de développer un plus grand sentiment d’appartenance, d’obtenir un certain pouvoir dans la communauté et de vaincre l’isolement.</p>
<p style="text-align: justify">Il serait impossible de parler de femmes du Guatemala sans mentionner la célèbre Rigoberta Menchú Tum, récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en 1992. En plus d’avoir promu la situation de la femme au Guatemala par l’exemple qu’elle représente dans la société, Mme Menchú a lutté au cours des années 1980 contre l’oppression militaire et les droits bafoués des indigènes paysans, surtout en ce qui concerne le droit à la terre<a href="#_ftn6">[6]</a>. Rigoberta Menchú Tum, à l’âge de 51 ans, s’occupe aujourd’hui d’une fondation qui agit dans le sens de la lutte à laquelle elle s’est vouée toute sa vie. Pour en connaître plus sur la Fondation Rigoberta Menchú Tum et les projets proposés de développement et de lutte pour le respect des droits fondamentaux, visitez le <a href="http://www.frmt.org/en/">http://www.frmt.org/en/</a> .</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-667 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/04/rigoberta_menchu.jpg" alt="rigoberta_menchu" width="240" height="301" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo : <a href="http://rogerhollander.files.wordpress.com/2009/03/rigoberta_menchu.jpg">http://rogerhollander.files.wordpress.com/2009/03/rigoberta_menchu.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">En somme, la femme est aujourd’hui un élément important dans le développement, d’autant plus qu’elle gagne en importance sur le marché du travail et sur la scène politique. On ne peut plus ignorer la contribution féminine au développement parce qu’elle est aujourd’hui omniprésente et essentielle. La femme guatémaltèque réussit par exemple graduellement à s’émanciper et à faire sa place dans la société, probablement grâce à un élément des plus importants : la solidarité. Il aurait aussi été très intéressant d’explorer plus précisément comment les femmes guatémaltèques s’impliquent dans le milieu politique, mais une chose est certaine, Rigoberta Menchú Tum est un exemple à suivre pour des milliers de femmes du Guatemala et d’ailleurs, qui désirent montrer ce dont elles sont capables et se battre pour leurs droits.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Carter, Marion W. 2002. « ‘Because He Loves Me’: Husbands’ involvement in Maternal Health in Guatemala ». <em>Culture, Health &amp; Sexuality</em> 4 (no. 3): 259-279.</p>
<p>Carter, Marion W. 2004. « Gender and Community Context: An Analysis of Husbands’ Household Authority in Rural Guatemala » <em>Sociological Forum</em> 19 (no. 4) : 633-652.</p>
<p>Michel, Andrée. 1988. « Femmes et développement en Amérique latine et aux Caraïbes » <em>Recherches féministes</em> 1 (no. 2) : 19-38.</p>
<p>Tejidos Guadalupe. 2010. « What We Do? » En ligne.   <a href="http://tejidosguadalupe.org/que_hacemos_eng.html">http://tejidosguadalupe.org/que_hacemos_eng.html</a> (page consultée le 3 avril 2010).</p>
<p>The Nobel Foundation. 1992. « Rigoberta Menchú Tum: Biography » En ligne. <a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/1992/tum-bio.html">http://nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/1992/tum-bio.html</a> (page consultée le 3 avril 2010).</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Carter (2002), p. 276.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Michel, p. 35.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Carter (2004), p. 649.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Carter (2002), p. 262.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Tejidos Guadalupe, en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> The Nobel Foundation, en ligne.</p>
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		<item>
		<title>VIOLENCE ET PAUVRETÉ À GUATEMALA CITY :  CONTRECOUPS DU DÉVELOPPEMENT URBAIN</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 18:17:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Guatemala City]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisation]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Paméla Blais
Mon dernier billet avait pour thème le développement communautaire pratiqué dans de petits villages mayas au Guatemala. Or, ce pays en voie d’industrialisation fait aussi face à un exode rural de plus en plus important vers les villes, principalement vers la capitale Guatemala City qui compte plus de 11 millions d’habitants[1]. Cette expansion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Paméla Blais</strong></p>
<p style="text-align: justify">Mon dernier billet avait pour thème le développement communautaire pratiqué dans de petits villages mayas au Guatemala. Or, ce pays en voie d’industrialisation fait aussi face à un exode rural de plus en plus important vers les villes, principalement vers la capitale Guatemala City qui compte plus de 11 millions d’habitants<a href="#_ftn1">[1]</a>. Cette expansion urbaine est sans doute le fruit de l’industrialisation et du développement économique et représente un élément essentiel dans le processus de transition vers la modernité comme l’aurait proposé Walt W. Rostow<a href="#_ftn2">[2]</a>.<span id="more-662"></span></p>
<p style="text-align: justify">Pourtant, l’augmentation de la population dans les villes n’a pas que des effets positifs sur la société guatémaltèque et celle de bien d’autres pays latino-américains. On remarque en fait dans nombreux de ces États une forte hausse de la criminalité, de la violence et de l’insécurité publique dans les grandes villes, concentrée dans les quartiers les plus défavorisés<a href="#_ftn3">[3]</a>. Il semble qu’au lieu d’avoir incité à la modernisation, l’urbanisation aurait plutôt encouragé un sous-développement. Nous nous sommes donc interrogés pour la rédaction de ce billet sur cette problématique de violence et de sous-développement urbain et sur les solutions diverses pouvant y être apportées.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-663 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/04/billet-3-photo-1.jpg" alt="Guatemala Election Violence" width="610" height="406" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: <a href="http://www.daylife.com/photo/002Jdnr9RkgX1">http://www.daylife.com/photo/002Jdnr9RkgX1</a></p>
<p style="text-align: justify">De nos jours, le Guatemala urbain fait effectivement partie d’une région des plus violentes du monde où, d’après un sondage de <em>Latinbarometro</em> de 1996, 67% des citoyens de la ville auraient au moins un membre de leur famille qui aurait été victime d’un assaut, d’une agression ou d’un autre genre de crime<a href="#_ftn4">[4]</a>. Certains voisinages, ou plutôt des banlieues aux allures de bidonvilles, font aussi face à de graves problèmes de pauvreté, d’accès aux ressources telles que l’eau et l’électricité, à l’inégalité, à la délinquance et à la faiblesse des établissements d’éducation et de santé<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">La violence et le crime présents au pays mènent inévitablement, selon le politicologue Orlando J. Pérez, à un sentiment d’insécurité sociale et à la fragilisation de la démocratie. Ce phénomène serait en grande partie attribuable à la militarisation de l’État, au manque de ressources et à la corruption de la police, de l’armée et du gouvernement. Après le conflit armé des années 1980-1990, des accords pour la démilitarisation de l’État avaient été signés. Toutefois, l’armée est toujours présente dans les rues de Guatemala, portant armes prêtes à l’utilisation, afin de garantir cette sécurité publique qui ne semble pas pour autant être assurée. En fait, l’armée contribue elle-même à propager cette insécurité chez les citadins, et le taux de criminalité n’en est pas moins diminué<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-664 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/04/billet-3-photo-2.jpg" alt="Guatemala Violence" width="341" height="512" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: <a href="http://newshopper.sulekha.com/guatemala-violence_photo_624968.htm">http://newshopper.sulekha.com/guatemala-violence_photo_624968.htm</a></p>
<p style="text-align: justify">Afin de pallier à cette situation d’instabilité et de criminalité urbaine ainsi que de parvenir à un réel développement social, Pérez propose quelques solutions se rapprochant à l’idée d’un développement par le haut. Il souligne entre autres la nécessité que l’État intervienne en adoptant des politiques de sécurité publique non-militaires et des réformes judiciaires basées sur de fortes valeurs démocratiques ainsi que l’établissement de meilleures relations entre les communautés urbaines elles-mêmes<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Par contre, l’auteur ne s’attarde pas à l’intervention de différents acteurs sociaux, tels que les Organisations internationales (OI) ou les Organisation non-gouvernementales (ONG), qui peuvent aussi participer à l’amélioration des conditions de vie en ville et à la baisse de la criminalité. Par exemple, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) a décidé de s’impliquer activement au Guatemala, dans un <a href="http://www.unodc.org/unodc/en/frontpage/2010/March/unodc-assists-guatemala-to-fight-organized-crime.html">programme spécial</a> lancé en mars 2010, dans la lutte contre le crime organisé, la corruption, la pauvreté, le trafic humain et d’autres problèmes urbains liés selon les experts des Nations unies à la gouvernance inefficace du pays<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Dans un ordre d’idées similaire, la chercheuse Emily Grant met l’accent sur la gravité de la pauvreté et de l’inégalité dans le sous-développement des banlieues de Guatemala City. Plusieurs communautés urbaines, dont celles de La Verbena et Ciudad Real, présentent effectivement des conditions d’extrême pauvreté où l’accès au travail et l’amélioration des conditions de vie est très difficile<a href="#_ftn9">[9]</a>. L’auteure propose de son côté des solutions au problème plus centrées dans le milieu et, contrairement à Pérez, de développement par le bas.</p>
<p style="text-align: justify">Un peu dans la même logique que pour les communautés rurales mayas, Grant propose une participation active des membres des communautés urbaines dans l’élaboration de projets de développement. Ces citoyens devront travailler main dans la main avec des institutions de l’État telles que FOGUAVI (Fondo Guatemalteco para Viviendas), le fonds guatémaltèque pour le logement, ainsi que des ONG, des OI et même des partis politiques qui offrent leur aide en échange de support électoral<a href="#_ftn10">[10]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’auteure conclue néanmoins que ces stratégies communautaires ne se substituent pas à de bonnes politiques sociales et économiques pour assurer un environnement de vie meilleur. La situation dans les communautés urbaines défavorisées aurait en fait peu été améliorée depuis la mise en place de tels projets. Grant soutient toutefois qu’une fois l’acquisition d’une volonté politique, d’une cohésion entre les citoyens et les autres acteurs et d’un certain degré de sécurité, le développement communautaire sera beaucoup plus efficace<a href="#_ftn11">[11]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En somme, l’éradication ou du moins l’amélioration du sous-développement urbain au Guatemala relié à la violence et à la pauvreté est actuellement peu probable, étant donné l’inefficacité de l’État guatémaltèque. Peu importe la stratégie de développement adoptée, il semble que ce soit au gouvernement de faire sa part des choses, en réalisant l’ampleur du phénomène et en mettant sur pied des politiques et réformes sociales s’attaquant au cœur du problème. Encore là, on peut se demander si ce n’est pas le gouvernement même qui a d’abord besoin d’être réformé afin de devenir plus transparent et efficace.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Grant, Emma. 2002. « Social Capital and Community Strategies: Neighbourhood Development in Guatemala City ». <em>Development and Change </em>32 (no. 5): 975-997.</p>
<p>Pérez, Orlando J. 2003. « Democratic Legitimacy and Public Insecurity: Crime and Democracy in El Salvador and Guatemala ». <em>Political Science Quarterly</em> 118 (no. 4): 627-644.</p>
<p>Rostow, Walt W. 1975. « Les cinq étapes de la croissance ». <em>Les étapes de la croissance économique</em>. Paris : Seuil, chapitre 2 : 13-32.</p>
<p>United Nations Office on Drugs and Crime. 2010. « UNODC assists Guatemala to tackle organized crime ». En ligne. <a href="http://www.unodc.org/unodc/en/frontpage/2010/March/unodc-assists-guatemala-to-fight-organized-crime.html">http://www.unodc.org/unodc/en/frontpage/2010/March/unodc-assists-guatemala-to-fight-organized-crime.html</a> (page consultée le 31 mars 2010).</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Grant, p.979.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Rostow, p.21</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Pérez, p.636.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Pérez, p.636-637.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Grant, p.980.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Pérez, p.631.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Pérez, p. 643.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> United Nations Office on Drugs and Crime, en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Grant, p.980.</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a>Grant, p.986-991.</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a>Grant, p.995.</p>
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		</item>
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		<title>LE DEVELOPPEMENT SUR TRAME DE CRISE HUMANITAIRE : LE CAS DU DARFOUR</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 13:41:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Crise humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Darfour]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Laura Hébert
Le Darfour, région abritant environ 23 % de la population soudanaise[i], est, depuis 2003, le théâtre d’une guerre civile des plus meurtrières dont résulte une grave crise humanitaire. Les origines du conflit ne sont pas récentes et les causes sont nombreuses : climatique, démographique, propriété des terres et anciens conflits non résolus complètement. Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Laura Hébert</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le Darfour, région abritant environ 23 % de la population soudanaise<a href="#_edn1">[i]</a>, est, depuis 2003, le théâtre d’une guerre civile des plus meurtrières dont résulte une grave crise humanitaire. Les origines du conflit ne sont pas récentes et les causes sont nombreuses : climatique, démographique, propriété des terres et anciens conflits non résolus complètement. Les affrontements se déroulent entre une milice de rebelles et l’armée gouvernementale. L’ONU estime que depuis février 2003, plus de 300 000 personnes ont perdu la vie, à cause du conflit que certains qualifieront de génocide. En outre, plus de 2 millions de personnes ont été forcées de quitter leur foyer<a href="#_edn2">[ii]</a>.<span id="more-654"></span></p>
<p style="text-align: justify">La réponse à la crise est assez lente à venir, il semble que la communauté internationale n’a pas retenu les leçons à tirer du génocide rwandais<ins datetime="2010-04-02T10:44" cite="mailto:Kheira%20Issaoui-Mansouri">,</ins> soit de ne pas attendre que la situation soit à son paroxysme avant d’intervenir. C’est notamment la pression causée par la publication d’images-chocs du conflit qui poussera la communauté internationale à réagir. Cependant, le fait que l’État soit directement impliqué dans le conflit et que de graves violations des droits de l’homme ainsi que des actes criminels soient commis avec sa complicité et souvent sous son contrôle rend le règlement de la crise, l’aide humanitaire et le développement subséquent très ambigus. Dans ce billet, nous tenterons donc de voir, comment le développement peut s’orchestrer avec trame de fond la crise du Darfour. Peut-il réellement jouer un rôle reconstructeur tant que les armes tirent toujours ? Que faut-il transformer pour améliorer le sort de la population darfourienne ? Voilà les questions auxquelles ce billet tentera d’adresser une réponse.</p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord, il est évident que le développement peine à trouver sa place en sol darfourien. Est-ce que mettre fin à la souffrance du peuple  doit avoir préséance sur la résolution des causes profondes du conflit ? Les deux options sont interdépendantes ; si on priorise l’aide humanitaire, le conflit demeurera récurrent, alors que si on règle les causes primaires de la crise, les gens continueront d’avoir faim et de vivre dans la misère. Le développement du Darfour représente une clé pour la paix de la région, alors que la paix facilitera grandement le développement. Il est donc ardu dans ce cas de faire la part des choses. Surmonter la crise doit donc se faire sur deux avenues différentes, soit le retour à une paix durable et la reconstruction de la région qui passera par son développement.</p>
<p style="text-align: justify">Bien qu’une force militaire conjointe des Nations Unies et de l’Union Africaine, l’UNAMID, soit sur place depuis la résolution 1769 du Conseil de Sécurité, en juillet 2007, « dont l’efficacité a plusieurs fois été mise en doute<a href="#_edn3">[iii]</a> » nous nous attarderons plutôt aux aspects économiques et politiques de la reconstruction de la région.</p>
<p style="text-align: justify">L’auteur Al-Tayib Zain Al-Abdin établit, dans un chapitre d’ouvrage collectif une série de recommandations pertinentes pour le développement darfourien. Il insiste sur le fait que le rétablissement de l’économie est primordial pour la résolution du conflit. Il suggère entre autres que l’agriculture soit modernisée et qu’une commission se penche sur le droit de propriété de la terre. Les recommandations d’Al-Abdin suivent les propositions émanant de la théorie de la modernisation de Rostow<a href="#_edn4">[iv]</a>, puisqu’en résumé ce qu’il propose c’est de moderniser la société archaïque qu’est le Darfour en développant son économie. La diversification des ressources, des moyens de subsistance et des investissements sont également des mesures devant être prises, afin de rendre le territoire attractif à l’introduction de nouvelles entreprises. Il propose également l’électrification des zones rurales. L’aspect humanitaire ne doit pas être laissé en suspens, il faut sécuriser les populations, réinstaller les réfugiés et mettre en place des programmes de soins physiques et psychologiques ainsi que d’éducation. Au niveau social, il est important de miser sur l’identité commune darfourienne pour tenter d’unifier le peuple. <a href="#_edn5">[v]</a></p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, un des obstacles les plus importants à toutes ces belles propositions d’initiative de développement réside dans l’ineffectivité du gouvernement soudanais. Il est difficile de tenter de reconstruire le pays quand le gouvernement prend part aux hostilités. La pratique montre que pour être efficace le développement doit avoir un visage humain, c’est-à-dire que les gouvernements locaux doivent être impliqués dans les processus de reconstruction, ce qui est loin d’être le cas au Darfour. Le gouvernement soudanais doit être assez fort pour stabiliser la région, pour y assurer la sécurité des civils et pour stopper la désintégration sociale, ce à quoi il ne parvient malheureusement pas. Le gouvernement soudanais présente donc une embûche au développement du Darfour.</p>
<p style="text-align: justify">Par ailleurs, l’expulsion de dizaines d’ONGs qui a suivi l’émission d’un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale contre Omar Al-Bashir, le Président soudanais, démontre également que la justice internationale n’est pas toujours compatible avec le développement. La population du Darfour étant grandement dépendante de l’aide humanitaire, une crise humanitaire encore plus grande aurait pu naître<a href="#_edn6">[vi]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, la crise du Darfour mène la vie dure au développement. Développer dans un contexte d’instabilité et de crise, sans gouvernement détenant l’autorité centrale, est chose pratiquement impossible. La situation reste trouble, la paix demeure incertaine, le temps fait son œuvre et le développement attend son tour, mais, au Darfour, des millions de gens continuent de souffrir en silence…</p>
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<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Al-Abdin, Al-Tayib Zain. 2009. «A civil society approach to the Darfur crisis». Dans Hassan<ins datetime="2010-04-02T11:01" cite="mailto:Kheira%20Issaoui-Mansouri">., <span style="color: #000000">Salah M. et Carina E. Say, dir. 2009. <em>Darfur and the crisis of governance in Sudan : a</em></span></ins></p>
<p><em> critical reader</em>. Netherland: Cornell University Press et Prince Claus Fund Library<ins datetime="2010-04-02T11:01" cite="mailto:Kheira%20Issaoui-Mansouri">.</ins></p>
<p><span style="text-decoration: underline"> </span></p>
<p>Berthemet Tanguy. 2009. « Darfour : Béchir joue l’opposition Nord-Sud » <em>Le Figaro</em> (Paris) 6 mars. En ligne. <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/03/07/01003-20090307ARTFIG00227-darfour-bechir-joue-l-opposition-nord-sud-.php">http://www.lefigaro.fr/international/2009/03/07/01003- 20090307ARTFIG00227-darfour-       bechir-joue-l-opposition-nord-sud-.php</a> (page consultée le 27 mars 2010)</p>
<p>Lévesque, Claude. 2010. « Espoir de paix au Darfour : Khartoum et les rebelles du JEM signent une trève ». Le Devoir (Montréal), 24 février. En ligne.</p>
<p>http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/283768/espoir-de-paix-au-darfour  (page consultée le 27 mars 2010)</p>
<p>Rostow, Walt W. 1975. <em>Les étapes de la croissance économique. </em>Paris : Seuil.</p>
<p>Slim, Hugo. 2004. «Dithering over Darfur? A Preliminary Review of the International Response». <em>International Affairs</em><em> </em><em>(Royal Institute of International Affairs 1944-)</em> 80<ins datetime="2010-04-02T11:00" cite="mailto:Kheira%20Issaoui-Mansouri">:</ins> 811-828.</p>
<p><em> </em></p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Al-Tayib Zain Al Abdin, p. 339.</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> Claude Lévesque, en ligne.</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Claude Lévesque, en ligne.</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Rostow, 1975.</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Al-Tayib Zain Al Abdin, p. 341-43.</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Tanguy Berthemet, en ligne.</p>
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		</item>
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		<title>LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE LA RDC</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2010/04/11/le-developpement-economique-de-la-rdc/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 03:51:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Investissements]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Sydney Taylor-Wingender
 
Selon John Bray, spécialiste en reprise économique post-conflictuelle, il va sans dire que tout pays visant le dépassement de la dépendance à l’aide post-conflictuelle nécessite un secteur privé actif, équitable et profitable (Bray 2009, 1). Le passé mouvementé de la République Démocratique du Congo (RDC) demeure un facteur incontournable lorsqu’il vient le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Sydney Taylor-Wingender</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">Selon John Bray, spécialiste en reprise économique post-conflictuelle, il va sans dire que tout pays visant le dépassement de la dépendance à l’aide post-conflictuelle nécessite un secteur privé actif, équitable et profitable (Bray 2009, 1). Le passé mouvementé de la République Démocratique du Congo (RDC) demeure un facteur incontournable lorsqu’il vient le temps de traiter du développement dans cette région. Certains, comme Bray, nous laissent croire que l’aide étrangère, les investissements privés et un développement basé sur la croissance économique sont les ingrédients de la paix en RDC. D’autres prendraient en compte le rôle des intérêts étrangers liés aux transferts financiers, en soulignant, entre autres, la manipulation du secteur privé par les États-Unis, entre autres. En prenant en compte la situation actuelle, l’importance accordée aux investissements étrangers est-elle une solution prometteuse ou un alibi couvrant le rôle des intérêts économiques américains? Nous allons, dans un premier temps, étudier les prescriptions économiques qui ont déjà été proposées par les spécialistes en ce qui concerne la remise sur pied politique de la RDC. Par la suite, nous aborderons les réalités sous-tendues à ce phénomène, notamment les réseaux occidentaux impliqués dans le développement du pays, pour découvrir en quoi les investissements étrangers ont mené la RDC à sa perte.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-642"></span></p>
<p style="text-align: justify">Dans son article « The Role of Private Sector Actors in Post-war Recovery », John Bray souligne ceci : « private sector development can alleviate some post-conflict problems, and no lasting economic recovery is possible without it » (Bray 2009, 22). Ainsi, quoique ses effets ont une limite, le rôle des investissements étrangers dans le secteur privé congolais est un outil nécessaire au développement économique. Bray rajoute que les enjeux privés doivent être pris en compte par les décideurs politiques à chaque étape de la prise de décisions, tout en rappelant qu’un secteur privé fonctionnel mène à la prospérité économique, ce qui, en fin de compte, limite les risques de la reprise des hostilités (Bray 2009, 2). Tout semble indiquer que les investissements privés, internes et externes, fournissent une solution viable pour le développement de la RDC. À présent, voyons les limites de cette approche en soulignant le rôle des intérêts occidentaux et américains.</p>
<p style="text-align: justify">Alors que la CIA a soutenu le coup d’État de Mobutu en 1965 et qu’elle fut d’une grande aide lors de son ascension vers la dictature, les États-Unis ont grandement bénéficié du règne de ce dernier (Gibbs 1991, 165), alors que ses politiques favorisaient l’insertion dans l’économie congolaise des capitaux américains. Cela dit, comment peut-on expliquer la relation économique étroite entre les États-Unis et la RDC alors que la Belgique, son ancien colonisateur, y exerçait une influence notable? Le professeur en science politique à l’Université de l’Arizona David N. Gibbs affirme que la montée des intérêts anticoloniaux en RDC depuis les dernières années a permis d’intégrer ce pays dans la sphère d’influence des Américains (Gibbs 1991, 194). Est-il légitime de croire que ce phénomène traduit un nouveau type de néocolonialisme, augurant une perte des ressources économiques de la part de la classe politique congolaise aux dépens des acteurs occidentaux? Selon les propos d’Honoré Nzambo, ancien conseiller en matière de sécurité du président Mobutu, on pourrait attribuer le désordre politique au rôle des multinationales américaines.</p>
<p style="text-align: justify">Ces puissances financières multinationales, disposant aussi d’importants moyens militaires, arrivent à imposer leur volonté à des gouvernements. Elles parviennent à prendre possession des États au moyen des rébellions et tentent de remodeler les pays en créant de nouveaux États comme dans les Balkans. Elles essaient d’en faire autant en Afrique Centrale en cherchant à abolir l’ordre politique africain issu de la Conférence de Berlin de 1885 (Nzambo 2004, 227-228).</p>
<p style="text-align: justify">La situation actuelle se résume donc ainsi : les Américains ont substitué le rôle des Belges, et leurs firmes sont responsables de plusieurs bouleversements politiques et économiques dans la région, tels que l’accaparement des ressources naturelles et l’imposition de politiques sociales défavorables aux travailleurs, comme le démontre <a href="http://saoti.over-blog.com/article-neocolonialisme-comment-les-creanciers-decident-en-rdc-39935089.html">cet article</a>. Alors que John Bray favorise les investissements dans le secteur privé, menant à l’insertion économique de firmes multinationales, il a été prouvé empiriquement que de tels investissements, du moins de la part d’acteurs extérieurs, furent un échec désastreux (Gibbs 1991, 194).</p>
<p style="text-align: justify">Que pouvons-nous conclure? Alors que, de prime abord, les investissements dans le secteur privé semblent être un facteur de paix et de développement, l’historique récent de la RDC prouve le contraire. Ces investissements, propulsés par des intérêts majoritairement américains, ont causé la perte de la structure déjà fragile du système politique congolais. Quel diagnostic pouvons-nous proposer? John Bray nuance ses propos en concluant la chose suivante : « private sector actors are neither the source of all ills nor the solution to all dilemmas. […] Skilful economic initiatives can support—but not replace—the political process » (Bray 2009, 22). La réponse se retrouve dans la deuxième phrase : les investissements et le secteur privé ne peuvent substituer le processus politique. Alors que le rôle du secteur privé est important, il n’est pas aussi parfait qu’on pourrait le croire. Ainsi, les investisseurs extérieurs et des firmes multinationales doivent à tout prix se subordonner aux exigences politiques des élus congolais; sans quoi les conflits politiques au Congo se perpétueront.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Bray, John. 2009. « The role of private sector actors in post-conflict recovery ». <em>Conflict, <span style="font-style: normal"><em>Security &amp; Development</em> 9 (avril) : 1-26.</span></em></p>
<p>Gibbs, David N. 1991. <em>The Political Economy of Third World Intervention : Mines, Money, and <span style="font-style: normal"><em>U.S. Policy in the Congo Crisis. </em>Chicago : The University of Chicago Press.</span></em></p>
<p>Nzambo, Honoré Ngbanda. 2004. <em>Crimes Organisés en Afrique Centrale : Révélations sur les <span style="font-style: normal"><em>réseaux rwandais et occidentaux</em>. Paris : Éditions Duboiris.</span></em></p>
<p>Vivien, Renaud et Damien Millet. 2009. <em>Néocolonialisme : Comment les créanciers décident en <span style="font-style: normal"><em>RDC</em>. En ligne. <span style="text-decoration: underline">http://saoti.over-blog.com/article-neocolonialisme-comment-les-</span></span></em></p>
<p><span style="text-decoration: underline">creanciers-decident-en-rdc-39935089.html</span> (page consultée le 6 avril 2010).</p>
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		<title>GUERRE ET DÉVELOPPEMENT EN  RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 13:53:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Sydney Taylor-Wingender
La République Démocratique du Congo (RDC), fait face, encore aujourd’hui, à plusieurs obstacles en ce qui concerne son développement social et économique. L’espoir d’un Congo prospère fut le rêve de plus d’un.Lumumba, le principal leader de l’indépendance nationale de 1960, voulait un Congo uni dans une pluralité culturelle, un Congo où chaque Congolais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Sydney Taylor-Wingender</strong></p>
<p style="text-align: justify">La République Démocratique du Congo (RDC), fait face, encore aujourd’hui, à plusieurs obstacles en ce qui concerne son développement social et économique. L’espoir d’un Congo prospère fut le rêve de plus d’un.Lumumba, le principal leader de l’indépendance nationale de 1960, voulait un Congo uni dans une pluralité culturelle, un Congo où chaque Congolais put s’exprimer librement dans sa langue maternelle, un Congo où les nationaux devraient écrire leur propre histoire, avec autonomie (Kachelewa 2001, 80).<span id="more-618"></span></p>
<p style="text-align: justify">Les conflits qui ont marqué l’histoire congolaise remontent jusqu’à l’époque coloniale. Alors que la guerre semble y être un problème chronique, le développement reste, pour plusieurs, la solution à tous ces maux. Nous pouvons donc nous poser cette question : est-ce que le développement pourrait être un remède aux récurrents conflits armés en RDC? Nous commencerons donc par affirmer en quoi le développement pourrait être un remède à la violence. Par la suite, à travers différents éléments, dont l’unité d’analyse de la violence, l’ethnicité et le territoire, nous déterminerons les nouveaux défis auxquels fait face le développement dans la région.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-619 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/04/Untitled2.jpg" alt="Untitled2" width="401" height="297" /></p>
<p style="text-align: center">Un enfant soldat en RDC</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.itnewsafrica.com/wp-content/uploads/drc_war.jpg">http://www.itnewsafrica.com/wp-content/uploads/drc_war.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Dans leur article traitant du phénomène de la reprise économique post-conflit, Flores et Nooruddin arrivent à plusieurs conclusions en ce qui concerne les politiques nécessaires aux périodes suivant un conflit armé. Leur thèse principale, soutenue par de nombreuses analyses statistiques, est l’affirmation qui suit : « our analysis, consistent with that of Collier and his World Bank team (2003), indicates that countries that do not recover economically within one year face dramatically lower odds of avoiding further violent conflict » (Flores et Nooruddin 2009, 22). Ils soutiennent également que l’aide étrangère est plus efficace lorsqu’elle est acheminée dans une période suivant un conflit armé (Flores et Nooruddin 2009, 23). Ces conclusions prouvent donc que, parmi plusieurs facteurs, le développement économique joue un rôle important dans la prévention de conflits armés. Cela dit, plusieurs nouveaux enjeux rendent cette tâche de plus en plus ardue.</p>
<p style="text-align: justify">Depuis les dernières années, l’étude des conflits armés en RDC et en Afrique subsaharienne a changé d’unité d’analyse : « dans tous les cas, la violence a cessé d’être un monopole de l’État. Elle est désormais accessible à toutes les catégories populaires, en particulier aux groupes marginalisés » (Maindo 2007, 21). Cette citation nous laisse donc croire que la question de la violence ne peut être réglée par des moyens formels, puisque les acteurs impliqués font de plus en plus partie du secteur informel. Ce premier aspect nous montre que, même si le développement peut opérer dans un tel contexte, la tâche s’en retrouve tout de même fortement complexifiée. Un second aspect, celui de l’ethnicité, se rattache à une dimension encore plus délicate. Jean-François Hugo, spécialiste de l’Afrique centrale pour l’Union Européenne, aborde la résurgence de l’ethnie en RDC comme étant une « référence identitaire indépassable dans le paysage politique congolais » et ajoute que « la multiplication des partis politiques, leur absence de programme et le désarroi lié à la paupérisation de la population font de l’ethnie un point d’ancrage auquel les électeurs peuvent se référer » (Hugo 2006, 113). L’unification politique est donc difficilement envisageable dans un contexte où le premier référent identitaire est l’ethnie, et non l’État. Dans cette situation, un développement économique est peu probable. Le troisième aspect, celui du territoire, est également élaboré par Jean-François Hugo. Il affirme que les conflits auxquels font face la RDC sont désormais interreliés à ceux auxquels font face le Rwanda et l’Ouganda. « Les dynamiques conflictuelles en RDC sont étroitement interdépendantes de celles qui minent l’ensemble de la région des Grands-Lacs » (Hugo 2006, 115). Autrement dit, on ne peut aborder le sujet de la violence au Congo sans y intégrer des éléments exogènes, provenant des pays voisins. Ce nouvel aspect rend l’analyse de la reprise post-conflit d’autant plus embrouillée. Pour tout dire, l’informalisation des conflits armés, l’ethnicisation des référents identitaires et l’interdépendance des conflits dans la région des Grands-Lacs représentent de nouveaux défis auxquels doit faire face le développement de la République Démocratique du Congo.</p>
<p style="text-align: justify">Pour terminer, nous avons vu que le développement économique reste un remède efficace contre la récurrence des conflits armés en RDC. Nous avons également vu que les nouveaux réseaux informels, l’ethnicisation du politique et l’interdépendance régionale des conflits rendent la tâche du développement plutôt ardue. Cela dit, la violence qui a marqué l’histoire congolaise se doit d’être perçue comme un message. Tout comme l’affirme Alphonse Maindo, « cette violence multiforme n’est pas absurde ni même gratuite. Elle suit les logiques des acteurs, et, de ce fait, elle est porteuse elle est porteuse de messages sociaux et politiques » (Maindo 2007, 291).</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: justify">Flores, Thomas Edward et Irfan Nooruddin. 2009. « Democracy under the Gun Understanding Postconflict Economic Recovery ». <em>Journal of Conflict Resolution</em> 53 (février): 3-29.</p>
<p style="text-align: justify">Hugo, Jean-François. 2006. <em>La République Démocratique du Congo : une guerre inconnue. <span style="font-style: normal">Paris : Éditions Michalon.</span></em></p>
<p style="text-align: justify">Katchelewa, Shimbi Kamba. 2001. <em>L&#8217;est du Congo-Zaïre : Uvira, aux sources d&#8217;une conscience <span style="font-style: normal"><em>rebelle</em>. Saint-Léonard : Éditions 5 Continents.</span></em></p>
<p style="text-align: justify">Maindo, Alphonse, dir. 2007. <em>Des conflits locaux à la guerre régionale en <span style="font-style: normal"><em>Afrique centrale : le Congo-Kinshasa oriental, 1996-2007</em>. Paris : L’Harmattan.</span></em></p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>LES BIOTECHNOLOGIES SAURONT-ELLES NOURRIR L’HUMANITÉ DU XXIÈME SIÈCLE?</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 16:50:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologies]]></category>
		<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité alimentaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Marie O’Neill
«1,5 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, à l’aube du XXIème siècle»[1]. Ces chiffres alarmants ne semblent vouloir souffler qu’un seul mot : agir et ce le plus rapidement et efficacement possible. C’est pourquoi, vers la fin du XIXème siècle, les biotechnologies ont fait leur apparition. La biotechnologie selon la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Marie O’Neill</strong></p>
<p style="text-align: justify">«1,5 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, à l’aube du XXIème siècle»<a href="#_ftn1">[1]</a>. Ces chiffres alarmants ne semblent vouloir souffler qu’un seul mot : agir et ce le plus rapidement et efficacement possible. C’est pourquoi, vers la fin du XIXème siècle, les biotechnologies ont fait leur apparition. La biotechnologie selon la définition de l’OCDE, est l’application des principes scientifiques et de l’ingénierie à la transformation de matériaux par des agents biologiques pour produire des biens et des services<a href="#_ftn2">[2]</a>. Elle est le résultat de l’inquiétude générale vis-à-vis des capacités de la planète à nourrir ses habitants. Les biotechnologies dans le domaine de la sécurité alimentaire sont souvent décrites comme «le miracle menant automatiquement à la voie du développement économique»<a href="#_ftn3">[3]</a>. Cependant ce petit bijoux de la science contemporaine est loin de faire l’unanimité et suscite aujourd’hui une grande polémique. Dans quelle mesure les biotechnologies peuvent-elles sauver l’humanité de demain? Quelles sont leurs avantages? Quelles sont leurs limites? Quelles sont les mesures mises en place dans le but de les encadrer et de circonscrire les dégâts déjà visibles aujourd’hui?<span id="more-612"></span></p>
<p style="text-align: justify">La théorie constructiviste d’Arturo Escobar sur la déconstruction du développement rappelant, par exemple, les enjeux que soulève la surpopulation vis-à-vis de la sécurité alimentaire explique parfaitement l’apparition des biotechnologies. En effet, le constructivisme explique comment la hausse de la productivité via le développement des techniques agricoles ainsi que la coopération au niveau international sont des éléments essentiels à la résolution des problèmes de la faim dans le monde. De fait, les biotechnologies suscitent des questions et des réflexions ainsi que des prises de position à propos de l’évolution de la productivité des systèmes de production, sur les formes d’organisation de l’économie mondiale agricole ainsi que de la place des nouvelles technologies dans le concept de développement<a href="#_ftn4">[4]</a>. Car si la révolution verte et l’amélioration génétique des plantes cultivées engendre de nombreuses critiques en raison notamment de la fragilité des écosystèmes, on ne peut nier les effets positifs en terme d’hausse globale de la production agricole. Par exemple, en Inde : En 1965, on produisait douze millions de tonnes de blé sur quatorze millions d’hectares. En 1990, on en produit cinquante-cinq millions sur vingt-trois millions d’hectares. Pour avoir une idée de l’impact de la technologie sur la production agricole il faut savoir qu’avec les rendements qu’on obtenait en Inde en 1965, il aurait fallu cultiver plus de quarante millions d’hectares<a href="#_ftn5">[5]</a>. On observe donc que les biotechnologies apportent des améliorations concrètes dans le domaine agricole en plus de tous les autres domaines qui entrent dans les politiques de développement (santé, productions industrielles et énergies).  «Il faut reconnaitre le caractère indispensable de ces techniques pour nourrir l’humanité du XXIème siècle»<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/04/blog2-photo1.jpg" alt="blog2-photo1" width="201" height="273" />(photo1 :http://www.epo.org/aboutus/events/archive/2007/biotechnology/biotechnology.jpg)</p>
<p style="text-align: justify">Néanmoins, les dérives socio-économiques que les biotechnologies sont susceptibles d’engendrer inquiètent les agents du développement. De ce fait, elles se développent malencontreusement dans une structure cartellisée. Or cette cartellisation va provoquer une hausse notoire de la dépendance ainsi que de marginalisation des économies tiers-mondistes en créant un régime mondial désavantageux. De surcroît, l’égoïsme des Firmes Multinationales (FMN) l’emportera sur la sauvegarde de l’environnement, sur les politiques raisonnables de développement durable. L’échec du modèle agricole de la révolution verte qui aggrave la relation de dépendance des pays du Sud envers les pays du Nord va également fomenter la crise de la dette ainsi que la dégradation des systèmes de production.</p>
<p style="text-align: justify">Le scénario catastrophe présenté dans le texte de N. Patrick Peritore se poursuit ensuite par une très possible crise économique mondiale entraînant de nombreuses catastrophes diverses s’abattant sur la planète bleue (désertification etc.) ainsi que sur la population humaine (faim, épidémies etc.)<a href="#_ftn7">[7]</a>. Les biotechnologiques, perçues comme bien stratégique de premier ordre sont sur le point de se transformer en centre de lutte politique pour l’hégémonie du marché mondial. Les préoccupations pour l’équité sociale, pour le respect des contraintes écologiques de l’environnement et de la durabilité de l’agriculture sont donc au rendez-vous.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi donc, des organisations internationales, comme la <a href="http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21334&amp;Cr=FAO&amp;Cr1">FAO</a> ont pris les choses en main ou tout du moins tentent de résoudre les problèmes liés à l’intégration des biotechnologies dans les marchés mondiaux. Car même si les problèmes sont urgents, on ne peut pas faire n’importe quoi et des réglementations sérieuses doivent être mises en place.  Tout d’abord, il faut donner de manière <em>sine qua none </em>de l’importance au «local». En effet, appliquer des solutions générales aux difficultés liées aux biotechnologies ne permet surement pas de trouver une issue valable, bien au contraire. Il faut apprendre à s’adapter aux contextes : prendre en compte le milieu (physique, biologique, humain : les richesses, les faiblesses et les potentialités). Il est également essentiel d’ajuster voir de créer des technologies qui vont de pair avec le milieu dans lequel on évolue<a href="#_ftn8">[8]</a>. De surcroît, une coopération entre les pays du Nord et ceux du Sud doit impérativement être établie. La convention du Gatt initie le mouvement dans ce domaine car œuvrer de concert semble être la base des initiatives internationales quant aux biotechnologies afin que «le progrès des uns ne fassent pas le malheur des autres»<a href="#_ftn9">[9]</a>. Finalement, les biotechnologies demeurent indispensables au mieux-être du monde de demain. La <a href="http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21334&amp;Cr=FAO&amp;Cr1">FAO</a> lui octroie le pouvoir de doubler la production vivrière d’ici 2050. Et si elles rencontrent certaines difficultés qu’on ne peut se permettre d’ignorer, ces dernières ont été identifiées et font désormais l’objet de maints efforts dans le but de les résorber.</p>
<p style="text-align: justify">Grâce à une politique d’aide au développement multiforme et rationnelle menée dans la coopération sur la scène internationale, les biotechnologies sont le secteur clé des années à venir étant donné la contribution qu’elles sont susceptibles d’apporter à l’autosuffisance alimentaire ainsi qu’à la qualité de vie des agriculteurs et des consommateurs. C’est un fait, correctement utilisées, les biotechnologies représentent le commencement de la fin de la faim.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Escobar, Eduardo. 1995. <em>«The problematization of poverty: the tale of three worlds and   development»</em>. Encountering development: the making and unmaking of the third  world. Princeton: Princeton University press.</p>
<p>Lepoivre, Philippe. «Les biotechnologies végétales appropriées dans le contexte du dialogue Nord-Sud». En ligne.<br />
<a href="http://www.fsagx.ac.be/pp/Actualit%3Fs/Les%20biotechnologies%20et%20le%20dialogue%20Nord%20Sud.htm">http://www.fsagx.ac.be/pp/Actualit%3Fs/Les%20biotechnologies%20et%20le%20dialogue%20Nord%20Sud.htm</a> (page consultée le 2 février 2010)</p>
<p>OCDE. 2004. <em>Les biotechnologies au service d’une croissance et d’un développement  durable</em>. Paris : Éditions de l’OCDE. En ligne.</p>
<p><a href="http://docs.google.com/viewer?a=v&amp;q=cache:O9ro_qgGuSYJ:www.oecd.org/dataoecd/60/41/23536385.pdf+les+biotechnologies&amp;hl=fr&amp;gl=fr&amp;pid=bl&amp;srcid=ADGEESjChuCsH2BomHB2PxCAG2JPDDwPOTyNwtWrIZXvU_Sb2fikhPUr-GVztyZxFPR7rlWvdm9AKK8pljbl0XkPqTqI5r2AH3hKBetEZb6AcYuyBR">http://docs.google.com/viewera=v&amp;q=cache:O9ro_qgGuSYJ:www.oecd.org/dataoecd/60/41/23536385.pdf+les+biotechnologies&amp;hl=fr&amp;gl=fr&amp;pid=bl&amp;srcid=ADGEESjChuCsH2BomHB2PxCAG2JPDDwPOTyNwtWrIZXvU_Sb2fikhPUr-GVztyZxFPR7rlWvdm9AKK8pljbl0XkPqTqI5r2AH3hKBetEZb6AcYuyBRfBsI3tRCLMv0xGL_nFBa3TdOcO&amp;sig=AHIEtbR3Vtpk_yN5QEKlKNoXFjfdk5JmvQ</a> (page consultée le 16 mars 2010)</p>
<p>ONU. FAO. 2010. <em>Il faut mettre les biotechnologies au service des travailleurs pauvres. </em>En ligne. http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21334&amp;Cr=FAO&amp;Cr1 (page consultée le 16 mars 2010)</p>
<p>Peritore, N. Patrick and Lili Buj Niles. 1992. «El surgimiento del cartel biotecnologico».  <em>Revista mexicana de sociologia.</em> En ligne.   (page consultée le 2 février 2010)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Eduardo Escobar, <em>The problematization of poverty: the tale of three worlds and development</em>. (Princeton: Princeton University press, 1995).</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a>OCDE<em>, Les</em> <em>biotechnologies au service d’une croissance et d’un développement durable</em> (Paris : éditions de l’OCDE, 2004).</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Philippe Lepoivre, <em>Les</em> <em>biotechnologies végétales appropriées dans le contexte du dialogue Nord-Sud</em>. En ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Philippe Lepoivre, <em>Les</em> <em>biotechnologies végétales appropriées dans le contexte du dialogue Nord-Sud</em>. En ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Philippe Lepoivre, <em>Les</em> <em>biotechnologies végétales appropriées dans le contexte du dialogue Nord-Sud</em>. En ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> N. Patrick Peritore y Lili Buj Niles, <em>El surgimiento del cartel biotecnologico</em> (1992). En ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> OCDE<em>, Les</em> <em>biotechnologies au service d’une croissance et d’un développement durable</em> (Paris : éditions de l’OCDE, 2004).</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Ibid.</p>
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