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	<title>UniAlter &#187; Croissance</title>
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		<title>SIMPLICITÉ VOLONTAIRE ET OBJECTEURS DE CROISSANCE :  FAIRE MIEUX AVEC MOINS</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 02:26:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Objecteurs de croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Simplicité volontaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Benjamin Peyre
En 1986, en Italie, est né le mouvement du « Slow Food ». En réaction à l’émergence du mode de consommation de type restauration rapide, le « Slow Food » a pour but de préserver la cuisine «écorégionale» et les techniques agricoles qui lui sont associées. Ce mouvement qui s’inscrit dans une mise en pratique des critiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Benjamin Peyre</strong></p>
<p style="text-align: justify">En 1986, en Italie, est né le mouvement du « Slow Food ». En réaction à l’émergence du mode de consommation de type restauration rapide, le « Slow Food » a pour but de préserver la cuisine «écorégionale» et les techniques agricoles qui lui sont associées. Ce mouvement qui s’inscrit dans une mise en pratique des critiques du développement soutenues par les altermondialistes va également permettre l’émergence d’une multitude de pratiques offrant une alternative au  mode de vie proposé par les pays du Nord. Parmi ces pratiques, se trouve le groupe de « simplicité volontaire » dont  les principes pourraient se résumer au slogan suivant : « Moins de biens, plus de liens ». Souvent confondus avec le groupe des objecteurs de croissance, le concept de simplicité volontaire s’en détache par le fait qu’il s’agit plus d’une philosophie régissant la vie de ceux qui y souscrivent plutôt que d’une volonté politique dont la portée serait plus globale. Afin de mieux comprendre la distinction entre ces deux mouvances, voyons dans un premier temps ce que couvre la philosophie de la simplicité volontaire puis, dans un second temps montrons en quoi la décroissance se veut politique au point que celle-ci se réclame de l’après-développement.<span id="more-652"></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://video.google.com/videoplay?docid=-6773952871539670101&amp;ei=B6StS5nlG6GBlgfLzqTMBw&amp;q=la+belle+verte">La belle verte</a>, un film français réalisé par Coline Serreau, met en scène les habitants d’une planète fictive où ceux-ci ont atteint un stade de développement dans lequel ils n’utilisent ni monnaie, ni voitures, ni ordinateur, ni téléphones ou autres  technologies qui régissent notre quotidien. Bien au contraire, ceux-ci vivent une vie d’une grande simplicité, ce qui leur aurait permis de développer des capacités cérébrales bien au-delà des nôtres. Ce peuple pourrait bien illustrer l’une des nombreuses possibilités que constitue le choix de simplicité volontaire. En effet, la philosophie de cette mouvance pourrait être synthétisée de la façon suivante : il s’agit d’une<strong> </strong>façon de vivre qui cherche à être moins dépendante de l’argent et de la vitesse, et moins gourmande des ressources de la planète, c’est la découverte que l’on peut vivre mieux avec moins<a href="#_edn1">[i]</a>. C’est privilégier un recours plus grand à des moyens collectifs et communautaires pour répondre à ses besoins et donc un effort pour le développement d’une plus grande solidarité. C’est également privilégier l’être sur l’avoir,  les relations humaines sur les biens matériels, le temps libéré sur le compte en banque, le partage sur l’accaparement, la communauté sur l’individualisme, la participation citoyenne active sur la consommation marchande passive<a href="#_edn2">[ii]</a>. Enfin, c’est aussi la<strong> </strong>volonté d’une plus grande équité entre les individus et les peuples dans le respect de la nature et de ses capacités pour les générations à venir. Bien entendu, en tant que philosophie, l’objectif sera de rester fidèle à ces principes, en aucun cas elle entend dicter au gens ce qu’ils doivent faire. L’éventail de possibilités demeure à l’initiative des individus.</p>
<p style="text-align: justify">De son côté, le mouvement de la décroissance est un projet plus vaste, d’ordre politique. Si les principes sont du même ordre : l’équité, tous les humains doivent avoir accès au minimum de ressources leur permettant de répondre à leurs besoins fondamentaux; le relationnel, c’est par la densification des relations humaines (l’entraide, la solidarité, la vraie démocratie, les activités culturelles&#8230;) que l’humanité peut se développer; le niveau local, il faut développer la production et la consommation locale, pour ainsi diminuer l’impact environnemental majeur des transports, tout en renforçant les économies locales; la conservation, nous ne pouvons nous permettre de continuer à gaspiller des ressources qui, nous le découvrons aujourd’hui, sont souvent limitées ou dont l’utilisation a toujours des effets sur l’environnement<a href="#_edn3">[iii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Il n’en reste pas moins que les implications de tels principes divergent. À défaut de se limiter à quelques initiatives individuelles, les objecteurs de croissance portent leurs revendications, leurs idées, leurs principes sur la scène politique. Ainsi, dans l’un de ses livres<a href="#_edn4">[iv]</a>, Serge Mongeau s’attache à montrer que décroissance et  actions politiques ne sont pas incompatibles. Pour se faire, celui-ci propose une série de mesures qui ne pourraient être le fruit du choix de quelques individus. Ainsi, des mesures comme l’instauration d’un revenu de citoyenneté suffisant pour permettre à chacun de répondre à ses besoins de base, la création partout sur le territoire de Maisons de la santé, avec jardin communautaire, cours, conférences, centre de documentation et autres mesures permettant à la population de prendre en charge sa santé, la transition de l’agriculture industrielle à l’agriculture bio, la construction sur tout le territoire de centres communautaires et autres équipements pour sports collectifs, la décentralisation des écoles, la mise en place d’un écart salarial maximal de 1 à 10 (le salaire le plus élevé ne peut pas excéder dix fois les salaire le plus faible) etc., sont tout autant de mesures éminemment politiques impliquant tout autant les citoyens que les États.</p>
<p style="text-align: justify">En outre, afin de gagner en crédibilité sur la scène politique, il a plusieurs fois été question d’employer la notion d’après-développement pour désigner les partisans de la décroissance. En effet, il va sans dire que le terme de décroissance suscite pas mal de réticences et de questionnements.<a href="#_edn5">[v]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En guise de conclusion, nous pourrions affirmer que si la simplicité volontaire n’a aucune prétention politique (quoique certaines de leurs actions puissent avoir un impact sur celle-ci), la décroissance quant à elle entend « penser global et agir local »<a href="#_edn6">[vi]</a>. Afin de mieux prendre connaissance du lien qui unit simplicité volontaire et décroissance, nous vous invitons à visionner le film du même nom que vous pourrez trouver <a href="http://moinscplus.blogspot.com/2008/05/1-heure-de-film-sur-la-dcroissance.html">ici</a>.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Boisvert, Dominique, 2005,  <em>L’abc de la simplicité volontaire</em>, Montréal, Écosociété.</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> Burch, Mark A, 2003<em>, La voie de la simplicité</em>, Montréal, Éditions Écosociété, p.237</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Harribey, Jean-Marie, 2005, <em>Croissance? Décroissance? Durable? Solidaire? Le développement en débat</em>! Paris,  Éditions Syllepse et Espace Marx.</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Mongeau, Serge, 2007, <em>Objecteurs de croissance. Pour sortir de l&#8217;impasse : la décroissance</em>, Montréal, Éditions Écosociété.</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> « Les dossiers de décroissance.info »,  n’1 octobre 2006 (consultation en ligne)</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Porque, Jean-Luc, 2003,  <em>Jacques Ellul, l&#8217;homme qui avait (presque) tout prévu</em>, Paris, Édition Le Cherche Midi.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Boisvert, Dominique. 2005. <em>L’abc de la simplicité volontaire</em>. Montréal : Écosociété.</p>
<p>Burch, Mark A. 2003.<em> La voie de la simplicité</em>. Montréal : Écosociété.</p>
<p>Harribey, Jean-Marie. 2005. <em>Croissance? Décroissance? Durable? Solidaire? Le développement en débat</em>! Paris :  Éditions Syllepse et Espace Marx.</p>
<p>Mongeau, Serge. 2007. <em>Objecteurs de croissance. Pour sortir de l&#8217;impasse : la décroissance</em>. Montréal : Écosociété.</p>
<p>Porque, Jean-Luc. 2003. <em>Jacques Ellul, l&#8217;homme qui avait (presque) tout prévu</em>. Paris : Le Cherche Midi.</p>
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		<title>1964-1978 : DU DÉCOLLAGE AU CRASH AFGHAN</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 19:57:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Déclin]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre froide]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Delphine Meunier
 
La période 1964-1978 est décisive pour l&#8217;Afghanistan. Cela fait en effet presque 20 ans que le pays a commencé à se développer. Il rentre dans sa phase de décollage : va-t-il réussir ? Cet article se concentrera sur les grands bouleversements tant légaux, politiques que socio-économiques qui déterminèrent le sort du pays. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par</strong> <strong>Delphine Meunier</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">La période 1964-1978 est décisive pour l&#8217;Afghanistan. Cela fait en effet presque 20 ans que le pays a commencé à se développer. Il rentre dans sa phase de décollage : va-t-il réussir ? Cet article se concentrera sur les grands bouleversements tant légaux, politiques que socio-économiques qui déterminèrent le sort du pays. L&#8217;idée générale sera que chaque effort était voué à l&#8217;échec parce qu,il n&#8217;y avait aucune relation gouvernement/population.<span id="more-554"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le plus grand bouleversement au niveau légal est la création d&#8217;une Constitution en 1964. Elle garantie la liberté de presse, améliore la condition des femmes<a href="#_ftn1">[1]</a>, tolère les partis<a href="#_ftn2">[2]</a>. Ce qui la rend particulière est qu&#8217;elle fit de l&#8217;Islam un pilier important du système judiciaire<a href="#_ftn3">[3]</a>. Toutefois, elle comprend des lacunes. Premièrement, elle sépare totalement l&#8217;exécutif du législatif : aucun travail coordonné est donc possible. Deuxièmement, les notions et institutions imposées par la Constitution sont occidentalisées, à l&#8217;image du gouvernement urbanisé et moderne. Elle manque ainsi de popularité auprès de la population majoritairement rurale et traditionnelle<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Elle stipule aussi que, là où les lois constitutionnelles ne sont pas appliquées, la Shari&#8217;a rentre en vigueur. Pendant l&#8217;écriture de la Constitution, il fut donc prévu qu&#8217;elle n&#8217;aurait pas d&#8217;impact sur la population. Le gouvernement avait conscience qu&#8217;il n&#8217;avait aucune main mise en province. Il fallait substituer les lois constitutionnelles par un élément rassemblant le plus d&#8217;Afghans possible. Dans un pays à 99% musulman<a href="#_ftn5">[5]</a>, l&#8217;Islam apparaît comme la solution. Bien que sa création soit un point positif, la Constitution a peu d&#8217;impacts dans le pays.</p>
<p style="text-align: justify">En politique, il eut des efforts de démocratisation et d&#8217;organisation. Toutefois, l&#8217;éternel écart gouvernement/population subsiste. Qu&#8217;est-ce qui permet à ce fossé de durer ? La politique afghane suit la logique suivante : le gouvernement est centralisé, les provinces sont autonomes. Par exemple, l&#8217;État est censé s&#8217;occuper de l&#8217;éducation, de l&#8217;aménagement du territoire etc. Or, ce sont les provinces qui gèrent cela. Ainsi, le taux d&#8217;alphabétisation aussi bien que le développement du réseau routier varient d&#8217;une province à l&#8217;autre<a href="#_ftn6">[6]</a>. Il n&#8217;y a donc pas de coordination entre le centre et la province, ni entre provinces.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-large wp-image-555 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/03/photo-1-668x1024.jpg" alt="photo 1" width="401" height="614" /></p>
<p style="text-align: center">Photo : Village Afghan en 1970. Source: Alain Meunier</p>
<p style="text-align: justify">Pourquoi le gouvernement, pendant cette période, n&#8217;a pas su régler cette situation ? La raison principale est que son programme de développement en lui-même ne règle pas ce problème. La capacité du gouvernement à planifier et à mobiliser des ressources pour développer l&#8217;Afghanistan est faible. Par exemple, le gouvernement n&#8217;a pas su utiliser à bon escient les avantages comparatifs du pays<a href="#_ftn7">[7]</a>. La stratégie des avantages comparatifs consiste en se spécialiser dans la production d&#8217;un bien qui coûtera le moins pour rapporter le plus<a href="#_ftn8">[8]</a>. Le point fort de l&#8217;Afghanistan est l&#8217;agriculture.</p>
<p style="text-align: justify">Voyons en quoi cet atout sera mal géré. Rappelons que nous sommes en pleine Guerre froide. Les deux blocs (capitaliste et communiste) se battent pour se partager le monde. L&#8217;Afghanistan n&#8217;échappe pas à ce duel. Ainsi, pour s&#8217;assurer l&#8217;appui du pays, les deux blocs l&#8217;aident à se développer. Ils influencent donc l&#8217;orientation que prendront les programmes de développement. Par exemple, l&#8217;USAID (United-States Agency for International Development) affirme que le commerce est la clé pour un Afghanistan moderne. D&#8217;autre part, L&#8217;URSS postule que l&#8217;industrie lourde est la solution<a href="#_ftn9">[9]</a>. En voulant suivre leur propre logique, tous deux oublient (ou ignorent ?) que l&#8217;avantage du pays est son agriculture. Quelle en est la conséquence ? Certains secteurs seront développés, un bloc en financera un sans prendre en compte les autres financés par le bloc adverse. Ce manque de coordination aboutie à un développement anarchique.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-large wp-image-556 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/03/photo-2-1024x673.jpg" alt="photo 2" width="614" height="404" /></p>
<p style="text-align: center">Photo : Remarquez à gauche des écriteaux en russe et à droite en anglais, signe de l&#8217;impact de la Guerre froide en Afghanistan en 1970.  Source : Alain Meunier</p>
<p style="text-align: justify">Au niveau socio-économique, il y a beaucoup d&#8217;améliorations. Six banques dont trois spécialisées dans un secteur sont créées. La monnaie papier prend sa place, formant une base pour une véritable économie nationale prenant le pas sur l&#8217;économie des rues. À la toute fin des années 1970, le gouvernement se rend compte qu&#8217;il faut développer l&#8217;agriculture. Les fertilisants sont plus utilisés, les investissements augmentés<a href="#_ftn10">[10]</a>.  Qu&#8217;est ce qui a pu vouer à l&#8217;échec tous ces efforts ? La réponse demeure l&#8217;écart centre/province et gouvernement/population.</p>
<p style="text-align: justify">Prenons la dimension sociale. Le financement et l&#8217;accessibilité des services sont inégaux selon si on se trouve en province ou en ville. C&#8217;est le cas de la santé et de l&#8217;éducation, qui sont pourtant capitales pour le développement d&#8217;un pays. Ainsi, entre 1976-1977, 0,65% des dépenses publiques sont consacrées à la santé, et 1,7% à l&#8217;éducation. C&#8217;est très peu par rapport aux autres dépenses publiques par exemple dans l&#8217;armement.  De même, en 1977-1978, presque 50% des dépenses dans les hôpitaux se firent pour des hôpitaux urbains. De plus, 61% des femmes du secondaire viennent de Kaboul seul<a href="#_ftn11">[11]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-large wp-image-557 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/03/photo-3-1024x768.jpg" alt="photo 3" width="614" height="461" /></p>
<p style="text-align: center">Photo : École afghane de province en 1970. Source : Alain Meunier</p>
<p style="text-align: justify">En économie, cet écart se traduit par la fragmentation de l&#8217;économie de centre et des provinces. Par exemple, le prix pour un même produit n&#8217;est pas partout le même<a href="#_ftn12">[12]</a>. Non seulement l&#8217;État ne répond pas aux besoins essentiels des Afghans, il privilégie en plus le centre. Ceci rend impossible le développement de l&#8217;Afghanistan.</p>
<p style="text-align: justify">Nous pouvons conclure que <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ObKRVQDKMwU">la période 1964-1978</a> est un moment crucial dans l&#8217;histoire afghane : les programmes de développement mis en place depuis 20 ans allaient-ils porter leurs fruits ? Nous avons vu que non à cause du fossé entre le gouvernement/centre et la population/périphérie. Néanmoins, un événement va venir chambouler l&#8217;Afghanistan. En effet, le 27 avril 1978, le Parti Démocratique du Peuple Afghan, communiste, fait un coup d&#8217;État<a href="#_ftn13">[13]</a>. Les conséquences seront alarmantes pour la nation afghane.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong>Etling, Bruce. 2003. <em>Legal Authorities in the Afghan Legal System. </em>En ligne.</p>
<p style="text-align: justify">http://www.law.harvard.edu/programs/ilsp/research/etling.pdf (page consultée le 26 février 2010)</p>
<p style="text-align: justify">Ewans, Martin. 2010. <em>Afghanistan: History. </em>En ligne. http://europaworld.com/entry/ag.hi (page consultée le 13 janvier 2010).</p>
<p style="text-align: justify">Fry, Maxwell J. 1974. <em>The Afghan Economy: Money, Finance and the Critical Constraints to Economic Development. </em>Leiden : Brill.</p>
<p style="text-align: justify">Haider, Habib et François Nicolas,. 2006. <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement. </em>Gémenos : Autres Temps.</p>
<p style="text-align: justify">Lassudrie-Duchêne, Bernard et Deniz Ünal-Kesenci. 2001. &#8220;L&#8217;Avantage Comparatif, Notion Fondamentale et Controversée&#8221;. Dans Stéphane Dées et al., <em>L&#8217;Économie Mondiale 2002. </em>Paris, France : Éditions La Découverte, 90-104</p>
<p style="text-align: justify">Rasanayagram, Angelo. 2003. <em>Afghanistan: a Modern History.</em> New-York : I.B. Tauris.</p>
<p style="text-align: justify">United-States Agency for International Development. 1978. <em>Country Development Strategy Statement: Afghanistan 1978. </em>En ligne. http://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PDACC775.pdf (page consultée le 12 février 2010).</p>
<p style="text-align: justify">
<hr size="1" />
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref1">[1]</a> Habib Haider, <em>Afghanistan : Reconstruction et Développement </em>(Gemenos : Autres temps, 2006), 55.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref2">[2]</a> Ewans, Martin. 2010. <em>Afghanistan: History. </em>En ligne. http://europaworld.com/entry/ag.hi (page consultée le 13 janvier 2010).</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref3">[3]</a> Etling, Bruce. 2003. <em>Legal Authorities in the Afghan Legal System. </em>En ligne.</p>
<p style="text-align: justify">http://www.law.harvard.edu/programs/ilsp/research/etling.pdf (page consultée le 26 février 2010)</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref4">[4]</a> Angelo Rasanayagam, <em>Afghanistan:a Modern History </em>(New York : I.B. Tauris, 2003), 41.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref5">[5]</a> Etling, Bruce. 2003. <em>Legal Authorities in the Afghan Legal System. </em>En ligne.</p>
<p style="text-align: justify">http://www.law.harvard.edu/programs/ilsp/research/etling.pdf (page consultée le 26 février 2010)</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref6">[6]</a> Maxwell J. Fry, <em>The Afghan Economy: Money, Finance and the Critical Constraints to Economical Development </em>(Leiden : Brill, 1974), 60.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref7">[7]</a> États-Unis, United-States Agency for International Development, <em>Country Development Strategy Statement: Afghanistan 1978 </em>(États-Unis : United-States Agency for International Development, 1978), 1.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref8">[8]</a> Bernard Lassudrie-Duchêne et Deniz Ünal-Kesenci, &#8220;L&#8217;Avantage Comparatif, Notion Fondamentale et Controversée&#8221; dans Stéphane Dées et al. <em>L&#8217;Économie Mondiale 2002</em> (Paris, France : Éditions La Découverte 2001), 90.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref9">[9]</a> États-Unis, United-States Agency for International Development, <em>Country Development Strategy Statement: Afghanistan 1978 </em>(États-Unis : United-States Agency for International Development, 1978), annexe C, 1.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref10">[10]</a> Maxwell J. Fry, <em>The Afghan Economy: Money, Finance and the Critical Constraints to Economical Development </em>(Leiden : Brill, 1974), 11-12.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref11">[11]</a> États-Unis, United-States Agency for International Development, <em>Country Development Strategy Statement: Afghanistan 1978 </em>(États-Unis : United-States Agency for International Development, 1978), 14 et annexe B, 9.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref12">[12]</a> Maxwell J. Fry, <em>The Afghan Economy: Money, Finance and the Critical Constraints to Economical Development </em>(Leiden : Brill, 1974), 61.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="#_ftnref13">[13]</a> Ewans, Martin. 2010. <em>Afghanistan: History. </em>En ligne. http://europaworld.com/entry/ag.hi (page consultée le 13 janvier 2010).</p>
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		<title>LE DÉVELOPPEMENT PEUT-IL ÊTRE DURABLE?</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2010/03/15/le-developpement-peut-il-etre-durable/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2010/03/15/le-developpement-peut-il-etre-durable/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 02:40:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
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		<category><![CDATA[Progrès]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/unialter/?p=537</guid>
		<description><![CDATA[Par Benjamin Peyre
Au cours de l’évolution des théories du développement, la branche néolibérale et mondialiste de ces théories a eu comme moteur principal de son paradigme la croissance. Quelle est donc cette croissance qui semble dicter la pluie et le beau temps au sein des États? Par croissance, les économistes désignent d’une manière générale le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Benjamin Peyre</strong></p>
<p style="text-align: justify">Au cours de l’évolution des théories du développement, la branche néolibérale et mondialiste de ces théories a eu comme moteur principal de son paradigme la croissance. Quelle est donc cette croissance qui semble dicter la pluie et le beau temps au sein des États? Par croissance, les économistes désignent d’une manière générale le Produit Intérieur Brut ou PIB d’un État. Celui-ci est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et services dans un pays. Un pays est qualifié de « développé » lorsque celui-ci fonde sa politique sur une croissance stable. Néanmoins, les considérations environnementales ont pris le pas sur l’idée d’une croissance non régulée. Dès lors, un consensus politique permit l’émergence du concept de « développement durable ». Cet article aura pour but de montrer dans quelle mesure le développement durable n’est qu’une adaptation politiquement correcte des premières théories développementalistes. Dans un premier temps, nous verrons par quels processus l’idée de développement et de croissance économique sont devenu synonymes puis, dans un second temps nous essayerons de mettre en évidence quelques paradoxes propres au concept de développement durable.<span id="more-537"></span></p>
<p style="text-align: justify">L’idée de développement, née aux alentours des années 1950 et présentée notamment par le discours du président Américain Truman, peut se résumer en 4 points principaux. Tout d’abord, le constat que les pays occidentaux sont développés et les autres sous-développés. L’idée que les causes de ce sous-développement sont internes aux pays du sud : ces derniers souffrent d’un manque de progrès technique et économique. L’idée également que l’occident doit diffuser ce progrès pour développer les pays du sud. Enfin, cette mission se veut humaniste : il s’agit se « supprimer la souffrance des populations », « éradiquer les maladies », etc.  Cela implique notamment que la croissance devienne le moteur du développement. <em>S</em>elon cette théorie, les bénéfices de la croissance ont des retombées sociales pour toute la population ; les pauvres eux-mêmes profiteraient automatiquement des créations d&#8217;emplois et de la production accrue des biens et des services. Il s&#8217;agit donc de <em>moderniser </em>les pays du Sud en développant leurs industries, leurs productions, leurs échanges commerciaux<a href="#_edn1">[i]</a>. Ainsi, la croissance économique est devenue synonyme de développement. (image)</p>
<p style="text-align: justify">Parmi les modifications importantes que connût la notion de développement, figure la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux. Le développement était perçu comme inévitable, malgré les critiques adressées au développementalistes suite aux catastrophes écologiques des années 1960 (<a href="http://observers.france24.com/fr/content/20090827-mort-mer-aral-ouzbekistan-kazakhstan-urss-environnement">assèchement de la mer d’Aral</a><a href="#_edn2">[ii]</a> et ses conséquences). Ainsi, sans jamais remettre en cause les principes de croissance économique, ils ont su intégrer les causes environnementale et sociale dans le concept de développement durable.<a href="#_edn3">[iii]</a></p>
<p style="text-align: justify">Le concept de développement durable est connu de tous, il est la dernière mode. Des ministères portent son nom, des programmes académiques l’enseignent. Institutions publiques et entreprises privées s’appliquent à développer durablement au moyen de politiques et de rapports d’actions. Néanmoins, comme le soulignait Einstein : <strong>“</strong>On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui les ont engendrés”. Ainsi, à la proposition de Maurice Strong du 4 avril 1992 : <em>« Notre mode de développement, qui conduit à la destruction des ressources naturelles, n’est pas viable. Nous devons en changer. », </em>fait écho la déclaration de Georges Bush Senior en 1997 : <em>« Notre niveau de vie n’est pas négociable. »<a href="#_edn4">[iv]</a>.</em>Cet exemple souligne l’opposition fondamentale entre l’idée d’une croissance illimitée foncièrement insoutenable et la volonté de durabilité suggérée par le concept de développement durable.</p>
<p style="text-align: justify">À cet oxymore conceptuel, viennent s’ajouter les dérives de cette « idéologie ». Ainsi, Le risque de dégradation le plus important est que le label « développement durable » soit récupéré pour appuyer des politiques ou justifier des actes n&#8217;ayant aucun rapport avec la notion même du développement durable. À cela, on peut également se demander pourquoi les pays riches, maintenant développés industriellement, imposeraient-ils aux pays en développement une vision limitative de leur développement industriel? Un autre risque est celui d&#8217;une communication mal équilibrée dans sa diffusion. Soit la communication ne serait pas suivie d&#8217;actions soit, au contraire la communication ne dévoilerait pas le contenu d&#8217;une information confidentielle.</p>
<p style="text-align: justify">La liste de problèmes inhérents au concept de développement durable peut encore s’étendre, ce que nous retiendrons c’est qu’aux nombreux problèmes menaçant la planète, la réponse proposée demeure le modèle de développement occidental auxquels sont venus se greffer des considérations sociales et environnementales. Malgré tout, avec l’adjectif durable ou non, il est synonyme de croissance économique, dont le modèle économique est inefficace pour répondre à la finitude des ressources naturelles. De plus, comme le montre  <a href="http://www.dailymotion.com/video/kpKKN0JEqnl0eCdil">L&#8217;Île aux fleurs</a> (<em>Ilha das Flores</em>), un court métrage documentaire brésilien réalisé par Jorge Furtado,  le modèle de développement néolibéral, ne fait qu’accentuer l’exploitation des ressources et les inégalités sociales. Le développement n’est ni durable, ni équitable. « Une prise de conscience mentale est absolument nécessaire pour empêcher la chute. »<a href="#_edn5">[v]</a></p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Wolfgang Sachs, Gustavo Esteva, 2003, <em>Des ruines du développement, </em>éd Le serpent à plumes</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> Alexey Yablokov, 2009, « La mort de la mer d’Aral », les observateurs, 27 aout</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Nicolas Kuzyk, mai 2008, <em>LE DÉVELOPPEMENT EST- IL DURABLE ?</em>, centre universitaire de formation en environnement université de Sherbrooke</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Les renseignements généreux<em>, L’idéologie du développement, publication en ligne</em></p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Nicolas Kuzyk, mai 2008, <em>LE DÉVELOPPEMENT EST- IL DURABLE ?</em>, centre universitaire de formation en environnement université de Sherbrooke, p.1</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Nicolas Kuzyk, 2008, <em>LE DÉVELOPPEMENT EST- IL DURABLE ?</em>, centre universitaire de formation en environnement université de Sherbrooke</p>
<p>Wolfgang Sachs, Gustavo Esteva, 2003, <em>Des ruines du développement, </em>éd Le serpent à plumes</p>
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