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	<title>UniAlter &#187; Colombie</title>
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		<title>LE DÉVELOPPEMENT DURABLE EN COLOMBIE</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 02:20:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Laetitia Rampazzo
La Colombie est, comme nous l&#8217;avons vu dans les billets précédents, un pays plein de contrastes : il est à la fois considéré comme une puissance sur le continent sud-américain, mais également comme un pays en voie de développement face aux géants dits « du nord ». Par son évolution économique il gagne des galons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Laetitia Rampazzo</strong></p>
<p style="text-align: justify">La Colombie est, comme nous l&#8217;avons vu dans les billets précédents, un pays plein de contrastes : il est à la fois considéré comme une puissance sur le continent sud-américain, mais également comme un pays en voie de développement face aux géants dits « du nord ». Par son évolution économique il gagne des galons sur la scène internationale mais doit également se plier à une nouvelle norme ayant aujourd&#8217;hui une place croissante dans le monde moderne, le développement durable. La place de l&#8217;écologie est dans nos sociétés de plus en plus mise en valeur et les efforts fournis pour la développer et ainsi être « écologiquement responsable » d&#8217;autant plus appréciés. C&#8217;est dans le but de mettre en lumière cette nouvelle tendance qu&#8217;il semble intéressant de se pencher dans ce billet sur la position du gouvernement colombien vis-à-vis ce type de développement et les efforts mis en œuvre pour tendre vers cet objectif, et ce plus particulièrement à travers l&#8217;exemple de la ville de Bogotá.<span id="more-650"></span></p>
<p style="text-align: justify">Située en Amérique du sud, la Colombie dispose d&#8217;un patrimoine naturel exceptionnel, et ce tant dans la diversité des plantes que des espèces animales. Cependant, force est de constater que le désir d&#8217;évolution économique pousse les gouvernements des divers pays en voie de développement à préférer un progrès rapide et souvent nocif à l&#8217;environnement à un développement plus lent mais d&#8217;avantage respectueux envers ce dernier. En ce qui concerne la Colombie, seul un renforcement de sa politique pourrait permettre d&#8217;inverser la tendance et de pouvoir ainsi protéger ses ressources naturelles : la biodiversité du pays n&#8217;a jamais été complètement recensée ni même répertoriée, ce qui permit la déforestation et la destruction importante de l&#8217;environnement naturel dans de nombreuses régions de la Colombie.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu&#8217;en 1993, les permis d&#8217;exploitation et les contrôles étaient régentés par le ministère de la santé, ou INDERENA, et les Corporations Autonomes Régionales, cette gestion était toute fois insuffisante de par le manque de communication et de réglementations entourant cette administration. Ce n&#8217;est qu&#8217;en 1997 que le ministère de l&#8217;environnement essaya de dénouer le sujet grâce à la « comptabilité environnementale » afin de recenser ces ressources et de rendre possible une exploitation responsable de ces dernières, non pas en freinant le développement, mais en le gérant mieux.</p>
<p style="text-align: justify">Pour corroborer avec l&#8217;une des théories développées en cours nous  nous pencherons sur l&#8217;exemple de Bogotá. Si nous prenons appuit sur le documentaire de « PBS e2 séries », bous apprenons que cette ville était il y a moins d&#8217;une quinzaine d&#8217;années qualifiée de « désastre ». Elle fût bâtie trop vite, et pour un nombre d&#8217;habitants évoluant trop rapidement. Ayant été construite d&#8217;après les plans de l&#8217;architecte Felipe Gonzalez « in an illegal way », il en résultat une qualité de vie déplorable, ainsi qu&#8217;un manque d&#8217;infrastructures et de sécurité flagrant. Qui plus est les dirigeants eux-même, faute de modèles et d&#8217;argent, transformèrent la vie dans Bogotá en l&#8217;une des plus mauvaises de Colombie, mais aussi d&#8217;Amérique latine. D&#8217;une cité « sans espoir » le gouvernement en fit une ville nouvelle, et ce par la mise en place de changements pouvant se rapprocher d&#8217;action allant dans le sens du développement durable, comme par exemple en réduisant le nombre de voitures pour rendre Bogotá aux piétons pour apprendre « a different way of life ».</p>
<p style="text-align: justify">Ce changement de bord semble se rapprocher en certains points du tiers-mondisme, qui depuis son essor lors de l&#8217;immersion des pays du sud dans les années 1960 et 1970 donne une grande importance aux nouveaux mouvements sociaux, tout particulièrement pacifiste et écologique, et ayant également pour trait les limites de la croissance. Cette théorie part du postulat qu&#8217;en transformant les développement économique et politique il est possible de régler de nombreux problèmes rencontrés par les pays du sud. Selon le tiers-mondisme, les difficultés auxquelles ils doivent faire face sont dû aux capitalistes étrangers qui se sont appropriées leur richesse. Selon cette  théorie, un développement étant mis en place par des individus étranger aux intérêts personnels et ne tenant compte des réels besoins du pays conduit à une situation similaireà celle de Bogotá, dont le développement trop rapide a poussé les dirigeants vers de mauvais choix. La Colombie a choisi de transformer son mode de vie pour devenir écologiquement responsable, et ce en faisant directement participer le peuple en rendant accessibles et compréhensibles lois et normes,  et ce tout particulièrement dans le domaine des moyens de transport, façon de protéger la couche d&#8217;ozone et de faire un pas de plus vers l&#8217;écologie. Cependant les bases du tiers-mondisme ne peuvent être misent en application sans un effort généralisé. Un pays à lui seul ne peut réparer les erreurs des autres, et même si la ville de Bogotá peut être prise en exemple pour ses initiatives, elles ne sauraient être suffisantes pour inverser les tendances actuelles, tel que le réchauffement climatique ou encore la disparition chaque jour de multiples espèces animales ou végétales. Le cas de la Colombie est-il capable d&#8217;influencer le comportement d&#8217;autres pays en voie de développement ?</p>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>PBS e2 series, 2008. « <em>Bogotá : Building A Sustainable City ». <span style="font-style: normal"><a href="http://video.google.fr/videoplay?docid=-1493018781552435759&amp;q=bogota+sustainable+city&amp;total=11&amp;start=0%5Fm=10&amp;so=0&amp;type=search&amp;plindex=0">http://video.google.fr/videoplay?docid=-1493018781552435759&amp;q=bogota+sustainable+city&amp;total=11&amp;start=0&amp;num=10&amp;so=0&amp;type=search&amp;plindex=0#</a></span></em></p>
<p>Ministère de l&#8217;environnement, Colombie. <a href="http://www.minambiente.gov.co/">http://www.minambiente.gov.co/</a></p>
<p>Encyclopédie Larousse, <em>« tiers-mondisme ». <span style="font-style: normal"><a href="http://www.encyclopedie-larousse.fr/encyclopedie/nom-commun-nom/tiers-monde_nm_Ensemble_des_pays_qui_sont_exclus_de_la_richesse_%8Economique/97289">http://www.encyclopedie-larousse.fr/encyclopedie/nom-commun-nom/tiers-monde_nm_Ensemble_des_pays_qui_sont_exclus_de_la_richesse_économique/97289</a></span></em></p>
<p>Agence canadienne de développement international. <em>« Colombie ». <span style="font-style: normal"><a href="http://www.acdi-cida.gc.ca/">http://www.acdi-cida.gc.ca/</a></span></em></p>
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		<title>LES FEMMES EN COLOMBIE</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 18:24:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la personne]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Laetitia Rampazzo
La Colombie est reconnue comme étant l&#8217;une des plus anciennes démocraties du continent sud-américain. Cependant, de par son histoire, le pays n&#8217;est pas le plus développé en ce qui concerne les droits de la personne, et particulièrement ceux relatifs aux femmes. Ce billet a pour but d&#8217;attirer l&#8217;attention sur ce dernier point, notamment en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Laetitia Rampazzo</strong></p>
<p style="text-align: justify">La Colombie est reconnue comme étant l&#8217;une des plus anciennes démocraties du continent sud-américain. Cependant, de par son histoire, le pays n&#8217;est pas le plus développé en ce qui concerne les droits de la personne, et particulièrement ceux relatifs aux femmes. Ce billet a pour but d&#8217;attirer l&#8217;attention sur ce dernier point, notamment en analysant la situation actuelle, bien différente de celle promise par le gouvernement colombien à travers les lois qui furent votées ces dernières décennies.<span id="more-532"></span></p>
<p style="text-align: justify">De nos jours de nombreux pays ont instauré dans leurs constitutions le droit des femmes, c&#8217;est-à-dire leur reconnaissance en tant que personnes ayant, tout comme les hommes des droits et une certaine protection (par exemple le droit de déposer plainte en cas de violence). Or, même si sur le papier ces derniers sont reconnus, il n&#8217;en est pas de même dans la vie de tous les jours. L&#8217;exemple colombien correspond parfaitement à cette situation : dans les faits le pays s&#8217;est plié à de nombreuses règles et lois ayant trait à ce sujet. En effet selon les Nations Unies, institution suprême en matière des droits de la personne, le pays s&#8217;est soumis en 1982 à la ratification du CEDEF ou Comité sur l&#8217;Élimination de toutes les formes de Discrimination à l&#8217;Égard des Femmes. Cet engagement prévoit la présentation d&#8217;un rapport périodique tous les quatre ans, et le comité alla même jusqu&#8217;à féliciter la délégation colombienne pour les efforts alors fournis<a href="#_ftn1">[1]</a>. Mais la Colombie reste cependant un pays sensible, emprunt au trafic de drogues et à la corruption, ne lui permettant pas toujours de se concentrer sur des réformes « sociales » telles que les droits de l&#8217;homme. Ayant néanmoins à cœur de se soumettre aux normes internationales le gouvernement fit des efforts en ce sens comme en acceptant en 2008 un « examen périodique universel » à la commission des droits de l&#8217;homme de l&#8217;ONU.</p>
<p style="text-align: justify">Hors des murs des institutions colombiennes, dans les villes et villages, on se rend pourtant compte qu&#8217;un véritable fossé sépare ce qui « doit être » et ce qui « est ». La Colombie est considérée comme la cinquième puissance d&#8217;Amérique latine, mais comme dans beaucoup de pays du sud cela ne s&#8217;applique qu&#8217;au niveau économique. Cherchant pour la plupart à percer sur la scène internationale afin d&#8217;accéder au développement tant recherché, beaucoup d&#8217;entre eux en vinrent à négliger des valeurs aujourd&#8217;hui défendues par les pays occidentaux, telles que l&#8217;environnement ou encore les droits de la personne.</p>
<p style="text-align: justify">Lorsque le projet de développement vu le jours en 1948, il donna naissance à de nombreuses théories qui évoluèrent en même temps que le monde, et ce n&#8217;est qu&#8217;en 1970 avec le « réformisme » que vint le sujet du développement participatif, amenant à la thèse des besoins essentiels. Vu comme une réponse au tier-mondisme et alors très en vogue, sa principale caractéristique fut de prôner un retour aux besoins de base dans le but de se concentrer sur divers programmes, notamment les programmes sociaux, de lutte contre la pauvreté, d&#8217;accès aux biens, de redistributions, et de développement rural intégré. Cette approche s&#8217;ouvrait à de nouveaux enjeux, principalement ceux concernant les femmes et les peuples autochtones. Étrangement, il semble que ces derniers points, s&#8217;avérant pourtant complémentaires, ne furent pas appliqués par la Colombie. Nous analyserons plus en profondeur les différents programmes concernés par la thèse des besoins essentiels dans un prochain billet, mais il semble néanmoins intéressant de souligner que le programme concernant l&#8217;évolution et le respect du droit des femmes ne fut pas une des prérogatives ardemment suivit.</p>
<p style="text-align: justify">En outre, face au délaissement dont elles furent victimes, de nombreuses associations virent le jour en Colombie dans le but de faire appliquer la loi, quelques victoires sont à noter telles que la reconnaissance de la violence conjugale, comme par exemple le viol, au sein d&#8217;un mariage, aujourd&#8217;hui puni par la loi. Il est néanmoins nécessaire de souligner que ce que la loi dit n&#8217;est pas toujours facilement appliquée, en effet, nombre de violences faites aux femmes reste encore aujourd&#8217;hui impunie, et c&#8217;est pour remédier à cella que les associations se battent. Mais ces dernières « dérangent », les représailles contre ces associations sont lourdes. Menaces de morts, enlèvements, meurtres, tous les moyens semblent être bons pour contrer la propagation de ce type de comités. On relate en 2003 l&#8217;assassinat d&#8217;Esperanza Amaris Miranda, militante en faveur des droits des femmes, par un groupe paramilitaire soutenu par l&#8217;armée, et ce malgré ses nombreuses plaintes auprès des autorités locales après avoir reçu diverses menaces<a href="#_ftn2">[2]</a>.  L&#8217;article datant du 8 Mars 2005 révèle qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;un cas non isolé, divulguant celui de la présidente de la ANMUCIC, association nationale des femmes paysannes, noires et indigènes de Colombie, dont la fille fut tuée et le fils enlevé, toujours par des paramilitaires. Il est ici mis en avant le fait que le gouvernement, tout en faisant bonne figure sur la scène internationale, est loin de garantir la sécurité des défenseurs des droits de la personne parmi lesquels se trouve un grand nombre de femmes, désireuses de faire reconnaître et appliquer ce qui leur est dû.</p>
<p style="text-align: justify">La situation des droits de la personne semble s&#8217;améliorer en Colombie au niveau législatif de par les efforts fournis par le gouvernement, seulement, leur application et respect est plus dur quant aux mœurs de sa population. Face à un gouvernement sourd, préférant son développement économique à son développement social, une issue positive pour les femmes et le respect de leurs droits est-il encore possible en Colombie, et à quel prix ?</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-533 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/03/Untitled12-300x163.png" alt="Untitled1" width="300" height="163" /></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a><a href="http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/FEM1603.doc.htm"> http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/FEM1603.doc.htm</a></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a><a href="http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/assassinee-pour-avoir-parle-des"> http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/assassinee-pour-avoir-parle-des</a></p>
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		<title>L&#8217;ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE DE LA COLOMBIE</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2010/02/23/levolution-economique-de-la-colombie/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 05:03:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[théorie de la modernisation]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Laetitia Rampazzo
 
La Colombie est aujourd&#8217;hui considérée comme une puissance économique en Amérique latine. Indépendant depuis 1830, le pays a néanmoins connu les stigmates de la dictature et des rébellions qui en découlent, telles que la guerre civile ou la propagation de la mafia.
Avant d&#8217;engager de grandes réformes économiques au début des années 1990, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Laetitia Rampazzo</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="text-decoration: underline"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify">La Colombie est aujourd&#8217;hui considérée comme une puissance économique en Amérique latine. Indépendant depuis 1830, le pays a néanmoins connu les stigmates de la dictature et des rébellions qui en découlent, telles que la guerre civile ou la propagation de la mafia.</p>
<p style="text-align: justify">Avant d&#8217;engager de grandes réformes économiques au début des années 1990, la Colombie disposait d&#8217;un système qui fut qualifié par le président de l&#8217;époque, César Gaviria, comme « obsolète », et c&#8217;est pour cela que lors de sa campagne électorale en 1990 il promit une réforme en profondeur de ce système. Ce billet a pour but de retracer le chemin qui fut parcouru par la Colombie sur le plan économique durant les années 1990, ainsi que ses différentes étapes clés, en effet c&#8217;est à travers ses événements que le pays est aujourd&#8217;hui devenu la cinquième puissance du continent sud-américain.<span id="more-484"></span></p>
<p style="text-align: justify">Cette promesse semble rappeler la théorie de la modernisation<a href="http://science.jrank.org/pages/10273/Modernization-Theory-Defining-Modernization-Theory.html">[1]</a>, de W.W Rostow, de part  l&#8217;accent mit sur l&#8217;économie et son évolution, mais également par le contexte historique. Selon lui chaque société passe par l&#8217;une des cinq phases suivantes : la société traditionnelle, les conditions préalables au démarrage, le progrès vers la maturité, et l&#8217;ère de la consommation de masse. Dans le cas ici présent, la théorie se développa fortement pendant la période de la guerre froide ainsi que lors de la lutte anticommuniste, or, selon Sebastian Edwards dans son étude pour le Centre de Développement<a href="#_ftn2">[2]</a> , la Colombie a la particularité d&#8217;avoir eu un système économique similaire en certains points avec les systèmes socialistes centralisés. Soulignons cependant que ce pays ne fut jamais considéré comme communiste. Peu après l&#8217;élection de César Gaviria, le gouvernement entama diverses transformations du système économique. Le président élu avait pour ambition de rendre son pays plus compétitif sur la scène internationale, et l&#8217;un des moyens pour y parvenir consistait à s&#8217;appuyer sur l&#8217;aide d&#8217;organismes gouvernementaux ou encore des hautes autorités économiques de ce monde, tels que le FMI.</p>
<p style="text-align: justify">Dans l&#8217;optique de moderniser son économie quelques points stratégiques furent touchés tels que la suppression des contrôles des changes, la réforme de la législation du travail ou encore la libéralisation des échanges. Ces réformes furent pour nombre d&#8217;entre elles contestées, faisant débat, mais elles permirent à la Colombie de se rendre plus accessible aux investisseurs étrangers. Ce qui amène à comparer les mesures misent en application ainsi que leur rythme d&#8217;installation avec les préceptes de la théorie de la modernisation. En effet, la deuxième phase expliquée par W.W Rostow se nomme  « conditions préalables au démarrage (ou décollage) » et correspond en plusieurs points aux méthodes employées par Gaviria :</p>
<p style="text-align: justify">On note tout d&#8217;abord que ce type de développement ne peut se faire, toujours selon W.W Rostow, que par un choix politique et économique, ce qui rejoint alors l&#8217;idée de progrès économique dans l&#8217;optique d&#8217;accélérer la croissance et redorer le blason colombien au niveau international, ce qui nous conduit à l&#8217;une des caractéristiques de cette théorie, l&#8217;utilisation de capitaux importés. Il faut savoir que le marché colombien était extrêmement difficile à pénétrer avant les réformes des années 1990, d&#8217;une part par les nombreux contrôles qui étaient fais et rebutaient les potentiels investisseurs, mais également par le taux de change réel, nécessitant une dépréciation afin d&#8217;être plus attractif.  Cependant l&#8217;administration Gaviria connu des échecs, notamment via le développement de sa réforme commerciale, qui fit chuter les importations et dérégla le court du taux de change, ce qui ébranla quelque peu le gouvernement et sa soif de réforme, même si le président avait prévenu que les transformations seraient faites à un rythme modéré. Cela le poussa, toujours à travers les attraits de la mondialisation, à l&#8217;ouverture à l&#8217;internationale au risque de se rendre plus vulnérable face à l&#8217;invasion probable de concurrents venus de pays développés et industrialisés, pouvant se permettre d&#8217;inonder le marché par des prix plus compétitifs et ainsi freiner le développement interne. Néanmoins, il s&#8217;agissait là d&#8217;un risque à prendre, ces mêmes « concurrents » pouvant également implanter leurs entreprises dans le pays, créant un cercle vertueux à court terme, mais poussant tout de même à une transition vers le développement. Ce risque fut pris en 1991 par la baisse des droits de douane et l&#8217;abandon des licences d&#8217;importations.</p>
<p style="text-align: justify">On parle alors de libéralisation des échanges.</p>
<p style="text-align: justify">Les modifications précédentes conduisirent à une nouvelle constitution. Alors qu&#8217;elle repris de nombreux préceptes, certain y voyait un rapprochement avec la théorie de la modernisation, permettant la mise en place d&#8217;une nouvelle classe d&#8217;entrepreneurs privés les <em>gremios</em>, personnes ayant eu un rôle important dans le développement économique et politique du pays. Mais encore une fois ce qui semblait fonctionner en théorie s&#8217;avérait différent dans la réalité. Les mesures prisent par le gouvernement dans le processus de libéralisation des échanges ont été considérées comme les plus exceptionnelles jamais prisent sur le continent sud-Américain, mais les inconvénients qu&#8217;ils leurs étaient possibles d&#8217;entraîner semblaient trop importants. Le gouvernement dû céder sur plusieurs terrains, mais le président restait persuadé de l&#8217;urgence et de la nécessité de ses réformes, ce qui conduisit au processus de décentralisation, processus clé de la constitution de 1991 ayant pour but de lutter contre les guérillas et les trafiquants, et encore en action de nos jours, ce qui sera étudié dans un prochains billet.</p>
<p style="text-align: justify">Aujourd&#8217;hui cinquième puissance d&#8217;Amérique latine, la Colombie n&#8217;en reste pas moins épargné des fléau à la fois économiques, politiques et sociaux qui secouent les pays en voie de développement, les transformations profondes qui y ont été opérées ces dernières années sont encore « neuves » et n&#8217;ont pas terminées d&#8217;influencer le fonctionnement du pays.</p>
<p style="text-align: justify">Reste à voir comment ce pays plein de potentiel évoluera et si les choix d&#8217;hier et d&#8217;aujourd&#8217;hui sont les bons. Mais tout comme le montre les critiques de la théorie de la modernisation, existe-t-il seulement un pays aux choix irréprochables ?</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-485 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/02/Untitled1.png" alt="Untitled1" width="202" height="252" /></p>
<p style="text-align: center"><a href="#_ftnref1">[1]</a><a href="http://science.jrank.org/pages/10273/Modernization-Theory-Defining-Modernization-Theory.html"> http://science.jrank.org/pages/10273/Modernization-Theory-Defining-Modernization-Theory.html</a></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Etudes du Centre de Développement Environnement économique et politique de transition vers une économie de marché: Colombie (Edition complète &#8211; ISBN 9264295232)</p>
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