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	<title>UniAlter &#187; Agriculture</title>
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		<title>LE COMMERCE: CHANGER LES RÈGLES OU QUITTER LE JEU?</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 13:30:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[commerce équitable]]></category>
		<category><![CDATA[Via Campesina]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Dominic Garant
Le développement n&#8217;est pas que l&#8217;affaire des grandes institutions internationales ou de l&#8217;État. Il peut aussi être entrepris par des organisations non-gouvernementales (ONG) ou des groupes locaux. En effet, des projets initiés tant par des ONG des centres que par des organisations de la périphérie fustigent. De tels projets ont évidemment des répercussions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Dominic Garant</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le développement n&#8217;est pas que l&#8217;affaire des grandes institutions internationales ou de l&#8217;État. Il peut aussi être entrepris par des organisations non-gouvernementales (ONG) ou des groupes locaux. En effet, des projets initiés tant par des ONG des centres que par des organisations de la périphérie fustigent. De tels projets ont évidemment des répercussions significatives sur les relations centres-périphéries. Il est important de savoir si ces initiatives renforcent ou atténuent la dépendance des périphéries envers les centres. Pour répondre à cette question, un premier regard sera porté sur le commerce équitable en Amérique latine. Un second regard jettera un œil sur deux mouvements agissant sous la bannière de la souveraineté alimentaire.<span id="more-694"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le commerce équitable n&#8217;a cessé de prendre de l&#8217;importance dans les centres au cours des dernières années. En effet, la Fairtrade Labeling Organization (FLO) estime que les ventes dans les centres ont augmenté de 22% entre 2007 et 2008.<a href="#_ftn1">[1]</a> Le produit ayant connu le plus de succès dans les centres est le café<a href="#_ftn2">[2]</a>, mais il est possible de trouver des produits variés tels que des savons, des instruments de musique ou de la literie. Les règles régissant le commerce équitable sont en voie d&#8217;institutionnalisation <em>via</em> la certification. Parmi ces règles, on retrouve des critères de démocratie participative, de respect de l&#8217;environnement, de santé et sécurité des travailleurs et de garanties de prix aux producteurs.<a href="#_ftn3">[3]</a></p>
<p style="text-align: justify">Le commerce équitable semble apporter plusieurs bénéfices aux producteurs. Au niveau du prix perçu pour leur produit, il est estimé qu&#8217;un producteur de café équitable au Mexique reçoit le double de ce qu&#8217;il recevrait sur le marché “traditionnel”.<a href="#_ftn4">[4]</a><em> </em>De plus, les producteurs reçoivent souvent une formation accrue sur la production des produits. Les coopératives peuvent se permettre aussi d&#8217;offrir à leurs membres du support technique.<a href="#_ftn5">[5]</a> Certains groupes marginalisés tels que les handicapés ou les femmes sont souvent aussi encouragés, leur permettant d&#8217;obtenir une certaine sécurité financière et un emploi stable.<a href="#_ftn6">[6]</a> Il peut donc être dit que le commerce équitable contribue de façon positive, entre autres, à l&#8217;emploi et au revenu pour les populations d&#8217;Amérique latine.</p>
<p style="text-align: justify">Son impact sur les relations centres-périphéries est cependant moins reluisant. Le commerce équitable s&#8217;imbrique en effet dans une vision marchande du développement dans laquelle il faut changer les mentalités de la demande dans les centres et aider l&#8217;offre dans les périphéries. Le succès du commerce équitable est donc grandement dépendant de la réaction de la demande dans les centres.<a href="#_ftn7">[7]</a> Il y a donc une continuité avec le modèle de développement qui se base sur les exportations. Ce qui perpétue la dépendance des périphéries envers les centres.</p>
<p style="text-align: justify">La <em>via campesina </em>(la voie paysanne), quant à elle, s&#8217;inspire du concept de souveraineté alimentaire, qu&#8217;elle définit comme étant “le droit de chaque nation de maintenir et développer sa capacité de produire ses aliments de base, dans le respect de la diversité culturelle et culturale. Et le droit de produire sa nourriture sur son propre territoire”.<a href="#_ftn8">[8]</a> Sur son site internet, la voie paysanne se décrit comme suit:</p>
<p style="text-align: justify">Un mouvement international de paysans, de petits et moyens producteurs, de sans terre, de femmes et de jeunes du milieu rural, de peuples indigènes et de travailleurs agricoles. Nous défendons les valeurs et les intérêts de base de nos membres. Nous sommes un mouvement autonome, pluraliste et multiculturel, indépendant de toute organisation politique, économique ou autre. <a href="#_ftn9">[9]</a></p>
<p style="text-align: justify">La souveraineté alimentaire implique plusieurs prescriptions. L&#8217;agriculture, de nature vivrière, devrait être basée sur les pratiques paysannes et tenir compte de la biodiversité et de la capacité des sols. Les prix des produits locaux doivent être protégés, nécessitant donc des mesures protectionnistes. Il faut éviter l&#8217;industrialisation de l&#8217;agriculture. Toutes les aides à l&#8217;exportation doivent être supprimées.<a href="#_ftn10">[10]</a> Le commerce des denrées alimentaires ne se fait qu&#8217;advenant la présence d&#8217;excédents. Ceux-ci pourront donc être échangés, mais seulement de façon bilatérale.<a href="#_ftn11">[11]</a></p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;agriculture devient d&#8217;une part un facteur de lutte contre la pauvreté et d&#8217;autre part, une stratégie de lutte contre les structures favorisant les intérêts des centres. Effectivement, un autre mouvement au sein de la souveraineté alimentaire a réussi à mobiliser beaucoup de paysans. Il s&#8217;agit du Mouvement des Sans Terres au Brésil qui organise l&#8217;occupation de plusieurs terres (environ 390 occupations en 2003)<a href="#_ftn12">[12]</a> mais aussi qui sabota les cultures génétiquement modifiées et occupa les laboratoires de Monsanto en 2001. Ces mouvements, sous la bannière de la souveraineté alimentaire, cherchent à briser les structures du commerce agricole en réorientant la production vers les besoins locaux et selon les traditions locales. Ceux dont les intérêts sont affectés riposteront en catégorisant le mouvement de dangereuse tentative vers l&#8217;autarcie. D&#8217;autres y verront plutôt une prise de contrôle des populations de leur agriculture, un pas essentiel vers l&#8217;auto-détermination et le développement des collectivités.<a href="#_ftn13">[13]</a></p>
<p style="text-align: justify">Le commerce équitable et la souveraineté alimentaire ont différentes implications pour les relations centre-périphéries. Le présent article a permis de démontrer comment le commerce équitable perpétue les structures de dépendance entre les centres et les périphéries, malgré certaines contributions positives au développement de ces dernières. Il fut ensuite présenté comment la souveraineté alimentaire peut contribuer à l&#8217;autonomie de la périphérie en réorientant l&#8217;agriculture vers les besoins locaux. Cette série de billets sur le lien entre développement et relations centres-périphéries a tenté de démontrer comment le développement est un projet politique au cours duquel les acteurs cherchent à faire valoir leurs propres intérêts. En Amérique latine, ces luttes d’intérêts se passent non seulement au niveau des institutions internationales et régionales, mais aussi au niveau national et local.</p>
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<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Ballet, Jérôme et Aurélie Carimentrand. 2007. <em>Le Commerce Équitable.</em> Paris: Ellipses Édition Marketing S.A.</p>
<p>Desmarais, Annette Aurélie. 2008. <em>La Via Campesina: Une Réponse Paysanne à la Crise Alimentaire. </em>Montréal: Écosociété.</p>
<p>Fairtrade Labeling Organization. 2009. <em>FLO Annual Report 2008-2009. </em>Bonn: FLO.</p>
<p>Galdino, Maurilio. 2005. “The Return of Radicalism to the Countryside: the Landless Movement”. Dans Michel Duquette, dir.,  <em>Collective Action and Radicalism in Brazil: Women, Urban Housing and Rural Movements. </em>Toronto: University of Toronto Press Incorporated, 130-155.</p>
<p>Murray, Douglas, Laura T. Reynolds et Peter Leigh Taylor. 2003. <em>One Cup at a Time: Poverty Alleviation and Fair Trade in Latin America. </em>Document de recherche. Fair Trade Research Group, Colorado State University.</p>
<p>Via Campesina. 2007. <em>Qu’est-ce que la Via Campesina?</em>. En Ligne. <a href="http://www.viacampesina.org/fr/index.php?option=com_content&amp;view=category&amp;layout=blog&amp;id=27&amp;Itemid=44">http://www.viacampesina.org/fr/index.php?option=com_content&amp;view=category&amp;layout=blog&amp;id=27&amp;Itemid=44</a> (page consultée le 20 Avril 2010).</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Fairtrade Labeling Organization, <em>FLO Annual Report 2008-2009 </em>(Bonn: FLO, 2009).</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Douglas Murray, Laura T. Reynolds et Peter Leigh Taylor, <em>“</em>One Cup at a Time: Poverty Alleviation and Fair Trade in Latin America<em>”</em>, (Colorado:<em> </em>Fair Trade Research Group, Colorado State University, 2003).</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Jérôme Ballet et Aurélie Carimentrand, <em>Le Commerce Équitable</em> (Paris: Ellipses Édition Marketing S.A., 2007).</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Voir Murray et al., 7.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Ibid., 8.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Selon Ballet et Carimentrand. 181.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Ibid., 13.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Définition tirée de  Annette Aurélie Desmarais, <em>La Via Campesina: Une Réponse Paysanne à la Crise Alimentaire</em> (Montréal: Écosociété, 2008).</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Cette définition fut trouvée sur le site internet de l’organsiation. Via Campesina. “Qu’est-ce la Via Campesina”, (2007) En Ligne. <a href="http://www.viacampesina.org/fr/index.php?option=com_content&amp;view=category&amp;layout=blog&amp;id=27&amp;Itemid=44">http://www.viacampesina.org/fr/index.php?option=com_content&amp;view=category&amp;layout=blog&amp;id=27&amp;Itemid=44</a> (dernière consultation le 20 Avril 2010).</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Ibid., 47.</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Maurilio Galdino, “The Return of Radicalism to the Countryside: the Landless Movement” dans Michel Duquette, dir.,  <em>Collective Action and Radicalism in Brazil: Women, Urban Housing and Rural Movements </em>(Toronto: University of Toronto Press Incorporated, 2005), 130-155.</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Voir Desmarais. 49.</p>
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		<title>L&#8217;ENVIRONNEMENT OU LA CROISSANCE?</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 16:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
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		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Adil Boukind
Les pays d&#8217;Asie du Sud Est sont réputés pour leur période de forte croissance économique pendant près de 30 années (1970-1997). Cette croissance est d&#8217;une telle importance que les auteurs libéraux n&#8217;hésitent pas de parler de « miracle ». Malgré ce miracle, la fin de cette ère s&#8217;est soldée par un importante crise économique (appelée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Adil Boukind</strong></p>
<p style="text-align: justify">Les pays d&#8217;Asie du Sud Est sont réputés pour leur période de forte croissance économique pendant près de 30 années (1970-1997). Cette croissance est d&#8217;une telle importance que les auteurs libéraux n&#8217;hésitent pas de parler de « miracle ». Malgré ce miracle, la fin de cette ère s&#8217;est soldée par un importante crise économique (appelée crise du troisième type par les économistes). Cependant la région garde un fort potentiel de développement économique essentiellement grâce à ses pôles technologiques que sont les tigres d&#8217;Asie. (Singapour, la Birmanie, l&#8217;Indonésie, les Philippines et le Brunei). La région propose beaucoup de défis dans le domaine du développement, dont un des plus prépondérants est la problématique environnementale. Le niveau technologique étant encore bien trop faible dans certaine régions (nous pouvons penser à la Malaisie où, une fois sorti de Kuala Lumpur, la campagne et la paysannerie prédomine). Ce billet s&#8217;intéressera aux solutions restantes pour les pays n&#8217;ayant pas encore atteint ce haut niveau de technologie dans les moyens de productions.<span id="more-610"></span></p>
<p style="text-align: justify">Tout d&#8217;abord il semble inévitable pour un pays de passer directement par une industrie polluante avant d&#8217;atteindre un mode de production utilisant des hautes technologies. La raison principale est que d&#8217;un point de vue rapport production/prix il est plus intéressant pour les pays en développement de se spécialiser dans une production moins coutante, c&#8217;est à dire utilisant un faible niveau technologique . L&#8217;État aurait par conséquent très peu d&#8217;intérêt à développer tout de suite des hautes technologies dans le sens où celles-ci seraient trop exigeantes pour l&#8217;économie et cela la rendrait fragile.</p>
<p style="text-align: justify">Chaque région du monde représente des raisons et enjeux spécifiques et par conséquent les modèles de développement de l&#8217;Asie du Sud-Est ne sont pas les mêmes que ceux de l&#8217;Afrique ou de l&#8217;Amérique latine. En effet, l&#8217;emplacement géographique influe sur les enjeux stratégiques, ceux-ci expliquent comment le « miracle » a pu être réalisable. Le contexte de Guerre Froide a grandement influencé le développement (1) de la région qui venait d&#8217;obtenir son indépendance. L&#8217;influence du communisme grandissant par le biais de l&#8217;union soviétique ainsi que la Chine. Les grandes puissances occidentales ainsi que le Japon, afin de bloquer l&#8217;expansion du communisme, ont investi beaucoup de capitaux dans les pays d&#8217;Asie. Cette aide apportée a été importante dans le déroulement de la région dans le sens où  elle a permit d&#8217;effectuer son « démarrage » et aussi a déterminée sa place dans l&#8217;économie globale. Dans ce sens, la politique économique pour les années à venir est en quelque sorte planifiée car la région est entrainée dans l&#8217;inertie de sa politique de la guerre froide. Ce phénomène implique une certaine continuité dans les moyens de productions c&#8217;est à que logiquement la région continuera à polluer.</p>
<p style="text-align: justify">Prise dans l&#8217;engrenage, la région doit prendre part à la logique du marché mondial (3). Ce dernier possède déjà ses producteurs de produits manufacturés à haute technologie (Singapour en fait parti avec par exemple les processeurs). Par conséquent, ces pays sont en quelque sorte contraints à produire des produits ne répondant pas à leurs besoins et à se spécialiser dans les domaines où ils ont un avantage comparatif: en Asie les avantages se trouvent essentiellement dans la production du riz et dans le tourisme. En cas de crise, une sur-spécialisation pourrait s&#8217;avérer être une source de fragilité dans l&#8217;économie du pays et donc nuire au court terme.</p>
<p style="text-align: justify">Cette focalisation sur les deux domaines que sont le riz et le tourisme présente beaucoup d&#8217;inconvénients en matière d&#8217;environnement global et de protection du patrimoine naturel de la région. Ces domaines possèdent la particularité d&#8217;être productif en temps de prospérité mais pas dans l&#8217;autre extrême  en cas de catastrophes climatiques ou de crises économiques.</p>
<p style="text-align: justify">Pour ce qui est du riz, la faiblesse qui a été constatée lors de la crise de 1997 est que tous les pays d&#8217;Asie du Sud étaient spécialisés dans cette production. L&#8217;entrée en récession a eut pour effet de modifier la politique des états. Produisant les mêmes bien (le riz donc), les états de l&#8217;Asie du Sud est sont rentrés dans une compétition économique aggravant le phénomène de récession. Dans un système, où la coopération est le maître clé, l&#8217;Association of South East Asia a été paralysée à l&#8217;instar de l&#8217;ONU durant la Guerre Froide. À long terme, la surproduction de riz a tendance à assécher le sol favorisant l&#8217;érosion du sol rendant ce dernier impraticable pour l&#8217;agriculture et infertile pour la flore locale.</p>
<p style="text-align: justify">Le tourisme quant à lui est de plus en plus en expansion dans la région. Malgré la création importante de travail, ce domaine impose certaines problématiques que ça soit au niveau social (tourisme sexuel), économique mais surtout environnementale. Tout comme le riz, ce secteur est dépendant à l&#8217;état du marché. Le secteur est en quelque sorte moins lié à la géographie est plus sujet à des phénomènes éloignés.(2) Concrètement cela s&#8217;explique par le fait que le principale client est occidentale et donc la demande aussi. Si un phénomène survient en occident réduisant le pouvoir d&#8217;achat, la demande en sera affectée en conséquence. En ce qui attrait à l&#8217;environnement, l&#8217;installation de complexe touristique a un effet très nocif pour l&#8217;écosystème: déforestation, destruction de la vie maritime au profit des ports de plaisance. La disparition de la faune et de la flore se répercute sur la vie des groupes ethniques locaux qui n&#8217;auront plus accès à leurs ressources primaires en nourritures et en plantes.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré les problèmes engendrés au niveau environnemental, la dépendance envers ces économies reste très forte. La région est engagé dans un engrenage qui l&#8217;oblige à appliquer la politique économique décidée par le centre. Le principal défi pour la région dans les années à venir serait de prendre de plus en plus le contrôle de leur mode de production peut être moins rentable sur le court-terme mais plus bénéfique sur le long terme. La solution (4) serait la mise en place de politiques s&#8217;orientant petit à petit vers des industries non polluantes proposant des produits ayant des demandes inélastiques. Les cas les plus éloquent de ces politiques sont le Japon et l&#8217;Allemagne, deux pays avec des économies solides très peu affectées par les crises. La particularité de ces produits est que leur demande est très peu sensible aux fluctuations du marché. Là où réside l&#8217;intérêt de modes de productions à très haute technologie est son faible taux de pollution et que généralement la nature des produits est tend à être inélastique.  Le meilleur exemple de réussite de ce modèle reste Singapour qui a été le pays le moins touché par la crise de 1997.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Jonathan Crush &#8211; « <em>Power of Development</em> » (1)</p>
<p>Michael Hitchnock, Victor T.King, Michael J.G Parnwell &#8211; «<em> Tourism in South East Asia</em> ». (2)</p>
<p>Jonathan Rigg &#8211; « <em>Southeast Asia, The human landscape of modernization and development</em> » (3)</p>
<p>Helen Hughes &#8211; « <em>Acheving Industrialisation in South East Asia</em> » (4)</p>
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		<title>INITIATIVE LOCALE DE SÉCURITÉ ALIMENTAIRE AU HONDURAS</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2010/03/02/initiative-locale-de-securite-alimentaire-au-honduras/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 15:53:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[POL 3802]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Économie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Honduras]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité alimentaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Sarah Veilleux-Doyon
Au Honduras, 70 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté ou de l’extrême pauvreté. 40 % du revenu national provient de l’envoi d’argent de la part des émigrés[1]. Le revenu national brut est de 1600 $ US par habitant. L’agriculture représente 13 % du PIB[2]. Le gouvernement et deux compagnies; Dole et Chiquita possèdent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Sarah Veilleux-Doyon</strong></p>
<p style="text-align: justify">Au Honduras, 70 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté ou de l’extrême pauvreté. 40 % du revenu national provient de l’envoi d’argent de la part des émigrés<a href="#_ftn1">[1]</a>. Le revenu national brut est de 1600 $ US par habitant. L’agriculture représente 13 % du PIB<a href="#_ftn2">[2]</a>. Le gouvernement et deux compagnies; Dole et Chiquita possèdent 60 % des terres agricoles<a href="#_ftn3">[3]</a>. Le pays, qui a bénéficié de l’aide de la Banque Mondiale et du FMI et respecté les plans et structures développés par ceux-ci pour parvenir à se développer, continue d’évoluer dans la misère. Le Honduras, ainsi que sa population sont-ils voués à être exploité par les grandes multinationales qui profitent des ressources naturelles et rendent difficile l’accès à la nourriture? Nous verrons donc comment certaines initiatives locales tentent de contrer cette réalité et favoriser un développement différent du pays en étudiant le cas du COMAL. Puis, nous porterons notre attention sur l’impact du récent coup d’état sur ses activités.<span id="more-518"></span></p>
<p style="text-align: justify">Heureusement, les multinationales ne sont pas les seules à posséder des terres agricoles. Plusieurs petits fermiers ou <em>campesinos </em>tentent du mieux qu’ils peuvent de produire leurs biens et survivre dans ce monde de géants. En 1997, suite à une discussion entre petits agriculteurs et producteurs, préoccupés par la situation difficile; le manque d’accès au marché et la précarité de la sécurité alimentaire, COMAL a été créé<a href="#_ftn4">[4]</a>. COMAL, signifiant réseau d’Amérique latine pour le marketing communautaire, est une alternative au développement économique habituel. C’est un regroupement de 42 associations de petits producteurs et d’ONG, qui forment un réseau de commerce plus juste et abordable pour les familles défavorisées en favorisant la consommation de produits locaux. Ce qui distingue ce réseau des autres associations similaires, c’est qu’il ne se préoccupe pas seulement des agriculteurs et des producteurs, mais aussi des consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify">La façon préconisée par COMAL pour aider les familles à faibles revenus à se nourrir est, d’octroyer des prêts à des taux d’intérêt bas aux agriculteurs afin qu’ils soient en mesure de se procurer des engrais et d’autres biens qui augmentent leurs capacités de production et donc permettent de réduire les prix de vente. Aussi, les familles qui ne sont pas en mesure de payer leur facture de nourriture hebdomadaire peuvent obtenir des crédits de la part de COMAL, qui accepte de se faire payer en biens ou en monnaie UDIS; monnaie propre à l’organisation<a href="#_ftn5">[5]</a>. (photo1)</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-519 aligncenter" src="http://redtac.org/unialter/files/2010/03/photo1-1.jpg" alt="photo1-1" width="363" height="204" /></p>
<p style="text-align: center">crédit photo: <a href="http://www.cafod.org.uk/about-us/where-we-work/honduras/looking-for-alternatives">http://www.cafod.org.uk/about-us/where-we-work/honduras/looking-for-alternatives</a></p>
<p style="text-align: justify">En octroyant les prêts aux agriculteurs, COMAL leur permet de devenir compétitifs sur le marché hondurien qui est très difficile d’accès pour les petites entreprises depuis l’accord de libre-échange. Effectivement, l’accord de libre-échange a inondé le marché de produits fortement subventionnés en provenance des États-Unis tel que le maïs et le riz<a href="#_ftn6">[6]</a>. Mais il ne suffit pas de faire baisser les prix des produits locaux, il faut aussi éduquer la population sur les avantages à consommer localement. Ainsi, le réseau emploie des Honduriens pour instruire la population aux bienfaits d’encourager les producteurs de leur communauté et ainsi faire rouler l’économie locale. Aujourd’hui, COMAL fournit 16 000 familles à travers 400 magasins dispersés à travers le pays<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En tant que Nord-Américain, on pense souvent qu’ouvrir notre marché aux pays moins développés leur permettra d’avoir accès à des biens à prix plus bas ce qui aidera nécessairement la population. On pense très peu aux conséquences néfastes de l’accord de libre-échange, qui dans ce cas-ci a compliqué la vie des petits producteurs et des <em>campesinos</em> qui devaient trouver un moyen de réduire leurs prix afin de rester compétitifs.</p>
<p style="text-align: justify">Malheureusement, malgré tout les bienfaits de cette initiative de développement économique alternatif, le coup d’État de juin 2009 n’a pas avantagé le réseau. Effectivement, le 28 novembre 2009, la police nationale, l’armée ainsi que des agents d’unités d’investigations criminelles lourdement armés ont pénétré dans les locaux de COMAL à Siguatepeque. Les biens de l’organisation ont été  endommagés ou volés et les employés intimidés. Le matériel d’enseignement et de formation a été volé tout comme les outils d’analyse de la situation politique et les publications du mouvement non violent de résistance. Les soldats considèrent ce matériel comme preuves d’activités subversives<a href="#_ftn8">[8]</a>. Les employés interrogés affirment avoir peur d&#8217;autres représailles puisque l’organisme s’est prononcé contre le coup d’État expulsant le président Zelaya. En somme, l’avenir s’annonce difficile pour COMAL puisque l’initiative locale ne semble pas obtenir les faveurs du nouveau gouvernement en place. Espérons que la situation politique instable au Honduras n’empêchera pas le regroupement de poursuivre ses activités qui permettent à plus de 16 000 familles de se nourrir et à plusieurs d’améliorer leur niveau de vie grâce aux prêts et à la création d’emplois.</p>
<p style="text-align: justify">En somme, on peut considérer que le Honduras, ni aucun autre pays n’est confiné à se faire exploité par les grandes multinationales. Dans le cas du Honduras, COMAL est l’exemple parfait d’une alternative de développement qui permet à la population d’avoir accès à plus de ressources alimentaires. Ce sont les organisations comme celle-ci qui permettent d’espérer un avenir plus rose pour les populations locales. Par contre, il devient évident que le régime en place influence grandement la facilité d’action et de réalisation d’initiatives comme COMAL. Les pays ou la démocratie est bien établie, semblent avoir plus de chance de réussir à implanter au moyen d’initiatives locales une autre forme de développement plus respectueux des populations.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: left">ACDI. 2009. <em>Honduras</em>. En ligne. <a href="http://www.acdi-cida.gc.ca/honduras-f">http://www.acdi-cida.gc.ca/honduras-f</a> (page consultée le 9 février 2010)</p>
<p>CAFOD. 2006. <em>Looking for alternatives</em>. En ligne. <a href="http://www.cafod.org.uk/about-us/where-we-work/honduras/looking-for-alternatives">http://www.cafod.org.uk/about-us/where-we-work/honduras/looking-for-alternatives</a> (page consultée le 9 février 2010)</p>
<p>Cooper, M et Parekh, M. s.d. « Soutenir l’économie local ». <em>Agripade; au delà du profit 2</em>, 21.</p>
<p>Food First. 2009. <em>Honduran Coup Security Forces Raid Campesino organization day before elections</em>. En ligne. <a href="http://www.foodfirst.org/en/node/2669">http://www.foodfirst.org/en/node/2669</a> (page consultée le 2 février 2010)</p>
<p>Lemoine, Maurice. 2009. « Retour des « gorilles » au Honduras ». <em>Le monde diplomatique </em>(Paris), 1 juillet. En ligne. <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-07-01-Honduras">http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-07-01-Honduras</a> (page consultée le 9 février 2010)</p>
<p>MERILL, T. 1995. « Honduras », <em>US Library of Congress</em>. En ligne. <a href="http://countrystudies.us/honduras/66.htm">http://countrystudies.us/honduras/66.htm</a> (page consultée le 9 février 2010)</p>
<p>Rights Action. 2009. <em>Honduras military raid campesino organization day before the election</em>. En ligne. <a href="http://www.rightsaction.org/Alerts/Honduran_coup_resistance_day156_alert99__112909.html">http://www.rightsaction.org/Alerts/Honduran_coup_resistance_day156_alert99__112909.html</a> (page consultée le 9 février 2010)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Maurice Lemoine, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> ACDI, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> T. Merill, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> M. Cooper et M. Parekh, p.21</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> CAFOD, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Ibid</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> M. Cooper et M. Parekh, p.21</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Food First, en ligne</p>
]]></content:encoded>
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