<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>UniAlter &#187; Analyses</title>
	<atom:link href="http://redtac.org/unialter/category/forum-social-mondial-2009/analyses/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://redtac.org/unialter</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 28 Mar 2011 02:35:17 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>CAE et Thornloe : génie mathématique versus espoir coopérativiste</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/06/09/cae-et-thornloe-genie-mathematique-versus-espoir-cooperativiste/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/06/09/cae-et-thornloe-genie-mathematique-versus-espoir-cooperativiste/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 22:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Côte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[coopérativisme]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[fermeture]]></category>
		<category><![CDATA[global]]></category>
		<category><![CDATA[licenciements]]></category>
		<category><![CDATA[local]]></category>
		<category><![CDATA[québec]]></category>
		<category><![CDATA[restructuration]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/unialter/?p=456</guid>
		<description><![CDATA[
Aux alentours du congé des Patriotes, deux nouvelles apparues dans les médias québécois illustrent de façon locale, deux facettes de l’économie contemporaine.
 
 Ainsi, on apprend le jeudi 14 mai que l’entreprise de fabrication de simulateur de vol CAE va mettre à pied six cents emplois situés à Montréal en raison d’une simple anticipation d’hypothétiques pertes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align:justify;font:14px Times New Roman;margin:0"><span>Aux alentours du congé des Patriotes, deux nouvelles apparues dans les médias québécois illustrent de façon locale, deux facettes de l’économie contemporaine.</span></p>
<p> </p>
<p><span><span> </span>Ainsi, on apprend le jeudi 14 mai que l’entreprise de fabrication de simulateur de vol CAE va mettre à pied six cents emplois situés à Montréal en raison d’une simple anticipation d’hypothétiques pertes probables, dues à l’éventuelle baisse de commande de simulateurs de vol civils, eu égard aux récentes baisses de vente des compagnies aériennes.</span></p>
<p><span><span> </span>Mais, chose curieuse, l’entreprise a dégagé de très bons profits l’année dernière et a décroché un très gros contrat gouvernemental dans le domaine militaire qui lui permet très largement quelques baisses de profit dans le volet civil sans qu’il y ai besoin de procéder à des centaines de licenciements. </span></p>
<p><span><span> </span>De plus, un bon nombre de gens intéressés par la question (spécialistes et ainsi de suite) affirment, sans doute avec raison, que si baisse de commandes il y a, celle-ci ne serait que temporaire. En effet, un grand nombre de pilotes «baby-boomers» vont prendre leur retraite dans les prochaines années, laissant la place à des jeunes pilotes qu’il faudra bien former sur un simulateur de vol avant de leur lâcher les commandes d’un Bombardier ou autre Airbus…</span></p>
<p><span><span> </span>On a ici la preuve par l’exemple que des dirigeants d’entreprises n’hésitent pas à sacrifier des centaines d’employés, certains étant dans ladite entreprise depuis dix ou même vingt ans, qui en pleine crise et dans un secteur assez pointu vont sans doute avoir beaucoup de mal à retrouver un travail, notemment pour les plus âgés. </span></p>
<p><span><span> </span>Pourquoi, une coupe à blanc de la sorte alors qu’elle ne semble pas nécessaire à la bonne marche de l’entreprise, le secteur militaire compensant largement les pertes hypothétiques du secteur civil ? Gageons que la recherche du profit maximal (et pas seulement ce qu’il faut pour faire vivre tout le monde correctement) et la volonté de croissance perpétuelle et sans limite, caractéristiques essentielles du capitalisme, y sont certainement pour beaucoup…</span></p>
<p> </p>
<p><span>Quelques jours plus tard, une nouvelle plus encourageante contribua à améliorer mon humeur, qui est malheureusement passablement sensible aux évolutions de l’actualité … </span></p>
<p> </p>
<p><span>L’entreprise Thornloe eu en effet droit à un reportage au téléjournal de Radio-Canada pour avoir réussi le fait d’armes de survivre à l’abandon de la part d’une firme transnationale sans aucune perte d’emploi. Thornloe est une entreprise ontarienne, productrice de fromage artisanal, qui il y a quelques temps fut jugée comme n’étant pas assez rentable par la firme transnationale Parmalat son propriétaire de l’époque qui décida de s’en séparer, la laissant ainsi à un éventuel repreneur ou en son absence face à une fermeture. L’expérience des ventes et rachats d’usines autant en Europe qu’en Amérique du Nord ne peut que mener à la constatation que dans beaucoup de cas, c’est du côté de la masse salariale que l’on va chercher à réduire les coûts de production… En plus clair, ce sont souvent les employés qui paient la note de la «restructuration» qui suit presque toujours une vente, paiement en général réglé par quelques licenciements et réductions de salaire. Pour ce qui est de la fermeture, nul besoin de décrire les conséquences d’un tel scénario, l’entreprise cessant d’exister.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Les employés de chez Thornloe, n’avaient donc pas un radieux avenir devant eux. À ce sombre tableau s’ajoutait le fait qu’ils n’étaient pas vraiment maîtres de leurs destins. C’est à dernier aspect que les travailleurs s’attaquèrent. Ils décidèrent en effet de racheter eux-même leur propre usine, la transformant ainsi en coopérative. Avec l’aide des communautés locales et de banquiers bienveillants (je vous jure qu’il en existe, le mien fait d’ailleurs partie de ces oiseaux rares), ils menèrent leur projet à bien. Après quelques années de coopérativisme, l’entreprise marche très bien à l’heure actuelle, recevant même des prix de concours spécialisés pour la qualité de ses produits. L’ironie de l’histoire réside dans le fait qu’un des clients de la coopérative de Thornloe n’est nul autre que … Parmalat, son ancien propriétaire, sans doute nostalgique.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Ainsi, tout comme il y a, paraît-il, une lumière au bout du tunnel, le coopérativisme apparaît comme une piste de solution possible à une situation économique qui semble mener de plus en plus à une impasse. Et ce constat peut aussi bien s’effectuer au niveau global, qu’au niveau local. </span></p>
<p><span>Vu que je ne peux malheureusement discourir à l’envi sur les caractéristiques de cette réappropriation faite par les travailleurs de leur moyen de travail, je conseille au lecteur motivé d’aller étancher sa soif en allant voir ce petit cahier d’information (4 pages), édité par le «Chantier de l’économie sociale», organisation québécoise de promotion de l’économie sociale (forcément).</span></p>
<p> </p>
<p><span>Il est pour finir capital, je penses, de comprendre que les débats secouant actuellement le monde que ce soit au niveau de l’économie ou de l’environnement, ou encore de la sécurité, ne sont pas des choses désincarnés. </span></p>
<p><span>Car rien n’est plus frustrant que de se faire taxer de «déconnecté», d’utopiste ou de doux rêveur alors que l’on parle de ces thèmes qui, comme je viens de le montrer (enfin j’espères), ont une incidence directe sur la vie de chacun d’entre nous. </span></p>
<p><span>Que ce soit les deux histoires économiques que je viens de conter, ou bien d’autres comme la dévalorisation de la culture croissante au Canada, leurs issues nous concernent presque personnellement. </span></p>
<p><span>Que ce soit parce que l’on perd son emploi suite à une fermeture d’usine ou qu’on le garde grâce au caractère inventif du coopérativisme. Ou bien alors car, en tant que québécois, on se voit privé à petit feu du principal moyen d’expression de son identité, à savoir la culture. </span></p>
<p><span>Mais ceci est une autre histoire… </span></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/06/09/cae-et-thornloe-genie-mathematique-versus-espoir-cooperativiste/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nouvelle publication sur les campements de la jeunesse et les FSM</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/30/nouvelle-publication-sur-les-campements-de-la-jeunesse-et-les-fsm/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/30/nouvelle-publication-sur-les-campements-de-la-jeunesse-et-les-fsm/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 13:50:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Annonces]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA['open space']]></category>
		<category><![CDATA[Campement de la jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[pédagogie alternative]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=449</guid>
		<description><![CDATA[The Intercontinental Youth Camp 2001-2005 : Linking Open Space Activism, the World Social Forum, and Imaginaries for Alternative Worlds Download]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0" align="center"><span style="font-weight:bold" class="Apple-style-span"><u><span style="font-size:18pt"><span style="color:rgb(0,0,0)">ANNOUNCEMENT</span></span></u></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0" align="center"><span style="font-weight:bold" class="Apple-style-span"><u><span style="font-size:18pt"><span style="color:rgb(0,0,0)"><br /></span></span></u></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0"><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia"> </span><span style="font-weight:bold" class="Apple-style-span"><span style="font-size:18pt;color:#999900;font-family:&#038;quot">Now on Open Space Forum !!!</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0"><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia"> </span><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia">Log on to <a href="http://www.openspaceforum.net/">www.openspaceforum.net</a> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0">
<div class="MsoNormal" style="margin:0"><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia">or <a href="http://openspaceforum.net/twiki/tiki-index.php?page=OurPublications">http://openspaceforum.net/twiki/tiki-index.php?page=OurPublications</a> </span></div>
<p><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia"> </span></p>
</p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0"><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia"><img src="http://openspaceforum.net/twiki/show_image.php?id=89" border="0" alt="" width="33" height="12"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0" align="center"><span style="font-weight:bold" class="Apple-style-span"><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia">The Intercontinental Youth Camp 2001-2005 : Linking Open Space Activism, the World Social Forum, and Imaginaries for Alternative Worlds <a href="http://openspaceforum.net/twiki/tiki-download_file.php?fileId=195"><span style="color:#004276;text-decoration:none">Download</span></a></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0" align="center"><span style="font-weight:bold" class="Apple-style-span"><span style="font-style:italic" class="Apple-style-span"><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia">Daniel H.O. Morrison</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0"><u><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia">Abstract:</span></u><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0"></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0"><span style="font-size:7pt;font-family:Georgia">The Intercontinental Youth Camp (IYC) has opened distinctive spaces of experience to link activist networks, the World Social Forum (WSF), and alternative imaginaries. It originated in reaction to the inaugural WSF in Porto Alegre, Brazil, although both initiatives emerged in 2001 in broader struggles to challenge neoliberal globalization. Some 80,000 campers from diverse backgrounds and mostly under 30 lived in the five Camps, which lasted from six to ten days. Four took place in Porto Alegre and the other (in 2004) in Mumbai, India. The IYC&#8217;s central imaginary of horizontal self-management was largely shaped by Camp organizers and key volunteering onsite; the WSF and local political conditions were also crucial. While the Camps exhibited contradictions – such as those arising from hierarchical leadership and many participants more interested in apolitical partying than in social change – they cultivated exciting possibilities for an emerging new political generation of human agents.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/30/nouvelle-publication-sur-les-campements-de-la-jeunesse-et-les-fsm/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Looking Back: The 2009 World Social Forum &#8211; Troisième partie</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-troisieme-partie/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-troisieme-partie/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 20:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[WSF]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=405</guid>
		<description><![CDATA[par Michael Ramirez et Orion Cruz
(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. Les autres parties se trouvent ici et là)
Prelude to Mobilization Efforts “A new [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align:right">par Michael Ramirez et Orion Cruz</h3>
<p><em>(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. Les autres parties se trouvent <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-premiere-partie/">ici</a> et <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-deuxieme-partie/">là</a>)</em></p>
<p style="text-align:justify">Prelude to Mobilization Efforts “A new world is being born. Utopia is here in South America,” Chávez affirmed in what Lula jokingly insisted was the Venezuelan President’s shortest speech in ten years (approximately 15 minutes). During his brief address, Chávez promoted the Bolivarian Alternative for the Peoples of our America (ALBA). He also awarded recognition and praise to Cuba’s Fidel Castro for his dedication to the Socialist cause, which he sustained for half a century in spite of his country’s trade isolation from the U.S. From Chávez’s perspective, Cuba’s ability to endure despite rigid and unremitting punative sanctions being applied from the U.S. has helped build up the confidence necessary among Latin America’s multiplying number of left-leaning administrations to come together and articulate the need for a new world with new values.<span id="more-405"></span></p>
<p style="text-align:justify">Orion Cruz, COHA Research Fellow and WSF attendee, observed that Morales’ and Correa’s speeches were particularly emphatic regarding the environmental crises that the world is currently facing, as well as the necessity of meeting the ecological challenges that lie before us. Both leaders were similarly passionate in their description of the severity of such environmental issues and the way in which they connected to neoliberal economic policies. Morales’ speech, however, distinguished itself from Correa’s, because it came from the perspective that there is much to be learned from the world’s indigenous populations about how to live in harmony with Pachamama.</p>
<p style="text-align:justify">President Correa, who has recently emphasized the importance of committing to regional efforts to maintain “Mother Earth,” argued that the preservation of the world’s resources is “a necessity recognized even by technological experts.” He supported his position by pointing to Ecuador’s decision not to exploit some of its untapped oil reserves. This was somewhat ironic, however, because despite the fact that Correa is known to be more environmentally conscious than many other regional leaders, and that Ecuador’s new constitution allows for the extension of new rights for the country’s natural ecosystems, Correa’s administration continues to subscribe to policies which inflict great harm to the country’s environment. Oil and mining interests, for example, the former of which has admitted to dumping more than 18 billion gallons of toxic waste water into Ecuador’s Amazon waterways, are still being forcefully protected from public protests. The violent police and army suppression of a number of demonstrations, mostly initiated by the country’s indigenous and mestizo populations seeking to move beyond the extractive economic model, has done irreparable damage to relationships with some of the country’s strongest and most environmentally conscious social movements, including the National Indigenous Confederation of Ecuador (CONAIE).</p>
<p style="text-align:justify">With regard to the many positive and hopeful environmentally-oriented statements made by these South American leaders, there is still much to clarify. For example, investing in alternative energy and fuel sources such as hydroelectricity, as in the case of the Itaipu Dam in the Paraná River, would allow the region to achieve the energy demands essential for economic growth, yet be looked upon with favor by many of those involved as environmentally responsible. However, if that energy independence were achieved, would there be a price at which it would be harnessed? In fact, hydroelectric dams are renowned for their disastrous environmental repercussions, which often include sizeable amounts of greenhouse gas emissions (occasionally producing more carbon dioxide and methane than power stations reliant on fossil fuels), the damaging of riverine and land ecosystems, as well as massive flooding of the surrounding areas during construction. The Itaipu dam is a compelling illustration of this environmental catastrophe, with the construction of its reservoir requiring that 1,350 square kilometers of the surrounding ecosystem be flooded. As Latin America’s new generation of leaders, and events like the WSF gain traction and legitimacy, there are huge promises for the environment, but it will take serious and sustained pressure from activists to achieve real action.</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">Putting words into Action</h2>
<p style="text-align:justify">Despite the WSF often being dismissed as a fading leftist’s fantasy, the 2009 convention marks the year that the gathering evolved into a high-minded and highly relevant vehicle. For many of those who attended Belém, the economic crisis was viewed as an enormous opportunity to bring down the current system and replace it with something new, forceful and transformative. There was a general acceptance throughout the forum that change was on the way, but no ascertainable certainty about the kind of change it would be. Instead, there was a focus on discussion about the sort of change that the people wanted to see, which overall was oriented away from the occasional amoralities of a free market system. At the minimum, it was identified that there is a dire need for economic and environmental practices to be restructured, which cannot be predictably achieved by means of the current laissez faire system.</p>
<p style="text-align:justify">Although the interests represented at the WSF came together with the intention to initiate a movement for social and environmental transformation worldwide, their ability to turn ideas into hard planning will, in part, be measured by the demonstrations at the opening of the upcoming G-20 summit in London. Regardless of the outcome, they will help delineate the world’s future economic woes. President Lula will be introducing a newly formulated manifesto for the development of more responsible financial institutions that more accurately reflect the development and growth of international institutions, aimed at gradually replacing or supplanting the World Bank, the IMF and the World Trade Organization. The degree to which the G-20 countries acknowledge the Belém activists’ appeals will help predict the extent of the role their left-leaning ideas might play in cooperating with most developed economies in order to construct a new type of socially-oriented and just global economy.</p>
<p style="text-align:justify">If Belém and the protests during the G-20 Summit in London have successfully made a point, civil society groups believe their efforts will result in significant improvements. Although their pursuits may have to be far-reaching to make an imprint, Latin America’s voices have intensified as the hemisphere has emerged as the largest international supplier of raw materials. Feelings of solidarity and a sense of confidence have come out from the WSF, and while they have previously been stymied, this time they were being created within a somewhat more conducive global context. Even if the demonstrations do not amount to everything desired, under the current economic circumstances, the forum’s left-leaning advocates are standing on a much better practical footing than they have been in the past.</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">The Summit of the Americas</h2>
<p style="text-align:justify">The Republic of Trinidad and Tobago will host the Fifth Summit of the Americas in Port of Spain. Convening in April, this assembly will be focusing on human prosperity, energy security, climate change and sustainable development throughout the Americas. Among the voices being heard there, the various governments of the Western Hemisphere are prepared to address much of this agenda, as was outlined during the dialogues at the WSF.</p>
<p style="text-align:justify">The United States must be expected to support many of the objectives that emerged from Belém and follow through on some of them with a sense of urgency. It is, however, by no means certain that this will not require heavy negotiation. The Summit of the Americas may, in effect, turn out to be the initial dialogue that the Obama administration will want and need in order to engage in meaningful dialogue with left-leaning governments on such an agenda.</p>
<p style="text-align:justify">Given the Summit’s fractious history and the discontent expressed at the WSF, it would be foolish for Obama not to take seriously the opportunity of building a regional consensus which would be primarily beneficial to the countries to the south of the U.S. This would be especially prudent of Washington, since it has lost considerable influence in the region and now must commit itself to renovate its regional standing. At this point, it seems that many people, nongovernmental organizations, social movements and leaders within Latin America are dedicating themselves to economic, political and social change, but what is still to be decided is what will be Obama’s reaction. In any case, Latin America must decide whether to attempt to change the economic, political and social calibrations regardless of Washington’s support, or risk its new-found autonomy.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify">*Les auteurs sont des chercheurs au <a href="http://coha.org">COHA</a></p>
<p style="text-align:justify"><em>WSFDiscuss est un forum ouvert sans modérateur qui sert à échanger de l&#8217;information et des opinions sur l&#8217;expérience, la pratique et la théorie du Forum Social Mondial à tous les niveaux (local, national et global). Il sert aussi à discuter des mouvements sociaux et politiques qui sont reliés au FSM.</em></p>
<p style="text-align:justify">Pour publier un message envoyez un courriel à : WorldSocialForum-Discuss@openspaceforum.net S<br />
Pour s&#8217;inscrire à la liste d&#8217;envoie: Send empty email to worldsocialforum-discuss-subscribe@openspaceforum.net</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-troisieme-partie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Looking Back: The 2009 World Social Forum &#8211; Deuxième partie</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-deuxieme-partie/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-deuxieme-partie/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 20:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[WSF]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=402</guid>
		<description><![CDATA[par Michael Ramirez* et Orion Cruz*
(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. la première partie se trouve ici et dernière là)

The Lula Factor
Brazilian President [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align:right">par Michael Ramirez* et Orion Cruz*</h3>
<p style="text-align:justify">(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. la première partie se trouve <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-premiere-partie/#more-398">ici</a> et dernière <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-troisieme-partie/">là</a>)</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">The Lula Factor</h2>
<p style="text-align:justify">Brazilian President Lula da Silva was one of the original craftsmen of the WSF. His government contributed approximately U.S.$50 million to this year’s event. In a move that signified the relative importance of the forum, Lula opted to attend the WSF rather than participate at Davos as had been universally assumed. Instead, Brazil’s Minister of External Relations, Celso Amorim, and the President of the Banco Central do Brasil, Henrique Meirelles, represented the regional superpower at the World Economic Forum.</p>
<p style="text-align:justify">Lula’s decision to attend the WSF should not have come as a complete surprise. His roots lie deep within social movements dating as far back as the late 1970s. Although a founder of the WSF, Lula’s presence at Belém rather than at Davos cannot be entirely attributed to the conference’s return to Brazil. Instead, Lula saw the forum as a podium to condemn traditional capitalist countries such as the U.S. He claimed, “now the crisis is theirs, not ours,” attesting to the current economic crisis that resulted from grossly lax banking regulations in the market economies.</p>
<p style="text-align:justify">Lula’s decision to speak at the WSF contributed to the forum’s legitimacy and surely sent a message to the world that alternatives to the current economic model being promoted by the international lending agencies – the IMF and World Bank – are seriously being sought. That message also carried with it a relatively new significance, since Brazil has emerged as a regional superpower at a time when Latin America is expanding its ties with the outer world like never before in its history.<span id="more-402"></span></p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">Problem Solving</h2>
<p style="text-align:justify">The WSF has created an opportunity for various private and public organizations to meet and discuss their concerns, and seek tentative solutions. Attendees at Belém typically were individuals seeking social and economic improvement for themselves and their communities. Many, if not most of the discussions heard there focused primarily on educating participants about the world’s multiplicity of problems, particularly about how the application of the neoliberal development model has often mechanically led to inconceivably gross corporate profits at the expense of average citizens and their fundamental human rights. Advancements in poverty eradication and gender equality were among the other imperative subjects discussed. By way of example, the importance of such debates can be seen in the case of Colombia’s alarmingly high number of internally displaced peoples.</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">Colombia’s Shortcomings</h2>
<p style="text-align:justify">Alvaro Uribe’s administration in Colombia has been repeatedly criticized by human rights organizations, which have challenged it for its negligent response to ensuring the safety and security of struggling tiny and isolated communities in that country, such as the Curvaradó and Jiguamiandó in the northwest region. The exploitation of natural resources and agricultural developments, along with the internal conflict that had engulfed the country for over forty years, has left entire communities displaced. In an analysis released by COHA this past year, the organization found that there are “20 million Colombians who are suffering from hunger, increased human rights abuses, lack of access to healthcare, accelerated environmental degradation, increased inequality, and a deeply flawed educational system.” These are the common injustices minorities become subjected to under state repression, as well as the absence of fundamental access to economic, social, and cultural rights.</p>
<p style="text-align:justify">It is important to understand the past and the development of contemporary circumstances in order to establish a clear direction for the future. The dialogues at Belém, however, failed, according to some, to place enough emphasis on the future. For well-informed attendees therefore, the forums may have lacked attention to proportionality, in this respect attributing to some confusion in understanding the vast global issues at stake. Many of the forum’s almost overwhelming number of discussions, lectures, and debates were, however, carried out in small groups and provided the opportunity for those who had questions or may have felt something was missing to find answers to their inquiries.</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">21st Century Socialism: Socialism of the Future</h2>
<p style="text-align:justify">Under the terms of Article IX of the WSF Charter of Principles, Presidents Hugo Chávez of Venezuela, Evo Morales of Bolivia, Fernando Lugo of Paraguay, and Rafael Correa of Ecuador jointly addressed the attendees in a vigorous dialogue titled The “Proper Integration of Our America,” a discussion prepared by La Via Campesina. This session synthesized the progress that Chávez’s 21st Century Socialism &#8211; often referred to as the Bolivarian Revolution &#8211; has made over classical socialism. While maintaining the philosophical supremacy of human labor over capital, the modern model accepts that traditional class struggles do not always provide a satisfying explanation for all social phenomena.</p>
<p style="text-align:justify">Highlighting some of the major characteristics of 21st Century Socialism, the aforementioned presidents were quick to denounce classical socialism for its inability to produce the efficient development, ethnic equality, and intergenerational equity which the system promised. The Russian model of socialism, for the most part, lacked a process that would accurately record the demands of the people and in many ways was merely a construct trying to challenge U.S. policies across-the-board, rather than create and implement them for the common good. Most significant, however, is “classical socialism’s” failure to raise all of the serious questions to confront the reigning capitalist development model at its roots.</p>
<p style="text-align:justify">Unlike the Soviet version, Chávez and his colleagues’ leftist vision for the world, which is rapidly emerging from Latin America, is that of an entirely parliamentary democratic brand; it is a manifestation of people’s desire for liberation from the neo-liberal capitalist model of development, and, rather than copying an existing worn-out model for the future, a new community is authoring it. Instead of attempting to “develop” an alternative way through what is commonly seen as endless economic growth rooted in unwarranted U.S. optimism, this new Latin American socialism is forming a strong ecological awareness as well as a desire to counter the dependency policies born from traditional U.S. hegemony in the region. The people, from this chavista perspective, are creating something new and trying to free themselves from an antiquated system that has so far failed the majority of them.</p>
<p style="text-align:justify">Lula and his colleagues utilized the WSF to take issue with the Western version of the capitalist system. The lack of regulations that precipitated the current global economic crisis has been a crucial component of left-oriented arguments against the neo-liberal system. Irish artist and social activist Tony Kenny maintained that, “The systems formulated in Davos are collapsing, disintegrating and beginning to rot. So there has been this clearing away, this brush fire within the financial system that has been built over the last 100 years.” Magdalena Leon, a member of the Latin American Network of Women Transforming the Economy, also argued against the inefficiency and marginality of the capitalist system, emphasizing the immediate obligation to implement an alternative structure. Leon argued that now more than ever, under the current economic circumstances, measures should be taken to create the change and institutions the world so desperately needs; failure to act promptly would allow the current financial system, which is viewed as being of a “neocolonial nature,” to revitalize itself and shed its irrelevance and chronic obsolescence.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify">*Les auteurs sont des chercheurs au <a href="http://coha.org" target="_blank">COHA</a></p>
<p style="text-align:justify"><em>WSFDiscuss est un forum ouvert sans modérateur qui sert à échanger de l&#8217;information et des opinions sur l&#8217;expérience, la pratique et la théorie du Forum Social Mondial à tous les niveaux (local, national et global). Il sert aussi à discuter des mouvements sociaux et politiques qui sont reliés au FSM.</em></p>
<p style="text-align:justify">Pour publier un message envoyez un courriel à : WorldSocialForum-Discuss@openspaceforum.net S<br />
Pour s&#8217;inscrire à la liste d&#8217;envoie: Send empty email to worldsocialforum-discuss-subscribe@openspaceforum.net</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-deuxieme-partie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Looking Back: The 2009 World Social Forum &#8211; Première partie</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-premiere-partie/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-premiere-partie/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 19:45:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[forum social]]></category>
		<category><![CDATA[FSM]]></category>
		<category><![CDATA[mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[WSF]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=398</guid>
		<description><![CDATA[ par Michael Ramirez*  et Orion Cruz * 
(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. Les autres parties se trouvent ici et là)
As hundreds [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align:right"><strong> par Michael Ramirez*  et Orion Cruz * </strong></h3>
<p style="text-align:justify"><em>(Ce texte est provient d&#8217;une liste d&#8217;envoi de courriels WSFDiscuss. Nous le publions ici pour en faire profiter les lecteurs de ce blogue. Ceux qui veulent s&#8217;inscrire sur la liste peuvent le faire à la fin du billet. Les autres parties se trouvent <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-deuxieme-partie/">ici</a> et <a href="http://unialter.wordpress.com/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-troisieme-partie/">là</a>)</em></p>
<p style="text-align:justify">As hundreds of prominent figures in the global financial and political sectors convened in Davos, Switzerland to attend the World Economic Forum’s annual gala, beginning on January 27, over 100,000 individuals traveled to Belém, Brazil for the rival eighth annual World Social Forum (WSF). The overlap is not coincidental; the WSF was founded on policies that could not contrast more with the traditional neo-liberal agenda fueling the World Economic Forum.</p>
<p style="text-align:justify">The WSF provided its participants with the opportunity to engage in reflective thinking, and a democratic exchange of ideas. These activities were all aimed at formulating proposals to address what the attendees believed to be the inherent flaws afflicting the current capitalist system, that many present believed birthed the current world economic crisis. Numerous Latin American leaders accepted the invitation to participate in the summit. The resulting discussions provided an ample forum to scrutinize such issues as the “Criminalization of Social Movements and Human Rights Defenders” and “Joint Strategies around Impacts of Extractive Industries on Development in Latin America.” Their purpose was to promote the safeguarding of human rights, and the fulfillment of a commitment to build a sustainable society that is attuned to a more thoughtful relationship between humankind and the Earth.<span id="more-398"></span></p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">The World Social Forum: The Gathering of the Distressed</h2>
<p style="text-align:justify">In 2001, the inaugural WSF commenced in Porto Alegre, Brazil. According to an Inter Press Service interview with Portuguese Nobel literature laureate José Saramago, skeptics had speculated that a successful forum, one which was able to transform ideas and dialogue into tangible results, would ultimately fail to take place due to the lack of clear overall objectives.</p>
<p style="text-align:justify">Fortunately, the preliminary WSF in 2001 proved to be a significant first step in fulfilling the forum’s purpose to “make another world possible,” as it fused the voices of various civil society organizations and developed a stronger outreach. The result was one that was larger in scope and which was forged in international advocacy. Nonetheless, in order to maintain a creative, yet broadly inspired and successful opportunity for engagement, the forum’s founders developed a Charter of Principles. This document declared the purpose and orientation of the WSF, as well as welcomed the participation of individual movements and organizations devoted to social improvements.</p>
<p style="text-align:justify">Also, the WSF Charter is explicit in classifying the body as an open assembly, which rebuts the misperception that it is an intellectually homogenous regional organization pursuing its own interests. The WSF’s set of fourteen fundamental principles is a means to sustain its peaceful initiative while facilitating the forum in a respectful, objective, and effective manner, so as not to tarnish its original intention.</p>
<p style="text-align:justify">Participatory democracy researcher and past forum attendee Josh Lerner observed that the “speeches, personal testimonies, and mass rallies” delivered “feelings of solidarity and excitement.” The WSF has contributed to the rise of prominent leaders such as Evo Morales, who began his own presidential campaign in Bolivia after gaining support for the concept of sovereignty and autonomy of his own, as well as the region’s other indigenous peoples during an earlier WSF conference. As the case of Morales demonstrates, WSF has achieved what it was meant to accomplish. It has succeeded in becoming a motivational conclave which inspires onlookers to continue their efforts to achieve universal parity in social justice, a doctrine they believe that Western capitalism now largely ignores.</p>
<p style="text-align:justify">
<h2 style="text-align:justify">A Return to Brazil</h2>
<p style="text-align:justify">Considering Belém’s stature as a major commercial center located in the vast Amazon River basin, the city strives to be seen as the cultural and economic heart of northern Brazil. Its 1.4 million inhabitants lent their support to the Brazilian Institute of Social and Economic Analysis (IBASE), a primary organizer of the WSF, to draft the facilities of Belém’s two large universities as the centerpiece for the 2009 conference, said IBASE Director-General Candido Grzybowski. However, it could be argued that holding the WSF in Belém actually may have turned out to be a poor decision.</p>
<p style="text-align:justify">If so, this was primarily due to the inadequate infrastructure existing in the city, which proved just barely sufficient to accommodate such a large influx of visitors. This flaw in the composition of the forum became apparent right from the start when many participants were unable to attend a number of the events due to the inadequacy of the transportation grid. More often than not, the roads leading to the forum could be found swamped with massive amounts of traffic that prevented buses and taxis from moving at bearable speeds. Moreover, once participants arrived, they found it quite challenging to make it to the lecture hall for which they were searching, because there were so many being used and the campuses are situated a good distance from one another. The result of this was that accompanying the excitement of the WSF were equal degrees of frustration, tardiness, and absence, not only on the part of the crowds, but also, on occasion, key lecturers and organizers.</p>
<p style="text-align:justify">Nevertheless, following the decision by the forum’s founding organizations at the 2007 WSF in Nairobi, to transition from an annual conference to a biennial event, the 2009 forum was momentous in that it coincided with the worst global economic crisis in history, a circumstance previous WSF conferences claimed to foresee.</p>
<p style="text-align:justify">Belém was also chosen, in part, for its unique geography. Serving as the eastern gateway to the Amazon, the city symbolizes the forum’s tenacious efforts at greater conservation initiatives aimed at preserving the world’s natural resources. Indeed, this WSF enormously stressed the importance of the Amazonian biosphere. Perhaps imprudently, however, there were very few efforts made to demonstrate that aside from the physical location of the gathering, this was supposedly a “green” event. Trash was everywhere, and recycling efforts were barely discernable after the forum’s inaugural festivities were held.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify">*Les auteurs sont des chercheurs au <a href="http://coha.org" target="_blank">COHA</a></p>
<p style="text-align:justify"><em>WSFDiscuss est un forum ouvert sans modérateur qui sert à échanger de l&#8217;information et des opinions sur l&#8217;expérience, la pratique et la théorie du Forum Social Mondial à tous les niveaux (local, national et global). Il sert aussi à discuter des mouvements sociaux et politiques qui sont reliés au FSM.<br />
</em></p>
<p style="text-align:justify"><em>Pour publier un message envoyez un courriel à : WorldSocialForum-Discuss@openspaceforum.net S</em></p>
<p style="text-align:justify"><em>Pour s&#8217;inscrire à la liste d&#8217;envoie: Send empty email to worldsocialforum-discuss-subscribe@openspaceforum.net </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/21/looking-back-the-2009-world-social-forum-premiere-partie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Forum Social Mondial 2009 : territoire de retrouvailles et d&#8217;alliances pour les Palestiniens</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/le-forum-social-mondial-2009-territoire-de-retrouvailles-et-dalliances-pour-les-palestiniens/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/le-forum-social-mondial-2009-territoire-de-retrouvailles-et-dalliances-pour-les-palestiniens/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 16:27:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Ateliers]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=290</guid>
		<description><![CDATA[par Andréanne Bourque
« J’exige le droit au retour à ma terre. Je le réclame pour tout le peuple palestinien. »
-Fatima, réfugiée palestinienne au Liban
Des altermondialistes venus des quatre coins du globe arborant fièrement le drapeau palestinien, des tentes thématiques présentant des images-chocs révélatrices de la situation actuelle en Palestine, des pétitions contre l’offensive israélienne… De [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right"><strong>par Andréanne Bourque</strong></p>
<p style="text-align:justify"><em>« J’exige le droit au retour à ma terre. Je le réclame pour tout le peuple palestinien. »</em></p>
<p style="text-align:justify">-Fatima, réfugiée palestinienne au Liban</p>
<p style="text-align:justify">Des altermondialistes venus des quatre coins du globe arborant fièrement le drapeau palestinien, des tentes thématiques présentant des images-chocs révélatrices de la situation actuelle en Palestine, des pétitions contre l’offensive israélienne… De toute évidence, l’importance accordée à la cause palestinienne lors du Forum Social Mondial (FSM) était manifeste. Grâce notamment au Réseau des Femmes arabes présent au FSM, qui s’est déroulé du 27 janvier au 1er février 2009 à Belém au Brésil, plusieurs participants ont pu en apprendre davantage et se positionner face à la cause palestinienne.<span id="more-290"></span></p>
<p style="text-align:justify"><img class="alignleft size-medium wp-image-294" src="http://unialter.files.wordpress.com/2009/03/interviewpalestinienne.jpg?w=300" alt="interviewpalestinienne" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align:justify">Des centaines de défenseurs des droits des réfugiés palestiniens, des groupes de pression arabes, des réseaux d’aide et de soutien pour les réfugiés, des mouvements féministes ainsi que des organisations non gouvernementales ont exploité l’espace d’expression que représente le Forum Social Mondial. Parmi cette myriade de participants, certains réclament la paix au Moyen-Orient, d’autres encouragent le boycottage des produits américains et israéliens ou demandent le retour sécuritaire des réfugiés palestiniens en Palestine. Ils ont tous affiché leurs couleurs dans la programmation du FSM afin de contracter des alliances entre les différents organismes présents, pour faire circuler des pétitions pour le retrait de Tsahal(l’armée israélienne) des territoires palestiniens et particulièrement pour porter à la connaissance des participants les réalités quotidiennes des Palestiniens. Des femmes ont d’ailleurs bravement dévoilé le récit de leur vie en tant que réfugiées palestiniennes.</p>
<p style="text-align:justify">
<p style="text-align:justify"><strong>L’histoire d’une réfugiée palestinienne</strong></p>
<p style="text-align:justify">Après trois jours de vols et d’interminables escales au Proche-Orient et en Europe, Fatima Khadir Al-Khadir, une réfugiée palestinienne âgée de 79 ans, arrive enfin au Brésil. C’est par l’entremise du Réseau des Femmes arabes qu’elle y retrouve son fils, Hassan, de qui elle est séparée depuis 15 ans.</p>
<p style="text-align:justify">Depuis 1949, un an après la création d’Israël, Fatima Al-Khadir a pour office de résidence le camp de réfugiés de Burj Al-Shamali au Liban. Relatant les premières années tranquilles de sa vie de paysanne, Madame Al-Khadir soutient qu’à cette époque, personne de sa famille et du village n’aurait envisagé une telle guerre et toutes les déchirures qui l’accompagnent. « Toute la tristesse du peuple palestinien a commencé par l’attaque de la troupe Haganah[1] en 1948 », raconte Fatima. Selon ses dires, les avions sionistes laissaient tomber des lettres adressées aux populations palestiniennes. Le message: « on ne veut plus de votre peuple ici ». Toutefois, la majorité des paysans étaient analphabètes, alors ils demeuraient sur leurs terrains, ne comprenant pas la portée de ces avis. Pour Fatima, la guerre de 1948 n’a été que massacres. Les paysans de son village ont été éliminés les uns après les autres et plusieurs membres de sa famille se sont éteints sous ses yeux de jeune femme atterrée. « Nous devions alors choisir entre mourir ou sortir du pays ». C’est ainsi que depuis plus de soixante ans, Fatima vit sur le camp. Elle y a fondé sa famille et l’a aussi vu se dissoudre au Liban.</p>
<p style="text-align:justify">À ses yeux, le FSM est un bon endroit pour faire connaître la cause des réfugiés palestiniens. Son fils Hassan a confié que tout ce qu’il désire, c’est de partager son histoire, qui reflète la réalité de millions de réfugiés palestiniens, en espérant toucher les participants du Forum. « Tout ce que je demande, c’est notre sécurité et notre liberté (des Palestiniens)».</p>
<p style="text-align:justify">
<p style="text-align:justify"><strong>Le Réseau des Femmes arabes : promoteur de la participation au FSM</strong></p>
<p style="text-align:justify">Un ensemble d’organisations indépendantes arabes féministes forme le Réseau des Femmes arabes qui a pour mission de construire un discours arabe féministe démocratique basé sur les besoins des femmes arabes. Ce réseau lutte pour la participation du mouvement arabe féministe dans la société civile du Moyen-Orient et travaille à la défense de cette participation dans le monde. Sans l’appui de cet organisme, aucune des réfugiées n’aurait été en mesure de se rendre au Brésil afin d’offrir un témoignage au FSM.</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Des altermondialistes appellent à la solidarité pro-palestinienne</strong></p>
<p style="text-align:justify">Les témoignages émouvants entendus lors de la rencontre ont suscité de nombreuses réactions auprès des participants. Parmi eux, Jawad, d’origine marocaine et membre du Secrétariat national du Comité d’annulation de la dette du tiers monde(CADMT), s’est prononcé sur la nécessité du positionnement des altermondialistes en faveur de la Palestine. « Le mouvement altermondialiste doit être clair et direct sur le génocide qui est actuellement perpétré en Palestine. L’autre monde que nous voulons, c’est avec un peuple palestinien libre. » Jawad a d’ailleurs profité du moment pour féliciter la fraternité et la solidarité des Latino-Américains face à la cause palestinienne. Le Brésil est un des nombreux pays latino-américains qui accueillent chaque année des réfugiés palestiniens.</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Une petite initiative qui en dit long</strong></p>
<p style="text-align:justify">Yuri Haasz, Israélien d’origine, porte fièrement un chandail d’un rouge éclatant sur lequel est inscrit : «I am Palestinian ». Quelque temps avant son entrée prévue pour le service militaire obligatoire dans l’armée israélienne, sa famille a choisi de quitter la terre promise pour venir s’établir au Brésil. Ses parents n’adhéraient pas à l’idéologie de l’État exprimée dans l’armée et qui s’opérait selon eux par un « lavage de cerveau ». En janvier dernier, ce jeune homme a mis sur pied une campagne de solidarité à l’endroit du peuple palestinien qui sera véhiculée par le film I am Palestinian. L’idée de son projet est de rallier le plus grand nombre de citoyens, quel que soit leur pays d’origine, contre l’oppression des Palestiniens afin de souligner que la question palestinienne ne saurait se résumer au débat pro-juif ou pro-arabe mais engage une vision du juste qui concerne chaque citoyen. Tout participant volontaire venant de différentes régions du monde est appelé à se présenter et à dire, dans sa langue usuelle, « Je suis Palestinien »[2]. Selon Yuri, le travail du pro activisme palestinien est déjà fait par les organisations indépendantes, le Forum Social Mondial est un outil qui leur permet de dévoiler l’impact de leur accomplissement. Le FSM aura sans doute permis de sensibiliser les altermondialistes à la cause palestinienne voire de susciter leur soutien.</p>
<p style="text-align:justify">[1] Haganah était une force armée sioniste pour la défense des Juifs émigrés en Palestine.<br />
[2] Pour plus d’informations à propos de ce projet, visiter le site www.iampalestinian.info</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/le-forum-social-mondial-2009-territoire-de-retrouvailles-et-dalliances-pour-les-palestiniens/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Métropoles : enjeux de nouveaux droits à conquérir et à renforcer pour d’autres mondes possibles. Regards croisés des autorités locales et de mouvements sociaux</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/metropoles-enjeux-de-nouveaux-droits-a-conquerir-et-a-renforcer-pour-d%e2%80%99autres-mondes-possibles-regards-croises-des-autorites-locales-et-de-mouvements-sociaux/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/metropoles-enjeux-de-nouveaux-droits-a-conquerir-et-a-renforcer-pour-d%e2%80%99autres-mondes-possibles-regards-croises-des-autorites-locales-et-de-mouvements-sociaux/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 16:15:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Ateliers]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie municipale]]></category>
		<category><![CDATA[mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=282</guid>
		<description><![CDATA[par Caroline Patsias et David Custeau
Le titre même du panel peut sembler paradoxal. Pour les analystes, les Mouvements sociaux privilégient la protestation plutôt que la collaboration face au pouvoir. Certains d’entre eux voient d’ailleurs dans l’émergence de nouvelles instances de consultation le danger d’une instrumentalisation des forces sociales. De telles craintes sont loin d’être le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right"><strong>par Caroline Patsias et David Custeau</strong></p>
<p style="text-align:justify">Le titre même du panel peut sembler paradoxal. Pour les analystes, les Mouvements sociaux privilégient la protestation plutôt que la collaboration face au pouvoir. Certains d’entre eux voient d’ailleurs dans l’émergence de nouvelles instances de consultation le danger d’une instrumentalisation des forces sociales. De telles craintes sont loin d’être le seul fait des universitaires ; les acteurs aussi ont longtemps appréhendé la collaboration avec les autorités comme une trahison à la cause. Plusieurs raisons ont contribué à un changement des opinions et des pratiques. Compte-rendu d&#8217;une rencontre.<span id="more-282"></span></p>
<p style="text-align:justify"><em>Participants :</em></p>
<p style="text-align:justify"><em>Ateliers 1 : Gerard Perreau Bezouille, cité de Nanterre (France, Paris métropole) FAL/FALP, Stéphane Troussel, vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis (France, Paris métropole), Eduardo Tadeou, cité de Verza Paulista (Brésil, métropole de Sao Paulo), Antonio José Araujo (Brésil, mouvement national de lutte pour le logement- MNLM, NO VOX, métropole de Sao Paulo), Gustave Massiah (France, ATTAC-AITEC), Jessica GROPP, (Sommet citoyen de Montréal).</em></p>
<p style="text-align:justify"><em>Ateliers 2 : Patrick Braouzec (France, Plaine-Commune Saint-Denis, métropole parisienne), Réseau FAL/FALP, Christian Hervy, vice-président du Conseil général du Val-de-Marne (France, métropole parisienne- réseau FAL/FALP), Jorge Jairo, maire de Canoas (Brésil, métropole de Porto Alegre)- réseau FAL/FALP, maire de Getafe (Espagne, métropole de Madrid), Ana Teresa Vicente, maire de Palmera (Portugal, metropole de Lisbonne), représentant du réseau NO VOX.</em></p>
<p style="text-align:justify"><em>&#8212;<br />
</em></p>
<p style="text-align:justify">D’abord la chute du mur de Berlin et le déclin d’un monde raconté à travers la confrontation de deux idéologies. Ensuite, la déliquescence du mouvement ouvrier dans les démocraties occidentales. Si ce contexte a ouvert une période difficile pour la gauche, il a aussi  été marqué, au début des années 2000, par l’arrivée de celle-ci au palier local, notamment en France et au Brésil. Dans bien des cas, ce succès est dû aux mouvements sociaux, quand les partis au pouvoir ne sont pas une émanation directe de ces derniers. Pour Eduardo Taneu, maire deVerza Paulista, il y a un point de contradiction dans ce phénomène : les autorités publiques progressistes et les mouvements sociaux, luttant, à travers des moyens différents (les leviers du pouvoir pour les uns, la rue pour les autres) à la réalisation d’un même objectif, soit une ville plus juste et plus solidaire. Ces évolutions récentes ont érodé les visions par trop dichotomiques des relations entre mouvements sociaux et autorités locales. Non seulement l’opposition serait désormais caduque, mais d’aucun discerne dans l’action de certaines municipalités de nouvelles voies possibles aux transformations sociales (Taneau).</p>
<p style="text-align:justify">La collaboration entre les représentants institutionnels et les groupes de la société civile apparaît d’autant plus nécessaire aux panélistes que leurs villes, banlieues périphériques et populaires de grandes métropoles, sont, plus que d’autres, confrontées à d’épineuses problématiques sociales et urbaines que la crise ne peut qu’aggraver. Cette dernière réclame d’ailleurs la mise en œuvre d’innovations sociales, lesquelles font appel autant à la société civile qu’aux instances publiques. À cet égard, les représentants locaux insistent sur la nécessité d’une société civile structurée et soulignent que si les MS ont bien œuvré dans certains cas, à la victoire des forces de gauche (le Brésil et l’accession au pouvoir de Lula est ici un exemple significatif), ils ont aussi bénéficié de l’action des municipalités et de citer leur exemple respectif… Le premier élu de Versaz Paulista rappelle ainsi qu’à son arrivée au pouvoir, le travail de réforme a souffert d’une société civile faible et fragmentée (voire inexistante). Les pouvoirs publics ont alors incité à l’organisation des MS à travers de nouveaux organes institutionnels, lieux de rencontre des autorités locales et des MS, tels les budgets participatifs et autres formes de conseils à portée décisionnelle.</p>
<p style="text-align:justify">Le témoignage de Patrick Draouzec évoque la même réalité, à vingt ans d’intervalle cependant. Lorsque celui-ci a pris la tête de la commune de Saint-Denis dans les années 80, son ambition de rénovation urbaine s’est également heurtée à l’absence d’interlocuteurs. Avec son équipe, il a donc mis en place un conseil de quartier sous la responsabilité du maire adjoint de l’époque afin de travailler de concert avec les habitants. Comme le remarque l’ancien édile, le terme consacré était alors celui de « démocratie directe ». Ici une interrogation, que signifie l’évolution terminologique ? Engage-t-elle un changement de structure ? D’ambition ? Dans quel sens ? S’agit-il d’un approfondissement de la démocratie, et quid de l’intégration des MS dans cette transformation du processus décisionnel ?</p>
<p style="text-align:justify">Cette vision positive des relations entre MS et autorités locales ne fait toutefois pas l’unanimité parmi les participants. Ainsi, le leader du mouvement national pour le logement, dénonce-t-il l’absence d’une politique globale au niveau national, et des conseils qui, selon lui, tournent souvent au dialogue de sourd. Les deux critiques ne sont d’ailleurs pas sans lien. Jusqu’à récemment, l’absence d’une politique nationale en matière de logement a entraîné la fragmentation et la faiblesse des solutions proposées au palier local, comme celle de conseils où la voix des MS avait relativement peu de poids.  C’est l’émergence d’un plan national établissant les priorités en termes de logement sur 11 ans et d’un conseil national de l’habitat lequel subordonne l’obtention de fonds à l’instauration de conseils réellement participatifs qui a permis une amélioration de la participation.</p>
<p style="text-align:justify">Là où les Brésiliens insistent sur le rôle du centre dans l’émergence d’un véritable dialogue entre MS et autorités locales, les élus français soulignent au contraire, le danger d’un centre qui, de plus en plus, ne laisse que la portion congrue des politiques publiques (à savoir leur gestion) aux représentants locaux, se réservant le droit d’en changer les fondements. Cette évolution a conduit à des politiques sociales de plus en plus restrictives notamment quant aux critères présidant l’obtention des revenus sociaux minima. Les deux points de vue ne sont pourtant pas si éloignés. Ils rappellent implicitement que le cantonnement  de la participation au palier local n’est pas exempt de risque : comment par exemple intervenir sur les politiques publiques structurantes élaborées au palier national et qui dessinent les marges d’action des acteurs locaux ? Pour le dire autrement, l’approfondissement de la participation et la collaboration entre MS et autorités publiques peut souffrir d’une vision qui privilégierait uniquement le palier local.</p>
<p style="text-align:justify">Si l’on peut regretter que la multiplicité des intervenants ait empêché une description plus approfondie, le débat soulevé par les acteurs renvoie à une question essentielle qui taraude à la fois les théoriciens de la démocratie comme les spécialistes des politiques publiques : à quel niveau décentraliser et comment ? Ou encore, comment concevoir et mettre en place une gouvernance multi-level et quelle serait la place des MS dans cette gouvernance ?</p>
<p style="text-align:justify">Récemment des auteurs comme Fung and Wright ou encore, dans le cas brésilien Baiocchi et Melo, ont souligné la nécessité d’une décentralisation intersectorielle réunissant l’ensemble des acteurs impliqués dans une politique publique. Cette décentralisation intersectorielle, outre la réunion de l’ensemble des points de vue et des perspectives, devrait aussi éviter, par la pluralité des intérêts en présence et l’arrivée de nouvelles équipes de gestionnaires, le maintien des logiques de clientèle et des anciens rapports de subordination. Car si la décentralisation autorise une meilleure prise en compte des logiques locales, elle ouvre aussi à la reproduction des systèmes de potenta locaux. De ce point de vue, les MS peuvent avoir un rôle de contrôle des autorités publiques. D’ailleurs, les témoignages des représentants des MS du panel montrent que ces derniers ne conçoivent pas leur volonté de coopération comme une entrave à leur capacité de résistance ou de protestation. Si les plaintes ont parfois évoqué la dimension « décorative » des nouvelles instances de consultation, les MS n’y voient pas le danger d’une instrumentalisation et demandent au contraire davantage de coopération et d’intégration (José Araujo). Là encore, on peut regretter que les acteurs, particulièrement les élus locaux, n’aient pas été plus éloquents quant aux conflits rencontrés avec les MS, particulièrement sur le long terme, lorsque surgissent les désaccords.</p>
<p style="text-align:justify">Si le faible nombre de panelistes empêche toute généralisation, il est toutefois suffisant pour affirmer que la décentralisation n’est pas le remède à tous les maux et qu’il reste primordial d’examiner le contexte dans lequel elle s’inscrit, comme les rapports de force en présence.</p>
<p style="text-align:justify">La décentralisation garantit une autonomie aux acteurs, mais cette autonomie doit elle-même disposer de garde-fous afin d’éviter les dérives. Le rôle des acteurs y est déterminant (partis politiques, MS). La réussite des nouvelles structures ne saurait, cependant, dépendre exclusivement de ces derniers, les instances étant alors à la merci d’un changement de pouvoir. L’enracinement dans des structures de nouveaux moyens de coopération est donc nécessaire. Comme l’illustrent les cas français et brésiliens, le défi réside dans la garantie d’une cohérence sans limiter pour autant les autorités locales à un rôle de simples gestionnaires qui colmateraient les dommages des politiques centrales, trop libérales. L’ouverture à une démocratie plus participative ne peut donc s’effectuer uniquement au palier local, même si celui-ci peut constituer un premier jalon voire un lieu de résistance, comme l’illustre le refus de certaines villes, aux côtés des MS, de signer les accords des AGCS ou de s’aligner sur la politique de Bush et le Patriot Act. De ce point de vue, le maire de Versapaulista  a peut-être raison : à certains égards, des villes peuvent bien être considérées comme le prolongement des mouvements sociaux et de leurs luttes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/metropoles-enjeux-de-nouveaux-droits-a-conquerir-et-a-renforcer-pour-d%e2%80%99autres-mondes-possibles-regards-croises-des-autorites-locales-et-de-mouvements-sociaux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#8220;Building Global Democracy&#8221; &#8211; Réflexions sur un panel</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/building-global-democracy-reflexions-sur-un-panel/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/building-global-democracy-reflexions-sur-un-panel/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 15:50:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Ateliers]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=279</guid>
		<description><![CDATA[par François-Xavier Plasse Couture
Ce blog est un résumé du panel Building Global Democracy (BGD) élaboré par le BGD Convening Group pendant le Forum Social Mondial (FSM) 2009 se tenant à Belém au Brésil. Building Global Democracy est un projet de recherche participative qui débute tout juste et qui doit s’écheloner sur une période de cinq [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right"><strong>par François-Xavier Plasse Couture</strong></p>
<p style="text-align:justify">Ce blog est un résumé du panel Building Global Democracy (BGD) élaboré par le BGD Convening Group pendant le Forum Social Mondial (FSM) 2009 se tenant à Belém au Brésil. Building Global Democracy est un projet de recherche participative qui débute tout juste et qui doit s’écheloner sur une période de cinq ans. Ce projet qui « vise à  promouvoir la connaissance et l’action pour un plus grand engagement public et un plus grand contrôle populaire dans le gouvernance des affaires mondiales[1] » implique des universitaires, des activistes et des décideurs politiques venant d’un peu partout autour du globe.<span id="more-279"></span></p>
<p style="text-align:justify">Ce panel accordait bon nombre de temps de parole aux participants qui désiraient poser des questions ou lancer de nouvelles pistes de réflexion. Ainsi, à l’égard du fonctionnement de la conférence, les panélistes du BGD faisaient chacun leurs courtes présentations, en parlant du sujet de leur recherche et ce sur quoi il était important de se pencher, puis par la suite le débat était ouvert à tous. Ce qui était particulièrement intéressant durant ce panel, c’est que loin d’adopter une attitude élitiste, les panelistes ont abordé les discussions avec un esprit d&#8217;ouverture et ne prétendaient pas avoir toutes les réponses à leurs questions. Ils voulaient entendre ce que les participants du FSM pensaient, quels étaient les points suscitant les débats et ceux faisant plus ou moins consensus. Ce blog est donc un bref résumé des idées présentées par les panelistes du groupe de recherche Building Global Democracy.</p>
<p style="text-align:justify">Les panelistes présents étaient Diana Brydon (University of Manitoba) représentant l’Amérique du Nord, Jessica Byron (University of West Indies) représentant les Caraïbes, Heba Raouf Ezzat (University of Cairo) représentant le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Alla Glinchikova (Russian State Humanitarian University) représentant l’Europe de l’Est et l’Asie Centrale, Anand Kumar (Jawaharlal Nehru University) représentant L’Asie du Sud, Alfred Nhema (Pan African Development Center) représentant l’Afrique Sub-Saharienne, Peng Zongchao (Tsinghua University School of Public Policy and Management) représentant l’Asie de l’Est et Jan Aart Scholte (University of Warwick) représentant l’Europe de l’Ouest. Il est à noter que l’auteur n’a pu assister aux deux premières présentations qui furent données par Heba Raouf Ezzat et Peng Zongchao. Aussi, deux membres du BGD n’ont pu être présents au panel au FSM à savoir Sitiveni Halapua (East-West Center, University of Hawaii) représentant la région du Pacifique et Moema de Miranda (University of Minas Gerais) représentant l’Amérique Latine.</p>
<p style="text-align:justify">Pour Alla Glinchikova, venant d’un pays où l’ouverture démocratique tarde à s’agrandir (la Russie), il faut se poser la question : Qu’est-ce qui est commun aux démocraties libérales de type occidental et aux « démocraties autoritaires » telle la Chine ou la Russie ? Selon elle, la démocratie dans les pays ayant une réalité postcoloniale ou postsoviétique ne peut être atteinte que par leur intégration à une démocratie à l’échelle globale. En effet, il serait erroné de chercher à créer une démocratie globale en commençant par l’échelle nationale.</p>
<p style="text-align:justify">C’est en instaurant une démocratie globale qu’on pourra instituer des régimes réellement démocratiques dans le monde postcolonial ou postsoviétique. Une démocratie globale impliquerait en effet que les élites nationales ne forment qu’une seule élite globale qui inévitablement, chercherait à instaurer la démocratie. C’est cette élite qui détiendrait également les ressources pour atteindre le but mentionné. Le cas contraire, lorsque les démocraties nationales seraient instaurées avant d’atteindre la démocratie globale, constituerait un grand danger pour les démocraties occidentales. Les élites nationales des pays postcoloniaux et postsoviétiques n’ayant pas encore une culture démocratique bien établie chercheraient à conserver les avantages que la classe dirigeante d’une dictature obtient.</p>
<p style="text-align:justify">Enfin, Alla Glinchikova termine en expliquant que la démocratie peut se diviser en trois aspects, soit l’aspect politique (démocratie représentative, etc.), l’aspect social (l’éducation, les médias, etc.) et finalement les valeurs. Si ce dernier aspect n’est pas solidement instauré à tous les niveaux de la société, il y a peu de chance, selon Dr. Glinchikova, qu’un régime politique puisse demeurer démocratique à long terme.</p>
<p style="text-align:justify">Jessica Byron, de University of West Indies, a fait une brève présentation des trois grandes questions qui allaient guider ses recherches. Premièrement, quels mécanismes pourront donner une voix aux petits (en termes de superficie et de population) pays dans une démocratie globale achevée ? Deuxièmement, est-ce que le régionalisme est inévitablement exclusif ou peut-il être inclusif ? Et Finalement, quelle place occuperont les jeunes dans la nouvelle démocratie globale ?</p>
<p style="text-align:justify">Pour Alfred Nhema, trois questions sont prépondérantes. Premièrement, qu’adviendrait-il des « failed states » dans l’optique où une démocratie globale serait atteinte ? Menaceraient-ils la stabilité de cette dernière, et comment est-ce que les habitants de ces « failed states » assureraient-ils leur représentation au niveau global ? Deuxièmement, quels seront les types d’institutions qui administreront cette démocratie globale ? Et troisièmement, quelles seront les fondations sociales, politiques et économiques d’une telle démocratie planétaire ? Le modèle occidental doit-il demeurer la seule référence ?</p>
<p style="text-align:justify">Le Pr. Anand Kumar de la Jawaharlal Nehru University y est allé d’une longue présentation, qui selon nous, fut la plus éloquente d’entre toutes. Tout d’abord, le Pr. Kumar tente de définir quelque peu la démocratie globale en posant les questions : « What ? Why ? How ? and Where ? » Ainsi, dans l’expression « Global Democracy » il y a le thème de la « Globalization » (ou Mondialisation) et « Democratization » (Démocratisation). La mondialisation peut être comprise en étudiant ses aspects économiques, politique (régional vs global), et de « culturalisation » (et les limites de ce phénomène). Pour ce qui est de la démocratisation, on peut questionner le phénomène quant à ses limites à travers le débat entre représentation et participation, ou encore via les problématiques autour des partis politiques (majoritarisme versus le fonctionnarisme).</p>
<p style="text-align:justify">Pour le Pr. Kumar, la mondialisation possède cinq facettes : soit l’aspect de la finance, l’aspect des commodités, le travail, la technologie et l’aspect du transfert d’information. La mondialisation est caractérisée par des dynamiques d’homogénéisation, d’ethnicisassion, d’hybridation et de marchandisation. De plus, il soutient que la présente forme de mondialisation a lamentablement échoué quant à la réduction de la pauvreté, à la protection de l’environnement, à l’inclusion des minorités et des nations sans État et plus généralement dans le traitement des identités au sein d’État unitaire. Pr. Kumar va même plus loin en affirmant que le modèle de mondialisation actuel doit être transcendé. Pour ce faire, il faut s’entendre sur un système de valeurs mondiales (« global values ») au-delà celles portées par le modèle de l’État-nation. Il soutient que l’on doit établir un système de valeurs globales qui est à la fois au-dessus (au niveau plus haut que national) et au-dessous (au niveau plus régional ou même local) de l’État westphalien.</p>
<p style="text-align:justify">Finalement Diana Brydon, a eu le mot de la fin avec une brève intervention sur son sujet de recherche qui porte sur la justice cognitive (« cognitive justice »). Dans une optique qui semble très influencée par Foucault, elle s’interroge sur les relations entre le savoir et le pouvoir politique, les formes d’organisations politiques que cela entraîne et sur les autres modes de connaissance qui peuvent être abordés.</p>
<p style="text-align:justify">Ce panel soulève en fait davantage de questions qu’il n’apporte de réponses, mais c’est peut-être cela les premiers pas d’une démocratie globale : se questionner ensemble comme citoyens du monde au sein d’un forum social mondial.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify">[1] Building Global Democracy. [En ligne] http://www.buildingglobaldemocracy.org/ (page consulté le 9 février 2009)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/building-global-democracy-reflexions-sur-un-panel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le jour où&#8230; j&#8217;ai vu une pléthore de présidents</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/le-jour-ou-jai-vu-une-plethore-de-presidents/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/le-jour-ou-jai-vu-une-plethore-de-presidents/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 15:24:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[démocrfatie]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernements]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=272</guid>
		<description><![CDATA[par Timothé Nothias
Une fois de plus, je trépigne d´impatience. C&#8217;est presque une habitude maintenant&#8230;sauf que là, c&#8217;est justifié. Je fais la queue depuis des heures afin de pouvoir assister à un événement qui ne survient pas tous les quatre matins et qui est une grande première pour moi: je vais pouvoir de mes yeux vu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right"><strong>par Timothé Nothias</strong></p>
<p style="text-align:justify">Une fois de plus, je trépigne d´impatience. C&#8217;est presque une habitude maintenant&#8230;sauf que là, c&#8217;est justifié. Je fais la queue depuis des heures afin de pouvoir assister à un événement qui ne survient pas tous les quatre matins et qui est une grande première pour moi: je vais pouvoir de mes yeux vu contempler de visu non pas un mais bien 5 présidents en exercice ! <span id="more-272"></span>L´entrée du &#8220;hangar&#8221; ou se tiendront les discours est loin, et ma pĺus grande peur est de ne pas réussir à rentrer et de devoir me contenter d&#8217;une retransmission vidéo sur des écrans à l&#8217;extérieur. Ma crainte ne m&#8217;est ôtée qu&#8217;une couple d&#8217;heures après, quand je peux enfin franchir à mon tour les portiques de sécurité et pénétrer dans le bâtiment. Étrangement, les parapluies ne sont pas autorisés à l´intérieur, et je dois le laisser. On m´assure que je pourrais venir le chercher au moment de sortir, mais je ne doute pas qu´un &#8220;bon samaritain&#8221; se chargera de le faire pour moi. Au fond, quelle importance, je suis sûr que beaucoup de personnes seraient prêtes à donner un parapluie, même en saison des pluies, pour avoir la chance d´assister à de tels discours&#8230;Je pénètre dans une salle gigantesque, dont l´animation est assurée par un groupe de musique sur le devant de la scène, ainsi qu´une foule en délire. Que l´arrivée des présidents du Paraguay, de la Bolivie, de l´Équateur, du Venezuela et du Brésil ne fait rien pour calmer. L´ambiance est digne de celle d´un concert. Le gouverneur de Para (la province du Brésil dans laquelle se trouve Belém) ouvre le bal avant de passer le micro aux cinq présidents qui deux heures durant effectuent chacun leur tour un speech.Les discours sont énergiques, porteurs d´idées politiques novatrices, empreints de pan-amazonisme, et donnent l´impression d´être l´éditorial du forum en quelque sorte : &#8220;un autre monde est possible&#8221; empreint de légitimité politique. Les dirigeants rappellent entre les lignes toutes les avancées sociales qu´ils ont réalisés puis ce qui s´en vient dans notre monde post-crise.</p>
<p style="text-align:justify">Certains aiment a monopoliser le micro&#8230;l´heure tourne et nous sommes rendus plus ou moins tard dans la soirée&#8230;on ne se refait pas&#8230;je trépigne d´impatience a l´idée de rentrer m´allonger dans la tente.</p>
<div id="attachment_319" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-319" src="http://unialter.files.wordpress.com/2009/03/img_0339.jpg" alt="Le &quot;Hangar&quot; rempli à capacité - Photo D. Caouette" width="500" height="375" /><p class="wp-caption-text">Le &quot;Hangar&quot; rempli à capacité - Photo D. CaouetteDiscours du président Lula - Photo D.Caouette</p></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/le-jour-ou-jai-vu-une-plethore-de-presidents/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>WSF : activist research, more sessions, and bus reflections (January 29, 2009)</title>
		<link>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/wsf-activist-research-more-sessions-and-bus-reflections-january-29-2009/</link>
		<comments>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/wsf-activist-research-more-sessions-and-bus-reflections-january-29-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 15:09:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Ateliers]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social Mondial 2009]]></category>
		<category><![CDATA[impressions]]></category>
		<category><![CDATA[recherche-activiste]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://unialter.wordpress.com/?p=267</guid>
		<description><![CDATA[par Josée Madéïa
After spending a surprising two hours on public transportation to travel a short way through lovely Belém to UFPA, I make my way to UNI-Alter&#8217;s workshop on activist research. The room is filled to the brim with students, most of them Québecois-es, and here, we&#8217;re talking about how to make the link between [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right"><strong>par Josée Madéïa</strong></p>
<p style="text-align:justify">After spending a surprising two hours on public transportation to travel a short way through lovely Belém to UFPA, I make my way to UNI-Alter&#8217;s workshop on activist research. The room is filled to the brim with students, most of them Québecois-es, and here, we&#8217;re talking about how to make the link between social movements and universities.<span id="more-267"></span></p>
<p style="text-align:justify">While some ask the question, how can we, as academics, get out of the institution, others stress that universities should be seen as tools that as institutions, universities can give us the legitimacy to spread ideas&#8211;that it&#8217;s the mean not the end.</p>
<p style="text-align:justify">A Brazilian student tells us about his research in Brazil&#8217;s favelas with people who collect garbage, which led us to a discussion about what it means to be an insider in a research setting, or at least what it means to be an outsider within (someone&#8217;s who&#8217;s from the region, understands the issues, etc.). Also, as activist research allows the research relationships to be on par with the research questions, with the outcome, the finished report, it allows the researcher to view her/his project as a whole and this kind of engaged researching, instead of being a methodology, is a set of principles that informs the way we work.</p>
<p style="text-align:justify">If changing the world starts with changing ourselves, as researchers, changing the world starts with changing our relationship to the institution, to our research, to science and to knowledge. Here, one prof reminded us that not so long ago, academics back home were being arrested. It&#8217;s such a privilege to have access to science, this supposedly neutral language, we therefore have a responsibility to transmit that knowledge, or rather, those knowledges. To work in a space where thought, ideas, concepts are created.. it&#8217;s good to be reminded of the power and responsibility that comes with that. And of the possibilities of such creations. The WSF&#8217;s slogan, another world is possible, reminds us of this as well. Indeed, the Forum allows us not only to dream up new ways to move away from thought monopolies and from hegemeny, to try to bridge the gap between social movements and the masses, but in so doing, it allows us to think, to dream up, to story another world.</p>
<p style="text-align:justify">The day is filled with workshops and visits to the institutional fair, a tent filled with booths representing different organizations, groups and projects. I attend a workshop on the Palestinian situation (&#8221;boycott, divestment and sanctions&#8221;) organised by folks from War on Want UK and the Anti-Apartheid Wall Campaign, as well as a really interesting session put on by CIVICUS: World Alliance for Citizen Participation (&#8221;civil society under threat and our collective responses&#8221;).</p>
<p style="text-align:justify">Riding the bus back home, I enjoy having the time to rest, to people watch, to gaze at the city.. Being a fervent cyclist, I especially enjoy watching those fabulously clunky red hybrid work bicycles being ridden against traffic, through traffic jams, alongside very aggressive motorists by very brazen and determined cyclists. Passing through a favela, I see two young boys riding their bikes along a sidewalk being stopped by a police officer (there are so many.. the civil police, the military police, the national.. and I know this has a lot to do with the Forum, but it&#8217;s still really overwhelming and unsettling). The boys, barely teenagers, are told to drop their bikes.</p>
<p style="text-align:justify">They do and they put their hands up. The police officer pats them down. His partner stands at a distance pointing his gun at the boys. I stare in disbelief as the bus rides on.</p>
<p style="text-align:justify">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/unialter/2009/03/06/wsf-activist-research-more-sessions-and-bus-reflections-january-29-2009/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

