Le Sumak Kawsay et le Buen Vivir, une alternative au développement?

Par Paul Cliche, PhD anthropologie

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L’émergence du « Sumak Kawsay » (en kichwa) qui a été traduit en espagnol par « Buen Vivir » représente un fait historique notable pour les mouvements autochtones d’Abya-Yala[1], pour l’ensemble des organisations populaires d’Amérique latine et de façon plus large, pour les pays de la périphérie du système mondial et les groupes sociaux subalternes et exclus. Il constitue un projet de société original qui se démarque radicalement du modèle dominant au sein du système mondial. Porté par les dirigeants du mouvement autochtone[2] équatorien, il a émergé comme un modèle alternatif de développement post-néolibéral (Rámirez 2010), un modèle de post-développement (Escobar 2012), voire une « alternative au développement » (Acosta 2012 et Gudynas 2012). Il a été grandement légitimé par sa reconnaissance dans la constitution de l’Équateur de 2008 (Il est également inscrit dans la Constitution de la Bolivie de 2009 comme « Suma Qamaña (vivir bien) »). Un tel paradigme, en proposant l’idée du « vivre bien » comme paramètre sociétal et non celui du « vivre mieux », de posséder plus de biens ou d’augmenter le niveau de vie, se trouve à remettre en question les idées de croissance et de progrès qui fondent le modèle dominant de développement.

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Changer la vie. Les contraintes et les possibles

Par Gabriel Gagnon

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Au cours des années 70, le journaliste et philosophe André Gorz, inspiré par les travaux d’Yvan Illich, a montré comment il était possible de transformer notre existence en optant, par exemple, pour une réduction importante du temps de travail hebdomadaire et annuel et pour l’implantation d’une allocation monétaire universelle fournie par la société, permettant à chacun et chacune d’opter sans contrainte pour une forme choisie d’engagement ou de simplicité volontaire.

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Courrier des auteures

Par Carole Briggs

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NDLR. Nous avons reçu un commentaire élaboré sur l’article « Le Tricot du peuple : une performance relationnelle dans l’espace public urbain » publié dans notre dernier numéro sur les villes en santé. Il est écrit par une des auteures qui avait soumis un texte pour notre numéro sur les enjeux autochtones et qui avait organisé et donné un chant mémorable lors de ce lancement.

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