La lutte aux changements climatique est-elle juste?

Par Normand Mousseau

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Le réchauffement climatique lié aux émissions de gaz à effet de serre implique, au-delà de l’augmentation moyenne de la température du globe, la multiplication d’événements météo catastrophiques, tels que des tempêtes, des inondations, du verglas, etc., des événements qui affecteront de manière disproportionnée les plus faibles et les plus pauvres de la planète. Ceux-ci, en effet, ne disposent généralement que de très peu d’économies pour se reprendre en main après le désastre alors même qu’ils sont souvent installés dans les zones les plus à risques et dépendent d’infrastructures de mauvaise qualité et fragiles, lorsqu’elles existent. Or, ces populations ne partagent qu’une infime responsabilité dans la création du problème, qui émane plutôt des choix énergétiques et du mode de vie de la partie la plus riche de la population mondiale.

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Les réfugiés en Alaska : les oubliés de la lutte aux changements climatiques

Par Olga Fliaguine

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La question du réchauffement climatique est une malheureuse réalité actuelle. Les activités humaines provoquent d’importantes émissions de gaz dits à effet de serre (GES) qui empêchent la chaleur de s’échapper dans l’atmosphère, créant ainsi un réchauffement planétaire. Ce phénomène entraîne de nombreuses conséquences sur tout l’écosystème, comme la fonte des glaciers, l’augmentation du niveau des mers, diverses perturbations, notamment du cycle de l’eau, un dérèglement des saisons et l’augmentation en nombre et en intensité des catastrophes d’origine naturelle.

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Climat/Énergie : ‘La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil’ citation de René Char

Par Alain Brunel

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Les mâchoires du piège climat/énergie se referment. Températures, précipitations, montée des eaux, acidification, extinctions : les records s’accumulent, le climat bascule. Et près de 25 ans après le début des négociations internationales sur le climat, notre système socio-économique est toujours aussi dépendant des énergies fossiles. Dopé à la drogue dure. Les énergies fossiles fournissaient encore 81 % de la demande énergétique mondiale en 2014. Selon les projections de l’Agence américaine d’information sur l’énergie, elles continueront à combler quelque 78 % de cette demande en 2040 (EIA 2016), en tenant compte des mesures internationales sur la table — mais sans le Clean Power Plan d’Obama et avant Donald Trump —, avec la croissance économique attendue des pays émergents, l’Agence internationale de l’énergie prévoit dans son scénario central une hausse de 30 % de la demande mondiale en énergie d’ici 2040 (WEO 2016), et ce, même en tenant compte des mesures annoncées à la COP21 de Paris. Cette demande en hausse serait comblée par l’ensemble des « énergies modernes », gaz et pétrole compris. Nos mesurettes ne font pas le poids devant l’appétit fossile : oléoducs Énergie Est, Keystone XL ou TransMountain, gaz de schiste, pétrole de roche mère, il nous en faut plus et plus encore. Tant qu’il y aura un marché. Face aux usages difficilement remplaçables des énergies fossiles et à la forte inertie sociale au changement, il n’y aura pas d’échappatoire, pas de solution miracle, pas de rédemption. Nous sommes piégés.

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Partager le fardeau climatique : Les marchés du carbone comme piste de solutions aux changements climatiques

Par Mark Purdon et Gabrielle Côté-Boucher

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Les changements climatiques sont devenus une réalité, et nous savons qu’il est impératif que le Québec en fasse davantage pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES). L’une des solutions apportées par le gouvernement du Québec fut l’instauration d’un système de plafonnement et d’échange de droits d’émissions de GES, qui, lié avec le système de la Californie, faciliterait la réduction des émissions et ce, à moindre coût. Les marchés du carbone sont souvent perçus comme l’apogée de la marchandisation de la nature. Issus d’un processus néolibéral contesté par plusieurs, les marchés n’offriraient, selon cette logique, qu’une solution artificielle, en plus d’aggraver les inégalités sociales, environnementales et économiques. Toutefois, si l’on se garde de tomber dans ce débat idéologique, l’expérience du Québec et de la Californie nous démontre qu’au sens politique, le système établi entre ces deux juridictions est un exemple substantiel de confiance et de coopération tangible. En effet, le principal attrait des marchés du carbone est la possibilité de former des marchés conjoints et ainsi, de permettre d’alléger le fardeau climatique des juridictions participantes en diminuant considérablement les coûts de réduction d’émission. Nous mentionnerons également que les gouvernements de la Californie et du Québec ne s’appuient pas uniquement sur le marché du carbone pour réduire leurs émissions. Les marchés ne sont souvent qu’un élément parmi un paquet réglementaire beaucoup plus varié qu’il y paraît. Ce sont les réglementations et non le marché qui sont en grande partie responsables des réductions d’émissions en Californie et au Québec.

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