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	<title>Possibles &#187; autogestion</title>
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		<title>FSM 2009 : La dynamique du Campement intercontinental de la Jeunesse – Par Thalie-Anne Provost</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 21:24:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>raphael canet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Changer le monde du local au global (vol.33, no.1-2, été 2009)]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages du FSM 2009]]></category>
		<category><![CDATA[autogestion]]></category>
		<category><![CDATA[forums sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors de la tenue du premier Forum Social Mondial à Porto Alegre en 2001, a émergé en parallèle un espace de pratiques alternatives : le Campement Intercontinental de la Jeunesse (CIJ). Cette formation spontanée fut rendue possible grâce à la détermination de certains buts liés aux pratiques : l’autogestion, la coopération et la démocratie directe, le renversement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la tenue du premier Forum Social Mondial à Porto Alegre en 2001, a émergé en parallèle un espace de pratiques alternatives : le Campement Intercontinental de la Jeunesse (CIJ). Cette formation spontanée fut rendue possible grâce à la détermination de certains buts liés aux pratiques : l’autogestion, la coopération et la démocratie directe, le renversement des rapports de forces des pouvoirs traditionnels,  le respect de l’environnement, le travail solidaire, etc. Depuis 2001 avec ses 2000 participants, le CIJ s’est transformé, s’est adapté à la demande. Si bien qu’à Belém en janvier 2009, ce sont deux campements distincts qui se côtoyaient : le « traditionnel » Campement Intercontinental de la Jeunesse et l’Écovillage temporaire utopiste d’<em>Aldea</em><em> da Paz</em> ou campement de la Paix. Quelles étaient les différences notables entre les deux campements et leur dynamique de fonctionnement?</p>
<h2><strong><em>Aldea da Paz</em></strong></h2>
<p>Dans un premier temps, analysons ce qu’était cette entreprise utopiste d’<em>Aldea da Paz</em>.</p>
<p>Un peu en retrait des principaux lieux d’activités du Forum sur le campus de l’UFRA (Universidade Federal Rural da Amazônia), le campement de la Paix abritait quelques 250 campeurs venus de multiples endroits. Le pari? Appliquer concrètement les alternatives discutées pendant le Forum en créant un éco-village pacifiste où, entre autres, la notion de hiérarchie serait absente. Différents principes directeurs maintenaient la cohésion entre les participants et assuraient le bon fonctionnement : l’autogestion, la démocratie directe, le respect de l’environnement et de la diversité, l’éducation continuelle, la participation aux travaux de la communauté&#8230;  Le principe d’autogestion était, sans nul doute, une base primordiale à cet espace de rencontre et de pratiques alternatives que l’ont pourrait qualifier de socialiste-anarchiste.</p>
<p>Trois fois par jour, soit avant chaque repas, une assemblée générale était convoquée pour l’ensemble de la population « aldea-da-pazienne » afin de  discuter des affaires communes et distribuer les tâches quotidiennes. L’autogestion s’exprimait aussi à travers la construction d’infrastructures communautaires pour la viabilité de tous. En effet, douches, toilettes, cuisine et autres furent construits sur une base volontaire mettant à profit les habiletés de tous, tout en suivant la logique de respect de l’environnement. Par exemple, un biologiste présent sur place construisit un filtre pour les eaux usées de la cuisine, entre autres, utilisant un système de trous reliés par des canalisations le tout filtré par diverses plantes et roches. Cette illustration démontre bien le caractère participatif d’<em>Aldea</em><em> da Paz</em> où l’esprit coopératif se veut plus efficace que celui de compétition.</p>
<p>Pour ce qui est de l’absence de hiérarchie, une série de règles avait été instaurée pour le mieux-être de chacun et chacune. Parmi eux, l’alcool et le tabac d’origine industriel était prohibés, ou plutôt, fortement déconseillés. Le village, reposant sur une idée de paix et de respect, compte plutôt sur le bon vouloir de chaque participant et la conscience qu’il a de la relation qu’il a avec les autres et son environnement.</p>
<p><em>Aldea da Paz</em>, même sous sa façade idéaliste, renferme néanmoins en elle-même quelques problèmes, voire contradictions. L’endroit n’étant pas un espace fermé, ses participants ne vivant pas en autarcie, il vit en osmose constante avec le Forum. Les allées et venues sont fréquentes, Aldea-da-paziens et curieux se mélangent alors rapidement sur le terrain même de la communauté. Certains, peut-être les plus aliénés par la société de consommation individualiste et le système oppressif dans lequel nous vivons, ont d’ailleurs vite profité de la « gratuité » des repas sans toutefois vouloir prendre part à la distribution des tâches. Cet exemple démontre à quel point il n’est pas aisé de faire cohabiter des mentalités différentes dans un endroit qui se veut alternatif.</p>
<h2><strong>Campement Intercontinental de la jeunesse</strong></h2>
<p>Regardons maintenant du côté du Campement Intercontinental de la Jeunesse. Les estimations du nombre de participants variaient entre 5000 et 30 000. Difficile d’évaluer en fait. Entre ceux qui ont fait la file une demi-journée pour s’inscrire et ceux qui ont décidé de simplement « squatter » un bout de pelouse, le tout agrémenté d’un  va-et-vient constant, les évaluations sont très variables. Peu importe le chiffre, il y avait beaucoup de gens. Beaucoup. Le terrain principal était situé sur le chemin qui se rendait aux différentes tentes thématiques de l’UFRA. Bizarrement, cette pépinière de l’altermondialisme, prenait place dans une plantation d’hévéas<a href="#_ftn1">[1]</a>.  La grande quantité d’individus rendait difficile l’application des mêmes principes que ceux d’<em>Aldea da Paz</em>. Ce n’est pas la totalité d’entre eux qui venait dans la même optique de respect du prochain et de protection de l’environnement. L’ambiance de fête semblait parfois avoir conquis les esprits d’une majorité campeurs. L’autogestion, quant à elle, semblait, à première vue, se résumer en la détermination arbitraire de l’emplacement de sa tente.</p>
<p>Toutefois, en y jetant un coup d’œil plus averti, on y constatait une liberté totale des activités qu’on pouvait y organiser. Une « <em>Cidade</em><em> do Hip Hop</em><a href="#_ftn2"><em><strong>[2]</strong></em></a> » a émergée la dernière journée après plusieurs jours d’attente, une pizzeria fut construite de A à Z durant la semaine, les manifestations spontanées pullulaient, où foisonnaient leaders de toutes sortes, pour une variété de causes différentes. Même si, parfois, la conscience écologique semblait avoir été oubliée, l’esprit de résistance y était bel et bien présent. Et puis, tous y venaient avec un minimum de volonté de changement et d’alternatives ayant préféré les joies du camping au confort des hôtels qui logent les intellectuels et les patrons de syndicats venu participer au Forum.</p>
<p>En somme, le village de la Paix et le Campement, malgré certaines différences notables, étaient semblables sur plusieurs points. Tous deux hébergeaient une population relativement jeune. La notion d’application d’alternatives n’était néanmoins pas abordée de la même façon. Alors que le campement se voulait un endroit peu cher et festif, en dehors des places d’hébergements traditionnels, Aldea da Paz reposait sur une logique de communauté, de partage et de respect de l’environnement. L’autogestion était un élément central dans les deux cas, bien que se reflétant différemment dans la réalité quotidienne vécue sur chaque site respectif. D’un côté il s’agissait d’une forme de « gouvernement » de démocratie directe, alors que de l’autre, il s’agissait plutôt d’une absence de structure décisionnelle et une liberté totale d’initiative.</p>
<p><strong>Thalie-Anne Provost</strong> est étudiante en sciences sociales à l’Université d’Ottawa.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> L’hévéa est un arbre de la région amazonienne duquel on extrait une substance de latex qui peut être transformé en caoutchouc.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Traduction du Portugais : Ville de Hip Hop</p>
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		<title>POSSIBLES : 35 ans plus tard &#8211; Par Gabriel Gagnon</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 20:01:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>raphael canet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme (vol.32, no.3-4, Aut.2008)]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial (vol.32, no.3-4)]]></category>
		<category><![CDATA[autogestion]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est le 24 juin 1974. à North Hatley, que quatre poètes, Roland Giguère, Gérald Godin, Gilles Hénault et Gaston Miron, et deux sociologues, Marcel Rioux et moi décidèrent de fonder ce qui allait devenir la revue Possibles.  Souverainistes convainçus, invités par Marcel Rioux, nous cherchions comment contribuer à insuffler un contenu vraiment émancipatoire à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le 24 juin 1974. à North Hatley, que quatre poètes, Roland Giguère, Gérald Godin, Gilles Hénault et Gaston Miron, et deux sociologues, Marcel Rioux et moi décidèrent de fonder ce qui allait devenir la revue Possibles.  Souverainistes convainçus, invités par Marcel Rioux, nous cherchions comment contribuer à insuffler un contenu vraiment émancipatoire à la pensée indépendantiste.  C’est surtout autour de l’idée d’autogestion, élément central de la pensée de gauche en France et ailleurs, que nous voulions développer notre réflexion.  Il était aussi important pour nous de participer à la naissance d’un nouvel imaginaire québécois où la culture l’emporterait sur une économie qui prenait toute la place.</p>
<p>Ce n’est que deux ans plus tard qu’il nous fût possible, grâce à l’enthousiasme de notre jeune secrétaire de rédaction, Robert Laplante, aujourd’hui directeur de l’Action Nationale, de lancer le 21 octobre 1976, à la Brasserie Le Gobelet, un premier numéro d’une centaine de pages où des poèmes de Giguère et Godin encadraient un dossier sur Tricofil, importante expérience autogestionnaire des ouvriers de St.-Jérôme.     Au cours des années, alors qu’augmentait son nombre de pages, l’influence de la revue commença à se faire sentir grâce surtout au «mouvement autogestionnaire québécois» qu’elle anima et à l’organisation de nombreux colloques, en collaboration avec le Département de sociologie de l’Université de Montréal.  Un grand nombre de rédacteurs nous rejoignirent dont, depuis plus de vingt ans, Raymonde Savard et André Thibault.</p>
<p>Même si nous n’avons jamais dépassé une diffusion de 800 exemplaires, nous avons quand-même pu compter sur la collaboration de plusieurs intellectuels engagés, de militants d’organisations communautaires et de créateurs en art et en littérature.</p>
<p>Pourtant, malgré nos efforts, nous avons perdu graduellement l’appui des «pairs» qui contrôlent les organismes subventionnaires, de plus en plus attirés par les mirages du multiculturalisme et de la postmodernité au détriment d’un réflexion en profondeur sur notre identité collective et notre imaginaire.  Après quelques années de restrictions et de résistance, il nous a donc fallu nous résigner à abandonner notre version papier au profit de l’électronique.</p>
<p>Nous remercions nos lecteurs, nos lectrices et nos abonnés de nous avoir accompagnés jusqu’à maintenant et souhaitons que la majorité d’entre eux puissent continuer à nous lire.  Nous espérons aussi retrouver dans notre nouvelle aventure ceux et celles qui, par leurs essais critiques, leurs expériences, leurs poèmes et leurs nouvelles nous ont permis d’aller plus loin.</p>
<p>Nous n’aurions pu survivre longtemps sans la contribution essentielle de Micheline Dussault qui, après Elise Lavoie, Suzanne Martin et Stéphane Kelly, s’occupe depuis dix-huit ans déjà de la révision des textes et de la gestion quotidienne de la revue, de façon bénévole la plupart du temps.  Nous ne pourrons jamais assez la remercier.</p>
<p>Il est maintenant temps de passer la main à une équipe rajeunie, plus à l’aise dans la jungle de l’édition électronique et surtout à même d’élargir la réflexion du côté de l’altermondialisme et du mouvement des forums sociaux.  Quant à moi, j’espère que Possibles continuera de soutenir toutes les formes de solidarité et d’autogestion susceptibles de fonder l’identité québécoise sur ce nouvel imaginaire, souhaité par un de nos inspirateurs, le philosophe Cornelius Castoriadis, où la rationalité économique et l’insignifiance culturelle n’occuperaient plus tout la place.</p>
<p><strong>Gabriel Gagnon</strong> -Membre du comité de rédaction depuis 1974</p>
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		<title>De l’autogestion à la cybercitoyenneté – Par Raphaël Canet</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Sep 2009 13:31:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>raphael canet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire (vol.34, no.1-2, Été 2010)]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial (vol.32, no.3-4)]]></category>
		<category><![CDATA[autogestion]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[idées]]></category>
		<category><![CDATA[POSSIBLES]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>

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		<description><![CDATA[La revue POSSIBLES est née au Québec, dans les années 70, fruit d’une génération consciente d’elle-même et porteuse d’un projet. De jeunes gens qui avaient un rêve et souhaitaient contribuer à sa réalisation. Se définir, s’affirmer, prendre conscience de sa capacité de gérer soi-même ses propres affaires, et le faire concrètement. La revendication indépendantiste (ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La revue POSSIBLES est née au Québec, dans les années 70, fruit d’une génération consciente d’elle-même et porteuse d’un projet. De jeunes gens qui avaient un rêve et souhaitaient contribuer à sa réalisation. Se définir, s’affirmer, prendre conscience de sa capacité de gérer soi-même ses propres affaires, et le faire concrètement. La revendication indépendantiste (ou sa variante modérée souverainiste) n’est que le prolongement à grande échelle de l’aspiration autogestionnaire des groupes restreints.</p>
<p>Le Québec qui a vu naître POSSIBLES sortaient, non pas de la Grande Noirceur, mais plutôt de la Révolution tranquille. Le Parti québécois allait prendre le pouvoir pour la première fois et désormais, un autre Québec allait devenir possible. Tout semblait réalisable et il fallait contribuer à cette réalisation collective, sans pour autant se faire emporter par les vertiges du pouvoir. Le but était de transformer la société québécoise, et l’objectif ne devait pas céder le pas aux impératifs stratégiques, à la pesanteur des moyens pour accéder aux hautes sphères… et s’y maintenir. Cependant, du « Beau risque » aux « Conditions gagnantes », la longue route vers la pleine réalisation du projet national québécois est parsemée de nombreuses désillusions. Le refuge actuel dans l’exaltation du <em>Sujet</em> politique (lire l’obsession de la « souche ») au détriment du <em>Projet</em> de souveraineté constitue l’ultime revers de ce beau rêve d’affranchissement collectif.</p>
<p>En manifestant son aspiration à réaliser un projet de souveraineté nationale, le Québec des années 1960 et 70 s’inscrivait pleinement dans les revendications de son temps : luttes pour la décolonisation, mouvements d’indépendance, appropriation de l’État comme moyen d’affirmation collective, revendication d’une pleine souveraineté sur ses ressources naturelles… POSSIBLES a émergé de ce terreau fertile de pensée critique visant une transformation radicale de la société.</p>
<p>40 ans plus tard, POSSIBLES subsiste. La revue a survécu à trente années de néolibéralisme qui en ont découragé plus d’un et agit comme un véritable fossoyeur des projets sociaux alternatifs et des aspirations collectives à l’émancipation. Sans jamais perdre de sa flamme initiale et fondatrice, comme un phare dans la tempête : rêver et construire des alternatives aux modèles dominants et imposés, croire dans la force émancipatrice de l’autogestion.</p>
<p>Le Québec vit aujourd’hui à l’ère de la mondialisation, ce changement d’échelle des sociétés qui conduit à repenser bien des cadres d’analyse et d’action, mais il reste toujours en phase avec les nouvelles revendications sociales qui parcourent le monde. Le conservatisme n’évacuera jamais l’espoir. Cela était vrai dans les années 60, et cela demeure aujourd’hui, pour la simple et bonne raison qu’on ne peut pas empêcher les humains de rêver, et principalement les jeunes générations.</p>
<p>L’altermondialisme, cette nouvelle utopie qui anime la mouvance transnationale qui se rassemble notamment dans les forums sociaux, est là pour en témoigner. <em>Un autre monde est possible!</em>, le slogan résonne aux quatre coins du monde depuis maintenant près de dix ans, du Forum social mondial au Forum social québécois. Et c’est presque naturellement que POSSIBLES en est venu à épouser cette cause, en suivant cette lente relocalisation de l’aspiration au changement. Du Québec au monde, puis du monde au Québec.</p>
<p>Penser globalement et agir localement, prendre conscience des enjeux globaux qui nous affectent en tant que société, afin de donner sens à nos pratiques locales de changement social et nos revendications émancipatrices. Redécouvrir notre appartenance en côtoyant la diversité du monde. Donner du sens à notre engagement en partageant nos expériences de lutte et notre quotidien. Le Québec participe de cette mouvance mondiale qui construit ces <em>autres mondes possibles</em>.</p>
<p>Le second Forum social québécois, qui se tiendra du 8 au 12 octobre 2009 à Montréal, symbolise cette présence du Québec sur la carte mondiale de l’aspiration au changement social. Il constitue une étape d’un processus qui se poursuivra avec le Forum social autochtone sur la crise du modèle de civilisation (Cuzco-Pérou, mars 2010), le Forum social sur les stratégies de sortie de crise (Mexico, mai 2010), le Second Forum social des États-Unis (Détroit, juin 2010), le 4<sup>ème</sup> Forum social des Amériques (Asunción/Paraguay, juillet 2010), et culminera finalement avec le prochain Forum social mondial (Dakar/Sénégal, janvier 2011).</p>
<p>Les forums sociaux sont des espaces publics critiques de participation citoyenne. Il visent à redonner la parole aux gens sans parole et à permettre l’élaboration de stratégies collectives de changement social. Ils entendent lutter contre la pensée unique et promouvoir à la fois des idées et des pratiques alternatives. Dans cette entreprise collective, tout comme dans les années 1970, POSSIBLES entend faire sa part. Et elle profite de sa mutation du papier vers le numérique pour ouvrir un espace d’expression politique et de construction d’une nouvel imaginaire.</p>
<p>POSSIBLES construit son blogue, et souhaite ainsi s’emparer des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour continuer à susciter le débat et les échanges, à permettre la participation du plus grand nombre à la guerre actuelle des idées pour la construction d’<em>Autres mondes</em>. À l’âge de la blogosphère, POSSIBLES crée un espace de cybercitoyenneté.</p>
<p>…et POSSIBLES continue, car POSSIBLES vous appartient.</p>
<p><strong>Raphaël Canet</strong> est membre du comité de rédaction de la revue/Blogue POSSIBLES.</p>
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