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Histoire de bouffe: Qu’est-il arrivé à notre nourriture?

Histoire de bouffe

Par USC-Canada

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Pourquoi certains en ont beaucoup alors que plus d’un milliard de personnes sur la planète n’ont pas assez à manger? Histoire de Bouffe vous fera réfléchir sur notre système alimentaire bien mal en point.

Chacun d’entre nous peux aider à rebâtir un système alimentaire plus sain et plus fort. Nous pouvons, par les choix que nous faisons quotidiennement, rétablir nos liens avec les producteurs et la vraie nourriture. Regardez la vidéo (http://usc-canada.org/histoire-de-bouffe/) et ensuite poussez votre réflexion en cliquant ici à droite. Nous vous invitons à vous joindre à USC Canada pour trouver des solutions. Appuyez notre travail avec des collectivités agricoles de partout dans le monde.

Sécurité humaine et souveraineté alimentaire au Sud

Par Assétou Samaké

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Du point de vue de Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN), la souveraineté alimentaire est l’autonomie, pour toutes les nations, dans la production et la gestion de l’alimentation. La notion a théoriquement le même sens au Nord et au Sud. Cependant, dans la pratique, de nombreux pays du Sud sont dans une position de vulnérabilité structurelle qui les empêche de tendre vers cette autonomie, alors qu’elle est relativement plus accessible pour les pays du Nord. Tous les membres de COPAGEN s’entendent sur la définition de la souveraineté alimentaire; le réseau fut d’ailleurs très actif dans l’organisation du Forum de Nyéléni.

Renforcer et soutenir les mouvements sociaux

Par Devlin Kuyek

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Lorsque l’on parle de souveraineté alimentaire, il est primordial de souligner qu’elle est née d’une résistance au modèle agricole actuel. La souveraineté alimentaire a donc émergé d’une constatation de l’échec de plusieurs projets: la Révolution verte, les programmes d’ajustement structurel (PAS), l’OMC, les divers accords de libre-échange, etc. Dans ce système néolibéral, qui se dirige de lui-même vers une impasse, les paysans sont marginalisés des processus politiques qui déterminent l’orientation de l’agriculture. La souveraineté alimentaire, c’est donc la volonté de reverser ce pouvoir, qui, jusqu’aujourd’hui, était entre les mains des grandes institutions internationales et des multinationales agroalimentaires, pour le remettre entre les mains des premiers concernés par l’agriculture: les producteurs. La notion fait donc la promotion de diverses valeurs qui devraient orienter les choix agroalimentaires d’une société: l’écologie, l’égalité, l’humanité et un revenu décent pour les agriculteurs.

Agir collectivement pour une agriculture paysanne écologique et durable

Par Lise Latrémouille

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La souveraineté alimentaire, telle que définie par la Via Campesina, est un concept qui concorde parfaitement avec les valeurs et les activités de USC Canada. Ce concept sous-tend les mêmes principes au Nord et au Sud, mais les stratégies pour l’atteindre sont différentes selon les contextes. Par exemple, au Nord, le modèle agroindustriel étant encore plus influent qu’au Sud, il y a donc moins d’adhérents à la notion, puisqu’elle vise à transformer le mode de production actuel. Au Sud, la majorité des agriculteurs pratique une agriculture de subsistance et travaille à petite échelle. Le concept de souveraineté alimentaire trouve donc plus facilement des adhérents dans un tel environnement. Les stratégies de mise en application de la souveraineté alimentaire ne sont donc pas les mêmes lorsque la majorité des agriculteurs produisent à petite échelle.

Le droit des peuples

Par Ryan Worms

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Développement et paix adhère à la définition de la souveraineté alimentaire telle qu’elle a été définie au Forum de Nyéléni en 2007. Globalement, celle-ci affirme que la souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, produite à l’aide de méthodes durables et dans le respect de l’environnement, ainsi que leur droit à définir leur système alimentaire et agricole. Elle place donc les producteurs, les distributeurs et les consommateurs au cœur du système politique alimentaire en lieu et place des exigences du marché alimentaire transnational. Donc, les principes qui sont défendus par cette définition de la souveraineté alimentaire rejoignent de nombreuses luttes et préoccupations des partenaires du Sud de Développement et paix, ce qui en fait un concept important pour l’organisme.

Pour DP, la souveraineté alimentaire n’a pas la même signification pour le Nord et le Sud, car la lutte pour se nourrir n’est pas la même. Bien que les pays industrialisés souffrent aussi d’un déficit de souveraineté alimentaire par un manque de production locale à destination locale, cette déficience ne menace pas directement leur capacité quotidienne à se nourrir, ce qui constitue une différence notable. En Occident, les ménages consacrent de 10% à 20% de leur budget à l’alimentation, alors que dans les pays du Sud, c’est entre 60% et 90%. La souveraineté alimentaire est donc une question de survie dans les pays du Sud.

La souveraineté alimentaire comme projet éthique

Par André Beaudoin

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Pour l’Union des producteurs agricoles – Développement international, la souveraineté alimentaire s’articule principalement en réaction à la perte de contrôle de l’État sur l’agriculture en faveur des traités supranationaux. Elle est donc un projet éthique qui vise à redonner le pouvoir à l’État en ce qui a trait aux politiques agroalimentaires. Même si les contextes du Nord et du Sud sont effectivement différents, la souveraineté alimentaire est fondée sur le même principe partout dans le monde, soit la capacité de maintenir une agriculture familiale basée sur les interventions souveraines de nos gouvernements.

Définir l’agriculture familiale n’est pas une tâche aisée. D’abord, il existe certains critères au plan de la gestion: l’essentiel du travail et la gestion de l’exploitation doivent être contrôlés par la famille et celle-ci doit également contrôler les leviers financiers de l’entreprise agricole. Il y a également la question de la grosseur de l’exploitation, car, comme on le sait, il existe aussi des méga-entreprises familiales. Dans ce cas, peut-on toujours parler d’agriculture familiale? Et où doit-on tracer la ligne quant à la grosseur des exploitations dans un contexte de souveraineté alimentaire? Selon moi, il y a deux critères que l’on doit prendre en compte pour répondre à ces questions: l’acceptation sociale et le contexte économique. D’abord, le contexte économique influence la grosseur relative d’une exploitation agricole: par exemple, 100 vaches au Québec et 100 vaches au Burkina Faso sont loin d’être des situations identiques. Il y a aussi la notion d’acceptation sociale. Chaque société doit se poser la question à cet égard: quand une ferme est-elle trop grosse pour être considérée comme familiale? Où tracer la ligne? C’est une réflexion commune que l’on se doit de faire en tant que société, mais il n’y a certainement pas de critère universel qui permette de répondre à cette problématique.

La droit à l’alimentation

Par François Décary-Gilardeau

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Le concept de la souveraineté alimentaire est très récent. Loin d’avoir atteint une maturité, son cadre reste à définir. La souveraineté alimentaire est sujette à une construction dynamique où les pratiques et les idées se chevauchent pour délimiter son contenu normatif. C’est pourquoi Option consommateurs juge qu’il est essentiel de prendre part à la réflexion sur la souveraineté alimentaire dans le but de s’assurer que le débat se trouve sur la place publique et qu’il soit perçu comme un réel débat de société.

Pouvoir municipal et gestion du territoire agricole

Par Sylvie Beauregard

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Souveraineté alimentaire et environnement

La souveraineté alimentaire est aujourd’hui un outil très pertinent à appliquer dans la municipalité de Saint-Jude et au Québec en général, car elle pourrait permettre de briser le cycle de la concurrence mondiale qui contraint les agriculteurs à produire de manière industrielle et à adopter des pratiques peu soucieuses de l’environnement. Deux illustrations de cette concurrence et de ses effets pervers permettent d’illustrer le lien entre la souveraineté alimentaire (ou son absence) et l’environnement dans le cas précis de Saint-Jude. Par exemple, pour permettre l’expansion de l’élevage porcin dans la région, il a été nécessaire de déboiser de nombreuses terres afin de pouvoir répandre le purin des animaux. En 10 ans, le pourcentage de terres boisées à Saint-Jude est passé de 50% à 34%. Ce même déboisement cause de nombreux problèmes environnementaux, comme l’érosion des sols ou bien des tempêtes de sable.

Citoyenneté et réappropriation de l’agriculture

Par Yvon Pesant

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La souveraineté alimentaire est la capacité, pour une société, de s’organiser pour assurer aux citoyens une saine alimentation, en quantité suffisante. Même s’il est complexe, dans une société comme la nôtre, de ramener de tels enjeux à un niveau très près du simple citoyen, il semble important que la population soit liée au dossier de la souveraineté alimentaire. Ainsi, même si l’on constate que la grande majorité des citoyens ont perdu contact avec l’agriculture, il est important, dans une perspective de souveraineté alimentaire, de donner la possibilité à la population de se réapproprier son agriculture et tout ce qui en découle (transformation, distribution, etc.).

Femmes, division sexuelle du travail et système alimentaire mondial

Par Elsa Beaulieu

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La Marche mondiale des femmes (MMF) endosse la vision politique de la souveraineté alimentaire développée lors du Forum de Nyéléni. Selon cette perspective, la souveraineté alimentaire est un cadre politique qui vise à permettre des alliances et l’articulation cohérente des revendications de différents mouvements : paysans, pêcheurs, autochtones, femmes, écologistes, urbains, migrants, etc.  Ces protagonistes ne vivent pas tous les mêmes problèmes en relation au système alimentaire mondial, mais gagnent à s’allier et à articuler leurs luttes respectives, et à construire une vision commune de la souveraineté alimentaire. Cette perspective part du constat que les mouvements paysans ne peuvent, à eux seuls, s’attaquer au système alimentaire mondial, et que l’ensemble de la société est concernée et doit se conscientiser et se mobiliser par rapport à ces enjeux.