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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Vietnam</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LES ONG ET LA PROVINCE DE LAO CAI AU VIETNAM</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 21:44:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Minorités ethniques]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Mercedes Lussier-Trépanier
Depuis l’avènement de la mondialisation et la création d’organismes non gouvernementaux (ONG) ou inter gouvernementaux (OIG) comme le FMI, l’OMC et la Banque mondiale, on remarque l’apparition d’un nouveau mouvement qui vient contrebalancer ce phénomène de mondialisation de l’économique. Ce nouveau mouvement social international qu’est l’altermondialisation, dont plusieurs ONG et OIG font partie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Mercedes Lussier-Trépanier</strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis l’avènement de la mondialisation et la création d’organismes non gouvernementaux (ONG) ou inter gouvernementaux (OIG) comme le FMI, l’OMC et la Banque mondiale, on remarque l’apparition d’un nouveau mouvement qui vient contrebalancer ce phénomène de mondialisation de l’économique. Ce nouveau mouvement social international qu’est l’altermondialisation, dont plusieurs ONG et OIG font partie, détermine de nouvelles conditions de luttes sociales qui sont plus axées sur le développement durable, la souveraineté alimentaire, les droits humains fondamentaux plutôt que la prospérité économique<a href="#_ftn1">[1]</a>. <span id="more-663"></span>C’est alors que l’on voit une prolifération d’ONG luttant pour la défense des droits humains, pour la préservation des cultures traditionnelles, etc. Ainsi, ces ONG sont massivement présentes en Asie du Sud-Est, autant elles sont fondées dans les centres urbains la région (les Philippines sont le berceau des ONG) autant leurs projets sont appliqués dans les régions rurales des pays d’Asie du Sud-Est. La question des minorités ethniques, qui marque cette région du monde est donc un champ de bataille prioritaire pour les ONG altermondialistes. Un bon exemple de la situation des minorités ethniques et de leur relation avec les ONG est le Vietnam, car au-delà des Viêt, le Vietnam regroupe 53 minorités ethniques que l’on retrouve dans les montagnes du Nord. Nous verrons en premier lieu la situation des minorités ethniques de la province de Lao Cai au Vietnam suivi d’un exemple de programme d’intervention de l’ONU et un bilan de son efficacité réel.</p>
<p style="text-align: justify">La province de Lao Cai est peuplée de 22 minorités ethniques différentes, où la population a un revenu annuel de 150$ US par habitant, cette région est l’une des plus pauvres du Vietnam<a href="#_ftn2">[2]</a>. Pourtant, il y a de grandes possibilités d’ouverture économique pour les ethnies de la province grâce à sa richesse en ressources naturelles, surtout pour produits forestiers, mais aussi au plan agricole. De plus, la proximité avec la Chine (frontière commune au nord) est un atout au plan du développement économique<a href="#_ftn3">[3]</a>, donc tous les éléments pour établir le commerce dans la province de Lao Cai sont disponibles, mais pourquoi les habitants sont-ils réticents au projet de développement économique et ne veulent pas collaborer avec le gouvernement? La réponse à cette question est anthropologique, car le fait est qu’ils veulent tout simplement continuer à vivre de manière traditionnelle. Les peuples de la province de Lao Cai sont établis dans ces montagnes depuis des siècles et ne sont pas intéressés par un changement de leur mode de vie. Bien que leur situation soit inquiétante d’un point de vue occidental, eux ne se perçoivent pas comme étant défavorisés, car ils ont toujours vécu ainsi. De plus, les ONG travaillant pour la défense des minorités ethniques vivant sous le seuil de la pauvreté ne sont pas en interaction entre elles et ne tentent pas d’agir en commun pour les aider. Au lieu de cela, chacun défend la valeur qui lui est chère sans se préoccuper des actions des autres ONG. Le problème est qu’il y a peu d&#8217;attention qui est accordée à l&#8217;impact des interventions des ONG sur la vie quotidienne des minorités ethniques de la province de Lao Cai.</p>
<p style="text-align: justify">La branche de l’ONU nommée l’Organisation internationale du travail (OIT) est impliquée dans la région avec son projet de <em>Développement du jeune enfant chez les minorités ethniques du Vietnam</em>. Ce plan d’action consiste à « améliorer les conditions de vie des jeunes enfants de (0-8 ans) issus des minorités ethniques dans la province de Lao Cai »<a href="#_ftn4">[4]</a> Plus spécifiquement, l’OIT désire créer un «environnement physique, intellectuel et psychosocial favorable au bon développement du plein potentiel des jeunes, renforcer l’environnement institutionnel autour de la Petite Enfance, sensibiliser les autorités vietnamiennes […] et améliorer la compréhension et le respect des valeurs des minorités ethniques. »<a href="#_ftn5">[5]</a> Ce projet initié en 1997 et ayant comme finalité prévu en 2007 es considéré aujourd’hui comme un échec au plan de l’efficacité réelle du projet. Les conclusions de ce programme d’aide à la Petite Enfance ne se sont pas avérées très positives en ce qui concerne les répercussions réelles. Bien que quelques écoles aient été construites, ainsi que des centres récréatifs pour les jeunes, ils ne sont pas utilisés par la population. Car les mères ne peuvent pas les amènes à l’école, car elles doivent faire la cueillette des denrées alimentaires dans la forêt pour nourrir leur famille et dans la plupart des cas elles ont besoin de leurs enfants pour les aident. Les infrastructures mises en place sont ainsi une coquille vide, car on ne peut seulement venir en aide aux enfants sans changer les besoins (quête de nourriture, d’eau, de sécurité, etc.) de la vie quotidienne des hommes et des femmes des communautés ethniques de la province de Lao Cai. En bref, le projet de développement du jeune enfant chez les minorités ethniques du Vietnam comporte de bonnes intentions, mais sans un changement radical du mode de vie de ces peuples autochtones du Vietnam, le travail des ONG et OIG n’aura jamais un impact réel significatif.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p><em>Gestion sociale et spatiale des biens publics et environnementaux</em>. ANDES; Aménagement, développement, environnement, santé et sociétés-UMR 5185. En ligne. <a href="http://www.ades.cnrs.fr/spip.php?article248">http://www.ades.cnrs.fr/spip.php?article248</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p><em>L’organisation internationale du travail. Site officiel de l’ONU</em>. En ligne.  <a href="http://www.ilo.org/public/french/employment/skills/hrdr/init/vie_1.htm%237">http://www.ilo.org/public/french/employment/skills/hrdr/init/vie_1.htm#7</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p>Michaud, Jean et Sarah Turner, « Tribulations d’un marché de la montagne du Nord-Vietnam », <em>Études rurales</em> 165-166 (2003), 53-80.</p>
<p>Noel, Julien, « Regard géographique sur les dimensions spatiales de l’altermondialisation halieutique », <em>Norois, Presses universitaire de Rennes</em> 211 (2009), 7-21.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Noel, Julien, « Regard géographique sur les dimensions spatiales de l’altermondialisation halieutique », <em>Norois, Presses universitaire de Rennes</em> 211 (2009), 7-21.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> <a href="http://www.ades.cnrs.fr/spip.php?article248">http://www.ades.cnrs.fr/spip.php?article248</a></p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Michaud, Jean et Sarah Turner, « Tribulations d’un marché de la montagne du Nord-Vietnam », <em>Études rurales</em> 165-166 (2003), 53-80.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> http://www.ilo.org/public/french/employment/skills/hrdr/init/vie_1.htm#7</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> idem</p>
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		<title>LA POSITION DU VIETNAM DANS L’ESPACE MONDIAL</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:18:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>
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		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Guillaume Lévesque
 
Depuis la chute de l’union soviétique, le Vietnam a subi des transformations au plan de ses relations internationales. Auparavant, le Vietnam avait seulement des liens économiques et culturels avec la Russie et les autres pays du bloc soviétique.  Aujourd’hui le Vietnam déclare vouloir s’intégrer dans l’économie de marché mondiale et entretenir des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Guillaume Lévesque</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis la chute de l’union soviétique, le Vietnam a subi des transformations au plan de ses relations internationales. Auparavant, le Vietnam avait seulement des liens économiques et culturels avec la Russie et les autres pays du bloc soviétique.  Aujourd’hui le Vietnam déclare vouloir s’intégrer dans l’économie de marché mondiale et entretenir des relations amicales avec le reste de la planète(3). Dans cette optique, Le Vietnam a depuis les années 90 adhéré à plusieurs organisations d’ordre économiques et culturelles comme l’<a href="http://www.aseansec.org/">ASEAN</a> (1995), l’<a href="http://www.apec.org/">APEC</a> (1998), l’<a href="http://www.francophonie.org/">OIF</a> et plus récemment dans l’<a href="http://www.wto.org/indexfr.htm">OMC</a> (2007) . L’entrée du Vietnam dans l’OMC est entre autres dû à la normalisation des relations  entre le Vietnam et les États- Unis et à l’accord bilatéral signé entre les deux pays. Mais, les deux pays n’ont pas totalement oublié la guerre du Vietnam et les rapports sont parfois tendus. Avec ses voisins asiatiques, les rapports sont généralement bons sauf dans le cas du Cambodge et de la Chine. Bref, le Vietnam qui était autrefois isolé du reste du monde s’intègre de plus en plus dans l’espace mondiale et tente d’entretenir des relations harmonieuses avec ses voisins asiatiques et le reste de la planète.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-646"></span></p>
<p style="text-align: justify">En entrant dans l’ASEAN en 1995, le Vietnam a opté pour un choix pragmatique. L’adhésion à cette union permet au Vietnam de favoriser les échanges économiques avec les autres pays de la région sans toutefois devoir renoncer à son idéologie politique. Même si l’organisation avait pour but lors de sa création en 1967 de freiner la montée du communisme, le but de l’association est maintenant surtout d’ordre économique(3). Avec la Thaïlande qui est pourtant le pôle concurrent de la région, les relations sont plutôt bonnes. Le premier ministre thaïlandais, lors de sa visite au Vietnam en 2008, avait entre autres déclaré qu’il « n’autoriserait personne ni aucune organisation à utiliser le territoire thaïlandais comme base arrière contre le Vietnam.»(2) Dans le cas de la Chine, même si les deux pays sont des pays voisins et partagent la même idéologie communiste, les relations entre les deux pays ont toujours été tendues, mais elles tendent aujourd’hui à se normaliser par de nombreuses visites amicales. C’est que les deux pays ont toujours été rivaux et cela depuis des temps immémoriaux.  Il ne faut pas  oublier que le Nord du Vietnam a déjà été une province chinoise pendant près de mille ans. Les Vietnamiens n’ont jamais voulu  redevenir des serfs de la nation chinoise. Mais plus récemment, les deux pays sont en conflit à propos de la souveraineté des îles Spratly et Paracel(1). En Asie comme sur le reste du globe, les relations internationales du Vietnam tendent à se normaliser même si dans certains cas, il reste des histoires non-réglées.</p>
<p style="text-align: justify">Même si aujourd’hui les États-Unis sont un partenaire économique important du Vietnam, il reste de la rancune réciproque concernant la guerre du Vietnam. Entre autres choses, les Américains ont accusé les Vietnamiens de toujours détenir des prisonniers de guerre, car des milliers de corps de soldats américains n’ont  jamais été retrouvés. Mais les soupçons tendent aujourd’hui à s’effacer, car le Vietnam fait de nombreux efforts pour retrouver les corps disparus. Bill Clinton est le premier président américain à avoir entreprit des démarches pour normaliser les relations entre les États-Unis et le Vietnam. Il a tout de suite vu le potentiel d’investir dans ce petit pays capable de résister à l’énorme puissance de la Chine. Graduellement, les relations entre les États-Unis et le Vietnam sont en train de s’améliorer. La méfiance tend à s’estomper. Mais les États-Unis ne sont pas le pays dont les relations internationales avec le Vietnam sont les plus importantes parmi les pays occidentaux. Il s’agit de la Russie, qui, malgré son changement drastique d’idéologie économique et politique depuis la chute de son gouvernement communiste, reste un partenaire important. La Russie voit entre autres le Vietnam comme un partenaire important pour limiter l’influence Chinoise à l’est, tandis que le Vietnam voie la Russie comme un partenaire alternatif à la Chine et aux États-Unis(2). Quand au Canada, il est surtout important pour des relations culturelles, car il ne faut pas oublier que la diaspora vietnamienne y est importante.</p>
<p style="text-align: justify">Bref le Vietnam n’est plus un îlot socialiste isolé comme l’est aujourd’hui la Corée du Nord. Le pays entretien des relations économiques et culturelles variées avec les pays d’Asie, mais aussi avec des anciens ennemis comme les États-Unis. Avec les années, le Vietnam semble de plus en plus s’intégrer dans l’économie de marché mondiale.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Références </strong></p>
<ol>
<li>Abuza Zachary.2001. <em>Renovating      politics in contemporary Vietnam</em>. Londres : Lynne Rienner.</li>
<li>Chéron, Bénédicte.2009. <em>Le Viet Nam, des blessures de l’histoire      à l’Asie du XXIème siècle</em>. Paris :      Éditions du Jubilé.</li>
<li>Dorvert, Stéphane, Benoit de Tréglodé.2004. <em>Viet Nam      contemporain</em>. Paris : les Indes Savantes.</li>
</ol>
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		</item>
		<item>
		<title>UN CAPITALISME SOCIALISTE?</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Doi Moi]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran

Crédit photo: http://www.enjoytravelvietnam.com/Upload/Tour/258200891148_Hochiminh%20city.jpg
«Les dirigeants communistes vietnamiens ne visent pas à développer l&#8217;économie, mais leur objectif est de garder le pouvoir en main[1]» clame Hoang Lan qui est membre du Free Alliance Vietnam, un groupe d’opposition dont les activités se font à partir de l’extérieur du pays. Son commentaire fait écho à une situation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-639 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/258200891148_Hochiminh-city-300x225.jpg" alt="258200891148_Hochiminh city" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: http://www.enjoytravelvietnam.com/Upload/Tour/258200891148_Hochiminh%20city.jpg</p>
<p style="text-align: justify">«Les dirigeants communistes vietnamiens ne visent pas à développer l&#8217;économie, mais leur objectif est de garder le pouvoir en main<a href="#_ftn1">[1]</a>» clame Hoang Lan qui est membre du <em>Free Alliance Vietnam</em>, un groupe d’opposition dont les activités se font à partir de l’extérieur du pays. Son commentaire fait écho à une situation qui nous est déjà familière; celle d’une croissance économique orchestrée par un régime autoritaire. Ainsi, la prospérité des deux dernières décennies au Vietnam constituerait-elle un argument additionnel en faveur des capacités de l’autoritarisme en matière de croissance économique? Tout semble l’indiquer puisque le Parti communiste vietnamien (PCV) a non seulement réussi la réforme du <em>Đ</em><em>ổ</em><em>i m</em><em>ớ</em><em>i</em>; il s’en ait servi pour renforcer sa légitimité ainsi que son pouvoir sur la scène politique.<span id="more-638"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le Vietnam est, depuis son unification en 1975, toujours dirigé par le même régime : le Đảng Cộng sản Việt Nam (PCV). Étant de ce fait une République socialiste menée par un parti unique stable, l’institution d’une politique économique de marché en 1986 (élaborée ci-dessous) apparaît pour le moins contradictoire. Une discorde qui, dans les faits, en est une que sur le plan théorique. En effet, peu importe le degré de libéralisation de son économie, le parti n’entend pas relâcher son contrôle politique de si tôt<a href="#_ftn2"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[2]</span></span></a>. Les ministères, l’armée, les structures de sécurité interne, les médias, et même les plus grosses entreprises; tous sont contrôlés par des membres du parti<a href="#_ftn3"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[3]</span></span></a>. Alors que les officiers du PCV font souvent référence à l’absence d’opposition comme preuve de consensus social à leur égard<a href="#_ftn4"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[4]</span></span></a>, le quotidien révèle plutôt une population oppressée. Bien que le Parti démente farouchement l’existence <a href="http://www.vietnam.ttu.edu/vietnamarchive/fvppa/index.htm"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">de prisonniers politiques</span></span></a><a href="#_ftn5"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[5]</span></span></a>, il est connu que les militants pro-démocratie sont souvent emprisonnés sous des accusations de terrorisme<a href="#_ftn6"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[6]</span></span></a> ou autres condamnations en lien avec la sécurité nationale<a href="#_ftn7"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[7]</span></span></a>. Sans excuser ces moyens, reste que la prééminence du PCV a fait du Vietnam l’un des pays les plus stables de l’Asie du Sud-Est<a href="#_ftn8"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[8]</span></span></a> et donc, l’un des plus propices à la croissance économique.</p>
<p style="text-align: justify">Le développement du Vietnam, tel que l’on le connaît aujourd’hui, trouve ses racines dans le contexte de la guerre froide. Effectivement, le retrait du support soviétique (financier autant que politique) fut l’élément déclencheur de la réforme du Đổi mới. Le besoin d’action se fit imminent devant la disparition soudaine de près de 2,5 million$ en aide militaire et économique annuelle, ainsi que des centaines de milliers d’emplois<a href="#_ftn9"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[9]</span></span></a>. Le Vietnam  se brûlait alors les mains avec une hyperinflation de 774,76% (fin 1986)<a href="#_ftn10"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[10]</span></span></a>,  ainsi qu’une dette de 8,5 millions RUB  et de 1,9 million $US, en plus d’être dépendant de l’importation pour ses denrées de base telles que le riz<a href="#_ftn11"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[11]</span></span></a>. S’il ne voulait pas être entraîné dans la chute de l’URSS, le Vietnam devait changer.</p>
<p style="text-align: justify">La Đổi mới fut la réponse du régime; «a market-oriented socialist economy under state guidance<a href="#_ftn12"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[12]</span></span></a>». En d’autres mots, la stratégie visait la mise en place d’une économie multisectorielle menée par les entreprises privées et sous la supervision du gouvernement<a href="#_ftn13"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[13]</span></span></a>. Toutes les mesures nécessaires à la matérialisation de cette politique se mirent donc en place; de la dé-collectivisation des terres agricoles à la baisse des tarifs douaniers, sans oublier l’ouverture aux investissements étrangers<a href="#_ftn14"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[14]</span></span></a>. Résultat : la production du pays croît depuis lors à un rythme annuel aux alentours de 7,5%<a href="#_ftn15"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[15]</span></span></a>. Toutefois, les progrès au plan économique n’ont pas suivi sur le front politique<a href="#_ftn16"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[16]</span></span></a>. Au contraire, l’ambivalence est flagrante lorsque l’on constate le maintient du monopole du pouvoir par le PCV<a href="#_ftn17"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[17]</span></span></a> sur des développements économiques de plus en plus libéralisés. Encore aujourd’hui, la part substantielle qu’accaparent les activités des entreprises d’État<a href="#_ftn18"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[18]</span></span></a> dans l’économie nationale prouve le développement économique ordonnée et calculée par le haut<a href="#_ftn19"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[19]</span></span></a>. Rappelons-nous que le Vietnam se définit toujours en tant que marché économique socialiste<a href="#_ftn20"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[20]</span></span></a>, de sorte que «the state is viewed as representing the long-term interests of the whole nation<a href="#_ftn21"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[21]</span></span></a>». La distinction entre gouvernement et parti politique étant dénué de sens dans le cas de ce pays<a href="#_ftn22"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[22]</span></span></a>, le Parti communiste a ainsi justifié son influence permanente sur les changements structurels de la nation. Une légitimité qui sera de plus en plus consolidée au fil des succès.</p>
<p style="text-align: justify">Effectivement, le règne communiste semble être accepté par la majorité des Vietnamiens pour autant que le gouvernement maintienne la prospérité et les services publics<a href="#_ftn23">[23]</a>. Un consentement non seulement national, mais aussi international. L’ouverture du marché vietnamien permit entre autre un rétablissement de liens avec les États-Unis (qui avaient imposé un embargo sur le pays suite à la guerre du Vietnam)<a href="#_ftn24">[24]</a>, ainsi que son inscription dans bon nombre d’organisations multilatérales. Que se soit l’<a href="http://www.aseansec.org/10098.htm">ASEAN</a>, l’APEC et plus récemment, l’OMC<a href="#_ftn25">[25]</a>; l’intégration du Vietnam à la scène internationale, tout comme les interactions intergouvernementales qui en découlent, apportent de façon implicite une reconnaissance au régime du Parti communiste vietnamien.</p>
<p style="text-align: justify">Bref, Hoang Lan avait vu juste. Le développement économique du pays de l’oncle Ho a en effet servi au PCV. À l’image du <em>People’s Action Party</em> de Singapore, le Parti communiste vietnamien a su préserver son pouvoir en apportant une croissance économique<a href="#_ftn26">[26]</a>. Toutefois, il est intéressant de réitérer le fait que Hoang est membre du <a href="http://www.viettan.org/spip.php?rubrique42"><em>Vietnam Reform Party</em></a>, et représente du fait même l’existence d’une opposition au régime. La prospérité de la population vietnamienne est encore trop jeune et précaire pour envisager un ralliement de masse à la voix de Hoang. Néanmoins, advenant que la sécurité financière devienne réalité pour une bonne proportion la population, il est probable que le PCV et ses méthodes répressives devront alors trouver une nouvelle source de légitimité &#8211; ou changer.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>1990. «Pure et dur in Vietnam». <em>The Economist (US)</em> Vol. 345 No. 7509 (8 décembre): 21</p>
<p>1994. «Vietnam beats China at its own game» .<em>The Economist (London)</em> Vol. 333 No. 7886 (5 novembre): 31-32</p>
<p>2005. «Asia: America lost, capitalism won; Vietnam». <em>The economist (London)</em> Vol. 375 No. 8424 (30 avril): 60</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>2006. «Good morning at last; Vietnam». The Economist (London) Vol. 380 No. 8489 (5 août): 50</cite></p>
<p>2008. «Asia’s other miracle; Vietnam». <em>The economist (London)</em> Vol. 387 No. 8577 (26 avril): 16</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>2008. «Half-way from rags to riches». The Economist (London) Vol 387 Vol. 8577</cite></p>
<p>Beresford, Melanie. 2008. «Doi Moi in Review: The Challenges of Building Market Socialism in Vietnam». <em>Journal of Contemporary Asia</em> Vol. 38 No. 2 (Mai): 221 – 243</p>
<p>Hansen, Henrik, John Rand et Finn Tarp. 2009. «Entreprise Growth and Survival in Vietnam: Does Governement Support Matter?». <em>Journal of Development Studies</em> Vol. 45 No. 7 : 1048–1069</p>
<p>Kimura, Tetsusaburo. 1986. « Vietnam&#8211;Ten Years of Economic Struggle». <em>Asian Survey</em> Vol. 26 No. 10 (Octobre) : 1039-1055</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>Lan, Hoang. 1997. Le Vietnam Communiste: Tigre ou Dragon? </cite><cite>En ligne. </cite><a href="http://www.lmvntd.org/avl/demo0697/bai2.htm">http://www.lmvntd.org/avl/demo0697/bai2.htm</a><cite> (page consultée le 29 novembre 2009)</cite></p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>Painter, Martin. 2005. «The Politics of State Sector Reforms in Vietnam: Contested Agendas and Uncertain Trajectories». </cite><em>The Journal of Development Studies</em> Vol.41 No.2 ( Février): 261 – 283</p>
<p>Pierre, Andrew J. 2000. « Vietnam&#8217;s Contradictions». <em>Foreign Affairs</em> Vol. 79 No. 6 (Nov. &#8211; Dec.): 69-86</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>Qiao, Helen (Hong). 2008. «Vietnam: the next Asian Tiger in the Making</cite><cite>» Goldman Sachs Global Economics Paper</cite><cite> No. 165 (17 avril): 1-36</cite></p>
<p>Shivakumar, M.S. 1995 «Vietnam: Twenty Years After». <em>Economic and Political Weekly</em> Vol. 30 No. 29 (22 juillet): 1836-1838</p>
<p>Simon, Sheldon. 1994. « Vietnam&#8217;s Security: Between China and ASEAN». <em>Asian Affairs</em> Vol. 20 No. 4 (Hiver) : 187-204</p>
<p>Union Européenne. 2007. Vietnam &#8211; European Community Strategy Paper for the period 2007 to 2013. En ligne. <cite>ec.europa.eu/external_relations/vietnam/csp/07_13_en.pdf (page consultée le 29 novembre 2009)</cite></p>
<p>Tran, Thi Ben. 1999. <em>Implications of the Crisis for Transition Economies: Vietnam.</em> En ligne. <cite>econ.tu.ac.th/iccg/<strong>paper</strong></cite><cite>s/tranthib.doc (page consultée le 29 novembre 2009)</cite></p>
<p>Tran, Vo Hung Son et Chau Van Thanh. 1998. «Analysis of the sources of economic growth of Vietnam». <em>Center for ASEAN Studies – Center for International Management and Development Antwerp</em> CAS Discussion Paper No. 21 (Décembre): 1-7</p>
<p>Von Glinow, Mary Ann, Linda Clarke et Ed Stockton. 1995. « Vietnam: Tiger or Kitten?» <em>The Academy of Management Executive</em> Vol. 9 No. 4 (Novembre): 35-48</p>
<p><em> </em></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Hoang Lan (1997), en ligne <em>« </em><cite>Le Vietnam Communiste: Tigre ou Dragon? »</cite></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> The Economist (London) (30 avril 2005), p.32</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> The Economist (US) (8 décembre 1990), p. 21</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Voir The Economist (US) (8 décembre 1990), p. 21</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> The Economist (London (26 avril 2008), p.16</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Voir Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Voir Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Sheldon Simon (1994), p.187</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Tran Vo Hung Son et Chau Van Thanh (1998),  p.4</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Thi Ben Tran, en ligne «Implications of the Crisis for Transition Economies : Vietnam»</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Melanie Beresford (2008), p. 221</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Voir Thi Ben Tran, en ligne «Implications of the Crisis for Transition Economies : Vietnam»</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> Voir The Economist (US) (8 décembre 1990), p. 21</p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Voir The Economist (London (26 avril 2008), p.16</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> Voir Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> Voir The Economist (London (26 avril 2008), p.16</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> Voir Union Européenne (2007), p.6</p>
<p><a href="#_ftnref19">[19]</a> Martin Painter, p.226</p>
<p><a href="#_ftnref20">[20]</a> Voir Melanie Beresford (2008), p. 221</p>
<p><a href="#_ftnref21">[21]</a> Voir Melanie Beresford (2008), p. 226</p>
<p><a href="#_ftnref22">[22]</a> Andrew J. Pierre (2000), p. 73</p>
<p><a href="#_ftnref23">[23]</a> The Economist (London) (5 août 2006), p.50</p>
<p><a href="#_ftnref24">[24]</a> Mary Ann Von Glinow, Linda Clarke, et Ed Stockton (1995), p.35</p>
<p><a href="#_ftnref25">[25]</a> Voir Union Européenne (2007), p.6</p>
<p><a href="#_ftnref26">[26]</a> The Economist (London) (5 novembre 1994), p.31</p>
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		<title>LES FEMMES ET LE  FEMINISME NAISSANT</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 23:47:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Elina Wattebled
Un constat au cours de nos différentes analyses : les femmes en Asie du Sud-est sont oppressées par un régime patriarcal ancré dans des traditions ancestrales, où la femme est un être inférieur, une partie négligeable de la société. Nous avons cependant vu aussi que la femme commence à se libérer petit à petit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Elina Wattebled</strong></p>
<p style="text-align: justify">Un constat au cours de nos différentes analyses : les femmes en Asie du Sud-est sont oppressées par un régime patriarcal ancré dans des traditions ancestrales, où la femme est un être inférieur, une partie négligeable de la société. Nous avons cependant vu aussi que la femme commence à se libérer petit à petit dans l’économie, la politique et plus globalement dans la culture. C’est cette libération que nous allons tenter de décrypter ici, avec comme pays phare : le Vietnam.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-636"></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">Vision Globale</span></p>
<p style="text-align: justify">Depuis peu de temps, les femmes en Asie du Sud-est contribuent à la vie de leurs pays et à leur développement. Pour ce faire, il a fallu une déconstruction des traditions et de l’historique de ces pays.</p>
<p style="text-align: justify">Par exemple, dans le domaine littéraire<a href="#_ftn1">[1]</a>, les publications faites par des femmes de cette partie du monde se sont développées de façon exponentielle. Depuis 1991, l’Université du Wisconsin a compté plus de 600 nouveaux ouvrages à propos des femmes en Asie du Sud-est, ce qui est le double de ce qui a été reçu pendant la période allant de 1981 à 1985 et 30% de plus qu’entre 1986 et 1990. Pendant longtemps, ce sont des auteurs extérieurs au pays qui écrivaient sur cette partie de la population mais de plus en plus, ce sont ces femmes elles-mêmes qui ont écrit sur leur propre condition, ouvrant ainsi la porte à un courant féministe latent.</p>
<p style="text-align: justify">En 1996, il y a eu à Beijin la <a href="http://cms.unige.ch/isdd/spip.php?article104">4<sup>ème</sup> Conférence mondiale pour les femmes</a>. Par anticipation, de nombreux pamphlets ont vu le jour sous forme de lettres d’information, et pour la première fois, un vrai journal féministe a vu le jour, ainsi qu’un des premiers mouvements : Reaching Out. Cette conférence a servi de prétexte pour le développement du féminisme en Asie du Sud-est, comme une sorte de tremplin, leur permettant de s’organiser pour leur lutte. Cela a commencé par le <a href="http://apww.isiswomen.org/index.php?option=com_content&amp;view=category&amp;layout=blog&amp;id=2&amp;Itemid=25">Groupe de Travail de l’Asie du Pacifique NGO</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Il y a eu une recentralisation des efforts des groupes féministes pour régler les problèmes les plus graves comme la violence contre les femmes, par une concentration des efforts et par l’appel à des organisations internationales afin de les rallier à des causes plus locales. Toutefois, beaucoup de périodiques qui avaient vu le jour ont disparu, malgré cela la lutte n’a pas cessé bien au contraire. Les Universités, par exemple, ont institutionnalisé le droit des femmes à l’éducation, ce qui représente un grand pas en avant.</p>
<p style="text-align: justify">Une des plus grandes et des plus anciennes organisations féministes en Asie du Sud-est est le <a href="http://www.ppseawa.org/about-ppseawa">PPSEAWA</a> ou Pan-Pacific and South East Asia Women’s Association. Elle existe depuis les années 30 et était alors la seule et unique organisation de ce type dans la région.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">Le cas du Vietnam</span><a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline"> </span></p>
<p style="text-align: justify">Au Vietnam, le pouvoir de l’homme se base sur les régimes colonial et féodal, où celui-ci a une place prépondérante, centrale, au détriment du statut de la femme assujettie et passive. La révolution de 1944 pour l’indépendance a ébranlé cet ordre des choses même et si tout ne s’est pas fait en un jour, la place des femmes a commencé à évoluer. En effet, lutter pour survivre a été le déclencheur à leur désir de liberté et d’être considéré au même titre qu’un homme. C’est au cours de réunions de justice populaire que les femmes ont pris conscience de leur propre force. Elles servaient, en effet, de gardes armés à la Cour, faisant partie de la milice de leur village, par exemple. Elles pouvaient de plus être accusatrices à l’encontre de personnes qui les avaient violentées, ce qui n’existait pas jusqu’alors, car la femme devait se soumettre sexuellement à l’homme, qui pouvait violer ou faire subir des violences aux femmes sans être inquiété.</p>
<p style="text-align: justify">Dans le Sud du pays, c’est la politisation qui fut le déclencheur de mouvements féministes. Les femmes ont alors commencé à s’instruire, et à occuper des postes de cadres. Une lutte contre l’isolement de la femme à la maison a débuté, car le manque de socialisation était la cause principale de leur soumission. Des mouvements dans les années 60 ont voulu renverser la tendance. Cependant, en 1960, le 2<sup>ème</sup> Congrès de l’Union des Femmes Vietnamiennes à Hanoi, a relevé l’insuffisance des structures ainsi destinées aux femmes, afin de les promouvoir à des postes responsables. L’Union des Femmes pour la Libération du Sud Vietnam a créé l’école Minh Khaï afin d’enseigner aux femmes la direction de la vie politique et le commandement militaire. Cette école organisait des stages de 3 mois afin de les préparer à combattre. En 1973, cette même association a créé 30 centres d’apprentissage afin de d’enseigner à un millier de femmes. Cela était fait dans le but d’aider leurs villages mais aussi de leur apprendre à se défendre elles-mêmes. En parallèle, la même année, l’Ecole Centrale de Femmes du Nord Vietnam a formé 3000 femmes cadres.</p>
<p style="text-align: justify">Ce sont les années de lutte qui ont été les plus profitables aux femmes vietnamiennes ; leur place dans la milice a engendré une plus grande égalité des sexes car miliciens ou miliciennes, même combat. Les associations se sont battues afin qu’elles puissent accéder à des plus hauts grades dans l’armée, afin de les sortir de leur vie solitaire au sein du foyer, qui les maintenait soumises à l’autorité du père ou du mari. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour les associations mais le chemin a été tracé et il suffit juste de poursuivre la marche.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Carol L. Mitchell,<em> Sisterhood is Local: The Rise of Feminist Journals in Southeast Asia</em> dans Journal article. (Bulletin of Concerned Asian Scholars, Vol. 28, 1996)</p>
<p>Kathryn L. Norsworthy, <em>Feminist Interventions for Southeast Asian Women Trauma Survivors : Descontructing gender-based violence and developing structures of peace</em> (Rollins College)</p>
<p>Arlene Eisen Bergman, <em>Femmes du Vietnam</em> (Ed. Des Femmes)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Carol L. Mitchell,<em> Sisterhood is Local: The Rise of Feminist Journals in Southeast Asia</em> (Bulletin of Concerned Asian Scholars, Vol. 28, 1996)</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Arlene Eisen Bergman, <em>Femmes du Vietnam</em> (Ed. Des Femmes)</p>
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		<title>LA CONTRIBUTION DES «SOLDATS AUX CHEVEUX LONGS»  POUR L’ÉMANCIPATION  POLITIQUE DU VIÊT NAM</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 00:59:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ho Chi Minh]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Lisa Thuc duyên Hua
Parmi  les plus importantes contributions aux efforts de guerre par les femmes dans l’histoire, celle des Vietnamiennes  est plus qu’honorable. Se joignant aux hommes à la résistance contre  l’occupation dès le début de notre ère; guerrières, espionnes et autres, elles livrèrent  bataille aux Chinois pendant près de 1000ans, aux Français  pendant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Lisa Thuc duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Parmi  les plus importantes contributions aux efforts de guerre par les femmes dans l’histoire, celle des Vietnamiennes  est plus qu’honorable. Se joignant aux hommes à la résistance contre  l’occupation dès le début de notre ère; guerrières, espionnes et autres, elles livrèrent  bataille aux Chinois pendant près de 1000ans, aux Français  pendant 100 ans, aux divers occupants durant la Deuxième Guerre Mondiale ainsi qu’aux forces américaines durant la fameuse Guerre du Viêt Nam. Aujourd’hui, en temps de paix, elles participent au soutien socioéconomique  et politique de la nation pour laquelle elles se sont toujours battues.<span id="more-634"></span></p>
<p style="text-align: justify">La notion de participation des femmes aux conflits armés dans la région du Viêt Nam  remonte aussi loin qu’en l’an 39 après JC, avec l’histoire des Sœurs Trung. À une époque où, malgré l’occupation chinoise, les femmes de l’Ancien-Viêt Nam pouvaient jouir d’une importance politique et martiale par le lignage maternel (contrairement à leurs semblables chinoises  qui subissaient l’influence populaire du confucianisme), deux sœurs, Trung Trac et Trung Nhi, soulevèrent le peuple Lac contre l’occupant chinois<a href="#_ftn1">[1]</a>. L’histoire rapporte qu’elles menèrent bataille avec  brio avec l’aide d’une armée de 80 000 soldats composée d’hommes et de femmes  dont  36 des généraux  étaient des femmes<a href="#_ftn2">[2]</a>.  Même si, quelques temps après l’occupant chinois reconquit les terres disputées, l’exemple de ces deux femmes reste gravé dans les annales  et  musées du pays où leurs mémoires sont  dûment célébrées chaque année.  Elles  représentent  des icônes de résistance et de bravoure nationales et influencèrent sûrement la population  féminine lors des guerres qui survinrent par la suite.</p>
<p style="text-align: justify">Sous l’occupation française,  le rôle social et politique des Vietnamiennes, qui perdirent leurs privilèges matriarcaux sous l’influence de 1000ans du confucianisme, aurait normalement dû s’affaiblir. C’est le communisme venant du Nord, notamment sous l’influence du Viet Minh (ligue pour l’indépendance du Viêt Nam), qui les poussa graduellement  à s’enrôler dans la résistance contre les français. Leur rôle était limité à celui d’espionnes se prostituant auprès des soldats français à qui elles étaient chargées de transmettre des maladies sexuelles telles que la syphilis<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Mais c’est surtout la très médiatisée guerre du Viêt Nam qui propulsa les femmes dans le Nord du Viêt Nam à des rôles infiniment plus actifs. En 1968, Ho Chi Minh, Président de la jeune République Démocratique du Viêt Nam, décida de lancer une vaste offensive contre les forces américaines à la fois dans les campagnes et dans les villes, appelée offensive du Têt. Cette offensive se solda par l’échec des Viet Cong (communistes du Nord du Viêt Nam) qui subirent de lourdes pertes<a href="#_ftn4">[4]</a>. Ho Chi Minh et les officiels communistes réalisèrent l’importance d’augmenter le nombre de leurs troupes.</p>
<p style="text-align: justify">Fervent adepte de Engels, Ho Chi Minh se souvint sans doute des pensées de son Maître.</p>
<p style="text-align: justify">Engels disait en effet que:</p>
<blockquote><p><em>Si une femme est exclue de la vie politique elle ne peut développer de conscience sociale et politique Une femme ne peut être l’égale de l’homme  si elle est reléguée à un rôle domestique. Elle ne s’émancipe que si on l’arrache à son foyer et à ses tâches domestiques</em> <a href="#_ftn5">[5]</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Les femmes se firent donc recruter comme soldates à travers la presse communiste telle que le Courrier du Vietnam<a href="#_ftn6">[6]</a>. Trois motivations principales les incitèrent à participer à cet effort : la propagande qui les présentait comme des héroïnes, la fibre patriotique, le désir de reconnaissance par la nation. Elles abattirent des avions ennemis, creusèrent des tunnels       sous-terrains où elles convoyèrent des armes, posèrent des mines. Les plus âgées fabriquaient des casques et des vestes anti-éclats d’obus.  Ce fut l’époque des soldats aux longs cheveux<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Ce statut d’héroïne de guerre monta d’un grade à partir de 1972<a href="#_ftn8">[8]</a>, lorsqu’il fallut remonter les infrastructures économiques, la paix étant en perspective. Les femmes travaillèrent dans des coopératives agricoles, dans des unités de production, comme ouvrière, mécanicienne et même ingénieur, pour la relance économique. Elles participèrent également à des mouvements de protestation dans les rues, faisant d’elles des activistes politiques<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Dans l’après-guerre, les femmes nord-vietnamiennes occupèrent des postes importants dans la bureaucratie du parti communiste. Mais jamais elles n’obtinrent la même reconnaissance d’effort de participation que leurs semblables masculins<a href="#_ftn10">[10]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Par ironie du sort, c’est la guerre qui fut le levier de l’émancipation des femmes vietnamiennes. Ho Chi Minh n’avait pas pour motivation première l’émancipation des Vietnamiennes lorsqu’il les poussa à participer à l’effort de guerre et de relance économique. Opportuniste, il se servit d’elles simplement comme outils de guerre pour défaire les Américains. Comme il le dit lui-même, «le mépris de la femme a au Vietnam des racines profondes ». Quoiqu’il en soit, il fut malgré lui l’instigateur de leur émancipation.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify"><em>Les femmes font toujours part des guerres, elles y mènent combat et y meurent.  Elles protestent et résistent quoi qu’il en soit, que les femmes entrent en guerre ou que l a guerre entre en elles. Depuis la guerre du Vietnam, l’adage «les femmes et les enfants d’abord» est outrepassé. Il faut désormais compter avec elles sur les champs de bataille<a href="#_ftn11">[11]</a> </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: left">Armstrong, Elisabeth, Prashad, Vijay.1997. <em>Solidarity: War Rites and Women&#8217;s Rights.</em></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-style: normal">CR: The New Centennial Review &#8211; Volume 5, Number 1, Spring 2005, pp. 213-253)</span></em></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-style: normal">Lenin , <em>Women And Comunisim</em> : selection from the wrintings of Marx  Engles , Lenin and Stalin  H.64.</span></em></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-style: normal">M. Pothier, Christine, 2003. <em>Propagandist Rrepresentation of Vietnamese Women : A Comparative Study</em>. University of Ottawa. Dept. of History Volume 3, No. 1, 20 Page</span></em></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-style: normal">Taylor Dr. Sandra<strong> C. </strong>1999.<em>Vietnamese Women At War: Fighting for Ho Chi        Minh and the Revolution<strong>.</strong></em> Professor of History at the University of Utah.</span></em></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-style: normal">Dr. Ernest Bolt, <em>Vietnamese Women in the war : A review</em>, University of Richmond. En ligne <a href="https://facultystaff.richmond.edu/~ebolt/history398/VietnameseWomenInTheWar.html">https://facultystaff.richmond.edu/~ebolt/history398/VietnameseWomenInTheWar.html</a>, (page consultée le 29 novembre 2009)</span></em></p>
<p>In liberation struggle, <em>maintening peace and security and the role of the Vietnam Women Union promoting and ensuring women’s rights</em> . En ligne</p>
<p><a href="http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en%7Cfr&amp;u=http://www.participamos.org/Filer/File/Rinkeby/Vietnames%2520women%2520in%2520liberation%2520struggle.pdf">http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en|fr&amp;u=http://www.participamos.org/Filer/File/Rinkeby/Vietnames%2520women%2520in%2520liberation%2520struggle.pdf</a> (page consultée le 29 novembre 2009)</p>
<p>Ta Van Tai, <em>Continuité et changement dans le rôle des femmes vietnamiennes à travers les âges</em>. En ligne <a href="http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en%7Cfr&amp;u=http://www.taivanta.com/vietnamese-women/continuity-and-change-in-vietnamese-womens-role-through-the-ages/">http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en|fr&amp;u=http://www.taivanta.com/vietnamese-women/continuity-and-change-in-vietnamese-womens-role-through-the-ages/</a> (page consultée le 29 novembre 2009)</p>
<p>Vietnam. Vietnam Women&#8217;s Union Conference Center Hanoi The United Nations and the UNIFEM CEDAW SEAP Programme in Vietnam organized a panel discussion on Transforming the Roles of the Vietnamese Women In the 21st CenturHanoï. <em>Vietnam<strong> </strong></em><em>Women&#8217;s<strong> </strong></em><em>Union<strong> </strong></em><em>Conference. </em>En ligne <a href="http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en%7Cfr&amp;u=http://www.unifem-eseasia.org/">http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en|fr&amp;u=http://www.unifem-eseasia.org/</a> (page consultée le 29 novembre 2009)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Ta Van Tai, Continuité et changement</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Ta Van Tai, Continuité et changement</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Dr. Ernest Bolt.Vietnamese in the war</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Dr. Ernest Bolt, <em>Vietnamese Women in the war</em></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Lenin , <em>women and comunisim </em><em> </em></p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Taylor Dr. Sandra</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Dr. Ernest Bolt, Vietnamese <em>Women in the war </em><em> </em></p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Vietnam. <em>Vietnam Women&#8217;s Union Conference</em></p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> M. Pothier, Christine, 2003<em>.«  propagandist representation</em></p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> In liberation struggle, maintening peace</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Armstrong, Elisabeth, Prashad</p>
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		<item>
		<title>LE CONSTITUTIONNALISME A LA BASE DU NATIONALISME VIETNAMIEN</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 00:25:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bui Quang Chieu]]></category>
		<category><![CDATA[Constitutionnalisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Nathalie Catillon
En dehors de toute considération idéologique, l’histoire de la décolonisation passe avant tout par le refus du gouvernement colonial. La décolonisation est marquée par l’éveil d’une conscience nationale, elle-même signée par la contestation d’un régime où règnent privilèges, inégalités, corruption, et surtout manque de liberté et de droits pour les peuples colonisés. Au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Nathalie Catillon</strong></p>
<p style="text-align: justify">En dehors de toute considération idéologique, l’histoire de la décolonisation passe avant tout par le refus du gouvernement colonial. La décolonisation est marquée par l’éveil d’une conscience nationale, elle-même signée par la contestation d’un régime où règnent privilèges, inégalités, corruption, et surtout manque de liberté et de droits pour les peuples colonisés. Au 19ième siècle, le Vietnam semble être le seul pays de l&#8217;Asie du Sud Est, non colonisé territorialement. Il faut rappeler que le Vietnam tel que nous le connaissons est relativement récent : c’est en 1802 que le Prince Nguyên Anh s&#8217;autoproclame Empereur du pays, créant ainsi le Viêt-Nam et établissant Huê comme capitale. Toutefois, le 18 février 1859, l’arrivée des Français dans le Sud, à Saigon, marque le début de la colonisation française du Vietnam et la naissance de l’Indochine Française.<span id="more-628"></span></p>
<p style="text-align: justify">Lors de la 2ième vague de décolonisation, qui commence dès le début du 20ième siècle. Déjà reconnu intellectuellement, le Vietnam sera fortement influencé par le modèle indien de nationalisme, qui va faire naître un mouvement constitutionnaliste. Le constitutionnalisme en tant que “mouvement”, est basé sur la volonté d&#8217;organisation de l&#8217;Etat, passant par la ratification d&#8217;une Constitution, l&#8217;adoption de lois et droits fondamentaux et la création d&#8217;un Etat. Au Vietnam, ce mouvement peut être considéré comme le catalyseur du nationalisme. En effet, le constitutionnalisme proposé par certains intellectuels vietnamiens ne sera accepté par les colons européens, ce qui contribuera à l&#8217;émergence d&#8217;un mouvement nationaliste. Pour analyser l&#8217;impact du premier phénomène sur le second, nous allons développer notre plan de recherche autour d&#8217;un question: comment sont arrivés les idées du constitutionnalisme et comment celui ci a-il contribué à l&#8217;émergence du nationalisme au Vietnam ?</p>
<p style="text-align: justify">Dès le fondement de l’Indochine française, l’influence coloniale se fait ressentir. La première faiblesse d’un gouvernement autoritaire est l’éducation; or, l’administration française met en place un système scolaire français, où étudie un bon nombre de jeunes Vietnamiens provenant de familles aisées.</p>
<p style="text-align: justify">Ces lettrés seront à la base de deux formes de nationalisme au Vietnam. D’un côté, nous avons le nationalisme pro-colonial, c&#8217;est-à-dire qui prône une collaboration franco-vietnamienne, et s’installe dans un cadre de partenariat entre le pays libre et son ancien colonisateur; certains auteurs, tels que   <span style="text-decoration: underline">Van Vinh Nguyen</span> [1], stipulent que cette forme de nationalisme va permettre de développer un Vietnam moderne. Non seulement cette collaboration permet une modernisation des modes et des niveaux de vie mais elle peut offrir au Vietnam un allié économique important pour son développement économique et son insertion dans le système international. Bien que peu connu, Van Vinh Nguyen fut un des alliés principaux des Français lors de l’ère coloniale : grâce à une série d’articles, cet auteur a tenté d’amorcer cette coopération.</p>
<p style="text-align: justify">Certains intellectuels vont plus loin, et contribuent à l’émergence un nationaliste plus courant: un nationalisme plus indépendantiste et réformiste. C’est le cas de <span style="text-decoration: underline">Bui Quang Chieu</span>, précurseur du mouvement constitutionnaliste. Enfant d’une famille de lettrés, Quang Chieu brille tout de suite dans le système scolaire français à Saigon. Il obtient en 1989, à l’âge de 16 ans, une bourse pour étudier dans le Lycée d’Alger, qui représente son premier contact avec le territoire occidental. Au long de ses études, qu’il poursuit à Paris, Quang Chieu étend ses horizons culturels et scientifiques. Il observe un monde, où, tant le système politique que social, est différent du sien. Au gouvernement colonial et aux manques de libertés et de droits au Vietnam s’oppose une démocratie qui cherche à promouvoir les libertés et droits individuels en Europe. Ces nouvelles idées permettent à cet homme, ainsi qu’à de nombreuses élites &#8221;annamites&#8221;, dont Ho Chi Minh (qui viendra faire ses études plus tard en Russie, entre autres), d’observer un écart criant entre la théorie (liberté) et la pratique (colonisation). De retour en Indochine, sa conscience nationale et politique éveillée, il crée la <em>Tribune indigène</em>, journal ou se rassemblent déjà un groupe d&#8217;intellectuels. Ce groupe rassemble des intellectuels tels Phan Chau Trinh, et utilisera ses écrits dans un but de propagande. A travers des lettres, pamphlets ou tracts, ils appellent à l’indépendance du pays et tentent d’éveiller une conscience nationale chez un peuple qui a trop longtemps vécu sous l’influence d’autres nations. Alors qu’il devient un homme politique et intellectuel reconnu, Bui Quang Chieu crée, en 1919, le &#8221;Parti Constitutionnaliste Indochinois&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify">Ce dernier était également un défenseur invétéré d’une collaboration. Cependant, lors d’un voyage un Inde pour le Congres National Indien, un discours avec Gandhi, symbole du mouvement indépendantiste indien, va lui donner une vision plus réformiste du nationalisme. De retour à son pays, cet homme lance avec l’appui d’autres intellectuels, tels Phan Châu Trinh et Phan Bội Châu un nationalisme plus radical qui fait appel à la libération et à l’indépendance du pays.</p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">Duong Van Giao</span> est également une personnalité intellectuelle célèbre au Vietnam à ce moment, quoique plus jeune. Il subit plus ou moins le même parcours que Bui Quang Chieu, et forge sa conscience politique  lors de ses études à Paris; il rejoint très rapidement les rangs des groupes vietnamiens politisés de la métropole parisienne. Comme pour le mouvement nationaliste philippin en Espagne, les échanges d’idées seront à la base d’un courant nationaliste dans la métropole même du pays colon. Lors du Congrès à Paris, ces deux hommes présentent aux Français les revendications politiques de l’Indochine : grâce à ce mouvement constitutionnaliste, comme l’indique son nom, les lettrés tentent de garder les actions nationalistes dans un cadre légal. Inspirés par le général Albert Sarrault (gouverneur d’Indochine), les constitutionnalistes demandent, sans violence, une libéralisation du pays, toujours dans un cadre de collaboration franco-annamite.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, bien que les lettrés aient été à la base de ce mouvement nationaliste (grâce à leur éducation et leurs écrits), ils ne parviennent pas à convaincre le gouvernement français du Vietnam. Ce désenchantement amène ces hommes, à radicaliser le mouvement nationaliste dès les années 20. [2] La presse avait créée le parti en faveur de l’Indépendance, et les réseaux de ces élites éduquées leur procurèrent un appui important de la population. Ce sont ces intellectuels qui ont fondé ce mouvement, devenu véritablement révolutionnaire avec Ho Chi Minh [3]. Bien que plus jeune, cet homme apprend lui aussi les valeurs occidentales démocratiques lors de ses études en France et en Russie, où il connaît également le marxisme et le communisme. Il rejoint ce groupe de Vietnamiens politisés, notamment au sein du Parti Constitutionnaliste Indochinois. Peu d’années plus tard, il crée le Parti Communiste Indochinois en 1930. Cependant, les manifestations sont réprimées, et la collaboration ne semble plus pensable. Le tournant révolutionnaire amène donc Ho Chi Minh, avec le soutien des paysans et d’une grande partie de la population, à fonder la ligue <span style="text-decoration: underline">Viet Minh</span>, qui luttera pour l’indépendance du Vietnam jusqu’en 1975.</p>
<p style="text-align: justify">Si le mouvement devient radical, il ne faut pas oublier que le début du nationalisme ‘’annamite’’ (vietnamiens) fut forgé par un groupe intellectuel [4] , qui voyait grâce à son éducation, une possibilité de libéralisation tout en collaborant avec les Français. Les idées acquises lors de leurs échanges à l’extérieur, furent donc à la base de ce courant : la presse et la littérature créèrent le Parti, les réseaux de lettrés générèrent un soutien populaire et les écrits et pamphlets servirent de moyen de propagande et de légitimation.</p>
<p style="text-align: justify">Puis, si la véritable indépendance du Vietnam se fait en 1975, lorsque les troupes américaines, avouées vaincues, quittent le territoire, un courant intellectuel avait amorcé le mouvement nationaliste presque cent ans plutôt. Le cas du nationalisme vietnamiens permet donc de montrer parfaitement comment les intellectuels, dotés de nouvelles idées, sont à la base d’un multi-nationalisme révolutionnaire.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Références</strong></p>
<p>[1] Goscha, Christopher. 2001. « « Le barbare moderne » : Nguyen Van Vinh et la complexité de la modernisation coloniale au Vietnam colonial ». <em>Outre-Mers, Revue d’Histoire</em>, no. 332-333, tome 88, (décembre): 319-46.</p>
<p>[2] <em>Viêt-Nam</em>. En ligne.  HYPERLINK &#8220;http://www.memo.fr/Dossier.asp?ID=194&#8243; <span style="text-decoration: underline">http://www.mem</span><span style="text-decoration: underline">o.fr/Dossier.asp?ID=194</span> (page consultée le 20 novembre 2009).</p>
<p>[3] Le Jariel, Yves. 2008. Le nationalisme vietnamien avec Ho Chi Minh. France: Recherches Asiatiques. L&#8217;Harmattan.</p>
<p>[4] Nguyen, Tuan Ngoc. 2004. <em>Socialist Realism in Vietnamese Literature : An analysis of the Relationship Between Literature and Politics</em>. Thèse de doctorat. Département de communication, culture et langues. Université de Victoria.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>VIETNAM : STRUCTURES POLITIQUES ET OUVERTURE ÉCONOMIQUE</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 04:25:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Xavier Faraire
Le Vietnam d’aujourd’hui est bien différent du Vietnam qui est sorti vainqueur de la guerre contre les Américains. Après une profonde période isolationniste, le Vietnam est plus que jamais ouvert sur le monde. Sa croissance économique est l’une des plus fortes. Depuis la nouvelle constitution qui régit le pays depuis 1992, le régime [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Xavier Faraire</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le Vietnam d’aujourd’hui est bien différent du Vietnam qui est sorti vainqueur de la guerre contre les Américains. Après une profonde période isolationniste, le Vietnam est plus que jamais ouvert sur le monde. Sa croissance économique est l’une des plus fortes. Depuis la nouvelle constitution qui régit le pays depuis 1992, le régime semble de plus en plus démocratique. Dans ce deuxième billet, je vous propose un petit tour d’horizon d’une dictature communiste qui, tout comme la Chine, s’est ouvert de façon spectaculaire à l’économie globale. Nous examinerons d’abord les structures politiques du pays. Ensuite, nous passeront en revue les différents événements historiques qui ont mené à l’ouverture du régime. Enfin, nous allons voir l’impact de cette ouverture sur l’économie et les relations internationales du pays.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-593"></span></p>
<p style="text-align: justify">Examinons pour commencer les structures politiques du pays telles que présentées sur le site de <a href="http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155902/">l’ambassade du Vietnam en France</a>. Tout d’abord, nous avons l’assemblée nationale qui exerce le pouvoir législatif. Celle-ci est constituée de 500 députés élus pour 5 ans. C’est à l’assemblée nationale que sont élaborés les différents projets de lois, les résolutions, les politiques intérieures et extérieures, les politiques économiques, de défense, de sécurité intérieure, les modifications constitutionnelles, etc. Bref, l’assemblée nationale s’occupe du fonctionnement de l’État<a href="#_ftn1">[1]</a>. Le gouvernement, quant à lui, exerce le pouvoir exécutif. Il veille à l’application des lois et résolutions qui émanent de l’assemblée nationale. Il est constitué du premier ministre, qui est élu par les députés, des vice-premiers ministres et des différents ministres. Le premier ministre du Vietnam est M. Nguyen Tan Dung<a href="#_ftn2">[2]</a>. Enfin, le président de la république, élu lui aussi parmi les députés, est en quelque sorte le représentant officiel du pays. Il est le commandant en chef des armées et responsable de la sécurité intérieur<a href="#_ftn3">[3]</a>. Le président du Vietnam est M. Nguyen Minh Triet<a href="#_ftn4">[4]</a>. À voir cette description, on pourrait croire que le Vietnam est doté d’un régime parlementaire très démocratique. Dans les faits, il ne faut pas perdre de vue que le régime politique du Vietnam est un régime de parti unique. Le Parti communiste vietnamien contrôle l’ensemble des institutions politiques du pays. Le véritable détenteur du pouvoir est le secrétaire généra du parti,  Nong Duc Manh. Les véritables décisions se prennent au Bureau politique, à huit clos. Cette institution regroupe le secrétaire général du parti, le président de la république, le premier ministre ainsi qu’un certain nombre de ministres important pour un total de 14 personnes (depuis 2006). Ainsi, les grandes décisions du pays sont prises par consensus au sein de ce bureau. De cette façon, le parti évite la division qui pourrait déboucher en amorce de multipartisme. De plus, en théorie, l’assemblée nationale n’a qu’à entériner les différentes lois et résolutions qui sortent du bureau politique. Le Vietnam a aussi des structures politiques locales. Chacune des 57 provinces  et des 4 villes au statut provincial sont gérées par trois différents pouvoirs : les directions provinciales des services déconcentrés de l’État, les conseils populaires et les comités populaires. Ces entités gouvernementales locales sont chargées de la gestion de leur province ainsi que de veiller à l’application des lois émanant du pouvoir central<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Le Vietnam a beaucoup changé depuis 1975, passant de pays isolé à acteur non-négligeable du commerce international. Jetons un rapide coup d’œil sur les événements qui ont menés à ce nouveau statut. En 1975, le Vietnam bénéficie d’une certaine popularité de la part des pays de la région après sa victoire contre les États-Unis. La situation se détériore au tournant des années 80. Alors que le Vietnam se plaint que l’armée des Khmers rouges embête sa population frontalière, le parti décide de répliquer  et envahit le Cambodge, puis défait le régime. L’occupation du Cambodge pendant toute la décennie ne plait pas aux autres gouvernements de la région et le pays est plongé dans l’isolationnisme avec pour seul allié, l’URSS. Malgré cette occupation, il faut tout de même donner aux Vietnamiens le mérite d’avoir stoppé l’un des plus grands génocides de l’histoire<a href="#_ftn6">[6]</a>.  Les choses changent graduellement à partir de 1986. Influencé par la glasnost et la perestroïka de Gorbatchev, puis par l’ouverture économique de Deng Xiaoping  en Chine, le Vietnam commence à s’ouvrir lui aussi, de façon moins radicale mais constante. Durant les années 90, le pays devient beaucoup moins rigide avec sa population, avec notamment un relâchement du contrôle de la police, et la libération de milliers de prisonniers politiques. Le parti a desserré le contrôle étatique sur l’industrie pour abandonner la collectivisation radicale. La nouvelle classe de gens d’affaires a obtenu le droit de se joindre au parti. En 2006, tout comme l’a fait la Chine en 2002, le parti abandonne officiellement la référence à la dictature du prolétariat pour tout simplement représenter l’ensemble de la nation<a href="#_ftn7">[7]</a>. Le parti a même légèrement démocratisé l’assemblée nationale. Bien que le parti nomme tous les candidats aux élections, il laisse tout de même le choix de voter et donc d’éliminer des candidats<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Sur le plan international, le Vietnam réussi à négocier la levée de l’embargo américain, ce qui lui permet de commercer avec l’ancien ennemi. Un an plus tard, le pays est admis à l’ASEAN. Il se réconcilie aussi avec la Chine, qui devient un partenaire commercial important, et entre dans la francophonie<a href="#_ftn9">[9]</a>. Grâce à tous ces changements majeurs dans la politique du pays, la croissance économique du Vietnam a explosé depuis les années 1990. En 2007, la croissance de son PIB était de 8,48%, un des plus forts au monde. Les investissements étrangers se sont multipliés. Le pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 59% en 1993 à 18% aujourd’hui. Ses exportations se sont chiffrées à plus de $42 milliards, principalement aux États-Unis, en Chine, au Japon, en Australie et à Singapour. Son adhésion plutôt récente à l’OMC a vraiment fait entrer le Vietnam au cœur de la mondialisation.</p>
<p style="text-align: justify">Pour toutes ces raisons, que ce soit son ‘’ouverture’’ politique ou sa libéralisation économique contrôlée, on peut réellement dire que le Vietnam est vraiment une sorte de mini Chine. De toute évidence, ce type de modèle économique semble plutôt bien fonctionner dans la région.</p>
<p style="text-align: justify">
<p>Vidéo :</p>
<p>Diapositives présentant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=whZzYWRv9Nw">Ho Chi Minh city</a>, ville ayant la plus forte croissance économique du pays.</p>
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p>Vietnam. Embassade du Vietnam en France. <em>Structures </em>politiques. En ligne. <a href="http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155902/">http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155902/</a> (Page consultée le 6 novembre 2009)</p>
<p>Delalande, Philippe. 2007. <em>Vietnam, dragon en puissance</em>. Paris : L’Harmattan. 237p.</p>
<p>Han, Vo X. «Vietnam in 2007: A Profile in Economic and Socio-Political Dynamism». <em>Asian Survey</em>, vol. 48, no. 1, pp. 29-37.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155902/</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/vietnam_555/presentation-du-vietnam_1357/composition-du-gouvernement_2927.html</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155902/</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/vietnam_555/presentation-du-vietnam_1357/composition-du-gouvernement_2927.html</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Delalande, Philippe. 2007. <em>Vietnam, dragon en puissance</em>. Paris : L’Harmattan. P.87-88</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Ibid. p.78</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Ibidem p.98</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Han, Vo X. «Vietnam in 2007: A Profile in Economic and Socio-Political Dynamism». <em>Asian Survey</em>, vol. 48, no. 1, pp. 29-37.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Delalande, Philippe. 2007. <em>Vietnam, dragon en puissance</em>. Paris : L’Harmattan. P.60-64</p>
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		<title>UN PAYS EN RATTRAPAGE</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 04:20:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Hanoi]]></category>
		<category><![CDATA[Ho Chi Minh Ville]]></category>
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		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Félix Pepin
Qui n’a jamais vu ces vidéos montrant certaines intersections complètement congestionnées par des centaines de motocyclistes se déplaçant dans toutes les directions à la fois? Ces images impressionnantes illustrent bien l’état des infrastructures vietnamiennes à bien des niveaux. En effet, dans bien des régions du pays, désuétude et offre insuffisante sont deux qualificatifs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Félix Pepin</strong></p>
<p style="text-align: justify">Qui n’a jamais vu ces <a href="http://www.youtube.com/watch?v=mr5Gssaxl6g&amp;feature=related">vidéos</a> montrant certaines intersections complètement congestionnées par des centaines de motocyclistes se déplaçant dans toutes les directions à la fois? Ces images impressionnantes illustrent bien l’état des infrastructures vietnamiennes à bien des niveaux. En effet, dans bien des régions du pays, désuétude et offre insuffisante sont deux qualificatifs décrivant très bien l’état des infrastructures vietnamiennes. À ce titre, certaines hypothèses peuvent expliquer ce phénomène, mais je me concentrerai ici sur l’influence d’une période bien précise (1950-1985) au Vietnam. Par la suite, je tenterai de mettre en évidence les grandes avancées qui y ont été faites depuis son ouverture au marché mondial (<a href="http://www.humanite.fr/2009-06-10_Tribune-libre_Vietnam-doi-moi-et-crise-mondiale">Doi Moi</a>) en 1986.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-590"></span></p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord, l’époque de « fermeture » du pays lors de la prise de pouvoir communiste fut particulièrement difficile pour le développement urbain au Vietnam. En effet, la guerre qu’a menée celui-ci au Cambodge en 1978 a grandement mobilisé les diverses ressources nationales dans cette unique direction. De surcroît, Ho Chi Minh ville (autrefois appelée Saigon) a vu sa population passer de 5 à 3,5 millions d’habitants entre les années 1960 et 1980<a href="#_edn1">[i]</a>. En manque flagrant d’infrastructures et de logements, le gouvernement de l’époque encouragea la population à retourner en campagne, phénomène rarement observable dans les pays recherchant le développement. Les travaux d’infrastructures ont été réduits au minimum et bien souvent repoussés jusque dans les années 1990<a href="#_edn2">[ii]</a>. Notons aussi que, préalablement, la guerre du Vietnam fut particulièrement difficile pour les infrastructures du pays. En fait, le retard accumulé pendant cette période permet à certains observateurs d’affirmer que le Vietnam compte aujourd’hui sur un des pires réseaux routiers de l’Asie du Sud-Est<a href="#_edn3">[iii]</a>. Cette époque d’isolation a aussi légué, principalement dans les plus grandes villes, les KTT (<em>Khu Tap Thê</em>). Ces grandes barres horizontales de béton furent construites à cette époque pour loger le plus de population possible en minimisant les coûts<a href="#_edn4">[iv]</a>. En somme, ce ne fut évidemment pas une période très glorieuse du Vietnam au niveau du développement urbain.</p>
<p style="text-align: justify">Par la suite, en 1986, la gouvernance ouvrit graduellement les frontières nationales (<em>Doi Moi</em>). Cela permit au gouvernement vietnamien d’assouplir plusieurs des mesures de contrôle des investissements étrangers en vigueur jusqu’alors<a href="#_edn5">[v]</a>. Avec l’aide d’un capital monétaire étranger, le gouvernement fut à même de faire financer le développement de certaines régions urbaines, notamment Ho Chi Minh Ville. Depuis ce temps, le développement urbain représente une part importante des activités économiques au Vietnam. Les gouvernements municipaux participèrent, entre autres, à augmenter l’offre en logements, en équipements de loisirs et ils travaillèrent aussi à l’amélioration des réseaux de transports. Malheureusement, ces infrastructures sont toujours nettement insuffisantes et les phénomènes de migration intra-urbaine compliquent un peu les choses<a href="#_edn6">[vi]</a>. En effet, on remarque un certain déplacement de la population des centres urbains vers les banlieues des plus grandes villes vietnamiennes, et ce, malgré le fait que celles-ci soient souvent encore moins bien desservies en infrastructures que la ville centre<a href="#_edn7">[vii]</a>. Malgré tout, le gouvernement ne semble pas avoir l’intention de ralentir l’expansion urbaine de ses grandes métropoles, comme le démontre très clairement la dernière vague de développement de banlieues ultramodernes (ces dernières étant quant à elles bien équipées en infrastructures) en périphérie d’Hanoi, par exemple.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-591 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/3871016522_efcab297e4-300x199.jpg" alt="3871016522_efcab297e4" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: <a href="http://vnre.blogspot.com/2009/08/splendora.html">http://vnre.blogspot.com/2009/08/splendora.html</a></p>
<p style="text-align: justify">De nouveaux centres urbains seront effectivement créés à l&#8217;ouest, au nord et au sud de la métropole et « soulageront » la ville centre de certaines de ses fonctions. À l’ouest, Hòa Lac accueillera certaines activités d’éducation, de tourisme et de hautes technologies. Le pôle Nord (Soc Son) concentrera les fonctions de réception et de distribution de marchandises ainsi qu’un important aéroport, tandis que la banlieue sud (Phu Xuyên) représentera une force industrielle<a href="#_edn8">[viii]</a>. Un développement aussi précis des banlieues avec une planification de superficies de développement et une concentration de certaines fonctions est rendu possible par le fait que, tout comme à <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/07/singapour-les-avantages-d%E2%80%99un-etat-fort/">Singapour</a>, l’État est propriétaire du sol<a href="#_edn9">[ix]</a>. Cela lui permet de contrôler étroitement les acteurs privés désirant s’impliquer dans le développement urbain. Une telle situation est bien évidemment idéale pour les gestionnaires publics chargés de planifier le développement d’un territoire plutôt dynamique, comme le démontre son taux de croissance économique de 5 % (selon la Banque Mondiale) en pleine crise économique<a href="#_edn10">[x]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En conclusion, je crois qu’il est possible d’affirmer que le Vietnam est résolument tourné vers l’avenir. Ce pays semble définitivement prendre les moyens pour rattraper le retard accumulé depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale au niveau du développement urbain. L’ouverture de ses frontières au marché mondial lui a permis d’accéder aux capitaux financiers de la planète entière. De plus, le Vietnam jouissant de taux de croissance économique très intéressants depuis plus d’une décennie, il offre d’excellentes opportunités d’investissements. Les acteurs privés, sous l’étroite supervision de l’État, permettront sans aucun doute aux Vietnamiens de jouir d’une amélioration notable de leur qualité de vie dans les prochaines années.</p>
<p style="text-align: justify">
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Rimmer et Dick, p.308</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> <em>Ibid</em>, p.216</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> <em>Ibid</em>, p.67</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Castiglioni, p.53</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Rimmer et Dick, p.290</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Castiglioni, p.74</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> <em>Ibid</em></p>
<p><a href="#_ednref8">[viii]</a> Phuong Mai, en ligne.</p>
<p><a href="#_ednref9">[ix]</a> Rimmer et Dick, p.318</p>
<p><a href="#_ednref10">[x]</a> Hoàng Phuong, en ligne.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Bibliographie<span style="font-weight: normal"> </span></strong></p>
<p>CASTIGLIONI, Franck et al. (2006). <em>La ville vietnamienne en transition</em>. France : Karthala</p>
<p>Hoàng Phuong (2009). <em>Le Vietnam résiste bien à la crise économique, selon la Banque mondiale. </em>Le courrier du Vietnam, En ligne : <a href="http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?xt=&amp;ct=&amp;page=newsdetail&amp;newsid=55766">http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?xt=&amp;ct=&amp;page=newsdetail&amp;newsid=55766</a> (page consultée le 19 novembre 2009)</p>
<p>Phuong Mai (2009). <em>Relier la capitale Hanoi aux cités urbaines satellites</em>. Le courrier du Vietnam, En ligne : <a href="http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?xt=XT33&amp;ct=CT50&amp;page=newsdetail&amp;newsid=57577">http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?xt=XT33&amp;ct=CT50&amp;page=newsdetail&amp;newsid=57577</a> (page consultée le 19 novembre 2009)</p>
<p>RIMMER, Peter J. et Howard Dick (2003<em>). Cities, Transport and Communications : The integration of Southeast Asia since 1850</em>. New York: Palgrave Macmillan.</p>
<p>Photo 1 : Kiva.Dang. <em>Splendora Landmark</em>. En ligne : <a href="http://vnre.blogspot.com/2009/08/splendora.html">http://vnre.blogspot.com/2009/08/splendora.html</a> (page consulté le 20 novembre 2009)</p>
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		<title>LA PRÉSENCE DES VIETNAMIENNES DANS L’INDUSTRIE CAMBODGIENNE DE LA PROSTITUTION</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 01:03:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Cambodge]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Marie-Soleil Verville Allard
 
« Sandler indicated that he used Vietnamese women on his “Rape Camp” Web site instead of Khmer women, because it was more permissible to exploit Vietnamese women »[i]
 
Cette phrase, extraite d’un rapport sur l’exploitation sexuelle au Cambodge, représente bien la situation particulière des femmes vietnamiennes dans ce pays. Beaucoup d’observateurs voient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Marie-Soleil Verville Allard</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>« <em>Sandler indicated that he used Vietnamese women on his “Rape Camp” Web site instead of Khmer women, because it was more permissible to exploit Vietnamese women »<a href="#_edn1">[i]</a></em></p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: justify">Cette phrase, extraite d’un rapport sur l’exploitation sexuelle au Cambodge, représente bien la situation particulière des femmes vietnamiennes dans ce pays. Beaucoup d’observateurs voient en effet une très grande participation de Vietnamiennes à <a href="http://www.dailymotion.com/video/x4fe5u_cambodge-jeunes-femmes-phnom-penh_travel">l’industrie du sexe cambodgienne</a>. En effet, le tiers<a href="#_edn2">[ii]</a> des femmes et des jeunes filles qui font partie de ce milieu sont d’origine vietnamienne. Pourquoi y a-t-il une si grande présence de femmes provenant du Vietnam qui pratiquent le métier de prostituée au Cambodge? D’une part, le sentiment antivietnamien historique au Cambodge favoriserait l’utilisation de ces femmes dans une telle industrie. D’autre part, la réputation des femmes vietnamiennes les rendrait plus désirables par les clients de cette industrie au Cambodge. Finalement, les méthodes coercitives contre la prostitution seraient moins importantes au Cambodge qu’au Vietnam, favorisant ainsi une immigration des travailleuses du sexe vers le pays des Khmers.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-570"></span>La première raison de la forte concentration des femmes vietnamienne dans l’industrie de la prostitution au Cambodge est historique. Elle date d’une relation difficile entre Cambodgiens et Vietnamiens, influencée par le parcours politique du pays des Khmers. Premièrement, durant l’occupation entre 1835 et 1840, l’envahisseur met en place des politiques de « vietnamisation »<a href="#_edn3">[iii]</a> de la population khmer, et encourage une grande immigration vietnamienne au Cambodge. Deuxièmement, après le coup d’État de Lon Nol en 1970, le nouveau gouvernement commença à exercer une forte répression contre les Vietnamiens, conséquence du sentiment antivietnamien qui grandissait au sein de la population cambodgienne depuis l’occupation de 1835-1840.  Le ressentiment de Lon Nol envers les vietnamiens ainsi que son anticommunisme profond fut transmis à la population.  La troisième période où le sentiment antivietnamien grandit encore est celle de la répression par les Khmers rouges.  Le communisme étant associé aux Vietnamiens, ce sentiment fut exacerbé par l’arrivée du régime maoïste des Khmers rouges et la forte répression subie par les Cambodgiens dans cette période. Malgré le fait que les Vietnamiens ont aussi été réprimés durant cette période, le sentiment antivietnamien reste toujours présent, et profite d’une certaine manière à l’industrie du sexe au Cambodge. En effet, comme la phrase d’introduction le démontre si bien, l’exploitation des femmes vietnamiennes est bien mieux vue que celle des Cambodgiennes. Ainsi, plusieurs bordels ou proxénètes favoriseraient ainsi d’avoir des prostituées d’origine vietnamienne, s’exposant moins à la forte coercition de la part des autorités cambodgiennes. Les autorités, bien que la prostitution soit illégale au Cambodge, fermeraient plus facilement les yeux sur l’exploitation des Vietnamiennes que sur celle des Cambodgiennes, expliquant ainsi en partie la présence marquée de ces femmes dans l’industrie du sexe.</p>
<p style="text-align: justify">La deuxième raison qui explique la présence assez importante des femmes vietnamiennes dans la prostitution cambodgienne serait la préférence des clients pour l’apparence de ces femmes, ainsi que leur réputation. En effet, les clients semblent préférer les prostituées vietnamiennes à cause de leur peau de couleur plus pâle, mais aussi à cause de l’image qu’on a d’elles comme étant particulièrement douées sexuellement étant donné leur longue expérience dans la prostitution<a href="#_edn4">[iv]</a>. Il semble en effet que la population cambodgienne associe la prostitution aux Vietnamiennes (alors qu’en fait elles ne représentent pas la majorité des prostituées au Cambodge). La demande pour ces femmes serait donc un autre facteur qui influencerait leur présence dans l’industrie du sexe au Cambodge<a href="#_edn5">[v]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-571 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/831648-300x195.jpg" alt="831648" width="300" height="195" /></p>
<p style="text-align: center">Photo : <a href="http://media.ebaumsworld.com/mediaFiles/picture/282056/831648.jpg">http://media.ebaumsworld.com/mediaFiles/picture/282056/831648.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">La dernière raison qui explique une affluence importante de Vietnamiennes dans l’industrie de la prostitution au Cambodge est la plus grande tolérance des autorités cambodgiennes face au problème. La prostitution, illégale dans les deux pays, est quand même plus acceptée et moins violemment punie au Cambodge qu’au Vietnam. Cela s’explique entre autres par l’ouverture économique du Cambodge depuis la tombée du régime des Khmers rouges. En effet, après que la prostitution ait été fortement réprimée dans les années communistes du Cambodge, l’industrie a repris de l’ampleur avec la venue de plus en plus d’hommes d’affaires, l’avènement de la mondialisation (caractérisée entre autres par l’augmentation du tourisme sexuel), etc.  Ainsi, beaucoup de femmes vietnamiennes qui désirent travailler dans l’industrie du sexe vont temporairement au Cambodge, amassent de l’argent (très souvent pour améliorer leurs conditions de vie familiale au Vietnam), puis retournent dans leur pays natal. Il est aussi rapporté que plusieurs d’entre elles, lorsqu’elles partent du Vietnam et y retournent, cachent leurs activités professionnelles au Cambodge, et n’ont pas de problème à se trouver un mari par la suite<a href="#_edn6">[vi]</a>. Ainsi, en plus d’avoir gagné de l’argent pour leur famille, elles ont exercé le métier dans un climat moins répressif qu’au Vietnam, et retournent au pays avec leur « honneur » intact.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Une analyse du phénomène de la présence des femmes vietnamiennes dans l’industrie du sexe au Cambodge nous permet donc de déterminer que celles-ci y sont présentes pour plusieurs raisons. Tout d’abord, une relation historique difficile entre Khmers et Vietnamiens qui rend l’exploitation de ces femmes plus acceptables au Cambodge. Ensuite, une demande pour des prostituées ayant des traits comme celles des Vietnamiennes, et, finalement, une certaine attraction qu’a l’industrie cambodgienne sur les femmes vietnamiennes qui désirent travailler dans l’industrie du sexe. Pour contrer le phénomène de trafic des femmes à l’intérieur du Cambodge et pour répondre aux besoins de l’industrie du sexe, des projets de légalisation sont de plus en plus envisagés<a href="#_edn7">[vii]</a>. Ces politiques pourraient aussi éventuellement mieux contrôler les conséquences négatives du phénomène de la prostitution comme la transmission des maladies sexuelles, la corruption politique et policière, etc.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a>Donna M. Hughes, «<strong> </strong>“Welcome to the Rape Camp” Sexual Exploitation and the Internet in Cambodia», <em>Journal of Sexual Aggression</em> 6 (2000), p.5.</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> <em>Ibid,</em> p.5.<em> </em></p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a>Annuska Derkrs, <em>Trafficking of Vietnamese women and children to Cambodia, </em>(Genève et Phnom Penh:  International Organization of Migration and Centre for Advanced Studies, 1998), p.13.</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> <em>Ibid, </em>p. 30.</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Ces femmes sont parfois trafiquées, un autre problème qui affecte l’industrie sexuelle au Cambodge, et qui est un phénomène commun aux autres pays de l’Asie du Sud-est.</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Voir Annuska Derks, <em>Trafficking of Vietnamese women and children to Cambodia,</em> p. 32.</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Voir Donna M. Hugues, <em>“Welcome to the Rape Camp” Sexual Exploitation and the Internet in Cambodia</em>, p.16.</p>
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Hugues, Donna M., 2000, «<strong> </strong>“Welcome to the Rape Camp” Sexual Exploitation and the Internet in Cambodia», <em>Journal of Sexual Aggression</em> 6 (hiver).</p>
<p>Annuska Derkrs, mars 1998, <em>Trafficking of Vietnamese women and children to</em></p>
<p><em>Cambodia,</em>(Genève et Phnom Penh:  International Organization of Migration and Centre for Advanced Studies.</p>
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		<title>LA MULTIPLICITÉ DES NATIONALISMES AU VIETNAM</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 00:14:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Charles-Antoine Michel
De part les nombreux événements qui ont fait l’histoire du Vietnam, et notamment une constante occupation, on verra au cours de ce billet que le nationalisme, soit la manifestation de la conscience nationale, a pris différentes formes, allant de la simple idéologie à la guérilla.
Depuis toujours, le pays attire les convoitises étant perpétuellement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Charles-Antoine Michel</strong></p>
<p style="text-align: justify">De part les nombreux événements qui ont fait l’histoire du Vietnam, et notamment une constante occupation, on verra au cours de ce billet que le nationalisme, soit la manifestation de la conscience nationale, a pris différentes formes, allant de la simple idéologie à la guérilla.</p>
<p style="text-align: justify">Depuis toujours, le pays attire les convoitises étant perpétuellement en proie à l’occupation. Dès 111 av. J.-C., le Vietnam est envahi par le puissant voisin Chinois. Incorporés à l’Empire des Hans, ces derniers, ainsi que leurs successeurs vont imposer aux Vietnamiens coutumes et mœurs chinoises pendant près de mille ans. On assiste durant cette période à la diffusion du confucianisme, du taoïsme et surtout du bouddhisme dans le pays. En 938, la révolte conduite par Ngô-Quyên aboutit à la formation d’un territoire indépendant. La fin du règne des Ngô est marquée par le partage du pays en fiefs féodaux. Dinh Bo Linh s’impose. Se succèderont par la suite les grandes dynasties nationales telles que les Ly, les Tran, les Lê, les Tay Son et les <a href="http://nguyentl.free.fr/autrefois/famille-royale/photo_famille_royale_1_fr.htm">Nguyen</a> qui resteront en place jusqu’en 1945 avec comme dernier représentant, l’empereur Bao Daï [1]. Ces faits historiques doivent être mentionnés pour comprendre la réaction des populations locales lors de l’arrivée des premiers colons et leur volonté d’imposer une nouvelle culture tout en tirant un trait sur le passé.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-541"></span></p>
<p style="text-align: justify">En 1858, les Français arrivent près des côtes vietnamiennes et s’emparent de la Baie de Da Nang. Le territoire est annexé à l’empire colonial français en 1883. Très vite, les colons tentèrent de mettre en place le catholicisme, ce qui entraîna immédiatement un fort sentiment anticolonial, voir xénophobe [2]. En effet, le catholicisme rejetait les doctrines taoïstes et bouddhistes qui s’étaient pourtant fondues dans les mentalités vietnamiennes. En ne tenant nullement compte de ce passé culturel, les chrétiens subirent une véritable « chasse à l’homme » (Lê 1975, 83). « Le christianisme était considéré, à tort ou à raison, comme un instrument d’asservissement progressif des nations européennes » [3]. Les prêtres accentuèrent un peu plus le reniement de la culture vietnamienne en apprenant, non pas les caractères traditionnels de la langue, mais les nouveaux caractères du <em>quôc ngu, </em>une transcription phonétique et romanisée de la langue. Ils tentèrent en d’autres termes de créer une nouvelle langue afin de diffuser leurs idées.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu’aux années 20, on voit évoluer deux types de nationalismes dans le pays. Ils sont tous deux de types réformistes et restent assez modérés dans le sens où ils ne font pas appel à la violence. Le premier, un nationalisme anticolonial, est le fruit de l’intelligentsia, des lettrés, et est incarné par des hommes tels Phan Bội Châu et Phan Châu Trinh [4]. Ils revendiquaient l’indépendance de leur pays en écrivant lettres, pamphlets ou tracts appelant à la libération. Le second est moins courant puisqu’il s’agit d’un nationalisme pro-colonial qui peut être représenté par des intellectuels tel que Nguyen Van Vinh [5]. Ce dernier percevait la colonisation française comme le moyen de moderniser le pays économiquement, politiquement ou encore culturellement. Il faisait partie de cette élite vietnamienne fascinée par les richesses occidentales. Ses activités littéraires étaient pour lui le moyen de décrier certaines institutions qu’il voyait comme archaïques, ainsi qu’un modèle chinois perçu comme trop envahissant. Christopher E. Goscha écrit qu’ Nguyen Van Vinh « avait étroitement collaboré avec le pouvoir colonial français, défendu l’administration directe des français sur le Vietnam […] » (Goscha 2001, 321).</p>
<p style="text-align: justify">À partir des années 20, la tendance réformiste indépendantiste laisse place peu à peu à des mouvements plus révolutionnaires. Ceux-ci sont violents et répressifs. La création du Parti Communiste Indochinois en 1930 par <a href="http://www.lepanoptique.com/sections/histoire/ho-chi-minh-nationaliste-ou-communiste/">Ho chi Minh</a> va être à l’origine de nombreuses manifestations qui seront durement réprimées par le régime de l’empereur Bao Daï, allié des Français. Mais c’est véritablement lors de la Seconde Guerre mondiale, pour faire face à l’invasion japonaise, que vont se durcir les mouvements indépendantistes et anticoloniaux. On assiste en 1941 à la création de la ligue <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vi%C3%AAt_Minh">Viêt Minh</a>, soit la ligue d’indépendance du Vietnam, par le Parti Communiste Indochinois. Après la capitulation japonaise en 1945, Ho chi Minh (photo 1) proclame l’indépendance du Vietnam le 2 septembre 1945 [6].</p>
<p style="text-align: justify">Lors de la guerre du Vietnam contre les Etats-Unis, un tout autre mouvement se met en place, nettement plus violent, celui de la guérilla. La classe paysanne se soulève et tente de faire chuter l’occupant. On assiste à une véritable résistance, organisée et quasi impossible à démanteler. Complètement opposé au nationalisme défendu par les élites jusqu’aux années 2, celui-ci est nettement plus radical et provient du peuple. C’est un nationalisme territorial et non plus culturel. En 1973 les Etats-Unis d’Amérique capitulent et en 1975 les troupes américaines quittent définitivement un pays meurtri et décimé mais victorieux.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, le Vietnam, constamment occupé, est passé par plusieurs nationalismes. Ceux-ci se sont traduits par la manifestation de la conscience nationale, un sentiment xénophobe, par des mouvements anticoloniaux, des mouvements indépendantistes ou encore de véritables guérillas. Ce nationalisme est encore présent aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation. En effet, le régime communiste vietnamien s’ouvre peu à peu mais avec prudence à l’économie mondiale, tout en faisant en sorte de protéger au maximum sa culture.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>[1] France. Ambassade de la République Socialiste du Viêt-Nam en France. 2007. <em>Aperçu général sur l’évolution de l’histoire du peuple vietnamien</em>. En ligne. <a href="http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155949/">http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155949/</a> (page consultée le 12 novembre 2009).</p>
<p>[2] Lê, Nicole-Dominique. 1975. <em>Les Missions-Étrangères et la pénétration française au Viêt-Nam</em>. Institut d’Études et de Recherches Interethniques et Interculturelles.</p>
<p>[3] Cadière, Léopold. 1924. « Le quartier des arènes ». Bulletin des Amis du Vieux-Huê 11è année, no 4, (octobre-décembre).</p>
<p>[4] <em>Viêt-Nam</em>. En ligne. <a href="http://www.memo.fr/Dossier.asp?ID=194">http://www.memo.fr/Dossier.asp?ID=194</a> (page consultée le 12 novembre 2009).</p>
<p>[5] Goscha, Christopher. 2001. « « Le barbare moderne » : Nguyen Van Vinh et la complexité de la modernisation coloniale au Vietnam colonial ». <em>Outre-Mers, Revue d’Histoire</em>, no. 332-333, tome 88, (décembre): 319-46.</p>
<p>[6] Fall, Bernard. 1960. <em>Le Viet-Minh: la République Démocratique du Viet-Nam 1945-1960</em> (Paris: Librairie Armand Collin).</p>
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