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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Thaïlande</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LES CAUSES DU COUP D’ÉTAT DE 2006 EN THAILANDE</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 15:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d'État]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Xavier Faraire
La Thaïlande est, tout comme le Canada, une monarchie constitutionnelle parlementaire. Le pays est dirigé officiellement par le roi. De facto, c’est le premier ministre, chef du parti ayant fait élire le plus de députés, qui mène la politique du pays[1]. Il y a cependant un facteur majeur qui distingue le paysage politique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Xavier Faraire</strong></p>
<p style="text-align: justify">La Thaïlande est, tout comme le Canada, une monarchie constitutionnelle parlementaire. Le pays est dirigé officiellement par le roi. De facto, c’est le premier ministre, chef du parti ayant fait élire le plus de députés, qui mène la politique du pays<a href="#_ftn1">[1]</a>. Il y a cependant un facteur majeur qui distingue le paysage politique de la Thaïlande : le rôle de l’armée. En effet, depuis que le pays est devenu une monarchie constitutionnelle en1932, l’armée semble avoir un rôle de chien de garde de la société, étant  intervenu à de multiples reprises dans les affaires politiques du pays pour assurer une certaine stabilité du régime. Elle a orchestré une multitude de coups d’États pour rétablir l’ordre. Le dernier en lice a destitué le premier ministre Thaksin Shinawatra, en 2006, alors qu’il venait d’être réélu avec une écrasante majorité la même année<a href="#_ftn2">[2]</a>. Un régime militaire transitoire ainsi qu’une nouvelle constitution s’en sont suivis. Dans ce 4<sup>e</sup> billet, nous allons examiner les raisons qui ont servi de justification aux militaires pour provoquer un énième <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/081/article_46263.asp">coup d’État</a>. Nous allons traiter plus précisément de trois points : la lutte anti-drogue et ses résultats mitigés, la répression contre les séparatistes musulmans et enfin, la fraude fiscale.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-648"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le premier élément qui est venu entacher la présidence de Thaksin est sa guerre contre la drogue, lancée en 2003. Son gouvernement était déterminé à lutter contre le trafic de stupéfiants en utilisant des moyens musclés. Le 1<sup>er</sup> février, immédiatement après l’annonce de la campagne qui devait durer trois mois, un nombre important de personnes soupçonnées de trafic de méthamphétamines ont été tuées. Parmi les victimes, on comptait aussi des femmes, des enfants et des personnes âgées<a href="#_ftn3">[3]</a>. On estime que plus de 1000 personnes ont ainsi perdu la vie. La violence de cette campagne a grandement choqué la population, d’autant plus que l’on a appris que plusieurs personnes ont été exécutées sans même subir de procès<a href="#_ftn4">[4]</a>.  Le gouvernement a justifié ces assassinats en prétendant que ce sont les trafiquants  qui ont commencé à s’entretuer à la suite du déclenchement de l’opération. Or, il a été démontré par un comité sénatorial que la plupart des victimes figuraient sur une liste noire de la police<a href="#_ftn5">[5]</a>. Ce premier événement terni l’image de Thaksin auprès de la population, y voyant une forme d’autoritarisme violent. Des organismes internationaux comme Amnistie internationale ont également condamné le massacre.</p>
<p style="text-align: justify">Le deuxième événement à l’origine de la chute de Thaksin Shinawatra est l’intervention musclée dans le sud du pays. Dans les trois provinces du sud, Pattani, Yala et Narathiwat, vivent une majorité importante de musulmans qui souhaitent se séparer de la Thaïlande<a href="#_ftn6">[6]</a>. Au début de 2004, les actes de violence se font de plus nombreux dans la région. Le 28 avril 2004, une centaine de jeunes combattants, peu armés, coordonnent des attaques contre des postes de police. Le gouvernement réagit, mais de manière violente en envoyant l’armée. Au total, 107 insurgés sont tués alors qu’ils s’étaient réfugiés dans une mosquée<a href="#_ftn7">[7]</a>. Cet autre événement a contribué à durcir la perception autoritariste de la population envers Thaskin.</p>
<p style="text-align: justify">Le dernier événement qui a fait déborder le vase, est l’allégation de fraude fiscale à l’endroit de Thaskin. En 2006, il a vendu les parts qu’il détenait dans la Shin Corp,  un empire médiatique important du pays, à des intérêts singapouriens,  pour la coquette somme de 2 milliards de dollars américains. Le hic c’est qu’il n’aurait pas payé d’impôts sur les bénéfices de la vente. De plus, afin de faciliter la transaction, son gouvernement a abrogé une loi qui limitait les investissements étrangers dans le secteur des médias<a href="#_ftn8">[8]</a>. Il n’en fallait pas plus pour accuser Thaksin et son gouvernement de corruption.</p>
<p style="text-align: justify">La suite des choses est bien connue. En septembre 2006, alors que Thaksin Shinawatra est à New York pour l’Assemblée générale des Nations Unies, l’armée s’empare du pouvoir.  Des centaines de soldats et de chars entrent à Bangkok. Le régime est renversé sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré, ce qui peut en dire long sur l’opinion publique face à ce putsch<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p>Connors, Michael K. 2008. «Thailand- four elections and a coup». <em>Australian journal of international affairs</em>. Vol 62, no4. P.478-496.</p>
<p>Patani, Berjihad di. 2006. «Islam, radicalism and violence in southern thailand». <em>Critical asian studies</em>. Vol 38, no1. P.119-144.</p>
<p>Daoudi, Mounia. 2004. «Flambée de violences dans le Sud musulman». <em>Rfi</em>. En ligne. <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/052/article_27694.asp">http://www.rfi.fr/actufr/articles/052/article_27694.asp</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>Dubus, Arnaud. «La campagne anti-drogue fait plus d’un millier de morts». <em>Rfi</em>. En ligne. <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp">http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>Couve, Philippe. «Lendemain de coup d’État à Bangkok». <em>Rfi</em>. En ligne. <a href="http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/081/article_46269.asp">http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/081/article_46269.asp</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>Thaïlande-actualité.2008. <em>Encyclopédie Universalis</em>. En ligne. <a href="http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=31205&amp;nref=PS97174">http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=31205&amp;nref=PS97174</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>France. Ambassade de France en Thaïlande-mission économique.2009. <em>Thailande : Fiche signalétique. </em>En ligne. <a href="http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf">http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> France. Ambassade de France en Thaïlande-mission économique.2009. <em>Thailande : Fiche signalétique. </em>En ligne. <a href="http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf">http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Thaïlande-actualité.2008. <em>Encyclopédie Universalis</em>. En ligne. http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=31205&amp;nref=PS97174</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Dubus, Arnaud. «La campagne anti-drogue fait plus d’un millier de morts». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Connors, Michael K. 2008. «Thailand- four elections and a coup». <em>Australian journal of international affairs</em>. Vol 62, no4. P.478-496.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Dubus, Arnaud. «La campagne anti-drogue fait plus d’un millier de morts». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Patani, Berjihad di. «Islam, radicalism and violence in southern thailand». <em>Critical asian studies</em>. Vol 38, no1. P.119-144.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Daoudi, Mounia. 2004. «Flambée de violences dans le Sud musulman». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/actufr/articles/052/article_27694.asp</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Connors, Michael K. 2008. «Thailand- four elections and a coup». <em>Australian journal of international affairs</em>. Vol 62, no4. P.478-496.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Couve, Philippe. «Lendemain de coup d’État à Bangkok». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/081/article_46269.asp</p>
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		<title>LA THAILANDE, PARADIS DES TRANSSEXUELS</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/10/la-thailande-paradis-des-transsexuels/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:12:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Roxane Forgues
La Thaïlande est reconnue mondialement comme étant un pays de choix pour le tourisme sexuel. En effet, des quartiers entiers sont dédiés à la prostitution et celle-ci est facilement accessible à qui peut payer. C&#8217;est le paradis pour ceux qui cherchent un divertissement à senteur de peau parfumée. Mais, chose moins connue, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Roxane Forgues</strong></p>
<p style="text-align: justify">La Thaïlande est reconnue mondialement comme étant un pays de choix pour le tourisme sexuel. En effet, des quartiers entiers sont dédiés à la prostitution et celle-ci est facilement accessible à qui peut payer. C&#8217;est le paradis pour ceux qui cherchent un divertissement à senteur de peau parfumée. Mais, chose moins connue, c&#8217;est aussi le paradis des transsexuels. Pour ces hommes, changeant de sexe pour devenir femme, il est facile  de vivre dans un pays où ils sont reconnus comme étant un troisième sexe à part entière. Cet exemple d’intégration pourrait servir de modèle à d’autres pays.<span id="more-644"></span></p>
<p style="text-align: justify">Ces hommes-femmes, appelées <em>laidies boys</em>, ou <em>katoeys</em>, exercent les mêmes métiers que toute autre personne. Elles sont autant médecin que coiffeuse, et ne sont en rien discriminées par leur apparence quelque peut hétéroclite. Malgré que plusieurs d&#8217;entre elles effectuent une opération visant à changer leurs organes sexuels en ceux du sexe opposé, certaines ne font pas ce changement. Beaucoup prennent des hormones pour obtenir une belle poitrine mais ont encore leur organe masculin, ce qui peut quand même leur créer quelques problèmes. Il peut être difficile pour elles de rencontrer un homme qui se plairont avec ces particularités, mais ce n&#8217;est pas un objet de discrimination. Il est même possible de dire que les transsexuels sont plus acceptés que les gais. Elles prennent l&#8217;apparence totale du sexe opposé, ce qui ne les rendent pas différentes à vu d&#8217;œil, alors qu&#8217;on homme habillé en femme peut susciter un peu plus de consternation de la part des conservateurs. Même que certaines <em>katoeys</em> ont des patrons qui ignorent même leur situation particulière. Elles ont même leurs propres <a href="http://www.simaosavait.com/index.php?post/2009/05/18/Miss-transsexuel-2009-en-Thailande">concours de beauté</a> !</p>
<p style="text-align: justify">Dotés d&#8217;un physique génétiquement frêle et ayant une pilosité très faible, les Thaïs ont la tâche assez facile pour changer de sexe. Plusieurs vont même commencer à prendre des hormones très jeunes avant que leur corps ne commence les changements occasionnés par la puberté afin de garder une voix aiguë et que leur musculature ne se développe pas.  Des adolescents d&#8217;à peine 12 ou 13 ans se présentent dans les cliniques afin de commencer leur traitement. L’opération n’est donc pas difficile à obtenir et est beaucoup moins cher qu’ailleurs dans le monde, elle devient alors facilement accessible. Et qui arrive là-bas avec l&#8217;argent en poche n&#8217;a pas à subir de suivit psychologique ou autre traitement, ce qui peut inciter les jeunes à prendre des décisions un peu rapides. Certains chirurgiens vont même refuser des personnes qui n&#8217;atteignent pas un âge minimal, mais savent pertinemment que ces jeunes pourront trouver un autre cabinet qui les opérera, ce qui est à déplorer. Il faudrait donc que le gouvernement crée des lois à ce propos, afin que des décisions ne soient pas prisent à la légère.</p>
<p style="text-align: justify">Le gouvernement thaï, malgré sa lenteur à agir, ne s&#8217;est quand même pas fermé les yeux sur le phénomène. Plusieurs lois ont étés votées en faveur de ces transsexuels, qui les rendent égaux à tous les autres citoyens. Il existe quand même des cas isolés de propriétaires qui refusent l&#8217;entrée de leur établissement à ces personnes dont l&#8217;apparence ne concorde pas forcément avec le sexe qui est sur la carte d&#8217;identité, mais des associations se mobilisent pour faire changer ces choses. Un autre point, quand même assez cocasse, a été gagné par la communauté transsexuelle. Ils ont été les premiers à avoir des <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/7529227.stm">toilettes considérées pour le troisième sexe</a>. Imaginez un jeune homme qui pour lui les robes et le maquillage sont une partie intégrante de sa personnalité. S&#8217;il veut aller dans la toilette des garçons, ces derniers peuvent avoir tendance à le ridiculiser, car il est vu à leurs yeux comme étant une fille, donc il n&#8217;a pas sa place dans la toilette pour hommes. Même chose de l&#8217;autre côté. Il peut effrayer les jeunes femmes qui le voient tout de même comme un homme. Ces toilettes pour transsexuels ont donc étés construites afin d&#8217;assurer la tranquillité à tous et éviter les situations gênantes.</p>
<p style="text-align: justify">Alors que la question du transsexualisme reste taboue dans la majorité des sociétés, il serait bon de prendre exemple sur un pays où l&#8217;acceptation a pris le dessus sur la discrimination et l&#8217;incompréhension. Il n&#8217;est pas rare non plus de voir des gens vouloir changer de sexe dans d&#8217;autre pays bien sûr, mais ces gens sont souvent incompris et n&#8217;ont pas toujours l&#8217;aide dont ils auraient besoin. Le mariage gai vient d&#8217;être légalisé dans certains états seulement, alors que de longues années de batailles ont été nécessaires. Il y a donc encore beaucoup de chemin à faire avant que la sexualité soit discutée au niveau national afin de permettre à plusieurs personnes de vivre plus librement et plus à l&#8217;aise dans leur peau. Alors à quand un gouvernement qui prendra les choses en mains et fera avancer la cause ?</p>
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p>Associated Press, The . 2008. «Cross-dressing teens get own school bathroom» dans<em> MSNBC</em></p>
<p>En Ligne. <a href="http://www.msnbc.msn.com/id/25234970/">http://www.msnbc.msn.com/id/25234970/</a> (page consultée le 27 novembre 2009)</p>
<p>Head, Jonathan. 2008. «Thai school offers transsexual toilet» dans <em>BBC </em>En Ligne.</p>
<p><a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/7529227.stm">http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/7529227.stm</a> (page consultée le 27 novembre 2009)</p>
<p>Mauger, Léna.  2005. «Au Pays des hommes-femmes» Dans Le <em>Nouvel Observateur </em>En Ligne.</p>
<p><a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2268/articles/a373252.html?xtmc=transthailande&amp;xtcr=3">http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2268/articles/a373252.html?xtmc=transthailande&amp;xtcr=3</a> (page consultée le 27 novembre 2009)</p>
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		<title>RÔLE DE LA FEMME THAÏLANDAISE DANS LE DÉVELOPPEMENT DE LA THAÏLANDE</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 00:33:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Lisa Thuc Duyên Hua
Quelle est la part de la femme thaïlandaise moderne dans le développement socio-économique de son pays ? Comme on pouvait s’y attendre, la femme thaïlandaise s’active principalement dans des métiers manuels dans le milieu rural et dans de petites activités de commerce dans le milieu urbain[1]. Mais étonnamment, une autre sous-classe de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Lisa Thuc Duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Quelle est la part de la femme thaïlandaise moderne dans le développement socio-économique de son pays ? Comme on pouvait s’y attendre, la femme thaïlandaise s’active principalement dans des métiers manuels dans le milieu rural et dans de petites activités de commerce dans le milieu urbain<a href="#_ftn1">[1]</a>. Mais étonnamment, une autre sous-classe de la population féminine contribue activement au développement économique général, mais reste peu considérée, et se retrouve même rétrogradée socialement<a href="#_ftn2">[2]</a>. Tout comme dans le cas de plusieurs pays aux valeurs patriarcales, le développement de la femme thaïlandaise reste souvent subordonné au bien-être de sa famille. Dans le milieu rural, c’est une épouse, une bru, une mère dévouée qui  participe à la subsistance de sa famille en travaillant pour l’amélioration de la situation économico-sociale de son époux, situation dont profite également sa belle-famille. Ses activités restent cantonnées entre autres aux travaux manuels tels que le tissage, aux travaux agraires et à la pêcherie<a href="#_ftn3">[3]</a>. Dans les villes, une majorité de Thaïlandaises restent alignées sur le même profil familial. Seules leurs activités diffèrent quelque peu. C’est une main-d’œuvre bon marché à titre d’exemple pour les échoppes, les industries du textile, les commerces vendant des objets d’artisanat.<span id="more-630"></span></p>
<p style="text-align: justify">Elle participe ainsi au développement économique et social, mais d’une manière générale, l’importance de la reconnaissance du rôle de Thaïlandaise, rurale ou citadine, reste limitée. Elle n’interfère pas dans les activités religieuses et politiques séculairement réservées aux hommes. Par exemple, la Thaïlandaise n’a pas le droit de renoncer à la vie laïque en devenant bonzesse, ce droit religieux restant un privilège masculin<a href="#_ftn4">[4]</a>. D’autre part, bien que les activités des femmes rurales et citadines ne soient pas reconnues, car considérées comme acquises du fait de leur genre, le fruit de leur travail constitue une forme de développement socio-économique régional et national<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Un autre facteur socioéconomique contribue activement à l’essor<em> </em>économique de la Thaïlande, : la prostitution. D’après Rachel G. Sacks, l’esclavage des femmes sous forme  de concubinage était pratique courante, d’autant plus que c’était un privilège réservé aux classes supérieures<a href="#_ftn6">[6]</a>. Après l’abolition de la polygamie par le roi Rama™cette pratique fut remplacée par la prostitution et ses dérivés qui fleurissent principalement dans les villes. Attirées par la densité démographique et la présence du tourisme en ville, ce sont  principalement les femmes rurales qui en sont les membres actifs : 8,3 à 12,5 % des jeunes femmes de 15 à 29 ans et environ 25 000 à 30 000 filles de moins de 15 ans<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Rappelons que les revenus du marché de la prostitution sont nettement plus élevés que la vente du riz. Si les hommes thaïlandais eux-mêmes constituent 51 % de la clientèle du marché sexuel, c’est toutefois la clientèle masculine étrangère qui a donné plus d’ampleur au « tourisme sexuel ». Si le tourisme constitue en Thaïlande 13 % du PIB national, le plus vieux métier du monde dans les quartiers chauds rapporte annuellement la coquette somme de 24 milliards<a href="#_ftn8">[8]</a>. Il faut savoir que la société thaïlandaise a ceci de particulier qu’elle exige des femmes d’assurer la subsistance de la famille. Si celle-ci en est incapable, elle est objet de honte pour sa famille.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, même si les activités des prostituées thaïlandaises  assurent  les revenus nécessaires à leurs familles, et contribuent directement et indirectement au développement économique de la nation, il reste qu’elles encourent des risques élevés quant à leur santé physique et psychologique. D’autant plus que leur statut social ne s’élève pas pour autant. Au contraire, il régresse, car elles et leurs descendants sont méprisés pour leur métier par cette même société qui les exploite.</p>
<p style="text-align: justify">C’est dans cette optique que le PDA (The Population and Community Development) offre plusieurs ateliers de formation et d’information aux jeunes Thaïlandaises, afin de les prévenir, voire de les faire sortir des conditions avilissantes de l’industrie du sexe. Cette ONG thaïlandaise, en tête de plusieurs autres initiatives, encourage les jeunes femmes démunies des régions rurales à bénéficier d’une éducation et d’une formation adéquate qui les aideront à jouer des rôles importants sur le marché économique<a href="#_ftn9">[9]</a>. Munies d’une éducation moderne, elles peuvent se propulser vers les métiers de professeurs, de scientifiques, de médecins, d’architectes et autres, ce qui modifiera non seulement leur statut, mais fait également d’elles les promoteurs de nouveaux idéaux pour la société thaïlandaise. Au cours des 30 dernières années, les Thaïlandaises ont fait des progrès marquants  quant à l’accès aux sphères juridiques et politiques. L’année 1993 en est un exemple : plusieurs femmes entraient dans l’administration de la Thaïlande<a href="#_ftn10">[10]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Le développement  d’une nation passe par le développement socioculturel et économique des individus qui la composent, quelle que soit la place que ceux-ci occupent dans l’échelle sociale, ainsi que par la mise en place de structures appropriées pour réaliser cet objectif. Les femmes  thaïlandaises  participent réellement à l’essor économique de leur pays, même si les préjugés sociaux dans le cas des prostituées les ravalent au plus bas échelon de la société. Il reste à espérer que des instances internes, telles que le PDA, et des facteurs politiques externes, tels que la mondialisation avec le lot d’informations qu’elle apporte, vont contribuer à changer graduellement les préjugés et stigmates profondément ancrés au sein des différentes couches de la population. Il est sûr que ces changements ne se réaliseront pas sans quelques batailles.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Formoso, Bernard. <em>Corps étrangers : Tourisme et prostitution en Thaïlande</em>. Département d’ethnologie, de préhistoire et d’ethnomusicologie, Université de ParisX,-Nanterre.</p>
<p>Sacks , Rachel G. 1997.<em>Commercial Sex and the Single Girl: Women&#8217;s Empowerment through Economic Development in Thailand</em>. Development in Practice, Vol. 7, No. 4, Special Double Issue pp. 424-427</p>
<p>Keyes , Charles F. 1984.  <em>Mother or Mistress but Never a Monk: Buddhist Notions of Female Gender in Rural Thailand</em>. American Ethnologist,  Vol. 11, No. 2 pp. 223-241</p>
<p>Vorakitphokatorn , Dousadi  Syfia Info, Agence de presse, <em>La Thaïlande débordée par ses prostituées</em>.  En ligne. <strong><a href="http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&amp;action=voir&amp;idArticle=1372%20(page"><span style="font-weight: normal">http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&amp;action=voir&amp;idArticle=137</span><span style="font-weight: normal">2 (page</span></a></strong> consultée le 15novembre 2009)</p>
<p>The land and it’s people : <em>The rôle of Thai women in society</em>, En ligne <a href="http://sunsite.au.ac.th/thailand/the_land/women.html">http://sunsite.au.ac.th/thailand/the_land/women.html</a><strong> </strong>(page consultée le 15 novembre 2009)</p>
<p>Anurak Thailand Tourisim,<em>Women’s status in Thai Society</em>, En ligne <a href="http://www.thaiwaysmagazine.com/thai_article/1911_thai_women_status/thai">http://www.thaiwaysmagazine.com/thai_article/1911_thai_women_status/thai</a> (Page consultée le 15 novembre 2009)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> The land and it’s people : <em>The rôle of Thai women in society</em></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Sacks , Rachel G. 1997.<em>Commercial Sex and the Single Girl</em></p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> The land and it’s people : <em>The rôle of Thai women in society</em></p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Keyes ,Charles F. 1984.  <em>Mother or Mistress but Never a Monk</em></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Anurak Thailand Tourisim,<em>Women’s status in Thai Society</em></p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Sacks , Rachel G. 1997.<em>Commercial Sex and the Single Girl</em></p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Formoso, Bernard. <em>Corps étrangers </em></p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Sacks , Rachel G. 1997.<em>Commercial Sex and the Single Girl</em></p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Vorakitphokatorn , Dousadi  Syfia Info, Agence de presse, <em>La Thaïlande débordée par ses prostituées</em></p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Anurak Thailand Tourisim,<em>Women’s status in Thai Society</em></p>
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		<title>THAÏLANDE: UNE ARMÉE ASSURANT LA STABILITÉ POLITIQUE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/23/thailande-une-armee-assurant-la-stabilite-politique/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 04:04:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Jean-Baptiste Cubilier
 
L’armée thaïlandaise n’est ni un outil comme aux Philippines, garantissant les intérêts du gouvernement, ni un acteur participant au mécanisme du politique comme en Indonésie, et encore moins un acteur s’appropriant le pouvoir comme en Birmanie. Ici, les militaires sont la garantie d’un minimum de stabilité, ayant pour objectif depuis 1957 de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Jean-Baptiste Cubilier</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">L’armée thaïlandaise n’est ni un outil comme aux Philippines, garantissant les intérêts du gouvernement, ni un acteur participant au mécanisme du politique comme en Indonésie, et encore moins un acteur s’appropriant le pouvoir comme en Birmanie. Ici, les militaires sont la garantie d’un minimum de stabilité, ayant pour objectif depuis 1957 de s’assurer de la longévité du système politique.  En effet, les militaires se retrouvent ici au pouvoir, mais contrairement à la junte birmane présente depuis 1962, l’armée thaïlandaise se trouve au pouvoir à de nombreuses reprises, mais toujours de manière temporaire, afin d’assurer la stabilité politique du pays. C’est ce que nous allons étudier ici, avec dans un premier temps la période de 1957 à 1972, soit de l’arrivée du Général Sarit au pouvoir aux manifestations étudiantes contre la nouvelle Constitution, pour ensuite nous concentrer sur le retour puis l’effacement des militaires de 1973 jusqu’à 1991. Enfin, les deux dernières décennies sont importantes pour leur rôle d’assurance de stabilité dans une agitation politique de plus en plus intense. Si ces trois périodes attirent notre attention, c’est bien à cause du rôle des militaires dans cette agitation politique croissante qui caractérise la Thaïlande.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-580"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le Général Sarit Thanarat arrivera au pouvoir en 1957 suite aux troubles de 1952 à 1957 (oppositions entre l’armée et la police) auxquels faisait face son prédécesseur Phibul Songkram quant au maintien d’un régime extrêmement répressif. [1]Basé sur la loi martiale, le régime dictatorial de Sarit va reposer essentiellement sur l’armée. Mais il faut savoir que malgré cela, il demeurait populaire grâce à une certaine tolérance caractérisant cette autorité. De plus, un autre aspect de la popularité de Sarit, est que ce dernier a contribué au développement économique du pays et à sa stabilité politique. À sa mort en décembre 1963, le maréchal Thanom Kittikachorn prendra sa place. En plus de libéraliser la Thaïlande, ce dernier mettra en place une Constitution prévoyant l’élection d’une Assemblée. Le seul problème est que celle-ci va très vite s’opposer à Thanom Kittikachorn, conduisant au démantèlement de l’Assemblée et au retour du régime autoritaire. Il faut voir ici que l’essai de démocratisation du régime étant un échec, cela va conduire à un retour en arrière. [2] Un an après cet échec de démocratisation, la Constitution de 1972 est mise en place. Selon celle-ci, plus personne n’est élu mais nommé. Tel fut le cas des membres de cette nouvelle Assemblée. Le gouvernement quant à lui continue de reposer sur les militaires et s’appuie encore sur l’armée afin d’assurer une certaine stabilité politique.</p>
<p style="text-align: justify">Il faudra attendre les manifestations d’étudiants de 1973 pour se débarrasser de cette Constitution et connaître une période de transition de trois ans avec un régime civil éphémère. Suite à ce court intervalle, les militaires reviennent au pouvoir avec l’aide du roi. [3] 1978 apparaît comme l’année du grand retour des militaires au pouvoir avec la promulgation d’une nouvelle Constitution. Celle-ci prévoit un système à deux chambres constituant l’Assemblée Nationale, soit le Sénat contrôlé par les militaires et la Chambre des Représentants où seraient présents les civils. Les élections de 1979 ont donné une majorité des voix aux partis de Gauche. Mais la stabilité politique ne semble pas être une habitude thaïlandaise puisque l’augmentation des prix des différentes sources d’énergies (pétrole, électricité, etc.), a conduit à des manifestations semblables à celles de 1973, et s’est terminée en mars 1980 par la démission du Premier Ministre Kriangsak, et à l’arrivée de son remplaçant le Général Prem Tinsulanonda. Ce dernier va promouvoir la stabilité des institutions démocratiques en partenariat avec le roi, et finira même, étape la plus dure, par « démilitariser » la structure politique du pays en 1983. Les militaires rendent alors une grande partie de leur pouvoir politique à la sphère civile. Cet effort sera récompensé puisque Prem sera réélu en 1986.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-581 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/Gen-Prem-Tinsulanonda-284x300.jpg" alt="Gen-Prem-Tinsulanonda" width="284" height="300" /></p>
<p style="text-align: center">Photo1 <a href="http://www.generalprem.com/Gen-Prem-Tinsulanonda.jpg">http://www.generalprem.com/Gen-Prem-Tinsulanonda.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Alors comment se fait-il que les militaires soient revenus encore une fois au pouvoir? Le processus de démocratisation semblait bien fonctionner depuis l’arrivée de Prem. Le coup d’État militaire de 1991 est le 17<sup>ème</sup> depuis 1932. Les 19 individus ayant occupé le poste de Premier Ministre de ce coup d’État à aujourd’hui prouvent que l’instabilité politique est à la base une tradition. On assiste ici à une véritable incapacité à calmer cette dynamique de « précarité politique ». L’effacement des militaires de la sphère politique par le Général Prem Tinsulanonda semble avoir cessé depuis 1991. Cependant il ne faut pas croire que les militaires ont conservé le pouvoir comme la junte birmane. Ils ne l’ont fait qu’en 1991-1992 et du mois de septembre à octobre 2006. Et à chaque fois, suite à leur coup d’État, les militaires organisent des élections. Aussi leur intervention pro-démocratique est toujours effectué avec le moins de tensions possibles comme on le voit sur cette vidéo de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SKd1wYRoVFI&amp;feature=fvw">You tube</a>.  Ils restent les principaux acteurs d’une recherche de stabilité. À chaque fois, que ce soit la corruption ou la non efficacité des actions proposées par les personnes au pouvoir, la réaction de la population conduisant à l’instabilité démontre la nécessité de la présence militaire. Cet élément solide a toujours assuré le peu de stabilité qu’a connu ce pays au cours de son histoire.</p>
<p style="text-align: justify">Les militaires ont donc toujours été présents dans le processus de démocratisation de la Thaïlande, que ce soit de 1957 à 1972 avec les militaires Sarit et Thanom au pouvoir se servant de l’armée contre toute agitation politique pouvant nuire à un système essayant de se démocratiser. De 1972 jusqu’au début des années 90 avec cette volonté d’abord de remplacer un régime civil éphémère, puis après avec Prem essayant au fur et à mesure de retirer les militaires de la sphère politique au profit des civils. Enfin, les coups d’État des militaires pro-démocratiques comme ceux de 1991 et 2006 retracent une réaction face à la non efficacité des civils au pouvoir, comme si leur arrivée pouvait faire en sorte de repartir à zéro. On constate donc que l’armée reste dans cette instabilité politique le principal « barrage » séparant la situation thaïlandaise du chaos.</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>[1] Fistié, Pierre. 1963. <em>La Thaïlande</em>. Paris: Presses Universitaires de France</p>
<p>[2] Sonneville, Bernard et Achille Clarac. 1975. <em>Thaïlande</em>. Paris: Éditions Delroisse.</p>
<p>[3] États-Unis d’Amérique. Le Congrès. 1987. <em>Thailand. A country study. </em>Washington: Le Congrès.</p>
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		<title>LES LICENCES OBLIGATOIRES EN THAILANDE</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 03:57:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Roxane Forgues
Territoire d&#8217;une richesse culturelle phénoménale, la Thaïlande, anciennement appelé le Siam, est un pays qui a suscité la curiosité partout dans le monde depuis des siècles. Des colonisateurs européens aux passants des rues des grandes villes occidentales, plusieurs sont ceux qui apprécient les produits thaïlandais et toutes les formes que ceux-ci peuvent prendre. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Roxane Forgues</strong></p>
<p style="text-align: justify">Territoire d&#8217;une richesse culturelle phénoménale, la Thaïlande, anciennement appelé le Siam, est un pays qui a suscité la curiosité partout dans le monde depuis des siècles. Des colonisateurs européens aux passants des rues des grandes villes occidentales, plusieurs sont ceux qui apprécient les produits thaïlandais et toutes les formes que ceux-ci peuvent prendre. Films, nourriture, vêtements, art et bien plus font partie d&#8217;un univers unique qui a été modelé au fil des ans afin de créer l&#8217;identité propre de ce pays d&#8217;Asie du Sud-est. Mais malgré notre connaissance infime de ce qu&#8217;il représente réellement, il est toujours possible de se pencher sur des événements précis qui pourraient nous faire changer notre vision du monde.<br />
<span id="more-578"></span> Située sur un territoire révélant l&#8217;existence de peuples préhistoriques existant il y a plusieurs milliers d&#8217;années, la Thaïlande a vu passer bien des époques avant de devenir ce qu&#8217;elle est aujourd&#8217;hui.  Des Môns en passant pas les Khmers, des invasions successives en firent un territoire mixte de cultures. Ce seront finalement des immigrants venant de la Chine Méridionale qui deviendront le peuple Thaï à proprement dit, en devenant la majorité dès le XIème siècle. Mais cette époque est maintenant bien loin et d&#8217;autres guerres y sont maintenant en cours. Une de celles-ci, bien répandue, est la lutte monétaire.</p>
<p>En effet, plus d&#8217;un scandale à son sujet a éclaté au cours des dernières années.  Le plus notable est probablement celui des «<a href="http://www.wto.org/french/tratop_f/trips_f/public_health_faq_f.htm">Licences Obligatoires</a>» pour les médicaments jugés indispensables. La Thaïlande a en effet essayé de contourner le respect des brevets de pharmacologie en décrétant que certains médicaments seraient maintenant imités par la <em>Governmental Organization</em> pour amoindrir ses coûts de médications gratuite nationale.  Puisque plusieurs centaines de milliers de personnes vivant avec des maladies telles que le SIDA ou le VIH vivent en Thaïlande, le gouvernement a donc décidé de contrer le fort coût de la médication par ce qu&#8217;il croit être un geste légitime. Il a en effet décidé de contourner la loi en dérogeant à la limitation des brevets, qui protège un produit d’être copié pour un certain nombre d’années, pour produire ses propres copies illégales à moindre coût. Les médicaments originaux coûtant plus du double du prix si un brevet les protègent encore, et ce pour une durée de 20 ans, il est donc possible de soigner deux fois plus de gens en dérogeant à cette protection.</p>
<p>Ces agissements du gouvernement Les pressions elles ont poussé les compagnies pharmaceutiques à baisser le coût de vente de leur produit afin de pouvoir garder le marché Thaïlandais. Bonne chose certes, mais à quel point ? Pourquoi ces compagnies ont-elles besoins d&#8217;êtres acculées avant de baisser leurs coûts, qui génèrent des profits énormes alors que des personnes meurent ? Elles le font non pas par conscience, mais par peur que d&#8217;autres pays prennent l&#8217;exemple et ne se tourne vers d&#8217;autres solutions afin de contrer les coûts engendrés. Des organisations, comme <a href="http://www.msf.fr/">Médecins sans frontières</a>, luttent pour ce genre de situation. Selon eux, la médication essentielle devrait être accessible à tous à un moindre coût, et ne certainement pas devenir une source de profit au détriment de personnes malades et dans l&#8217;incapacité de payer. De là la nécessité de baisser le coût pour certains pays aussi, qui fournissent des produit gratuitement aux personnes dans le besoin.</p>
<p>La question se pose donc ici. Les compagnies pharmaceutiques on-t-elles raison de garder leur monopole ou devraient-t-elles envisager un compromis partout ailleurs comme elles l&#8217;on fait avec la Thaïlande ? Le mérite leur revient entièrement d&#8217;avoir trouvé le remède, mais leur fierté n&#8217;est serait-elle pas plus grande si elles la rendaient beaucoup plus accessible ?  D&#8217;un autre côté, il est très dangereux de se mesurer contre des puissances de ce genre. Même des pays plus fortunés essayent de stopper la pratique des &lt;&lt;<a href="http://www.wto.org/french/tratop_f/trips_f/public_health_faq_f.htm">Licences Obligatoires</a>&gt;&gt; en menaçant l&#8217;arrêt de traités commerciaux. Si ces menaces sont mises à exécution, qu&#8217;elles conséquences importantes pourraient en résulter ? En prenant les devants, l&#8217;ancien Siam a fait fortement entendre la cause des abus de monopole, mais ce n&#8217;est pas encore suffisant. Des maladies comme le Sida et le Hiv sont des fléaux qui doivent êtres enrayés et on ne doit pas jouer l&#8217;avenir de l&#8217;humanité pour quelques dollars.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Insecula. 2007.<em> Histoire de la  Thaïlande </em>En ligne.(Page consultée le 5 octobre 2009) <a href="http://www.insecula.com/article/F0010826.html">http://www.insecula.com/article/F0010826.html</a></p>
<p>Office National du Tourisme en Thaïlande. En ligne.(Page consultée le 5 octobre 2009) http://www.tourismethaifr.com/index.tpl</p>
<p>Forti, Marina. 2007. «Scandale à Bangkok : des médicaments gratuits» <em>Il manifesto </em>En Ligne (Page consultée le 5 octobre 2009)</p>
<p>Reinhard, Julien. 2007. «Licences obligatoires en Thaïlande : réponse inquiétante du Gouvernement suisse»<em> </em><em>Déclaration de Berne </em>En ligne. (Page consultée le 5 octobre 2009)</p>
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		<title>L’ENRACINEMENT DE LA MONARCHIE THAÏLANDAISE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/16/l%e2%80%99enracinement-de-la-monarchie-thailandaise/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 00:04:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Lu Wei Zheng
Le 19 septembre 2006, la Royal Thai Army a occupé les bâtiments du premier ministre Thaksin Shinawatra avec l’approbation du roi Bhumibol Adulyadej (1950 &#8211; ). Selon celui-ci, l’action des militaires était légitime parce que le gouvernement corrompu de Thaksin a amené le pays au chaos. Cet événement révèle que le roi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Lu Wei Zheng</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le 19 septembre 2006, la <em>Royal Thai Army</em> a occupé les bâtiments du premier ministre Thaksin Shinawatra avec l’approbation du roi <a title="Bhumibol Adulyadej" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bhumibol_Adulyadej">Bhumibol Adulyadej</a> (1950 &#8211; ). Selon celui-ci, l’action des militaires était légitime parce que le gouvernement corrompu de Thaksin a amené le pays au chaos. Cet événement révèle que le roi demeure le point de référence ultime pour les acteurs politiques thaïlandais. Néanmoins, la monarchie absolue a pris fin dès 1932. Dans ce cas, comment peut-on expliquer le fait que la monarchie thaïlandaise continue à jouer un rôle important en politique jusqu’à aujourd’hui?</p>
<p style="text-align: justify">Avec l’invention du nationalisme thaï, la monarchie s’est associée pour toujours à l’État thaï. Simultanément, par le biais de l’idéologie nationaliste «Roi, Nation, Religion» du roi <a href="http://www.britannica.com/facts/5/509817/Vajiravudh-as-discussed-in-Thailand">Vajiravudh</a> (1910-1925), la monarchie et l’État-nation sont devenus inséparables. Pour mieux comprendre l’enracinement de la monarchie dans la politique thaïlandaise, nous allons d’abord voir comment cette association a eu lieu. Puis, nous allons examiner les deux régimes militaires : celui de Phibun en 1932 et de Sarit en 1957. À travers le premier, on peut voir que l’association entre la monarchie et l’État rend vains tous les efforts d’écarter le roi de la politique. Le second nous permet de constater que cette association garantit le statut du monarque en tant que la principale source de la légitimité.</p>
<p style="text-align: justify">Sous l’impulsion du nationalisme thaï, l’État et la monarchie sont vus comme une seule entité. Différent des autres pays de l’Asie du Sud-est, c’est la monarchie qui a créé l’État-nation en Thaïlande. Grâce aux réformes administratives et militaires entreprises par le roi <a href="http://www.thailande-fr.com/culture/histoire/133-la-thailande-celebre-le-roi-chulalongkorn">Chulalongkorn</a> (1868 &#8211; 1910), on a vu l’émergence des élites administratives et militaires depuis le début du XX<sup>e</sup> siècle.<a href="#_ftn1">[1]</a> De cette manière, il a permis à l’État thaï d’exister concrètement en développant une bureaucratie moderne et une armée nationale. Son successeur, Vajiravudh a complété cette construction de l’État en fournissant un imaginaire national, le nationalisme thaï. Pour cette raison, on peut dire que l’État thaïlandais est une création de la monarchie. En même temps, le monarque symbolise l’État. Il est donc impensable de remettre en cause le rôle de la monarchie, car le fait de questionner la monarchie revient à questionner l’État thaï. Voici, deux cas concrets qui montrent la solidité de cette association. </p>
<p style="text-align: justify">Même si la monarchie absolue a été renversée, le prestige du roi est demeuré intact grâce au lien étroit entre la monarchie et le nationalisme. C’était le cas sous le règne de <a href="http://www.tour-bangkok-legacies.com/phibun-songkhram.html">Phibun Songkhram</a> (1897-1964). Il était le premier ministre entre 1938 et 1944 ainsi qu’entre 1948 et 1957. D’un côté, il a essayé d’alimenter le culte de la personnalité dans le pays.<a href="#_ftn2">[2]</a> Autrement dit, il s’est placé lui-même au-dessus du roi. D’un autre côté, il a mis la nation dans une position supérieure par rapport à la monarchie. Pour cette raison, il a demandé à la population de respecter l’hymne national et le drapeau comme les symboles de l’État. Il s’agit d’une tentative de dissocier la monarchie et l’État thaï. Le changement du Siam à la Thaïlande a également eu lieu au cours de son mandat.<a href="#_ftn3">[3]</a> De là, on voit qu’il voulait rompre avec l’ancien régime. Pourtant, il n’est pas parvenu à isoler la monarchie à cause de son nationalisme. En tant que nationaliste, il a insisté beaucoup sur l’importance des valeurs traditionnelles thaïes. Rappelons-nous que la loyauté à l’égard du roi est justement une des valeurs fondatrices en Thaïlande. Renforcer le nationalisme thaï est de renforcer la loyauté envers la monarchie, car le monarque est l’initiateur de l’idéologie nationaliste. En conséquence, la monarchie occupe toujours une place centrale dans le nationalisme thaï.</p>
<p style="text-align: justify">En fait, c’était surtout à la période de Sarit que la monarchie est devenue la principale source de légitimité pour l’armée. En 1957, Sarit a pris le pouvoir par un coup d’État. Dès lors, tout au long de sa carrière politique, il a justifié ses actions politiques au nom de la loyauté à l’égard du roi. Contrairement à Phibun, il a accordé au roi un rôle plus important au niveau national et international. Il a augmenté le budget attribué à la famille royale en permettant la construction des palais, de multiples voyages à l’étranger et l’organisation des fêtes grandioses lors de l’anniversaire du roi.<a href="#_ftn4">[4]</a> Tous ces efforts avaient comme seul objectif de renforcer le prestige du roi afin de le servir à légitimer ses politiques. De plus, Sarit a essayé d’identifier la monarchie avec l’armée par la formation d’une armée royale.<a href="#_ftn5">[5]</a> Ainsi, le roi détient le titre symbolique à la tête des armées. Cela nous donne l’impression que l’armée agit uniquement en fonction des intérêts du monarque. Par l’intermédiaire de la monarchie, il voulait présenter la force militaire comme défenseur de l’État. À partir de cette époque, l’image de l’armée en tant que la gardienne du monarque est implantée dans l’esprit des Thaïlandais.</p>
<p style="text-align: justify">En somme, grâce à la formule magique du nationalisme thaï « Roi, Nation, Religion », la monarchie a réussi à survivre à la révolution de 1932 et à garder sa place sur la scène politique du pays. Dès l’époque de Sarit, on observe une forme de coopération entre la monarchie et l’armée. Cette alliance pourrait empêcher les changements politiques dans la mesure où l’on renverse le gouvernement chaque fois qu’il va à l’encontre des intérêts du monarque et de l’armée. Dans cette perspective, il serait difficile d’entreprendre des réformes sérieuses, et par conséquent on risque de tomber dans un cycle vicieux marqué par les coups d’État.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-535  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/HP006777-400x267-300x199.jpg" alt="HP006777-400x267" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: <a href="http://www.ambafrance-th.org/cine/article.php3?id_article=296&amp;id_document=107&amp;compteur=11"> http://www.ambafrance-th.org/cine/article.php3?id_article=296&amp;id_document=107&amp;compteur=11</a></p>
<p> </p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>1. Galland, Xavier. p. 91-93</p>
<p>2. Kratoska, Paul.</p>
<p>3. Handley, Paul M. p.61</p>
<p>4. Handley, Paul M. p. 143-144.</p>
<p>5. Cheong, Yong Mun.</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Cheong, Yong Mun. « The Political Structure of the Independant States ». The Cambridge History of Southeast Asia, Vol.4. edited by Nicolas Tarling, Cambridge : Cambridge University Press, 1999 : pp. 59-131.</p>
<p>Galland, Xavier. 1998. Histoire de la Thaïlande. Paris : Presses Universitaires de France.</p>
<p>Handley, Paul M. 2006. The King Never Smiles : a biography of Thailand’s Bhumibol Adultadej. Newhaven and London : Yale University Press.</p>
<p>Kratoska, Paul. « Nationalism and Modernist Reform », in The Cambodge History of Southeast Asia, Vol.3. (sous la dir.) Nicholas Tarling. Cambridge : Cambridge University Presse, 1999 : pp. 286-314</p>
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		<title>LA THAILANDE, UNE DÉMOCRATIE TEINTÉE D’AUTORITARISME?</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 21:06:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Amélie Privé
La violence a depuis très longtemps et encore aujourd’hui, marquée les relations politiques et sociales. De nombreux coups d’États se sont succédés en Thaïlande depuis 1932, année qui a marqué la fin de la monarchie absolue. En effet, plus de 50 gouvernements se sont relayés en l’espace de 60 ans. Il est donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Amélie Privé</strong></p>
<p style="text-align: justify">La violence a depuis très longtemps et encore aujourd’hui, marquée les relations politiques et sociales. De nombreux coups d’États se sont succédés en Thaïlande depuis 1932, année qui a marqué la fin de la monarchie absolue. En effet, plus de 50 gouvernements se sont relayés en l’espace de 60 ans. Il est donc très difficile d’affirmer que la Thaïlande est aujourd’hui un pays où la démocratie s’est consolidée. Pour bien comprendre ce processus, il est important de voir d’abord comment la violence dans la politique est entrée dans les mœurs. Par la suite, nous verrons quelque facteur ayant favorisé ce développement, et finalement, les moyens pris aujourd’hui pour enrayer le militarisme et transformer le gouvernement et le pays en une véritable démocratie consolidée.</p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord, comme la majorité des pays en Asie, l’agriculture du riz ainsi que le commerce avec les pays limitrophes a caractérisé l’économie précapitaliste. À cette époque, autours du 19<sup>ième</sup> siècle, d’importantes différences marquaient les régions de la Thaïlande. En effet, l’absence de voie de communication effective rendait le pouvoir des souverains presque invisible. Dans les régions plus éloignées, se rendre à Bangkok, la capitale et résidence du roi pouvait prendre jusqu&#8217;à plusieurs mois. Ainsi, certaines régions procédaient leur propre dirigeant, qui lui-même faisait des ententes avec les pays ou régions voisines pour le commerce.</p>
<p style="text-align: justify">Lorsque les Européens arrivèrent en Asie du Sud-Est, le roi Mongkut (Rama 5) entrepris des négociations et des ententes avec les occidentaux dans le but d’éviter la colonisation. Quelques années plus tard, le prince Chulalongkorn alors devenu roi, poursuivit le rêve de son père; moderniser le Siam (ancien nom de la Thaïlande). Avec les changements qui se produisaient et surtout, une économie grandissante, le roi proposa et appliqua une série de réformes appelées « Chakkiri reformation (1872-1892)»<a href="#_ftn1">[1]</a>. Ces réformes avaient pour but de réorganiser l’État pour faire face à tous ces changements. Premièrement, des réseaux de communication furent construits, des voies ferrées, des systèmes de télégraphes et plus tard de téléphonie. De ce fait, cela eu pour résultat de resserrer le pouvoir de l’État sur les régions et de le centraliser d’avantage. Ensuite, les taxes durent désormais être payées en monnaie et non en corvées ou en biens comme il était courant de le faire à l’époque. En plus de cela, le salaire des fonctionnaires royaux était lui aussi donné en monnaie. Ces deux changements eurent pour effet d’augmenter la monnaie circulant dans le pays et par conséquent, d’augmenter le pouvoir de l’économie du pays. <a href="#_ftn2">[2]</a> Évidemment, en augmentant ce pouvoir, la formation de classes sociales devint inévitable car certain avait la possibilité d’augmenter les richesses des riches car ils accumulaient de l’argent et ainsi augmentaient leurs capacité d’achat au détriment des paysans ne possédant pas leur propre terre. Par la suite, des enfants de la royauté et haut placés purent étudier en France ou en Angleterre, au lieu de l’éducation dans les monastères. Finalement, la principale réforme qui à mon avis fut l’un des éléments déclencheurs du début du militarisme fut la création de 12 ministères. « The importance of this reorganization was that, in theory, each minister had equal status below the king. The new ministries were: Interior, Justice, Defence, Lands and Agriculture, Finance, Public Works, the Capital, the Privy Seal, Education, the Palace or Royal Household, Foreign Affairs, and the Department of Military Strategy.»<a href="#_ftn3">[3]</a>Tous ces ministères étaient contrôlés par des membres de la famille royale ou des proches, de sorte qu’un important clivage se creusait entre les membres de cette famille et les non-membres.</p>
<p style="text-align: justify">1932 a été l’année marquant la fin de la monarchie absolue. En effet, une révolution fut menée par des militaires et des citoyens provinciaux, ceux qui avant la période capitaliste, contrôlaient leurs parties de territoire. Suite à la victoire des révolutionnaires et de l’armée, le pouvoir de la monarchie fut considérablement réduit. Le triangle « politiciens », « Roi » et « armée » demeura encore instable et s’en suit une série de coups d’État militaires. Dans les années 1946-1976, le pays fut sous l’emprise d’une dictature extra conservatrice et autoritaire. Mais, en 1973, les étudiants se soulevèrent en réaction aux mouvements pacifistes américains contre la guerre du Vietnam permettant ainsi la tenue d’une première élection démocratique. Cela ne fut que de courte durée puisqu’en 1976, un contrecoup militaire modéré renverse le gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify">Bien que le militarisme n’existe que depuis 1932, l’absolutisme et la domination ont longtemps été présent et continue de l’être aujourd’hui. En effet, le Roi Mongkut a, dans son empressement au développement, cru bon de moderniser l’État, avec une aristocratie et des fonctionnaires à l’image des pays occidentaux, sans pour autant aller au bout de cette modernité. Pour contrôler un État moderne, il faut également développer les effectifs afin de le maintenir productifs et efficace. C’est ce que la démocratie facilite en donnant des postes au peuple et aux fonctionnaires ayant la compétence de le faire. En effet, nommer des fonctionnaires issus de la famille royale sans qu’ils aient l’expertise, dans une bureaucratie de plus en plus compliquée et productive crée une barrière et une contre productivité. C’est pourquoi, cela affaiblie le gouvernement, le rendant plus susceptible aux coups d’États.</p>
<p style="text-align: justify">Après de nombreux coups militaires, il semblerait que les dirigeants aient compris ce phénomène de l’État moderne. Bien qu’il reste beaucoup de choses à changer, l’État thaïlandais signe de plus en plus de traités internationaux et son économie est en développement. En effet, la signature de ces traités et la volonté de diminuer le pouvoir des militaires sont quelques moyens pris pour enrayer le militarisme.  Cependant, l’instabilité politique est constante et les coups d’État, dont celui de 2006 qui a fait retomber la Thaïlande dans ses habitudes autoritaires, sont toujours présents. De plus, la violence occupe encore une importante place dans bon nombre d’aspects sociaux du pays, le gouvernement quant à lui est sur la voie de la démocratisation, mais il doit changer dans ses manières d’agir et cette idée de « Roi », « politiciens » et « militaires »  car ceux-ci sont trop présents dans le gouvernement.  </p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Hewison, Kevin. <em>Political change in Thailand : democracy and participation</em>. London; New-York:Routledge, 1997.</p>
<p>Withit Mantaphon. <em>Les voies de la democratie : droits de la personne et développement démocratique en Thailande. </em>Montreal. Centre international des droits de la personne et du développement démocratique. 1994.</p>
<p>Elliot, David. <em>Thailand : origins of military rules. </em>London. Zed Presse. 1978.</p>
<p>Lynch, Daniel. C. <em>Rising China and Asian Democratization. </em>Californie. Stanford University press. 2006.</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Elliot, David. <em>Thailand : origins of military rules. </em>London. Zed Presse. 1978.P.75</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Elliot, David. <em>Thailand : origins of military rules. </em>London. Zed Presse. 1978. P.76</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Elliot, David. <em>Thailand : origins of military rules. </em>London. Zed Presse. 1978. P.77</p>
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		<title>THAÏLANDE : CULTURE, PROSTITUTION INFANTILE ET MONDIALISATION</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 02:54:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Marie-Soleil Verville Allard
L’une des grandes caractéristiques de la mondialisation est l’accès plus facile aux autres pays, via le tourisme qui est de plus en plus présent et lucratif. En effet, plusieurs régions du monde comptent parmi leurs revenus nationaux d’importance cette activité, qui permet aux voyageurs avides d’exotisme d’aller où bon leur semble sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Marie-Soleil Verville Allard</strong></p>
<p style="text-align: justify">L’une des grandes caractéristiques de la mondialisation est l’accès plus facile aux autres pays, via le tourisme qui est de plus en plus présent et lucratif. En effet, plusieurs régions du monde comptent parmi leurs revenus nationaux d’importance cette activité, qui permet aux voyageurs avides d’exotisme d’aller où bon leur semble sur la planète. L’un des problèmes relevés de cette pratique, notamment en Asie du Sud-est, est l’émergence de plus en plus importante du tourisme sexuel, et de l’exploitation sexuelle des enfants. En Thaïlande, ce problème est en partie causé par la culture historique thaïlandaise, par le marché plus accessible dû à la mondialisation, mais aussi par la demande des clients d’avoir des relations sexuelles avec des personnes d’allure très jeune. Le gouvernement thaïlandais et la communauté internationale font des efforts pour lutter contre le problème, mais ceux-ci semblent être insuffisants pour régler définitivement le problème.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-500  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/ThailandChild1-300x208.jpg" alt="ThailandChild1" width="300" height="208" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: <a href="http://uncivilsociety.org/ThailandChild1.jpg">http://uncivilsociety.org/ThailandChild1.jpg</a><a href="http://uncivilsociety.org/ThailandChild1.jpg">Enfant1</a></p>
<p style="text-align: justify">L’une de causes de l’exploitation sexuelle des enfants dans cette région semble historique. En effet, avant 1865, la vente des femmes et des enfants y était légale, jusqu’à ce que le roi Rama IV impose une loi qui interdisait de vendre un enfant sans son consentement. La loi fut modifiée ensuite en 1901, puis en 1934 pour interdire complètement cette pratique. Cependant, la rapide industrialisation du pays, et la lente évolution des traditions firent en sorte que la famille a encore beaucoup de pouvoir sur les enfants, ce qui signifie que l’enfant a une obligation envers ses parents<a href="#_edn1">[i]</a>. C’est ainsi que beaucoup d’enfants qui se prostituent en Thaïlande voient leur situation : ils travaillent pour la prospérité et la survie familiale. </p>
<p style="text-align: justify">Une autre cause de l’avènement de l’exploitation sexuelle des enfants en Thaïlande (comme dans plusieurs autres pays de l’Asie du Sud-est) est l’accès au marché, facilité par la mondialisation. Il est important de comprendre que le tourisme sexuel existe aussi principalement, car il y a une demande pour celui-ci. En effet, la loi de l’offre et de la demande s’applique au milieu de l’exploitation sexuelle des enfants en Thaïlande.</p>
<p style="text-align: justify">La recherche de prostituté(e)s d’apparence jeune cause aussi le problème de la prostitution infantile<a href="#_edn2">[ii]</a>. En effet, beaucoup d’hommes<a href="#_edn3">[iii]</a> qui participent au tourisme sexuel en Thaïlande ont une préférence marquée pour les femmes (ou les hommes), très jeunes, de petite taille, et avec des caractéristiques prépubères (par exemple, l’absence de poils sur le corps).<a href="#_edn4">[iv]</a>  Ces traits, que l’on retrouve fréquemment chez les jeunes femmes thaïes (même si elles sont majeures), sont aussi les traits qui seraient associés à de jeunes enfants. Une autre raison de la recherche de quelqu’un qui a une apparence jeune a aussi rapport avec la peur des maladies transmises sexuellement. Plusieurs touristes croient (souvent à tort) que plus la personne est jeune, moins il y a de risque d’attraper une MTS. Ainsi, plusieurs analystes s’entendent pour dire que plusieurs clients seraient incapables de faire la différence entre une prostituée d’âge légal (18 ans et plus), et une prostituée de 16, 15, 14 ou même 13 ans. Le fait n’est donc pas que ces gens participent consciemment à l’exploitation sexuelle de jeunes enfants, mais qu’ils encouragent la recherche de ces critères dans la sélection des prostitué(e)s par les tenanciers de bars, les proxénètes, etc.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-501  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/45222476_stop-child-porn-manila466x3-300x193.jpg" alt="_45222476_stop-child-porn-manila466x3" width="300" height="193" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo : <a href="http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/45222000/jpg/_45222476_stop-child-porn-manila466x3.jpg">http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/45222000/jpg/_45222476_stop-child-porn-manila466&#215;3.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Mais que fait le gouvernement thaïlandais pour contrer ce problème? Serait-il prêt à prendre des mesures coercitives, et ainsi réduire une partie importante de l’industrie qui lui rapporte 6,7 % de son PIB<a href="#_edn5">[v]</a> ? Selon le <a href="http://www.humantrafficking.org/">HumanTrafficking.org</a>, plusieurs rapports, provenant notamment des États-Unis, établissent que le gouvernement thaïlandais ne prend pas assez de moyens pour régler le problème de l’exploitation sexuelle (dont celle des enfants). Le gouvernement fait des efforts réels pour lutter contre le problème en ajoutant de nouvelles lois contre le trafic humain et le droit des enfants et en signant des accords avec d’autres pays de l’Asie du Sud-est comme le Laos et le Cambodge qui connaissent le même problème. Plusieurs pays occidentaux s’entendent cependant pour dire que les autorités thaïlandaises ne luttent pas assez efficacement contre l’exploitation sexuelle et le trafic humain sur son territoire. Certains officiels gouvernementaux seraient même soupçonnés de participer au trafic humain<a href="#_edn6">[vi]</a>. </p>
<p style="text-align: justify">De plus, le marché de l’exploitation sexuelle des enfants en Thaïlande est caractérisé par l’avènement d’un outil propre à la mondialisation que tout le monde utilise chaque jour : l’Internet. En effet, la Thaïlande a été classée 5e productrice de pornographie infantile<a href="#_edn7">[vii]</a> en 2006. Ces sites sont produits par des étrangers ainsi que par des Thaïlandais. Cette industrie se présente aussi comme très lucrative, et est aussi de plus en plus difficile à punir, car les producteurs sont souvent plus difficiles à repérer. Malheureusement, plusieurs organismes s’entendent pour dire que le gouvernement thaïlandais est mal équipé pour faire ce type de lutte, qui demande des ressources et des forces policières spécialisées.</p>
<p style="text-align: justify">Qu’en est-il de la communauté internationale? Car, en contexte de mondialisation, il est logique de s’attendre à des actions communes des pays pour éradiquer les problèmes qui nuisent à leurs populations. Plusieurs pays ont pris des mesures coercitives à l’intérieur de leurs frontières pour punir les gens trouvés coupables d’abus sexuels sur des enfants lors de voyages à l’étranger. De plus en plus de gouvernements et d’organismes non gouvernementaux travaillent à la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=kPK992fRxhc&amp;feature=related">sensibilisation</a> du problème de l’exploitation sexuelle des enfants, autant en Thaïlande que dans les autres régions de l’Asie du Sud-est, et aussi partout où ce problème est présent.  </p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Jeremy Seabrook, <em>Travels in the Skin Trade.  Tourism and the Sex Industry</em>, (Londres: Pluto Press, 2001), 147-149.</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> On exclut ici le problème des pédophiles qui profitent du tourisme sexuel pour assouvir leurs désirs. Cette catégorie de clients est par contre souvent décrite comme moins importante.</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Le tourisme sexuel est, en effet, surtout associé aux hommes. Différentes recherches sur le tourisme sexuel fait par les femmes ont été menées, mais montrent toujours que la plus grande partie des touristes sont masculins. </p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Heather Montgomery, «Buying innocence : child-sex tourists in Thailand», <em>Third World Quaterly</em> 5 (2008), 903-917.</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Diethelm Travels, « Thailand Tourism Review », (2007) En ligne. <a href="http://www.bangkokpost.com/tourismreview2007/10.html">http://www.bangkokpost.com/tourismreview2007/10.html</a>, (page consultée le 25 octobre 2009).</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> États-Unis, Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, <em>Human Rights Report: Thailand</em>, (États-Unis : Departement of State, 2006).</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> ECPAT International, <em>Global monitoring: Report on the status of action against sexual exploitation of children – Thailand, </em>2006, p.12.</p>
<p> </p>
<p><span style="font-weight: bold">Bibliographie</span></p>
<p>Diethelm Travels, 2007, <em>Thailand Tourism Review</em>, En ligne. <a href="http://www.bangkokpost.com/tourismreview2007/10.html">http://www.bangkokpost.com/tourismreview2007/10.html</a>, (page consultée le 25 octobre 2009).</p>
<p>ECPAT International, 2006, <em>Global monitoring: Report on the status of action against sexual exploitation of children – Thailand, </em>Bangkok: ECPAT International.</p>
<p>États-Unis, Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, (2006) <em>Human Rights Report: Thailand</em>, États-Unis : Departement of State.</p>
<p>Montgomery, Heather, 2008, «Buying innocence: child-sex tourists in Thailand», <em>Third World Quaterly</em> 5 (no.29) : 903-917.</p>
<p>Seabrook, Jeremy, 2001, <em>Travels in the Skin Trade.  Tourism and the Sex Industry</em>, Londres: Pluto Press. <span style="text-decoration: underline"> </span></p>
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		</item>
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		<title>LE BOUDDHISME D’ÉTAT ET LE CONFLIT DANS LE SUD DE LA THAÏLANDE</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 21:38:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Bouddhisme]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Catherine Desjardins
La religion a été un instrument privilégié à l’établissement de plusieurs États et la Thaïlande n’y fait pas exception. Par la suite, en 1932, l’État thaïlandais s’est sécularisé. Par contre, plusieurs chercheurs signalent que les croyances bouddhistes possèdent toujours une influence déterminante dans l’appareil étatique. C’est ainsi que les revendications sécessionnistes au sud [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Catherine Desjardins</strong></p>
<p style="text-align: justify">La religion a été un instrument privilégié à l’établissement de plusieurs États et la Thaïlande n’y fait pas exception. Par la suite, en 1932, l’État thaïlandais s’est sécularisé. Par contre, plusieurs chercheurs signalent que les croyances bouddhistes possèdent toujours une influence déterminante dans l’appareil étatique. C’est ainsi que les revendications sécessionnistes au sud du pays posent la question de l’implication de la religion sur l’État thaïlandais. En effet, y a-t-il un lien entre cette religion et le conflit qui a lieu au sud du pays?</p>
<p style="text-align: justify">D’abord, revenons un peu dans le temps pour voir quelles sont les racines de la tradition politique de ce pays. Le Bouddhisme est au cœur de la tradition politique siamoise depuis le 19<sup>e</sup> siècle. À cette époque, le Bouddhisme <em>theravada</em> fut désigné religion d’État au Siam (ancien nom de la Thaïlande) et le « Sangha Administration Act » de 1902, désigna trois principes importants : (1) l’implication des moines dans la structure nationale (2) l’établissement du principe d’autorité hiérarchique et (3) l’établissement d’un système d’éducation clérical<a href="#_edn1">[i]</a>. Ce système continua jusqu’à la révolution de 1932. Cette révolution, qui avait pour but de démocratiser la Sangha (nom de l’ordre hiérarchique bouddhique) et de séculariser le système, fit de la Thaïlande une monarchie constitutionnelle dépourvue de religion d’État<a href="#_edn2">[ii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Subséquemment, le pays passa à travers <a href="http://asiesudest.wordpress.com/2008/07/06/la-thailande-une-tradition-politique-militaire/">plusieurs transitions; soit entre des pouvoirs militaires et des gouvernements civils</a>. C’est finalement <a href="http://asiesudest.wordpress.com/2008/07/07/coup-detat-dans-leau/">le coup d’État de 2007</a> qui ramena le Bouddhisme au goût du jour. En effet, plusieurs bouddhistes demandèrent alors que la nouvelle constitution thaïlandaise proclame à nouveau le Bouddhisme comme étant la religion nationale<a href="#_edn3">[iii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Ces velléités de dé-sécularisation proviennent de l’intensification du conflit au sud du pays qui a mené à l’instauration de la loi martiale en 2004. Effectivement, les régions de Pattani ainsi que celles de Yala et de Narathiwat sont l’hôte de revendications séparatistes depuis plusieurs décennies, mais celles-ci ont atteint un sommet en janvier 2004. L’identité religieuse de ces groupes sécessionnistes fit l’objet de plusieurs débats. Le Premier ministre Thaksin énonça même qu’il ne pensait pas que <em>« … religion was the cause of the problems down there…»<a href="#_edn4">[iv]</a></em>. Par contre, selon plusieurs auteurs, l’association entre musulmans et séparatistes est difficile à ignorer. En outre, selon le National Statistical Office, 80 % de la population de ces trois provinces du sud est musulmane alors que 90% de la population  thaïlandaise est bouddhiste<a href="#_edn5">[v]</a>. De plus, les Wat (monastères bouddhistes), qui ont longtemps été un lieu de recueillement pour toute la communauté autant musulmane que bouddhiste, sont maintenant hors d’atteinte pour toute personne de confession musulmane. L’instrumentalisation de ces lieux comme repère de l’armée thaïlandaise est indéniable, l’armée les protégeant contre des attaques ennemis puisqu’ils sont occupés par les soldats et la police<a href="#_edn6">[vi]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Est-ce que les séparatistes veulent délibérément entreprendre la séparation de leur région parce qu’ils sont de religion musulmane? Rien ne peut nous l’assurer puisque ces groupes n’ont toujours pas fait de déclaration officielle d’aucune sorte<a href="#_edn7">[vii]</a>. Est-ce que la religion est une partie intégrante de ce conflit? Certainement, et ce malgré le fait que rien nous assure qu’elle en soit la source. Les motivations sécessionnistes sont rarement assises sur une seule motivation et dans ce cas on pourrait largement élaborer sur des considérations économiques et historiques mais là n’est pas notre objectif. Le conflit qui n’a pas débuté comme une opposition religieuse en est certainement devenu une justement parce que les Wat bouddhistes sont utilisés comme forteresse par l’armée thaïe et parce que la différence religieuse entre nord et sud est de plus en plus flagrante.</p>
<p style="text-align: justify">En fin de compte, l’influence actuelle de la religion sur l’État passe surtout à travers le conflit qui fait rage dans le sud du pays. Le besoin que plusieurs citoyens ont ressentit de rendre le Bouddhisme la religion d’État en Thaïlande vient surtout de la situation qui y est vécue. Malgré le fait que cette demande n’ait pas abouti, la constitution de 2007 ne l’ayant pas inclus<a href="#_edn8">[viii]</a>, le Bouddhisme reste important dans la culture thaïe. La conclusion de cet article de Jerryson étant la meilleure façon de l’expliquer :</p>
<p style="text-align: justify">« And, in the end, we find that State actions assist in converting the southern conflict into a religious conflict: a transformation from a civil war between militants fighting for an independent region and the central government into a Malay Muslim insurrection against a Buddhist State. »<a href="#_edn9">[ix]</a></p>
<p style="text-align: justify">Finalement, le fait que l’État thaïlandais n’ait pas constitutionalisé la religion bouddhiste ne modifie pas l’impact que celle-ci a sur ses choix politiques.</p>
<p> </p>
<hr size="1" />
<p align="left"><a href="#_ednref1">[i]</a> F. Keyes, Charles.  1971. “Buddhism and National Integration in Thailand “. <em>The Journal of Asian Studies</em> 30 (no 3): 551-567</p>
<p align="left"><a href="#_ednref2">[ii]</a> F. Keyes, Charles. 1989. “Buddhist Politics and Their Revolutionary Origins in Thailand”. <em>International Political Science Review / Revue internationale de science politique </em>10 (no 2):<em>121-142</em></p>
<p align="left"><a href="#_ednref3">[iii]</a> McCargo, Duncan. 2009. « The Politics of Buddhist identity in Thailand&#8217;s deep south: The Demise of civil religion? ». <a href="http://journals.cambridge.org/action/displayJournal?jid=SEA"><em>Journal of Southeast Asian Studies</em></a> 40 (no 1): 11-32</p>
<p align="left"><a href="#_ednref4">[iv]</a> <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/4402748.stm">http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/4402748.stm</a></p>
<p align="left"><a href="#_ednref5">[v]</a> Jerryson, Michael. 2009. “Appropriating a space for violence: State Buddhism in southern Thailand”. <em>Journal of Southeast Asian Studies </em>40(no 1): 33–</p>
<p align="left"><a href="#_ednref6">[vi]</a> <em>Ibid.,</em> 57.</p>
<p align="left"><a href="#_ednref7">[vii]</a> McCargo, Duncan. 2009. « Thai Buddhism, Thai Buddhists and the</p>
<p align="left">Southern conflict».  <a href="http://journals.cambridge.org/action/displayJournal?jid=SEA"><em>Journal of Southeast Asian Studies</em></a> 40 (no 1): 1-10</p>
<p align="left"><a href="#_ednref8">[viii]</a> <a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article7179">http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article7179</a></p>
<p align="left"><a href="#_ednref9">[ix]</a> Jerryson, Michael. 2009. “Appropriating a space for violence: State Buddhism in southern Thailand”. <em>Journal of Southeast Asian Studies </em>40(no 1): 33–57</p>
<p align="left"> </p>
<p align="left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p align="left">F.Keyes, Charles. 1989. “Buddhist Politics and Their Revolutionary Origins in Thailand”. <em>Revue internationale de science politique </em>10 (no 2):<em>121-142</em></p>
<p align="left">F. Keyes, Charles.  1971. “Buddhism and National Integration in Thailand “. <em>The Journal of Asian Studies</em> 30 (no 3): 551-567</p>
<p align="left">Jerryson, Michael. 2009. “Appropriating a space for violence: State Buddhism in southern Thailand”. <em>Journal of Southeast Asian Studies </em>40(no 1): 33–57</p>
<p align="left">McCargo, Duncan. 2009. « The Politics of Buddhist identity in Thailand&#8217;s deep south: The Demise of civil religion? ». <a href="http://journals.cambridge.org/action/displayJournal?jid=SEA"><em>Journal of Southeast Asian Studies</em></a> 40 (no 1): 11-32</p>
<p align="left">McCargo, Duncan. 2009. « Thai Buddhism, Thai Buddhists and the</p>
<p align="left">Southern conflict».  <a href="http://journals.cambridge.org/action/displayJournal?jid=SEA"><em>Journal of Southeast Asian Studies</em></a> 40 (no 1): 1-10</p>
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		<title>DÉMOCRATIE = ÉCONOMIE ↑ ? LE CAS DE LA THAILANDE</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 03:32:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran
Saijai, mon amie thaïlandaise, dit qu’elle aime la démocratie. Semblable à une très large majorité de ses concitoyens, Saijai est confiante que la démocratie saura régler les problèmes de son pays[1]. Une assurance plutôt rationnelle considérant la multiplication par quarante du revenu annuel par habitant depuis l’institution de la monarchie constitutionnelle en 1932[2]. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: justify">Saijai, mon amie thaïlandaise, dit qu’elle aime la démocratie. Semblable à une très large majorité de ses concitoyens, Saijai est confiante que la démocratie saura régler les problèmes de son pays<a href="#_ftn1">[1]</a>. Une assurance plutôt rationnelle considérant la multiplication par quarante du revenu annuel par habitant depuis l’institution de la <a href="http://www.asiasentinel.com/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=1012&amp;Itemid=185">monarchie constitutionnelle</a> en 1932<a href="#_ftn2">[2]</a>. Ainsi, le «miracle économique» thaïlandais serait-il attribuable au développement d’une démocratie au pays?</p>
<p style="text-align: justify">En théorie, une démocratie devrait apporter plus de transparence et de participation civile dans les processus de décisions pour un marché plus juste<a href="#_ftn3">[3]</a> et plus prospère. Un progrès possible seulement dans un contexte de stabilité politique et de paix<a href="#_ftn4">[4]</a> &#8211; ce qui n’est pas le cas de la Thaïlande. Malgré la tenue fréquente d’élections, le pays a été le théâtre de dix-huit coups militaires depuis l’arrivée du premier Premier Ministre. Toutefois, l’instabilité politique  n’a pas été un obstacle au développement de l’économie du pays<a href="#_ftn5">[5]</a>.  Ainsi, loin de résulter d’un mouvement démocratique, le succès économique thaïlandais découlerait plutôt d’une main mise successive de gouvernements à tendances autoritaires capables de répondre aux besoins des stimuli économiques extérieurs<a href="#_ftn6">[6]</a>. </p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord,  l’assemblée nationale nouvellement créée après le coup de 1932 entreprit un projet de développement des capacités nationales  en misant sur une industrie domestique forte et d’un marché intérieur étendu<a href="#_ftn7">[7]</a>. Un effort qui fut non seulement maintenu malgré les coups militaires de 1947 et 1951, mais porté à son apogée avec le régime autoritaire de Sarit Dhanarajata (1953). En effet, Sarit su tirer avantage du contexte de la guerre froide afin de concrétiser ces projets de modernisation. Alors que la Banque Mondiale soutint son développement industriel, l’imminence de la guerre du Vietnam garantit l’assistance américaine. Plus précisément, ce sont 797 millions $ sous forme d’investissements directs et d’aide militaire qui furent offerts par les États-Unis<a href="#_ftn8">[8]</a>. Conséquemment, la croissance déjà rapide de 5% par année au début de ce « projet national » s’accrue à 7,25%<a href="#_ftn9">[9]</a> en moyenne dans les années 60.</p>
<p style="text-align: justify">Les développements politiques subséquents réitèrent la preuve de cette division entre évolution démocratique et santé économique en Thaïlande. En effet, après une longue domination militaire, l’existence d’un règne civil au lendemain du <a href="http://www.youtube.com/watch?v=siO2u9aRzns">mouvement étudiant de 1973</a> fut très brève. D’abord, les élections faillirent à former un gouvernement majoritaire capable d’assurer une stabilité sociale propice à une croissance des marchés. Un équilibre d’autant plus martelé en raison de la chute de Saigon et de la montée d’un communisme régional qui accentuèrent les manifestations civiles et les violences partisanes<a href="#_ftn10">[10]</a>. Simultanément, la formation du nouveau gouvernement ne permit pas à la classe entreprenante modérée de s’assurer une représentation adéquate pour exprimer ses visions économiques<a href="#_ftn11">[11]</a> ; un musèlement qui, combiné à une crise du prix du pétrole, présagea inflation et récession à l’horizon.</p>
<p style="text-align: justify">La catastrophe économique fut néanmoins évitée de justesse par l’arrivée en jeu du Japon, alors en pleine expansion industrielle. Dès 1977, ce dernier représentait à lui seul le tiers des capitaux enregistrés en Thaïlande, soit deux fois plus que les États-Unis<a href="#_ftn12">[12]</a>. Il demeure que le mérite du fleurissement de ce financement revient au climat de stabilité qu’instaura le Général <a title="Prem Tinsulanonda" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Prem_Tinsulanonda">Prem Tinsulanonda</a> (1980). À cheval entre un régime militaire et des penchants démocratiques (puisqu’il avait restauré les politiques parlementaires) ; Prem avait réorienté son pays vers une économie d’exportation selon les nouveaux besoins nationaux et internationaux. Initiant des demandes de fonds d’investissements auprès des grandes institutions internationales, le dirigeant avait ainsi érigé les piliers nécessaires au boom économique à venir de 1987-96. Il est donc évident que la croissance exceptionnelle de cette période fut possible grâce à l’impulsion des fonds étrangers<a href="#_ftn13">[13]</a> et d’une réponse adéquate de Prem.</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, libéralisation et emprunts mèneront à la <a href="http://archives.radio-canada.ca/emissions/406-16334/page/1/">crise d’endettement de 1997</a><a href="#_ftn14">[14]</a> qui apportera au pouvoir l’homme d’affaire Thaksin Shinawatras. Celui-ci réussira non seulement à sortir le pays de la crise, mais à rétablir son taux de production à 6,1% (2004)<a href="#_ftn15">[15]</a>. Bien que l’assise au pouvoir de Thaksin découlera  d’une légitimité démocratique, il n’en sera pas de même pour ses méthodes. En d’autres mots, Thaksin saura manipuler la majorité parlementaire, que lui conférera  le processus électoral, afin de transformer son parti (Thai Rak Thai) en un « one man show<a href="#_ftn16">[16]</a> ». En plein contrôle, Thaksin sera ainsi en mesure d’imposer son idéale pro-globalisation et de réagir rapidement à la demande croissante d’importations des nouveaux marchés de l’ASEAN et de la Chine<a href="#_ftn17">[17]</a>. Corruption, répression policière, écartement d’adversaires politiques et oppression de la liberté de presse ; c’est par un pouvoir quasi-autoritaire que Thaksin parviendra donc à ses fins.</p>
<p style="text-align: justify">Ceci étant dit, un développement économique assez constant depuis 1932, malgré de nombreux soubresauts politiques, nous porte à chercher les causes du « miracle économique » au-delà d’un développement relatif de la démocratie en Thaïlande. Bien que l’évolution économique et démocratique aient pris des chemins parallèles (à noter que celui de la démocratie fut beaucoup plus sinueux), le succès du premier semble plutôt avoir été initié et concrétisé par des conjonctures internationales<a href="#_ftn18">[18]</a> (ex : guerre du Vietnam) auxquelles ont bien répondu les divers régimes. Toutefois, rien n’empêche le fait que la démocratie et l’économie s’entrecoupent davantage dans le futur. En effet, les mobilisations civiles gigantesques de 2006 et 2008, dénonçant la corruption des dirigeants passés, sont en train de consolider un pavé vers un système politique plus juste et transparent. Saijai peut donc continuer à aimer la démocratie ; un jour, peut-être, la réalité sera à la hauteur de ses illusions.</p>
<p style="text-align: center"> <img class="aligncenter size-medium wp-image-470" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Image-1-Airport-300x189.jpg" alt="Image 1 - Airport" width="300" height="189" /></p>
<p style="text-align: center"> Crédit : http://ndn.newsweek.com/media/41/thailand-protest-airports-wide-horizontal.jpg</p>
<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>
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<p>BBC News. 2009. <em>Timeline: Thailand</em>. En ligne. http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/country_profiles/1243059.stm (page consultée le 16 octobre 2009)</p>
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<p>Washington. Library of Congress – Federal Research Division. 2007. <em>Country Profile: Thailand</em>. Washington: Library of Congress</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Robert B. Albritton et Thawilwadee Bureekul (2002), p.9</p>
<p> </p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> BBC News (2007), en ligne,<em> </em>« Why Thailand’s King is so Revered»</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Juliana Ribeiro (2005), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Amelia Santos-Paulino et A.P. Thirlwall (2004), p. F12</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Kevin Hewison (1999), p. 408</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Liam Ryam (2000), p.807</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Jasper Goss et David Burch (2001), p. 969</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Voir Jasper Goss et David Burch (2001), p.974</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Voir Jasper Goss et David Burch (2001), p.975</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Dominique Caouette (2006), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Michael Kelly Connors (2006), p.102</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Voir Jasper Goss et David Burch (2001), p.979</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Voir Kevin Hewison (1999), p. 407</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> Voir Dominique Caouette (2006), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Banque Mondiale (2005), p. 10</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> Johnathan Leightner (2007), p.66</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> Voir Johnathan Leightner (2007), p.71</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> Voir Kevin Hewison (1999), p. 407</p>
<hr size="1" />
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