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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Structure politique</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>MALAISIE : UNE COERCITION PAR LA POLICE ET LA LOI</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:08:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Autoritarisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Jean-Baptiste Cubilier
 
La Malaisie se présente comme un pays où la force coercitive n’est plus l’armée. En effet, on constate à travers le cas malaisien une situation favorable à la police dans le rôle de maintien de l’ordre. Ici les militaires ne jouent pas un rôle politique comme en Indonésie, aux Philippines, en Birmanie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Jean-Baptiste Cubilier</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">La Malaisie se présente comme un pays où la force coercitive n’est plus l’armée. En effet, on constate à travers le cas malaisien une situation favorable à la police dans le rôle de maintien de l’ordre. Ici les militaires ne jouent pas un rôle politique comme en Indonésie, aux Philippines, en Birmanie ou en Thaïlande. C’est ce qui fait de la Malaisie un cas particulier. Ainsi, nous devons développer trois aspects importants caractérisant la structure politique de ce pays : le <em>Barisan Nasional</em> (la coalition des élites des différentes ethnies), la Police comme garantie du maintien de la sécurité nationale, et les conséquences sur la population qui ne sont autres que l’instauration d’une culture de la peur.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-641"></span></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Un gouvernement « par la loi » et non « de la loi » </strong></p>
<p style="text-align: justify">La militarisation malaisienne apparaît comme atypique puisque celle-ci  se place en second plan de ce que le gouvernement considère comme la sécurité nationale. En effet cet aspect de la Malaisie donnant une importance secondaire aux militaires s’explique à la fois par le rapprochement des élites des différentes ethnies du pays à travers la coalition du<em> Barisan Nasional</em> (BN), et du maintien d’un État fort sous les règles du BN. [1] La Malaisie étant un système politique parlementaire d’inspiration britannique, cette coalition qu’est le BN possède depuis toujours le monopole du contrôle du Parlement. L’émergence du communisme dans le pays, l’élément déclencheur, avait déjà fait réagir le gouvernement colonial britannique à travers l’interprétation d’un problème « de loi et d’ordre ». L’indépendance de la Malaisie s’est traduite par une adaptation, ou une sorte de conservation, des structures politiques coloniales. [2] L’idée était de préserver l’approche de sécurité nationale développée par les Britanniques jusqu’en 1957 (date de l’indépendance). Ainsi, l’émergence officielle du communisme en 1960 a conduit à l’adoption la même année de <em>l’Acte de Sécurité Interne</em> (ASI) (Article 149). Cette loi, allant parfois contre les droits de l’Homme, permet au gouvernement d’accuser et d’arrêter quiconque menacerait la sécurité nationale. C’est ainsi que l’ASI prend une forme coercitive aux yeux de la population, pouvant à tout instant arrêter quelqu’un par simple accusation afin de préserver la sécurité nationale.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>La police comme messager du gouvernement </strong></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-642 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/photo_1249124903122-1-0-300x183.jpg" alt="photo_1249124903122-1-0" width="300" height="183" /></p>
<p style="text-align: center">Photo1: <a href="http://images.newmedia.lu/afp/francais/journal/mon/20090801/photo_1249124903122-1-0.jpg">http://images.newmedia.lu/afp/francais/journal/mon/20090801/photo_1249124903122-1-0.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Du temps de la présence britannique, le  Lieutenant Général Harold Briggs reçu de la part du gouvernement colonial pour principale compétence de coordonner les forces de police sur le territoire. Selon lui, la présence communiste était un problème de « loi et d’ordre », et se devait d’être résolu par une augmentation tant des effectifs que des compétences des forces de police. La priorité absolue était la sécurité nationale, d’où l’importance que cet homme accordait aux compétences de la police. Ceci est l’un des nombreux points que la Malaisie a conservé de sa période coloniale. Ainsi, encore aujourd’hui la police malaisienne a pour objectifs de : « maintenir la loi et l’ordre, de préserver la paix et la sécurité, de prévenir et détecter le crime, d’appréhender les offenseurs de la loi, et de collecter les informations reliée à la sécurité » [2], apparaissant donc comme le représentant de l’ISA. Ses multiples compétences conduisent régulièrement à l’abus de pouvoir. On peut voir sur certaines vidéos de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Q4oEa6uTXHs">You tube</a> à quel point la police malaisienne peut être brutale avec sa population. Aussi, une conséquence importante sur la population apparaît, celle-ci subissant la coercition de la législation et de son porte-parole qu’est la police.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>Maintien d’une culture de la peur </strong></p>
<p style="text-align: justify">En effet une « culture de la peur » s’instaure alors dans la pensée collective, résultat de la puissance coercitive de l’Article 149. La population sait que les forces de police vont aller dans le cadre de leurs compétences parfois à l’encontre des droits de l’Homme, et ce, afin d’assurer la sécurité nationale. Et si la police ne suffisait pas, il faut à cela rajouter les restrictions que subit la population en général avec la législation. Chacune des libertés fondamentales peut être « suspendue », ou « mise de côté », afin d’appliquer en priorité cette législation assurant la sécurité nationale. Ces deux forces que nous avons décrites auparavant expliquent comment la population malaisienne voit ses droits et libertés oubliés. Les Malaisiens prennent alors conscience du fait que toute opposition à ce système revient à se condamner soi-même.</p>
<p style="text-align: justify">Le cas malaisien se différencie de pays comme l’Indonésie, la Thaïlande, ou les Philippines, car la coercition est exercée ici par la législation et la police. En effet, si on reprend ce qui a été dit juste avant, l’ISA va permettre d’assurer la sécurité nationale grâce à un gouvernement « par la loi » et non « de la loi ». La police, moyen d’action matériel, va servir de vecteur à la législation, du gouvernement à la population. En fait, si on regarde bien, on voit que le véritable « ciment » permettant la continuité de ce système est le <em>Barisan Nasional</em>. Sans le maintien du regroupement des différentes élites ethniques, la population malaisienne aurait connu autre chose que la coercition du gouvernement. Le problème aujourd’hui est là : bien que des réformes aient été faites sur les compétences de la police (il lui est beaucoup plus difficile aujourd’hui d’aller au-delà de ses compétences qu’autrefois), si un changement doit apparaître, c’est bien au niveau du BN. Depuis l’indépendance de la Malaisie en 1957, le monopole politique au Parlement revient au BN, mais une nouvelle vague d’élites plus réformistes ne semble pas s’établir. Le passé semble se répéter aujourd’hui notamment depuis septembre 2001 avec une nouvelle menace à l’interne qu’est le terrorisme, remplaçant alors l’ancienne lutte contre le communisme [3], ce qui ne va sûrement pas être un contexte favorable au changement. En somme, la sécurité nationale sera maintenue, mais au détriment de la population comme c’est le cas depuis plus de 50 ans.</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>1.  Beaulieu, Isabelle. 2005. <em>État rentier, Gouvernance et Développement : Le Cas De La Malaysia</em>. Thèse de doctorat. Département de science politique. Université de Montréal. En ligne. <a href="http://www.cccg.umontreal.ca/pdf/working%20papers/working%20paper_06-03_IB.pdf">http://www.cccg.umontreal.ca/pdf/working%20papers/working%20paper_06-03_IB.pdf</a> (consulté le 18 Novembre 2009).</p>
<p>2. Loh, Francis K.W. « Malaysia : National Security, the Police and the Rule of Law : Militarisation by Other Means ». dans Militarising State, Society and Culture in Asia, <span style="text-decoration: underline">Asian Exchange </span>Vol.20 no.2 and Vol.21, No.1 (2005) : pp. 179-208.</p>
<p>3. Henderson, John W., Helen A. Barth, Judith M. Heimann, Philip W. Moeller, Francisco S. Soriano, John O. Weaver, dir. 1970. <em>Area Handbook for Malaysia</em>. Washington: Library of Congress.</p>
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		<title>THAÏLANDE: UNE ARMÉE ASSURANT LA STABILITÉ POLITIQUE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/23/thailande-une-armee-assurant-la-stabilite-politique/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 04:04:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d'État]]></category>
		<category><![CDATA[Militaires]]></category>
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		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Jean-Baptiste Cubilier
 
L’armée thaïlandaise n’est ni un outil comme aux Philippines, garantissant les intérêts du gouvernement, ni un acteur participant au mécanisme du politique comme en Indonésie, et encore moins un acteur s’appropriant le pouvoir comme en Birmanie. Ici, les militaires sont la garantie d’un minimum de stabilité, ayant pour objectif depuis 1957 de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Jean-Baptiste Cubilier</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">L’armée thaïlandaise n’est ni un outil comme aux Philippines, garantissant les intérêts du gouvernement, ni un acteur participant au mécanisme du politique comme en Indonésie, et encore moins un acteur s’appropriant le pouvoir comme en Birmanie. Ici, les militaires sont la garantie d’un minimum de stabilité, ayant pour objectif depuis 1957 de s’assurer de la longévité du système politique.  En effet, les militaires se retrouvent ici au pouvoir, mais contrairement à la junte birmane présente depuis 1962, l’armée thaïlandaise se trouve au pouvoir à de nombreuses reprises, mais toujours de manière temporaire, afin d’assurer la stabilité politique du pays. C’est ce que nous allons étudier ici, avec dans un premier temps la période de 1957 à 1972, soit de l’arrivée du Général Sarit au pouvoir aux manifestations étudiantes contre la nouvelle Constitution, pour ensuite nous concentrer sur le retour puis l’effacement des militaires de 1973 jusqu’à 1991. Enfin, les deux dernières décennies sont importantes pour leur rôle d’assurance de stabilité dans une agitation politique de plus en plus intense. Si ces trois périodes attirent notre attention, c’est bien à cause du rôle des militaires dans cette agitation politique croissante qui caractérise la Thaïlande.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-580"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le Général Sarit Thanarat arrivera au pouvoir en 1957 suite aux troubles de 1952 à 1957 (oppositions entre l’armée et la police) auxquels faisait face son prédécesseur Phibul Songkram quant au maintien d’un régime extrêmement répressif. [1]Basé sur la loi martiale, le régime dictatorial de Sarit va reposer essentiellement sur l’armée. Mais il faut savoir que malgré cela, il demeurait populaire grâce à une certaine tolérance caractérisant cette autorité. De plus, un autre aspect de la popularité de Sarit, est que ce dernier a contribué au développement économique du pays et à sa stabilité politique. À sa mort en décembre 1963, le maréchal Thanom Kittikachorn prendra sa place. En plus de libéraliser la Thaïlande, ce dernier mettra en place une Constitution prévoyant l’élection d’une Assemblée. Le seul problème est que celle-ci va très vite s’opposer à Thanom Kittikachorn, conduisant au démantèlement de l’Assemblée et au retour du régime autoritaire. Il faut voir ici que l’essai de démocratisation du régime étant un échec, cela va conduire à un retour en arrière. [2] Un an après cet échec de démocratisation, la Constitution de 1972 est mise en place. Selon celle-ci, plus personne n’est élu mais nommé. Tel fut le cas des membres de cette nouvelle Assemblée. Le gouvernement quant à lui continue de reposer sur les militaires et s’appuie encore sur l’armée afin d’assurer une certaine stabilité politique.</p>
<p style="text-align: justify">Il faudra attendre les manifestations d’étudiants de 1973 pour se débarrasser de cette Constitution et connaître une période de transition de trois ans avec un régime civil éphémère. Suite à ce court intervalle, les militaires reviennent au pouvoir avec l’aide du roi. [3] 1978 apparaît comme l’année du grand retour des militaires au pouvoir avec la promulgation d’une nouvelle Constitution. Celle-ci prévoit un système à deux chambres constituant l’Assemblée Nationale, soit le Sénat contrôlé par les militaires et la Chambre des Représentants où seraient présents les civils. Les élections de 1979 ont donné une majorité des voix aux partis de Gauche. Mais la stabilité politique ne semble pas être une habitude thaïlandaise puisque l’augmentation des prix des différentes sources d’énergies (pétrole, électricité, etc.), a conduit à des manifestations semblables à celles de 1973, et s’est terminée en mars 1980 par la démission du Premier Ministre Kriangsak, et à l’arrivée de son remplaçant le Général Prem Tinsulanonda. Ce dernier va promouvoir la stabilité des institutions démocratiques en partenariat avec le roi, et finira même, étape la plus dure, par « démilitariser » la structure politique du pays en 1983. Les militaires rendent alors une grande partie de leur pouvoir politique à la sphère civile. Cet effort sera récompensé puisque Prem sera réélu en 1986.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-581 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/Gen-Prem-Tinsulanonda-284x300.jpg" alt="Gen-Prem-Tinsulanonda" width="284" height="300" /></p>
<p style="text-align: center">Photo1 <a href="http://www.generalprem.com/Gen-Prem-Tinsulanonda.jpg">http://www.generalprem.com/Gen-Prem-Tinsulanonda.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Alors comment se fait-il que les militaires soient revenus encore une fois au pouvoir? Le processus de démocratisation semblait bien fonctionner depuis l’arrivée de Prem. Le coup d’État militaire de 1991 est le 17<sup>ème</sup> depuis 1932. Les 19 individus ayant occupé le poste de Premier Ministre de ce coup d’État à aujourd’hui prouvent que l’instabilité politique est à la base une tradition. On assiste ici à une véritable incapacité à calmer cette dynamique de « précarité politique ». L’effacement des militaires de la sphère politique par le Général Prem Tinsulanonda semble avoir cessé depuis 1991. Cependant il ne faut pas croire que les militaires ont conservé le pouvoir comme la junte birmane. Ils ne l’ont fait qu’en 1991-1992 et du mois de septembre à octobre 2006. Et à chaque fois, suite à leur coup d’État, les militaires organisent des élections. Aussi leur intervention pro-démocratique est toujours effectué avec le moins de tensions possibles comme on le voit sur cette vidéo de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SKd1wYRoVFI&amp;feature=fvw">You tube</a>.  Ils restent les principaux acteurs d’une recherche de stabilité. À chaque fois, que ce soit la corruption ou la non efficacité des actions proposées par les personnes au pouvoir, la réaction de la population conduisant à l’instabilité démontre la nécessité de la présence militaire. Cet élément solide a toujours assuré le peu de stabilité qu’a connu ce pays au cours de son histoire.</p>
<p style="text-align: justify">Les militaires ont donc toujours été présents dans le processus de démocratisation de la Thaïlande, que ce soit de 1957 à 1972 avec les militaires Sarit et Thanom au pouvoir se servant de l’armée contre toute agitation politique pouvant nuire à un système essayant de se démocratiser. De 1972 jusqu’au début des années 90 avec cette volonté d’abord de remplacer un régime civil éphémère, puis après avec Prem essayant au fur et à mesure de retirer les militaires de la sphère politique au profit des civils. Enfin, les coups d’État des militaires pro-démocratiques comme ceux de 1991 et 2006 retracent une réaction face à la non efficacité des civils au pouvoir, comme si leur arrivée pouvait faire en sorte de repartir à zéro. On constate donc que l’armée reste dans cette instabilité politique le principal « barrage » séparant la situation thaïlandaise du chaos.</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>[1] Fistié, Pierre. 1963. <em>La Thaïlande</em>. Paris: Presses Universitaires de France</p>
<p>[2] Sonneville, Bernard et Achille Clarac. 1975. <em>Thaïlande</em>. Paris: Éditions Delroisse.</p>
<p>[3] États-Unis d’Amérique. Le Congrès. 1987. <em>Thailand. A country study. </em>Washington: Le Congrès.</p>
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		</item>
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		<title>DES STRUCTURES POLITIQUES PLURALISTES À LA RESCOUSSE DE L’INTÉGRATION DES SINO-MALAISIENS?</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/16/des-structures-politiques-pluralistes-a-la-rescousse-de-l%e2%80%99integration-des-sino-malaisiens/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 23:46:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
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		<category><![CDATA[UMNO]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Ève Lortie-Fournier
« La Constitution malaise considère que le terme ethnique Malais permet de créer une communauté plutôt homogène par une stratégie d’intégration par la langue, la religion et la culture » 1. Des structures politiques pluralistes sont favorables à l’intégration des ethnies, comme cette constitution pour les ethnies de la Malaisie. Dans ce pays, l’intégration de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Ève Lortie-Fournier</strong></p>
<p style="text-align: justify">« La Constitution malaise considère que le terme ethnique Malais permet de créer une communauté plutôt homogène par une stratégie d’intégration par la langue, la religion et la culture » <sup>1</sup>. Des structures politiques pluralistes sont favorables à l’intégration des ethnies, comme cette constitution pour les ethnies de la Malaisie. Dans ce pays, l’intégration de la diaspora chinoise est due à ces structures politiques pluralistes. L’influence de colonisation britannique sur les dirigeants postindépendance, la création et le but de l’Alliance, le rôle du MCA (Association sino-malaisienne), les partis d’opposition chinois et l’intégration économique des Sino-malais permettent de comprendre comment les structures politiques pluralistes malaises ont permis l’intégration de la diaspora chinoise en Malaisie de 1948 à 1969.<em> </em></p>
<p style="text-align: justify">La Malaisie a été colonisée par les Britanniques. Le pays a été influencé par cette colonisation en matière d’intégration multiraciale. En fait, les colonisateurs étaient conscients de l’importance de la présence des multiples ethnies dans le pays. Les Britanniques ont implanté le modèle de colonisation indirecte (Strauch 1981 ; Seah 2000). Frederick Lugard, l’inventeur de ce modèle, explique pour l’Afrique, mais l’idéologie est la même pour la Malaisie, que « chaque sultan et chaque émir régnera sur son peuple comme autrefois, mais il obéira aux lois du gouverneur et agira conformément aux conseils du résident » <sup>2</sup>. Les Sultans malais de différentes ethnies ont continué à diriger, mais en rendant des comptes aux Britanniques (Seah 2000). Comme l’explique Mélanie Boudreault dans son blogue <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/21/la-malaysia-la-stabilite-dans-un-etat-multiethnique/">La Malaysia : la stabilité d’un État multiethnique</a>, les Britanniques voulaient conserver le contrôle sur les différentes ethnies à l’intérieur de la Malaisie. Ils ont réussi par l’entremise de la colonisation indirecte. Durant l’indépendance et jusqu’à 1969, cette politique coloniale a permis une intégration plus facile pour la diaspora chinoise.</p>
<p style="text-align: justify">En 1948, la Fédération malaise fut créée, selon les désirs de l’UMNO (Organisation nationale des Malais unis) et ceux des Britanniques. Par la suite, des revendications pour l’indépendance commencèrent. Les colonisateurs étaient prêts à céder le pouvoir, mais il « ne serait remis qu’à un groupe multiracial de personnalités autochtones aux opinions conservatrices » <sup>3</sup>. L’Association sino-malaisienne avait le rôle important de s’assurer que les intérêts chinois soient représentés dans les discussions. En 1952, l’UMNO, le MCA et MCI (Congrès indien de Malaisie) formèrent une Alliance (Pan 2000; Seah 2000). Elle permettait « à la fois la coopération au sein des élites et la mobilisation politique des divers groupes ethniques » <sup>4</sup>. L’Alliance est un bon exemple de structure pluraliste. Elle permet aussi l’intégration de la diaspora chinoise au sein des structures politiques.</p>
<p style="text-align: justify">L’Alliance souhaitait une indépendance très rapide. Ils créèrent un gouvernement pour l’indépendance de la Malaisie. En 1955, ils remportèrent ensemble les premières élections et établirent les conditions pour l’indépendance. Après la Deuxième Guerre mondiale, l’immigration chinoise a augmenté en flèche. Les nombreux immigrants chinois devaient être protégés et défendus. Le MCA joua ce rôle. Lors de la décision des conditions pour l’indépendance, le MCA fit des concessions. Dans la Constitution, la langue nationale et unique est le malais, l’islam est la religion de l’État et des droits spéciaux sont donnés aux Malais. Les Chinois ne retiraient rien de particulier dans la Constitution, mais n’étaient pas exclus des décisions politiques (Pan 2000). La diaspora chinoise était représentée politiquement pour le respect de ses droits et était ainsi intégrée à la société malaise puisqu’elle avait son droit de parole en politique.</p>
<p style="text-align: justify">Par contre, le MCA n’était pas représentatif de la population chinoise en Malaisie, il n’avait pas « de racines dans les villages et dans les petites villes » <sup>5</sup>. Cependant, des partis d’opposition siégeaient au gouvernement avec le MCA et ils défendaient le reste de la population sino-malaise. Ces structures politiques avaient pour but principal de défendre les intérêts fondamentaux des Chinois. En fait, les terrains de batailles du MCA et des partis d’opposition chinois étaient le droit à la citoyenneté, des portes ouvertes pour les débouchés économiques, l’utilisation de leur langue, l’éducation chinoise et la possibilité de démontrer la culture chinoise en public. (Pan 2000). Ces batailles ont démontré « le désir des Chinois de participer pleinement à la vie de la société malaisienne et leur besoin de préserver l’autonomie culturelle dont ils avaient joui jusqu’à alors » <sup>6</sup>.<sup> </sup>Les terrains de bataille des sino-malais démontrent leur intégration par le pouvoir de se battre politiquement pour être acceptés et respectés au sein de la société malaise.</p>
<p style="text-align: justify">Les Chinois s’étaient intégrés en Malaisie sans trop de souci. Par exemple, l’ouverture de postes politiques à des membres de la communauté non-malaise démontre l’existence de structures politiques pluralistes. Les partis politiques ont permis à la diaspora chinoise de s’intégrer dans le pays. Par ailleurs, les Chinois ne se sont pas uniquement intégrés dans la population malaise, mais aussi dans son économie. De plus, les Chinois étaient présents dans toute la sphère du business malaisien. (Terence Gomez 1999). Dans ces années, la Malaisie comprenait <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/18/singapour-une-economie-influencee-par-la-diaspora-chinoise/">Singapour</a> jusqu’à son indépendance en 1965. En fait, les Sino-malais étaient numériquement supérieurs dans cette ville. Ils étaient attirés dans cette ville par la facilité de commerce et de création d’entreprise. À la suite de l’indépendance en Malaisie, les revenus des Chinois étaient supérieurs à ceux des Malais et ils ont augmenté considérablement entre 1957 et 1970. Le revenu moyen « passa de [108,08 $] américains par foyer pour les [Chinois] et [57,60 $ pour les [Malais] en 1957 à respectivement [157,06 $] et [68,08 $] en 1970 » <sup>7</sup>.</p>
<p style="text-align: justify">Les structures politiques pluralistes mises en place en Malaisie ont été favorables  l’intégration de la diaspora chinoise. La colonisation britannique a permis la création de ces structures. La création de l’Alliance, le MCA et les partis d’opposition démontre l’impact de la colonisation britannique sur l’intégration des Sino-malais. Ces structures politiques pluralistes ont permis à la diaspora chinoise de se faire une place politiquement et économiquement en Malaisie.</p>
<p> </p>
<p><em><span style="font-style: normal"><strong>Références</strong></span></em></p>
<p><sup>1</sup> David Seah, «Malaysia: Dilemmas of integration», (2000) <em>Parliamentary Affairs</em> 53 (January), 189-197.</p>
<p>Traduction libre de « The constitution, however, interprets the term ‘Malay’ in an ethnic sense, implying the possibility of creating a relatively homogenous community of language, religion and culture through a strategy of integration».</p>
<p><sup>2</sup>Mamoudou Gazibo,  <em>Introduction à la politique africaine</em> (Canada : Les Presses de l’Université de Montréal, 2006).</p>
<p><sup>3</sup> Lynn Pan, dir.,   <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise </em>(Paris : Les Éditions du Pacifique, 2000).</p>
<p><sup>4</sup> <em>Ibid.</em></p>
<p><sup>5</sup> Judith Strauch, <em>Chinese village politics in the Malaysian state</em> (États-Unis: Harvard University Press, 1981). Traduction libre de « Neither of them [MCA and MIC] has roots in the villages and small towns».<em> </em></p>
<p><sup>6 </sup>Lynn Pan, dir., <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise </em>(Paris : Les Éditions du Pacifique, 2000).</p>
<p><sup>7 </sup><em>Ibid.</em></p>
<p><sup>8</sup>Kua Kia Sung, «Racial conflict in Malaysia: against the official history», (2007) <em>Race and class</em>. 49 (3): 33-53. Traduction libre de « was the worst racial riot in the history of Malaysia».</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Gazibo, Mamoudou. 2006. <em>Introduction à la politique africaine</em>. Canada : Les Presses de l’Université de Montréal.</p>
<p>Pan, Lynn, dir.  2000. <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise. </em>Paris : Les Éditions du Pacifique.</p>
<p>Seah, David. 2000. «Malaysia : dilemmas of integration». <em>Parliamentary Affairs</em> 53 (January): 189-197.</p>
<p>Strauch, Judith. 1981. <em>Chinese village politics in the Malaysian state</em>. États-Unis: Harvard University Press.</p>
<p>Sung, Kua Kia. 2007. « Racial conflict in Malaysia: against the official history<em>».</em> <em>Race and class</em>. 49 (3): 33-53.</p>
<p>Terence Gomez, Edmund. 1999. <em>Chinese business in Malaysia: accumulation, accommodation and ascendance</em>. Richmond : Curzon.</p>
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		<title>LA BIRMANIE ET 40 ANS DE DICTATURE MILITAIRE</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 15:41:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Aung San Suu Kyi]]></category>
		<category><![CDATA[Autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Xavier Faraire
La Birmanie, rebaptisée Union du Myanmar en 1989, est soumise à un régime militaire considéré comme l’un des plus dures au monde. Dans ce premier billet, je vous propose le survol politique d’un pays qui vit avec la dictature depuis plus de 40 ans, et dont le régime semble bien déterminé à ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Xavier Faraire</strong></p>
<p style="text-align: justify">La Birmanie, rebaptisée Union du Myanmar en 1989, est soumise à un régime militaire considéré comme l’un des plus dures au monde. Dans ce premier billet, je vous propose le survol politique d’un pays qui vit avec la dictature depuis plus de 40 ans, et dont le régime semble bien déterminé à ne pas céder aux revendications démocratiques de ses citoyens.</p>
<p style="text-align: justify">La Birmanie est en théorie une fédération qui compte 14 entités divisées en deux catégories. Tout d’abord, il y a sept subdivisions abritant des populations à majorité birmane : Sagaing, Tenasserim, Bago, Magwe, Mandalay, Yangon, Irrawaddy. Ensuite, les sept autres subdivisions sont des États périphériques correspondant à la minorité ethnique dominante : Les États kachin, karenni, karen, chin, môn, rakhine et shan. Selon la constitution de 1974, les États périphériques devaient même avoir un droit de sécession<a href="#_ftn1">[1]</a>. Dans les faits, le pouvoir est très centralisé.</p>
<p style="text-align: justify">La Birmanie, colonie britannique, obtient son indépendance le 4 janvier 1948. Suite à la conférence de Panglong, tenue en 1947, la première constitution de la Birmanie établie un système bicaméral constitué d’une chambre des députés élus et d’une chambre des nationalités où les États birmans étaient représentés, dans le but de faire de la Birmanie un État fédéral<a href="#_ftn2">[2]</a>.  Au préalable, les premières élections qui ont eu lieu en 1947 portent au pouvoir le général Aung San. Celui-ci est considéré comme un héros de l’indépendance birmane. Il est cependant assassiné avec 6 membres de son cabinet la même année<a href="#_ftn3">[3]</a>. C’est donc U Nu qui est élu à la tête du nouvel État. Président de 1948 à 1958, puis de 1962 à 1962, il doit faire face à de graves problèmes ethniques alors que différentes minorités, spécialement les karens, mènent une lutte armée contre l’État central. U Nu désigne Ne Win à la tête de l’armée. Ce dernier prend une place de plus en plus importante au sein du gouvernement, notamment en raison de ses succès militaires contre les minorités rebelles. Il est ministre de l’intérieur et de la défense. Le 2 mars 1962, Ne Win fait un coup d’État militaire et instaure une dictature qui durera 26 ans. U Nu quant à lui, est arrêté ainsi que d’autres personnalités politiques et représentants des minorités ethniques<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Une fois arrivé au pouvoir, Ne Win s’empresse d’imposer sa dictature. Pour ce faire, il supprime toutes les institutions parlementaires, notamment les conseils des différents États, ce qui a pour effet de centraliser grandement le pouvoir. Tous les partis politiques sont supprimés à l’exception du Burma Socialist Program Party (BSPP), son propre parti. Un nombre important de personnel</p>
<p style="text-align: justify">militaire est placé dans l’administration et les cours de justices sont supprimés au profit d’une seule cour dirigée par le régime<a href="#_ftn5">[5]</a>. Dès lors, Ne Win entreprend de faire de la Birmanie un État socialiste. Dans cette optique, il entreprend une nationalisation complète de l’économie. Ne Win institutionnalise le tout avec la nouvelle constitution de 1974. Celle-ci confirme la primauté du BSPP et son pouvoir sur le pays via le Conseil d’État. Il n’y a aucune séparation des pouvoirs. De plus, les États birmans perdent leurs pouvoirs au profit d’une administration très centralisée. Les États ne deviennent que de simples régions<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-521  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/Untitled1.png" alt="Untitled1" width="153" height="189" /></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/1581413.stm">Général Ne Win</a></p>
<p style="text-align: justify">En 1988, le bilan du régime socialiste de Ne Win est catastrophique. L’économie est en stagnation, le coût de la vie augmente et la pauvreté s’accentue considérablement. Dans les régions ethniques, les guérillas font toujours rage. La population, quant à elle, manifeste son mécontentement. Ces manifestations sont cependant réprimées dans le sang. Le 8 aout 1988 a lieu la plus importante révolte populaire depuis l’instauration de la dictature. Face à ce constat d’échec flagrant et en raison de cette immense  pression populaire, Ne Win démissionne<a href="#_ftn7">[7]</a>. Cependant, c’est l’armée qui s’empare du pouvoir et y instaure une junte militaire, le State Law and Order Restoration Council, dirigée par le général Saw Maung. L’armée qui prend le pouvoir n’entend pas tolérer les protestations plus longtemps et réprime avec une grande violence les manifestations. C’est durant cette période de contestation que fait son apparition sur la scène publique <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/05/21/006-aung_san_suu_kyi.shtml">Aung San Suu Kyi</a>. Fille du général et héros national Aung Sang assassiné en 1947, et fonde le National League for Democracy qui prend la tête du mouvement populaire. Même si les contestation populaires du mois  d’aout 1988 se sont terminées dans un bain de sang, elles auront tout de même permis de faire avancer la cause de la démocratie dans le pays puisque le mois suivant, la junte annonce des élections libres qui se tiennent le 27 mai 1990. Ce jour là, il se produit quelque chose qui reste encore difficile d’expliquer aujourd’hui. En effet, la junte militaire s’est abstenue de truquer les élections, pensant pouvoir remporter le scrutin avec aisance. Le résultat est tout autre puisque la NLD l’emporte avec une majorité écrasante. Était-ce une monumentale erreur de perception? La junte, qui espérait pourtant légitimer son pouvoir, décide alors d’annuler le résultat de l’élection<a href="#_ftn8">[8]</a>. Aung San Suu Kyi, quant à elle, est arrêtée et assignée à résidence. Au sein du gouvernement, tous les postes de ministres et autres sont détenus par des hauts gradés de l’armée</p>
<p style="text-align: justify">Aung San Suu Kyi est devenue une figure importante de la lutte pour la démocratie, non seulement dans son pays, mais aussi sur la scène internationale. Ses efforts ont été soulignés par de nombreux prix dont le prix Nobel de la paix en 1991. C’est sans aucun doute à cause de ce support international qu’Aung San Suu Kyi n’a pas été envoyée en prison. Elle a cependant passé 14 des 20 dernières années assignée à résidence<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Les pressions internationales ont un certain effet sur le régime. Ainsi, le régime tente de montrer des signes d’ouverture à la démocratie depuis le début des années 1990. En 1993, la junte a lancé un projet de création d’une nouvelle constitution. Cependant, ce projet est suspendu en 1996. À la suite de la violente répression du soulèvement de 2007, qui a été très médiatisé partout à travers le monde, l’actuel chef de la junte, le général Tang Shwe, annonce la tenue d’un référendum l’année suivante portant sur le projet d’une nouvelle constitution. La nouvelle constitution prévoit notamment la confirmation du statut d’union du pays, la création d’un système multipartite et des élections sont prévues pour 2010<a href="#_ftn10">[10]</a>. Cependant, la constitution prévoit un minimum de 25% des sièges réservés aux militaires. De plus, le chef du gouvernement devrait avoir une expérience militaire et ne devrait pas avoir été marié€ à un€ étranger(ère). Cette dernière mesure vise clairement Aung San Suu Kyi qui fut marié à un Britannique. La constitution a été largement approuvée par la population lors du référendum.</p>
<p style="text-align: justify">À la veille des élections générales prévues pour 2010, il est difficile de prédire quelle sera la tournure des événements. Mais il est cependant difficile de croire que cet exercice se déroulera de manière démocratique. Au mois d’aout dernier, à quelques jours de la fin de sa peine, Aung San Suu kyi a reçu la visite d’un américain qui s’est rendu à sa résidence à la nage et y a passé deux jours. Elle a été aussitôt condamnée à 18 mois supplémentaires de résidence surveillée, peine qui prendra fin après les élections générales de 2010<a href="#_ftn11">[11]</a>. Décrié par la communauté internationale, cet événement en dit long sur la volonté de la junte militaire de démocratiser le pays. Une chose semble davantage sure, c’est que le pays ne deviendra certainement pas une démocratie en 2010.</p>
<p> </p>
<p><strong>Vidéos </strong></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=g70v_aLSqxs">Soulèvement du 8 aout 1888 </a>: vidéo amateur prise en plein milieu d’une répression militaire</p>
<p><a href="http://ha.ina.fr/video/CAB00028813/birmanie-interview-aung-san-suu-kyi.fr.html">Entrevue avec Aung San Suu Kyi</a> sur France 2</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p>Defert, Gabriel dir. 2008. <em>Birmanie contemporaine</em>. Paris : Irasec. 475p</p>
<p>Holliday, Ian. «Voting And Violence In Myanmar: Nation Building for a Transition to Democracy». <em>Asian Survey</em> vol. 48, no. 6, pp. 1038-1058</p>
<p>Messier,François. 2009. «Aung San Suu Kyi, : Symbole de la lutte du peulpe birman». <em>Radio-Canada</em>. En ligne.  <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/08/11/001-suu_kyi_condamnation.shtml">http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/08/11/001-suu_kyi_condamnation.shtml</a> (Page consultée le 25 octobre 2009)</p>
<p>Messier, François. 2009. «Birmanie : sous une chape de plomb». <em>Radio-Canada</em>. En ligne.  <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/05/26/008-Birmanie.shtml">http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/05/26/008-Birmanie.shtml</a> (Page consultée le 25 octobre 2009)</p>
<p>«Obituary: Ne Win. 2002». <em>BBC News</em>. En ligne.  <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/1581413.stm">http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/1581413.stm</a> (Page consultée le 25 octobre 2009)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Defert, Gabriel dir. 2008. <em>Birmanie contemporaine</em>. Paris : Irasec. P. 126</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Ibid. p. 150</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Holliday, Ian. «Voting And Violence In Myanmar: Nation Building for a Transition to Democracy». <em>Asian Survey</em> vol. 48, no. 6, pp. 1038-1058</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Defert, Gabriel dir. 2008. <em>Birmanie contemporaine</em>. Paris : Irasec. P. 149</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Ibidem p.150</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Holliday, Ian. «Voting And Violence In Myanmar: Nation Building for a Transition to Democracy». <em>Asian Survey</em> vol. 48, no. 6, pp. 1038-1058</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/05/21/006-aung_san_suu_kyi.shtml</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Holliday, Ian. «Voting And Violence In Myanmar: Nation Building for a Transition to Democracy». <em>Asian Survey</em> vol. 48, no. 6, pp. 1038-1058</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/08/11/001-suu_kyi_condamnation.shtml</p>
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		<item>
		<title>La féodalité du pouvoir politique comme obstacle du développement du pays aux Philippines</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 20:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

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		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
Le pouvoir politique aux Philippines est si féodalement fragmenté qu’il est incapable d’imposer et de monopoliser la violence légale ou la taxation qui est sa ressource principale de légitimité. Cela apparaît ostentatoirement dans le fait qu’il ne peut procéder à aucune réforme ou politique sociale et économique cohérente. Au premier chef, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p style="text-align: left">Le pouvoir politique aux Philippines est si féodalement fragmenté qu’il est incapable d’imposer et de monopoliser la violence légale ou la taxation qui est sa ressource principale de légitimité. Cela apparaît ostentatoirement dans le fait qu’il ne peut procéder à aucune réforme ou politique sociale et économique cohérente. Au premier chef, la réforme agraire qui, instaurée depuis 20 ans, se trouve elle-même objet de réforme ! Depuis la présidence de Quezon jusqu’à aujourd’hui, la modification « des titres et des droits détenus sur l’espace foncier »<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a> a toujours été la pierre angulaire des administrations successives aux Philippines, mais la prétendue réforme n’a jamais eu lieu. Qui plus est, aucun des projets de la réforme agraire n’a eu l’ambition de distribuer la terre aux sans-terres (jusqu’à 1986, 90% du capital foncier était la propriété de 10% de la population) ni de donner aux petits paysans les moyens nécessaires pour leur subsistance. Ainsi, leur développement reste bloqué par la grande propriété dont la production est vouée à l’exportation et non pas au marché national. La succession de projets depuis 1935 explique moins la volonté politique de la classe dirigeante que sa démagogie consistant à contrôler les revendications paysannes. Étant une force conservatrice, le Congrès qui était chargé de rédiger la loi de la réforme, confirmait son statut de garde des arrières de la classe des propriétaires terriens. <a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a><span id="more-295"></span></p>
<p>Encore sous le colonialisme américain (Commonwealth des Philippines), le premier président philippin qui était puissant, à la tête d’un État unitaire, Manuel Quezon (1935-1944), s’est écroulé face à la pression gigantesque des maîtres de la terre. Pour entraver son pouvoir central, 24 sénateurs, membres de la chambre supérieure, et 110 membres de la chambre inférieure du Congrès philippin, ont constitué un pouvoir législatif qui a mis la présidence, constitutionnellement puissante, à la marge de l’arène de prise de décision<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>Quelles sont les conséquences de cette féodalité du pouvoir politique ? Outre la présence des forces militaires étrangères dépréciant la souveraineté nationale, on observe la limitation de la taille de l’État, le manque d’infrastructures physiques, les restrictions budgétaires ainsi que la persistance d’un gouvernement chroniquement déficitaire ce qui force ce même gouvernement à demeurer dépendant de l’impôt indirect et de l’aide financière étrangère. En fait, il est possible d’affirmer que les Philippines représentent l’archétype d’un pays sous la tutelle des institutions monétaires internationales, à savoir le FMI, la Banque mondiale et l’OMC<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Aujourd’hui, l’État philippin est coincé dans un cycle infernal d’une alliance sans cesse renouvelée entre les intérêts économiques de l’oligarchie terrienne et les appareils étatiques qui fonctionnent comme des moyens privés en faveur des maîtres en place. L’État n’est pas un moyen d’équilibre entre les classes et les régions par nature inégalement développées, mais un moyen pour enrichir les potentats provinciaux et nationaux. Aux Philippines, ce n’est pas la richesse qui mène au pouvoir, comme dit l’adage capitaliste, mais c’est le pouvoir qui émane de, et conduit à, la richesse<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>. Selon Hutchcroft, l’accès à l’État est la principale avenue vers l’accumulation capitaliste privée, vers l’accès pour ainsi dire à une zone libre d’opportunités destinée à la clientèle de l’oligarchie depuis le bas de l’échelle jusqu’à la tête de Malacañang Palace, le palais présidentiel<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>. L’accès au pouvoir est donc déterminant pour la réussite ou la faillite des affaires économiques.</p>
<p>La raison de cet impasse est attribuable à la faiblesse des institutions étatiques, au processus limité d’institutionnalisation dans ce pays, ainsi qu’à la continuité de l’éparpillement politique propre à la féodalité héritée depuis les Espagnols. Alors que la bureaucratie dans sa version wébérienne canonique est le lieu de l’abstraction, de l’impartialité, de l’impersonnalité, de l’efficacité et de la rationalité de l’administration publique, aux Philippines celle-ci demeure au contraire encore personnelle, clientéliste, partiale et par conséquent inefficace. Bref elle correspond à ce que Weber appelle l’État patriarcal.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a> Les Philippines ont encore besoin, à l’instar de beaucoup d’autres pays, d’une laïcisation propre à eux, à savoir une <em>séparation</em> entre l’autorité personnelle et l’autorité de l’État. Une comparaison avec la présence déterminante de l’État taïwanais projette suffisamment de lumière pour comprendre sa portée et son rôle dans le développement socio-économique. La favorisation de l’export, la dévalorisation de l’import ou ce que l’on peut appeler une politique industrielle surtout en technologie de pointe et l’investissement en éducation, sont les points d’appui faisant la toile de fond. L’État taïwanais, à titre d’exemple, a procédé à la création d’un réseau de firmes dans le secteur de <em>Hardware</em> en vue de devenir fournisseur aux grandes multinationales et a exigé des entreprises venues s’installer au pays de traiter avec les firmes nationales de sorte que cela allait renforcer le tissu industriel national.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn8">[8]</a> Quant à la politique agricole l’État a mis en place un plan d’équilibre des revenus entre campagne et ville de sorte que le revenu de l’une ne peut jamais baisser en dessous de 75% du revenu de l’autre.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Louis Faugere, Les nouveaux enjeux de la réforme agraire aux Philippines, <a href="http://www.scribd.com/doc/2324051/Reforme-agraire-aux-Philippines-Agrarian-reform-in-the-Philippines-Reforma-agraria-en-Filipinas">http://www.scribd.com/doc/2324051/Reforme-agraire-aux-Philippi nes-Agrarian-reform-in-the-Philippines-Reforma-agraria-en-Filipinas</a></p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Ibid.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Alasdair Bowie and  Danny Unger The politics of open economies; p. 102</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> http://<strong>www</strong>.cairn.info/revue-internationale-de-politique-comparee-</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Paul David Hutchcroft;  Booty capitalism; p. 13</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Paul David Hutchcroft;  Booty capitalism; p. 13</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> Hutchcroft; Op. Cit; p. 14</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref8">[8]</a> Florian Mayneris; État et innovation industriel ; 14-04-2008;  <a href="http://www.laviedesidees.fr/Etat-et-innovation-industrielle.html">http://www.laviedesidees.fr/Etat-et-innovation-industrielle.html</a></p>
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		<title>UNION DU MYANMAR : LA RÉVOLUTION SAFRAN</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 22:40:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratisation]]></category>
		<category><![CDATA[Militarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

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		<description><![CDATA[par Alicia Mersy
Les images de la révolte Safran au Myanmar, images de moines vêtus de tuniques orange ont déjà fait le tour du monde plusieurs fois. Le 15 août 2007, en pleine période de saison des pluies,  le régime militaire birman décide de hausser le prix de l’essence et du gaz naturel ce qui plonge [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Alicia Mersy</strong></p>
<p>Les images de la révolte Safran au Myanmar, images de moines vêtus de tuniques orange ont déjà fait le tour du monde plusieurs fois. Le 15 août 2007, en pleine période de saison des pluies,  le régime militaire birman décide de hausser le prix de l’essence et du gaz naturel ce qui plonge le pays dans une crise socio-économique.  Rapidement, des militants et des moines bouddhistes descendent dans les rues de Rangoun et autres villes de Birmanie et défient publiquement les militaires. Suite aux protestations, Le Myanmar se voit coupé du monde; les lignes téléphoniques et internet ne sont plus accessibles. Sur place, les autorités opèrent une répression brutale qui coûtera la vie à plusieurs personnes. Comment expliquer que des revendications exprimées pacifiquement aient généré une telle violence de la part du régime militaire?<span id="more-316"></span></p>
<p>La population était sous le choc car les religieux, habituellement silencieux et sages ont pris part à la manifestation contre le régime pour démontrer leur solidarité au peuple. Les moines ont une grande emprise spirituelle sur la population, leur engagement a donné une crédibilité à la révolte populaire et  a encouragé encore plus de gens à manifester. Les manifestations ont duré deux semaines et elles comptaient environ 30 000 moines et 70 000 civils.  Après quelques jours, elles ont été violement réprimées. Selon Amnistie Internationale, « au moins neuf personnes, huit manifestants et un journaliste japonais ont trouvé la mort lors de l’intervention des autorités, un chiffre, qui, de l’avis général est bien inférieur à la réalité ». Pagodes et monastères sont depuis sous haute surveillance, les moines sont menacés d’emprisonnement à vie par les autorités.</p>
<p>On a surnommé ces évènements de 2007, la «Révolution Safran » à cause de la couleur des costumes des bonzes (moines). Ces manifestations avaient pour but de réclamer la baisse de prix des produits de matières de première nécessité. Les premiers à se mobiliser, avant les moines furent la Ligue Nationale pour la Démocratie (LDN), un parti politique birman fondé en 1988. Leurs manifestations ne mèneront à rien. Cependant, les autorités ont maintenu leur position.</p>
<p>L’impact de ces hausses  sur la société est sévère, entre autres, le transport en commun devient inaccessible et la hausse des aliments de bases (lait, charbon, thé, + 30% du prix du riz) est vertigineuse. Les manifestations auront duré que deux semaines, la révolte passe, tout revient à la normale.</p>
<p>Le Myanmar est considéré par certains comme une dictature militaire depuis la prise de pouvoir de Ne Win en 1962. La liberté de presse et les droits de l’homme ne sont pas respectés. Le régime est contesté et la population est soumise à des pressions politiques. Si en apparence, les bonzes ont pris part aux manifestations de septembre 2007 à cause de leur désaccords face à la hausse du prix de l’essence et du diesel, ils se battaient en fait pour que les droits de l’homme soient respectés et pour réclamer un régime démocratique. “Leur protestation ne portait en apparence que sur l’augmentation du prix de l’essence et du diesel, arbitrairement décidée par un régime militaire sans scrupules. Mais au fond, il en allait du respect de la dignité humaine, des droits humains, et de tout le reste.”  (<a href="http://www.amnesty.ch/fr/actualite/magazine/51/birmanie-myanmar">http://www.amnesty.ch/fr/actualite/magazine/51/birmanie-myanmar</a>).</p>
<p>Thomas Ojea Quintana, rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Myanmar affirme qu’ « [I]l faudra des générations pour instaurer une démocratie, mais en attendant je voudrais relever quatre éléments qui peuvent nous servir de repères, pour ouvrir la voie à la démocratie.  Il s’agirait de revoir et d’amender les lois nationales pour les mettre en conformité avec les normes internationales des droits de l’homme et les dispositions de la nouvelle Constitution, de libérer progressivement tous les prisonniers de conscience, de réformer les forces armées et de les former aux droits de l’homme et de garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire ». (<a href="http://www.amnesty.ch/fr/actualite/magazine/51/birmanie-myanmar">http://www.amnesty.ch/fr/actualite/magazine/51/birmanie-myanmar</a>)</p>
<p>La communauté internationale dénonce l’usage de la force par les autorités birmanes. Les États-Unis et l’Union Européenne ont tenté de renforcer leurs sanctions contre le régime mais sans succès. Nicolas Sarkozy affirmait d’ailleur que « La France n’acceptera pas que l’opposition birmane soit muselée ». (<a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=58">http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=58</a>).</p>
<p>Reste que la Chine et la Russie considèrent que cette révolution est une affaire interne, car elle n’est pas une menace à la communauté régionale ou internationale. Considérant la situation géographique du Myanmar, il joue un rôle tampon entre la Chine et l’Inde. En passant par le Myanmar, la Chine peut s’épargner un long détour en mer de Chine ainsi que le passage du détroit de Malacca, qui peut être dangereux. Ces deux puissances mondiales préfèrent ne pas prendre parti dans cette affaire à cause de la junte militaire fortement établie au Myanmar. L’Occident  n’a pas avantage à intervenir au  Myanmar car ses investissements économiques sont moindres et la junte birmane n’accepte aucune ingérence dans ses affaires intérieures. Pour les militaire de la junte au pouvoir, la révolte des moines était perçue comme téléguidé par des idéologies de l’extérieure. « Derrière les protestations des moines bouddhistes de ces jours derniers se dissimulent des manœuvres occidentales pour déstabiliser le Pays, afin de s’emparer de ses ressources et d’y installer un régime “démocratique”, plus favorable aux intérêts financiers et économiques de l’Occident ». (<a href="http://www.no-media.info/17/focus-apres-la-revolution-orange-la-revolution-safran">http://www.no-media.info/17/focus-apres-la-revolution-orange-la-revolution-safran</a>)</p>
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		<title>Diversidad cultural y participación política en Malasia: Hacia la consolidación de la democracia</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 02:51:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
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		<description><![CDATA[por Jorge Franco Freytter
La Federación Malasia es una Monarquía constitucional, considerada como una democracia donde las elites y los grupos culturales pertenecen a una misma línea política, gracias a una alianza política entre los principales partidos y etnias presentes en el país. Esta situación ha conllevado a la Federación Malasia a una forma consociacionalista del [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>por Jorge Franco Freytter</strong></p>
<p>La Federación Malasia es una Monarquía constitucional, considerada como una democracia donde las elites y los grupos culturales pertenecen a una misma línea política, gracias a una alianza política entre los principales partidos y etnias presentes en el país. Esta situación ha conllevado a la Federación Malasia a una forma consociacionalista del manejo de la política,  formado por el partido que lidera la coalición gubernamental, la Organización Nacional para la Unidad Malaya (UMNO) y el <em>Barisan national</em>, una alianza política que gobierna desde la independencia del Reino Unido en 1957 y donde se ven representados los diferentes grupos culturales presentes como los hindúes, malasios autóctonos y chinos<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p>Entonces cabe preguntarse, si realmente Malasia es una democracia consolidada, participativa y pluralista o si por el contrario gracias a la instauración y refuerzo de las medidas represivas por parte del gobierno, nuevos grupos políticos por fuera del gobierno que contestan las decisiones y accionar de la coalición en el gobierno no se han logrado consolidar.<span id="more-338"></span></p>
<p>Es preciso anotar que, Malasia tenía hacia el periodo de la colonización, un sistema económico feudal que determinaba la estructura social de ese entonces. con la llegada de los británicos en 1874, ese sistema feudal y la estructura tradicional se descompuso y con ella, sus aspectos políticos, económicos y sociales. Comienza así, el desarrollo y explotación del Estaño, el Hierro y del Caucho, lo que conllevo a un auge en las inmigraciones con fines laborales, desde la China y la India sobre todo, con lo que se consolida una sociedad multiétnica junto con los autóctonos Bumiputeras y con ello se instalo un sistema administrativo dependiente del imperio británico, que mantenía la seguridad y el orden<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a>, logrando con esto mantener a Malasia bajo el control del Imperio británico<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>Pérez y Sierra (2004) sostienen que en 1963, la Carta Magna de Malasia dispuso que la religión Islámica y el idioma Malayo fueran oficialmente la religión y el idioma del Estado-Nación.  Adicionalmente a esto el jefe de estado debería ser elegido por un periodo de cinco años y se realizaría entre siete sultanes, un rajá y un monarca jefe. Pero esto se transformaría, en una coalición entre los principales grupos políticos, culturales y económicos, lo que llevaría a esta coalición a gobernar y despojar de algunos de los poderes a los sultanes. Otra prueba de la diversidad y cohesión cultural, es que la Federación Malasia constituye dos zonas geográficas importantes la Península malaya y una parte de la Isla de Borneo y cabe mencionar que ha sido el Estrecho de Malacca un punto importante para que se diera esta confluencia de culturas<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Pero el equilibrio de la cohesión cultural malasia, que se vivía luego de la descolonización, se vio afectado en 1969, cuando en Kuala Lumpur, la comunidad malasia se pronuncia violentamente, debido a su poca representatividad e igualdad económica. En ese momento, esa comunidad no tenia una representación importante en el seno de la dirigencia política y tampoco tenia un nivel económico importante. Las manifestaciones de esa jornada, terminaron en enfrentamientos violentos entre malasios y chinos, lo que dio como resultado un saldo trágico de 800 personas asesinadas.</p>
<p>Esa situación, prácticamente obligo a que el gobierno instaurara una serie de medidas económicas y políticas de urgencia para solucionar el problema, como fue la imposición del estado de urgencia, el cual seria levantado solo hasta 1971 y además de eso la adopción de una serie de medidas para luchar contra la pobreza de la comunidad de malasios autóctonos, Bumiputeras, como lo fue la Nueva Política Económica (N.E.P), medida que trataría de darle mayor participación política y económica a estas minorías étnicas<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p>Durante los años de mandato del primer ministro <a href="http://malaysiasms.files.wordpress.com/2009/03/mahatir2.jpg">Mohamad Mahathir</a> (1981 – 2003), se realizaron varios cambios en Malasia. ya que desde el principio, Mahathir inicia incluso dentro de la UMNO y del gobierno, una campaña contra la corrupción en las instituciones, además de esto oficializa las elecciones del vicepresidente a través de voto y no por designación directa por parte del presidente, así como también se levantan ciertas restricciones a las publicaciones. Mahathir toma el control del Barisan nasional en 1989, partido que reagrupa los grupos étnicos representativos y con esto, comienza un programa de aislamiento de la oposición, dirigida en ese momento por Tengku Razaleigh, un antiguo miembro de la UMNO y encargado de las finanzas durante el gobierno de Mahathir, quien lo expulsa del partido por considerarlo como poco fiable<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p>Estas acciones es preciso mencionarlas, porque Mahathir, para imponer sus ideas, que algunos llamarían de racistas, llegaría al poder con la simpatía de las elites malasias por sus posiciones conservadoras y su defensa casi reaccionaria de los derechos y privilegios de los autóctonos malasios, además Mahathir luego de haber sido alejado del poder en medio de una polémica por su libro <em>El Dilema Malasio, </em>vuelve con fuerza con el apoyo de los malasio-musulmanes de origen Bumiputera y de un grupo de beneficiados por el antiguo N.E.P; además gana popularidad por la liberación de prisioneros  por el I.S.A – Internal Security Act y sus ideas de impulsar la raza malasia como una nueva elite malasia económicamente próspera y abierta al mundo<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p>Luego de la partida como jefe del gobierno malasio de Mahathir, es reemplazado por <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/2064535.stm">Abdullah Ahmad Badawi</a>, desde el año 2003 hasta que en abril del 2009, <a href="http://www.elpais.com/articulo/internacional/nuevo/primer/ministro/malayo/jura/cargo/elpepuint/20090403elpepuint_5/Tes">Najib Razak</a> lo sustituye, pero de igual forma la represión a los grupos de presión y a la oposición han continuado, en muchos casos se coartan la libertad de expresión y de asociación. Durante las elecciones de 2008, la coalición al poder pierde algunos puestos, a favor de oros grupos de oposición, como el Pakatan Rakyat o Alianza del pueblo. El UMNO pierde 93 curules en el Parlamento, lo que la hace perder el poder para lograr aprobar la mayoría de las leyes y normas que hasta ahora legalizaban sin ninguna oposición. En esas elecciones del 2008 una nueva fuerza política hace su aparición, El partido Sosialis Malaysia, el cual logra dos curules y hace presencia en 7 de los 13 estados malasios, entre otras Nasir Hashim en Selangor<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p>El sudeste asiático, es una de las regiones en el mundo donde los procesos democráticos pueden estar ligados al manejo de la diversidad cultural presente, debido a que en muchos países de esta región cohabitan religiones y culturas diferentes. En Malasia, la democracia puede estar ligada a procesos de participación o de conciliación para que así, se pueda mantener la presencia y representación de los <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ShqUoJ5-WqI">grupos culturales</a> como los chinos, hindúes y malayos, además de esto la cohesión y el orden social. Pero, si bien es cierto las mayorías étnicas pueden estar representadas por el partido dominante en el poder desde la época de la independencia del Reino Unido, la consolidación de la democracia malaya puede fortalecerse si experimenta un giro en el régimen de participación y de la percepción en occidente con temas ligados a los derechos humanos y un cambio frente al manejo de la llamada acta de la seguridad interior, esto podría poner a prueba la solidez de la llamada cohesión social y fortalecer, quizás aún más, la democracia, permitiendo la participación de grupos no incluidos en el partido dominante y disminuyendo los roces y las presiones entre los grupos étnicos presentes.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Loh, Francis K.W. « Malaysia: National Security, the Police and the Rule of Law: Militarisation by Other Means ». dans Militarising State, Society and Culture in Asia, Asian Exchange Vol.20 no.2 and Vol.21, No.1 (2005) : pp. 179-208.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Probablemente este sistema administrativo sea la explicación primitiva del actual <em>Internal </em><em>Security </em><em>Act</em>. Instaurado luego de las manifestaciones violentas de 1969</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Ali, Husin <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/author/auteur_tiers_1577">S. </a> 1985. “Stratification sociale et ethnicité en Malaisie”. <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/revue/tiers">Tiers-Monde</a>. janvier – mars, 26 (No101) pp. 219-226.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Pérez, A y Sierra, Iván. 2004. “<em>Relaciones étnicas y desarrollo económico en Malasia</em>” Política y Cultura. Primavera (No 21). pp. 127-140</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> <a href="http://fr.ca.encarta.msn.com/encyclopedia_761558542_5/malaisie.html">http://fr.ca.encarta.msn.com/encyclopedia_761558542_5/malaisie.html</a> (pagina visitada el 18– 06– 2009)</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Hoffman, Nathalie. 2003. « <em>Malaisie :</em><em> </em><em>vingt-deux ans de régime Mahathir. Esquisse de bilan d’un dirigeant hors du commun</em><em> </em>» La revue internationale et stratégique, printemps, 1, no 49, pp. 58-68</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> Noor, Farish. 2001. « Islam et politique en Malaisie: une trajectoire singulière » Critique internationale, octobre, no. 13, p. 103-118.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref8">[8]</a> <a href="http://www.inprecor.fr/article-inprecor?id=707">www.inprecor.fr/article-inprecor?id=707</a> (pagina consultada el 10 -07 -2009 )</p>
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		<title>Las ONG y los derechos humanos en Malasia, una acción humanitaria limitada</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 02:35:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratisation]]></category>
		<category><![CDATA[Malaysia]]></category>
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		<description><![CDATA[por Jorge Franco Freytter
Las Organizaciones no gubernamentales comenzaron su trabajo en el Sudeste Asiatico durante la década de 1970, principalmente, en respuesta a las imposiciones leyes marciales y a la prohibición al derecho de asociación en varios estados. En Malasia, la presencia y accionar de las ONG es limitada, sobre todo por la aplicación de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>por Jorge Franco Freytter</strong></p>
<p>Las Organizaciones no gubernamentales comenzaron su trabajo en el Sudeste Asiatico durante la década de 1970, principalmente, en respuesta a las imposiciones leyes marciales y a la prohibición al derecho de asociación en varios estados. En Malasia, la presencia y accionar de las ONG es limitada, sobre todo por la aplicación de leyes represivas que prohíben su libre desarrollo. Las principales ONG se concentran en las zonas urbanas y se manifiestan a favor de los consumidores o del medio ambiente, como lo son la Consumers Association of Penang (CAP), la Malayan Nature Society y la Environmental Protection Society<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p>Pero, fueron la crisis económica de los años 1997 y 1998 y la denominada «Batalla de Seattle» en 1999, los que pudieron realmente haber beneficiado en el Sudeste asiático el desarrollo y posterior consolidación de las organizaciones non gubernamentales y de los movimientos locales de contestación social y económica<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a>.<span id="more-334"></span></p>
<p><strong><em>Derechos humanos y la Ley de la Seguridad Interior</em> (ISA)</strong></p>
<p>A pesar de las múltiples detenciones arbitrarias y violaciones a los derechos humanos por parte de las autoridades militares y de policía de Malasia, las organizaciones se agrupan en mujeres que se movilizan en temas como la violencia de genero, trabajo y derechos reproductivos, también están las organizaciones de migrantes, de usuarios de servicios públicos e incluso periodistas independientes han continuado trabajando de la mano de las tradicionales organizaciones internacionales de occidente, como Amnistía Internacional, Reporteros sin Fronteras y Human Rights Watch y a ellos se les suman otras organizaciones que tienen su accionar en Hong Kong, Tailandia o Bangkok para poder denunciar el <em>Internal Security Act (ISA) </em>o Ley de la Seguridad Interior, que reprime a manifestantes y a opositores del gobierno(<a href="http://www.youtube.com/watch?v=7jkAmOQt20k">Video</a>)<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>Aun así, los limitantes del accionar humanitario siguen siendo grandes debidos a que el gobierno sigue desarrollando su campaña de detenciones, esta vez con la llamada lucha contra “el terrorismo” y basados en apartes de la constitución malaya que se rige en su mayoría por las restricciones que el gobierno considere necesarias aplicar en interés de la Federación malaya o en parte de ella<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>En 1971, se modifica la Ley de sedición, donde se definen claramente los limites a las actividades de la oposición y se limitan a cuatro puntos como son: los derechos de los malayos, los derechos de ciudadanía de los no malayos, la situación del idioma nacional y el Islam, tambien los derechos y privilegios del rey y de los sultanes<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p>En ese orden de acciones, el gobierno detuvo el 6 de mayo de 2008 a Raja Petra Kamaruddin, fundador y editor del sitio Web más popular de Malasia el “<em>Malaysia Today</em>”, quien fue privado de la libertad bajo el <em>Internal Security Act</em> acusado de sedición por publicar, un <a href="http://www.p-es.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=630:el-periodista-digital-raja-petra-kamarudin-acusado-de-sedicion-en-malasia&amp;catid=38:periodistas&amp;Itemid=62">artículo</a> titulado &#8220;Mandemos al infierno a los asesinos de Altantuya Shaariibuu&#8221; (&#8221;Let’s send the Altantuya muderers to hell&#8221;), en el articulo el periodista, expresa sus sospechas de que, Najib Abdul Razak, viceprimer ministro y su mujer, tenian algo que ver con la muerte de la modelo Altantuya Shaariibuu.</p>
<p>Fue por eso que organizaciones como <em>Hermanas en el Islam, </em>protestaron fuertemente frente a este acto<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>, así como también <em><a href="http://arabia.reporters-sans-frontieres.org/article.php3?id_article=28814">Reporters sans frontières &#8211; Malaisie</a></em>, manifiestan contra la detención de Raja Petra y ellos tambien manifiestan por la libertad de expresión en la Internet y mantienen <a href="http://www.p-es.org/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=312&amp;Itemid=61">en vigilancia</a> a Malasia como opresor de este medio. Luego de todas estas presiones, el blogguer fue puesto en <a href="http://www.blogueurssansfrontieres.org/?p=51">libertad</a>.</p>
<p>Otras manifestaciones contra el gobierno, tambien se hacen sentir en el seno de las instituciones academicas, donde le gobierno queria en el 2008<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a> impedir que otras etnias diferentes a la malayo-musulmana estudiara en la Universidad.</p>
<p>Muchas han sido las intervenciones de las organizaciones internacionales y nacionales para hacer respetar los derechos y libertades humanas en Malasia, pero pocas han sido las manifestaciones de buena voluntad del gobierno, aún si Malasia, es uno de los miembros del Consejo de los Derechos Humanos de la ONU<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p>Quizás el fortalecimiento de una convención regional dirigida <em>desde la Asociación de las Naciones del sudeste asiático</em> (ASEAN) podría ser un escenario interesante para que la puesta en marcha de una serie de normatividades y organismos de vigilancia sobre derechos humanos tenga mas efectividad a la hora de la acción non gubernamental.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Loh, Francis. 2005. « <em> les ONG et les mouvements sociaux en Asie du Sud-Est</em> »,  On-line <a href="http://www.social-movements.org/fr/node/view/555">http://www.social-movements.org/fr/node/view/555</a> (pagina consultada el 01 -07 -2009)</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Encarnación, Teresa y Tadem, Eduardo. 2003. <strong>«</strong> <em>Globalización de las resistencias  &#8211; El Sudeste Asiático</em> » <a href="http://www.social-movements.org/es/node/view/320">http://www.social-movements.org/es/node/view/320</a> ( pagina consultada el 4 de junio del 2009 )</p>
<p> <a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> (pagina consultada el 6 de junio de 2009 )</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> <a href="http://confinder.richmond.edu/admin/docs/malaysia.pdf">http://confinder.richmond.edu/admin/docs/malaysia.pdf</a>  (pagina consultada el 5 de junio del 2009)</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Lyons, Lenore. 2007 « <em>L’organisation au service des droits des travailleurs migrants :</em></p>
<p><em>le militantisme transnational à Singapour et en Malaisie</em><em>   </em>», On-line <a href="http://ro.uow.edu.au/artspapers/172">http://ro.uow.edu.au/artspapers/172</a>  (pagina consultada el 01 -07 -2007 )</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> <a href="http://www.sistersinislam.org.my/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=775&amp;Itemid=194">http://www.sistersinislam.org.my/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=775&amp;Itemid=194</a></p>
<p>(sitio consultado el 5 de junio del 2009 )</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> <a href="http://www.adn.es/ciudadanos/20080813/NWS-0513-Gobierno-universidad-exclusiva-minorias-estudien.html">http://www.adn.es/ciudadanos/20080813/NWS-0513-Gobierno-universidad-exclusiva-minorias-estudien.html</a>  (pagina consultada el 1 -07 -2009 )</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref8">[8]</a> <a href="http://www.un.org/spanish/aboutun/organs/ga/60/elect/hrc/">http://www.un.org/spanish/aboutun/organs/ga/60/elect/hrc/</a>  (sitio consultado el 4 de junio del 2009 )</p>
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		<title>LA SOCIÉTÉ CIVILE AUX PHILIPPINES</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 22:23:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Démocratisation]]></category>
		<category><![CDATA[Dictature]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>
		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

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		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
La société civile dans le sens entendu ici est le prolongement d’une notion bien enracinée dans la culture séculière du pays, à savoir le terme pakikipagkapwa qui veut dire « interaction holistique avec les autres » et Kapwa qui veut dire « partager son propre intérieur ». Qui plus est, l’assistance volontaire connote un statut égalitaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p>La société civile dans le sens entendu ici est le prolongement d’une notion bien enracinée dans la culture séculière du pays, à savoir le terme <em>pakikipagkapwa</em> qui veut dire « interaction holistique avec les autres » et Kapwa qui veut dire « partager son propre intérieur ». Qui plus est, l’assistance volontaire connote un statut égalitaire entre celui qui vient en aide et à celui qui en a besoin. La notion de charité, qui brise cette égalité est apparue qu’avec l’avènement de l’Église catholique portée à travers l’établissement d’écoles paroissiales, orphelinats, asiles et hôpitaux en l’absence de l’État national comme acteur public. Plus récemment, la vague communiste créait parmi les Églises catholiques et protestantes, une réaction visant la récupération des organisations ouvrières et paysannes. Une réaction qui a pris de l’ampleur lors de l’élimination des forces politiques durant la loi martiale.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a><span id="more-311"></span></p>
<p>Durant la période du régime de la loi martiale (1972 – 1986), et en l’absence des partis politiques mis à l’ombre par ce même régime, un vaste réseau d’ONG a vu le jour aux Philippines. Si la loi martiale veut dire la « suspension des élections et du régime parlementaire, l’interdiction des partis politiques, syndicats et organisations étudiantes, et l’arrestation des membres de l’opposition »<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a> ; l’apparition des ONG était salutaire. En effet, la population trouvait ainsi un moyen de contourner cette sinistre loi tandis que le régime en place, outre le fait que cela lui fournissait un vernissage de tolérance politique, était confronté à des organisations qui ne prétendaient pas au pouvoir politique.</p>
<p>Aujourd’hui, la société civile philippine comporte une immense variété d’organisations (entre 60 000 et 70 000) qui va des associations d’appui à la réforme agraire, des syndicats ouvriers, de pêcheurs, de paysans, de l’engagement dans la recherche, la diffusion de brochures, de livres, et l’organisation de forums jusqu’aux écoles privées et hôpitaux, associations professionnelles et autres institutions privées et à but non lucratif qui ne se considèrent pas d’habitude parmi la société civile.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a> Absorbées par les soucis liés au modèle de développement inspiré par le dirigisme du capitalisme de l’État, les ONG pour la majorité s’occupent des zones rurales pauvres et des ghettos urbains, d’infrastructures sanitaires, éducatives, médicales et financières ainsi que de la création de coopératives, des enjeux de la réforme agraire et la protection de l’environnement<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>. Bien que la démocratisation proprement dite occupe peu d’importance pour ces réseaux, leur rôle est incontestable dans la contribution à l’autonomisation et à la production des conditions préalables de la démocratie.</p>
<p>La distribution équitable de la terre est cruciale pour la croissance économique et le développement démocratique. Aux Philippines, la distribution inéquitable de la terre et son haut taux de location produisent des effets négatifs sur l’économie, la politique et surtout sur la pauvreté en milieu rural. La perpétuation de la terre comme seule source de richesse dans les communautés locales aide à maintenir le système patron-client comme un obstacle important à une véritable démocratisation<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p>L’importance de la société civile et sa mobilisation est devenue évidente tant dans la chute du régime de Marcos que dans la codification de leur présence par la présidente Aquino qui leur a accordé une présence au sein de l’administration publique d’au moins 25% des membres des conseils pour le développement local, depuis le niveau du local jusqu’au niveau provincial<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>. Reste que cette évolution tant souhaitée porte le virus dormant de la reproduction du système patrimonial où prévaut le critère du quota et non celui de l’égalité démocratique et citoyenne.</p>
<p>L’importance de la société civile aux Philippines tient aussi à trois éléments forts attrayants. Tout d’abord, elle contrebalance la domination élitiste et sexiste et le favoritisme politique qui s’exercent dans l’ensemble du pays. Ensuite, elle contribue à la mise en place de processus décisionnels ouverts à tous, ce qui fournit une base sociale indéniable à la démocratisation. Enfin, elle favorise l’autonomisation des citoyens, ce qui implique la promotion de normes et des <em>valeurs civiques</em> qui mettent l’accent sur le sens de la citoyenneté. En cela, les Philippines illustre l’impact de la présence et de la participation à la <em>gouvernance locale</em> devenue célèbre et prometteuse comme c’est le cas pour des expériences bien consacrées comme celle d’Angleterre ou de la Bolivie<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p>Malheureusement, trois limites directes font obstacles à cette avancée difficile. D’abord, l’absence d’institutionnalisation et la présence du caractère transitoire de cet acteur de base, due à la délégation des pouvoirs dont il jouit dans la gouvernance locale. Autrement dit, le choix favorable privilégié par la réforme administrative, soit une délégation de pouvoir rapide et moins contraignante de la part de l’État aux dépens d’un processus juridique long rend donc cette avancée à la merci d’institutions législatives dominées par l’oligarchie terrienne. Ensuite, la guerre contre le terrorisme à laquelle souscrit l’actuelle présidente Gloria Macapagal-Arroyo, le retour de l’approche militaire pour résoudre les problèmes de Mindanao.  Enfin, la présence militaire des Américains sous prétexte d’aide, qui ne peut être paisible, projettent à l’horizon, non pas la floraison de la société civile, mais la militarisation de la société tout entière<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p>Indirectement, la situation de la société philippine en tant qu’État-nation inachevé rend superficielle la société civile et peut servir de prétexte aux forces étrangères pour mettre la main sur la souveraineté du pays. Ainsi, la société civile ne peut remplacer les fonctions de l’État-nation avec ses institutions et ses prérogatives, suivant les différenciations de la société moderne entre société civile et société politique.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Overview of NGOS and civil society: Philippines http://www.adb.org/Documents/Reports/Civil-Society-Briefs/PHI/CSB-PHI.pdf</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Francis Loh  « Les ONG et les mouvements sociaux en Asie du Sud-Est », <em>Mondialisation et résistance : L’état des luttes</em> ;; Syllepse, 2004  ; p. 42</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> David Wurfel; Civil society and democratization in the Philippines, p. 215.  Au site: http://www.apcss.org/Publications/Edited%20Volumes/GrowthGovernance_files/Pub_Growth%20Governance/Pub_GrowthGovernancech17.pdf</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Ibid. p. 216</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Ibid. p. 216</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Mondialisation et résistance ; Op. Cit, p. 44</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7"></a>6 ONU-Habitat; World urban forum: <a href="http://ww2.unhabitat.org/mediacentre/documents/wuf2004/civilsociety_fr.pdf">http://ww2.unhabitat.org/mediacentre/documents/wuf2004/civilsociety_fr.pdf</a></p>
<p>7 David Wurfel; Op. Cit, p. 222</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref8"></a></p>
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		<title>L’économie des Philippines</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 21:40:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Enjeux économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>
		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

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		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
Au moment de l’après-guerre, les Philippines avaient, après le Japon, le meilleur niveau de vie en Asie[1]. La croissance du rendement de l’investissement est supérieure à 4% entre 1964 et 1982, en regard aux autres pays de l’Asie du Sud-Est comme la Malaisie (3.4 %), la Thaïlande (3.5 %) et l’Indonésie (3.2 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p>Au moment de l’après-guerre, les Philippines avaient, après le Japon, le meilleur niveau de vie en Asie<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a>. La croissance du rendement de l’investissement est supérieure à 4% entre 1964 et 1982, en regard aux autres pays de l’Asie du Sud-Est comme la Malaisie (3.4 %), la Thaïlande (3.5 %) et l’Indonésie (3.2 %)<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a>. Cependant, dès les années 1980 l’économie des Philippines chute, alors que la croissance chez les pays, appelés les « tigres » de l’Asie (Malaisie et Thaïlande entre autres), tourne autour de 6.9%. Les Philippines traînent derrière eux avec 0.9% ! Le revenu réel par personne décline de 7.2% entre 1980 et 1992<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.<span id="more-307"></span></p>
<p>Même si le taux de croissance s’est élevé autour de 7.2% en 2007, les mêmes phénomènes et les mêmes problèmes demeurent constamment présents. La question qui se pose est donc de savoir pourquoi un pays doté de telles potentialités n’a pas pu être parmi les fameux dragons (Hong-Kong, Corée du Sud, Singapour et Taïwan) ou tigres ? Tous les pays de la région, y compris le Japon, se sont investis vers l’ouverture du marché américaine pour consolider leurs industries manufacturières et renforcer leur place dans la division internationale du travail, mais les Philippines qui avaient bénéficié d’un accès précoce à ce marché n’étaient pourtant pas au rendez-vous. Il ne peut pas s’agir seulement des atouts du pays car les Philippines ont tous les ingrédients pour un développement réussi : de grands talents entrepreneuriaux, une force de travail avec d’énormes talents et en général bien éduquée (déjà à l’aise avec l’anglais, langue internationale dominante au sein des mondes des affaires), dotées de ressources naturelles riches et une communauté vibrante d’économistes et de spécialistes en développement.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a></p>
<p>En essayant d’expliquer en 1992 les différences entre son pays et ses voisins, le président de l’époque Fidel Ramos pointait du doigt les « groupes oligarchiques » qui, étant capables d’ « utiliser l’État dans leur propres intérêts » et qui avaient créé des distorsions dans l’économie et « rendu le gouvernement inefficace ». Pour Ramos, c’était la raison pour laquelle les Philippines traînaient derrière les tigres de l’Asie du Sud-Est<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>. Dans le même esprit, une étude, de la Banque mondiale sur les différences entre les Philippines et ses voisins, « tigres et dragons », concluait qu’en l’absence d’une combinaison entre stabilité macroéconomique et politique ainsi qu’une bureaucratie technocratique compétente, comme c’est le cas dans les pays susmentionnés, les Philippines ne pouvaient espérer atteindre un tel rang, auquel elles resteraient l’ « aspirant permanent »<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p>Les chercheurs sont unanimes sur ce qu’Hutchcroft décrit comme le rôle de la sphère politique dans la genèse et la reproduction des types de capitalisme. En se basant sur une remarque de Max Weber concernant le conflit entre le « rationalisme capitaliste moderne » et le caractère patrimonial de l’État pré-bureaucratique, Hutchcroft propose que l’État philippin ne fonctionne pas comme un instrument transcendant les intérêts privés pour embrasser l’intérêt sociétal, mais sert d’instrument au profit d’intérêts économiques oligarchiques des classes prédatrices.</p>
<p>Sous le règne de Marcos, contrairement aux premières années de la loi martiale où l’État jouit encore de son autonomie à l’égard de la classe dominante<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a>, ce qu’on appelle les cronies se sont servis de l’État pour accumuler à l’infini leur richesse à travers des privilèges, des mesures protectionnistes et des restrictions de compétition, ce qui a gardé l’économie du pays derrière ses voisins. Les caractéristiques patrimoniales de l’État s’expriment à travers, d’abord, son impuissance à extraire un certain niveau de taxation et ensuite, par, son impuissance à concevoir ou à imposer une politique macroéconomique cohérente.</p>
<p>Pourtant à l’époque de la présidence de Fidel Ramos, de 1992 à 1998, le pays connaissait une stabilité tant souhaitée. Ramos a d’ailleurs a procédé à la promulgation de plusieurs lois anti monopoles, à la privatisation des entreprises-niches, à la réforme fiscale, à l’instauration d’une nouvelle autorité bancaire et la poursuite de la libéralisation du secteur, et l’amélioration des infrastructures, pour enfin permettre au pays de résister au choc financier de 1997.  Un bilan hâtivement gâché par son successeur Estrada démissionnaire, avant la fin de son mandat marqué par trois années de gouvernance corrompue. Avec l’arrivée de la présidente Arroyo Macapagal, le pays a connu un taux de croissance de 7%, mais dans un contexte économique et politique aussi catastrophique.</p>
<p>Si l’on se limite au secteur économique, on peut observer aujourd’hui que 2% de la population possède 38% des terres, une croissance démographique qui grimpe chaque année à 2.3%, soit 1.7 millions de nouveaux travailleurs au marché d’emploi.  40% de la population vit sous le seuil de la pauvreté, 30% de la population adulte déserte le pays à la recherche d’emploi en retour de 15 milliards de dollars gâchés aux achats immédiats au lieu d’être dirigés vers des investissements productifs.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Sophie B. du Rocher, l’Asie du Sud-Est, 2008, p. 40</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Alasdair Bowie and Danny Unger; The politics of open economies; Cambridge University Press, p. 99</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Paul Hutchcroft; Booty capitalism, Cornell University Press, 1998; p. 1</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Hutchcroft, Op. Cit, p. 4</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Cité  in Hutchcroft; Ibid. p. 2-3</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Ibid. p. 4</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> David Wurfel cité in: David chan-oong Kang; Crony capitalism; p. 83 http://books.google.co.ma/books?id=im465FAopWMC&amp;pg=PA83&amp;lpg=PA83&amp;dq=cronies+of+Marcos+Hutchcroft&amp;source=bl&amp;ots=RwvaMu5xCR&amp;sig=OCErDpWvjthg0u4bLcBjqn31MgI&amp;hl=fr&amp;ei=lhxQSq7nMIWjtgeN95isBA&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=3</p>
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