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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Relations internationales</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LA POSITION DU VIETNAM DANS L’ESPACE MONDIAL</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:18:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Guillaume Lévesque
 
Depuis la chute de l’union soviétique, le Vietnam a subi des transformations au plan de ses relations internationales. Auparavant, le Vietnam avait seulement des liens économiques et culturels avec la Russie et les autres pays du bloc soviétique.  Aujourd’hui le Vietnam déclare vouloir s’intégrer dans l’économie de marché mondiale et entretenir des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Guillaume Lévesque</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis la chute de l’union soviétique, le Vietnam a subi des transformations au plan de ses relations internationales. Auparavant, le Vietnam avait seulement des liens économiques et culturels avec la Russie et les autres pays du bloc soviétique.  Aujourd’hui le Vietnam déclare vouloir s’intégrer dans l’économie de marché mondiale et entretenir des relations amicales avec le reste de la planète(3). Dans cette optique, Le Vietnam a depuis les années 90 adhéré à plusieurs organisations d’ordre économiques et culturelles comme l’<a href="http://www.aseansec.org/">ASEAN</a> (1995), l’<a href="http://www.apec.org/">APEC</a> (1998), l’<a href="http://www.francophonie.org/">OIF</a> et plus récemment dans l’<a href="http://www.wto.org/indexfr.htm">OMC</a> (2007) . L’entrée du Vietnam dans l’OMC est entre autres dû à la normalisation des relations  entre le Vietnam et les États- Unis et à l’accord bilatéral signé entre les deux pays. Mais, les deux pays n’ont pas totalement oublié la guerre du Vietnam et les rapports sont parfois tendus. Avec ses voisins asiatiques, les rapports sont généralement bons sauf dans le cas du Cambodge et de la Chine. Bref, le Vietnam qui était autrefois isolé du reste du monde s’intègre de plus en plus dans l’espace mondiale et tente d’entretenir des relations harmonieuses avec ses voisins asiatiques et le reste de la planète.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-646"></span></p>
<p style="text-align: justify">En entrant dans l’ASEAN en 1995, le Vietnam a opté pour un choix pragmatique. L’adhésion à cette union permet au Vietnam de favoriser les échanges économiques avec les autres pays de la région sans toutefois devoir renoncer à son idéologie politique. Même si l’organisation avait pour but lors de sa création en 1967 de freiner la montée du communisme, le but de l’association est maintenant surtout d’ordre économique(3). Avec la Thaïlande qui est pourtant le pôle concurrent de la région, les relations sont plutôt bonnes. Le premier ministre thaïlandais, lors de sa visite au Vietnam en 2008, avait entre autres déclaré qu’il « n’autoriserait personne ni aucune organisation à utiliser le territoire thaïlandais comme base arrière contre le Vietnam.»(2) Dans le cas de la Chine, même si les deux pays sont des pays voisins et partagent la même idéologie communiste, les relations entre les deux pays ont toujours été tendues, mais elles tendent aujourd’hui à se normaliser par de nombreuses visites amicales. C’est que les deux pays ont toujours été rivaux et cela depuis des temps immémoriaux.  Il ne faut pas  oublier que le Nord du Vietnam a déjà été une province chinoise pendant près de mille ans. Les Vietnamiens n’ont jamais voulu  redevenir des serfs de la nation chinoise. Mais plus récemment, les deux pays sont en conflit à propos de la souveraineté des îles Spratly et Paracel(1). En Asie comme sur le reste du globe, les relations internationales du Vietnam tendent à se normaliser même si dans certains cas, il reste des histoires non-réglées.</p>
<p style="text-align: justify">Même si aujourd’hui les États-Unis sont un partenaire économique important du Vietnam, il reste de la rancune réciproque concernant la guerre du Vietnam. Entre autres choses, les Américains ont accusé les Vietnamiens de toujours détenir des prisonniers de guerre, car des milliers de corps de soldats américains n’ont  jamais été retrouvés. Mais les soupçons tendent aujourd’hui à s’effacer, car le Vietnam fait de nombreux efforts pour retrouver les corps disparus. Bill Clinton est le premier président américain à avoir entreprit des démarches pour normaliser les relations entre les États-Unis et le Vietnam. Il a tout de suite vu le potentiel d’investir dans ce petit pays capable de résister à l’énorme puissance de la Chine. Graduellement, les relations entre les États-Unis et le Vietnam sont en train de s’améliorer. La méfiance tend à s’estomper. Mais les États-Unis ne sont pas le pays dont les relations internationales avec le Vietnam sont les plus importantes parmi les pays occidentaux. Il s’agit de la Russie, qui, malgré son changement drastique d’idéologie économique et politique depuis la chute de son gouvernement communiste, reste un partenaire important. La Russie voit entre autres le Vietnam comme un partenaire important pour limiter l’influence Chinoise à l’est, tandis que le Vietnam voie la Russie comme un partenaire alternatif à la Chine et aux États-Unis(2). Quand au Canada, il est surtout important pour des relations culturelles, car il ne faut pas oublier que la diaspora vietnamienne y est importante.</p>
<p style="text-align: justify">Bref le Vietnam n’est plus un îlot socialiste isolé comme l’est aujourd’hui la Corée du Nord. Le pays entretien des relations économiques et culturelles variées avec les pays d’Asie, mais aussi avec des anciens ennemis comme les États-Unis. Avec les années, le Vietnam semble de plus en plus s’intégrer dans l’économie de marché mondiale.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Références </strong></p>
<ol>
<li>Abuza Zachary.2001. <em>Renovating      politics in contemporary Vietnam</em>. Londres : Lynne Rienner.</li>
<li>Chéron, Bénédicte.2009. <em>Le Viet Nam, des blessures de l’histoire      à l’Asie du XXIème siècle</em>. Paris :      Éditions du Jubilé.</li>
<li>Dorvert, Stéphane, Benoit de Tréglodé.2004. <em>Viet Nam      contemporain</em>. Paris : les Indes Savantes.</li>
</ol>
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		<title>LES RÉFUGIÉS HMONG LAOTIEN</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 02:21:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Minorités]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports interethniques]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[par Alicia Mersy
Le sort des réfugiés hmong laotiens en Thaïlande continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. En janvier 2009, 31 membres du Congrès américain ont demandé au gouvernement qu’il fasse pression sur la Thaïlande pour assurer un retour sécuritaire des refugiés hmong au Laos. Depuis des décennies, des milliers de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Alicia Mersy</strong></p>
<p>Le sort des réfugiés hmong laotiens en Thaïlande continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. En janvier 2009, 31 membres du Congrès américain ont demandé au gouvernement qu’il fasse pression sur la Thaïlande pour assurer un retour sécuritaire des refugiés hmong au Laos. Depuis des décennies, des milliers de hmong ont fuit le Laos où ils étaient victimes de persécutions pour la Thaïlande. Aujourd’hui, ils sont au nombre d’environ 5000, confinés dans un camp, près du village de Huai Nam Khao, dans la province de Petchabun dans le nord de la Thaïlande. Le Laos et la Thaïlande arriveront-ils à une entente pour mettre fin au terrible destin de ces Hmong Laotien?<span id="more-330"></span></p>
<p>Depuis décembre 2005, plus de 370 Hmong laotien réfugiés en Thaïlande ont été forcés de retourner au Laos. <em>Médecins sans frontières</em>, la seule organisation non gouvernementale qui était admise sur place jusqu’à tout récemment a rapporté que les réfugiés qui sont rapatriés au Laos subissent des tortures, des massacres et les femmes sont souvent victimes de viols.  Au même moment, plusieurs milliers de Hmong se cachent toujours dans les forêts des zones frontalières : “According to people living in the camp and human rights organizations, up to a few thousand Hmong, including women, children and elderly people, still live in the jungle today and continue to be subject to attacks and persecution by the Lao military. As a result, Hmong have continued to flee Laos since the end of the war.” (<a href="http://www.atimes.com/atimes/Southeast_Asia/KA21Ae02.html">http://www.atimes.com/atimes/Southeast_Asia/KA21Ae02.html</a>).</p>
<p>Le gouvernement laotien refuse l’aide internationale dans les procédures de rapatriement des Hmong au Laos. Le 4 mars 2008, <em>Human Rights Watch</em> a déclaré que le gouvernement Thaïlandais devait arrêter le retour forcé des Hmong au Laos sans une supervision d’organismes internationaux.</p>
<p>Les Hmong forment une ethnie venue de Chine qui s’est progressivement installée dans différent pays  limitrophes: soit, le Vietnam, le Laos, la Thaïlande et le Myanmar. Ainsi, on retrouve près de 124 000 Hmong dans quelques 230 villages en hautes montagnes, dans le nord de la Thaïlande. Pendant plus de deux siècles, au Laos, les Hmong vivaient en marge de la société, retirés dans les montagnes. Au moment de la colonisation, les Français ont utilisés cette ethnie pour combattre les communistes vietnamiens.</p>
<p>Lorsque la France se retire à la fin de la première guerre d’Indochine, les Américains arrivent et à leur tour recrutent les Hmong. Durant la guerre du Vietnam, les Hmong sont engagés par la CIA pour soutenir l’armée américaine qui combattait le parti communiste Pathet Lao. Tout comme les Français, les Américains se servent d’eux pour combattre les communistes. Après le départ des américains en 1975, on estime à 300 000 le nombre de hmong qui ont fuit le Laos pour se réfugier en Thaïlande.</p>
<p>Encore aujourd’hui, le Laos continue de persécuter les communautés Hmong à cause de leur implication avec les États-Unis contre le Parti communiste du Laos. Selon <em>Human Right Watch,</em> “At best, when Hmong asylum seekers and refugees arrive in Laos after deportation, Lao authorities prohibit return to their homes and force them to stay in relocation sites or with relatives in government-friendly villages. At worst, Hmong deportees face arbitrary incarceration, sexual abuse, torture, and disappearance.”(<a href="http://www.doctorswithoutborders.org/publications/reports/2007/Hmong_Briefing.pdf">http://www.doctorswithoutborders.org/publications/reports/2007/Hmong_Briefing.pdf</a>)</p>
<p>Selon Gar Yia Lee, co-auteur du livre Hmong/Mia in Asia et spécialiste de la région les Hmong qui sont restés au Laos après le départ des Américains en 1975 peuvent être divisés en trois catégories : ceux qui supportaient la révolution du Pathet Lao (Thirty-years Hmong), les réfugiés ou soldats du coté du gouvernement royal lao qui n’ont pas pu s’enfuir ou ont décidé de rester (Vang Pao Hmong) et finalement des groupes de résistance (Chao Pa) considérés comme des bandits. Ces derniers habitent dans les hautes montagnes et résistent aux politiques d’assimilation agressives du gouvernement laotien. Aujourd’hui, on compte entre 500 et 1000 guérilleros hmong aujourd’hui.</p>
<p>Depuis qu’il a pris le pouvoir en 1975, le parti révolutionnaire populaire est depuis son accession au pouvoir, le seul parti politique autorisé au Laos. Une dictature qui n’admet pas les voix dissidente alors que les hmong essaient de conserver leur identité et leur culture. Peu de signes encourageants viennent du Laos car il est admis que le bilan du Laos en termes de droits humains est faible et qu’il y a très peu de transparence.</p>
<p>Les deux capitales, Bangkok et Vientiane voient dans le contentieux sur les hmong un obstacle pour une plus grande intégration et pour le renforcement de leurs liens économiques. La Thaïlande, en menaçant de renvoyer les réfugiés cherche à faire pression sur le gouvernement laotien. De la même façon les États-Unis voudraient voir cette question se régler car c’est une question qui divise le Laos et la Thaïlande. Les États-Unis souhaitent que la Thaïlande et le Laos forme un bloc fort pouvant agir en contrepoids à la Chine, superpuissance dans cette région du monde. Peut être que les jeux d’Asie du Sud-Est de décembre 2009 qui se dérouleront à Vientiane seront l’occasion de mettre une priorité sur le dossier des Hmong pour que les relations soient plus harmonieuses entre ces deux États. Des événements comme ceux-ci sont souvent l’occasion pour les États de donner une bonne image d’eux-mêmes et ils ont tendance à vouloir régler les conflits qui provoquent la réprobation la internationale, comme le conflit des Hmong,</p>
<p>RÉFÉRENCES:</p>
<p><a href="http://www.atimes.com/atimes/Southeast_Asia/KA21Ae02.html">www.atimes.com/atimes/Southeast_Asia/KA21Ae02.html</a></p>
<p><a href="http://www.doctorswithoutborders.org/publications/reports/2007/Hmong_Briefing.pdf">www.doctorswithoutborders.org/publications/reports/2007/Hmong_Briefing.pdf</a></p>
<p><a href="http://www.tragicmountains.org/id19.html">www.tragicmountains.org/id19.html</a></p>
<p>Tapp Nicholas, Jean Michaud, Christian Culas et Gary Yia Lee. Hmong/Miao in Asia, Silkworm Books. Bangkok. 2004</p>
<p>www.hrw.org/en/news/2007/08/29/thailand-protect-hmong-refugees</p>
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		<title>INDONÉSIE : L’ORGANISATION JEMAH ISLAMYAH</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 23:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Militarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[par Alicia Mersy
Le 12 octobre 2002, l’île indonésienne de Bali, une station balnéaire internationale est le théâtre d’un attentat sanglant qui laissera dans le deuil plus de 200 familles et fera près de 300 blessés, pour la plupart des touristes australiens. Perpétré dans une boîte de nuit populaire, l’attaque à la bombe avait vraisemblablement pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Alicia Mersy</strong></p>
<p>Le 12 octobre 2002, l’île indonésienne de Bali, une station balnéaire internationale est le théâtre d’un attentat sanglant qui laissera dans le deuil plus de 200 familles et fera près de 300 blessés, pour la plupart des touristes australiens. Perpétré dans une boîte de nuit populaire, l’attaque à la bombe avait vraisemblablement pour but de déstabiliser les autorités gouvernementales et de donner de la visibilité médiatique aux revendications de ses auteurs : les membres de l’organisation Jemah Islamyah.</p>
<p>Dans ce pays qui regroupe la plus grande population musulmane au monde (80% des 237 500 000 indonésiens sont de confession musulmane), les discours politiques militants qui prétendent se fonder sur les préceptes du Coran ne sont pas sans trouver un écho au sein de la société civile. La plus connue des organisations islamistes d’Indonésie est sans aucun doute Jemah Islamyah (organisation islamique en arabe) dont les actes ultra radicaux ont choqué le monde entier et déstabilise le gouvernement indonésien.<span id="more-323"></span></p>
<p>Jemah Islamyah est la plus grande organisation terroriste en Asie du Sud-Est. Cet organisation islamiste milite pour la création d’un État islamique, d’un Califat et propose une révolution islamique en Indonésie et à travers la région d’Asie du Sud-Est qui inclurait, la Malaysia, le sud de la Thaïlande, le sud des philippines et l’Indonésie. Cette organisation clandestine et rebelle se bat pour le pouvoir politique et utilise la religion comme instrument de mobilisation. Ses cellules clandestines opèrent à travers plusieurs pays d’Asie du Sud-Est. Plusieurs éléments facilitent les opérations de cette organisation clandestine comme l’immense archipel qu’est l’Indonésie et ses frontières maritimes ouvertes. Pour ce qui est de la grandeur de l’organisation, le nombre de ses membres reste mal connu, son évaluation varie de 100 à 1000 membres. Les liens familiaux et les liens formés à l’université entre les membres de JI sont forts. Beaucoup des militants de JI sont représentatifs de la jeunesse indonésienne issue de conditions sociales économique précaires. (Sidney Jones, <em>À Jakarta, la relève est assurée. </em>Courrier International, Paris. 2008)</p>
<p>Les liens entre JI et Al-Qaïda ne sont pas clairement établis. Les opinions des experts divergents sur la question. Certains pensent que JI est l’aile sud asiatique d’Al-Qaida et disent que le groupe pourrait ouvrir un front contre les intérêts des États-Unis dans la région. D’autre disent que les deux groupes terroristes ne sont pas très liés parce que les ambitions régionales de JI ne correspondent pas aux ambitions plus globales d’Al-Qaida. (<a href="http://www.cfr.org/publication/8948/">http://www.cfr.org/publication/8948/</a>)</p>
<p>Abu Dujana, chef de la branche armée de JI et l’un des présumés coupables des attentats de Bali a été arrêté le 9 juin 2007 par la police indonésienne, avec 400 autres suspects terroristes. Ces arrestations ont dû compliquer les activités de cette organisation. Aujourd’hui, Singapour la Malaisie et les Philippines combattent activement les terroristes. Ils ont arrêté plusieurs suspects de l’organisation Jemaah Islamyah. Par exemple, Singapour a déjoué un complot qui visait les ambassades des États-Unis, de Grande-Bretagne et d’Israël au pays.</p>
<p>Avant l’attentat de Bali en 2002, le gouvernement Indonésien n’avait fait aucune enquête sur JI mais la Malaisie, Singapour et les Philippines avaient déjà infiltré leurs cellules. On accuse cette organisation islamique indonésienne d’être responsable de plusieurs attentats ultérieurs : celui du 5 aout 2003 de l’hôtel Marriott à Jakarta qui a fait 12 morts, l’attaque du 9 septembre 2004 qui avait comme cible l’ambassade australienne à Jakarta et l’attentat suicide du 1<sup>er</sup> octobre 2005 à Bali qui fait 19 morts. JI est sur la liste des organisations terroristes des États-Unis depuis l’attentat de Bali en 2002 et est suspectés d’avoir des liens avec Al-Qaeda. Pour les Américains, l’Asie du Sud-Est devient le deuxième endroit de lutte anti-terroriste pour les États-Unis.</p>
<p>La vie politique indonésienne actuelle ne peut être comprise à partir de sa seule dynamique institutionnelle ou de la rencontre des partis politiques officiels qui ont lieu en Indonésie. Les acteurs extra étatiques que sont les organisations islamistes populaires ont une importance qui ne peut pas être sous-estimée. Les conflits inter étatiques au sud des Philippines, au sud de la Thaïlande ou en Indonésie, sont le produit de facteurs sociaux, ethniques et religieux complexes. Dans tout ces cas, la cause islamiste en Asie Sud-Est se caractérise par des revendications sécessionnistes. En effet, que ce soit JI, le FILM aux Philippines ou le Pejuang Kemerdekaan Pattani en Thaïlande, tous ces mouvements réclament la création d’un état indépendant et répondent aux préceptes de la charia islamique.</p>
<p>RÉFÉRENCES</p>
<p><a href="http://www.cdi.org/terrorism/ji.cfm">www.cdi.org/terrorism/ji.cfm</a></p>
<p><a href="http://www.cfr.org/publication/8948/">www.cfr.org/publication/8948/</a></p>
<p><a href="http://www.nctc.gov/site/groups/ji.html">www.nctc.gov/site/groups/ji.html</a></p>
<p><a href="http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=OUTE_006_0079">www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=OUTE_006_0079</a></p>
<p>Jones, Sidney. <em>À Jakarta, la relève est assurée. </em>Courrier international, Paris. 2008</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’identité Thaï face à la mondialisation des échanges. L’envers de la médaille</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 03:12:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Identité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Aurélien Clément
La Thaïlande s’est considérablement ouverte à la mondialisation et est véritablement devenue une destination touristique phare ces dernières années. Les autorités thaïlandaises ont beaucoup mis l’accent sur le caractère typique des traditions identitaires Thaï en parallèle du patrimoine naturel du pays afin d’attirer le flux touristique de masse. En effet, dans la parfaite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Aurélien Clément</strong></p>
<p style="text-align:justify">La Thaïlande s’est considérablement ouverte à la mondialisation et est véritablement devenue une destination touristique phare ces dernières années. Les autorités thaïlandaises ont beaucoup mis l’accent sur le caractère typique des traditions identitaires Thaï en parallèle du patrimoine naturel du pays afin d’attirer le flux touristique de masse. En effet, dans la parfaite continuité ethnocentriste du gouvernement, les agences touristiques mettaient particulièrement en avant l’omniprésence de la religion bouddhiste non seulement dans le paysage, mais aussi dans le quotidien sous forme de rites, sans parler des pratiques culturelles telles que le massage Thaï, la boxe Thaï ou encore la gastronomie Thaï&#8230; Ces caractéristiques sont encore bien présentes de nos jours dans les campagnes de publicités nationales mais on remarque <a href="http://www.geo.fr/contenu_editorial/pages/geo_hors_serie/sommaire/sujet_1/sujet_2.php">une nouvelle tendance qui consiste à valoriser les autres cultures minoritaires</a> au sein de l’Etat Thaï  jadis âprement réprimées puisque considérées comme un obstacle à l’unité nationale. Est-ce que l’Etat Thaï assimilationniste ne se tournera pas quelque peu vers la reconnaissance du foisonnement culturel présent dans son territoire ? Ne verrait-il pas justement à travers cette diversité culturelle un moteur pour le tourisme ?</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-81"></span></p>
<p style="text-align:justify">Il semble que si, pousser par l’appât du gain une certaine tolérance apparaît de la part du gouvernement, surtout envers les tribus montagnardes qui représentent un fort potentiel attractif de par l’authenticité de leurs cultures . Seulement, livrées à une telle exploitation de leurs images, ces minorités ethniques sont en fait aussi susceptibles de se voir <a href="http://www.gavroche-thailande.com/actualites/read.php?id=73">devenir victime de cette instrumentalisation</a>. Déjà dans les années 1970-1980, ces minorités ethniques avaient été prises à partie dans le contexte de Guerre froide entre les troupes américaines et l’expansion du communisme fortement stimulé par la Chine [1].</p>
<p style="text-align:justify">On sait la nocivité du tourisme sur les littoraux. Les hôtels de luxent qui défigurent le paysage. Mais à cet aspect du tourisme mondial s’ajoute aussi surtout dans le cas de la Thaïlande, <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2006/08/MICHEL/13831">le problème du tourisme sexuel.</a> Si les autorités thaïlandaises ont été drastiques quant au trafic de drogue et de stupéfiant sur son territoire du Triangle d’Or, elles restent tout à fait impassibles devant l’étendue du phénomène de prostitution sur son sol. En effet, malgré une législation l’interdisant formellement, la prostitution et le tourisme sexuel  prospère du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest grâce à la corruption et la passivité non seulement de la police mais surtout de l’appareil étatique quasi complet. L’État ferme les yeux, car cette pratique représenterait plus de 13% du PIB et représente un caractère attractif pour quelque 14,5 millions de touristes pour l’année 2007. En bref, il compte sur la prostitution pour d’une part toucher de l’argent avec le marché interne et d’autre part pour<a href="http://www.erudit.org/revue/as/2001/v25/n2/000233ar.html"> stimuler le tourisme</a>.</p>
<p style="text-align:justify">Ce laxisme a aussi pour conséquence l’implantation de réseaux internationaux de trafic d’être humain, de proxénétisme ou encore d’esclavage moderne. Ces phénomènes sociaux culturels bénéficient en Thaïlande d’une conjoncture politique et d’un cadre législatif tellement permissif que ces problèmes pourtant d’envergure mondiale sont niés et se développent en toute impunité. Par exemple, la Thaïlande n’a pas ratifié la convention internationale contre le trafic d’êtres humains, ni le protocole contre la vente, la prostitution et la mise en scène pornographique des enfants [2], donc si une grande fermeté a été déployée par les gouvernements pour lutter contre les trafics de drogue et l’opiomanie, strictement rien n’est engagé contre ces fléaux qui minent profondément l’image de la Thaïlande de manière certainement durable.</p>
<p style="text-align:justify">Par ailleurs, l’État créé une situation surréaliste et hypocrite lorsqu’il annonce sa volonté de lutter contre la propagation du Sida pour protéger ses citoyens tandis qu’a coté de cela, il ne réglemente pas la prostitution et reste de marbre lorsqu’il faudrait secourir des femmes citoyennes thaïlandaises victimes d’esclavage sexuel dans un pays étranger [3]. Autant de paradoxes qui participent à l’évolution de l’image que projette le pays sur la scène internationale. Avec ces prises de positions politiques laxistes telles, la Thaïlande se s’expose à voir à court terme son image nationale assimilée à ce genre de pratiques qu’elles couvent sans réagir. Tout comme sa lutte contre le trafic de drogue dans le Triangle d’Or ou contre le Sida à l’échelle nationale, quand la Thaïlande se conformera-t-elle aux normes de la communauté internationale qui réglemente la prostitution et interdit ses dérives comme l’esclavage moderne, le trafic d’êtres humains et le proxénétisme à grande échelle ? Déjà depuis des dizaines d’années, en parallèle du « Pays du Sourire », la Thaïlande véhicule cette connotation défavorable dont elle devra bientôt se défaire certainement sous la pression des ONG et de la Communauté internationale.</p>
<p style="text-align:justify">D’autre part, à l’image de la globalisation de la prostitution et de ses activités affiliées, les réseaux terroristes se sont aussi mondialisés à vitesse accélérée, surtout depuis les attentats du 11 septembre. Ainsi, les différents entre les autorités et la population malaise musulmane dans les régions du sud de la Thaïlande se sont envenimés. En état d’urgence depuis 2004, les autorités Thaïes face à cette adversité, appuyée par des réseaux terroristes de grande envergure vont peut être enfin cesser leurs politiques assimilatrices créer de grandes rancoeurs pour adopter une attitude favorisant d’avantage l’intégration et la tolérance culturelle et religieuse, génératrice de bien moins de violence.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">[1] Chouvy Pierre Aranud, Les territoires de l’opium. Conflits et trafics du Triangle d’Or et du Croissant d’Or, Olizane, Paris, 2002. <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/1985/08/BOUCAUD/15187">En ligne.</a></p>
<p style="text-align:justify">[2] Bangkok Post, Autant de victime que de bourreaux, Courrier International, N°917, pp 41.</p>
<p style="text-align:justify">[3] Ibid.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La politique de neutralité de la Thaïlande jusqu&#8217;à la 2e Guerre Mondiale</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 03:27:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Pierre Fiola
Être bien intentionné ne garantit pas de bons résultats.  Cette théorie s’applique aussi bien en matière de relation personnelle qu’en matière de relations internationales.  Voici comment un pays stable et relativement prospère, tentant d’agir pour le mieux, s’est retrouvé dans une situation difficile.

La Thaïlande a réussi pendant la période coloniale de l’Asie du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Pierre Fiola</strong></p>
<p style="text-align:justify">Être bien intentionné ne garantit pas de bons résultats.  Cette théorie s’applique aussi bien en matière de relation personnelle qu’en matière de relations internationales.  Voici comment un pays stable et relativement prospère, tentant d’agir pour le mieux, s’est retrouvé dans une situation difficile.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-74"></span></p>
<p style="text-align:justify">La Thaïlande a réussi pendant la période coloniale de l’Asie du Sud-Est à conserver à la fois son indépendance et une certaine neutralité.  Elle put ainsi conclure des ententes commerciales avec la Grande-Bretagne et la France, mais également avec le Japon et la Chine et plus tard avec les États-Unis.   On pourrait dire que le roi de Thaïlande, Rama IV, en concluant des ententes bilatérales avec presque tous ces pays, fut un précurseur du néolibéralisme en relations internationales qui prétend que la multiplication des liens commerciaux entre les États et l’interdépendance créée entre eux diminue les risques de guerre.  Le ministre des Affaires étrangères du Siam déclara même en 1937 :</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify">« Les tendances de la politique étrangère de mon pays, guidés par la ferme volonté du gouvernement sont de maintenir sur les bases d’un égal et stable équilibre des rapports amicaux vis-à-vis des puissances avec lesquelles le Siam est en relation.  Mon gouvernement n’accorde ni n’accordera aucun traitement de faveur à un État en particulier et il ne fait ni ne fera aucune concession à une puissance quelconque au détriment d’une autre ». [1]</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify">Cette politique de la neutralité lui permit d’éviter la colonisation, mais une fois la 2e Guerre mondiale amorcée, elle fut de plus en plus difficile à maintenir.  Comme le mentionne Kusuvarn :</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify">« Tant que les grandes puissances sont en paix, cette politique d’équilibre a du succès.  Mais une fois que les grandes puissances s’engagent dans la guerre cette politique échoue ».[2]</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify">Kusuvarn décrit d’ailleurs très bien les difficultés qu’a traversées la Thaïlande au long de la 2e Guerre mondiale, qui s’est retrouvée à la fois en état de guerre contre la Grande-Bretagne et les États-Unis et impliquée dans des conflits armés avec la France et le Japon.</p>
<p style="text-align:justify">Ayant donc involontairement froissé de nombreux pays, la Thaïlande fut contrainte, pour rétablir sa crédibilité internationale, d’entrer à l’ONU, et de conclure des accords qui n’étaient pas à son avantage.   Entre autres, l’accord signé à Singapour le 1er janvier 1946 [3] où la Thaïlande devait livrer 1 500 000 tonnes de riz gratuitement.  L’accord du 7 décembre 1946 [4] conclu, la Grande-Bretagne, l’Australie et les États-Unis pénalisaient également la Thaïlande entre autres sur la question de l’étain.  Ces accords eurent un effet négatif sur l’économie de la Thaïlande, mais surtout rendaient la vie très difficile aux paysans Thaïlandais.  Ceux-ci avaient vu leurs cultures ravagées par la 2e Guerre mondiale et l’occupation japonaise.  Alors, en plus de devoir reconstruire leurs cultures à partir de presque rien, ils devaient également vendre à perte pour honorer les ententes prises par leur pays.</p>
<p style="text-align:justify">On peut trouver plusieurs raisons à l’instabilité politique que vit la Thaïlande après la 2e guerre mondiale.  Mais comme le disait Diane Éthier en parlant des relations internationales néo-libérales: « …les transformations du système international ont un impact sur la dynamique interne de chaque société ». [5] Les difficultés économiques vécues par la population thaïlandaise ne peuvent qu’avoir exacerbé leur frustration face au gouvernement en place.  Cette frustration fut donc alimentée par les accords désavantageux conclus entre la Thaïlande et les grandes puissances, qui ont elles-mêmes été la conséquence de la politique de neutralité de la Thaïlande pendant la 2e guerre mondiale.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">[1] Institute of Pacific relations, Recent developments in Thailand, (1942), 6</p>
<p style="text-align:justify">[2] Kravud Kusuvarn, La deuxième guerre mondiale et l’évolution de la politique extérieure de la Thaïlande  (Université d’Aix-Marseille, 1971), 68</p>
<p style="text-align:justify">[3] United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, India and Siam. Agreement for the termination of the state of war. Signed at Singapore, on 1 january 1946. <a href="http://untreaty.un.org/unts/1_60000/3/14/00004686.pdf">En ligne.</a> (page consultée le 1er juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify">[4] Kusurvan, 119.</p>
<p style="text-align:justify">[5] Diane Éthier,  Introduction aux relations internationales (Les Presses de l’Université de Montréal, 2006), 51.</p>
<p style="text-align:justify">
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