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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Rapports interethniques</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LES RÉFUGIÉS HMONG LAOTIEN</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 02:21:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Minorités]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports interethniques]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[par Alicia Mersy
Le sort des réfugiés hmong laotiens en Thaïlande continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. En janvier 2009, 31 membres du Congrès américain ont demandé au gouvernement qu’il fasse pression sur la Thaïlande pour assurer un retour sécuritaire des refugiés hmong au Laos. Depuis des décennies, des milliers de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Alicia Mersy</strong></p>
<p>Le sort des réfugiés hmong laotiens en Thaïlande continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. En janvier 2009, 31 membres du Congrès américain ont demandé au gouvernement qu’il fasse pression sur la Thaïlande pour assurer un retour sécuritaire des refugiés hmong au Laos. Depuis des décennies, des milliers de hmong ont fuit le Laos où ils étaient victimes de persécutions pour la Thaïlande. Aujourd’hui, ils sont au nombre d’environ 5000, confinés dans un camp, près du village de Huai Nam Khao, dans la province de Petchabun dans le nord de la Thaïlande. Le Laos et la Thaïlande arriveront-ils à une entente pour mettre fin au terrible destin de ces Hmong Laotien?<span id="more-330"></span></p>
<p>Depuis décembre 2005, plus de 370 Hmong laotien réfugiés en Thaïlande ont été forcés de retourner au Laos. <em>Médecins sans frontières</em>, la seule organisation non gouvernementale qui était admise sur place jusqu’à tout récemment a rapporté que les réfugiés qui sont rapatriés au Laos subissent des tortures, des massacres et les femmes sont souvent victimes de viols.  Au même moment, plusieurs milliers de Hmong se cachent toujours dans les forêts des zones frontalières : “According to people living in the camp and human rights organizations, up to a few thousand Hmong, including women, children and elderly people, still live in the jungle today and continue to be subject to attacks and persecution by the Lao military. As a result, Hmong have continued to flee Laos since the end of the war.” (<a href="http://www.atimes.com/atimes/Southeast_Asia/KA21Ae02.html">http://www.atimes.com/atimes/Southeast_Asia/KA21Ae02.html</a>).</p>
<p>Le gouvernement laotien refuse l’aide internationale dans les procédures de rapatriement des Hmong au Laos. Le 4 mars 2008, <em>Human Rights Watch</em> a déclaré que le gouvernement Thaïlandais devait arrêter le retour forcé des Hmong au Laos sans une supervision d’organismes internationaux.</p>
<p>Les Hmong forment une ethnie venue de Chine qui s’est progressivement installée dans différent pays  limitrophes: soit, le Vietnam, le Laos, la Thaïlande et le Myanmar. Ainsi, on retrouve près de 124 000 Hmong dans quelques 230 villages en hautes montagnes, dans le nord de la Thaïlande. Pendant plus de deux siècles, au Laos, les Hmong vivaient en marge de la société, retirés dans les montagnes. Au moment de la colonisation, les Français ont utilisés cette ethnie pour combattre les communistes vietnamiens.</p>
<p>Lorsque la France se retire à la fin de la première guerre d’Indochine, les Américains arrivent et à leur tour recrutent les Hmong. Durant la guerre du Vietnam, les Hmong sont engagés par la CIA pour soutenir l’armée américaine qui combattait le parti communiste Pathet Lao. Tout comme les Français, les Américains se servent d’eux pour combattre les communistes. Après le départ des américains en 1975, on estime à 300 000 le nombre de hmong qui ont fuit le Laos pour se réfugier en Thaïlande.</p>
<p>Encore aujourd’hui, le Laos continue de persécuter les communautés Hmong à cause de leur implication avec les États-Unis contre le Parti communiste du Laos. Selon <em>Human Right Watch,</em> “At best, when Hmong asylum seekers and refugees arrive in Laos after deportation, Lao authorities prohibit return to their homes and force them to stay in relocation sites or with relatives in government-friendly villages. At worst, Hmong deportees face arbitrary incarceration, sexual abuse, torture, and disappearance.”(<a href="http://www.doctorswithoutborders.org/publications/reports/2007/Hmong_Briefing.pdf">http://www.doctorswithoutborders.org/publications/reports/2007/Hmong_Briefing.pdf</a>)</p>
<p>Selon Gar Yia Lee, co-auteur du livre Hmong/Mia in Asia et spécialiste de la région les Hmong qui sont restés au Laos après le départ des Américains en 1975 peuvent être divisés en trois catégories : ceux qui supportaient la révolution du Pathet Lao (Thirty-years Hmong), les réfugiés ou soldats du coté du gouvernement royal lao qui n’ont pas pu s’enfuir ou ont décidé de rester (Vang Pao Hmong) et finalement des groupes de résistance (Chao Pa) considérés comme des bandits. Ces derniers habitent dans les hautes montagnes et résistent aux politiques d’assimilation agressives du gouvernement laotien. Aujourd’hui, on compte entre 500 et 1000 guérilleros hmong aujourd’hui.</p>
<p>Depuis qu’il a pris le pouvoir en 1975, le parti révolutionnaire populaire est depuis son accession au pouvoir, le seul parti politique autorisé au Laos. Une dictature qui n’admet pas les voix dissidente alors que les hmong essaient de conserver leur identité et leur culture. Peu de signes encourageants viennent du Laos car il est admis que le bilan du Laos en termes de droits humains est faible et qu’il y a très peu de transparence.</p>
<p>Les deux capitales, Bangkok et Vientiane voient dans le contentieux sur les hmong un obstacle pour une plus grande intégration et pour le renforcement de leurs liens économiques. La Thaïlande, en menaçant de renvoyer les réfugiés cherche à faire pression sur le gouvernement laotien. De la même façon les États-Unis voudraient voir cette question se régler car c’est une question qui divise le Laos et la Thaïlande. Les États-Unis souhaitent que la Thaïlande et le Laos forme un bloc fort pouvant agir en contrepoids à la Chine, superpuissance dans cette région du monde. Peut être que les jeux d’Asie du Sud-Est de décembre 2009 qui se dérouleront à Vientiane seront l’occasion de mettre une priorité sur le dossier des Hmong pour que les relations soient plus harmonieuses entre ces deux États. Des événements comme ceux-ci sont souvent l’occasion pour les États de donner une bonne image d’eux-mêmes et ils ont tendance à vouloir régler les conflits qui provoquent la réprobation la internationale, comme le conflit des Hmong,</p>
<p>RÉFÉRENCES:</p>
<p><a href="http://www.atimes.com/atimes/Southeast_Asia/KA21Ae02.html">www.atimes.com/atimes/Southeast_Asia/KA21Ae02.html</a></p>
<p><a href="http://www.doctorswithoutborders.org/publications/reports/2007/Hmong_Briefing.pdf">www.doctorswithoutborders.org/publications/reports/2007/Hmong_Briefing.pdf</a></p>
<p><a href="http://www.tragicmountains.org/id19.html">www.tragicmountains.org/id19.html</a></p>
<p>Tapp Nicholas, Jean Michaud, Christian Culas et Gary Yia Lee. Hmong/Miao in Asia, Silkworm Books. Bangkok. 2004</p>
<p>www.hrw.org/en/news/2007/08/29/thailand-protect-hmong-refugees</p>
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		<title>Les Malais, une minorité ethnique parmi d’autres en Thaïlande</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2008/07/09/les-malais-une-minorite-ethnique-parmi-d%e2%80%99autres-en-thailande/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 02:57:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Identité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Minorités]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports interethniques]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Aurélien Clément
Malgré les apparences et la volonté des autorités thaïlandaises d’homogénéiser la population sous une seule culture, la culture thaïe, la Thaïlande n’en reste pas moins un pays multiethnique, multiculturel et multiconfessionnel. Même si la proportion des ethnies Thaï reste largement dominante, elles cohabitent avec d’autres communautés plus ou moins assimilées à la nation. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Aurélien Clément</strong></p>
<p style="text-align:justify">Malgré les apparences et la volonté des autorités thaïlandaises d’homogénéiser la population sous une seule culture, la culture thaïe, la Thaïlande n’en reste pas moins un pays multiethnique, multiculturel et multiconfessionnel. Même si la proportion des ethnies Thaï <a href="http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/thailande.htm">reste largement dominante</a>, elles cohabitent avec d’autres communautés plus ou moins assimilées à la nation. Traditionnellement, on distingue quatre grandes familles, les Thaï majoritaires, les Karen le long de la frontière birmane, les Malais au Sud à la frontière malaise et les Khmers à l’Ouest proche du Cambodge. Pourtant, il demeure une plus grande déclinaison de minorités ethniques en Thaïlande, surtout dans les régions montagneuses du Nord et du Nord-Est.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-79"></span></p>
<p style="text-align:justify">L’immigration chinoise à toujours été importante vers les pays d’Asie du Sud-Est, en Thaïlande prés de 11 % de la population est chinoise ou d’origine chinoise (sino-Thaï). La communauté chinoise a toujours joué un grand rôle dans le développement économique et commercial de la Thaïlande. En effet, issue de la diaspora, les Chinois ne possédaient généralement pas de terres à cultiver donc se lancèrent dans le secteur banquier, mais aussi dans le commerce en s’appuyant sur les vastes réseaux et filières constitués grâce à leurs mouvements migratoires. Directement confronté à la politique nationaliste et assimilationniste du gouvernement Thaï dès la fin du 19e siècle, la communauté chinoise s’est progressivement « Thaïisé ».</p>
<p style="text-align:justify">En 1909, à la suite d’un <a href="http://www.gavroche-thailande.com/actualites/read.php?id=42">Traité avec les Britanniques</a>, les autorités thaïlandaises acquirent des régions qui comprenaient une forte population malaise musulmane. Politiquement, les musulmans sont inclus à la nation en tant que citoyens à part entière (des Malais prennent parfois <a href="http://www.religioscope.com/articles/2002/024_thai_islam.htm">place au sein du gouvernement</a>), mais les gouvernements rencontrent de sérieux problèmes dans la région.</p>
<p style="text-align:justify">Les ethnies malaises de confession musulmanes situées en grande partie dans les régions frontalières de la Malaisie n’ont jamais accepté l’abandon de leurs cultures et de leurs traditions. Attachés à leurs cultures et plus particulièrement à leur religion, ils luttent désespérément pour sauvegarder leurs identités face à l’État qui tente de les amalgamer culturellement.</p>
<p style="text-align:justify">Certains crient à l’ethnocide tandis que d’autre réclament juste la préservation de leur patrimoine et le <a href="http://karuna.anussati.org/spip.php?article389">respect de leurs croyances</a>. Cette oppression sur la frange malaise de la population a favorisé la pénétration du terrorisme et la coopération de réseaux illégaux. En 2004, cela a conduit à de graves révoltes de la part des musulmans contre les civils thaïs et <a href="http://eglasie.mepasie.org/les-musulmans-du-nord-du-pays-se-sentent-desormais-concernes-par-ce-qui-se-passe-dans-le-sud-du-pays.fr-fr.89.7823.eda_article.htm; http://hrw.org/french/docs/2007/08/28/thaila16744.htm">une recrudescence du terrorisme</a>.</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Le cas des tribus montagnardes</strong></p>
<p style="text-align:justify">
<p style="text-align:justify">Dans les régions frontalières et dans les montagnes au Nord sont établies de nombreuses minorités ethniques dont les cultures et le mode de vie sont niés et méprisés tandis qu’ils ne jouissent d’aucuns droits politiques ou sinon très limités et depuis peu. La majorité des tribus montagnardes ne sont appréhendées par le gouvernement que depuis 1960 dans un contexte d’intégration nationale et d’optimisation du territoire qui ne ménage ni leurs identités ni leurs traditions.</p>
<p style="text-align:justify">Dans un premier temps, l’État à crée une division entre les ethnies des montagnes et des vallées, ce qui créa d’emblée une situation discriminatoire entre Thaï, Chinois et Birmans des plaines et les ethnies ayant plus ou moins fuient l’autorité d’un État en trouvant refuge en montagnes. Si quelques ethnies comme les Laos de par leurs similitudes avec les Thaïs et leurs plus grandes assimilations ont un régime plus favorable, la plupart des ethnies établies en montagnes vivent en pleines précarités. Intentionnellement associées aux problèmes de déforestation, d’immigration clandestine, de trafic de drogue ou de communisme, les tribus montagnardes furent persécutées, déportées et victimes d’une politique d’assimilation culturelle féroce. Dans les années 1970, l’État thaï mit en place des programmes d’intégrations qui assignaient aux tribus des montagnes des cultures de produit spécifiques en collaborations étroites avec l’État ce qui transforma de manière irréversible leurs modes de vie. Dans les années 1990 survinrent d’autres problématiques avec d’une part la reforestation qui exclut un peu plus les tribus de leurs terres ainsi que de leurs ressources. Par ailleurs, le potentiel touristique que représentaient à présent ces tribus aux yeux de l’État lança des projets afin d’en tirer parti, bien évidemment au détriment des <a href="http://www.gavroche-thailande.com/actualites/read.php?id=73">tribus montagnardes</a>.</p>
<p style="text-align:justify">D’autre part, les tribus montagnardes sont contraintes à une précarité non seulement sociale, mais aussi civique et législative. Enregistrés en tant qu’individus à « identité Thaï incomplète », ils sont soumis à une intégration sélective et discriminatoire puisque obtenir la naturalisation implique non seulement de pouvoir prouver l’ancienneté de sa migration sur le sol thaïlandais, mais surtout de se conformer aux normes de la culture Thaï.</p>
<p style="text-align:justify">&#8211; —</p>
<p style="text-align:justify">Référence</p>
<p style="text-align:justify">Formoso Bernard, Thaïlande : Bouddhisme renonçant Capitalisme triomphant, La documentation française, Paris 2000.</p>
<p style="text-align:justify">Vaddhanaphuti Chayan, « The Thaï State and Ethnic Minorities: From Assimilation to Selective Integration” <a href="http://www-atrium.bib.umontreal.ca:8000/WebZ/GeacFETCH?sessionid=01-40700-1354174341&amp;recno=1&amp;resultset=2&amp;format=F&amp;next=html/geacnffull.html&amp;bad=error/badfetch.html&amp;&amp;entitytoprecno=1&amp;entitycurrecno=1">Ethnic conflicts in Southeast Asia / edited by Kusuma Snitwongse, W. Scott Thompson.</a><br />
[Bangkok] Thailand: Institute of Security and International Studies, Chulalongkorn University ; Singapore : Institute of Southeast Asian Studies, 2005.</p>
<p style="text-align:justify">Dover Stephane, Thaïlande contemporaine, L’Harmattan, Paris, 2001.</p>
<p style="text-align:justify">Hoang, Michel, La Thaïlande et ses populations, Presse universitaire de France, Bruxelles, 1976.</p>
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		<title>Les chinois en Thaïlande, un modèle d&#8217;accommodement raisonnable</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2008/07/07/les-chinois-en-thailande-un-modele-daccommodement-raisonnable/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 03:16:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports interethniques]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Pierre Fiola
En Thaïlande, près de 80% des capitaux sur le marché appartiennent à des nationaux d’origine chinoise malgré le fait que ceux-ci ne forment pas 10% de la population [1].  Pourtant, ils ne sont pas perçus comme envahissants, ni dérangeants, et encore moins comme des voleurs d’emplois.

L’ethnologue Bernard Formoso mentionne 3 facteurs qui ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Pierre Fiola</strong></p>
<p style="text-align:justify">En Thaïlande, près de 80% des capitaux sur le marché appartiennent à des nationaux d’origine chinoise malgré le fait que ceux-ci ne forment pas 10% de la population [1].  Pourtant, ils ne sont pas perçus comme envahissants, ni dérangeants, et encore moins comme des voleurs d’emplois.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-75"></span></p>
<p style="text-align:justify">L’ethnologue Bernard Formoso mentionne 3 facteurs qui ont contribué à l’essor de la communauté chinoise en Thaïlande : « Une stabilité politique et une croissance économique durables qui ont limité les poussées xénophobes à de courtes périodes historiques; l’esprit de tolérance que prêche le bouddhisme; enfin, l’intérêt très mesuré des Thaïs pour les activités capitalistes, qui, là encore, renvoie à l’emprise du bouddhisme sur les mentalités [2] ». Il existe un autre exemple de l&#8217;acceptation de la communauté chinoise par les Thaï. En 1992, le Premier ministre élu  était Chuan Leekpai, un sino-thaï. En 1995,  Banharn Silapa-archa, un autre sino-thaï. En 2001, ce fut au tour du sino-thaï Thaksin Shinawatra d’être élu par la population.  Et depuis janvier 2008, c’est Samak Sundaravej, un autre thaïlandais d’origine chinoise qui est Premier ministre.</p>
<p style="text-align:justify">Les Chinois ont commencé à émigrer au Siam dès le XIIIe siècle.  Le Siam, contrairement à la Chine, était sous-peuplé ; l’accueil fait par les Siamois fut donc favorable [3]. Le mouvement d&#8217;immigration chinoise augmenta avec le temps et avec le développement des meilleurs moyens de transport.  En 1821, un diplomate britannique nommé John Crawford mentionne dans son journal que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify">« La plupart des Chinois au Siam émigrèrent des côtes du Kwang Tung et du Fukien sans emmener de femmes et se marièrent par la suite avec des Siamoises.  Certains se convertirent au Bouddhisme en s’adaptant à la vie siamoise.  Mais ils portaient encore leur costume national  ». [4]</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify">En 1907, le Roi Rama IV demanda à ses compatriotes de ne plus considérer les descendants chinois comme des étrangers, mais comme des citoyens à part entière [5].  Trente ans plus tard, le ministre des Affaires étrangères parle avec fierté de l’accueil de la population siamoise aux étrangers :</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify">« C’est ainsi que les étrangers qui résident au Siam ont toujours bénéficié d’une égale protection et d’un égal traitement de la part des autorités locales ». [6]</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify">Mais cette belle ouverture sur les autres cultures, et entre autres sur les sino-thaïs, tirait à sa fin.  En 1938, les ultranationalistes prennent le pouvoir.  On interdit 27 métiers aux étrangers.  Les journaux mandarins sont interdits.  On ferme les écoles chinoises.  On réduit l’immigration : de 10 000 autorisations d’entrée en 1947, on passe à 200 en 1949 [7].</p>
<p style="text-align:justify">Ces politiques poussent les descendants chinois à s’adapter à la nouvelle situation.  Plusieurs adoptèrent pour la nationalité et un patronyme thaïlandais.  Les entrepreneurs firent entrer des militaires et des chefs de police dans leurs conseils d’administration.</p>
<p style="text-align:justify">Toutefois, ce changement d’attitude envers les sino-thaïs se faisait sentir principalement parmi l’élite au pouvoir et dans ses politiques.  La population thaïlandaise a toujours conservé un esprit ouvert et accueillant.  « La xénophobie des ultranationalistes, dont beaucoup étaient des métis sino-thaïs assimilés, trouva peu d’écho au sein de la population [8]».  Comme les politiques xénophobes du gouvernement n’avaient pas d’assises solides dans la population, le gouvernement détourne tranquillement son attention de la « problématique chinoise » pour concentrer son attention ailleurs.</p>
<p style="text-align:justify">Lors de la crise de 1997, les Chinois ont passé le test de la loyauté, nombreux sont ceux qui ont soutenu l’État et offert « de l’or et des devises étrangères pour soutenir la monnaie nationale  ».</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">[1] Arnaud Leveau.  Le destin des fils du dragon.  (Paris :L’Harmattan, 2003), 147.</p>
<p style="text-align:justify">[2] Bernard Formoso,  Bouddhisme renonçant, capitalisme conquérant (Paris : La documentation français, 2000), 126.</p>
<p style="text-align:justify">[3] Kravud Kusuvarn. La deuxième guerre mondiale et l’évolution de la politique extérieure de la Thaïlande.  (Université d’Aix-Marseille, 1971),  31-32.</p>
<p style="text-align:justify">[4] John Crawford.  Journal of an Ambassy from the Governor of India to the Court of  Siam and Cochin-China.  (London:  1830),  450.</p>
<p style="text-align:justify">[5] Leveau,  Le destin des fils du dragon, 127.</p>
<p style="text-align:justify">[6] Recent developments in Thailand, Institute of Pacific Relations, 6.</p>
<p style="text-align:justify">[7] Formoso,  Bouddhisme renonçant, capitalisme conquérant (Paris : La documentation français, 2000), 126.</p>
<p style="text-align:justify">[8] Idem.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Identité malaise et les Orang Asli</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2008/07/06/lidentite-malaise-et-les-orang-asli/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 20:18:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Identité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Minorités]]></category>
		<category><![CDATA[Orang Asli]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports interethniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Emmanuel Leroux-Nega
La construction de l’identité nationale malaisienne s’est faite dans un axe « soi » versus l’« autre » introduit par le régime britannique lors de la colonisation. Le « soi » étant les Malais musulmans et l’« autre » étant les populeuses communautés chinoises et indiennes. Or, les Oran Asli, communautés aborigènes malaisiennes vivant principalement dans des régions reculées, ne peuvent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Emmanuel Leroux-Nega</strong></p>
<p style="text-align:justify">La construction de l’identité nationale malaisienne s’est faite dans un axe « soi » versus l’« autre » introduit par le régime britannique lors de la colonisation. Le « soi » étant les Malais musulmans et l’« autre » étant les populeuses communautés chinoises et indiennes. Or, les Oran Asli, communautés aborigènes malaisiennes vivant principalement dans des régions reculées, ne peuvent être incluses dans aucune des ces définitions. Leurs origines profondément malaisiennes ainsi que leur culture et religion spécifiques, les différencient des deux groupes. Ainsi, leur existence entraîne une tension identitaire chez les Malais qui ne peuvent les catégoriser comme « autres » tout en ne parvenant pas à les associer au « soi ». L’État malais, tout en entretenant et institutionnalisant les différences ethniques, vise l’intégration, voire l’assimilation des communautés Orang Aslis à l’ethnie malaise.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-84"></span></p>
<p style="text-align:justify">Historiquement, la Fédération de la Malaisie ou Malaysia s’est construite ethniquement et religieusement en plusieurs étapes. Les communautés formant aujourd’hui les Orang Aslis, se sont installées sur le territoire il y a environ 8000 ans [1]. Elles se divisent principalement en trois groupes que sont les Senoi, Negrito et Proto-Malay. Sont ensuite arrivés, avec les royaumes hindous et islamiques successifs, les habitants formant la communauté malaise actuelle. Les fortes communautés chinoises et indiennes de la Malaisie ont quant à elles été principalement importées par l’Empire colonial britannique pour travailler ou administrer.</p>
<p style="text-align:justify"><a href="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/malais-time-table.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-85" src="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/malais-time-table.jpg" alt="" width="500" height="110" /></a></p>
<h6 style="text-align:center">Asianinfo. Malaysia&#8217;s History and Background. <a href="http://www.asianinfo.org/asianinfo/malaysia/pro-history.htm">En ligne</a>. Page consultée le 13 juin 2008.</h6>
<p style="text-align:justify">Dans son type d’administration coloniale, l’Empire britannique s’est toujours adressé aux communautés malaisiennes en tant que non-Britanniques donc en tant qu’« autres ». Les Malaisiens ont reproduit ce modèle lors de leur ascension à l’indépendance. Ils se sont proclamés indigènes et véritables propriétaires du territoire malais et ont défini les communautés chinoises et indiennes comme des « autres » venant d&#8217;ailleurs [2]. L’État malais a été un acteur important de la construction de l’identité nationale malaise et des séparations raciales caractérisant la société malaise. La constitution, établie en 1957, accorde des privilèges particuliers aux Malais et fait de la promotion de cette communauté une de ses principales priorités.</p>
<p style="text-align:justify">Ce n’est pas tant autour d’aspects raciaux ou historiques que s’est forgée l’identité nationale malaisienne. C’est une « combinaison de pratiques sociales et religieuses » [3] d’origines dites bumitura, c’est-à-dire d’ethnie malaise et de religion musulmane, qui a formé le noyau de la définition de l’identité nationale. [4] Techniquement, les Orang Aslis sont inclus dans la définition du terme bumitura, principalement pour en renforcer le pouvoir du nombre, mais dans les faits ceux-ci sont très peu considérés dans l’usage commun du terme.</p>
<p style="text-align:justify">Avec les Orang Aslis, ils trouvent devant eux des communautés dont les caractéristiques indigènes pré datent les leurs. Ces communautés sont fort différentes, ethniquement et religieusement (pour la plupart animistes) de la leur. Cela provoque chez eux une forte anxiété identitaire d’où un désir d’assimiler ces communautés à la leur [5].</p>
<p style="text-align:justify">Afin de résoudre la « situation » des aborigènes, le « Département des aborigènes ». est créé . Officiellement, celui-ci doit œuvrer à l’épanouissement socio-économique et à la protection des communautés Orang Aslis. Dans les faits, c’est plutôt le contraire. Les programmes officiels du département visent l’amenuisement des différences entre les Malais et les Orang Aslis [6] et l’intégration de ces derniers à la société malaise. Une des politiques du département est de favoriser et d’encourager l’islamisation des Orang Aslis [7]. Les communautés indigènes doivent donc se battre contre le département censé les protéger afin de sauvegarder leur identité.</p>
<p style="text-align:justify">Les Malais ont traditionnellement considéré les aborigènes comme inférieurs et dépendants de leur pouvoir [8]. Par conséquent, la sauvegarde de leur mode de vie n’a jamais été une préoccupation nationale importante. Historiquement, leur territoire ne leur a même jamais été reconnu comme leur. Ils l’occupent depuis toujours sans le posséder. Ainsi depuis la fin du 19e siècle, les terres qu’ils occupaient ont progressivement été vendues à des intérêts autres. Malgré le fait que ces communautés soient aujourd’hui gérées par le « Département des aborigènes » la situation n’a pas beaucoup changé. La sauvegarde du mode de vie des Orang Aslis est régulièrement mise derrière les intérêts économiques. La situation du <a href="http://www.coac.org.my/codenavia/portals/coacv2/code/main/main_art.php?parentID=0&amp;artID=12073202651030">barrage de Kelau</a> en est un bel exemple. Au nom du développement, les Orang Aslis sont régulièrement poussés plus loin et voient ainsi leur habitat rétrécir à vue d’œil. Or, l’identité Orang Asli est fondamentalement associée à leur mode de vie. Et celui-ci est lié à l’exploitation de leur territoire. Les Orang Aslis déportés dans les villes perdent rapidement leurs repères identitaires et finissent régulièrement pas s’assimiler à la communauté malaise. D’où l’importance pour ces groupes indigènes de sauvegarder leur territoire.</p>
<p style="text-align:justify">Malgré un certain éveil d’une petite classe instruite, les Orang Aslis demeurent pour la plupart apolitiques. Peu organisés et instruits, ils ont beaucoup de difficultés à défendre leur cause et à prendre part aux débats politiques. Pourtant, leur avenir en tant que communautés distinctes dépend fortement de leur capacité à défendre leurs intérêts aux niveaux nationaux et internationaux.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:center"><strong>Distribution des sous-groupes Orang Asli</strong></p>
<p style="text-align:justify"><a href="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/orang-asli-nega.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-86" src="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/orang-asli-nega.jpg" alt="" width="500" height="550" /></a></p>
<p style="text-align:justify">&#8211; —</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">[1] Malaysia. Orang Asli. <a href="http://www.malaysiasite.nl/orangeng.htm">En ligne</a>. Page consultée le 13 juin 2008.</p>
<p style="text-align:justify">[2] Nah, Alice M. 2003. «Negotiating indigenous identity in postcolonial Malaysia: beyond being &#8216;not quite/not Malay&#8217;». Social Identities, 9:4, 511 &#8211; 534.</p>
<p style="text-align:justify">[3] Ibid.</p>
<p style="text-align:justify">[4] Balasubramaniam, Vejai. 2007. A Divided Nation: Malay Political Dominance, Bumiputera Material Advancement and National Identity in Malaysia. National Identities, 9:1, 35 — 48.</p>
<p style="text-align:justify">[5] Nah, Alice M. 2003. Negotiating indigenous identity in postcolonial Malaysia: beyond being &#8216;not quite/not Malay&#8221;. Social Identities, 9:4, 511 — 534.</p>
<p style="text-align:justify">[6] Ibid.</p>
<p style="text-align:justify">[7] Means, Gordon P. 1986. The Orang Asli: Aboriginal Policies in Malaysia. Pacific Affairs, Vol. 58, No. 4, (Hiver, 1985-1986), p. 637-652.</p>
<p style="text-align:justify">[8] Ibid.</p>
<p style="text-align:justify">
<p style="text-align:justify">
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		<title>Le Cambodge, au-delà de la population Khmer</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 14:17:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Julien Guay
Le Cambodge laisse l’impression d’être un État-nation alors qu’en son sein, une diversité culturelle afflue et forme la population nationale. Construit sur les fondations de l’empire Khmer, le Cambodge se retrouve aujourd’hui avec une population diversifiée. La population dominante est celle des Khmers, se définissant comme l’ethnicité cambodgienne. Les différents groupes minoritaires représentés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Julien Guay</strong></p>
<p style="text-align:justify">Le Cambodge laisse l’impression d’être un État-nation alors qu’en son sein, une diversité culturelle afflue et forme la population nationale. Construit sur les fondations de l’empire Khmer, le Cambodge se retrouve aujourd’hui avec une population diversifiée. La population dominante est celle des Khmers, se définissant comme l’ethnicité cambodgienne. Les différents groupes minoritaires représentés au sein de la société cambodgienne sont les Vietnamiens, les Chinois, les Chams et la catégorie des peuples indigènes.<br />
<span id="more-64"></span><br />
Il est important de bien définir qui sont ces « peuples indigènes ». Il s’agit de l’ensemble des populations dont « l’identité culturelle et sociale se distingue de celles de la masse dominante ». [1] Ce groupe rassemble notamment ceux qu’on appelle les montagnards, vivant dans les parties les plus hautes en altitude au sein des provinces du Mondulkiri, Ratanakiri, Stung Treng et Kratie [2]. Au total, ils sont approximativement 100 000 habitants sur une population nationale de 15 millions de personnes. Leur poids démographique et social est donc peu important. Plusieurs groupes et sous-groupes ethniques forment l’ensemble de la population indigène, comme démontré dans le tableau ci-dessous.<br />
<a href="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/guay3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-63" src="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/guay3.jpg" alt="" width="500" height="523" /></a></p>
<h6 style="text-align:justify">Source :Asian Development Bank, Regional and Sustainable development department, Indigenous Peoples/Ehtnic Minorities and Poverty Reduction in Cambodia (Asian Development Bank: Regional and Sustainable development department, 2002), 4.</h6>
<p style="text-align:justify">Les conditions de vie de ces groupes indigènes sont assez médiocres à cause de leurs méthodes agricoles rudimentaires et d’un développement économique quasi nul. Tout cela fait en sorte que la plupart de ces groupes subissent les méfaits de l’exclusion sociale. Le problème de cette portion de la population cambodgienne est sa dispersion dans des régions difficiles d’accès, loin des centres et leur technique de travail ancrée dans la tradition.</p>
<p style="text-align:justify">
Du côté des autres groupes ethniques, on retrouve notamment les Vietnamiens et les Chinois. L’immigration vietnamienne provient majoritairement de personnes s’étant établies au Cambodge au cours du 20e siècle. La minorité vietnamienne se trouve en principalement dans la région sud-est et centrale du Cambodge. Malgré la proximité régionale de ses origines, cette minorité ne reflète pas la culture cambodgienne pour autant. Alors que le Cambodge est associé à l’influence culturelle de l’Inde, les Vietnamiens sont associés à la zone d’influence de la Chine [4]. On estime que les Chinois sont la minorité ethnique la plus nombreuse du Cambodge. À l’origine, la minorité chinoise travaillait dans les mines cambodgiennes, mais ils se sont ensuite établis au Cambodge pour devenir une forme d’élite économique; la plupart de ces immigrants ayant travaillé dans le commerce.</p>
<p style="text-align:justify">
Le dernier groupe minoritaire d’importance est celui des Chams. Ces habitants sont issus des vestiges de l’ancien royaume Cham qui régnait sur une partie du territoire vietnamien. Ce sont les réfugiés de cet ancien régime qui ont mis le cap sur le Cambodge. Ce sous-groupe de minorités ethniques se divise lui-même en deux groupes, basés sur leurs pratiques religieuses: les orthodoxes et les traditionnels. Les Chams orthodoxes sont localisés majoritairement vers le centre de Phnom Penh alors que les traditionnels, plutôt ruraux, sont mobilisés dans le milieu du pays.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">[1] Asian Development Bank, Regional and Sustainable development department, Indigenous Peoples/Ehtnic Minorities and Poverty Reduction in Cambodia (Asian Development Bank: Regional and Sustainable development department, 2002), 3.</p>
<p style="text-align:justify">[2] Idem.</p>
<p style="text-align:justify">[3] Cambodia Zone. 2004. Cambodia ethnic groups. <a href="http://www.cambodiazone.com/cambodia/culture/cambodia-ethnic.htm">En ligne</a>.  (page consultée le 31 mai 2008).</p>
<p style="text-align:justify">
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		<title>Fausse harmonie : rapports interethniques et discrimination à Singapour</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 03:54:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Samuel Barbas
En surface, la cité-État à l’air d’un paradis d’intégration ethnique. Les dernières émeutes raciales datent de 1969 et les efforts du gouvernement Singapourien en matière d’harmonie sociale et raciale, sont impressionnants et relativement efficaces. Toutefois, au quotidien, il existe toujours de la discrimination.

Le gouvernement utilise divers mécanismes pour maintenir cet état d’harmonie : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Samuel Barbas</strong></p>
<p style="text-align:justify">En surface, la cité-État à l’air d’un paradis d’intégration ethnique. Les dernières <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/1969_Race_Riots_of_Singapore">émeutes raciales</a> datent de 1969 et les efforts du gouvernement Singapourien en matière d’harmonie sociale et raciale, sont impressionnants et relativement efficaces. Toutefois, au quotidien, il existe toujours de la discrimination.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-48"></span></p>
<p style="text-align:justify">Le gouvernement utilise divers mécanismes pour maintenir cet état d’harmonie : sous la Section 298 du Chapitre 224 du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Penal_Code_(Singapore)">Code Pénal de Singapour</a>, un article stipule que : « quiconque de plein gré heurtera la religion ou la race d’une autre personne […] sera puni par emprisonnement allant jusqu’à trois ans, ou une amende, voire les deux » (Popa 2008).  ; il existe une journée de l’harmonie raciale (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Racial_Harmony_Day">Racial Harmony Day</a>) célébrée le 21 juillet ; des quotas sont établis autant dans les écoles que dans le <a href="http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/lotissement/">lotissement</a> pour s’assurer que les communautés interagissent.</p>
<p style="text-align:justify">Par exemple, dans un bâtiment de 100 logements, environ 70 seront alloués aux Chinois, 16 aux Malais, 8 pour les Indiens. Le reste ira aux Eurasiens et aux autres (Mitton 2001). Tout en évitant la formation de ghettos, l’État s’assure ainsi que la majorité chinoise vit avec un certain nombre de Malais et d’Indiens, notamment (Chiang Nee 2003).</p>
<p style="text-align:justify">Cependant, cette politique ne recueille pas un soutien unanime : d’un point de vue Malais, cette répartition uniforme de la population empêcherait la concentration de populations non-favorables au <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/People%27s_Action_Party">PAP</a> et permettrait au parti de maintenir sa majorité parlementaire puisqu’il bénéficierait d’appui chinois dans toutes les circonscriptions (Fuller 1997).</p>
<p style="text-align:justify">La prédominance des Chinois se fait aussi ressentir à l’école. Une étudiante indienne faisait remarquer que l’on célébrait la présence d’un Centre d’Héritage Chinois (<a href="http://www.chineseheritagecentre.org/">Chinese Heritage Center</a>), tandis que son collègue soulignait qu’un examen avait été prévu le jour d’une fête nationale indienne (Velayutham 2007). De plus, comme le démontre le tableau suivant sur les bourses du Président, les Chinois sont aussi favorisés lorsque vient le temps d’octroyer des bourses.</p>
<p style="text-align:center"><a href="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/singapour-bourses.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-49" src="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/singapour-bourses.jpg" alt="" width="335" height="445" /></a><a href="www.singapore-window.org">http://www.singapore-window.org</a></p>
<p style="text-align:justify">Une explication est que comme la majorité des hauts dirigeants des universités, du gouvernement et des entreprises sont Chinois, les étudiants appartenant à ce groupe sont avantagés (Barr 2006).</p>
<p style="text-align:justify">En fait, le racisme à Singapour se révèle dans la subtilité des actions du quotidien. Les Indiens et les Malais se plaignent régulièrement de discrimination lors de leurs entrevues d’embauche. On ne les refuse pas à cause de leur ethnie, mais parce qu’ils ne maîtrisent pas le mandarin. Toutefois, l’anglais est enseigné à l’école comme première langue, les autres langues officielles (Mandarin, Malais, Tamoul) sont enseignées comme langues secondes (Hindustan Times 2005).</p>
<p style="text-align:justify">Aussi, le racisme se concrétise à travers des insultes discriminantes basées sur des préjugés et les différentes physiques. Souvent les Indiens vont se voir appeler « Black Tofu » et encore plus fréquemment il est question de leur odeur corporelle; beaucoup relatent que dans les transports en commun, les ‘Chinois’ évitent de s’asseoir près d’eux (Velayutham 2007, 4).</p>
<p style="text-align:center">
<p style="text-align:justify">Il est encore extrêmement rare d’assister  à un mariage entre deux Singapouriens d’origines différentes. Ceux d’origine chinoise ont encore tendance à discriminer les Malais et les Indiens pour leur physionomie moins svelte que la leur (Velayutham 2007, 5). De plus, beaucoup de Singapouriens d’origine chinoise ont peur d’aller dans le quartier <a href="http://www.littleindia.com.sg/">Little India</a> le considérant comme dangereux. Pourtant, tous les touristes passent par ce quartier désormais bien connu.</p>
<p style="text-align:justify">
<p style="text-align:justify">[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=PrCRc-r9rvk]</p>
<p style="text-align:justify">Depuis que l’ancien Premier ministre <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lee_Kuan_Yew">Lee Kuan Yew</a> s’est référé à la primauté de la société <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucianisme">confucéenne</a> on a remarqué un changement dans la neutralité de la société. Par exemple, les universités chinoises ont reçu des subventions gouvernementales alors que les autres ont été laissées pour compte (Barr 2006). Les Malais, étant majoritairement musulmans, se voient presque automatiquement refuser l’accès à la carrière militaire. Encore aujourd’hui, il n’y a pas de Malais dans la Singapore Air Force (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Republic_of_Singapore_Air_Force">SFA)</a> (Fuller 1997). Quand on a questionné l’ex-Premier ministre <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Goh_Chok_Tong">Goh Chok Tong</a> à ce sujet, il a mentionné qu’on ne pouvait faire confiance à des Musulmans dans l’éventualité d’un conflit avec les voisins majoritairement musulmans comme la Malaysie, alléguant le conflit d’intérêts que poserait l’appel de « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Allah_akbar">Allah Akbar</a> » (Mitton 2001).</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">Barr, M. Michael. The Charade of Metritocracy. Far Eastern Economic Review. October 2006.</p>
<p>Chiang Nee, Seah. Racism Lives on in Singapore One generation of sophistication hasn&#8217;t erased it. The Sunday Star on Oct 2, 2005</p>
<p>Clammer, John, Race and State in Independent Singapore 1965-1990: the Cultural Politics of Pluralism in a Multiethnic Society. Brookfield, Vt : Ashgate, 1998</p>
<p>Fuller, K. Linda. 1997. The Role of Dominant Ethnicity in Racism: Reportage on Chinese Rule in Multi-Racial Singapore, The Edge, The E-Journal of Intercultural Relations, Summer 1998, Vol. 1(3)</p>
<p><strong>Documents en ligne</strong></p>
<p>Velayutham, Selvaraj. 2006. « Everyday Racism in Singapore », Centre for Research on Social Inclusion, Macquarie University, Online publication</p>
<p>Popa, Bodgan. 2008. Racist Blogger Arrested in Singapore &#8211; Posting racist comments may send you behind bars. En ligne. <a href="http://www.coursenligne.umontreal.ca/SCRIPT/POL3401_1_1/scripts/serve_home">http://www.coursenligne.umontreal.ca/SCRIPT/POL3401_1_1/scripts/serve_home</a></p>
<p>Mitton, Roger. 2001. The cost of casual racism Anti-Muslim sentiment is growing &#8211; and dangerous. En ligne. <a href="http://www.singapore-window.org/sw01/011128aw.htm">http://www.singapore-window.org/sw01/011128aw.htm</a></p>
<p>Indian, Malay job seekers complain of discrimination in Singapore. 2005. Hindustan Times. En ligne.  <a href="http://www.singapore-window.org/sw05/050809ht.htm">http://www.singapore-window.org/sw05/050809ht.htm</a></p>
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