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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Philippines</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LES  FEMMES PHILIPPINES : EXPATRIÉES ÉCONOMIQUES</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 15:06:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

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		<description><![CDATA[Par LisaThuc Duyên Hua
Quiconque se promène dans les quartiers riches de Montréal tombe souvent sur des femmes asiatiques à l’allure modeste poussant des landaus ou tenant par la main des enfants blancs, rejetons de la classe fortunée de la ville. Ces femmes sont des Philippines, vraisemblablement des aides familiales. Qu’est-ce qui motive ces femmes à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par LisaThuc Duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Quiconque se promène dans les quartiers riches de Montréal tombe souvent sur des femmes asiatiques à l’allure modeste poussant des landaus ou tenant par la main des enfants blancs, rejetons de la classe fortunée de la ville. Ces femmes sont des Philippines, vraisemblablement des aides familiales. Qu’est-ce qui motive ces femmes à venir jusqu’ici, si loin de chez elles ? Est-ce un phénomène uniquement canadien ? Quels sont leurs conditions de vie et leur statut ? Le gouvernement philippin a-t-il des intérêts dans l’exportation de sa main-d’œuvre ?</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-650"></span></p>
<p style="text-align: justify">Depuis plusieurs décennies, et surtout depuis la mondialisation, des groupes de populations importants se déplacent d’un continent donné vers un autre. Ceux qui quittent leur pays sont motivés par l’instabilité politico-économique, voire la guerre. Les pays d’accueil sont des pays riches, préoccupés par la baisse de leur natalité et de leur main-d’œuvre locale. Les Philippines n’échappent pas ce phénomène. 10 % de la population philippine, soit 7,4 millions de personnes, sont actuellement dispersés dans 193 pays<a href="#_ftn1">[1]</a>. Après une longue tradition de travailleurs émigrés philippins vers les États-Unis au début du 20<sup>e</sup> siècle, puis vers le Moyen-Orient lors du boom de la construction dans les années 70, la main-d’œuvre philippine émigrée d’aujourd’hui a le visage d’une femme. Selon POEA (service d’administration philippine du travail outremer),  les travailleuses philippines à l’étranger constituaient en 2003 70 % des travailleurs émigrés philippins<a href="#_ftn2">[2]</a>.  Âgées entre 25-29 ans, quelques unes au Québec sont infirmières et aides-soignantes dans des résidences pour personnes âgées, bénéficiant d’un statut légal. Mais la vaste majorité d’entre elles est plutôt recrutée pour des tâches domestiques : bonnes d’enfants, cuisinières, dames de compagnie pour personnes âgées aisées. En situation précaire, elles n’ont droit à aucune assurance-chômage ni assurance-maladie, encore moins à des prestations de retraite. Leurs employeurs bénéficient ainsi d’une main-d’œuvre bon marché et fiable. Car ces domestiques nouveau genre ne sont pas forcément issues d’un milieu non éduqué. Certaines d’entre elles, institutrices ou comptables dans leur pays, aident les enfants des familles anglophones de Montréal dans leurs devoirs, tout cela après avoir fait la cuisine, la vaisselle et la lessive<a href="#_ftn3">[3]</a>! Ce phénomène ne se passe pas uniquement au Canada, les Philippines louant leurs services également en Europe, dans les pays riches d’Asie et du Moyen-Orient. En plus d’un salaire plus que modeste, elles sont souvent maltraitées et violentées. Devant cet exode massif, on peut s’interroger pourquoi le gouvernement philippin laisse-t-il autant de milliers de personnes quitter son sol chaque année ?</p>
<p style="text-align: justify">Gloria Arroyo, actuelle présidente des Philippines, proclamait récemment que pendant que certaines nations se contentaient d’envoyer des véhicules à leurs citoyens vivant dans les pays riches du Moyen-Orient, les Philippines, elles, y envoyaient de «super bonnes» pour les servir. Cette exportation de main d’œuvre institutionnalisée  de l’exportation par le gouvernement philippin ne date pas d’hier. Après trois siècles de colonisation espagnole, les Philippines n’obtinrent leur indépendance qu’en1946 avec l’aide des États-Unis dont l’intérêt était de faire déguerpir l’occupant japonais<a href="#_ftn4">[4]</a>.  Depuis, de l’ancien dictateur Ferdinand Marcos  à Gloria Arroyo, tous les présidents qui se succédèrent sombrèrent dans la corruption, entraînant des oppositions vives à leur régime, suivies de répressions militaires brutales, ce qui fit fuir les investisseurs étrangers et créer des conditions économiques désastreuses. Tous, afin de créer des infrastructures sociales et économiques, durent emprunter à des banques étrangères et  devenir dépendants du FMI. Ce désastre économique avec ses années de récession explique principalement l’exode des travailleurs et travailleuses philippins tout au long du vingtième siècle. Mais aujourd’hui, face à des pays riches en demande d’une main-d’oeuvre précaire bon marché, ce sont particulièrement les femmes qui s’exportent, encouragées en cela par le gouvernement qui en a fait une composante de sa stratégie économique<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’émigration est devenue en effet l’une des principales sources de rentrées de devises au pays : 12 à 14 milliards de US$ par an. Ce chiffre ne représente que les revenus des secteurs de travail les plus représentés envoyés au pays, tandis que ceux des  femmes sont souvent non-documentés<a href="#_ftn6">[6]</a>. Les domestiques philippines à l’étranger renvoient mensuellement au pays une partie de leurs salaires (environ 200 US$). Ces revenus, qui non seulement contribuent aux frais de scolarité et aux soins de santé des enfants laissés derrière elles, sont aussi l’objet de taxes gouvernementales. La majeure partie de ces sommes servent à rembourser ses dettes vis-à-vis des banques étrangères, n’en laissant que peu pour répondre aux besoins reliés à la création d’emplois.</p>
<p style="text-align: justify">Les conséquences de cet exode féminin à l’étranger sont graves. Sur le plan social et individuel, en même temps qu’une désintégration du milieu familial<a href="#_ftn7">[7]</a>. On assiste à la perte de repère des enfants, à la dévalorisation d’une éducation des femmes qui ne sert plus à rien, à la perte du respect de soi. Sur le pan économique, les grands gagnants sont bien entendu les marchés financiers et les institutions de transfert d’argent dans les pays du Nord. Le gouvernement philippin ne tire même pas son épingle du jeu, car malgré l’importance des rentrées de devises générées par les travailleuses à l’étranger, il est incapable d’investir dans des projets productifs à long terme dans le cadre d’une économie durable, et se contentent de pratiquer une politique de survie.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<ul>
<li>Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s Main Export Trade :Development Or Devastation? » British section of the Fourth International.Socialist Resistance : SR46 &#8211; Summer 2007.</li>
</ul>
<ul>
<li>Hega, Mylène. 2003. <em>Participation of Women in Philippine Politics and Society: A Situationer.</em> PhilippineOffice : Secretary General of MAKALAYA (Women Workers Network) for the Friedrich-Ebert-Stiftung</li>
<li><em>Rousset. Sally.1997.«<a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">La douloureuse expérience de l&#8217;émigrée philippine</span></span></a>».   En ligne. <a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html</span></span></a> ( Page consultée le 30 novembre 2009)</em></li>
<li><em><span style="font-style: normal">Rousset, Sally. 2003.«Femmes philippines émigrées à l’heure de la mondialisation : actrices et victimes du développement» En ligne. <a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article2570">http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article2570</a> (Page consultée le 29 novembre 2009)</span></em></li>
<li><em><span style="font-style: normal">Wurfel, David. 2001.« Les Philippines : Une démocratie hésitante<strong>»</strong><em> </em>Revue Internationale de Politique Comparée 8 (n° 3) : 501-516.</span></em></li>
</ul>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Rousset. Sally.1997.«<a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html">La douloureuse expérience de l&#8217;émigrée philippine</a>»</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation?</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Rousset. Sally.2003.«Femmes philippines émigrées à l’heure de la mondialisation :..</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Wurfel, David. 2001.« Les Philippines : Une démocratie hésitante<strong>»</strong></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation? »</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation? »</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Hega, Mylène. 2003. Participation of Women in Philippine Politics and Society</p>
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		<title>LES FEMMES EN ASIE DU SUD-	EST ET LEUR PLACE POLITIQUE</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 18:25:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Elina Wattebled
Depuis plusieurs années, les femmes en Asie du Sud-est, malgré l’avènement d’un nouveau siècle et des avancées dans plusieurs domaines, n’ont toujours pas accès, de manière égale avec les hommes, à la scène politique. Peu d’entres elles ont la possibilité de participer aux décisions cruciales de leur société. Tout est retenu dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Elina Wattebled</strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis plusieurs années, les femmes en Asie du Sud-est, malgré l’avènement d’un nouveau siècle et des avancées dans plusieurs domaines, n’ont toujours pas accès, de manière égale avec les hommes, à la scène politique. Peu d’entres elles ont la possibilité de participer aux décisions cruciales de leur société. Tout est retenu dans les mains des hommes, qui détiennent les ressources et les aides pour faire partie intégrante de ce pouvoir. De plus, comme c’est un monde essentiellement masculin, les femmes politiciennes ne soutiennent pas forcément les droits et les intérêts de celles qui les ont élues.<span id="more-599"></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">Vision globale</span></p>
<p style="text-align: justify">En général, les femmes ont un droit égal en ce qui concerne le vote aux élections, mais quantitativement, le nombre de votantes est infinitésimal. On peut relier ce que nous avons vu dans un billet précédent. En effet, le rôle de la femme est cantonné à celui d’épouse et de mère dès leur plus jeune âge. Ce constat nous montre que le lieu de prédilection de la femme en Asie du Sud-est est la maison ; la femme est un être d’intérieur, contrairement au mari qui lui s’occupe des affaires à l’extérieur du foyer, c’est celui qui travaille et qui rapporte l’argent à la maison. Le temps que la femme passe à la maison ne lui laisse que peu de temps pour s’intéresser à ce qui se passe « dehors ». Si elle peut avoir le rôle de votante, celui de politicienne n’est pas à l’ordre du jour. Très peu d’entre elles accèdent aux institutions telles que le Parlement, le Conseil des ministres.<a href="#_ftn1">[1]</a> Le rôle des femmes dans la sphère publique est limité par de nombreux facteurs : légaux, culturel, économique voire même psychologique.</p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">Le cas des Philippines</span></p>
<p style="text-align: justify">Les Philippines est un des pays qui a connu le plus de fluctuations en ce qui concerne le rôle politique des femmes. En effet, avant la colonisation, une égalité existait entre hommes et femmes que ce soit pour imposer leurs droits mais aussi pour diriger le pays, en occupant des postes importants. Le système féodal imposé par les Espagnols a fait table rase de cette position, les reléguant à une place d’inférieure et d’être soumis au régime patriarcal. L’oppression les concernait ainsi tout particulièrement. Elles étaient vues comme « her father&#8217;s meek daughter, her husband&#8217;s faithful subject, the church&#8217;s obedient servant and a chaste virgin who yielded only to her husband. » (Ma traduction : douce fille de son père, fidèle sujet de son mari, obéissante servante de l&#8217;église et vierge pure qui ne s’offre qu&#8217;à son mari)<a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify">Sous l’emprise espagnole, les femmes se sont retrouvées à voir leurs droits bafoués sans aucune possibilité de changer quoi que ce soit, car elles n’avaient plus aucun droit politique, que ce soit le droit de vote ou (encore moins) le droit d’être élues. Sans plus de considération qu’un animal, elles pouvaient alors être vendues en paiement de dettes, devaient être accompagnées d’un chaperon si elles sortaient dans la rue avec un homme, n’avait aucun droit à l’éducation, n’avait que la possibilité de se marier et d’enfanter pour avoir un minimum de considération sociale. Les hommes seuls menaient le pays et la société. Elles acquièrent pourtant le droit de vote en 1937.</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, c’est à la mort d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Benigno_Aquino,_Jr.">Aquino</a>, leader de l’opposition politique du Président <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Marcos">Marcos</a> que les femmes prirent conscience de leur condition, ce qui les a amenées à prendre du recul et à se rendre compte de la misère sociale qui était la leur. Peu à peu, elles recommencèrent à s’intéresser à la vie politique, comme après des années de léthargie ou de coma. Cela a pris surtout naissance en 1995, avec la Déclaration de Beijing aux Nations-Unies, prise lors la 4<sup>ème</sup> Conférence des femmes qui a renversé la tendance en encourageant la participation des femmes en politique. Un rapport de 2005, les Nations-Unies ont vérifié l’application de cette déclaration et il est apparu qu’aux Philippines, les femmes avaient pris une part active dans la vie politique du pays (30% de participation au gouvernement tous postes confondus)<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Il faut néanmoins souligner que ces femmes n’accèdent pas au pouvoir avec pour seul but la reconnaissance des droits de la femme. Ce ne sont pas des féministes en puissance, elles dirigent pour le bien-être de la  société en général. Des dispositions spéciales pour la gent féminine ont été malgré tout prises comme le Code de la Famille en 1987 (divorce civil, fin de la pénalisation de l’adultère féminin), ou la mise en place de sièges électoraux spécialement créés pour les femmes.</p>
<p style="text-align: justify">Aujourd’hui on peut compter deux femmes présidentes : En 1986, Corazón Aquino, et l’actuelle présidente Gloria Macapagal-Arroyo. Le Congrès compte 17% de députées. Il y a, de plus, 19% de gouverneures feminines (2001) contre 2,9% en 1992. On est encore loin du but de 30% pour chaque institution posé par la Déclaration de Beijing mais on s’en rapproche de plus en plus. Les Philippines est le pays d’Asie du Sud-est qui a connu le plus grand développement de la femme sur la scène politique.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, il existe encore des différences entre politiciens et politiciennes, montrant que la tradition a tout de même la dent dure : les femmes sont très souvent mariées, et ont entre 60 et 65 ans, âge où leurs enfants sont devenus autonomes. De plus, elles ont souvent tendance à suivre les traces de leurs conjoints (comme Corazón Aquino, veuve de Benigno Aquino). Il faut qu’elles aient mené une vie des plus conventionnelles afin de pouvoir s’émanciper et apparaître dans la vie publique et plus spécialement, politique.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline"> </span></p>
<p><em>Political Empowerment of women</em>, Dr. Gabriele Bruns</p>
<p>Report on Regional Workshop Towards Women’s Political Empowerment Economic and social commission for Asia and the Pacific, 26-29 October 1999 Bangkok</p>
<p><em>The political role of southeast Asian Women</em>, A. Raksasataya (Annals of the American academy of political and social science, 1968)</p>
<p><em>Women and politics in the Philippines</em>, Patria C. Agustin (Journal of Feminist Studies in Religion, Vol. 3, No. 2, Indiana University Press)</p>
<p><em>Women&#8217;s Political Role on Rise in Philippines,</em> Angilee Shah</p>
<p><a href="http://www.international.ucla.edu/asia/article.asp?parentid=31539">http://www.international.ucla.edu/asia/article.asp?parentid=31539</a></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> <em>The political role of southeast Asian Women</em>, A. Raksasataya (Annals of the American academy of political and social science, 1968)</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> <strong><em>WOMEN AND POLITICS IN THE PHILIPPINES</em></strong><strong>, Patria C. Agustin (</strong>Journal of Feminist Studies in Religion, Vol. 3, No. 2, Indiana University Press)</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> <em>Women&#8217;s Political Role on Rise in Philippines,</em> Angilee Shah</p>
<p><a href="http://www.international.ucla.edu/asia/article.asp?parentid=31539">http://www.international.ucla.edu/asia/article.asp?parentid=31539</a></p>
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		<title>PHILIPPINES: LE RÔLE DES INTELLECTUELS DANS L’ÉMERGENCE DU NATIONALISME</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/16/philippines-le-role-des-intellectuels-dans-l%e2%80%99emergence-du-nationalisme/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 23:52:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[José Rizal]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Nathalie Catillon
‘‘Le nationalisme est la culture de l&#8217;inculte’’
Cette citation peut être contredite en général par la plupart des mouvements nationalistes en Asie du Sud-Est, au cours du 19ième et 20ième siècles. En effet, on remarque que les nouvelles idées sont le fondement de ces mouvements, le but de ce courant étant justement de proposer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Nathalie Catillon</strong></p>
<p>‘‘Le <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=nationalisme">nationalisme</a> est la <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=culture">culture</a> de l&#8217;<a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=inculte">inculte</a>’’</p>
<p style="text-align: justify">Cette citation peut être contredite en général par la plupart des mouvements nationalistes en Asie du Sud-Est, au cours du 19<sup>ième</sup> et 20<sup>ième</sup> siècles. En effet, on remarque que les nouvelles idées sont le fondement de ces mouvements, le but de ce courant étant justement de proposer des alternatives aux gouvernements coloniaux en place. Il est donc intéressant d’aborder l’importance de ces idées dans l’émergence du nationalisme? Comment sont elles arrivées et que représente leurs contributions au nationalisme asiatique? Plus concrètement, comment le facteur intellectuel a-t-il joué un rôle important dans l’émergence de ce mouvement?</p>
<p style="text-align: justify">Pour étudier l’impact des idées sur le mouvement nationaliste philippin, nous mettrons tout d’abord en valeur les précurseurs de cette propagande intellectuelle. En deuxième lieu, nous analyserons les moyens adoptés par ces ‘‘ illustrados’’ pour promouvoir les nouvelles idées pour finalement, il sera intéressant d’observer l’impact que ces idées ont eu auprès du peuple.</p>
<p style="text-align: justify">Dans le cas de l’Asie du Sud-Est, on observe que l’avènement du nationalisme doit son expansion au facteur intellectuel. Rappelons avant tout que ce facteur se caractérise par la connaissance et l’adoption de nouvelles idées qui amèneront un groupe privilégié à bâtir une nouvelle vision du monde. À la fin du 19<sup>ième</sup>  siècle, les idées se propagent de manière rapide et efficace grâce aux nouvelles technologies de communications et à une plus grande capacité de mobilité physique grâce aux nouvelles technologies de transport. La mobilité permet aux élites locales de voyager et étudier en Europe et de découvrir un système politique et des libertés fondamentales qui ne sont pas toujours présentes dans les colonies. <em>[1] </em>Il est possible d’analyser le facteur intellectuel dans le cas des Philippines, sur deux niveaux: le premier étant ‘’les illustrados’’, c&#8217;est-à-dire les élites éduquées qui adoptent et transmettent les idées de liberté, égalité et de droit, et le deuxième, les masses, c&#8217;est-à-dire ceux qui luttent au nom de ces valeurs, par rébellion ou manifestation.</p>
<p style="text-align: justify">Los illustrados, aux Philippines, ont permis de développer un nationalisme identitaire, basé sur le désir de jouir de leur pays en tant qu’hommes libres et reconnus, et sur la volonté d’acquérir des droits qui ne leurs étaient pas accordées (ex : les prêtres philippins avaient moins de droits que les prêtres espagnols). La colonisation s’est faite en 1521, lorsque Magellan, naviguant sous la couronne espagnole, découvre le territoire. Dès leurs arrivée, les espagnols imposent leur religion (catholiques), leur mode vestimentaire, et installent un système politique qui leur est favorable; rappelons que les colonies sont, à l’époque, une ressource économique importante (bien que les Philippines ne soient pas riche en or). Cette colonisation contribuera à l’établissement de deux éléments importants du nationalisme: d’un côté la contestation de l’Église espagnole, qui octroyait des privilèges aux «blancs» et de l’autre l’opportunité de mobilité d’une bourgeoisie qui aura l’occasion d’étudier et de voyager en Espagne.</p>
<p style="text-align: justify">Pour mieux comprendre l’importance du facteur intellectuel dans le nationalisme philippin, il faut étudier l’influence de certains illustrados, dont les écrivains Isabelo de los Reyes, Mariano Ponce et principalement José Rizal. Ces intellectuels baseront leurs écrits sur une idée fondée par ce dernier, le «démon de la comparaison» (Benedict Anderson en parle dans son livre <a href="http://www.liens-socio.org/article_imprimer.php3?id_article=5528">‘‘Les bannières de la révolte’’</a>, où il analyse l’influence des études de Rizal en Philippines) [4]. En effet, les bourgeois locaux vont mettre en exergue, à travers leurs voyages puis leurs œuvres, l’écart observé entre les idées et la pratique: à l’injustice, l’inégalité et l’exploitation imposées par les gouvernements coloniaux s’opposent la liberté, l’égalité et l’identité nationale qui priment parmi les nouvelles idées du nationalisme. <em>[2]</em></p>
<p style="text-align: justify">C’est dans ce contexte qu’Isabelo de los Reyes, dans son œuvre <em>El folk-lore Filipino</em>(1887), décrédibilise le gouvernement colonial espagnol, en prenant comme appui des travaux d’ethnologues européens contemporains afin de prôner un soulèvement et une indépendance ethnique.</p>
<p style="text-align: justify">Jose Rizal, héros du mouvement nationaliste, ridiculise également le gouvernement espagnol décadent dans ses romans <em>Noli me tangere </em><em>[3]</em><em> </em>et<em> El filibusterismo</em> (1891), tout en décrivant le système des nations et ses avantages. Il compare ainsi la situation de son pays à celle des pays européens. Son objectif est de promouvoir l’identité nationale des Philippins, rappelant la disparition de leur culture et de leurs libertés et droits. Il met en exergue comme principal argument le caractère obsolète du gouvernement espagnol.</p>
<p style="text-align: justify">Tout au long de ses textes anti-coloniaux, Rizal réussit à promouvoir les idées fondatrices du nationalisme philippin. Dès son arrivée en Espagne, il devient le dirigeant du <em>Mouvement de propagande des étudiants philippins d&#8217;Espagne.</em> À partir de 1872, il rejoint les illustrados, et participe au mouvement de propagande en Espagne, ceci grâce à la création d’un journal en 1889:<em> La solidaridad. </em>Encore une fois, l’écriture est le moyen de propagande le plus utilisé et le plus efficace.</p>
<p style="text-align: justify">Ces mouvements sont d’autant plus importants aux Philippines car, des exemplaires des romans de José Rizal, proposant implicitement des réformes démocratiques pour les Philippines une fois l’indépendance si convoitée acquise,  sont imprimés et diffusés à des prix accessibles à la population. Ainsi, si nous analysons l’ampleur du mouvement nationaliste qui a suivi, nous pouvons déduire l’importance du mouvement de propagande littéraire.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, José Rizal aura maintenu diverses correspondances avec l’extérieure, notamment avec Cuba et l’Espagne, ce qui contribue à son analyse comparative, et permet au mouvement d’avoir un exemple de système politique autre que celui en place. Nous remarquons que les mouvements de propagande intellectuelle se font également en espagnol, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, ce qui appose un caractère légitime au mouvement. Le but est également de toucher le reste de la bourgeoisie philippine, et les ‘‘exploités’’, tous deux familiers à la langue des colons.</p>
<p style="text-align: justify">Cette propagande, amorcée par cette classe intellectuelle, donne naissance seulement cinq ans après la publication d<em>’El Filibusterism, </em>de Jose Rizal, à l’insurrection du groupe clandestin le Katipunan, dirigée par Andrés Bonifacio,  contre le gouvernement espagnol. Bien que ce mouvement ait échoué, Aguinaldo se servira également des écrits de Rizal puis de son exécution comme catalyseur à la Révolution Philippine. Non seulement cet homme représente les idées des illustrados philippins, mais il contribuera à l’expansion de ces valeurs réformistes grâce à ses études et à ses œuvres. En effet, José Rizal restera profondément marqué par la répression religieuse et contribuera à véhiculer la notion d’inégalité de traitement aux révolutionnaires, et ainsi de suite. Bonifacio décrira d’ailleurs Rizal comme le «symbole de la liberté philippine» et Aguinaldo comme «l’âme de la Révolution Philippine».</p>
<p style="text-align: justify">Bien qu’il soit nécessaire de savoir que Rizal ne fut pas un révolutionnaire, la portée et la force de ces valeurs véhiculées par les intellectuels locaux sont telles que Ramon Sempau écrit dans la préface de <em>Noli me tangere</em>: [3]</p>
<p style="text-align: justify"><em>Dans cet horrible drame que fut &#8230; la Révolution philippine, une figure se détache, noble et pure entre toutes, celle de José Rizal, le Héros national. Savant, poète, artiste, philologue, écrivain, qui sait quelle&#8230; <span style="font-style: normal"><em>oeuvre, émancipatrice et féconde, ce </em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tagal">Tagal</a><em>, cet homme <span style="font-style: normal"><em>de couleur, ce «</em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sauvage">sauvage</a><em>», aurait pu donner à sa patrie et à <span style="font-style: normal"><em>l&#8217;humanité si la </em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbarie">barbarie</a><em> européenne ne l&#8217;avait stupidement tué?</em></span></em></span></em></span></em></p>
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p><em>[1]</em><em> </em>Fischer, Georges. 1970. <em>José Rizal, Philippin, 1861-1896, un aspect du nationalisme moderne</em>. Paris: Éditions François Maspéro: 51-94.</p>
<p><em>[2]</em><em> </em>James Putzel; Nationalism in the Philippines in Asian Nationalism; Edited by Michael Laifer; Routledge 2002, p. 182.</p>
<p>[3] Se référer à Noli me Tangere, p.125-246.</p>
<p>[4] Anderson, Benedict. 1996. <em>« </em><em>L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme</em><em> </em>».<em> </em><em>La Découverte </em>: 19-22.</p>
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		<title>LA MISE EN AVANT DES MILITAIRES AUX PHILIPPINES</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 15:47:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Militarisation]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Jean-Baptiste Cubilier
Le passé colonial des Philippines est particulier par sa double colonisation à la fois de l’Espagne de 1821 à 1899 et six mois plus tard avec l’arrivée des Américains jusqu’à la déclaration d’indépendance de 1946 après la libération par ce deuxième colon contre l’envahisseur japonais.  Le passé colonial américain semble être à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Jean-Baptiste Cubilier</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le passé colonial des Philippines est particulier par sa double colonisation à la fois de l’Espagne de 1821 à 1899 et six mois plus tard avec l’arrivée des Américains jusqu’à la déclaration d’indépendance de 1946 après la libération par ce deuxième colon contre l’envahisseur japonais.  Le passé colonial américain semble être à la base de la militarisation aux Philippines, tout d’abord avec la mise en place du même système à deux chambres. Ce système politique va être à la base de l’association des Américains avec les grands propriétaires terriens philippins, puisque ces derniers vont gagner les élections de cette nouvelle Assemblée philippine, et fusionner en une élite nationale [1]. Ainsi, il faut tout de suite comprendre que le rapprochement entre grands propriétaires terriens et les Américains, et l’opposition paysanne avec ces mêmes propriétaires va définir une grande partie de l’histoire politique philippine. C’est à travers ce dessin du politique philippin que nous pouvons nous concentrer sur le rôle de l’armée comme défenseur des intérêts économiques dans un premier temps, pour ensuite constater une réorientation de ses efforts dans une lutte ayant de plus en plus pour finalité la sécurité du système politique philippin.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>L’armée philippine comme outil des intérêts économiques américains et des grandes familles philippines :</strong></p>
<p style="text-align: justify">C’est à travers cette double relation qu’entretiennent les grands propriétaires avec les États-Unis mais aussi les paysans que la militarisation va connaître une véritable émergence, à commencer par l’application de la loi martiale par Ferdinand Marcos le 21 Septembre 1972, afin de protéger un système politique bénéficiant aux grandes familles, et même dirigé par ces dernières, contre la montée du communisme et de la Nouvelle armée populaire. La loi martiale était nécessaire pour la sécurité de la nation, mais aussi pour la stabilité politique synonyme du maintien du développement économique. La décision de Marcos va confirmer l’hypothèse de l’influence du passé colonial américain puisque l’objectif n’était pas l’augmentation du pouvoir mais de s’assurer du non-changement du système mis en place [2]. Marcos était donc au service des grandes familles, et l’armée est donc ici l’acteur permettant la continuité du développement économique des Philippines, par les liens du pays avec les États-Unis et de l’enrichissement des grands propriétaires terriens. De plus, l’augmentation de l’armée était aussi soutenue par les Américains dans le cadre d’une Guerre Froide où la lutte contre l’émergence du communisme constituait la principale action de ralliement à la sphère capitaliste. Ainsi Marcos était aux yeux des élites philippines et des Américains le défenseur ayant le plus de pouvoir pour assurer les échanges entre les Philippines et les États-Unis par le maintien du système en place.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>L’armée comme outil de « première ligne » contre le terrorisme :</strong></p>
<p style="text-align: justify">C’est en 1986 que Marcos quitte le pouvoir et que l’on voit arriver Mme Corazon Aquino soutenue désormais par les Américains, opposante à Marcos, et favorable à un retour des institutions démocratiques. Et c’est ce qu’elle fera un an plus tard [3]. Elle restera au pouvoir jusqu’en 1992. L’arrivée de son remplaçant Fidel Ramos est intéressante pour une fonction de l’armée dont nous allons discuter dans un instant. Le nouveau Président va expulser les Américains du territoire. Rappelons que ces derniers avaient depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale de nombreuses bases sur le territoire philippin. Il introduira de même le communisme dans cette nouvelle sphère politique restaurée par Aquino et surtout va démilitariser son pays. Ces vingt dernières années ont été marquées par un affaiblissement des liens unissant les Philippines et les États-Unis d’Amérique, toutefois on assiste aujourd’hui encore à une conservation de coopération, dans l’intérêt des deux pays à travers la lutte contre le terrorisme. L’armée occupe aujourd’hui la fonction de première ligne contre le terrorisme, notamment contre le groupe Abu Sayyaf comme nous pouvons le voir avec certaines vidéos sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=rddmXH42lsY">You tube</a>, considérée par l’ONU comme étant proche d’Al Quaïda [4], et sanctionné par le Conseil de Sécurité. L’armée philippine connait donc le soutien du principal opposant au terrorisme qui est depuis l’événement du 11 Septembre les États-Unis. Les Philippines deviennent donc au même titre que des pays tels que l’Afghanistan le terrain d’affrontement contre le terrorisme, et si l’ancien colon n’intervient pas directement, il se présente comme premier allié des forces armées luttant pour le même objectif. À ce titre la structure politique mise en place lors de la colonisation, soit la présence de grands propriétaires, est conservée par la volonté de maintenir les intérêts économiques et de renforcer ses relations avec l’ancien colon. L’émergence du terrorisme peut être vue comme celle du communisme, soit un élément perturbant les Philippines dans l’immédiat, et les intérêts des Américains de façon indirecte. D’où le support militaire américain aux forces militaires philippines, entamant une lutte où tout le monde y trouve un intérêt commun : la sécurité nationale.</p>
<p style="text-align: justify">Vu sous cet angle, les États-Unis auront joué un rôle important dans la militarisation philippine puisque les directives prises par l’ancienne colonie arrangeaient les intérêts américains dans la région de l’Asie du Sud-Est qu’ils soient économiques comme avant 1972, idéologiques comme avec la loi martiale, ou sécuritaires comme avec cette nouvelle lutte contre le terrorisme. Les intérêts économiques des Philippines permettaient ce partenariat, et l’armée agissait donc afin de faire prolonger ces échanges, ou pour assurer la sécurité nationale comme nous l’avons vu juste à l’instant. Ce pays est passé pour les États-Unis de marché économique à front de lutte idéologique contre le communisme et maintenant, de façon plus indirecte, contre le terrorisme. L’armée philippine a donc connu une émergence dans son rôle de maintien des relations entre les deux pays, au service de son gouvernement.</p>
<p> </p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>[1] Boudreau, Vincent, « Authoritarian Attack and Dictatorial Rise », <span style="text-decoration: underline">Resisting Dictatorship : Repression and Protest in Southeast Asia</span>, Cambridge: Cambridge University Press, 2004 : pp.37-83.</p>
<p>[2] Youngblood, Robert L. 1990. <em>Marcos against the Church. Economic Development and Political Repression in the Philippines.</em> Ithaca: Cornell University Press.</p>
<p>[3] Abinales, Patricio N., dir. <em>The Revolution Falters. The Left In Philippine Politics After 1986.</em>Ithaca: Cornell University Press. pp. 83-109.</p>
<p>[4] 2009. « Enlèvement d’un prêtre irlandais : la police et l’armée sont mobilises ». <em>Journal Québec Presse </em>(Montréal), 20 octobre. En ligne. <span style="text-decoration: underline"><a href="http://journalquebecpresse.org/modules/news/article.php?storyid=2344">http://journalquebecpresse.org/modules/news/article.php?storyid=2344</a> </span>(consulté le 30 octobre).</p>
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		<title>PHILIPPINES : ENTRE GRATTE-CIELS ET DÉPOTOIRS</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 21:14:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Capitale nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Développement urbain]]></category>
		<category><![CDATA[Manille]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Félix Pepin
Les Philippines, enclave chrétienne dans la mosaïque religieuse sud-est asiatique, doivent cette caractéristique aux Espagnols, présents dès le 16e siècle dans cette portion du monde. Ceux-ci, comme toutes les autres puissances coloniales ayant successivement régné sur ce territoire depuis ce temps, ont marqué à jamais la culture philippine et le développement urbain de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Félix Pepin</strong></p>
<p style="text-align: justify">Les Philippines, enclave chrétienne dans la mosaïque religieuse sud-est asiatique, doivent cette caractéristique aux Espagnols, présents dès le 16<sup>e</sup> siècle dans cette portion du monde. Ceux-ci, comme toutes les autres puissances coloniales ayant successivement régné sur ce territoire depuis ce temps, ont marqué à jamais la culture philippine et le développement urbain de cet État. La nature du territoire (archipel) de ce pays permet aussi d’expliquer partiellement la forme qu’a prise son urbanisation sans toutefois fournir les clés permettant d’expliciter clairement le phénomène. Pour ce faire, nous analyserons aujourd’hui l’ampleur de la domination économique et démographique de la région métropolitaine de Manille sur le reste du pays et comment celle-ci nuit-elle aux autres métropoles. Ensuite, nous traiterons brièvement du manque de coordination et d’influence des différents niveaux de gouvernance afin d’expliquer les difficultés d’urbanisation de l’ensemble des Philippines.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-512  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/manila-center-225x300.jpg" alt="manila-center" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo : <a href="http://www.drhostel.com/travelguide/wp-content/uploads/2008/10/manila-center.jpg">http://www.drhostel.com/travelguide/wp-content/uploads/2008/10/manila-center.jpg</a></p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord, aux Philippines comme dans plusieurs autres pays d’Asie du Sud-Est, la capitale nationale représente littéralement le moteur économique du pays. En incluant sa région métropolitaine, Manille et ses 21 millions de citoyens représentent près de 57 % du PIB du pays<a href="#_edn1">[i]</a> alors que la deuxième agglomération en importance, le Metro Cebu, ne produit que 4 % du PIB national avec moins de 2 millions d’habitants<a href="#_edn2">[ii]</a>. Une telle polarisation du territoire avantage sans aucun doute la région de la capitale nationale et justifie, en quelque sorte, une certaine canalisation des investissements publics et privés dans les infrastructures de cette région, vu son importance à l’échelle nationale. La période coloniale américaine (1898-1935)<a href="#_edn3">[iii]</a> illustre parfaitement ce phénomène. À leur arrivée aux Philippines, les Américains découvrirent un État doté d’infrastructures et de services publics primitifs ne répondant pas à leurs standards. Ils se mirent donc à la tâche et modernisèrent ceux-ci : installation d’égouts sous-terrain, ramassage systématique des déchets, amélioration de l’approvisionnement en eau potable, pavage des rues, bains et transports publics, etc. Sans dire que ces investissements furent exclusivement concentrés à Manille, disons seulement qu’une attention particulière lui fut accordée dans le but d’en faire une capitale nationale digne de ce nom<a href="#_edn4">[iv]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Aujourd’hui, au grand désarroi des autres agglomérations urbaines de moindre importance, le même phénomène se perpétue. Le développement urbain se concentre maintenant le long de certains axes autour de Manille. Les facteurs expliquant cela sont multiples. D’abord, Manille, contrairement à l’île montagneuse où se trouve Cebu, jouit d’un arrière-pays en l’île de Luzon pouvant supporter et accueillir la croissance urbaine<a href="#_edn5">[v]</a>. Les efforts des dirigeants politiques du <a href="http://www.cebu.gov.ph/">METRO Cebu</a> au niveau de la coordination de son développement en relation avec certaines îles adjacentes, dont celle où se trouve la ville de Lapu Lapu (en raison de son territoire moins accidenté) démontrent que l’importance de jouir d’un arrière-pays ayant les ressources nécessaires à l’épanouissement d’une région métropolitaine est un facteur reconnu et accepté. Ensuite, le poids politique de la capitale nationale lui permet de faire valoir bien plus facilement ses besoins auprès du gouvernement national que toute autre région urbaine du pays. En effet, politiquement, il sera toujours plus rentable d’investir dans l’agglomération comptant le plus d’électeurs. La position avantageuse de Manille ne risque donc pas de disparaître de sitôt dans ce domaine.</p>
<p style="text-align: justify">Voyons maintenant quelles sont les faiblesses au niveau de la planification et de l’urbanisme aux Philippines. D’abord, au niveau de la planification, la réalité des villes philippines est pratiquement identique qu’à celle de Bangkok, décrite dans un <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/13/urbanisation-en-thailande-un-manque-de-planification/">billet</a> précédent, notamment au niveau du contrôle foncier. En ce sens, Manille est considérée comme une ville du tiers-monde, dont l’urbanisation ne semble pas avoir été planifiée. En fait, des plans ont été mis en place, mais le gouvernement, sans emprise sur le territoire, n’exerce qu’une faible influence dans le développement alors que les acteurs privés, donc, le marché, le dirige.<a href="#_edn6">[vi]</a> Les plans à long terme n’ont donc aucune chance d’être appliqués et, une fois le territoire urbanisé, le gouvernement tente de trouver des solutions afin de réparer les faiblesses des aménagements privés. Pour l’efficience de l’utilisation de l’argent public, avouez qu’il existe de bien meilleurs modèles! Enfin, étant aussi une des villes les plus densément peuplées de la planète, le sol, appartenant majoritairement au privé et dont le prix est défini par le marché, devient absolument inabordable pour une grande partie de la population<a href="#_edn7">[vii]</a>. Le squat et le développement de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=-80VHsUJpf0">bidonvilles</a> en milieu urbain sont donc les fâcheuses conséquences du manque de contrôle public des ressources foncières.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-513  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/2079562-Slums-of-Manila-0-300x225.jpg" alt="2079562-Slums-of-Manila-0" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo : <a href="http://img6.travelblog.org/Photos/60918/255270/f/2079562-Slums-of-Manila-0.jpg">http://img6.travelblog.org/Photos/60918/255270/f/2079562-Slums-of-Manila-0.jpg</a></p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify">En effet, la présence de bidonvilles est une autre caractéristique que partage Manille avec plusieurs autres grandes villes du tiers-monde. Cette problématique, reconnue dès 1935 par le président Manuel Quezon<a href="#_edn8">[viii]</a>, représente toujours un fléau dans cet État. En fait, dans les années 80, l’explosion des prix du sol (parfois multipliés par 2000<a href="#_edn9">[ix]</a> dans certains quartiers) rendait le logement informel (squat ou bidonville) comme seule solution pour les citoyens les plus pauvres. Le problème est tel qu’on estime que 44 % de la population urbaine des Philippines réside dans un bidonville, pour un total de plus de 20 millions d’habitants<a href="#_edn10">[x]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En somme, la faiblesse de la gouvernance, à chaque échelle, et l’ascendance de la capitale sur le reste du pays semblent être à l’origine des problématiques d’aménagement observables aux Philippines. N’ayant pratiquement aucun contrôle sur l’urbanisation à Manille ou ailleurs, l’État doit réagir aux problèmes liés au développement urbain plutôt que de les prévenir : polarisation du territoire, inflation des prix du sol, squat et bidonville, mais aussi ségrégation sociale, criminalité urbaine, congestion, etc. L’expérience des Philippines nous apprend donc qu’il peut être extrêmement dangereux de laisser au privé les prérogatives du développement urbain.</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Rimmer et Dick (2009), p.89-91</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> <em>Ibid</em>, p.96</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Rimmer et Dick (2003), p.264-266</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> <em>Ibid</em></p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Rimmer et Dick (2009), p.97</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> <em>Ibid</em>, p.256-258</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Davis, p.96 et p.104</p>
<p><a href="#_ednref8">[viii]</a> Rimmer et Dick (2003), p.267</p>
<p><a href="#_ednref9">[ix]</a> Davis, p.97</p>
<p><a href="#_ednref10">[x]</a> <em>Ibid</em>, p.25</p>
<p> </p>
<p><span style="font-weight: bold">Bibliographie</span></p>
<p>DAVIS, Mike (2006). <em>Le pire des mondes possibles</em>. Paris : La Découverte/Poche</p>
<p>RIMMER, Peter J. et Howard Dick (2009). <em>The city in southeast Asia : Patterns, Process and Policy</em>. Honolulu : University of Hawai’i Press.</p>
<p>RIMMER, Peter J. et Howard Dick (2003<em>). Cities, Transport and Communications : The integration of Southeast Asia since 1850</em>. New York: Palgrave Macmillan.</p>
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		<title>LES PHILIPPINES : EXPLOITATION SEXUELLE INFANTILE ET LUTTE NATIONALE</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 03:01:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Exploitation infantile]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques gouvernementales]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Marie-Soleil Verville Allard
Durant la guerre du Vietnam, l’armée américaine a installé des bases de repos et de divertissement dans l’archipel philippin. À partir de ce moment, il y a eu une importante augmentation du nombre de prostitué(e)s autour de ces bases. La prostitution infantile augmenta aussi, plusieurs vendant des faveurs sexuelles afin d’aider leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Marie-Soleil Verville Allard</strong></p>
<p style="text-align: justify">Durant la guerre du Vietnam, l’armée américaine a installé des bases de repos et de divertissement dans l’archipel philippin. À partir de ce moment, il y a eu une importante augmentation du nombre de prostitué(e)s autour de ces bases. La prostitution infantile augmenta aussi, plusieurs vendant des faveurs sexuelles afin d’aider leur famille à surmonter l’extrême pauvreté. En effet, selon des rapports de police locaux, la liste des pédophiles à surveiller dans cette région présentait un nombre très élevé de militaires américains<a href="#_edn1">[i]</a>. Grâce à la mondialisation et à la plus grande facilité d’accès au marché de la prostitution, le gouvernement philippin a dû mettre en place des systèmes de lutte contre ce phénomène. Les moyens, aussi diversifiés que les formes d’exploitation sexuelle (prostitution, tourisme sexuel, production de pornographie), sont critiqués de manière plus ou moins positive, différents problèmes étant mieux traités que d’autres.</p>
<p style="text-align: justify">Ce qui est inquiétant aux Philippines est le très grand nombre d’enfants qui font partie du milieu de la prostitution. Par exemple, à Angeles City, l’une des cinq villes les plus reconnues aux Philippines pour le tourisme sexuel, on estime que sur 500 prostituées, on compte environ 75 % d’enfants<a href="#_edn2">[ii]</a>. Un rapport de l’UNICEF rapporte même qu’il y aurait entre 60 000 et 100 000 enfants travaillants dans l’industrie sexuelle aux Philippines, classant ainsi le pays quatrième sur neuf quant au pourcentage d’enfants dans ce milieu. Vu l’ampleur du problème, le gouvernement philippin a mis en place des politiques et des programmes de lutte. Malgré le fait que le gouvernement philippin ait été le premier État asiatique à instaurer une loi contre l’abus des enfants<a href="#_edn3">[iii]</a>, il y a encore beaucoup de lacunes dans l’administration de ces lois. Cependant, plusieurs programmes ont été mis en place pour aider les enfants exploités, et aussi pour prévenir le phénomène. Par exemple, le gouvernement a mis en place le <em>Child Protection Unit Network</em>, lequel possède 19 succursales qui fournissent des soins et du support psychologique aux enfants qui ont été victimes d’exploitation sexuelle. Cet organisme travaille aussi dans les familles de ces enfants, dans le but de faire de la prévention auprès des parents<a href="#_edn4">[iv]</a>. Le <em>Child Protection Unit Network</em> permet aussi de diriger les enfants retrouvés auprès des différentes ONG quand ceux-ci sont retrouvés hors de leurs villes natales, et même hors de leurs pays d’origine (suite à du trafic humain).</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-505  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/p_151050-300x206.jpg" alt="p_151050" width="300" height="206" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo  : <a href="http://fotosa.ru/stock_photo/docstock/p_151050.jpg">http://fotosa.ru/stock_photo/docstock/p_151050.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Afin de lutter contre le tourisme sexuel infantile, le gouvernement philippin a adopté le <em>Code of Conduct for the Protection of Children from Sexual Exploitation in Travel and Tourism.</em> Cette grande campagne de prévention dans les hôtels et institutions touristiques a pour but de sensibiliser les touristes et les clients potentiels tentés de se livrer à une telle activité à la situation de ces enfants.</p>
<p style="text-align: justify">Ces interventions du gouvernement sont applaudies par la communauté internationale, qui reconnaît les efforts du gouvernement philippin. Cependant, un autre problème récurrent aux Philippines, soit la production de pornographie infantile, est beaucoup moins bien combattu, ce qui est reproché aux Philippines.</p>
<p style="text-align: justify">L’industrie de la pornographie infantile est un problème d’importance auquel doit faire face le gouvernement des Philippines. Cette industrie semble étroitement liée au tourisme sexuel. En effet, beaucoup de touristes paient les parents de jeunes enfants des suppléments pour pouvoir filmer, très souvent à l’aide de webcams, les actes sexuels. Certains clients vont même jusqu’à diffuser en direct les relations sexuelles, avec des enfants aussi jeunes que 10 ans.<a href="#_edn5">[v]</a>  D’autres touristes préfèrent seulement prendre des photos des enfants nus, sans nécessairement avoir de contact sexuel avec eux. Les parents de ces enfants qui sont utilisés sous-estiment souvent l’impact qu’ont ces gestes sur la santé mentale et physique de l’enfant. C’est pour cette raison qu’une partie du programme d’intervention du gouvernement philippin s’applique à sensibiliser les parents aux impacts psychologiques qu’a la pornographie infantile sur leurs enfants. Bien que le gouvernement philippin ait de bonnes lois en matière de prostitution infantile, il a de la difficulté à s’ajuster aux critères internationaux quant à la prévention de la production de pornographie infantile. En effet, même si le gouvernement a ratifié le <em>Stockholm Agenda for Action<a href="#_edn6">[vi]</a></em>, il éprouve beaucoup de difficultés à rencontrer les standards internationaux en ce qui a trait à la lutte contre la pornographie infantile, car il ne possède toujours pas de lois à ce sujet<a href="#_edn7">[vii]</a>. De plus, en n’interdisant pas explicitement les actes décrits dans le <em>Stockholm Agenda for Action</em> dans ses lois, il manque à ses obligations internationales, et s’expose à la critique des autres pays ayant ratifié la convention.</p>
<p style="text-align: justify">Le fait que le gouvernement philippin lutte contre tous ces crimes et qu’il punisse davantage les personnes qui exploitent sexuellement les enfants, il ressort un nouveau problème : la migration des touristes sexuels vers d’autres États de la région de l’Asie du Sud-est. Ainsi, dans un esprit de collaboration et de mondialisation, les pays de la région négocient de plus en plus d’accords entre eux<a href="#_edn8">[viii]</a> afin d’éliminer ce problème majeur de la région.</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Daniel S. Campagna et Donald L. Poffengerger, <em>The Sexual Trafficking in Children: An Investigation of the Child Sex Trade </em>(Dover, Auburn House Publishing Company, 1988), p. 151.</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> Sol F. Juvida, «Philippines-Children : Scourge of Child Prostitution»<em>,</em> (1997) En ligne. <a href="http://www.ips.fi/koulut/199742/6.htm">http://www.ips.fi/koulut/199742/6.htm</a> (page consultée le 26 octobre 2009).</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Voir Juvida, « Philippines-Children: Scourge of Child Prostitution ».</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Voir ECPAT International. <em>Global monitoring : Report on the status of action agaisnt sexual exploitation of children – Philippines,</em> p.16</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> ECPAT International, <em>Global monitoring: Report on the status of action against sexual exploitation of children – Philippines, </em>2006, p.12.</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Il s’agit d’un protocole adopté en 1996, qui regroupe 122 pays, l’organisme <em>End Child Prostitution in Asian Tourism (ECPAT)</em>, l’UNICEF et d’autres organisations qui découlent de l’ONU, qui vise à lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants en général (incluant la pornographie infantile).</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Voir ECPAT International. <em>Global monitoring : Report on the status of action against sexual exploitation of children – Philippines,</em> p.23.</p>
<p><a href="#_ednref8">[viii]</a> Par exemple, un accord avec la Malaisie et l’Indonésie a été négocié en 2002 dans le but de combattre le crime transnational, incluant le trafic des humains ainsi que le tourisme sexuel.</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Campagna, Daniel S. et Donald L. Poffengerger, 1988, <em>The Sexual Trafficking in Children: An Investigation of the Child Sex Trade, </em>Dover: Auburn House Publishing Company.</p>
<p>ECPAT International, 2006, <em>Global monitoring: Report on the status of action against sexual exploitation of children – Philippines , </em>Bangkok: ECPAT International</p>
<p>Juvida, Sol F., 1997,  <em>Philippines-Children : Scourge of Child Prostitution,</em> En ligne. <a href="http://www.ips.fi/koulut/199742/6.htm">http://www.ips.fi/koulut/199742/6.htm</a> (page consultée le 26 octobre 2009).</p>
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		<title>UNE INTÉGRATION COMPLIQUÉE POUR LA DIASPORA CHINOISE AUX PHILIPPINES?</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 02:40:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Ève Lortie-Fournier
La présence des Chinois aux Philippines a été tout aussi dérangeante et utile qu’en Thaïlande. Par contre, les périodes de rejet et d’acceptation sont différentes à la Thaïlande. Les relations entre les Philippins et les Chinois peuvent être analysées à travers cinq phases : exclusion entre 1570 et 1750, acceptation de 1750 à 1850, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Ève Lortie-Fournier</strong></p>
<p style="text-align: justify">La présence des Chinois aux <a href="http://sites.google.com/site/philippinesdroitshumains/home">Philippines</a> a été tout aussi dérangeante et utile qu’en <span style="text-decoration: underline"><a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/l%e2%80%99integration-de-la-diaspora-chinoise-une-question-de-nationalisme-thai/">Thaïlande</a></span>. Par contre, les périodes de rejet et d’acceptation sont différentes à la Thaïlande. Les relations entre les Philippins et les Chinois peuvent être analysées à travers cinq phases : exclusion entre 1570 et 1750, acceptation de 1750 à 1850, exclusion de 1850 à 1930, exclusion artificielle entre 1930 et 1975 et acceptation de 1975 à aujourd’hui (Pan 2000).</p>
<p style="text-align: justify">La première phase est caractérisée par des préjugés. Les Philippins considèrent les Chinois comme des individus méprisables. Cette idée est prise des colonisateurs espagnols établis dans le pays. Les Chinois quant à eux considéraient tous les non-Chinois comme des barbares (Pan 2000; Hedman et Sidel 2000). En 1574, cet étiquetage a mené Li-Ma-Hong à attaquer Manille avec une petite armée. Par la suite, plusieurs soulèvements chinois eurent lieu contre les colonisateurs espagnols. Ils se finirent tous en massacre (Willoquet 1961; Hedman et Sidel 2000). Ces rébellions chinoises aux Philippines sont dues à l’exclusion de la diaspora chinoise, à cette époque. En fait, la « ségrégation imposée par la loi coloniale et le lieu de leur résidence […] réglementé » <sup>1</sup> représente le traitement colonial envers les Sino-philippins. Le rôle économique important de ces derniers a influencé aussi l’imposition de ces lois coloniales. Ce rôle dérangeait énormément les colonisateurs espagnols et les Philippins (Hedman et Sidel 2000; Pan 2000).</p>
<p style="text-align: justify">La deuxième phase favorisa l’intégration de la diaspora chinoise. Cependant, en 1755 tous les non-catholiques furent expulsés. La majorité des immigrants chinois furent obligés de quitter le pays. Cette nouvelle loi coloniale favorisa l’intégration des Chinois convertis au catholicisme. En fait, la communauté chinoise avait beaucoup diminué ce qui les rendait moins effrayants auprès des colonisateurs et des Philippins. Les <em>mestizos</em> sont les descendants des Chinois catholiques. Ils reprirent le rôle économique important de la première phase. Par contre, ils furent mieux acceptés par les Espagnols et les Philippins. Les <em>mestizos</em> sont nés aux Philippines et ils ont intégré le mode de vie, les valeurs des Philippins qui ressemblent aux valeurs espagnoles. De plus, ils n’ont plus vraiment de lien avec la Chine puisqu’ils n’ont plus de famille là-bas (Pan 2000 ; Suryadinata 1980; Hedman et Sidel 2000). Alors, ils deviennent des alliés et non plus des envahisseurs.</p>
<p style="text-align: justify">La troisième phase s’associe à la création de deux nationalismes. Durant cette période, la population chinoise augmenta. Grâce à cela, elle reprit sa position économique dominante. Vers 1880, cette reprise ramena le sentiment antichinois des Philippins. Ils se sentaient à nouveau envahis. Cet ostracisme mena les Sino-philippins à se rassembler. Les organismes qui s’occupent des affaires chinoises et de la négociation avec le gouvernement philippin furent renforcés. De plus, les Sino-philippins se sont tournés vers la Chine. En fait, ils se sont ralliés avec le nationalisme chinois (Pan 2000). Au même moment, un nationalisme philippin prit naissance grâce à <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/29/de-la-fiction-a-la-realite-lidentite-nationale-aux-philippines/">José Rizal</a>. Les Philippins tentent de créer une identité qui leur est propre. Ils mettent en forme ce mouvement nationaliste à travers les écoles, donc ils forment la jeunesse à l’image de la nouvelle nation. Après s’être battus pour leurs droits, en 1897, les Philippins ont obtenu l’égalité de certains droits avec les Espagnols (Suryadinata 1980). Finalement, ce désir de créer une nation philippine mène à nouveau à une exclusion des Chinois.</p>
<p style="text-align: justify">La quatrième phase est représentée par une exclusion artificielle des Chinois entre 1930 et 1975. Cette exclusion artificielle s’explique par des lois ségrégationnistes. Elles font en sorte que les enfants nés d’un père chinois ne soient plus considérés comme des Philippins. Les <em>mestizos</em> qui avaient acquis la citoyenneté philippine l’ont perdu à la suite de l’imposition de cette loi (Pan 2000).  Pourtant, les Chinois conservent leur rôle économique et ils ne sont pas chassés du pays. Ces lois sont créées durant la plus forte période de nationalisme philippin. De plus, un mouvement communiste chinois aux Philippines prend racine. Ce mouvement favorisera l’arrivée massive d’immigrants chinois légaux ou illégaux. Le regroupement de milliers de Chinois est nécessaire pour mettre en place le communisme. Il s’agit de la raison de l’appui de la part du Parti communiste chinois (PKP) pour une immigration chinoise plus grande. Le soulèvement communiste des Sino-philippins s’explique par l’arrivée des Japonais dans le pays. Les tensions entre la Chine et le Japon, expliquées dans mon blogue précédent sur la <span style="text-decoration: underline"><a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/l%e2%80%99integration-de-la-diaspora-chinoise-une-question-de-nationalisme-thai/">Thaïlande et la diaspora chinoise</a></span>, sont aussi ressenties au travers des relations entre les Chinois et les Philippins (Van der Kroef 1967).</p>
<p style="text-align: justify">Depuis 1975, l’intégration des Chinois aux Philippines s’est réalisée. Cette intégration est en partie attribuable aux deux constitutions promulguées en 1973 et 1987. En fait, elles ont permis aux Sino-philippins nés dans le pays d’obtenir leur citoyenneté. Ainsi, la quasi-totalité des Chinois résidant aux Philippines en sont des citoyens (Pan 2000; Suryadinata 1987). De plus, les écoles sino-philippines ont été transformées en écoles philippines et le gouvernement a instauré une langue commune. Ces transformations sont réalisées pour que les Philippines soient une nation basée sur la culture et non pas sur l’ethnie. Ce nationaliste permet aux Sino-philippins de s’intégrer sans que les Philippins se sentent envahis (Suryadinata 1987). </p>
<p style="text-align: justify">En 2000, la Chine a proposé à plusieurs pays de l’Asie du Sud-Est, dont les Philippines, de faire partie de la zone de libre-échange Chine- ASEAN (<em>CAFTA</em>). Cependant, les Philippines et trois autres pays ont demandé un délai avant de le signer officiellement. Le délai concerne la révision de tous les produits de la liste de produits exportables (Hongfang 2006). Ce recul de la part des Philippines peut-il être considéré comme une crainte des Philippins d’être envahie par la Chine ? Pourra-t-elle engendrer à nouveau l’exclusion des Sino-philippins ?</p>
<p><em> </em></p>
<p><em><span style="font-style: normal"><strong>Référence</strong></span></em></p>
<p><sup>1 </sup>Lynn Pan, dir.   <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise </em>(Paris : Les Éditions du Pacifique, 2000).</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Hedman, Eva-Lotta E. et John T. Sidel. 2000. <em>Philippine politics and society in the twentieth Century: Colonial legacies, post-colonial trajectories.</em> London: Routledge.</p>
<p>Hongfang, Shen. 2006. <em>The Building of the China-ASEAN Free Trade Area: A Case Study of the Philippines&#8217; Perspectives</em>. En ligne. <a href="http://chr.sagepub.com/cgi/content/abstract/42/3/269">http://chr.sagepub.com/cgi/content/abstract/42/3/269</a> (Page consultée le 17 octobre 2009).</p>
<p>Pan, Lynn, dir.  2000. <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise. </em>Paris : Les Éditions du Pacifique.</p>
<p>Suryadinata, Leo. 1987. «Ethnic Chinese in Southeast Asia: Problems and Prospects».<strong><em> </em></strong><em>Journal of</em></p>
<p><em>International Affairs</em> 41: 135-151.</p>
<p>Van Der Kroef, Justus M. 1967. <em>Communism and the Chinese</em>. En ligne. <a href="http://www.jstor.org/%20stable/pdfplus/651865.pdf">http://www.jstor.org/ stable/pdfplus/651865.pdf</a> (Page consultée le 17 octobre 2009).</p>
<p>Willoquet, Gaston. 1961. <em>Histoire des Philippines.</em> Paris : Presses Universitaire de France.</p>
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		<title>UNE DÉMOCRATIE IMPORTÉE AUX PHILIPPINES</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 02:35:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Amélie Privé
Depuis la fin de la guerre froide, l’idée de la démocratie comme étant le meilleur système politique est propagée de diverses façon par les puissances occidentales. En effet, les pays sont cotés selon quatre catégories; les démocraties, les démocraties imparfaites, les régimes hybrides et finalement les régimes autoritaires[1]. Pour le cas des Philippines, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Amélie Privé</strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis la fin de la guerre froide, l’idée de la démocratie comme étant le meilleur système politique est propagée de diverses façon par les puissances occidentales. En effet, les pays sont cotés selon quatre catégories; les démocraties, les démocraties imparfaites, les régimes hybrides et finalement les régimes autoritaires<a href="#_ftn1">[1]</a>. Pour le cas des Philippines, je trouvais intéressant de me pencher sur ce pourquoi il est considéré comme étant une démocratie imparfaite. En effet, ce pays possède les infrastructures nécessaires pour le bon fonctionnement de leur régime présidentiel copié sur les États-Unis. Alors, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné? Cette réponse est possiblement dans la manière dont la démocratie est arrivée sur le territoire philippin.</p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord, l’époque coloniale des Philippines a été une période cruciale dans le développement de la démocratie. Pendant la présence espagnole, le nationalisme philippin s’est rapidement développé et l’idée d’une indépendance voit le jour vers la fin de cette occupation. Les Espagnols laissent l’Église diriger, aux cotés des grands propriétaires terriens créant ainsi des classes dans la population. Suite à ces injustices, les habitants dans les campagnes commencèrent à se soulever en créant le mouvement nationaliste philippin. Bien que les Espagnols réagissent de manière très répressive et vont jusqu&#8217;à assassiner José Rizal, célèbre écrivain qui a inspiré les révolutions, la masse philippine se soulève et réussies à proclamer son indépendance.</p>
<p style="text-align: justify">Fraîchement indépendant, les Américains débarquent aux Philippines afin le réaliser la «mission de l’homme blanc» c’est-à-dire civiliser le monde. A ce moment, une partie de la masse philippine souhaitait maintenir la lutte armée, et une autre accueillir les Américains et leurs promesses. Suite à cela, bon nombre de jeunes Philippins vont étudier à l’étranger et reviennent au pays avec les idées et les concepts occidentaux. Une autre solution était de collaborer avec l’envahisseur ou bien de lui céder une partie de territoire. Entre temps, les Américains commencèrent à édifier un nouveau système; une démocratie présidentielle. De plus ils construisent un système d’éducation en faisant venir des États-Unis des professeurs pour inculquer aux jeunes philippins les valeurs américaines.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, ce qui a été le plus marquant pour ce pays fut l’organisation d’un système politique par les Américains. En effet, ceux-ci on importé leur système démocratique présidentiel avec des élections bicamérales.  Ils élaborent une charte et « la constitution sera républicaine, fondée sur le principe représentatif et le système présidentiel.»<a href="#_edn1">[i]</a> Ainsi, les Américains ont importé leur système avec la certitude qu’il était le meilleur, et ce dans le but de le faire adopter par le peuple philippin. De plus, pour faire en sorte que ce système reste bien en place, il leur fallait l’appui des propriétaires terriens. En conséquence, de nombreux privilèges leurs furent accordés afin bien entendu de s’assurer de leur fidélité.</p>
<p style="text-align: justify">Mais, bien qu’il s’agisse d’une démocratie, ce système finit par être abominablement corrompu. Ceux qui avaient le pouvoir réussissaient à l’obtenir par des connaissances ou bien ceux possédant le plus d’argent pouvaient acheter plus de vote et ainsi s’assurer que leur campagne soit plus fructueuse que les moins fortunés. Il devint rapidement un système familial, éloignant ainsi du pouvoir la très grande majorité de la population. Suite à cette tournure des évènements, un nationalisme se développa afin de se libérer des Américains. De ce fait, il est clair que la démocratie est loin de s’être consolidé dans la mentalité et la culture de la population. Le risque de coup d’état et d’instabilité politique plane sur le territoire philippin. De cela, nous en avons la preuve quelque années plus tard, lorsque Marcos pris le pouvoir et le transforma en régime autoritaire.</p>
<p style="text-align: justify">Si le régime est hautement instable encore aujourd’hui, c’est qu’il n’a pas été consolidé au niveau de la population. En effet puisque les bases de la démocratie sont fondées sur la représentation des volontés de la population, il est évident que le peuple doit adopter la démocratie et être lui-même convaincu qu’il s’agit du meilleur système pour lui, autrement, le coup militaire et les soulèvements armés ne sont pas facilement évitables.</p>
<p style="text-align: justify">Bien sûr d’ici quelques années ou décennies, il est possible de consolider d’avantage ce système. Néanmoins, le cas des Philippine est une preuve comme quoi la démocratisation imposée par un autre État finit difficilement par avoir un résultat positif à court terme. Les Philippines doivent s’approprier leur démocratie afin qu’elle soit plus représentative que celle imposée par les États-Unis.  </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> http://a330.g.akamai.net/7/330/25828/20081021195552/graphics.eiu.com/PDF/Democracy%20Index%202008.pdf</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Isoart, Paul. 1978.  <em>Les États de l’Asie du Sud-est. </em>Paris : Economica, collection politique comparée. P.177.</p>
<p> </p>
<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>
<p>Isoart, Paul. 1978.  <em>Les États de l’Asie du Sud-est. </em>Paris : Economica, collection politique comparée. P.177.</p>
<p>Marcos, Ferdinand E. 1974. <em>The democratic revolution in the Philippines. </em>États-Unis: Prentice ̷ Hall International.</p>
<p>Granda, Nona. 1992. <em>The rocky road to democracy; the case study of the Philippines. </em>Canada. The  North-South Institute. <strong> </strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal">Aquino, Corazon C. </span><em><span style="font-weight: normal">Liberté d’expression et démocratie. </span></em></strong><a href="http://www.unesco.org/bpi/fre/3mai98/cory.htm">http://www.unesco.org/bpi/fre/3mai98/cory.htm</a></p>
<p>Camroux, David. 2006. <em>Les Philippines, d’un coup d’État à l’autre. </em>Le monde diplomatique. Juin 2006 : p.22-23</p>
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		<title>L’EMERGENCE DU NATONALISME AUX PHILIPPINES</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 03:19:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Charles-Antoine Michel
Le premier point important sur lequel il faut se pencher quand on s’intéresse aux Philippines, notamment lorsqu’on entreprend l’étude du nationalisme, est la découverte du pays par Magellan en 1521. En effet, cette découverte est la première étape de la colonisation dans le pays. Ce Portugais naviguant pour la couronne espagnole est le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Charles-Antoine Michel</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le premier point important sur lequel il faut se pencher quand on s’intéresse aux Philippines, notamment lorsqu’on entreprend l’étude du nationalisme, est la découverte du pays par Magellan en 1521. En effet, cette découverte est la première étape de la colonisation dans le pays. Ce Portugais naviguant pour la couronne espagnole est le premier européen à mettre le pied sur le territoire philippin. Tué moins d’un mois après son arrivée, il faut attendre 1565 pour que l’archipel entre définitivement dans l’Empire colonial espagnol. Ainsi l’Espagne amène avec elle ses façons de faire et de penser. La majorité des Philippins sont donc rapidement convertis au catholicisme [1].</p>
<p style="text-align: justify">Nous allons voir au cours de ce billet quand et comment la colonisation va entrainer l’émergence du nationalisme.</p>
<p style="text-align: justify">Les Philippines sont gérées de très loin, l’autorité officielle résidant à l’époque au Mexique. Ce point a son importance car il est à l’origine du renforcement de l’influence de l’Église, qui va être par la suite la source des premières contestations [2]. De plus, Manille devient un pôle commercial important et un centre d’échange entre l’Orient et Acapulco (côte est mexicaine). Cet essor économique va entrainer la formation d’une bourgeoisie locale, et donc d’une intelligentsia dont les idées vont petit à petit aller à l’encontre du régime colonial en place.</p>
<p style="text-align: justify">De cette intelligentsia va naître deux illustres personnalités: Marcelo H. del Pilar, fondateur du premier mouvement réformiste <em>propaganda</em> et de l’écrivain José Rizal. Ce dernier est considéré dans son pays comme un véritable héro national. Issu d’une famille de notables philippins, il fait ses études à Manille avant de partir pour l’Espagne. Son voyage à travers l’Europe va l’influencer. Il se cultive, séjourne dans des pays libres qui ne sont pas colonisés mais colonisateurs. Lorsqu’il revient aux Philippines, il rêve de changement, d’indépendance. Médecin, chirurgien mais surtout écrivain, il diffuse dans ses écrits des critiques virulentes à l’égard de l’oppression espagnole ou encore des abus du clergé comme dans <em>El Filibusterismo </em>ou encore <em>Noli me Tangere</em> [3].<sub> </sub>La publication de ce dernier ouvrage fit de cet intellectuel le symbole de la résistance au pouvoir Espagnol. Mais Rizal ne critique pas seulement l’Église, il remet également en cause la religion, ou du moins sa forme imposée par les espagnols. Admiratif des <em>illustrados</em>, l’élite philippine d’où il provient, l’intellectuel revendique l’importance de la liberté de presse et l’accès à l’éducation pour tous [4]. C’est à son époque que surviennent les premières protestations en près de trois siècles de colonisation. Accusé à tort de mener un mouvement révolutionnaire contre les autorités espagnoles, il est fusillé le 30 décembre 1896.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-467  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/393px-Rizal_Monument-196x300.jpg" alt="393px-Rizal_Monument" width="196" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify">Deux ans plus tard, le président américain William McKinley déclare la guerre à l’Espagne, prétextant la protection des indépendantistes cubains, alors que l’île est en pleine insurrection. Mais c’est surtout un moyen pour les Etats-Unis de s’approprier des colonies telles que les Philippines, pays dans lequel le nationalisme est de plus en plus fort. Le Traité de Paris met fin au conflit le 10 décembre 1898 [5]. L’Espagne qui malgré sa défaite n’accepte pas l’indépendance des Philippines,  désormais sous le joug des États-Unis, vend le territoire pour <a href="http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/guerre_hispano-americaine.htm">20 millions de dollars.</a> Les Américains sont certes plus compréhensifs que les Espagnols quant aux désirs d’indépendance de la société philippine, mais cette autonomie avait été prévue par les Etats-Unis bien avant qu’elle se réalise en 1946. Et, comme le souligne Georges Fischer, cette indépendance a été accordée principalement pour des motifs économiques, « afin d’écarter la concurrence des produits et des travailleurs Philippins sur le marché américain ». En plus de ça, la métropole assure des avantages sur le plan militaire puisque 23 bases restent occupées par les forces américaines [6].</p>
<p style="text-align: justify">Le nationalisme a mis près de trois siècles à émerger aux Philippines. L’essor économique du pays a favorisé la mise en place d’une société bourgeoise revendiquant petit à petit le droit à la liberté, le droit à l’indépendance. Après le départ des Espagnols, les Japonais, en envahissant le pays de 1942 à 1945 aurait pu mettre un terme à ce rêve de sécession, mais les américains en avaient décidé autrement. En effet dès 1935, ils accordent un statu de semi-autonomie aux Philippines, laissant au pays une période de dix années pour accéder à l’indépendance. Cette transition se fait naturellement après la Seconde Guerre Mondiale, en 1946.</p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="text-decoration: underline">Bibliographie</span></strong>:</p>
<p style="text-align: justify">[1]: <em>Philippines</em>. 2006. En ligne. <a href="http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Philippines">http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Philippines</a> (page consultée le 20 octobre 2009).</p>
<p style="text-align: justify">[2]: Steinberg, David Joel. 1994. <em>The Philippines: A Singular and a Plural Place</em>. Westview Press: 56-60.</p>
<p style="text-align: justify">[3]: <em>Philippines</em>. En ligne. <a href="http://www.memo.fr/dossier.asp?ID=169">http://www.memo.fr/dossier.asp?ID=169</a> (page consultée le 20 octobre 2009).</p>
<p style="text-align: justify">[4]: Fischer, Georges. 1970. <em>José Rizal, Philippin, 1861-1896, un aspect du nationalisme moderne</em>. Paris: Éditions François Maspéro: 51-94.</p>
<p style="text-align: justify">[5]: <em>25 avril 1898: les Etats-Unis en guerre contre l’Éspagne</em>. En ligne. <a href="http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18980425#haut">http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18980425#haut</a> (page consultée le 21 octobre 2009).</p>
<p style="text-align: justify">[6]: Fischer, Georges. 1960. <em>Un cas de décolonisation: les Etats-Unis et les Philippines</em>. Paris: Librairie générale de Droit et de Jurisprudence.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>De la fiction à la réalité: l&#8217;identité nationale aux Philippines</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 15:40:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>claraboulianne-lagac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Identité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[José Rizal]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

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		<description><![CDATA[Grâce à ses écrits, à son image symbolique et à son implication en politique, Rizal s'est imposé comme le père du nationalisme philippin. Armé de son seul crayon, il a réussi à mobiliser les gens: son livre Noli me Tangere, en 1888, a été à l’origine d’une pétition demandant l’expulsion de l’Église du territoire, alors que son poème d’adieu à la vie fut chanté sur les champs de bataille en 1898 [11]. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong>par Clara Bouliane Lagacé</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">« À ma patrie,</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">On constate, dans l’histoire des souffrances humaines, un cancer si pernicieux que le moindre contact l’irrite et y réveille les douleurs les plus aigues. Alors, chaque fois que, au milieu des civilisations modernes, j’ai voulu t’évoquer […], ta chère image m’est apparue avec un cancer social semblable. […] J’essaierai de reproduire fidèlement ton état sans ménagements ; je lèverai une partie du voile qui cache le mal, sacrifiant tout à la vérité, même mon amour-propre, puisque étant ton fils, je souffre aussi de tes défauts et de tes faiblesses. » <sup>[1]</sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">C’est ainsi qu’en 1886, le philippin José Rizal s’adressa à ses compatriotes dans la préface de son livre <em>Noli me Tangere</em>. Ce livre devint rapidement l’un des éléments fondateurs de la nation philippine, jusque-là divisée par des questions de langue, de religion et un territoire fragmenté, et toujours sous le joug de la colonisation espagnole. Au-delà de <em>Noli</em>, Rizal lui-même, grâce à son implication en politique et, surtout, au sacrifice de sa vie pour sa nation, a été et est toujours aujourd’hui l’un des symboles de l’identité nationale des Philippines.<span id="more-152"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Est-il surprenant que certains livres et leur auteur puissent jouer un rôle déterminant dans l’émergence de l’identité de tout un peuple ? Selon Anderson, une nation est avant tout imaginaire, puisque ses membres s’identifient les uns aux autres, sans pourtant se connaître, et imaginée <sup>[2]</sup>. Et elle s’imagine à travers la culture, dont la littérature fait partie. « À travers 400 ans de domination étrangère, écrivit Olazo en 1993, diverses formes de réactions et de protestations émergèrent, et l’un des médiums les plus puissants utilisés par les gens colonisés fut la littérature. » <sup>[3]</sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Dans <em>Noli me Tangere</em>, Rizal établit vite les principales causes du cancer social philippin. L’Église catholique y est dépeinte comme un instrument de la domination espagnole qui jouit d’un véritable pouvoir politique, use de la violence contre les natifs et taxe honteusement les pauvres. L’administration coloniale n’échappe pas non plus aux critiques virulentes de Rizal: les abus de son armée, sa justice déficiente et sa corruption sont exposées sans détour.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Tout les Philippins souffrent de ces abus ; les écrire, raconter leurs misères quotidiennes, c’est écrire une souffrance commune, qui va au-delà de leurs différences. <em>Noli</em> utilise d’ailleurs souvent un « nous » à saveur nationale. Le personnage principal y dira : « J’aime notre patrie comme vous, non seulement parce que c’est le devoir de tout homme d’aimer le pays auquel il doit la vie et à qui il devra peut-être son dernier asile ; non seulement parce que mon père me l’a enseigné ainsi […], je l’aime, de plus, parce que je lui dois et lui devrai mon bonheur. – Et moi, parce que je lui dois mon malheur », lui répondra quelqu’un d’autre.<sup> [4] </sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">« Notre people, notre nation », à travers les bonheurs comme les souffrances : c’est à juste titre que De Ocampo, dans un article publié en 1962, soutient que Rizal fut le père de la nation philippine. « Il devint le principal leader de son peuple et du mouvement nationaliste au cours des deux dernières décennies du 19<sup>e</sup> siècle, et les principes et idéaux qu’il épousa s’enracinèrent profondément dans le cœur et l’esprit de ses compatriotes.» <sup>[5]</sup> Il sut rejoindre les gens au point où, même si ses livres furent mis à l’index et considérés subversifs, ils circulèrent tout de même largement.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Rizal ne s’est pas contenté de créer cette idée de nation à travers ses romans : il fit rééditer et publier un livre sur l’histoire ancienne des Philippines, écrit par l’Espagnol Antonio de Morga en 1609, et y ajouta ses propres annotations, devenant ainsi le premier natif à revisiter l’histoire son pays. À tendance plus patriotique qu’académique, sa révision de l’histoire servit à recréer un passé dont le peuple philippin pouvait être fier, entre autres en glorifiant la civilisation précoloniale <sup>[6]</sup>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">La culture, dans laquelle une communauté imaginée a ses racines, n’est pas seulement influencée par la littérature, mais aussi par des symboles nationaux, dont Rizal n’est pas le moindre. Condamné à mort et exécuté publiquement par l’administration espagnole en 1896 pour ses écrits, il est devenu un martyr et un héros national <sup>[7]</sup>. « La vie de Rizal, à partir du moment où il la mit au service de sa terre natale, fut une mort progressive, bravement supportée jusqu’à la fin par amour pour ses compatriotes », écrivit Mabini dans ses mémoires <sup>[8]</sup>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Son sacrifice pour la nation incita les gens à se soulever par la suite. Son poème « Adieu à la vie » fut chanté sur les champs des batailles pour l’indépendance en 1898 alors que <em>Noli</em>, en 1888, fut à l’origine d’une pétition demandant l’expulsion de l’Église catholique du pays <sup>[9]</sup>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Rizal a également laissé sa trace dans la vie politique. Il a créé la Liga Filipina en 1892, une organisation en faveur de réformes modernistes et porteuse d’un esprit nationaliste, et qui a pavé la voie pour l’indépendance. Car Rizal, malgré ce que l’on put en dire, souhaitait l’indépendance de son pays et n’était pas opposé à l’obtenir via une révolution ; il souhaitait simplement attendre le bon moment <sup>[10]</sup>. La Liga légua un héritage idéologique important au Katipunan, un acteur majeur de la révolution de 1898 au cours de laquelle les Espagnols furent chassés <sup>[11]</sup>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Grâce à ses écrits, sa symbolique et son implication en politique, Rizal s’est imposé comme le père du nationalisme philippin. Armé de son seul crayon, il a réussi à mobiliser les gens. Si Rizal a tenté d’écrire sur l’histoire de son pays au cours de sa vie, il est lui-même l’introduction d’une histoire dans laquelle les Philippines s’affirment en tant que nation.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><em>Références </em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup><span lang="EN-CA">[1]</span></sup><span lang="EN-CA"> José Rizal, <em>Noli me Tangere : a new translation for modern readers</em> (London: Longman Group Limited, 1961).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup>[2]</sup> Benedict Anderson, <em>L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme </em>(Paris : La Découverte, 1996), p. 19-22, 37.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup><span lang="EN-CA">[3]</span></sup><span lang="EN-CA"> Conrado E. Olazo, « Review of Literature and Politics ». </span><em>Philippine Studies</em> 46 (no 1, 1998), p. 128.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup>[4]</sup> Se référer à Noli me Tangere, p. 346.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup><span lang="EN-CA">[5]</span></sup><span lang="EN-CA"> Estaban A. De Ocampo, « Dr. Jose Rizal, Father of Filipino Nationalism ». <em>Journal of Southeast Asian History</em> 3 (no 1; mars 1962), p. 50 et 54.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup><span lang="EN-CA">[6]</span></sup><span lang="EN-CA"> Ambeth R. Ocampo, « Rizal’s Morga and Views of Philippine History ». <em>Philippine Studies</em> 46 (no 2, 1998), p. 210.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup><span lang="EN-CA">[7]</span></sup><span lang="EN-CA"> Western Washington University, « Jose Rizal : A biography ». </span>En ligne. <a href="http://www.ac.wwu.edu/~fasawwu/resources/rizal/biography.htm"><span style="color: windowtext;text-decoration: none">http://www.ac.wwu.edu/~fasawwu/resources/rizal/biography.htm</span></a>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup><span lang="EN-CA">[8]</span></sup><span lang="EN-CA"> Dans F. Quibuyen, « Rizal and the Revolution ». <em>Philippine Studies</em> 45 (no 2, 1997), p. 248.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup><span lang="EN-CA">[9]</span></sup><span lang="EN-CA"> F. Quibuyen, « Towards a Radical Rizal ». <em>Philippine Studies</em> 46 (no 2, 1998), p. 161 et 180.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup><span lang="EN-CA"><span> </span>[10]</span></sup><span lang="EN-CA"> Dans F. Quibuyen, « Rizal and the Revolution ». <em>Philippine Studies</em> 45 (no 2, 1997), p. 242-43.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><sup><span lang="EN-CA">[11]</span></sup><span lang="EN-CA"> F. Quibuyen, « Towards a Radical Rizal ». <em>Philippine Studies</em> 46 (no 2, 1998), p. 173.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span lang="EN-CA"> </span><em><span lang="EN-CA">Bibiographie</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span lang="EN-CA"> </span><span lang="EN-CA">Anderson, Benedict R. 1996. <em>L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme.</em> Paris : </span>La Découverte.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span lang="EN-CA">De Ocampo, Estaban A. 1962. « Dr. Jose Rizal, Father of Filipino Nationalism ». <em>Journal of Southeast Asian History</em> 3 (no 1; mars): 44-55.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span lang="EN-CA">Ocampo, Ambeth R. 1998. « Rizal’s Morga and Views of Philippine History ». <em>Philippine Studies</em> 46 (no 2): 184-214.+</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span lang="EN-CA">Olazo, Conrado E. 1998. « Review of Literature and Politics ». <em>Philippine Studies</em> 46 (no 1): 128-130.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span lang="EN-CA"> </span><span lang="EN-CA">Quibuyen, F. 1997. « Rizal and the Revolution ». <em>Philippine Studies</em> 45 (no 2): 225-257.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt;text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span lang="EN-CA"> </span><span lang="EN-CA">Quibuyen, F. 1998. « Towards a Radical Rizal ». <em>Philippine Studies</em> 46 (no 2): 151-183.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span lang="EN-CA">Rizal, José. 1961. <em>Noli me Tangere : a new translation for modern readers</em>. London: Longman Group Limited.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span lang="EN-CA">Western</span><span lang="EN-CA"> Washington University</span><span lang="EN-CA">. « Jose Rizal : A biography ». </span>En ligne. <a href="http://www.ac.wwu.edu/~fasawwu/resources/rizal/biography.htm"><span style="color: windowtext;text-decoration: none">http://www.ac.wwu.edu/~fasawwu/resources/rizal/biography.htm</span></a> (page consultée le 31 mai 2009).</p>
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