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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Nationalisme</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LA BIRMANIE : UNE HISTOIRE MARQUEE PAR DE NOMBREUX NATIONALISMES</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 21:47:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Charles-Antoine Michel 
La Birmanie au cours de son histoire est passée par plusieurs types de nationalismes différents. On entend par nationalisme, la manifestation de la conscience nationale. En Birmanie, ils ont également connu des origines diverses et variées. Amorcés par la population, les moines bouddhistes, les étudiants ou encore les militaires, on verra que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Charles-Antoine Michel</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">La Birmanie au cours de son histoire est passée par plusieurs types de nationalismes différents. On entend par nationalisme, la manifestation de la conscience nationale. En Birmanie, ils ont également connu des origines diverses et variées. Amorcés par la population, les moines bouddhistes, les étudiants ou encore les militaires, on verra que les idées divergent selon les contextes politiques ou sociaux.<span id="more-665"></span></p>
<p style="text-align: justify">Les Britanniques arrivent sur le territoire birman au début du XIXième siècle pour tenter de faire face à l’expansion de la Birmanie, dont l’influence dans la région est alors à son apogée. S’alliant au Siam (actuelle Thaïlande), une guerre anglo-birmane éclate, voyant les Anglais triompher en 1826. Les colons s’emparent peu à peu de l’ensemble du territoire, si bien qu’en 1886, le pays devient une province de l’Inde britannique (ensemble des provinces faisant partie de la Compagnie anglaise des Indes orientales) [1]. Dès le début de l’expansion des Anglais, un nationalisme anticolonial se met en place, et se caractérise par une résistance armée. Celle-ci est rapidement contenue et s’estompe à la toute fin du XIXième siècle, succédé par « une prise de conscience de l’originalité de la société birmane » [2]. En effet, le nouveau nationalisme birman est basé sur la culture du pays, et les valeurs qui lui sont propres. Ainsi, le bouddhisme devient le principal facteur de la naissance du nationalisme culturel en Birmanie. À l’image de l’association américaine YMCA est créée l’<a href="http://www.ymba-colombo.org/index.htm">YMBA</a> (Young Men’ Buddhist Association), composée de jeunes bouddhistes birmans dont l’objectif et de préserver, tout en en faisant la promotion, les valeurs culturelles de la Birmanie. Son journal, <em>Le Soleil</em>, est créé en 1911 et permet la diffusion d’idées nationalistes. Mais après la Grande Guerre, le Royaume-Uni est affaibli, et les traumatismes de ce conflit meurtrier s’en ressentent sur leur autorité en Birmanie, si bien que le nationalisme culturel et pacifique orchestré par les bouddhistes devient beaucoup plus hostile. Plus précisément, on assiste à la naissance d’un nationalisme politique. La population demande à ce que le pouvoir exécutif de leur pays soit exercé par des Birmans. Les étudiants de Rangoon prennent également part à ces idées nouvelles, refusant désormais qu’une politique universitaire soit prise sans consultation de l’opinion publique. De nouveaux partis politiques nationalistes sont créés tels que le Nationalist Party ou encore le People’s Party dont le slogan est « la Birmanie aux Birmans » (Richer 1981, 42). Une attitude d’hostilité envers les non-Birmans et particulièrement les Indiens prend place au sein de la population locale.</p>
<p style="text-align: justify">L’expansion du communisme dans la région n’épargne pas la Birmanie. En 1939 est créé le Parti communiste birman par l’intelligentsia du pays. Avec peu de moyens, le parti met en place une guérilla, guerre d’embuscades selon sa définition première, afin de faire face à l’occupation japonaise. Le désir d’indépendance gagne peu à peu les mentalités birmanes et s’articule autour d’un nouveau type de nationalisme : le nationalisme indépendantiste. C&#8217;est-à-dire que le souhait premier de ce nouveau mouvement est le désir de l’accession à l’indépendance. Au vu du manque de moyens, la guérilla s’emploie à des actions de sabotages visant à mettre à mal les institutions anglaises et japonaises qui se partagent le pays [3]. L’indépendance est proclamée le 4 janvier 1948.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, avec l’arrivée de la junte militaire au pouvoir à la fin des années 80 suite à un coup d’État, on peut identifier un dernier type de nationalisme, qui se rapprocherait plutôt à bien des égards de la xénophobie. Rappelons que la Birmanie était colonisée directement d’Inde et non pas du Royaume-Uni, très présent dans la région grâce à sa Compagnie anglaise des Indes orientales. Ainsi, l’importation massive d’une main-d&#8217;œuvre indienne a modifié le paysage social de la région. De plus, le pays a l’image d’une véritable « mosaïque de groupes ethniques » venant de toute l’Asie. Ces minorités ethniques représentent près de 40% de la population tandis que la majorité birmane ne s’élève qu’à 60%. Depuis les débuts de la junte militaire au pouvoir, on assiste à de nombreux conflits d’origine ethnique ainsi que des actes xénophobes des militaires à l’égard des minorités, notamment chinoises [4].</p>
<p style="text-align: justify">Par ailleurs on se rend compte qu’avec le régime en place, la moindre forme de protestation est réprimée, ce qui laisse peu de place à la possibilité d’un nationalisme fort dans la région. La nouvelle volonté de la population est l’instauration d’un nouveau régime démocratique, mettant fin à l’autoritarisme exercé par la junte militaire (photo 1) au pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify">On peut se rendre compte qu’en Birmanie, le nationalisme est associé à l’évolution de la politique dans le pays et que c’est quand le régime est le plus répressif que le nationalisme est le moins fort.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>[1] <em>Histoire de la Birmanie</em>. 2006. En ligne. <a href="http://www.amnestyinternational.be/doc/article8219.html">http://www.amnestyinternational.be/doc/article8219.html</a> (page consultée le 11 décembre 2007).</p>
<p>[2] Richer, Philippe. 1981. <em>L’Asie du Sud-Est</em>. Paris: Imprimerie Nationale, 40.</p>
<p>[3] Dassé, Martial. 1993. <em>Les Guérillas en Asie du Sud-Est: Les Stratégies de la Guerre asiatique</em>. Paris: L’Harmattan, 23-28.</p>
<p>[4] Sabrié, Marion. 2007. <em>Birmanie : vers une démocratisation ou un renforcement de l&#8217;appareil dictatorial?</em> En ligne. <a href="http://echogeo.revues.org/index2021.html">http://echogeo.revues.org/index2021.html</a> (page consultée le 11 décembre 2009).</p>
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		<title>MALAISIE : CRISE IDENTITAIRE ET NATIONALISME</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 01:55:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Malaisie]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Nathalie Catillon
La Malaisie péninsulaire connaît une civilisation très ancienne, cependant la création du premier État autonome remonte à 1402, lorsque Parames Wara, un prince de Palembang, fonde Malacca. L’arrivée des Portugais en 1511, lorsque d’Albuquerque marche sur Malacca, marque le début de la colonisation du pays. En 1641 cependant, les Néerlandais s&#8217;emparent de cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Nathalie Catillon</strong></p>
<p style="text-align: justify">La <a href="http://www.parachutefle.com/blog/wp-content/uploads/carte-malaisie.gif">Malaisie péninsulaire</a> connaît une civilisation très ancienne, cependant la création du premier État autonome remonte à 1402, lorsque Parames Wara, un prince de Palembang, fonde Malacca. L’arrivée des Portugais en 1511, lorsque d’Albuquerque marche sur Malacca, marque le début de la colonisation du pays. En 1641 cependant, les Néerlandais s&#8217;emparent de cette péninsule stratégique. Puissance commerciale et maritime de l’Europe, ils ont vite compris l’enjeu économique du pays et établissent en Malaisie le carrefour des échanges en Asie du Sud. Puis, en 1824, les Britanniques acquièrent, grâce au Traité de Londres, les droits sur la péninsule et Singapour.<span id="more-655"></span></p>
<p style="text-align: justify">La multi-colonisation de la péninsule montre l’intérêt des diverses puissances sur le territoire. Or, celui-ci, riche en ressources naturelles, est également convoité par les pays voisins. Le développement du port de Malacca, à une vitesse fulgurante, le transforme en principal entrepôt de la péninsule. Il est également le lieu de rencontre de tous les immigrants à la recherche de travail et d’épanouissement : Chinois, Thaïs, Indiens, arabes entre autres s’installent sur le continent. Cette mosaïque, gouvernée par un pouvoir colonial, va contribuer à l&#8217;émergence du nationalisme. Il est intéressant dans le cas de Malaisie d&#8217;étudier les facteurs à la base de ce mouvement, puis d&#8217;en analyser le fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify">Mais encore? Quelles seront les étapes précises de votre raisonnement? On ne sait pas sur quels aspects du nationalisme vous allez vous concentrer dans ce billet?</p>
<p style="text-align: justify">Comme tel est le cas dans plusieurs pays du Sud Est asiatique, l’arrivée des colons dans la ville a contribué à la mise en place d’un système culturel colonial. L’expansion britannique s’accompagne donc de trois principaux facteurs. Tout d’abord, le gouvernement colonial cherche à profiter des ressources naturelles du pays. Les colonies représentent en effet une partie de la puissance du pays et peuvent avoir un intérêt économique important. De nouvelles techniques de travail sont importées, jugées plus efficaces et modernes, et mettent en place une <a href="http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf">division ethnique du travail</a>. [1] Le travail sera ainsi partagé en deux temps: tout d&#8217;abord entre &#8221;natifs&#8221; et blancs, puis entre ethnies. N’oublions pas qu’en effet, la Malaisie représente une multiplicité ethnique importante.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, on observe une vie associative non négligeable. Comme pour d’autres pays, dont des pays occidentaux, il est intéressant d’observer la corrélation qui existe entre la vie associative d’un pays et le pouvoir en place. Dans un pouvoir autoritaire, ou colonial comme c&#8217;es le cas en Malaisie, les regroupements politiques alternatifs sont fréquents. Or, pendant l’ère coloniale, les regroupements ethniques étaient importants car ils permettaient à des hommes, souvent des élites éduquées, de se rassembler et de partager un certain nombre d’idées, qui seront par la suite véhiculées au sein du peuple.</p>
<p style="text-align: justify">Puis, le gouvernement met en place un système éducatif, soit des écoles, dans le but de former une partie, souvent privilégiée, de la population. Ce dernier facteur est sans doute le plus important. En effet, l’éducation permet à  une élite lettrée d’entrer en contact avec des valeurs occidentales acquise dès 1789, tels la liberté et l’égalité, et de connaître des paysages politiques différents. De plus, grâce aux technologies de mobilité, il est possible, comme l’ont fait Ho Chi Minh au Vietnam et José Rizal aux Philippines, de voyager et étudier. Ce système éducatif permet une relativisation du monde et du niveau de vie des Malais. A l’exploitation s’oppose une indépendance territoriale et une liberté qui existe en Occident. De plus, la création du Malay College, permet de former des élites administratives malaises, qui seront par la suite à la tête du gouvernement. [2]</p>
<p style="text-align: justify">L’administration en place crée un contexte dans lequel le nationalisme malais n’aurait pas de mal à émerger. Cependant, les discours politiques qui prônent la création d’une nation se heurtent à une problématique : la diversité ethnique. Les paramètres ethniques, tels les champs politiques, les différences économiques et les aspects socioculturelles sont essentiels pour comprendre le nationalisme de Malaisie. Cependant, selon Smith, pour voir apparaître l’émergence du nationalisme dans un pays, il est nécessaire de préétablir plusieurs conditions. Deux d’entre elles sont, “ une population partageant une histoire commune ” et une “ intelligentsia porteuse de cette idée nationaliste&#8221;. L’Histoire est bien partagée. Puis, on remarque que l&#8217;intelligentsia assume quand même un rôle important dans l’émergence du nationalisme malais.</p>
<p style="text-align: justify">En 1922, le Sultan Idris Training College forment une élite lettrée qui se donne le travail de promouvoir des critiques contre le gouvernement colonial en langue nationale, le malais. Les Malais une fois politisés, tentent de promouvoir à l’école des textes glorifiant la langue nationale, le pays et son peuple malais. En 1906, une revue politique, nommé Al-Imam apparaît : dirigée par l’élite lettrée du pays, elle prône, à travers des articles dénonciateurs, une lutte anti-coloniale, qui trouve son appui sur la religion. La religion, ainsi que les idées qu’elle transmet, tient en effet un aspect tellement important dans l’étude du nationalisme malais que certains auteurs parlent de nationalisme religieux. Des réformistes religieux vont permettre d’unifier les différents groupes et les diverses ethnies dans une lutte anti-coloniale. De plus, le nationalisme malais connaît une dimension socio-culturelle considérable : on observe des revendications anti-coloniales, de la part d’une partie de la population qui se sent désavantagée. C’est le cas en Malaisie pour les Malais : ceux-ci, bien que majoritaire, représentant 57, 6 % de la population, remarquent que des droits économiques sont octroyés à des minorités, dont les chinois (25,6 %).</p>
<p style="text-align: justify">Le véritable nationalisme se met en place dès les années 30. Le mouvement Brotherhood of Pen Friends, montre l’importance de ce nationalisme réformiste, lorsque sa composante passe de 2 000 personnes en 1935 à 10 000 en 1937 et dont le slogan est clairement glorifiant : Vive la langue, vive la nation ! » Deux pôles d’influence nationaliste émergent alors : d’un côté, on observe le parti marxiste, <a href="http://www.voltairenet.org/article14311.html">le PCC</a>, crée en 1930, puis de l’autre le parti indépendantiste nationaliste, le KMT. Ces deux derniers feront transmettre  des courants d&#8217;idées grâce à la vie associative intense du pays, tel que nous l&#8217;avons dit précédemment. Les instituteurs et enseignants se donnent également le travail de politiser les élèves dès l’école, grâce à des lectures et des articles [3] ; Abdul Razak Hussein, Ministre de l’éducation à l’époque, parle en effet de ‘’politique éducative’’ comme moyen de développement d’une nation unifiée.</p>
<p style="text-align: justify">Des mouvements nationalistes seront reconnus vers les années 30, 40 et, bien que la multiplicité ethnique soit toujours un problème, leur portée politique est importante. En effet, malgré la diversité des ethnies, il est possible de relever deux aspects importants qui ont permis de forger un nationalisme malais : la langue, partagée par les différents groupes, puis la religion, conduite par l’Islam.</p>
<p style="text-align: justify">Si les mouvements ont été moins violents que dans d’autres Etats d’Asie du Sud-Est, les idées n’ont pas moins gardées un rôle indispensable. Celles-ci ont été à la base de l’éveil d’un anti-colonialisme réformiste, dirigé par les leaders intellectuels en faveur d’un nationalisme territorial. Cependant, le <a href="http://www.voyagesphotosmanu.com/independance_malaisie.html">véritable nationalisme ethnique</a> apparaît après 1941, lorsque le Japon envahie la Malaisie. La communauté chinoise étant importante, surtout dans le domaine du commerce, appelait déjà à une conscience nationale malaise. L’invasion des Japonais fut donc un point important dans son éveil.</p>
<p style="text-align: justify">L’indépendance de la Malaisie est donc acquise en 1957, une dizaine d’années après la Seconde Guerre Mondiale.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>[1] Durand, Jean-Pierre. 1998. « Malaisie: capitalisme et nationalisme ». En ligne <a href="http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf">http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf</a> (page consultée le 26 novembre 2009).</p>
<p>[2] Raillon, François. 1986. « À propos du récent Congrès sur la Langue et les Lettres Malaises : quelques observations sur le nouveau nationalisme malais ». Archipel 31: 61-71</p>
<p>[3] Loh, Francis K.W. « Malaysia : National Security, the Police and the Rule of Law : Militarisation by Other Means ». dans Militarising State, Society and Culture in Asia, <span style="text-decoration: underline">Asian Exchange </span>Vol.20 no.2 and Vol.21, No.1 (2005) : pp. 179-208.</p>
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		<title>LE CONSTITUTIONNALISME A LA BASE DU NATIONALISME VIETNAMIEN</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 00:25:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Nathalie Catillon
En dehors de toute considération idéologique, l’histoire de la décolonisation passe avant tout par le refus du gouvernement colonial. La décolonisation est marquée par l’éveil d’une conscience nationale, elle-même signée par la contestation d’un régime où règnent privilèges, inégalités, corruption, et surtout manque de liberté et de droits pour les peuples colonisés. Au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Nathalie Catillon</strong></p>
<p style="text-align: justify">En dehors de toute considération idéologique, l’histoire de la décolonisation passe avant tout par le refus du gouvernement colonial. La décolonisation est marquée par l’éveil d’une conscience nationale, elle-même signée par la contestation d’un régime où règnent privilèges, inégalités, corruption, et surtout manque de liberté et de droits pour les peuples colonisés. Au 19ième siècle, le Vietnam semble être le seul pays de l&#8217;Asie du Sud Est, non colonisé territorialement. Il faut rappeler que le Vietnam tel que nous le connaissons est relativement récent : c’est en 1802 que le Prince Nguyên Anh s&#8217;autoproclame Empereur du pays, créant ainsi le Viêt-Nam et établissant Huê comme capitale. Toutefois, le 18 février 1859, l’arrivée des Français dans le Sud, à Saigon, marque le début de la colonisation française du Vietnam et la naissance de l’Indochine Française.<span id="more-628"></span></p>
<p style="text-align: justify">Lors de la 2ième vague de décolonisation, qui commence dès le début du 20ième siècle. Déjà reconnu intellectuellement, le Vietnam sera fortement influencé par le modèle indien de nationalisme, qui va faire naître un mouvement constitutionnaliste. Le constitutionnalisme en tant que “mouvement”, est basé sur la volonté d&#8217;organisation de l&#8217;Etat, passant par la ratification d&#8217;une Constitution, l&#8217;adoption de lois et droits fondamentaux et la création d&#8217;un Etat. Au Vietnam, ce mouvement peut être considéré comme le catalyseur du nationalisme. En effet, le constitutionnalisme proposé par certains intellectuels vietnamiens ne sera accepté par les colons européens, ce qui contribuera à l&#8217;émergence d&#8217;un mouvement nationaliste. Pour analyser l&#8217;impact du premier phénomène sur le second, nous allons développer notre plan de recherche autour d&#8217;un question: comment sont arrivés les idées du constitutionnalisme et comment celui ci a-il contribué à l&#8217;émergence du nationalisme au Vietnam ?</p>
<p style="text-align: justify">Dès le fondement de l’Indochine française, l’influence coloniale se fait ressentir. La première faiblesse d’un gouvernement autoritaire est l’éducation; or, l’administration française met en place un système scolaire français, où étudie un bon nombre de jeunes Vietnamiens provenant de familles aisées.</p>
<p style="text-align: justify">Ces lettrés seront à la base de deux formes de nationalisme au Vietnam. D’un côté, nous avons le nationalisme pro-colonial, c&#8217;est-à-dire qui prône une collaboration franco-vietnamienne, et s’installe dans un cadre de partenariat entre le pays libre et son ancien colonisateur; certains auteurs, tels que   <span style="text-decoration: underline">Van Vinh Nguyen</span> [1], stipulent que cette forme de nationalisme va permettre de développer un Vietnam moderne. Non seulement cette collaboration permet une modernisation des modes et des niveaux de vie mais elle peut offrir au Vietnam un allié économique important pour son développement économique et son insertion dans le système international. Bien que peu connu, Van Vinh Nguyen fut un des alliés principaux des Français lors de l’ère coloniale : grâce à une série d’articles, cet auteur a tenté d’amorcer cette coopération.</p>
<p style="text-align: justify">Certains intellectuels vont plus loin, et contribuent à l’émergence un nationaliste plus courant: un nationalisme plus indépendantiste et réformiste. C’est le cas de <span style="text-decoration: underline">Bui Quang Chieu</span>, précurseur du mouvement constitutionnaliste. Enfant d’une famille de lettrés, Quang Chieu brille tout de suite dans le système scolaire français à Saigon. Il obtient en 1989, à l’âge de 16 ans, une bourse pour étudier dans le Lycée d’Alger, qui représente son premier contact avec le territoire occidental. Au long de ses études, qu’il poursuit à Paris, Quang Chieu étend ses horizons culturels et scientifiques. Il observe un monde, où, tant le système politique que social, est différent du sien. Au gouvernement colonial et aux manques de libertés et de droits au Vietnam s’oppose une démocratie qui cherche à promouvoir les libertés et droits individuels en Europe. Ces nouvelles idées permettent à cet homme, ainsi qu’à de nombreuses élites &#8221;annamites&#8221;, dont Ho Chi Minh (qui viendra faire ses études plus tard en Russie, entre autres), d’observer un écart criant entre la théorie (liberté) et la pratique (colonisation). De retour en Indochine, sa conscience nationale et politique éveillée, il crée la <em>Tribune indigène</em>, journal ou se rassemblent déjà un groupe d&#8217;intellectuels. Ce groupe rassemble des intellectuels tels Phan Chau Trinh, et utilisera ses écrits dans un but de propagande. A travers des lettres, pamphlets ou tracts, ils appellent à l’indépendance du pays et tentent d’éveiller une conscience nationale chez un peuple qui a trop longtemps vécu sous l’influence d’autres nations. Alors qu’il devient un homme politique et intellectuel reconnu, Bui Quang Chieu crée, en 1919, le &#8221;Parti Constitutionnaliste Indochinois&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify">Ce dernier était également un défenseur invétéré d’une collaboration. Cependant, lors d’un voyage un Inde pour le Congres National Indien, un discours avec Gandhi, symbole du mouvement indépendantiste indien, va lui donner une vision plus réformiste du nationalisme. De retour à son pays, cet homme lance avec l’appui d’autres intellectuels, tels Phan Châu Trinh et Phan Bội Châu un nationalisme plus radical qui fait appel à la libération et à l’indépendance du pays.</p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">Duong Van Giao</span> est également une personnalité intellectuelle célèbre au Vietnam à ce moment, quoique plus jeune. Il subit plus ou moins le même parcours que Bui Quang Chieu, et forge sa conscience politique  lors de ses études à Paris; il rejoint très rapidement les rangs des groupes vietnamiens politisés de la métropole parisienne. Comme pour le mouvement nationaliste philippin en Espagne, les échanges d’idées seront à la base d’un courant nationaliste dans la métropole même du pays colon. Lors du Congrès à Paris, ces deux hommes présentent aux Français les revendications politiques de l’Indochine : grâce à ce mouvement constitutionnaliste, comme l’indique son nom, les lettrés tentent de garder les actions nationalistes dans un cadre légal. Inspirés par le général Albert Sarrault (gouverneur d’Indochine), les constitutionnalistes demandent, sans violence, une libéralisation du pays, toujours dans un cadre de collaboration franco-annamite.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, bien que les lettrés aient été à la base de ce mouvement nationaliste (grâce à leur éducation et leurs écrits), ils ne parviennent pas à convaincre le gouvernement français du Vietnam. Ce désenchantement amène ces hommes, à radicaliser le mouvement nationaliste dès les années 20. [2] La presse avait créée le parti en faveur de l’Indépendance, et les réseaux de ces élites éduquées leur procurèrent un appui important de la population. Ce sont ces intellectuels qui ont fondé ce mouvement, devenu véritablement révolutionnaire avec Ho Chi Minh [3]. Bien que plus jeune, cet homme apprend lui aussi les valeurs occidentales démocratiques lors de ses études en France et en Russie, où il connaît également le marxisme et le communisme. Il rejoint ce groupe de Vietnamiens politisés, notamment au sein du Parti Constitutionnaliste Indochinois. Peu d’années plus tard, il crée le Parti Communiste Indochinois en 1930. Cependant, les manifestations sont réprimées, et la collaboration ne semble plus pensable. Le tournant révolutionnaire amène donc Ho Chi Minh, avec le soutien des paysans et d’une grande partie de la population, à fonder la ligue <span style="text-decoration: underline">Viet Minh</span>, qui luttera pour l’indépendance du Vietnam jusqu’en 1975.</p>
<p style="text-align: justify">Si le mouvement devient radical, il ne faut pas oublier que le début du nationalisme ‘’annamite’’ (vietnamiens) fut forgé par un groupe intellectuel [4] , qui voyait grâce à son éducation, une possibilité de libéralisation tout en collaborant avec les Français. Les idées acquises lors de leurs échanges à l’extérieur, furent donc à la base de ce courant : la presse et la littérature créèrent le Parti, les réseaux de lettrés générèrent un soutien populaire et les écrits et pamphlets servirent de moyen de propagande et de légitimation.</p>
<p style="text-align: justify">Puis, si la véritable indépendance du Vietnam se fait en 1975, lorsque les troupes américaines, avouées vaincues, quittent le territoire, un courant intellectuel avait amorcé le mouvement nationaliste presque cent ans plutôt. Le cas du nationalisme vietnamiens permet donc de montrer parfaitement comment les intellectuels, dotés de nouvelles idées, sont à la base d’un multi-nationalisme révolutionnaire.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Références</strong></p>
<p>[1] Goscha, Christopher. 2001. « « Le barbare moderne » : Nguyen Van Vinh et la complexité de la modernisation coloniale au Vietnam colonial ». <em>Outre-Mers, Revue d’Histoire</em>, no. 332-333, tome 88, (décembre): 319-46.</p>
<p>[2] <em>Viêt-Nam</em>. En ligne.  HYPERLINK &#8220;http://www.memo.fr/Dossier.asp?ID=194&#8243; <span style="text-decoration: underline">http://www.mem</span><span style="text-decoration: underline">o.fr/Dossier.asp?ID=194</span> (page consultée le 20 novembre 2009).</p>
<p>[3] Le Jariel, Yves. 2008. Le nationalisme vietnamien avec Ho Chi Minh. France: Recherches Asiatiques. L&#8217;Harmattan.</p>
<p>[4] Nguyen, Tuan Ngoc. 2004. <em>Socialist Realism in Vietnamese Literature : An analysis of the Relationship Between Literature and Politics</em>. Thèse de doctorat. Département de communication, culture et langues. Université de Victoria.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>LE DÉVELOPPEMENT POLITIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOCIAL DE L’INDONÉSIE PAR ET POUR LES FEMMES</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 00:13:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Par Lisa thuc duyên Hua
Les expériences du passé de toute unité géographique (quelle qu’elle soit) expliquent leurs mécanismes et rhétoriques présentes, qui vont à leur tour influencer les transformations des structures économico-culturelles futures de cette unité.
En Occident, le développement n’a de valeur que si on intègre la notion de durabilité.  Dans un développement durable, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong> Par Lisa thuc duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Les expériences du passé de toute unité géographique (quelle qu’elle soit) expliquent leurs mécanismes et rhétoriques présentes, qui vont à leur tour influencer les transformations des structures économico-culturelles futures de cette unité.<span id="more-604"></span></p>
<p style="text-align: justify">En Occident, le développement n’a de valeur que si on intègre la notion de durabilité.  Dans un développement durable, on intègre donc des considérations environnementales dans les décisions économiques et politiques.</p>
<p style="text-align: justify">Dans les pays moins développés, ce sont surtout les questions sociales, culturelles, et politiques qui sont à l’avant-plan. Dans ce même souci de répondre immédiatement aux besoins de subsistance, ces questions concernant  les populations marginalisées et  l’environnement sont souvent reléguées au second plan.<a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify">Les différentes tactiques et facteurs sociaux économiques et culturels de l’Indonésie  expliquent les diverses fluctuations du statut des Indonésienne à travers le temps et l’espace. Se sont ces mêmes mécanismes qui régentent le statut mais aussi le degré d’émancipation du pouvoir politique et social que l’Indonésienne peut exercer. Saraswati Sunindyo relate que dans le passé les Indonésiennes ont déjà occupé des postes et rôles politiques important sous les titres de sultanes et autres postes socio-politico-culturels. Il serait intéressant de comprendre les raisons pour les quelles ces femmes ont –elles perdu ces droits et quelles sont celles qui expliquent leur situation actuelle<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Rappelons que l’Indonésie est un pays qui connait une forte hétérogénéité ethnique.  Cet État, 4<sup>ème</sup> pays le plus peuplé au monde avec 225millions d’habitants<a href="#_ftn3">[3]</a>, vit dans un esprit patriarcal prononcé provenant à la fois du confucianisme et de l’Islam. Ces deux courants de pensées qui ont étés sciemment repris et utilisés par les instances politiques, n’ont pas aidé les Indonésiennes, dans la mesure où ces deux idéologies les ont maintenues dans un rôle étriqué d’épouse et de mère, rôle en dehors duquel elles pouvaient rarement s’aventurer.</p>
<p style="text-align: justify">Ces stéréotypes ont été grandement  utilisés et renforcés par le nationalisme puis plus tard par le développementalisme (<em>developmentalism )</em>, deux idéaux politiques qui prirent cours au début du 20<sup>ème</sup> siècle sous le président Sukarno, puis vers la fin des années 60 jusqu’à 1998 avec le président Suharto.</p>
<p style="text-align: justify">Pendant la période du Nationalisme dont les fondements remontent à 1927 avec la    fondation du partit indépendantiste contre la colonie Hollandaise, l’image d’une Indonésie stable et durable était représenté par l’intégrité socioculturelle et religieuse. Ainsi, le modèle des épouses  pieuses et des mères qui s’occupaient de leur foyer formait la trame de ce paradigme<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En 1967, lorsque Suharto devint le deuxième président d’Indonésie, le nouveau parti constitué d’une bureaucratie capitaliste, donna la priorité à un développement de la nation à travers une  exploitation sans mesure des ressources naturelles de l’État insulaire. Ceci mena à l’expropriation  systématique de la majorité des terres des populations paysannes et indigènes<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Afin de mener sa campagne, Suharto  disposait à la fois du poids des investissements nationaux et étrangers jouxtés à celui de l’État, lui-même fortement appuyé par la force armée qui avait mené Suharto au pouvoir.  Aucune forme de résistance n’était admise, ce qui fit déchanter les divers mouvements féminins qui avaient profité de la brève liberté du développement. Leurs  fonctions furent interdites, les structures sociales sur lesquelles ces mouvements se basaient disparurent, brimant de nouveau leur existence.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, malgré toutes les contraintes héritées par les deux premières présidentielles, les femmes réussirent  à mettre en œuvre certaines améliorations concernant leurs conditions de vie. En 2003,  recensait 84% des femmes lettrées contre 92%  d’hommes vivant dans la même condition sociale. Peu à peu, l’écart entre les deux sexes s’amenuise<a href="#_ftn6">[6]</a>. La plupart des Indonésiennes peuvent maintenant travailler hors de leurs demeures et  être considérées comme des salariées à part entière. Certaines peuvent même travailler au sein du gouvernement indonésien, d’autres travaillent outre-mer comme main-d’œuvre qualifiée<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Outre le fait que davantage de femmes étaient scolarisées, la démission de Suharto eut pour effet la formation de nombreux projets féministes.  Ceux-ci permirent  l’émancipation des femmes par leur participation à de nombreux projets  favorisant le développement des structures socio-économiques du pays.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, « the women’s legal pilote empowerment» formé en Indonésie  en 2005  projetait d’autonomiser les populations marginalisées, aidant entre autres les femmes à défendre leurs  droits juridiques et à réduire la violence des divers conflits survenant dans leur région<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">De même,  de leur côté, de nombreuses instances internationales encouragèrent  le nouveau gouvernement  post  Suharto à renforcer le développement du rôle des femmes en Indonésie afin de permettre la réalisation de divers projets sur les plans socio-économique et pénal.</p>
<p style="text-align: justify">La PEKKA par exemple, projet de développement communautaire mis sur pied  par la Banque Mondiale et financé par des fonds japonais, met en place un développement social en travaillant avec des veuves victimes du Tsunami à Aceh. C’est ainsi que la PEKKA aide ces veuves à surmonter leur isolement en leur proposant des emplois où elles prennent  la tête  de différents projets en vue d’un développement durable de leurs régions<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, de nombreuses solutions d’origines intérieures et extérieures au pays peuvent être mises en place pour augmenter l’importance du rôle féminin en Indonésie. En cette ère de mondialisation il serait important de lui permettre de réellement prendre part au développement de la nation, et ce, même si les stigmates traditionnels sont encore bien encrés.</p>
<p style="text-align: justify">Encore aujourd’hui, on peut voir jouer des pièces de théâtre où des marionnettes javanaises illustrent la société indonésienne. Dans ces pièces, les personnages féminins  représentent la beauté, la  fragilité, obéissant à leurs époux  avec un dévouement sans faille. Les personnages masculins  par contre, représentent la force, la virilité, la justice et l’action. Une image de plus en plus contestée en Occident avec l’idée d’égalité des sexes.</p>
<p style="text-align: justify">Dans toute société, les nouvelles générations héritent d’une position sociale qui est trop souvent prise pour acquis. Les luttes et les efforts des femmes qui  ont précédé  les jeunes femmes, les jeunes filles et les fillettes d’aujourd’hui et de demain, restent souvent occultées.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<ul>
<li>Rekha Mehra , <em>Women, Empowerment, and Economic Development</em> Source: Annals of the American Academy of Political and Social Science, Vol. 554, The Role of NGOs: Charity and Empowerment (Nov., 1997), pp. 136-149 URL: http://www.jstor.org/stable/1049571 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<ul>
<li>Saraswati Sunindyo, <em>When the Earth Is Female and the Nation Is Mother: Gender, the Armed Forces and Nationalism in Indonesia</em> Source: Feminist Review, No. 58, International Voices (Spring, 1998), pp. 1-21  URL: http://www.jstor.org/stable/1395677 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<ul>
<li> Roksana Bahramitash, <em>Myths and Realities of the Impact of Political Islam on Women: Female Employment in Indonesia and Iran</em> Source: Development in Practice, Vol. 14, No. 4 (Jun., 2004), pp. 508-520   URL: http://www.jstor.org/stable/4029841 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<ul>
<li>Roksana Bahramitash, <em>Islamic Fundamentalism and Women&#8217;s Employment in Indonesia</em> Source: International Journal of Politics, Culture, and Society, Vol. 16, No. 2 (Winter, 2002), pp. 255-272 URL: http://www.jstor.org/stable/20020162 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<p style="text-align: justify"><strong>Site internet utilisés</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline"> </span></strong></p>
<ul>
<li>Blackburn, Susan <em>Inside Indonesia : Women and the nation</em>, En ligne, URL :Http:// <a href="http://www.insideindonesia.org">www.insideindonesia.org</a> ( page consultée le 23 octobre 2009)</li>
</ul>
<ul>
<li>Ody , Morgan,2006,  <em>Indonésie démocratie, développement et expropriations foncières</em>.  En ligne,  URL :<a href="http://www.alterinter.org/article430.html">http://www.alterinter.org/article430.html</a> ( page consultée le 3 novembre 2009)</li>
</ul>
<ul>
<li>World Banck , <em>Indonesia Women Headed House hold program ( PEKKA),</em> En ligne, URL :<a href="http://web.worldbank.org">http://web.worldbank.org</a> ( page consultée le 04/11/2009)</li>
</ul>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Ody , Morgan,2006, En ligne</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Saraswati Sunindyo, <em>When the Earth Is Female and..</em> pp. 1-21</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Ody , Morgan,2006, En ligne</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Saraswati Sunindyo, <em>When the Earth Is Female and…</em>, pp. 1-21</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Idem..</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Rekha Mehra ,<em> Women, Empowerment, and Economic Development,</em> pp. 136-149</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Roksana Bahramitash, <em>Myths and Realities…</em> pp. 255-272</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Blackburn, Susan, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> World bank, en ligne</p>
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		</item>
		<item>
		<title>LA BIRMANIE ET LE NATIONALISME ANTI-COLONIAL : LE RÔLE DES INTELLECTUELS</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 04:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Nathalie Catillon
Au début du 20ième  siècle, la Birmanie est sous la direction de la couronne anglaise. Installée depuis 1886, quand le pays est annexé à l’Inde Britannique, l’administration anglaise impose un gouvernement qui leur est favorable. Elle fait face, quelques années plus tard, à un mouvement nationaliste important: John Breuilly, professeur à la London [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Nathalie Catillon</strong></p>
<p style="text-align: justify">Au début du 20ième  siècle, la Birmanie est sous la direction de la couronne anglaise. Installée depuis 1886, quand le pays est annexé à l’Inde Britannique, l’administration anglaise impose un gouvernement qui leur est favorable. Elle fait face, quelques années plus tard, à un mouvement nationaliste important: John Breuilly, professeur à la London School of Economics, parle de ‘’nationalisme anti-colonial de séparation’’, c&#8217;est-à-dire lorsque l’État colonisé tente de se séparer des empires qui le dirigent. Il est nécessaire de mettre en exergue le contexte sud asiatique : nous nous trouvons dans une époque où les empires coloniaux ne peuvent plus contrer les nationalistes intellectuels et agnostiques. Les colonies souffrent de l’absence d’un État-nation, ce qui va amener les élites locales à  revendiquer une identité politique, économique ou culturelle qui n’est pas assez mise en valeur.<span id="more-588"></span></p>
<p style="text-align: justify">Au cœur de cette contestation, il est intéressant de connaître l’importance du rôle de l’intelligentzia birmane dans l’émergence du nationalisme anti-colonial en Birmanie, un pays qui a toujours connu une influence intellectuelle importante. Pour cela, nous nous devons d’observer l’importance des intellectuels lors de l’émergence du nationalisme anti-colonial birman en deux parties : la première synthétise l’importance de ces intellectuels dans ce processus et la deuxième met en valeur les actes concrets réalisés par cette classe pour appeler à la protestation populaire.</p>
<p style="text-align: justify">Comme dans le cas des Philippines, l’ère coloniale a contribué à l’émergence d’une élite locale, c&#8217;est-à-dire birmane, qui a l’occasion de voyager et étudier. A ces opportunités, s’ajoutent les bénéfices des nouvelles technologies, qui vont contribuer à accroître la mobilité de ces élites. Dans une époque où l’éducation va de pair avec l’ouverture vers l’extérieur et vers de nouvelles idées, les intellectuels locaux observent rapidement l’écart entre les idées théoriques (liberté, égalité et droits fondamentaux) et la réalité coloniale. Tin Moe, journaliste birman, écrit lors d’un voyage aux EUA: ‘’ Ici les moteurs toussent en démarrant, je suis arrivé par les airs au seuil du continent nord-américain ’’. Cette phrase met en valeur l’opportunité de voyage que permettent les nouvelles technologies. C’est également lors de ce voyage qu’il se familiarise avec les valeurs démocratiques américaines, qu’il décrit dans son recueil <em>New Pages</em>. Ainsi, comme dans le cas des Philippines, l’accès à de nouvelles idées va permettre à une élite intellectuelle de jouer un rôle important dans l’émergence et la promotion du nationalisme birman.</p>
<p style="text-align: justify">L’intelligentzia locale a vite compris que les idées pourraient se répandre à travers leurs écrits, tant littéraires que poétiques. Des <em>Tikas</em>, ou pamphlets sont diffusés au sein du pays. L’élite intellectuelle devient un axe ‘’combattant’’ contre le pouvoir colonial. L’auteur <a href="http://viss.wordpress.com/2007/07/23/43-years-since-the-death-of-burmas-foremost-man-of-letters/">Thakin Kodau Hmaing</a> est probablement le plus connu : dans ses œuvres (dont son fameux roman <em>Hmaing), </em>où il met en valeur son style à la fois lyrique, épique et polémique, il explore et expose la grandeur de la Birmanie tout en ridiculisant l’administration anglaise et en dénonçant certains aspects du gouvernent colonial, tels que l’intolérance religieuse et la corruption. Ce moyen littéraire va servir de propagande et va lui permettre, ainsi qu’à d’autres auteurs birmans, de revendiquer l’indépendance territoriale et ethnique de la Birmanie. Maha Hswé, un écrivain birman, va lui aussi décrire l’asservissement de la Birmanie dans ses œuvres. Deux de ses romans, <em>Le Rebelle</em> et <em>La Maison des Rebelles</em>, mettent en valeur un appel à la protestation du peuple à l’administration anglaise. On remarque deux niveaux de ce courant nationaliste: le premier représente les élites, qui adoptent et transmettent les idées par écrits, et le deuxième, le peuple qui lutte pour ces idées transmises, par rébellion ou manifestation.</p>
<p style="text-align: justify">Bien que la mobilisation de l’ensemble de la population fût lente, l’identité birmane devient rapidement une question substantielle du nationalisme birman. Le mouvement est donc amorcé par la classe intellectuelle : Thakin Kodaw Hmaing fonde l&#8217;association <em>Do Bama Asiayone</em> (« Nous les Birmans »), en 1930. Cet événement constitue une étape importante du nationalisme birman et montre leur volonté de diriger eux même leur pays, hors de l’emprise des Britanniques. « <em>La Birmanie est notre pays ; la littérature birmane est notre littérature ; le Birman est notre langue. Aimons notre pays, améliorons notre littérature, respectons notre langue.</em> »<sup>[1]</sup>. Au sein de ce groupe se retrouve la majorité de l’élite intellectuelle birmane, dont le Premier Ministre de la Birmanie indépendante, U Nu. Les récits deviennent une manière légitime de transmettre des idées à un peuple peu éduqué. La fusion des deux cultures, c&#8217;est-à-dire de la littérature anglaise et de la littérature birmane,  a permis de créer un style intéressant pour la population birmane : les pamphlets écrits en langue nationale donnent un caractère agréable et intéressant à la lecture. Thein Pe Myint, par exemple, écrivain birman, écrit en 1937, une version nationale du roman ‘’Roméo et Juliette’’ : à travers un romantisme dramatique, l’auteur prône implicitement a la lutte pour l’indépendance du pays.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, il est possible d’observer la force de la littérature dans le mouvement nationaliste birman grâce à un second événement. La crise économique de 1929 a un impact dur sur la Birmanie et les revendications populaires se font de plus en plus fréquentes. En 1937, alors que les mouvements des intellectuels ‘’anciens’’ ne réussissent pas à se débarrasser des Britanniques, U Nu fonde avec une partie de cette élite, le <em>Naga Ni Club</em> (Club du Dragon Rouge), ou la Ligue Antifasciste du Peuple Libre, c&#8217;est-à-dire un mouvement indépendantiste  penchant vers le communisme. Ce mouvement se donne comme mission de rééduquer le peuple birman et se voit porter un succès considérable, grâce à la publication de nombreux articles et écrits. La littérature devient alors un instrument politique pour cette élite.  En 1941, l’impact des écrits sur la population est tel que Thakin Kodaw Hmaing devient un ‘’enemy of the state’’.  Après des années caractérisées par le désir d’indépendance, celle-ci est acquise en 1947. Cependant, en 1962, la guerre civile amène la junte militaire à s’emparer du pouvoir grâce à un coup d’État. Bien que l’indépendance favorise l’expansion de la littérature et de la culture birmanes, et sa force au niveau politique amène les dirigeants de la nouvelle dictature militaire à instaurer un système de censure.</p>
<p style="text-align: justify">Les intellectuels, encore une fois, mettent en place une sorte de contre-pouvoir grâce à leurs écrits. De plus, si l’indépendance est suivie  d’un pouvoir autoritaire, La Ligue Nationale pour la Démocratie nous montre que les idées prônées par les intellectuels pendant le courant nationaliste anti-colonial ont eu un impact important sur la population birmane.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><sup>[1]</sup> Slogan de l’association Dobama Asiayone.</p>
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p>The Irriwaddy. 2000. « Thakin Kodaw Hmaing (1876-1964) ». <em>The Irriwaddy.</em> En ligne. <a href="http://www.irrawaddymedia.com/article.php?art_id=1836">http://www.irrawaddymedia.com/article.php?art_id=1836</a><span style="text-decoration: underline">.</span> (page consultée le 14 novembre 2009).</p>
<p><em>Steuckers, Robert. 1997. </em>« Pour une nouvelle définition du nationalisme». Conférence à Bruxelles. En Ligne. <a href="http://foster.20megsfree.com/310.htm">http://foster.20megsfree.com/310.htm</a>. (page consultée le 12 novembre 2009)</p>
<p>Philip Dore, Ronald. 1964. « Le réveil religieux et la politique ». En ligne. <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/assr_0003-9659_1964_num_17_1_1752">http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/assr_0003-9659_1964_num_17_1_1752</a>. (page consultée le 14 novembre 2009).</p>
<p>Htway, Tin. 1972. « The Role of Literature in Nation Building : Special Reference to Burma c. <em>Journal of Burma Research Society </em>LV (décembre).</p>
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		<title>LA MALAISIE: DU NATIONALISME CULTUREL AU NATIONALISME ÉCONOMIQUE</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 04:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[PCM]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Charles-Antoine Michel
Contrairement à d’autres pays d’Asie du Sud-Est, il ne reste rien des empires passés du Monde malais. Même s’il n’y a pas de grands monuments à la gloire du passé, ou de héros nationalistes tels que Rizal aux Philippines ou Hô chi Minh au Vietnam, les discours des dirigeants de la Malaisie sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Charles-Antoine Michel</strong></p>
<p style="text-align: justify">Contrairement à d’autres pays d’Asie du Sud-Est, il ne reste rien des empires passés du Monde malais. Même s’il n’y a pas de grands monuments à la gloire du passé, ou de héros nationalistes tels que Rizal aux Philippines ou Hô chi Minh au Vietnam, les discours des dirigeants de la Malaisie sont de plus en plus tournés vers la construction d’une nation malaise. Je ferai lors de cette étude une distinction bien précise entre les mots Malais et Malaisiens. En effet, le premier terme fait référence à la race, l’ethnie, tandis que le second désigne la nationalité. Nous allons voir au cours de ce billet que la Malaisie a connu plusieurs types de nationalismes jusqu’à aujourd’hui.<span id="more-586"></span></p>
<p style="text-align: justify">La Malaisie, avec son fameux <a href="http://placedutemps.viabloga.com/images/Malacca___source_Arte_web.jpg">détroit de Malacca</a>, a été l’objet de nombreuses convoitises, car elle représente un point stratégique pour les échanges commerciaux. Dès le 15<sup>ième</sup> siècle, l’Islam est introduit par des marchands venus d’Inde et va être à la base du nationalisme culturel. En 1511, les Portugais s’emparent de ce comptoir. Plus d’un siècle plus tard, les Néerlandais, de plus en plus puissants dans la région grâce à leur Compagnie des Indes Orientales écartent les Portugais dans le but de prendre à leur tour le contrôle du détroit. La domination hollandaise s’achève à la fin du 19<sup>iéme </sup>siècle et correspond à l’arrivée des Britanniques dans la région. L’administration anglaise s’étend petit à petit dans le pays et en 1891 est créée la Fédération de Malaisie [1]. Les Britanniques vont devoir faire face à plusieurs types de nationalismes dont le premier est un nationalisme culturel.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, au début du 20<sup>ième</sup> siècle, le nationalisme malais s’appuie sur deux phénomènes: la langue et la religion musulmane. En effet, être Malais c’est avant tout parler le malais mais c’est aussi être musulman. Ce type de nationalisme va rapidement devenir anticolonial, les Occidentaux étant perçus comme matérialistes et hostiles à l’Islam [2]. L’intelligentsia et les hommes politiques Malais tentent petit à petit de promouvoir la culture malaise. L’apparition de la revue <em>Al-Imam </em>en 1906 va développer « un des thèmes essentiels de la vie politique dans le premier tiers du siècle: […] la maîtrise de la religion » [3]. Après une courte dépression en 1921, un « Retrenchment Committee » (Richer 1981, 28) est créé afin qu’une priorité absolue soit accordée aux personnes nées en Malaisie dans le cadre des services techniques tels que les chemins de fer, les travaux publics, les hôpitaux, etc. On fait prévaloir la nationalité Malaisienne dans le milieu du travail, permettant ainsi la mise en valeur d’un aspect culturel. Également, ce comité recommande aux fonctionnaires européens d’avoir une réelle connaissance du malais, précisant que « le malais, non l’anglais, est la langue du pays » (Richer 1981, 28).</p>
<p style="text-align: justify">Le nationalisme n’apparaît dans le milieu de la politique que dans les années précédant la Seconde guerre mondiale. Le mouvement Brotherhood of Pen Friends, représentant un nationalisme réformiste, regroupait 2 000 personnes en 1935 et 10 000 en 1937, réunis sous le slogan « Vive la langue, vive la nation ! ». Le premier parti politique de gauche, le Kesatuan Melayu Muda (KMM) est créé en 1938. Anticapitaliste et anticolonial, le KMM est radicalement opposé à l’occupation britannique. Selon Richer, ce parti va constituer « le creuset d’hommes politiques qui, au plus tard, constitueront le noyau des mouvements nationalistes ».</p>
<p style="text-align: justify">Le nationalisme politique naît lors de la Seconde Guerre mondiale, sous l’influence du parti communiste malais créé en 1930. En effet, lors de l’invasion du Japon, le PCM réussit à prendre place dans la communauté chinoise déjà très importante à l’époque et réveille l’hostilité des Malais à l’égard du nouvel occupant. De nombreuses manifestations anti-japonaises sont mises en place par ce parti.</p>
<p style="text-align: justify">Après l’indépendance de la Malaisie en 1957, on assiste à un nouveau type de nationalisme, le nationalisme ethnique. On compte dans le pays trois principales ethnies: les Malais, représentant 57, 6 % de la population, les Chinois, 25,6 % de la population, les Indiens, environ 10 %. Les 6 % restants sont représentés par les immigrés. Mais après les troubles raciaux de 1969 entre les Malais et les Chinois détenant la part la plus importante de l’économie malaise, le gouvernement en place adopte progressivement un rééquilibrage économique entre les ethnies. Ainsi, l’UMNO (United Malays National Organisation), en place depuis l’indépendance, prône la « discrimination positive » en faveur des Malais [4]. On assiste à la naissance d’un capitalisme nationaliste. C’est de cette idée nouvelle que naît le nationalisme économique. En effet, pour maintenir une stabilité politique dans le pays et mettre fin aux conflits ethniques, il a fallu équilibrer les intérêts de la communauté malaise, plus nombreuse, ainsi que ceux des « étrangers ». On pense avant tout aux Chinois, qui détiennent la part la plus importante de l’économie. De nombreuses résolutions nationalistes sont apparues dans les années 80 telles que la création d’une voiture nationale, la <em>Proton</em>, la construction des deux Tours Petronas (photo 1), représentant la compagnie pétrolière portant ce même nom ou encore la naissance d’une nouvelle capitale administrative, Putrajaya. Pour les nationalistes économiques, « il faut empêcher que des capitaux étrangers affluent dans le pays et achètent des entreprises à des prix sacrifiés » [5]. Les chefs d’entreprises malais représentent des alliés politiques de poids, dont le soutien financier est capital pour le maintien du nationalisme économique.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, on a pu constater qu’au fil des années, selon les évènements qui ont rythmé l’histoire de la Malaisie, le pays a connu plusieurs sortes de nationalismes qui font sont identité actuelle. Or depuis quelques années, c’est le nationalisme économique qui prédomine. Mais ce dernier doit faire face aux partisans de l’ouverture économique du pays, ce qui ne manquera pas, dans un futur proche, d’alimenter les tensions au sein de la scène politique malaise.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>[1] France. Maison des Français de l’Étranger. 2002. <em>Histoire</em>. En ligne <a href="http://www.mfe.org/default.aspx?SID=10098">http://www.mfe.org/default.aspx?SID=10098</a> (page consultée le 15 novembre 2009).</p>
<p>[2] Raillon, François. 1986. « À propos du récent Congrès sur la Langue et les Lettres Malaises : quelques observations sur le nouveau nationalisme malais ». <em>Archipel</em> 31: 61-71.</p>
<p>[3] Richer, Philippe. 1981. <em>L’Asie du Sud-Est: Indépendances et communismes</em>. Paris: Imprimerie nationale.</p>
<p>[4] Durand, Jean-Pierre. 1998. « Malaisie: capitalisme et nationalisme ». En ligne <a href="http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf">http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf</a> (page consultée le 15 novembre 2009).</p>
<p>[5] Stubbs, Richard. « Revue Internationale de Politique Comparée » 8, no 3 (2001), 461-472.<ins datetime="2009-11-21T10:29" cite="mailto:Kheira%20Issaoui-Mansouri"></ins></p>
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		<title>LA MULTIPLICITÉ DES NATIONALISMES AU VIETNAM</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 00:14:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Charles-Antoine Michel
De part les nombreux événements qui ont fait l’histoire du Vietnam, et notamment une constante occupation, on verra au cours de ce billet que le nationalisme, soit la manifestation de la conscience nationale, a pris différentes formes, allant de la simple idéologie à la guérilla.
Depuis toujours, le pays attire les convoitises étant perpétuellement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Charles-Antoine Michel</strong></p>
<p style="text-align: justify">De part les nombreux événements qui ont fait l’histoire du Vietnam, et notamment une constante occupation, on verra au cours de ce billet que le nationalisme, soit la manifestation de la conscience nationale, a pris différentes formes, allant de la simple idéologie à la guérilla.</p>
<p style="text-align: justify">Depuis toujours, le pays attire les convoitises étant perpétuellement en proie à l’occupation. Dès 111 av. J.-C., le Vietnam est envahi par le puissant voisin Chinois. Incorporés à l’Empire des Hans, ces derniers, ainsi que leurs successeurs vont imposer aux Vietnamiens coutumes et mœurs chinoises pendant près de mille ans. On assiste durant cette période à la diffusion du confucianisme, du taoïsme et surtout du bouddhisme dans le pays. En 938, la révolte conduite par Ngô-Quyên aboutit à la formation d’un territoire indépendant. La fin du règne des Ngô est marquée par le partage du pays en fiefs féodaux. Dinh Bo Linh s’impose. Se succèderont par la suite les grandes dynasties nationales telles que les Ly, les Tran, les Lê, les Tay Son et les <a href="http://nguyentl.free.fr/autrefois/famille-royale/photo_famille_royale_1_fr.htm">Nguyen</a> qui resteront en place jusqu’en 1945 avec comme dernier représentant, l’empereur Bao Daï [1]. Ces faits historiques doivent être mentionnés pour comprendre la réaction des populations locales lors de l’arrivée des premiers colons et leur volonté d’imposer une nouvelle culture tout en tirant un trait sur le passé.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-541"></span></p>
<p style="text-align: justify">En 1858, les Français arrivent près des côtes vietnamiennes et s’emparent de la Baie de Da Nang. Le territoire est annexé à l’empire colonial français en 1883. Très vite, les colons tentèrent de mettre en place le catholicisme, ce qui entraîna immédiatement un fort sentiment anticolonial, voir xénophobe [2]. En effet, le catholicisme rejetait les doctrines taoïstes et bouddhistes qui s’étaient pourtant fondues dans les mentalités vietnamiennes. En ne tenant nullement compte de ce passé culturel, les chrétiens subirent une véritable « chasse à l’homme » (Lê 1975, 83). « Le christianisme était considéré, à tort ou à raison, comme un instrument d’asservissement progressif des nations européennes » [3]. Les prêtres accentuèrent un peu plus le reniement de la culture vietnamienne en apprenant, non pas les caractères traditionnels de la langue, mais les nouveaux caractères du <em>quôc ngu, </em>une transcription phonétique et romanisée de la langue. Ils tentèrent en d’autres termes de créer une nouvelle langue afin de diffuser leurs idées.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu’aux années 20, on voit évoluer deux types de nationalismes dans le pays. Ils sont tous deux de types réformistes et restent assez modérés dans le sens où ils ne font pas appel à la violence. Le premier, un nationalisme anticolonial, est le fruit de l’intelligentsia, des lettrés, et est incarné par des hommes tels Phan Bội Châu et Phan Châu Trinh [4]. Ils revendiquaient l’indépendance de leur pays en écrivant lettres, pamphlets ou tracts appelant à la libération. Le second est moins courant puisqu’il s’agit d’un nationalisme pro-colonial qui peut être représenté par des intellectuels tel que Nguyen Van Vinh [5]. Ce dernier percevait la colonisation française comme le moyen de moderniser le pays économiquement, politiquement ou encore culturellement. Il faisait partie de cette élite vietnamienne fascinée par les richesses occidentales. Ses activités littéraires étaient pour lui le moyen de décrier certaines institutions qu’il voyait comme archaïques, ainsi qu’un modèle chinois perçu comme trop envahissant. Christopher E. Goscha écrit qu’ Nguyen Van Vinh « avait étroitement collaboré avec le pouvoir colonial français, défendu l’administration directe des français sur le Vietnam […] » (Goscha 2001, 321).</p>
<p style="text-align: justify">À partir des années 20, la tendance réformiste indépendantiste laisse place peu à peu à des mouvements plus révolutionnaires. Ceux-ci sont violents et répressifs. La création du Parti Communiste Indochinois en 1930 par <a href="http://www.lepanoptique.com/sections/histoire/ho-chi-minh-nationaliste-ou-communiste/">Ho chi Minh</a> va être à l’origine de nombreuses manifestations qui seront durement réprimées par le régime de l’empereur Bao Daï, allié des Français. Mais c’est véritablement lors de la Seconde Guerre mondiale, pour faire face à l’invasion japonaise, que vont se durcir les mouvements indépendantistes et anticoloniaux. On assiste en 1941 à la création de la ligue <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vi%C3%AAt_Minh">Viêt Minh</a>, soit la ligue d’indépendance du Vietnam, par le Parti Communiste Indochinois. Après la capitulation japonaise en 1945, Ho chi Minh (photo 1) proclame l’indépendance du Vietnam le 2 septembre 1945 [6].</p>
<p style="text-align: justify">Lors de la guerre du Vietnam contre les Etats-Unis, un tout autre mouvement se met en place, nettement plus violent, celui de la guérilla. La classe paysanne se soulève et tente de faire chuter l’occupant. On assiste à une véritable résistance, organisée et quasi impossible à démanteler. Complètement opposé au nationalisme défendu par les élites jusqu’aux années 2, celui-ci est nettement plus radical et provient du peuple. C’est un nationalisme territorial et non plus culturel. En 1973 les Etats-Unis d’Amérique capitulent et en 1975 les troupes américaines quittent définitivement un pays meurtri et décimé mais victorieux.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, le Vietnam, constamment occupé, est passé par plusieurs nationalismes. Ceux-ci se sont traduits par la manifestation de la conscience nationale, un sentiment xénophobe, par des mouvements anticoloniaux, des mouvements indépendantistes ou encore de véritables guérillas. Ce nationalisme est encore présent aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation. En effet, le régime communiste vietnamien s’ouvre peu à peu mais avec prudence à l’économie mondiale, tout en faisant en sorte de protéger au maximum sa culture.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>[1] France. Ambassade de la République Socialiste du Viêt-Nam en France. 2007. <em>Aperçu général sur l’évolution de l’histoire du peuple vietnamien</em>. En ligne. <a href="http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155949/">http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155949/</a> (page consultée le 12 novembre 2009).</p>
<p>[2] Lê, Nicole-Dominique. 1975. <em>Les Missions-Étrangères et la pénétration française au Viêt-Nam</em>. Institut d’Études et de Recherches Interethniques et Interculturelles.</p>
<p>[3] Cadière, Léopold. 1924. « Le quartier des arènes ». Bulletin des Amis du Vieux-Huê 11è année, no 4, (octobre-décembre).</p>
<p>[4] <em>Viêt-Nam</em>. En ligne. <a href="http://www.memo.fr/Dossier.asp?ID=194">http://www.memo.fr/Dossier.asp?ID=194</a> (page consultée le 12 novembre 2009).</p>
<p>[5] Goscha, Christopher. 2001. « « Le barbare moderne » : Nguyen Van Vinh et la complexité de la modernisation coloniale au Vietnam colonial ». <em>Outre-Mers, Revue d’Histoire</em>, no. 332-333, tome 88, (décembre): 319-46.</p>
<p>[6] Fall, Bernard. 1960. <em>Le Viet-Minh: la République Démocratique du Viet-Nam 1945-1960</em> (Paris: Librairie Armand Collin).</p>
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		<title>L’ENRACINEMENT DE LA MONARCHIE THAÏLANDAISE</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 00:04:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Lu Wei Zheng
Le 19 septembre 2006, la Royal Thai Army a occupé les bâtiments du premier ministre Thaksin Shinawatra avec l’approbation du roi Bhumibol Adulyadej (1950 &#8211; ). Selon celui-ci, l’action des militaires était légitime parce que le gouvernement corrompu de Thaksin a amené le pays au chaos. Cet événement révèle que le roi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Lu Wei Zheng</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le 19 septembre 2006, la <em>Royal Thai Army</em> a occupé les bâtiments du premier ministre Thaksin Shinawatra avec l’approbation du roi <a title="Bhumibol Adulyadej" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bhumibol_Adulyadej">Bhumibol Adulyadej</a> (1950 &#8211; ). Selon celui-ci, l’action des militaires était légitime parce que le gouvernement corrompu de Thaksin a amené le pays au chaos. Cet événement révèle que le roi demeure le point de référence ultime pour les acteurs politiques thaïlandais. Néanmoins, la monarchie absolue a pris fin dès 1932. Dans ce cas, comment peut-on expliquer le fait que la monarchie thaïlandaise continue à jouer un rôle important en politique jusqu’à aujourd’hui?</p>
<p style="text-align: justify">Avec l’invention du nationalisme thaï, la monarchie s’est associée pour toujours à l’État thaï. Simultanément, par le biais de l’idéologie nationaliste «Roi, Nation, Religion» du roi <a href="http://www.britannica.com/facts/5/509817/Vajiravudh-as-discussed-in-Thailand">Vajiravudh</a> (1910-1925), la monarchie et l’État-nation sont devenus inséparables. Pour mieux comprendre l’enracinement de la monarchie dans la politique thaïlandaise, nous allons d’abord voir comment cette association a eu lieu. Puis, nous allons examiner les deux régimes militaires : celui de Phibun en 1932 et de Sarit en 1957. À travers le premier, on peut voir que l’association entre la monarchie et l’État rend vains tous les efforts d’écarter le roi de la politique. Le second nous permet de constater que cette association garantit le statut du monarque en tant que la principale source de la légitimité.</p>
<p style="text-align: justify">Sous l’impulsion du nationalisme thaï, l’État et la monarchie sont vus comme une seule entité. Différent des autres pays de l’Asie du Sud-est, c’est la monarchie qui a créé l’État-nation en Thaïlande. Grâce aux réformes administratives et militaires entreprises par le roi <a href="http://www.thailande-fr.com/culture/histoire/133-la-thailande-celebre-le-roi-chulalongkorn">Chulalongkorn</a> (1868 &#8211; 1910), on a vu l’émergence des élites administratives et militaires depuis le début du XX<sup>e</sup> siècle.<a href="#_ftn1">[1]</a> De cette manière, il a permis à l’État thaï d’exister concrètement en développant une bureaucratie moderne et une armée nationale. Son successeur, Vajiravudh a complété cette construction de l’État en fournissant un imaginaire national, le nationalisme thaï. Pour cette raison, on peut dire que l’État thaïlandais est une création de la monarchie. En même temps, le monarque symbolise l’État. Il est donc impensable de remettre en cause le rôle de la monarchie, car le fait de questionner la monarchie revient à questionner l’État thaï. Voici, deux cas concrets qui montrent la solidité de cette association. </p>
<p style="text-align: justify">Même si la monarchie absolue a été renversée, le prestige du roi est demeuré intact grâce au lien étroit entre la monarchie et le nationalisme. C’était le cas sous le règne de <a href="http://www.tour-bangkok-legacies.com/phibun-songkhram.html">Phibun Songkhram</a> (1897-1964). Il était le premier ministre entre 1938 et 1944 ainsi qu’entre 1948 et 1957. D’un côté, il a essayé d’alimenter le culte de la personnalité dans le pays.<a href="#_ftn2">[2]</a> Autrement dit, il s’est placé lui-même au-dessus du roi. D’un autre côté, il a mis la nation dans une position supérieure par rapport à la monarchie. Pour cette raison, il a demandé à la population de respecter l’hymne national et le drapeau comme les symboles de l’État. Il s’agit d’une tentative de dissocier la monarchie et l’État thaï. Le changement du Siam à la Thaïlande a également eu lieu au cours de son mandat.<a href="#_ftn3">[3]</a> De là, on voit qu’il voulait rompre avec l’ancien régime. Pourtant, il n’est pas parvenu à isoler la monarchie à cause de son nationalisme. En tant que nationaliste, il a insisté beaucoup sur l’importance des valeurs traditionnelles thaïes. Rappelons-nous que la loyauté à l’égard du roi est justement une des valeurs fondatrices en Thaïlande. Renforcer le nationalisme thaï est de renforcer la loyauté envers la monarchie, car le monarque est l’initiateur de l’idéologie nationaliste. En conséquence, la monarchie occupe toujours une place centrale dans le nationalisme thaï.</p>
<p style="text-align: justify">En fait, c’était surtout à la période de Sarit que la monarchie est devenue la principale source de légitimité pour l’armée. En 1957, Sarit a pris le pouvoir par un coup d’État. Dès lors, tout au long de sa carrière politique, il a justifié ses actions politiques au nom de la loyauté à l’égard du roi. Contrairement à Phibun, il a accordé au roi un rôle plus important au niveau national et international. Il a augmenté le budget attribué à la famille royale en permettant la construction des palais, de multiples voyages à l’étranger et l’organisation des fêtes grandioses lors de l’anniversaire du roi.<a href="#_ftn4">[4]</a> Tous ces efforts avaient comme seul objectif de renforcer le prestige du roi afin de le servir à légitimer ses politiques. De plus, Sarit a essayé d’identifier la monarchie avec l’armée par la formation d’une armée royale.<a href="#_ftn5">[5]</a> Ainsi, le roi détient le titre symbolique à la tête des armées. Cela nous donne l’impression que l’armée agit uniquement en fonction des intérêts du monarque. Par l’intermédiaire de la monarchie, il voulait présenter la force militaire comme défenseur de l’État. À partir de cette époque, l’image de l’armée en tant que la gardienne du monarque est implantée dans l’esprit des Thaïlandais.</p>
<p style="text-align: justify">En somme, grâce à la formule magique du nationalisme thaï « Roi, Nation, Religion », la monarchie a réussi à survivre à la révolution de 1932 et à garder sa place sur la scène politique du pays. Dès l’époque de Sarit, on observe une forme de coopération entre la monarchie et l’armée. Cette alliance pourrait empêcher les changements politiques dans la mesure où l’on renverse le gouvernement chaque fois qu’il va à l’encontre des intérêts du monarque et de l’armée. Dans cette perspective, il serait difficile d’entreprendre des réformes sérieuses, et par conséquent on risque de tomber dans un cycle vicieux marqué par les coups d’État.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-535  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/HP006777-400x267-300x199.jpg" alt="HP006777-400x267" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: <a href="http://www.ambafrance-th.org/cine/article.php3?id_article=296&amp;id_document=107&amp;compteur=11"> http://www.ambafrance-th.org/cine/article.php3?id_article=296&amp;id_document=107&amp;compteur=11</a></p>
<p> </p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>1. Galland, Xavier. p. 91-93</p>
<p>2. Kratoska, Paul.</p>
<p>3. Handley, Paul M. p.61</p>
<p>4. Handley, Paul M. p. 143-144.</p>
<p>5. Cheong, Yong Mun.</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Cheong, Yong Mun. « The Political Structure of the Independant States ». The Cambridge History of Southeast Asia, Vol.4. edited by Nicolas Tarling, Cambridge : Cambridge University Press, 1999 : pp. 59-131.</p>
<p>Galland, Xavier. 1998. Histoire de la Thaïlande. Paris : Presses Universitaires de France.</p>
<p>Handley, Paul M. 2006. The King Never Smiles : a biography of Thailand’s Bhumibol Adultadej. Newhaven and London : Yale University Press.</p>
<p>Kratoska, Paul. « Nationalism and Modernist Reform », in The Cambodge History of Southeast Asia, Vol.3. (sous la dir.) Nicholas Tarling. Cambridge : Cambridge University Presse, 1999 : pp. 286-314</p>
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		<title>PHILIPPINES: LE RÔLE DES INTELLECTUELS DANS L’ÉMERGENCE DU NATIONALISME</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 23:52:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Nathalie Catillon
‘‘Le nationalisme est la culture de l&#8217;inculte’’
Cette citation peut être contredite en général par la plupart des mouvements nationalistes en Asie du Sud-Est, au cours du 19ième et 20ième siècles. En effet, on remarque que les nouvelles idées sont le fondement de ces mouvements, le but de ce courant étant justement de proposer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Nathalie Catillon</strong></p>
<p>‘‘Le <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=nationalisme">nationalisme</a> est la <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=culture">culture</a> de l&#8217;<a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=inculte">inculte</a>’’</p>
<p style="text-align: justify">Cette citation peut être contredite en général par la plupart des mouvements nationalistes en Asie du Sud-Est, au cours du 19<sup>ième</sup> et 20<sup>ième</sup> siècles. En effet, on remarque que les nouvelles idées sont le fondement de ces mouvements, le but de ce courant étant justement de proposer des alternatives aux gouvernements coloniaux en place. Il est donc intéressant d’aborder l’importance de ces idées dans l’émergence du nationalisme? Comment sont elles arrivées et que représente leurs contributions au nationalisme asiatique? Plus concrètement, comment le facteur intellectuel a-t-il joué un rôle important dans l’émergence de ce mouvement?</p>
<p style="text-align: justify">Pour étudier l’impact des idées sur le mouvement nationaliste philippin, nous mettrons tout d’abord en valeur les précurseurs de cette propagande intellectuelle. En deuxième lieu, nous analyserons les moyens adoptés par ces ‘‘ illustrados’’ pour promouvoir les nouvelles idées pour finalement, il sera intéressant d’observer l’impact que ces idées ont eu auprès du peuple.</p>
<p style="text-align: justify">Dans le cas de l’Asie du Sud-Est, on observe que l’avènement du nationalisme doit son expansion au facteur intellectuel. Rappelons avant tout que ce facteur se caractérise par la connaissance et l’adoption de nouvelles idées qui amèneront un groupe privilégié à bâtir une nouvelle vision du monde. À la fin du 19<sup>ième</sup>  siècle, les idées se propagent de manière rapide et efficace grâce aux nouvelles technologies de communications et à une plus grande capacité de mobilité physique grâce aux nouvelles technologies de transport. La mobilité permet aux élites locales de voyager et étudier en Europe et de découvrir un système politique et des libertés fondamentales qui ne sont pas toujours présentes dans les colonies. <em>[1] </em>Il est possible d’analyser le facteur intellectuel dans le cas des Philippines, sur deux niveaux: le premier étant ‘’les illustrados’’, c&#8217;est-à-dire les élites éduquées qui adoptent et transmettent les idées de liberté, égalité et de droit, et le deuxième, les masses, c&#8217;est-à-dire ceux qui luttent au nom de ces valeurs, par rébellion ou manifestation.</p>
<p style="text-align: justify">Los illustrados, aux Philippines, ont permis de développer un nationalisme identitaire, basé sur le désir de jouir de leur pays en tant qu’hommes libres et reconnus, et sur la volonté d’acquérir des droits qui ne leurs étaient pas accordées (ex : les prêtres philippins avaient moins de droits que les prêtres espagnols). La colonisation s’est faite en 1521, lorsque Magellan, naviguant sous la couronne espagnole, découvre le territoire. Dès leurs arrivée, les espagnols imposent leur religion (catholiques), leur mode vestimentaire, et installent un système politique qui leur est favorable; rappelons que les colonies sont, à l’époque, une ressource économique importante (bien que les Philippines ne soient pas riche en or). Cette colonisation contribuera à l’établissement de deux éléments importants du nationalisme: d’un côté la contestation de l’Église espagnole, qui octroyait des privilèges aux «blancs» et de l’autre l’opportunité de mobilité d’une bourgeoisie qui aura l’occasion d’étudier et de voyager en Espagne.</p>
<p style="text-align: justify">Pour mieux comprendre l’importance du facteur intellectuel dans le nationalisme philippin, il faut étudier l’influence de certains illustrados, dont les écrivains Isabelo de los Reyes, Mariano Ponce et principalement José Rizal. Ces intellectuels baseront leurs écrits sur une idée fondée par ce dernier, le «démon de la comparaison» (Benedict Anderson en parle dans son livre <a href="http://www.liens-socio.org/article_imprimer.php3?id_article=5528">‘‘Les bannières de la révolte’’</a>, où il analyse l’influence des études de Rizal en Philippines) [4]. En effet, les bourgeois locaux vont mettre en exergue, à travers leurs voyages puis leurs œuvres, l’écart observé entre les idées et la pratique: à l’injustice, l’inégalité et l’exploitation imposées par les gouvernements coloniaux s’opposent la liberté, l’égalité et l’identité nationale qui priment parmi les nouvelles idées du nationalisme. <em>[2]</em></p>
<p style="text-align: justify">C’est dans ce contexte qu’Isabelo de los Reyes, dans son œuvre <em>El folk-lore Filipino</em>(1887), décrédibilise le gouvernement colonial espagnol, en prenant comme appui des travaux d’ethnologues européens contemporains afin de prôner un soulèvement et une indépendance ethnique.</p>
<p style="text-align: justify">Jose Rizal, héros du mouvement nationaliste, ridiculise également le gouvernement espagnol décadent dans ses romans <em>Noli me tangere </em><em>[3]</em><em> </em>et<em> El filibusterismo</em> (1891), tout en décrivant le système des nations et ses avantages. Il compare ainsi la situation de son pays à celle des pays européens. Son objectif est de promouvoir l’identité nationale des Philippins, rappelant la disparition de leur culture et de leurs libertés et droits. Il met en exergue comme principal argument le caractère obsolète du gouvernement espagnol.</p>
<p style="text-align: justify">Tout au long de ses textes anti-coloniaux, Rizal réussit à promouvoir les idées fondatrices du nationalisme philippin. Dès son arrivée en Espagne, il devient le dirigeant du <em>Mouvement de propagande des étudiants philippins d&#8217;Espagne.</em> À partir de 1872, il rejoint les illustrados, et participe au mouvement de propagande en Espagne, ceci grâce à la création d’un journal en 1889:<em> La solidaridad. </em>Encore une fois, l’écriture est le moyen de propagande le plus utilisé et le plus efficace.</p>
<p style="text-align: justify">Ces mouvements sont d’autant plus importants aux Philippines car, des exemplaires des romans de José Rizal, proposant implicitement des réformes démocratiques pour les Philippines une fois l’indépendance si convoitée acquise,  sont imprimés et diffusés à des prix accessibles à la population. Ainsi, si nous analysons l’ampleur du mouvement nationaliste qui a suivi, nous pouvons déduire l’importance du mouvement de propagande littéraire.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, José Rizal aura maintenu diverses correspondances avec l’extérieure, notamment avec Cuba et l’Espagne, ce qui contribue à son analyse comparative, et permet au mouvement d’avoir un exemple de système politique autre que celui en place. Nous remarquons que les mouvements de propagande intellectuelle se font également en espagnol, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, ce qui appose un caractère légitime au mouvement. Le but est également de toucher le reste de la bourgeoisie philippine, et les ‘‘exploités’’, tous deux familiers à la langue des colons.</p>
<p style="text-align: justify">Cette propagande, amorcée par cette classe intellectuelle, donne naissance seulement cinq ans après la publication d<em>’El Filibusterism, </em>de Jose Rizal, à l’insurrection du groupe clandestin le Katipunan, dirigée par Andrés Bonifacio,  contre le gouvernement espagnol. Bien que ce mouvement ait échoué, Aguinaldo se servira également des écrits de Rizal puis de son exécution comme catalyseur à la Révolution Philippine. Non seulement cet homme représente les idées des illustrados philippins, mais il contribuera à l’expansion de ces valeurs réformistes grâce à ses études et à ses œuvres. En effet, José Rizal restera profondément marqué par la répression religieuse et contribuera à véhiculer la notion d’inégalité de traitement aux révolutionnaires, et ainsi de suite. Bonifacio décrira d’ailleurs Rizal comme le «symbole de la liberté philippine» et Aguinaldo comme «l’âme de la Révolution Philippine».</p>
<p style="text-align: justify">Bien qu’il soit nécessaire de savoir que Rizal ne fut pas un révolutionnaire, la portée et la force de ces valeurs véhiculées par les intellectuels locaux sont telles que Ramon Sempau écrit dans la préface de <em>Noli me tangere</em>: [3]</p>
<p style="text-align: justify"><em>Dans cet horrible drame que fut &#8230; la Révolution philippine, une figure se détache, noble et pure entre toutes, celle de José Rizal, le Héros national. Savant, poète, artiste, philologue, écrivain, qui sait quelle&#8230; <span style="font-style: normal"><em>oeuvre, émancipatrice et féconde, ce </em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tagal">Tagal</a><em>, cet homme <span style="font-style: normal"><em>de couleur, ce «</em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sauvage">sauvage</a><em>», aurait pu donner à sa patrie et à <span style="font-style: normal"><em>l&#8217;humanité si la </em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbarie">barbarie</a><em> européenne ne l&#8217;avait stupidement tué?</em></span></em></span></em></span></em></p>
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p><em>[1]</em><em> </em>Fischer, Georges. 1970. <em>José Rizal, Philippin, 1861-1896, un aspect du nationalisme moderne</em>. Paris: Éditions François Maspéro: 51-94.</p>
<p><em>[2]</em><em> </em>James Putzel; Nationalism in the Philippines in Asian Nationalism; Edited by Michael Laifer; Routledge 2002, p. 182.</p>
<p>[3] Se référer à Noli me Tangere, p.125-246.</p>
<p>[4] Anderson, Benedict. 1996. <em>« </em><em>L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme</em><em> </em>».<em> </em><em>La Découverte </em>: 19-22.</p>
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		<title>L’ÉMERGENCE DU NATIONALISME AU LAOS</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 21:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Charles-Antoine Michel             
Lorsqu’on entreprend l’étude du nationalisme en Asie du Sud-Est, on pense avant tout à la manifestation de la conscience nationale. Il est important de différencier nationalisme et patriotisme, davantage synonyme de chauvinisme. Dans le cas du Laos, on parlera de nationalisme revendicatif, désignant les revendications d’un peuple assujetti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Charles-Antoine Michel<span style="font-weight: normal">             </span></strong></p>
<p style="text-align: justify">Lorsqu’on entreprend l’étude du nationalisme en Asie du Sud-Est, on pense avant tout à la manifestation de la conscience nationale. Il est important de différencier nationalisme et patriotisme, davantage synonyme de chauvinisme. Dans le cas du Laos, on parlera de nationalisme revendicatif, désignant les revendications d’un peuple assujetti à l’indépendance.</p>
<p style="text-align: justify">Contrairement aux Philippines où les idées nationalistes furent propagées par l’intelligentsia, l’éveil du nationalisme au Laos se fait plus tardivement d’une part et d’autre part, il est le fruit des revendications populaires, qui seront par la suite soutenues par le Lao Issara puis le Pathet Lao, deux mouvements indépendantistes et anti-coloniaux.</p>
<p style="text-align: justify">Ce n’est qu’à la fin du XIXième siècle qu’a lieu la colonisation au Laos. En effet, après les interventions françaises au Vietnam en 1859 et au Cambodge en 1863 où un protectorat est signé à cette même date afin de protéger le pays des invasions Siam (actuelle Thaïlande), les Français débarquent au Laos en 1866. L’établissement du pouvoir colonial se fait sans trop de heurts, eut égard au fait qu’un traité assurant le protectorat du pays est mis en place en 1893. Ainsi, en échange de la collaboration du Royaume Lao, la France s’engage à protéger le Laos de l’expansion du Siam. Mais, comme le souligne Paul Levy dans son livre <em>Histoire du Laos</em>, quelques révoltes ont eu lieu car certaines minorités « ne jouissaient pas des rares effets bénéfiques de notre protectorat » et donc « ne voyaient pas l’intérêt qu’elles avaient à faire des corvées, à lui payer des impôts et autres taxes » (Levy 1974, 83) [1].</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu’en 1940, l’aristocratie lao accepte la présence Française sur son territoire. Or, la Seconde Guerre Mondiale affecte durement la France qui devient rapidement occupée. En Asie du Sud- Est, le Japon triomphe en envahissant l’Indochine et « pousse les Siamois à réveiller de leur torpeur les Français et les Laotiens » (Sissouk Na Champassak 1961, 9) [2]. L’armée japonaise impose donc sa domination et oblige le gouvernement de Vichy à quitter la région. La puissance coloniale est ébranlée et se voit contrainte de céder certaines provinces au Siam, allié nippon.</p>
<p style="text-align: justify">Le colon n’est pas invincible et à la vue de sa fébrilité, les premiers mouvements anti-coloniaux émergent. Une propagande frénétique est mise en place par les Siamois qui invitent les Laotiens « à envoyer au diable les Français » (Sissouk Na Champassak 1961, 9). C’est ainsi que germe l’idée « issara », c’est-à-dire d’indépendance. Ainsi, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale est créé le mouvement <a href="http://www.britannica.com/EBchecked/topic/330134/Lao-Issara">Lao Issara</a> (« Laos Libre »). Il va tout d’abord s’opposer au retour de la France qui reprend possession du Laos en 1946 [3]. Mais, impuissant, le mouvement anti-colonial ne peut faire face aux troupes françaises et se voit contraint de prendre le maquis.</p>
<p style="text-align: justify">La résistance va donc s’organiser de l’extérieur. Ainsi, les actions de guérillas du Lao Issara vont se développer à partir de deux bases distinctes. La première est située en Thaïlande, tandis que la seconde, soutenue par le Viêt-Minh dirige ses opérations à partir du Vietnam. Cette première phase du développement du nationalisme prend fin en 1949, lors de la dissolution du mouvement Lao Issara, après que la France ait octroyé l’indépendance au Royaume du Laos dans le cadre de l’Union Française [4]. L’Empire colonial français est devenu l’Union Française en 1946 et les colonies des départements et territoires d’outre-mer. L’autonomie du Laos reste donc très limitée puisque le pays est malgré tout considéré comme faisant partie du territoire français. Mais en 1950 fut fondé un nouveau mouvement indépendantiste, et cette foi-ci procommuniste, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pathet_Lao">Pathet Lao</a>. Dès sa création, ce mouvement emmené par le Prince Souphanouvong (photo 1), rejoint le Viêt-Minh dans sa résistance contre l’occupation française dans la région. De plus, la proclamation de l’indépendance du Vietnam le 2 septembre 1945 conditionne celle du Laos. Ainsi, le pays considérant que la Révolution est unique pour l’ensemble de l’Indochine vient en aide à la résistance Lao. Petit à petit, « dans l’armée révolutionnaire que le Pathet Lao forge et qu’il nomme Armée de Libération Populaire Lao, le cadre qui reste avant tout politique, passe de l’autodéfense de village à la guérilla, de cette guérilla à l’armée régulière » ( Deuve 1984, 34) [5]. En d’autres termes, on assiste à la mise en place d’une résistance minutieusement organisée. Des bases naissent un peu partout sur le territoire Lao. Elles comprennent plusieurs villages ordonnés, c’est-à-dire composés d’une administration Pathet Lao, d’une milice d’auto-défence, de centres de fabrication d’armes, d’écoles ou encore d’un dispensaire. Ces bases sont rarement découvertes, et lorsqu’elles le sont, d’autres se reconstruisent plus loin. Nouhak, un des ministre de Souphanouvong citait le proverbe suivant pour décrire cette situation: « L’herbe est foulée par le pied qui passe, puis elle se redresse ». Ainsi, le Pathet Lao, après avoir prit le contrôle du nord du pays, délivre peu à peu les campagnes du sud, si bien qu’en 1953, le Laos proclame enfin son indépendance.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, l’éveil du nationalisme au Laos eut lieu à la fin de la seconde guerre mondiale, suite à la sévère défaite française. Mais plus précisément, se sont les mouvements anti-coloniaux émergeants de ce nouveau sentiment national qui permirent la mise en place d’une très forte résistance menant à l’accession de l’indépendance.</p>
<p><span style="text-decoration: underline"><br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><span style="font-weight: bold">Bibliographie</span></p>
<p>[1]: Lévy, Paul. 1974. <em>Histoire du Laos</em>. Paris: Presses Universitaires de France.</p>
<p>[2]: Na Champassak, Sisouk. 1961. <em>Tempête sur le Laos</em>. Paris: La Table Ronde.</p>
<p>[3]: <em>Laos</em>. En ligne. <a href="http://www.memo.fr/dossier.asp?ID=150">http://www.memo.fr/dossier.asp?ID=150</a> (page consultée le 1<sup>er</sup> novembre 2009).</p>
<p>[4]: Rapin, Ami-Jacques. 1998. <em>Guérillas, guerres secrètes et &#8220;covert operations&#8221; au Laos</em>. Essai Historiographique. Les Cahiers du CERIA, série rouge, no 10.</p>
<p>[5]: Deuve, Jean. 1984. Le Royaume du Laos: 1949-1965. Paris: L’Harmattan.</p>
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