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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Mondialisation</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LA POSITION DU VIETNAM DANS L’ESPACE MONDIAL</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:18:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Guillaume Lévesque
 
Depuis la chute de l’union soviétique, le Vietnam a subi des transformations au plan de ses relations internationales. Auparavant, le Vietnam avait seulement des liens économiques et culturels avec la Russie et les autres pays du bloc soviétique.  Aujourd’hui le Vietnam déclare vouloir s’intégrer dans l’économie de marché mondiale et entretenir des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Guillaume Lévesque</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis la chute de l’union soviétique, le Vietnam a subi des transformations au plan de ses relations internationales. Auparavant, le Vietnam avait seulement des liens économiques et culturels avec la Russie et les autres pays du bloc soviétique.  Aujourd’hui le Vietnam déclare vouloir s’intégrer dans l’économie de marché mondiale et entretenir des relations amicales avec le reste de la planète(3). Dans cette optique, Le Vietnam a depuis les années 90 adhéré à plusieurs organisations d’ordre économiques et culturelles comme l’<a href="http://www.aseansec.org/">ASEAN</a> (1995), l’<a href="http://www.apec.org/">APEC</a> (1998), l’<a href="http://www.francophonie.org/">OIF</a> et plus récemment dans l’<a href="http://www.wto.org/indexfr.htm">OMC</a> (2007) . L’entrée du Vietnam dans l’OMC est entre autres dû à la normalisation des relations  entre le Vietnam et les États- Unis et à l’accord bilatéral signé entre les deux pays. Mais, les deux pays n’ont pas totalement oublié la guerre du Vietnam et les rapports sont parfois tendus. Avec ses voisins asiatiques, les rapports sont généralement bons sauf dans le cas du Cambodge et de la Chine. Bref, le Vietnam qui était autrefois isolé du reste du monde s’intègre de plus en plus dans l’espace mondiale et tente d’entretenir des relations harmonieuses avec ses voisins asiatiques et le reste de la planète.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-646"></span></p>
<p style="text-align: justify">En entrant dans l’ASEAN en 1995, le Vietnam a opté pour un choix pragmatique. L’adhésion à cette union permet au Vietnam de favoriser les échanges économiques avec les autres pays de la région sans toutefois devoir renoncer à son idéologie politique. Même si l’organisation avait pour but lors de sa création en 1967 de freiner la montée du communisme, le but de l’association est maintenant surtout d’ordre économique(3). Avec la Thaïlande qui est pourtant le pôle concurrent de la région, les relations sont plutôt bonnes. Le premier ministre thaïlandais, lors de sa visite au Vietnam en 2008, avait entre autres déclaré qu’il « n’autoriserait personne ni aucune organisation à utiliser le territoire thaïlandais comme base arrière contre le Vietnam.»(2) Dans le cas de la Chine, même si les deux pays sont des pays voisins et partagent la même idéologie communiste, les relations entre les deux pays ont toujours été tendues, mais elles tendent aujourd’hui à se normaliser par de nombreuses visites amicales. C’est que les deux pays ont toujours été rivaux et cela depuis des temps immémoriaux.  Il ne faut pas  oublier que le Nord du Vietnam a déjà été une province chinoise pendant près de mille ans. Les Vietnamiens n’ont jamais voulu  redevenir des serfs de la nation chinoise. Mais plus récemment, les deux pays sont en conflit à propos de la souveraineté des îles Spratly et Paracel(1). En Asie comme sur le reste du globe, les relations internationales du Vietnam tendent à se normaliser même si dans certains cas, il reste des histoires non-réglées.</p>
<p style="text-align: justify">Même si aujourd’hui les États-Unis sont un partenaire économique important du Vietnam, il reste de la rancune réciproque concernant la guerre du Vietnam. Entre autres choses, les Américains ont accusé les Vietnamiens de toujours détenir des prisonniers de guerre, car des milliers de corps de soldats américains n’ont  jamais été retrouvés. Mais les soupçons tendent aujourd’hui à s’effacer, car le Vietnam fait de nombreux efforts pour retrouver les corps disparus. Bill Clinton est le premier président américain à avoir entreprit des démarches pour normaliser les relations entre les États-Unis et le Vietnam. Il a tout de suite vu le potentiel d’investir dans ce petit pays capable de résister à l’énorme puissance de la Chine. Graduellement, les relations entre les États-Unis et le Vietnam sont en train de s’améliorer. La méfiance tend à s’estomper. Mais les États-Unis ne sont pas le pays dont les relations internationales avec le Vietnam sont les plus importantes parmi les pays occidentaux. Il s’agit de la Russie, qui, malgré son changement drastique d’idéologie économique et politique depuis la chute de son gouvernement communiste, reste un partenaire important. La Russie voit entre autres le Vietnam comme un partenaire important pour limiter l’influence Chinoise à l’est, tandis que le Vietnam voie la Russie comme un partenaire alternatif à la Chine et aux États-Unis(2). Quand au Canada, il est surtout important pour des relations culturelles, car il ne faut pas oublier que la diaspora vietnamienne y est importante.</p>
<p style="text-align: justify">Bref le Vietnam n’est plus un îlot socialiste isolé comme l’est aujourd’hui la Corée du Nord. Le pays entretien des relations économiques et culturelles variées avec les pays d’Asie, mais aussi avec des anciens ennemis comme les États-Unis. Avec les années, le Vietnam semble de plus en plus s’intégrer dans l’économie de marché mondiale.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Références </strong></p>
<ol>
<li>Abuza Zachary.2001. <em>Renovating      politics in contemporary Vietnam</em>. Londres : Lynne Rienner.</li>
<li>Chéron, Bénédicte.2009. <em>Le Viet Nam, des blessures de l’histoire      à l’Asie du XXIème siècle</em>. Paris :      Éditions du Jubilé.</li>
<li>Dorvert, Stéphane, Benoit de Tréglodé.2004. <em>Viet Nam      contemporain</em>. Paris : les Indes Savantes.</li>
</ol>
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		<title>THAÏLANDE : CULTURE, PROSTITUTION INFANTILE ET MONDIALISATION</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 02:54:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Marie-Soleil Verville Allard
L’une des grandes caractéristiques de la mondialisation est l’accès plus facile aux autres pays, via le tourisme qui est de plus en plus présent et lucratif. En effet, plusieurs régions du monde comptent parmi leurs revenus nationaux d’importance cette activité, qui permet aux voyageurs avides d’exotisme d’aller où bon leur semble sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Marie-Soleil Verville Allard</strong></p>
<p style="text-align: justify">L’une des grandes caractéristiques de la mondialisation est l’accès plus facile aux autres pays, via le tourisme qui est de plus en plus présent et lucratif. En effet, plusieurs régions du monde comptent parmi leurs revenus nationaux d’importance cette activité, qui permet aux voyageurs avides d’exotisme d’aller où bon leur semble sur la planète. L’un des problèmes relevés de cette pratique, notamment en Asie du Sud-est, est l’émergence de plus en plus importante du tourisme sexuel, et de l’exploitation sexuelle des enfants. En Thaïlande, ce problème est en partie causé par la culture historique thaïlandaise, par le marché plus accessible dû à la mondialisation, mais aussi par la demande des clients d’avoir des relations sexuelles avec des personnes d’allure très jeune. Le gouvernement thaïlandais et la communauté internationale font des efforts pour lutter contre le problème, mais ceux-ci semblent être insuffisants pour régler définitivement le problème.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-500  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/ThailandChild1-300x208.jpg" alt="ThailandChild1" width="300" height="208" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: <a href="http://uncivilsociety.org/ThailandChild1.jpg">http://uncivilsociety.org/ThailandChild1.jpg</a><a href="http://uncivilsociety.org/ThailandChild1.jpg">Enfant1</a></p>
<p style="text-align: justify">L’une de causes de l’exploitation sexuelle des enfants dans cette région semble historique. En effet, avant 1865, la vente des femmes et des enfants y était légale, jusqu’à ce que le roi Rama IV impose une loi qui interdisait de vendre un enfant sans son consentement. La loi fut modifiée ensuite en 1901, puis en 1934 pour interdire complètement cette pratique. Cependant, la rapide industrialisation du pays, et la lente évolution des traditions firent en sorte que la famille a encore beaucoup de pouvoir sur les enfants, ce qui signifie que l’enfant a une obligation envers ses parents<a href="#_edn1">[i]</a>. C’est ainsi que beaucoup d’enfants qui se prostituent en Thaïlande voient leur situation : ils travaillent pour la prospérité et la survie familiale. </p>
<p style="text-align: justify">Une autre cause de l’avènement de l’exploitation sexuelle des enfants en Thaïlande (comme dans plusieurs autres pays de l’Asie du Sud-est) est l’accès au marché, facilité par la mondialisation. Il est important de comprendre que le tourisme sexuel existe aussi principalement, car il y a une demande pour celui-ci. En effet, la loi de l’offre et de la demande s’applique au milieu de l’exploitation sexuelle des enfants en Thaïlande.</p>
<p style="text-align: justify">La recherche de prostituté(e)s d’apparence jeune cause aussi le problème de la prostitution infantile<a href="#_edn2">[ii]</a>. En effet, beaucoup d’hommes<a href="#_edn3">[iii]</a> qui participent au tourisme sexuel en Thaïlande ont une préférence marquée pour les femmes (ou les hommes), très jeunes, de petite taille, et avec des caractéristiques prépubères (par exemple, l’absence de poils sur le corps).<a href="#_edn4">[iv]</a>  Ces traits, que l’on retrouve fréquemment chez les jeunes femmes thaïes (même si elles sont majeures), sont aussi les traits qui seraient associés à de jeunes enfants. Une autre raison de la recherche de quelqu’un qui a une apparence jeune a aussi rapport avec la peur des maladies transmises sexuellement. Plusieurs touristes croient (souvent à tort) que plus la personne est jeune, moins il y a de risque d’attraper une MTS. Ainsi, plusieurs analystes s’entendent pour dire que plusieurs clients seraient incapables de faire la différence entre une prostituée d’âge légal (18 ans et plus), et une prostituée de 16, 15, 14 ou même 13 ans. Le fait n’est donc pas que ces gens participent consciemment à l’exploitation sexuelle de jeunes enfants, mais qu’ils encouragent la recherche de ces critères dans la sélection des prostitué(e)s par les tenanciers de bars, les proxénètes, etc.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-501  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/45222476_stop-child-porn-manila466x3-300x193.jpg" alt="_45222476_stop-child-porn-manila466x3" width="300" height="193" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo : <a href="http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/45222000/jpg/_45222476_stop-child-porn-manila466x3.jpg">http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/45222000/jpg/_45222476_stop-child-porn-manila466&#215;3.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Mais que fait le gouvernement thaïlandais pour contrer ce problème? Serait-il prêt à prendre des mesures coercitives, et ainsi réduire une partie importante de l’industrie qui lui rapporte 6,7 % de son PIB<a href="#_edn5">[v]</a> ? Selon le <a href="http://www.humantrafficking.org/">HumanTrafficking.org</a>, plusieurs rapports, provenant notamment des États-Unis, établissent que le gouvernement thaïlandais ne prend pas assez de moyens pour régler le problème de l’exploitation sexuelle (dont celle des enfants). Le gouvernement fait des efforts réels pour lutter contre le problème en ajoutant de nouvelles lois contre le trafic humain et le droit des enfants et en signant des accords avec d’autres pays de l’Asie du Sud-est comme le Laos et le Cambodge qui connaissent le même problème. Plusieurs pays occidentaux s’entendent cependant pour dire que les autorités thaïlandaises ne luttent pas assez efficacement contre l’exploitation sexuelle et le trafic humain sur son territoire. Certains officiels gouvernementaux seraient même soupçonnés de participer au trafic humain<a href="#_edn6">[vi]</a>. </p>
<p style="text-align: justify">De plus, le marché de l’exploitation sexuelle des enfants en Thaïlande est caractérisé par l’avènement d’un outil propre à la mondialisation que tout le monde utilise chaque jour : l’Internet. En effet, la Thaïlande a été classée 5e productrice de pornographie infantile<a href="#_edn7">[vii]</a> en 2006. Ces sites sont produits par des étrangers ainsi que par des Thaïlandais. Cette industrie se présente aussi comme très lucrative, et est aussi de plus en plus difficile à punir, car les producteurs sont souvent plus difficiles à repérer. Malheureusement, plusieurs organismes s’entendent pour dire que le gouvernement thaïlandais est mal équipé pour faire ce type de lutte, qui demande des ressources et des forces policières spécialisées.</p>
<p style="text-align: justify">Qu’en est-il de la communauté internationale? Car, en contexte de mondialisation, il est logique de s’attendre à des actions communes des pays pour éradiquer les problèmes qui nuisent à leurs populations. Plusieurs pays ont pris des mesures coercitives à l’intérieur de leurs frontières pour punir les gens trouvés coupables d’abus sexuels sur des enfants lors de voyages à l’étranger. De plus en plus de gouvernements et d’organismes non gouvernementaux travaillent à la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=kPK992fRxhc&amp;feature=related">sensibilisation</a> du problème de l’exploitation sexuelle des enfants, autant en Thaïlande que dans les autres régions de l’Asie du Sud-est, et aussi partout où ce problème est présent.  </p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Jeremy Seabrook, <em>Travels in the Skin Trade.  Tourism and the Sex Industry</em>, (Londres: Pluto Press, 2001), 147-149.</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> On exclut ici le problème des pédophiles qui profitent du tourisme sexuel pour assouvir leurs désirs. Cette catégorie de clients est par contre souvent décrite comme moins importante.</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Le tourisme sexuel est, en effet, surtout associé aux hommes. Différentes recherches sur le tourisme sexuel fait par les femmes ont été menées, mais montrent toujours que la plus grande partie des touristes sont masculins. </p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Heather Montgomery, «Buying innocence : child-sex tourists in Thailand», <em>Third World Quaterly</em> 5 (2008), 903-917.</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Diethelm Travels, « Thailand Tourism Review », (2007) En ligne. <a href="http://www.bangkokpost.com/tourismreview2007/10.html">http://www.bangkokpost.com/tourismreview2007/10.html</a>, (page consultée le 25 octobre 2009).</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> États-Unis, Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, <em>Human Rights Report: Thailand</em>, (États-Unis : Departement of State, 2006).</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> ECPAT International, <em>Global monitoring: Report on the status of action against sexual exploitation of children – Thailand, </em>2006, p.12.</p>
<p> </p>
<p><span style="font-weight: bold">Bibliographie</span></p>
<p>Diethelm Travels, 2007, <em>Thailand Tourism Review</em>, En ligne. <a href="http://www.bangkokpost.com/tourismreview2007/10.html">http://www.bangkokpost.com/tourismreview2007/10.html</a>, (page consultée le 25 octobre 2009).</p>
<p>ECPAT International, 2006, <em>Global monitoring: Report on the status of action against sexual exploitation of children – Thailand, </em>Bangkok: ECPAT International.</p>
<p>États-Unis, Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, (2006) <em>Human Rights Report: Thailand</em>, États-Unis : Departement of State.</p>
<p>Montgomery, Heather, 2008, «Buying innocence: child-sex tourists in Thailand», <em>Third World Quaterly</em> 5 (no.29) : 903-917.</p>
<p>Seabrook, Jeremy, 2001, <em>Travels in the Skin Trade.  Tourism and the Sex Industry</em>, Londres: Pluto Press. <span style="text-decoration: underline"> </span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ethnicité et mondialisation : de la pertinence d’une lecture humaine de la piraterie en Asie du Sud-Est</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 02:42:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Asie du Sud-Est]]></category>
		<category><![CDATA[Ethnicité]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Patrick Milochevitch
Résolument aussi ancien que la mer et le commerce maritime international, le phénomène pirate en Asie du Sud-Est constitue, à l’ère de la mondialisation, un enjeu géopolitique local et global hautement stratégique. Majoritairement analysée en terme de commerce mondial, de sécurité internationale ou de souveraineté nationale, la piraterie « moderne », comme par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Patrick Milochevitch</strong></p>
<p style="text-align:justify">Résolument aussi ancien que la mer et le commerce maritime international, le phénomène pirate en Asie du Sud-Est constitue, à l’ère de la mondialisation, un enjeu géopolitique local et global hautement stratégique. Majoritairement analysée en terme de commerce mondial, de sécurité internationale ou de souveraineté nationale, la piraterie « moderne », comme par le passé, n’en demeure pas moins une affaire d’hommes. À ce titre, elle possède une dimension ethnique et sociale qui la relie à des questions de tradition, d’intégration et de lutte identitaire. L’élément de la « tradition », bien que difficile à évaluer, demeure, en Asie du Sud-Est, incontournable.<br />
<span id="more-128"></span> <a href="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/patmilo.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-129" src="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/patmilo.jpg?w=300" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align:left">La piraterie est historiquement avérée dans la région bien avant la colonisation européenne à partir du 15ème et 16ème siècles.</p>
<p>Pratiquée par des populations littorales dont les activités de subsistance étaient majoritairement orientées vers la mer, la piraterie se serait développée, sous des formes hétérogènes, en temps que stratégie de survie économique opportuniste, complémentaire, en parallèle au développement du commerce maritime international  (Young, 2006, p.25).</p>
<p style="text-align:justify">Stratégie économique opportuniste d’une part, elle fût aussi institutionnalisée par les différents pouvoirs locaux. En compétition, les uns avec les autres, la piraterie devenait pour nombres de sultanats régionaux, un instrument de contrôle territorial et de prestige régional, par l’organisation ou la commandite de bandes armée opérant razzias et pillages ou imposant taxes et droits de passages .  Ceci n’est pas sans rappeler les corsaires  européens…</p>
<p style="text-align:justify">Au fil de l’histoire, l’imaginaire local, comme en Occident d’ailleurs, à intégrer une représentation ambivalente du pirate entre « robin des bois des mers » et « chien de mers sans foi ni loi ».</p>
<p style="text-align:justify">Depuis, Raga et Lai Chon San, peuples Bugis, Tausug, Orang Laut, Sama, Iranun, héros ou terreurs, incarnent, dans l’inconscient collectif de nombres de leurs descendants, masculinité, force, et bravoure : « Être pirate  a de longue date permis aux jeunes de s’affirmer » (CORDELIER, 1993).</p>
<p style="text-align:justify">Pas de particularisme ethnique ici, plus fondamentalement, on est en présence d’un enracinement historique régional de la piraterie dont la perception renvoi finalement à une « profession banale, socialement admise » (FRECON, 2002, p.51).</p>
<p style="text-align:justify">Aujourd’hui, les anciens sultanats sont devenus des États-Nations. L’équilibre mondial issu de l’ordre bipolaire de la « guerre froide » a fait place à la mondialisation et au libéralisme économique. La croissance économique régionale, fulgurante jusqu’à la crise financière et sociale de 1997, a profondément déstabilisé  l’Asie du Sud-Est.</p>
<p style="text-align:justify">Les États de la région, au premier rang desquels, l’Indonésie, mais aussi la Malaisie ou les Philippines, ont vu leurs capacités de contrôles étatiques s’effriter. Dans ces pays, points chauds de la piraterie moderne, la résurgence du phénomène pirate coïncide, notamment, avec les défis posés par l’intégration du territoire national et de l’identité nationale.</p>
<p style="text-align:justify">A l’opposé, des opulentes mégalopoles à l’urbanisme démesuré et des mirages de la croissance, subsistent  des  populations périphériques exclues du développement économique.<br />
Marginalisation spatiale tout d’abord : ces populations majoritairement issues de villages côtiers, « ces oubliés de la croissance », voient même leurs activités de  subsistance réduites ou détruites à causes des nuisances liées au développement du commerce maritime (pollution entre autre).</p>
<p style="text-align:justify">De ce fait, elles trouvent  leur salut dans la réactivation ou l’intensification des activités de banditisme en mer : rançonnage de pêcheurs locaux ou de touristes, pillages d’embarcations commerciales de faibles tonnages et des équipages ; « Au large de Java et de Sumatra, un assaut de pirates peut rapporter plus de 30 000 dollars en moins de quinze minutes ! » (GIRARD, 2003, p.18). On note par ailleurs, que l’occasion fait le larron, « 80 % de ces actes de piraterie sont des attaques d’opportunités menées par des pêcheurs qui augmentent ainsi leurs revenus en volant l’argent du bord et quelques babioles pour finalement retourner s’abriter dans leur villages » (BERTIN MOUROT, LELIEUR, TERROIR, 2005, p.42).</p>
<p style="text-align:justify">Soulignons qu’à cette forme d’activité opportuniste « de survie » à l’échelle locale, vient s’ajouter une forme beaucoup plus structurée et hautement élaborée : la piraterie liée aux réseaux du crime organisé opérant à l’échelle mondiale.</p>
<p style="text-align:justify">Marginalisation identitaire ensuite : l’exclusion économique se greffe dans certains cas à une exclusion liée à l’origine ethnique ou religieuse. L’activité pirate est alors motivée, non par l’appât fondamental du gain, mais par des revendications idéologiques identitaires qui peuvent être reliées au monde du terrorisme international<br />
Certains groupes indépendantistes, d’obédience musulmane en majorité (Jemah Islamiyah, Abu Sayyaf), ou mouvements de libération (Aceh), pratiquent le pillage et l’enlèvement contre rançon afin de financer leurs luttes armées.</p>
<p style="text-align:justify">Exclusion sociale et pauvreté, couplé à une forme d’acceptabilité sociale « traditionnelle », ne sommes nous pas en présence du terreau le plus fertile qui soit pour assurer un recrutement permanent de nouveaux candidats pirates et par conséquent, la continuité de la menace qui pèse sur les mers d’Asie du Sud-Est ?<br />
&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">BERTIN-MOUROT Edouard, LELIEUR Frédéric et TERROIR Emmanuel (2005), Terrorisme et Piraterie : des menaces contemporaines à la sûreté des transports maritimes de marchandises, coll. Entreprises et Management, Paris, L’Harmattan</p>
<p style="text-align:justify">BERTRAND Romain (2001), L’affaire des otages de Jolo : un exemple de criminalisation du politique en Asie du Sud-Est, dans Revue internationale et stratégique, n°43, p.40-47</p>
<p style="text-align:justify">CORDELIER Jeanne (1993),  Alerte, pavillon noir !, le Nouvel Observateur, 25 novembre 1993</p>
<p style="text-align:justify">FRECON Eric (2002), Pavillon noir sur l’Asie du Sud-Est : histoire d’une résurgence de la piraterie maritime, coll. Analyses en Regard, IRASEC/L’Harmattan, Bangkok/Paris</p>
<p style="text-align:justify">GIRARD Eric (2003), La piraterie en Asie du Sud-Est : une carte d’influence, Mémoire de géopolitique, Paris, Collège Interarmées de Défense</p>
<p style="text-align:justify">Joseph N.F.M. à Campo (2003),  Discourse without Discussion: Representations of Piracy in Colonial Indonesia 1816-25, Journal of Southeast Asian Studies, 34 (2), pp 199-214</p>
<p style="text-align:justify">KANE Solomon, MARTIN Francis (2005), Pirates et terroristes en mer d’Asie : un maillon faible du commerce mondial, Paris, AutrementFrontières</p>
<p style="text-align:justify">KANE Solomon, PASSICOUSSET L. (2000), La piraterie, symptôme d’une Asie fragilisée, Le monde diplomatique, n°555, juin 2000</p>
<p style="text-align:justify">Le MONDE (2003), Cahier spécial Piraterie Maritime,  29 novembre 2003, p.2</p>
<p style="text-align:justify">www.imo.org, Piraterie et vols à mains armées en mer, pages consultées le  8 juin 2008</p>
<p style="text-align:justify">www.terrorisme.net, Terrorisme maritime : état de la menace en Asie du Sud-Est et dans le monde, pages consultées le 6 juin 2008</p>
<p style="text-align:justify">YOUNG Adam J. (2006), Contemporary Maritime Piracy in Southeast Asia : History, Causes and Remedies, Institute of Southeat Asian Studies, Singapore</p>
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		<title>Les impacts de la mondialisation aux Philippines</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 02:18:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Par Vanessa Alexandra Duchemin
L’implantation aux Philippines  des firmes multinationales a eu un impact positif important sur l’économie nationale et a permis d’attirer des investissements étrangers. La mondialisation contribuerait donc au développement des Philippines, ce qui impliquerait donc une meilleure économie, une baisse du taux de chômage, une meilleure qualité de vie et une plus grande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Vanessa Alexandra Duchemin</strong></p>
<p style="text-align:justify">L’implantation aux Philippines  des firmes multinationales a eu un impact positif important sur l’économie nationale et a permis d’attirer des investissements étrangers. La mondialisation contribuerait donc au développement des Philippines, ce qui impliquerait donc une meilleure économie, une baisse du taux de chômage, une meilleure qualité de vie et une plus grande stabilité politique et sociale. Toutefois, ce qui en surface peut paraître un avantage pour les Philippines, présente également d’importants désavantages. En effet,  la mondialisation permet une certaine modernisation, une croissance économique dans certains cas, mais par contre les droits humains et la souveraineté de la population sont remis en question.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-124"></span></p>
<p style="text-align:justify">À partir des années 1960, les Philippines entament un processus de dérégulation de l’économie et de libéralisation des échanges . Les entreprises étrangères viennent alors s’implanter aux Philippines, notamment des entreprises qui exploitent les ressources naturelles. Cela génère donc beaucoup d’emplois, permet une industrialisation et un développement du pays. En 1995, le gouvernement permet aux entreprises minières étrangères de s’implanter aux Philippines très facilement, dans le but de promouvoir son économie. Un exemple de ces entreprises minières est l’entreprise canadienne TVI Pacific Inc. En 2005, TVI Pacific Inc. s’implante aux Philippines pour extraire et exploiter des métaux (or, cuivre, argent, etc.) . Néanmoins, la mise en place de cette mine pose problème au niveau social et au niveau environnemental dans la région. Dans un premier temps, TVI Pacific obtient l’appui du gouvernement pour déplacer les populations qui habitaient la région de Canatuan, afin d’obtenir l’espace nécessaire pour faire la mine . De plus, le lieu d’emplacement de la mine est considéré comme un lieu sacré pour les autochtones de la zone, et le simple fait de placer la mine à cet endroit pose un problème au niveau éthique . La mine crée donc de nombreux emplois et crée un certain dynamisme dans la région. Cependant, malgré le fait que la mine ait créé de nombreux emplois, il s’agit de conditions de travail dangereuses et qui ne sont pas payées proportionnellement au niveau de danger que cela implique. La population locale de la région est donc mise à l’écart de toute décision prise en rapport à la mine, et ne font que subir les conséquences négatives de cette dernière.</p>
<p style="text-align:justify">Au niveau social, la mise en place de la mine par TVI Pacific pose un problème éthique dans la mesure où les populations autochtones n’ont pas le droit de déterminer ce qu’elles veulent faire de leur territoire et où elles veulent habiter . D’après l’article 1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, « tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel » . Ce droit se trouve alors bafoué par le gouvernement philippin et par la multinationale TVI Pacific qui ont déplacé les habitants de la zone, d’autant plus que TVI Pacific obtient l’appui de l’armée pour assurer la sécurité sur les lieux de la mine .<br />
Au niveau environnemental, la mise en place de la mine pose de nombreux problèmes tels que la pollution des cours d’eau de la région, la disparition de montagnes, le déboisement accéléré, l’effondrement des sols, des éboulements, des glissements de terrain lors des pluies, etc. Cela diminue donc la qualité de vie et aussi leur sécurité.</p>
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		<title>Les failles de la mondialisation et de la croissance économique en Thaïlande</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 02:15:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Par Vanessa Alexandra Duchemin
D’un point de vue occidental, le développement en Thaïlande est vu comme un grand accomplissement, principalement au niveau économique et technologique, tout comme pour les autres pays d’Asie du Sud-Est. Cet apparent développement est souvent considéré comme étant le résultat de l’ouverture économique du pays, d’une meilleure adoption du libre-échange, bref, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Vanessa Alexandra Duchemin</strong></p>
<p style="text-align:justify">D’un point de vue occidental, le développement en Thaïlande est vu comme un grand accomplissement, principalement au niveau économique et technologique, tout comme pour les autres pays d’Asie du Sud-Est. Cet apparent développement est souvent considéré comme étant le résultat de l’ouverture économique du pays, d’une meilleure adoption du libre-échange, bref, il est vu comme étant le résultat de la mondialisation et de l’adoption par la Thaïlande de pratiques plus occidentales. Cela impliquerait donc automatiquement la croissance économique et la démocratie. Cependant, il existe une certaine face cachée derrière cette modernisation, et elle n’est pas toujours prise en compte.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-123"></span><br />
Après la Seconde Guerre mondiale, les pays d’Asie connaissent une forte accélération en termes de croissance économique. Toutefois, la croissance économique n’est pas nécessairement synonyme de développement et de réduction de la pauvreté. En jetant un regard global, la mondialisation entraîne dans un grand nombre de pays, tels que la Thaïlande, une forte croissance économique et une réduction relative de la pauvreté. Dans un premier temps, cela accentue la distribution inégale des richesses. En effet, malgré le fait que le niveau de pauvreté absolue (la pauvreté absolue est évaluée en fonction des revenus bruts) ait légèrement diminué, le niveau de pauvreté global demeure toujours élevé étant donné que le fossé entre riches et pauvres demeure très grand. En effet, la mondialisation permet aux riches de s’enrichir de façon presque démesurée. De plus, le système économique et financier dont les bases ont été créées par la mondialisation montre ses nombreuses failles lors de la crise financière de 1997. En effet, la crise de 1997 émerge en Thaïlande, étant donné que l’État cache alors au FMI la dévaluation de la monnaie. De plus, cette crise aura pour conséquence non seulement des répercussions négatives sur le système monétaire, mais également sur l’État et la société. La mondialisation permet jusqu’alors une forte augmentation de la création d’emplois, même si cela n’avait pas pour autant permis une nette réduction de la pauvreté. Lors de la crise, de nombreux emplois vont être perdus et le taux de chômage va donc augmenter considérablement. Cela crée alors certains conflits sociaux et politiques autour de la question économique en Thaïlande. On voit alors apparaître les failles d’un système capitaliste installé en Asie, que l’on croyait jusque-là pratiquement infaillible. Cette crise est principalement due aux excès d’investissement et au manque de régulation de l’économie et des flux monétaires. Il est cependant difficile de dire s’il s’agit d’une crise associée directement liée au modèle ou s’il s’agit d’une crise associée à la façon dont le modèle a été appliqué. De plus, malgré le fait que la Thaïlande ait entamé de nouveau sa croissance économique, il est difficile de penser que cette dernière ne sera pas encore victime d’une crise économique ou financière influencée par les effets de la mondialisation. C’est-à-dire que par la mondialisation et par le système mis en place en Thaïlande qui accepte d’une certaine façon le système promulgué par les grandes puissances. Par conséquent, la mondialisation, bien qu’elle puisse sembler être un aspect positif en termes de croissance économique, de réduction du chômage et de modernisation, elle ne semble pas permettre dans le long terme d’atteindre une équité en ce qui concerne la distribution des richesses et une stabilité du système économique et financier.</p>
<p style="text-align:justify">&#8211; —</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">Girling, John. 1996. Interpreting Development. Capitalism, Democracy, and the Middle Class in Thailand. New York : Cornell Southeast Asia Program Publications.</p>
<p style="text-align:justify">Economic and Social Commission for Asia and the Pacific. 2002. Sustainable Social Development in a Period of Rapid Globalization : Challenges, Opportunities and Policy Options. New York : Nations Unies.</p>
<p style="text-align:justify">Fouquin, Michel, Philippe Richer, dir. 1999.  Crise en Asie du Sud-Est. Paris : Presses de Science Po.</p>
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		<title>Les défis de la mondialisation au niveau politique en Birmanie</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 02:12:50 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Par Vanessa Alexandra Duchemin
Contrairement à la tendance du reste de l’Asie qui semble faire des efforts pour marcher vers la démocratie, la Birmanie reste et demeure sous un régime autoritaire et répressif. La Birmanie met tout de même en place certaines institutions modernes et ayant un certain aspect démocratique, mais malgré une certaine intégration de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Vanessa Alexandra Duchemin</strong></p>
<p style="text-align:justify">Contrairement à la tendance du reste de l’Asie qui semble faire des efforts pour marcher vers la démocratie, la Birmanie reste et demeure sous un régime autoritaire et répressif. La Birmanie met tout de même en place certaines institutions modernes et ayant un certain aspect démocratique, mais malgré une certaine intégration de valeurs et principes démocratiques, la mondialisation ne semble avoir aucun impact sur le gouvernement birman, et ne semble pas aider à résoudre la question du respect des droits de l’homme.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-122"></span><br />
La mondialisation est caractérisée par la multiplication et par la plus grande étendue des échanges internationaux, qu’il s’agisse d’échanges commerciaux, de déplacements de populations, de relations politiques, etc. La mondialisation implique aussi une libéralisation des échanges, et une uniformisation des pratiques et des modèles sociaux. Sur le plan politique, cela voudrait donc dire que tous les pays tendent de plus en plus à avoir les mêmes principes, les mêmes pratiques, et aussi des régimes semblables, où la démocratie serait vue pour la grande majorité comme le modèle à suivre. En Birmanie, le gouvernement a souvent été dirigé par l’armée. Celle-ci joue le rôle principal dans la politique, ce qui est encore le cas aujourd’hui. En effet, le régime en place est considéré comme une dictature militaire et il est très difficile pour les autres pays, y compris les grandes puissances, d’intervenir ou même d’influencer le gouvernement dans ses actions.</p>
<p style="text-align:justify">
Dès la fin de la colonisation, la Birmanie a fait face au pouvoir militaire qui s’est approprié le pouvoir politique. Lors du renversement d’U Nu, qui était le Premier ministre en place lors de l’indépendance, les militaires qui combattaient pour l’indépendance forment le nouveau gouvernement. Ceci donne alors lieu à beaucoup de réactions pessimistes venant de l’étranger, vu qu’il était difficile de croire que ce régime formé d’anciens rebelles pourrait mettre en place une administration qui mettrait l’accent sur les droits de l’Homme et la démocratie. C’est ce que prévoit l’ambassadeur d’Angleterre en Birmanie, Richard H.S. Allen, en 1960, en disant que « si l’armée doit encore intervenir, la démocratie ne va pas se rétablir avant plusieurs générations, si ce n’est jamais ». Cette affirmation s’est avérée vraie jusqu’à aujourd’hui, car aujourd’hui il ne semble pas y avoir de réelles voies immédiates pour sortir la Birmanie de cette dictature, du moins dans le moyen terme. Dès qu’il y a une opposition, le gouvernement utilise des moyens de répression pour calmer les révoltes. C’est notamment le cas avec Aung Suu Kyi, une des leaders de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), qui est le parti qui présente la plus grande menace pour le régime, étant donné sa grande popularité au sein de la population. En effet, cette dernière est mise sous assignation à domicile depuis 1989. Les pressions faites par les autres pays, par les organisations non gouvernementales, et par les organisations internationales influentes telles que l’ONU, ne font encore aucun effet et le gouvernement birman reste ferme sur sa décision. Toutefois, le parcours d’Aung Suu Kyi montre qu’il est éventuellement possible d’intégrer des structures plus démocratiques dans le pays. En effet, cette dernière étudie en Angleterre à Oxford après avoir fait une partie de ses études en Birmanie et lorsqu’elle retourne au pays, elle ramène avec elle toutes ses connaissances acquises à l’étranger. Cela lui permet de les partager ensuite avec la population à travers le NLD, et les contestations de la population envers le gouvernement deviennent donc de plus en plus nombreuses. De plus, les relations extérieures de la Birmanie sont très restreintes étant donné que les gouvernements consécutifs considèrent, ou avancent le prétexte selon lequel une ouverture vers le monde extérieur aurait pour résultat la disparition de la culture et de la tradition birmane. Le gouvernement birman actuel ferme encore ses portes lors des manifestations des moines qui ont été<a href="http://www.tv5.org/TV5Site/5sur5/player.php?url=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2007/CBFT/5Sur5200710131700_4.asx"> violemment réprimées</a>, ou dans le contexte du cyclone qui a frappé la Birmanie en mai 2008, soit en bloquant l’aide humanitaire, soit en l’attribuant à des groupes de leur choix.</p>
<p style="text-align:justify">
Cependant, il est probable que la Birmanie s’ouvre vers l’extérieur pour promouvoir son économie, afin de préserver le gouvernement militaire qui a besoin de financement pour se maintenir en place.</p>
<p style="text-align:justify">&#8211; —</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">Neher, Clark D. 1991. Southeast asia in the new international era. Boulder : Westview Press.<br />
Callahan, Mary P. 2003. Making enemies. War and state building in Burma. Londres : Cornell University     Press.<br />
Éthier, Diane. 2006. Introduction aux relations internationales. Montréal : Les Presses de l’Université de     Montréal.</p>
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		<title>Les défis de la mondialisation en Indonésie</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 02:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Vanessa Alexandra Duchemin
La mondialisation, c’est-à-dire l’ouverture sur le monde, la multiplication des échanges et l’uniformisation des pratiques, est souvent perçue comme un aspect favorable au développement des pays. La mondialisation avait permis une forte croissance en Indonésie et dans le reste de l’Asie du Sud-Est. Toutefois, la mondialisation pose un certain nombre de défis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Vanessa Alexandra Duchemin</strong></p>
<p style="text-align:justify">La mondialisation, c’est-à-dire l’ouverture sur le monde, la multiplication des échanges et l’uniformisation des pratiques, est souvent perçue comme un aspect favorable au développement des pays. La mondialisation avait permis une forte croissance en Indonésie et dans le reste de l’Asie du Sud-Est. Toutefois, la mondialisation pose un certain nombre de défis qu’il est nécessaire d’aborder à travers les points de vue historique, économique, politique et social.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-121"></span></p>
<p style="text-align:justify">Lors de la colonisation par la Hollande, l’Indonésie est déjà marquée par la diversité.  En effet, elle a été sous le contrôle de plusieurs empires, dont un hindouiste et un musulman . Au moment de la colonisation, l’Indonésie fait face à un bouleversement au point de vue de l’organisation politique et sociale. Les Hollandais modernisent donc les structures politiques du pays tout en préservant d’une certaine manière la façon de fonctionner qui était déjà établie . Des institutions occidentales sont mises en place, et les Indonésiens doivent donc s’y adapter, ce qui implique qu’ils doivent s’adapter à une culture qui n’est pas la leur. À la suite de ce mélange de culture, en prenant aussi en compte la courte colonisation par le Japon lors de la 2e Guerre mondiale, on retrouve une Indonésie dont la culture penche principalement vers l’Islam. Toutefois, il est difficile de négliger le rôle de la colonisation qui a entraîné une christianisation de la population . Malgré le fort enracinement dans la tradition, l’Indonésie doit faire face à des éléments déstabilisateurs venant de l’étranger. La tradition et même l’identité indonésienne deviennent de plus en plus fragiles étant donné que lorsqu’elle a accès à cet autre monde plus occidentalisé la population est tirée entre deux mondes. De plus cette occidentalisation d’une partie du pays crée jusqu’à aujourd’hui un certain clivage entre ceux qui sont adaptés au monde moderne et ceux qui sont encore considérés comme « en retard » .</p>
<p style="text-align:justify">Aujourd’hui, l’Indonésie se montre prudente face aux effets de la mondialisation et se montre réticente face à une trop grande ouverture vers le monde extérieur, et cela en raison de ses antécédents liés à la colonisation. Les Indonésiens veulent évidemment s’ouvrir afin de se moderniser plus et d’apprendre plus, mais craignent en même temps qu’une trop grande ouverture pourrait entraîner une nouvelle colonisation, mais cette fois sous forme économique . En effet, certains craignent que certains pays puissent avoir le contrôle de l’île à travers les multinationales et les accords économiques.</p>
<p style="text-align:justify">Néanmoins, malgré ses réticences, l’Indonésie tente d’ouvrir ses frontières et de s’intégrer dans le marché mondial à travers des accords régionaux tels que l’ASEAN. Cette dernière a été créée en 1967 et a aujourd’hui pour but d’assurer une coopération économique et l’intégration des pays membres dans le marché international. Toutefois, les pays de l’ASEAN restent encore en marge du marché international et les efforts pour sortir de cette situation ne sont encore que très faibles. Un autre problème posé par la mondialisation est qu’elle a créé par la suite une crise, car des investissements massifs ont été faits dans des marchées sans débouchés. Cela débouche alors sur la crise financière de 1997, caractérisée par une baisse du taux d’investissement, du taux de croissance, et par une forte augmentation du taux de chômage .</p>
<p style="text-align:justify">
La mondialisation aura également des conséquences dans les domaines politique et social, étant donné que la crise a provoqué une montée des tensions au sein de la population indonésienne . En effet, la crise de 1997 va entrainer un accroissement accéléré de la pauvreté dans les années qui suivent, ce qui va causer des problèmes sociaux, notamment à cause du manque de moyen et des inégalités. Par rapport à cela, la Banque Mondiale a cherché à minimiser les statistiques pourtant inquiétantes concernant l’évolution du taux de pauvreté. Cette dernière, ainsi que le FMI vont également demander en 1998 au gouvernement de Suharto d’arrêter de subventionner  la population, chose qui va encore aggraver le niveau de pauvreté en Indonésie . Dans ce contexte, la BM propose un certain nombre de solutions dont le retour des pauvres vers les milieux ruraux. Elle change ensuite de tactique en faisant le gouvernement indonésien financer un programme de protection social et de subvention sur le riz. Cependant, les plus pauvres n’étaient pas les principaux bénéficiaires .</p>
<p style="text-align:justify">Au niveau politique, l’ouverture vers le monde extérieur pose également des problèmes. Avec les États-Unis, l’Indonésie entretient des relations assez tendues depuis la Guerre froide. Les États-Unis considéraient l’Indonésie comme un lieu de tension et comme une menace, dont le principal coupable était le parti communiste indonésien (PKI). Ils se sont donc résolus à combattre l’influence de ce parti directement par des moyens militaires et vont donc soutenir Suharto lors du massacre des communistes, ce qui aura pour conséquence un total de plus de 500 000 morts en quelques mois.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>Dixon, Chris. 1991. South East Asia in the World-Economy. New York : Cambridge University Press.</p>
<p>France. UNESCO.1986. La politique culturelle en Indonésie. Paris : UNESCO.</p>
<p>Raillon, François. 1999l. Indonésie : La réinvention d’un archipel. Paris : La documentation française.</p>
<p>Ramonet, Ignacio. 1999. « La mondialisation contre l’Asie ». Le Monde diplomatique.</p>
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