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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Monarchie</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LE BRUNEI : LA PERSISTANCE DE LA MONARCHIE ABSOLUE</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 02:02:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Brunei]]></category>
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		<category><![CDATA[Régime politique]]></category>

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		<description><![CDATA[par Lu Wei Zheng
On entend rarement parler du Brunei sur la scène internationale. Le pays a été dirigé sans interruption par une monarchie absolue jusqu’à aujourd’hui. Le sultan est à la fois le chef de l’État et le président du gouvernement. Dans le présent billet, nous essayons de comprendre les facteurs qui permettent la persistance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Lu Wei Zheng</strong></p>
<p style="text-align: justify">On entend rarement parler du <a href="http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/brunei.htm">Brunei</a> sur la scène internationale. Le pays a été dirigé sans interruption par une monarchie absolue jusqu’à aujourd’hui. Le sultan est à la fois le chef de l’État et le président du gouvernement. Dans le présent billet, nous essayons de comprendre les facteurs qui permettent la persistance de la monarchie absolue au Brunei. Cette continuation peut être justifiée par la faible pression venue de l’extérieure et de l’intérieure. Dans la sphère internationale, le pétrole joue certainement un rôle crucial, mais il n’est pas la seule variable. Nous devons aussi prendre en compte les tentatives de réforme du sultan. Dans la sphère domestique, on observe une stabilité relative maintenue par un État autoritaire et riche.<span id="more-657"></span></p>
<p style="text-align: justify">Sur le plan extérieur, malgré le caractère autoritaire du régime, il n’y a guère de protestation à son égard. On fait rarement appel à la démocratisation du Brunei. Cette retenue de la communauté internationale peut être expliquée par ses réserves de pétrole. Face à la pénurie des ressources énergétiques, tous les pays ont donc l’intérêt d’établir une bonne relation avec le Brunei. Citons l’exemple de l’Angleterre, ancien protecteur; celle-ci a offert au sultan une grande marge de manœuvre lors de l’indépendance. De plus, <a href="http://i-epistemology.net/attachments/687_Ajiss19-2%20-%20Book%20Reviews%20-%20The%20Brunei%20Constitution%20of%201959%20inside%20History.pdf">la constitution de 1959</a> est rédigée en faveur du sultan en prévenant que le pouvoir ne serait pas transféré au peuple.<a href="#_ftn1">[1]</a> En consolidant l’autorité du sultan, l’Angleterre a garanti le lien commercial, surtout en matière de pétrole, avec le Brunei.<a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify">D’autre part, le silence de la communauté internationale est également en partie dû au respect relatif des droits de l’Homme au Brunei. On observe des efforts de modernisation au sein du gouvernement dès les années 80. Par exemple, le cabinet des ministres a été formé dans le but de développer les structures politiques en dehors du sultanat.<a href="#_ftn3">[3]</a> Malgré que ces changements demeurent plutôt symboliques, on constate que le sultan est conscient de la nécessité de réformer le système afin de sauvegarder son pouvoir. Il a pris le soin d’éviter les politiques qui pourraient susciter les controverses. On dirait qu’il accorde beaucoup d’importance à l’image du Brunei sur la scène internationale. Pour cette raison, le pays est généralement bien vu par la communauté internationale. Comme nous venons de voir, la critique de l’extérieur est en quelque sorte neutralisée par la séduction du pétrole et l’aspect modéré du gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify">Sur le plan intérieur, la structure politique du Brunei est maximaliste.<a href="#_ftn4"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[4]</span></span></a> Une structure politique maximaliste fait référence à un État autoritaire qui cherche à maximiser l’influence de l’État au sein de la société et à limiter la participation politique des citoyens. Ce type de structure est souvent maintenue grâce à la croissance économique. La belle performance économique a pour effet de récompenser le régime autoritaire. Simultanément, le pouvoir est progressivement concentré à la main de quelques personnes. Sans doute, le « boom économique » du Brunei provient largement du revenu tiré du commerce de pétrole. Grâce à celui-ci, les Brunéiens peuvent bénéficier d’un système social unique qui comprend l’éducation et le soin de santé gratuits ainsi que la non-taxation jusqu’à la fin du siècle.<a href="#_ftn5"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[5]</span></span></a> Il semble que la garantie d’une bonne condition de vie contribue en partie à la stabilité intérieure du pays.</p>
<p style="text-align: justify">D’ailleurs, le Brunei n’a guère connu d’autres formes de gouvernement dans l’histoire. La dernière élection date de 1962 où le Partai Ra’kyat (Peoples ’ Party) a gagné la majorité des votes. Un des objectifs de ce parti politique consiste l’incorporation des deux provinces : Sarawak et Sabah. Toutefois, le sultan de l’époque, Omar Ali Saifuddien, a refusé cette proposition. C’est pourquoi les élites de Partai Ra’kyat ont décidé à se soulever contre le sultan.<a href="#_ftn6"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[6]</span></span></a> Ainsi, <a href="http://books.google.ca/books?id=E69aTN1jxOwC&amp;dq=brunei+revolte+1962&amp;printsec=frontcover&amp;source=bl&amp;ots=h5tWhvrkS2&amp;sig=QYhG9S96S18eJgLEXN44sAFpuXc&amp;hl=fr&amp;ei=4HUcS4flMpCwlAet98XyCQ&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=8&amp;ved=0CCkQ6AEwBzgK#v=onepage&amp;q=&amp;f=false"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">la révolte de 1962</span></span></a> a accentué la méfiance du sultan face au système libéral introduit par les Britanniques. À cause de cet événement, l’état d’urgence déclaré en 1962 a duré jusqu’à 2004.<a href="#_ftn7"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[7]</span></span></a> De là, on voit que les Brunéiens ont aspiré à certains changements politiques et que le sultan a gouverné avec une main de fer. Désormais, les citoyens sont en quelque sorte contraints de vivre sous l’autorité du sultan. Ainsi, par l’effet de dissuasion, il est parvenu à étouffer la genèse du mouvement révolutionnaire. De cette manière, la société domestique se trouve complètement sous le contrôle du sultan. Pour ces raisons, on peut dire que la monarchie absolue a jugulé la tension interne à l’aide de la vente du pétrole et du pouvoir arbitraire du sultan.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, il est clair que la monarchie absolue a pu fonctionner jusqu’à nos jours à cause de la faible pression de la communauté internationale et à l’intérieur du pays. Il est très difficile de prédire quand de véritables changements auront lieu au Brunei. Plusieurs soutiennent que ce moment sera marqué par la chute du prix du pétrole. La diminution du revenu national aurait comme conséquence de catalyser les tensions internes qui pourraient conduire à un changement de régime.</p>
<p style="text-align: justify">
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>1 Cheong, Yong Mun. p. 127</p>
<p>2 Stockwell, A.J.</p>
<p>3 Cheong, Yong Mun. p. 128</p>
<p>4 Ibid. p. 96.</p>
<p>5 Kingsbury, Damien. p.287</p>
<p>6 Stockwell, A.J.</p>
<p>7 Kingsbury, Damien. p. 284-285</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Cheong, Yong Mun. 1991. « The Political Structure of the Independant States ». <em>The Cambridge History of Southeast Asia</em>, Vol.4. edited by Nicholas Tarling, Cambridge : Cambridge University Press, p. 59-131.</p>
<p>Kingsbury, Damien. 2005. <em>South-East Asia : a political profile</em>. South Melbourne; Toronto : Oxford University Press.</p>
<p>Stockwell, A.J. 2004. « Britain and Brunei, 1945-1963 : Imperial Retreat and Royal Ascendancy ». <em>Modern Asian Studies</em>, p. 785-819.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-658 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/Untitled11-300x144.png" alt="Untitled1" width="300" height="144" /></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.monnaiesdumonde.net/produits/produits.php?id_produit=316">http://www.monnaiesdumonde.net/produits/produits.php?id_produit=316</a></p>
<p style="text-align: justify">Le Dollar de Brunei a été introduit en 1967. Avant, le pays utilisait la monnaie malaisienne. Le Dollar de Brunei, dont le taux de change est liée au taux du Dollar de Singapour, ce dernier ayant également cours légal au Brunei. 1 Dollar de Brunei = 100 Sen.</p>
<p><a href="#_ftnref1"></a></p>
<p><a href="#_ftnref2"></a></p>
<p><a href="#_ftnref3"></a></p>
<p><a href="#_ftnref4"></a></p>
<p><a href="#_ftnref5"></a></p>
<p><a href="#_ftnref6"></a></p>
<p><a href="#_ftnref7"></a></p>
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		<title>L’ENRACINEMENT DE LA MONARCHIE THAÏLANDAISE</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 00:04:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Armée]]></category>
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		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Lu Wei Zheng
Le 19 septembre 2006, la Royal Thai Army a occupé les bâtiments du premier ministre Thaksin Shinawatra avec l’approbation du roi Bhumibol Adulyadej (1950 &#8211; ). Selon celui-ci, l’action des militaires était légitime parce que le gouvernement corrompu de Thaksin a amené le pays au chaos. Cet événement révèle que le roi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Lu Wei Zheng</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le 19 septembre 2006, la <em>Royal Thai Army</em> a occupé les bâtiments du premier ministre Thaksin Shinawatra avec l’approbation du roi <a title="Bhumibol Adulyadej" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bhumibol_Adulyadej">Bhumibol Adulyadej</a> (1950 &#8211; ). Selon celui-ci, l’action des militaires était légitime parce que le gouvernement corrompu de Thaksin a amené le pays au chaos. Cet événement révèle que le roi demeure le point de référence ultime pour les acteurs politiques thaïlandais. Néanmoins, la monarchie absolue a pris fin dès 1932. Dans ce cas, comment peut-on expliquer le fait que la monarchie thaïlandaise continue à jouer un rôle important en politique jusqu’à aujourd’hui?</p>
<p style="text-align: justify">Avec l’invention du nationalisme thaï, la monarchie s’est associée pour toujours à l’État thaï. Simultanément, par le biais de l’idéologie nationaliste «Roi, Nation, Religion» du roi <a href="http://www.britannica.com/facts/5/509817/Vajiravudh-as-discussed-in-Thailand">Vajiravudh</a> (1910-1925), la monarchie et l’État-nation sont devenus inséparables. Pour mieux comprendre l’enracinement de la monarchie dans la politique thaïlandaise, nous allons d’abord voir comment cette association a eu lieu. Puis, nous allons examiner les deux régimes militaires : celui de Phibun en 1932 et de Sarit en 1957. À travers le premier, on peut voir que l’association entre la monarchie et l’État rend vains tous les efforts d’écarter le roi de la politique. Le second nous permet de constater que cette association garantit le statut du monarque en tant que la principale source de la légitimité.</p>
<p style="text-align: justify">Sous l’impulsion du nationalisme thaï, l’État et la monarchie sont vus comme une seule entité. Différent des autres pays de l’Asie du Sud-est, c’est la monarchie qui a créé l’État-nation en Thaïlande. Grâce aux réformes administratives et militaires entreprises par le roi <a href="http://www.thailande-fr.com/culture/histoire/133-la-thailande-celebre-le-roi-chulalongkorn">Chulalongkorn</a> (1868 &#8211; 1910), on a vu l’émergence des élites administratives et militaires depuis le début du XX<sup>e</sup> siècle.<a href="#_ftn1">[1]</a> De cette manière, il a permis à l’État thaï d’exister concrètement en développant une bureaucratie moderne et une armée nationale. Son successeur, Vajiravudh a complété cette construction de l’État en fournissant un imaginaire national, le nationalisme thaï. Pour cette raison, on peut dire que l’État thaïlandais est une création de la monarchie. En même temps, le monarque symbolise l’État. Il est donc impensable de remettre en cause le rôle de la monarchie, car le fait de questionner la monarchie revient à questionner l’État thaï. Voici, deux cas concrets qui montrent la solidité de cette association. </p>
<p style="text-align: justify">Même si la monarchie absolue a été renversée, le prestige du roi est demeuré intact grâce au lien étroit entre la monarchie et le nationalisme. C’était le cas sous le règne de <a href="http://www.tour-bangkok-legacies.com/phibun-songkhram.html">Phibun Songkhram</a> (1897-1964). Il était le premier ministre entre 1938 et 1944 ainsi qu’entre 1948 et 1957. D’un côté, il a essayé d’alimenter le culte de la personnalité dans le pays.<a href="#_ftn2">[2]</a> Autrement dit, il s’est placé lui-même au-dessus du roi. D’un autre côté, il a mis la nation dans une position supérieure par rapport à la monarchie. Pour cette raison, il a demandé à la population de respecter l’hymne national et le drapeau comme les symboles de l’État. Il s’agit d’une tentative de dissocier la monarchie et l’État thaï. Le changement du Siam à la Thaïlande a également eu lieu au cours de son mandat.<a href="#_ftn3">[3]</a> De là, on voit qu’il voulait rompre avec l’ancien régime. Pourtant, il n’est pas parvenu à isoler la monarchie à cause de son nationalisme. En tant que nationaliste, il a insisté beaucoup sur l’importance des valeurs traditionnelles thaïes. Rappelons-nous que la loyauté à l’égard du roi est justement une des valeurs fondatrices en Thaïlande. Renforcer le nationalisme thaï est de renforcer la loyauté envers la monarchie, car le monarque est l’initiateur de l’idéologie nationaliste. En conséquence, la monarchie occupe toujours une place centrale dans le nationalisme thaï.</p>
<p style="text-align: justify">En fait, c’était surtout à la période de Sarit que la monarchie est devenue la principale source de légitimité pour l’armée. En 1957, Sarit a pris le pouvoir par un coup d’État. Dès lors, tout au long de sa carrière politique, il a justifié ses actions politiques au nom de la loyauté à l’égard du roi. Contrairement à Phibun, il a accordé au roi un rôle plus important au niveau national et international. Il a augmenté le budget attribué à la famille royale en permettant la construction des palais, de multiples voyages à l’étranger et l’organisation des fêtes grandioses lors de l’anniversaire du roi.<a href="#_ftn4">[4]</a> Tous ces efforts avaient comme seul objectif de renforcer le prestige du roi afin de le servir à légitimer ses politiques. De plus, Sarit a essayé d’identifier la monarchie avec l’armée par la formation d’une armée royale.<a href="#_ftn5">[5]</a> Ainsi, le roi détient le titre symbolique à la tête des armées. Cela nous donne l’impression que l’armée agit uniquement en fonction des intérêts du monarque. Par l’intermédiaire de la monarchie, il voulait présenter la force militaire comme défenseur de l’État. À partir de cette époque, l’image de l’armée en tant que la gardienne du monarque est implantée dans l’esprit des Thaïlandais.</p>
<p style="text-align: justify">En somme, grâce à la formule magique du nationalisme thaï « Roi, Nation, Religion », la monarchie a réussi à survivre à la révolution de 1932 et à garder sa place sur la scène politique du pays. Dès l’époque de Sarit, on observe une forme de coopération entre la monarchie et l’armée. Cette alliance pourrait empêcher les changements politiques dans la mesure où l’on renverse le gouvernement chaque fois qu’il va à l’encontre des intérêts du monarque et de l’armée. Dans cette perspective, il serait difficile d’entreprendre des réformes sérieuses, et par conséquent on risque de tomber dans un cycle vicieux marqué par les coups d’État.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-535  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/HP006777-400x267-300x199.jpg" alt="HP006777-400x267" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: <a href="http://www.ambafrance-th.org/cine/article.php3?id_article=296&amp;id_document=107&amp;compteur=11"> http://www.ambafrance-th.org/cine/article.php3?id_article=296&amp;id_document=107&amp;compteur=11</a></p>
<p> </p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>1. Galland, Xavier. p. 91-93</p>
<p>2. Kratoska, Paul.</p>
<p>3. Handley, Paul M. p.61</p>
<p>4. Handley, Paul M. p. 143-144.</p>
<p>5. Cheong, Yong Mun.</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Cheong, Yong Mun. « The Political Structure of the Independant States ». The Cambridge History of Southeast Asia, Vol.4. edited by Nicolas Tarling, Cambridge : Cambridge University Press, 1999 : pp. 59-131.</p>
<p>Galland, Xavier. 1998. Histoire de la Thaïlande. Paris : Presses Universitaires de France.</p>
<p>Handley, Paul M. 2006. The King Never Smiles : a biography of Thailand’s Bhumibol Adultadej. Newhaven and London : Yale University Press.</p>
<p>Kratoska, Paul. « Nationalism and Modernist Reform », in The Cambodge History of Southeast Asia, Vol.3. (sous la dir.) Nicholas Tarling. Cambridge : Cambridge University Presse, 1999 : pp. 286-314</p>
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		<title>LA THAILANDE, UNE DÉMOCRATIE TEINTÉE D’AUTORITARISME?</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 21:06:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Amélie Privé
La violence a depuis très longtemps et encore aujourd’hui, marquée les relations politiques et sociales. De nombreux coups d’États se sont succédés en Thaïlande depuis 1932, année qui a marqué la fin de la monarchie absolue. En effet, plus de 50 gouvernements se sont relayés en l’espace de 60 ans. Il est donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Amélie Privé</strong></p>
<p style="text-align: justify">La violence a depuis très longtemps et encore aujourd’hui, marquée les relations politiques et sociales. De nombreux coups d’États se sont succédés en Thaïlande depuis 1932, année qui a marqué la fin de la monarchie absolue. En effet, plus de 50 gouvernements se sont relayés en l’espace de 60 ans. Il est donc très difficile d’affirmer que la Thaïlande est aujourd’hui un pays où la démocratie s’est consolidée. Pour bien comprendre ce processus, il est important de voir d’abord comment la violence dans la politique est entrée dans les mœurs. Par la suite, nous verrons quelque facteur ayant favorisé ce développement, et finalement, les moyens pris aujourd’hui pour enrayer le militarisme et transformer le gouvernement et le pays en une véritable démocratie consolidée.</p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord, comme la majorité des pays en Asie, l’agriculture du riz ainsi que le commerce avec les pays limitrophes a caractérisé l’économie précapitaliste. À cette époque, autours du 19<sup>ième</sup> siècle, d’importantes différences marquaient les régions de la Thaïlande. En effet, l’absence de voie de communication effective rendait le pouvoir des souverains presque invisible. Dans les régions plus éloignées, se rendre à Bangkok, la capitale et résidence du roi pouvait prendre jusqu&#8217;à plusieurs mois. Ainsi, certaines régions procédaient leur propre dirigeant, qui lui-même faisait des ententes avec les pays ou régions voisines pour le commerce.</p>
<p style="text-align: justify">Lorsque les Européens arrivèrent en Asie du Sud-Est, le roi Mongkut (Rama 5) entrepris des négociations et des ententes avec les occidentaux dans le but d’éviter la colonisation. Quelques années plus tard, le prince Chulalongkorn alors devenu roi, poursuivit le rêve de son père; moderniser le Siam (ancien nom de la Thaïlande). Avec les changements qui se produisaient et surtout, une économie grandissante, le roi proposa et appliqua une série de réformes appelées « Chakkiri reformation (1872-1892)»<a href="#_ftn1">[1]</a>. Ces réformes avaient pour but de réorganiser l’État pour faire face à tous ces changements. Premièrement, des réseaux de communication furent construits, des voies ferrées, des systèmes de télégraphes et plus tard de téléphonie. De ce fait, cela eu pour résultat de resserrer le pouvoir de l’État sur les régions et de le centraliser d’avantage. Ensuite, les taxes durent désormais être payées en monnaie et non en corvées ou en biens comme il était courant de le faire à l’époque. En plus de cela, le salaire des fonctionnaires royaux était lui aussi donné en monnaie. Ces deux changements eurent pour effet d’augmenter la monnaie circulant dans le pays et par conséquent, d’augmenter le pouvoir de l’économie du pays. <a href="#_ftn2">[2]</a> Évidemment, en augmentant ce pouvoir, la formation de classes sociales devint inévitable car certain avait la possibilité d’augmenter les richesses des riches car ils accumulaient de l’argent et ainsi augmentaient leurs capacité d’achat au détriment des paysans ne possédant pas leur propre terre. Par la suite, des enfants de la royauté et haut placés purent étudier en France ou en Angleterre, au lieu de l’éducation dans les monastères. Finalement, la principale réforme qui à mon avis fut l’un des éléments déclencheurs du début du militarisme fut la création de 12 ministères. « The importance of this reorganization was that, in theory, each minister had equal status below the king. The new ministries were: Interior, Justice, Defence, Lands and Agriculture, Finance, Public Works, the Capital, the Privy Seal, Education, the Palace or Royal Household, Foreign Affairs, and the Department of Military Strategy.»<a href="#_ftn3">[3]</a>Tous ces ministères étaient contrôlés par des membres de la famille royale ou des proches, de sorte qu’un important clivage se creusait entre les membres de cette famille et les non-membres.</p>
<p style="text-align: justify">1932 a été l’année marquant la fin de la monarchie absolue. En effet, une révolution fut menée par des militaires et des citoyens provinciaux, ceux qui avant la période capitaliste, contrôlaient leurs parties de territoire. Suite à la victoire des révolutionnaires et de l’armée, le pouvoir de la monarchie fut considérablement réduit. Le triangle « politiciens », « Roi » et « armée » demeura encore instable et s’en suit une série de coups d’État militaires. Dans les années 1946-1976, le pays fut sous l’emprise d’une dictature extra conservatrice et autoritaire. Mais, en 1973, les étudiants se soulevèrent en réaction aux mouvements pacifistes américains contre la guerre du Vietnam permettant ainsi la tenue d’une première élection démocratique. Cela ne fut que de courte durée puisqu’en 1976, un contrecoup militaire modéré renverse le gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify">Bien que le militarisme n’existe que depuis 1932, l’absolutisme et la domination ont longtemps été présent et continue de l’être aujourd’hui. En effet, le Roi Mongkut a, dans son empressement au développement, cru bon de moderniser l’État, avec une aristocratie et des fonctionnaires à l’image des pays occidentaux, sans pour autant aller au bout de cette modernité. Pour contrôler un État moderne, il faut également développer les effectifs afin de le maintenir productifs et efficace. C’est ce que la démocratie facilite en donnant des postes au peuple et aux fonctionnaires ayant la compétence de le faire. En effet, nommer des fonctionnaires issus de la famille royale sans qu’ils aient l’expertise, dans une bureaucratie de plus en plus compliquée et productive crée une barrière et une contre productivité. C’est pourquoi, cela affaiblie le gouvernement, le rendant plus susceptible aux coups d’États.</p>
<p style="text-align: justify">Après de nombreux coups militaires, il semblerait que les dirigeants aient compris ce phénomène de l’État moderne. Bien qu’il reste beaucoup de choses à changer, l’État thaïlandais signe de plus en plus de traités internationaux et son économie est en développement. En effet, la signature de ces traités et la volonté de diminuer le pouvoir des militaires sont quelques moyens pris pour enrayer le militarisme.  Cependant, l’instabilité politique est constante et les coups d’État, dont celui de 2006 qui a fait retomber la Thaïlande dans ses habitudes autoritaires, sont toujours présents. De plus, la violence occupe encore une importante place dans bon nombre d’aspects sociaux du pays, le gouvernement quant à lui est sur la voie de la démocratisation, mais il doit changer dans ses manières d’agir et cette idée de « Roi », « politiciens » et « militaires »  car ceux-ci sont trop présents dans le gouvernement.  </p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Hewison, Kevin. <em>Political change in Thailand : democracy and participation</em>. London; New-York:Routledge, 1997.</p>
<p>Withit Mantaphon. <em>Les voies de la democratie : droits de la personne et développement démocratique en Thailande. </em>Montreal. Centre international des droits de la personne et du développement démocratique. 1994.</p>
<p>Elliot, David. <em>Thailand : origins of military rules. </em>London. Zed Presse. 1978.</p>
<p>Lynch, Daniel. C. <em>Rising China and Asian Democratization. </em>Californie. Stanford University press. 2006.</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Elliot, David. <em>Thailand : origins of military rules. </em>London. Zed Presse. 1978.P.75</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Elliot, David. <em>Thailand : origins of military rules. </em>London. Zed Presse. 1978. P.76</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Elliot, David. <em>Thailand : origins of military rules. </em>London. Zed Presse. 1978. P.77</p>
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		<title>ROYAUTÉ BOUDDHISTE AU LAOS, UN DÉFI POLITIQUE?</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 18:44:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Légitimité]]></category>
		<category><![CDATA[Monarchie]]></category>
		<category><![CDATA[Royauté bouddhiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Lu Wei Zheng
Un prince à la tête d’un gouvernement communiste? Il faut le faire! C’était le cas de Pathet Lao, Parti communiste laotien. En 1975, le prince Souphanouvong est désigné comme premier président de la République. Différent des autres pays asiatiques, la propagande contre les souverains royaux n’a pas produit des effets favorables pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Lu Wei Zheng</strong></p>
<p style="text-align: justify">Un prince à la tête d’un gouvernement communiste? Il faut le faire! C’était le cas de <em><a href="http://countrystudies.us/laos/18.htm">Pathet Lao</a>, </em>Parti communiste laotien. En 1975, le prince <a href="http://www.nytimes.com/1995/01/11/obituaries/souphanouvong-is-dead-at-82-laos-prince-helped-fight-us.html">Souphanouvong</a> est désigné comme premier président de la République. Différent des autres pays asiatiques, la propagande contre les souverains royaux n’a pas produit des effets favorables pour la cause révolutionnaire au Laos.<a href="#_ftn1">[1]</a> C’est justement pourquoi les communistes laotiens ont adopté la même stratégie que les colonisateurs français : collaborer avec les membres de la famille royale afin de légitimer leur mouvement. Nous allons voir dans quelle mesure la particularité de cette légitimité et celle de la structure politique constituent un obstacle pour l’implantation de régime communiste. <strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">La royauté bouddhiste est la structure politique et symbolique traditionnelle avant la prise de pouvoir du Parti communiste laotien en 1975. Dans cette structure, la légitimité politique se découle directement de la légitimité religieuse. Le roi détient une double légitimité aux yeux de la population. D’une part, il est considéré comme héritier et messager du Bouddha. D’une autre part, son autorité personnelle est consolidée à travers la conception du karma<a href="#_ftn2">[2]</a>. Cela veut dire que, en tant que roi, cette réincarnation prodigieuse témoigne d’une accumulation de vertus dans ses existences antérieures. Par ailleurs, cette légitimité est normalement transmise par les rituels religieux. En effet, il s’agit de la légitimité traditionnelle au sens wébérien qui repose sur le caractère obligatoire de règles coutumières et religieuses.<a href="#_ftn3">[3]</a> Par contre, le parti communiste s’appuie généralement sur la légitimité charismatique ou la légitimité légale. Autrement dit, ces deux formes de légitimité s’inscrivent toutes dans la modernité politique. Celle-ci implique la séparation des sphères politiques et religieuses selon <a href="http://www.memo.fr/article.asp?id=per_con_008">Max Weber</a>. Ainsi, le parti communiste doit faire contrepoids à la double légitimité de la royauté bouddhiste.</p>
<p style="text-align: justify">La forme « galactique » de la structure politico-religieuse accentue la difficulté pour le nouveau régime de promouvoir sa légitimité. <a href="http://www.fas.harvard.edu/~anthro/social_faculty_pages/social_pages_tambiah.html">S. J. Tambiah</a><a href="#_ftn4">[4]</a> met en avant ce modèle pour décrire le système à la fois symbolique et politique que représente la royauté bouddhiste. Selon lui, chaque unité politique périphérique reproduit l’ordre central et sa hiérarchie de dignité et de fonctions. Cela implique la reproduction des rites religieux qui permettent de justifier les pouvoirs locaux. Pour cette raison, ceux-ci disposent souvent une marge de manœuvre considérable. Quant au centre royal, il joue un rôle plus symbolique que politique. Il semble que la notion de l’État se réfère plutôt à une sphère d’influence et elle se définit plus par son centre que par ses contours. Dans ce cas, la royauté bouddhiste ne correspond pas du tout à l’organisation bureaucratique que nous avons connue aujourd’hui. Celle-ci est souvent vue comme outil efficace pour établir une nouvelle légitimité politique. Malgré que l’effort du prince <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Phetsarath_Rattanavongsa">Phetsarath</a>, frère de <a href="http://www.nytimes.com/1995/01/11/obituaries/souphanouvong-is-dead-at-82-laos-prince-helped-fight-us.html">Souphanouvong</a>, dans la réforme administrative des années précédentes, cette bureaucratie demeure tout de même élémentaire.<a href="#_ftn5">[5]</a> Donc, pour le<em> <a href="http://countrystudies.us/laos/18.htm">Pathet Lao</a></em>, il ne suffit pas de s’appuyer uniquement sur l’appareil administratif pour se justifier. Comme on vient de constater, l’aspect « galactique » de la royauté bouddhiste rend plus pénible la procédure de l’implantation de nouvelle légitimité.</p>
<p style="text-align: justify">Examinons quelques exemples qui montrent l’échec du parti communiste laotien au niveau idéologique dans les années 70. Tout d’abord, il est presque impensable de réussir une révolution communiste sans l’abolition de la monarchie. Le<em> <a href="http://countrystudies.us/laos/18.htm">Pathet Lao</a></em> a pourtant dû faire des concessions face à la royauté bouddhiste. Évidemment, il est difficile de se justifier pour un mouvement qui est à la fois antireligieux et d’origine occidentale dans un pays bouddhiste ancien. Puis, l’accusation la plus employée pour attaquer le régime monarchique est l’exploitation des masses. Cependant, on a du mal à imaginer comment le roi a pu exploiter son peuple d’une façon efficace. Rappelons-nous que les autorités locales détiennent plus de pouvoirs réels que le roi lui-même. Dans cette situation, le peuple résiste mieux à la pression du centre à cause du caractère « galactique » du système politique. De plus, un autre argument de communisme consiste à mettre de l’avant l’inégalité entre les hommes. Toutefois, l’autorité du roi est prouvée par le fait même qu’il est le roi. Ainsi, on peut dire que le concept du karma fournit une justification intrinsèque au roi.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, ces tentatives avortées ont appris au parti communiste laotien de changer de tactique. Au lien d’affronter directement à la légitimité traditionnelle, désormais il utilise le prestige de la famille royale et du bouddhisme afin d’établir sa propre légitimité. Ainsi, le<em> <a href="http://countrystudies.us/laos/18.htm">Pathet Lao</a></em> a commencé le transfert de la légitimité bouddhiste à l’idéologie socialiste. Dans un premier temps, le parti communiste a nommé le prince <a href="http://www.nytimes.com/1995/01/11/obituaries/souphanouvong-is-dead-at-82-laos-prince-helped-fight-us.html">Souphanouvong</a> en tant que premier président de la République. Puis, une série de propagande est lancée par le gouvernement afin de nouer les idéologies socialistes avec les doctrines bouddhistes dans le but de justifier sa légitimité.<a href="#_ftn6">[6]</a></p>
<p style="text-align: center"><a href="#_ftn6"><img class="size-medium wp-image-433  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Untitled1-300x205.png" alt="Bouddha allongé à Bouddha parc, à Vientiane, le capital de Laos" width="300" height="205" /><br />
</a></p>
<p style="text-align: center">Source: http://www.everynation.org/churches/church-directory/asia/laos</p>
<p> </p>
<p>1 Ivarson, Soren et Christopher Goscha.</p>
<p>2 Stuart-Fox, Martin, p. 77.</p>
<p>3 McFalls, Laurent p. 215</p>
<p>4 Hours, Bernard, p. 355.</p>
<p>5 Ivarson, Soren et Christopher Goscha.</p>
<p>6 Hours, Bernard, p. 375 – 376. </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: justify">Hours, Bernard et Selim, Monique. 1997. <em>Essaie d’anthropologie politique sur le Laos contemporaine</em>. Paris : L’Harmattan.</p>
<p style="text-align: justify">Ivarson, Soren et Christopher Goscha. « Prince Phetsarath (1890-1959) : Nationalism and Royalty in the Making of Modern Laos ». <em>Journal of Southeast Asian Studies</em>, Vol.38, (Février 2007.), pp. 55-81.</p>
<p style="text-align: justify">McFalls, Laurent. 2006. <em>Construire le politique : contingence, causalité et connaissance dans la science politique contemporaine</em>. Québec : Presses de l’Université Laval.</p>
<p style="text-align: justify">Stuart-Fox, Martin. 2003.« Historiography, Power and Identity : History and Political Legitimization in Laos ». <em>Contesting visions of the Lao past</em>, Copenhagen : NIAS Press, p. 71-96.</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
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