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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Malaisie</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>MALAISIE : CRISE IDENTITAIRE ET NATIONALISME</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 01:55:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<category><![CDATA[Malaisie]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Nathalie Catillon
La Malaisie péninsulaire connaît une civilisation très ancienne, cependant la création du premier État autonome remonte à 1402, lorsque Parames Wara, un prince de Palembang, fonde Malacca. L’arrivée des Portugais en 1511, lorsque d’Albuquerque marche sur Malacca, marque le début de la colonisation du pays. En 1641 cependant, les Néerlandais s&#8217;emparent de cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Nathalie Catillon</strong></p>
<p style="text-align: justify">La <a href="http://www.parachutefle.com/blog/wp-content/uploads/carte-malaisie.gif">Malaisie péninsulaire</a> connaît une civilisation très ancienne, cependant la création du premier État autonome remonte à 1402, lorsque Parames Wara, un prince de Palembang, fonde Malacca. L’arrivée des Portugais en 1511, lorsque d’Albuquerque marche sur Malacca, marque le début de la colonisation du pays. En 1641 cependant, les Néerlandais s&#8217;emparent de cette péninsule stratégique. Puissance commerciale et maritime de l’Europe, ils ont vite compris l’enjeu économique du pays et établissent en Malaisie le carrefour des échanges en Asie du Sud. Puis, en 1824, les Britanniques acquièrent, grâce au Traité de Londres, les droits sur la péninsule et Singapour.<span id="more-655"></span></p>
<p style="text-align: justify">La multi-colonisation de la péninsule montre l’intérêt des diverses puissances sur le territoire. Or, celui-ci, riche en ressources naturelles, est également convoité par les pays voisins. Le développement du port de Malacca, à une vitesse fulgurante, le transforme en principal entrepôt de la péninsule. Il est également le lieu de rencontre de tous les immigrants à la recherche de travail et d’épanouissement : Chinois, Thaïs, Indiens, arabes entre autres s’installent sur le continent. Cette mosaïque, gouvernée par un pouvoir colonial, va contribuer à l&#8217;émergence du nationalisme. Il est intéressant dans le cas de Malaisie d&#8217;étudier les facteurs à la base de ce mouvement, puis d&#8217;en analyser le fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify">Mais encore? Quelles seront les étapes précises de votre raisonnement? On ne sait pas sur quels aspects du nationalisme vous allez vous concentrer dans ce billet?</p>
<p style="text-align: justify">Comme tel est le cas dans plusieurs pays du Sud Est asiatique, l’arrivée des colons dans la ville a contribué à la mise en place d’un système culturel colonial. L’expansion britannique s’accompagne donc de trois principaux facteurs. Tout d’abord, le gouvernement colonial cherche à profiter des ressources naturelles du pays. Les colonies représentent en effet une partie de la puissance du pays et peuvent avoir un intérêt économique important. De nouvelles techniques de travail sont importées, jugées plus efficaces et modernes, et mettent en place une <a href="http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf">division ethnique du travail</a>. [1] Le travail sera ainsi partagé en deux temps: tout d&#8217;abord entre &#8221;natifs&#8221; et blancs, puis entre ethnies. N’oublions pas qu’en effet, la Malaisie représente une multiplicité ethnique importante.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, on observe une vie associative non négligeable. Comme pour d’autres pays, dont des pays occidentaux, il est intéressant d’observer la corrélation qui existe entre la vie associative d’un pays et le pouvoir en place. Dans un pouvoir autoritaire, ou colonial comme c&#8217;es le cas en Malaisie, les regroupements politiques alternatifs sont fréquents. Or, pendant l’ère coloniale, les regroupements ethniques étaient importants car ils permettaient à des hommes, souvent des élites éduquées, de se rassembler et de partager un certain nombre d’idées, qui seront par la suite véhiculées au sein du peuple.</p>
<p style="text-align: justify">Puis, le gouvernement met en place un système éducatif, soit des écoles, dans le but de former une partie, souvent privilégiée, de la population. Ce dernier facteur est sans doute le plus important. En effet, l’éducation permet à  une élite lettrée d’entrer en contact avec des valeurs occidentales acquise dès 1789, tels la liberté et l’égalité, et de connaître des paysages politiques différents. De plus, grâce aux technologies de mobilité, il est possible, comme l’ont fait Ho Chi Minh au Vietnam et José Rizal aux Philippines, de voyager et étudier. Ce système éducatif permet une relativisation du monde et du niveau de vie des Malais. A l’exploitation s’oppose une indépendance territoriale et une liberté qui existe en Occident. De plus, la création du Malay College, permet de former des élites administratives malaises, qui seront par la suite à la tête du gouvernement. [2]</p>
<p style="text-align: justify">L’administration en place crée un contexte dans lequel le nationalisme malais n’aurait pas de mal à émerger. Cependant, les discours politiques qui prônent la création d’une nation se heurtent à une problématique : la diversité ethnique. Les paramètres ethniques, tels les champs politiques, les différences économiques et les aspects socioculturelles sont essentiels pour comprendre le nationalisme de Malaisie. Cependant, selon Smith, pour voir apparaître l’émergence du nationalisme dans un pays, il est nécessaire de préétablir plusieurs conditions. Deux d’entre elles sont, “ une population partageant une histoire commune ” et une “ intelligentsia porteuse de cette idée nationaliste&#8221;. L’Histoire est bien partagée. Puis, on remarque que l&#8217;intelligentsia assume quand même un rôle important dans l’émergence du nationalisme malais.</p>
<p style="text-align: justify">En 1922, le Sultan Idris Training College forment une élite lettrée qui se donne le travail de promouvoir des critiques contre le gouvernement colonial en langue nationale, le malais. Les Malais une fois politisés, tentent de promouvoir à l’école des textes glorifiant la langue nationale, le pays et son peuple malais. En 1906, une revue politique, nommé Al-Imam apparaît : dirigée par l’élite lettrée du pays, elle prône, à travers des articles dénonciateurs, une lutte anti-coloniale, qui trouve son appui sur la religion. La religion, ainsi que les idées qu’elle transmet, tient en effet un aspect tellement important dans l’étude du nationalisme malais que certains auteurs parlent de nationalisme religieux. Des réformistes religieux vont permettre d’unifier les différents groupes et les diverses ethnies dans une lutte anti-coloniale. De plus, le nationalisme malais connaît une dimension socio-culturelle considérable : on observe des revendications anti-coloniales, de la part d’une partie de la population qui se sent désavantagée. C’est le cas en Malaisie pour les Malais : ceux-ci, bien que majoritaire, représentant 57, 6 % de la population, remarquent que des droits économiques sont octroyés à des minorités, dont les chinois (25,6 %).</p>
<p style="text-align: justify">Le véritable nationalisme se met en place dès les années 30. Le mouvement Brotherhood of Pen Friends, montre l’importance de ce nationalisme réformiste, lorsque sa composante passe de 2 000 personnes en 1935 à 10 000 en 1937 et dont le slogan est clairement glorifiant : Vive la langue, vive la nation ! » Deux pôles d’influence nationaliste émergent alors : d’un côté, on observe le parti marxiste, <a href="http://www.voltairenet.org/article14311.html">le PCC</a>, crée en 1930, puis de l’autre le parti indépendantiste nationaliste, le KMT. Ces deux derniers feront transmettre  des courants d&#8217;idées grâce à la vie associative intense du pays, tel que nous l&#8217;avons dit précédemment. Les instituteurs et enseignants se donnent également le travail de politiser les élèves dès l’école, grâce à des lectures et des articles [3] ; Abdul Razak Hussein, Ministre de l’éducation à l’époque, parle en effet de ‘’politique éducative’’ comme moyen de développement d’une nation unifiée.</p>
<p style="text-align: justify">Des mouvements nationalistes seront reconnus vers les années 30, 40 et, bien que la multiplicité ethnique soit toujours un problème, leur portée politique est importante. En effet, malgré la diversité des ethnies, il est possible de relever deux aspects importants qui ont permis de forger un nationalisme malais : la langue, partagée par les différents groupes, puis la religion, conduite par l’Islam.</p>
<p style="text-align: justify">Si les mouvements ont été moins violents que dans d’autres Etats d’Asie du Sud-Est, les idées n’ont pas moins gardées un rôle indispensable. Celles-ci ont été à la base de l’éveil d’un anti-colonialisme réformiste, dirigé par les leaders intellectuels en faveur d’un nationalisme territorial. Cependant, le <a href="http://www.voyagesphotosmanu.com/independance_malaisie.html">véritable nationalisme ethnique</a> apparaît après 1941, lorsque le Japon envahie la Malaisie. La communauté chinoise étant importante, surtout dans le domaine du commerce, appelait déjà à une conscience nationale malaise. L’invasion des Japonais fut donc un point important dans son éveil.</p>
<p style="text-align: justify">L’indépendance de la Malaisie est donc acquise en 1957, une dizaine d’années après la Seconde Guerre Mondiale.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>[1] Durand, Jean-Pierre. 1998. « Malaisie: capitalisme et nationalisme ». En ligne <a href="http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf">http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf</a> (page consultée le 26 novembre 2009).</p>
<p>[2] Raillon, François. 1986. « À propos du récent Congrès sur la Langue et les Lettres Malaises : quelques observations sur le nouveau nationalisme malais ». Archipel 31: 61-71</p>
<p>[3] Loh, Francis K.W. « Malaysia : National Security, the Police and the Rule of Law : Militarisation by Other Means ». dans Militarising State, Society and Culture in Asia, <span style="text-decoration: underline">Asian Exchange </span>Vol.20 no.2 and Vol.21, No.1 (2005) : pp. 179-208.</p>
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		<title>MALAISIE : UNE COERCITION PAR LA POLICE ET LA LOI</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:08:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Malaisie]]></category>
		<category><![CDATA[Militarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Jean-Baptiste Cubilier
 
La Malaisie se présente comme un pays où la force coercitive n’est plus l’armée. En effet, on constate à travers le cas malaisien une situation favorable à la police dans le rôle de maintien de l’ordre. Ici les militaires ne jouent pas un rôle politique comme en Indonésie, aux Philippines, en Birmanie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Jean-Baptiste Cubilier</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">La Malaisie se présente comme un pays où la force coercitive n’est plus l’armée. En effet, on constate à travers le cas malaisien une situation favorable à la police dans le rôle de maintien de l’ordre. Ici les militaires ne jouent pas un rôle politique comme en Indonésie, aux Philippines, en Birmanie ou en Thaïlande. C’est ce qui fait de la Malaisie un cas particulier. Ainsi, nous devons développer trois aspects importants caractérisant la structure politique de ce pays : le <em>Barisan Nasional</em> (la coalition des élites des différentes ethnies), la Police comme garantie du maintien de la sécurité nationale, et les conséquences sur la population qui ne sont autres que l’instauration d’une culture de la peur.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-641"></span></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Un gouvernement « par la loi » et non « de la loi » </strong></p>
<p style="text-align: justify">La militarisation malaisienne apparaît comme atypique puisque celle-ci  se place en second plan de ce que le gouvernement considère comme la sécurité nationale. En effet cet aspect de la Malaisie donnant une importance secondaire aux militaires s’explique à la fois par le rapprochement des élites des différentes ethnies du pays à travers la coalition du<em> Barisan Nasional</em> (BN), et du maintien d’un État fort sous les règles du BN. [1] La Malaisie étant un système politique parlementaire d’inspiration britannique, cette coalition qu’est le BN possède depuis toujours le monopole du contrôle du Parlement. L’émergence du communisme dans le pays, l’élément déclencheur, avait déjà fait réagir le gouvernement colonial britannique à travers l’interprétation d’un problème « de loi et d’ordre ». L’indépendance de la Malaisie s’est traduite par une adaptation, ou une sorte de conservation, des structures politiques coloniales. [2] L’idée était de préserver l’approche de sécurité nationale développée par les Britanniques jusqu’en 1957 (date de l’indépendance). Ainsi, l’émergence officielle du communisme en 1960 a conduit à l’adoption la même année de <em>l’Acte de Sécurité Interne</em> (ASI) (Article 149). Cette loi, allant parfois contre les droits de l’Homme, permet au gouvernement d’accuser et d’arrêter quiconque menacerait la sécurité nationale. C’est ainsi que l’ASI prend une forme coercitive aux yeux de la population, pouvant à tout instant arrêter quelqu’un par simple accusation afin de préserver la sécurité nationale.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>La police comme messager du gouvernement </strong></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-642 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/photo_1249124903122-1-0-300x183.jpg" alt="photo_1249124903122-1-0" width="300" height="183" /></p>
<p style="text-align: center">Photo1: <a href="http://images.newmedia.lu/afp/francais/journal/mon/20090801/photo_1249124903122-1-0.jpg">http://images.newmedia.lu/afp/francais/journal/mon/20090801/photo_1249124903122-1-0.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Du temps de la présence britannique, le  Lieutenant Général Harold Briggs reçu de la part du gouvernement colonial pour principale compétence de coordonner les forces de police sur le territoire. Selon lui, la présence communiste était un problème de « loi et d’ordre », et se devait d’être résolu par une augmentation tant des effectifs que des compétences des forces de police. La priorité absolue était la sécurité nationale, d’où l’importance que cet homme accordait aux compétences de la police. Ceci est l’un des nombreux points que la Malaisie a conservé de sa période coloniale. Ainsi, encore aujourd’hui la police malaisienne a pour objectifs de : « maintenir la loi et l’ordre, de préserver la paix et la sécurité, de prévenir et détecter le crime, d’appréhender les offenseurs de la loi, et de collecter les informations reliée à la sécurité » [2], apparaissant donc comme le représentant de l’ISA. Ses multiples compétences conduisent régulièrement à l’abus de pouvoir. On peut voir sur certaines vidéos de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Q4oEa6uTXHs">You tube</a> à quel point la police malaisienne peut être brutale avec sa population. Aussi, une conséquence importante sur la population apparaît, celle-ci subissant la coercition de la législation et de son porte-parole qu’est la police.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>Maintien d’une culture de la peur </strong></p>
<p style="text-align: justify">En effet une « culture de la peur » s’instaure alors dans la pensée collective, résultat de la puissance coercitive de l’Article 149. La population sait que les forces de police vont aller dans le cadre de leurs compétences parfois à l’encontre des droits de l’Homme, et ce, afin d’assurer la sécurité nationale. Et si la police ne suffisait pas, il faut à cela rajouter les restrictions que subit la population en général avec la législation. Chacune des libertés fondamentales peut être « suspendue », ou « mise de côté », afin d’appliquer en priorité cette législation assurant la sécurité nationale. Ces deux forces que nous avons décrites auparavant expliquent comment la population malaisienne voit ses droits et libertés oubliés. Les Malaisiens prennent alors conscience du fait que toute opposition à ce système revient à se condamner soi-même.</p>
<p style="text-align: justify">Le cas malaisien se différencie de pays comme l’Indonésie, la Thaïlande, ou les Philippines, car la coercition est exercée ici par la législation et la police. En effet, si on reprend ce qui a été dit juste avant, l’ISA va permettre d’assurer la sécurité nationale grâce à un gouvernement « par la loi » et non « de la loi ». La police, moyen d’action matériel, va servir de vecteur à la législation, du gouvernement à la population. En fait, si on regarde bien, on voit que le véritable « ciment » permettant la continuité de ce système est le <em>Barisan Nasional</em>. Sans le maintien du regroupement des différentes élites ethniques, la population malaisienne aurait connu autre chose que la coercition du gouvernement. Le problème aujourd’hui est là : bien que des réformes aient été faites sur les compétences de la police (il lui est beaucoup plus difficile aujourd’hui d’aller au-delà de ses compétences qu’autrefois), si un changement doit apparaître, c’est bien au niveau du BN. Depuis l’indépendance de la Malaisie en 1957, le monopole politique au Parlement revient au BN, mais une nouvelle vague d’élites plus réformistes ne semble pas s’établir. Le passé semble se répéter aujourd’hui notamment depuis septembre 2001 avec une nouvelle menace à l’interne qu’est le terrorisme, remplaçant alors l’ancienne lutte contre le communisme [3], ce qui ne va sûrement pas être un contexte favorable au changement. En somme, la sécurité nationale sera maintenue, mais au détriment de la population comme c’est le cas depuis plus de 50 ans.</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>1.  Beaulieu, Isabelle. 2005. <em>État rentier, Gouvernance et Développement : Le Cas De La Malaysia</em>. Thèse de doctorat. Département de science politique. Université de Montréal. En ligne. <a href="http://www.cccg.umontreal.ca/pdf/working%20papers/working%20paper_06-03_IB.pdf">http://www.cccg.umontreal.ca/pdf/working%20papers/working%20paper_06-03_IB.pdf</a> (consulté le 18 Novembre 2009).</p>
<p>2. Loh, Francis K.W. « Malaysia : National Security, the Police and the Rule of Law : Militarisation by Other Means ». dans Militarising State, Society and Culture in Asia, <span style="text-decoration: underline">Asian Exchange </span>Vol.20 no.2 and Vol.21, No.1 (2005) : pp. 179-208.</p>
<p>3. Henderson, John W., Helen A. Barth, Judith M. Heimann, Philip W. Moeller, Francisco S. Soriano, John O. Weaver, dir. 1970. <em>Area Handbook for Malaysia</em>. Washington: Library of Congress.</p>
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		<title>LES POLITIQUES ISLAMIQUES EN MALAISIE</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 00:52:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Islam]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Catherine Desjardins
Comme l’Indonésie, la Malaisie est un État à majorité musulmane. Par contre, contrairement à la République indonésienne, la Malaisie adopte ouvertement des politiques islamiques[i] et laisse la religion musulmane teinter plusieurs de ses décisions et actions politiques. Il est pertinent de préciser que la Malaisie n’est cependant pas un État islamique, comme l’est, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Catherine Desjardins</strong></p>
<p style="text-align: justify">Comme l’Indonésie, la Malaisie est un État à majorité musulmane. Par contre, contrairement à la République indonésienne, la Malaisie adopte ouvertement des politiques islamiques<a href="#_edn1">[i]</a> et laisse la religion musulmane teinter plusieurs de ses décisions et actions politiques. Il est pertinent de préciser que la Malaisie n’est cependant pas un État islamique, comme l’est, par exemple, l’Iran. Ainsi, la conscience de cette influence islamique sur la politique malaisienne est une chose, mais l’ampleur de celle-ci en est une autre. Nous tenterons d’expliquer dans ce billet quelle est la place concrète de l’Islam dans l’État malaisien et comment il est possible de définir celui-ci.<span id="more-632"></span></p>
<p style="text-align: justify">D’abord, la constitution malaise de 1957 statue explicitement que l’Islam est la religion de la fédération<a href="#_edn2">[ii]</a>. Mais quelle était l’intention des pères de la constitution à l’époque où ils ont établi l’Islam comme religion d’État? Pour le chercheur Joseph M. Fernando, l’attachement de l’État à la religion musulmane est seulement symbolique et à la base, l’État malais se veut laïc<a href="#_edn3">[iii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">D’autre part, la religion musulmane a une place importante dans la fédération. Par exemple, la loi islamique est employée sous certaines conditions et diverses institutions islamiques comme les conseils religieux islamiques, la <em><a href="http://www.islamic-dictionary.com/index.php?word=fatwa">fatwa</a></em> et le <em><a href="http://www.islamic-dictionary.com/index.php?word=baitul%20mal">Baitul Mal</a> </em>sont permises sous la juridiction des états<a href="#_edn4">[iv]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Dans ces conditions, comment peut-on définir l’État malais? Peut-on le e caractériser en tant que démocratie musulmane<a href="#_edn5">[v]</a> à défaut d’être un État islamique ? D’abord, la dénomination de l’État n’inclut pas le mot islamique. En effet, la Malaisie ne se nomme pas « République islamique de Malaisie » mais bien seulement « Malaysia ». De surcroît, l’État malais n’applique pas totalement et seulement la Shari’a. Dès lors, la loi islamique doit être appliquée aux musulmans dans le cadre des questions qui ont trait à l’Islam<a href="#_edn6">[vi]</a>, mais l’application de cette loi est encadrée par chacun des états et sa juridiction est limitée. Ainsi, l’État place clairement les tribunaux islamiques de la Shari’a au deuxième plan sous la juridiction des cours fédérales.</p>
<p style="text-align: justify">Alors si l’État malais n’est pas islamique comment peut-on le définir? En fait, l’État malais est bicaméral c’est-à-dire que le parlement est constitué d’une chambre haute (Dewan Negara) non élue et d’une chambre des représentants (Dewan Rakyat) élue. En outre, chacun des 13 états de la fédération fonctionnent de la même façon<a href="#_edn7">[vii]</a>. L’efficacité relative de ce système fut démontrée depuis 1957, mais surtout depuis le départ de Mahatir (premier ministre de 1981 à 2003), c&#8217;est-à-dire aux élections de 2004 et 2008. En fait, les élections de 2008 sont les plus frappantes puisque pour la première fois depuis 1957, le BN (parti duquel est issu Mohamed Mahatir) n’a pas gagné les 2/3 de la Chambre des représentants. En avril 2009, Abdullah Badawi remit sa démission et laissa sa place à Najib Abdul Razak qui promit des réformes drastiques dans le but d’augmenter la transparence et la responsabilité de l’État<a href="#_edn8">[viii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Pour conclure, il serait juste de dire que l’État malais est à la limite d’être une république islamique. En effet, l’utilisation de la Shari’a et la présence de plusieurs institutions islamiques peuvent porter à confusion, mais dans le cas qui nous occupe, c’est le statut propre de l’État qui est le plus important. Celui-ci reposant sur des bases laïques et démocratiques, assez précaires certes, mais démocratiques tout de même, il n’est pas possible de le qualifier d’État islamique au sens propre du terme. Certes la résurgence de mouvements islamistes dans les dernières années et des décisions favorisant une interprétation conservatrice de l’Islam, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lina_Joy">comme celle prise dans le cas de Lina Joy</a>, vont rendre la route vers la démocratie assez ardue. Cependant, si les politiciens qui promettent la réforme, comme Razak, tiennent leurs paroles, rien n’est impossible.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Haniff Hassan, Muhammad. 2007. “Explaining Islam’s Special Position and the Politic of Islam in Malaysia”. <em>The Muslim World </em>97<em> </em>(Avril): 287-316.</p>
<p align="left">Freedom House. <em>Map of freedom</em>. (2009)En ligne. <a href="http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2009">http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2009</a></p>
<p align="left">(Page consultée le 18 novembre 2009)</p>
<p>M. Fernando, Joseph. 2006. «The position of Islam in the Constitution of Malaysia». <em>Journal of Southeast Asian Studies </em>37 (no 2): 249-266.</p>
<p>Nasr, Vali. 2005.  “The rise of “Muslim Democracy””. <em>Journal of Democracy</em> 16 (no2): 13-27.</p>
<p>Moten, Abdul Rashid et Tunku Mohar Mokhtar. 2006. “THE 2004 GENERAL ELECTIONS IN MALAYSIA: A Mandate to Rule”. <em>Asian Survey </em>46 (no 2): 319-340.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Il  est important de noter que la définition du terme islamique qui sera utilisée aux cours de ce billet est celle-ci : d’abord une république islamique est un État qui se définit à travers un discours politique provenant du Coran. Ensuite, le mot islamique peut être utilisé comme adjectif pour définir tous les  aspects de la religion se transposant à la culture, l’économie et la politique. Il est aussi acquis qu’un État islamique en est un qui rejette la vision occidentale de la démocratie. Finalement, il est important de distinguer islamique, d’islamisme. L’islamisme est quant à lui l’application politique de l’Islam.</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> Joseph M. Fernando, “The position of Islam in the Constitution of Malaysia”, Journal<em> of Southeast Asian Studies </em>37 (2006), 249-266.</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Id.</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Muhammad Haniff Hassan, “Explaining Islam’s Special Position and the Politic of Islam in Malaysia”, <em>The Muslim World </em>97<em> </em>(2007), 287-316.</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Vali Nasr, “The rise of “Muslim Democracy””, <em>Journal of Democracy</em> 16 (2005), 13-27.</p>
<p align="left"><a href="#_ednref6">[vi]</a> Map of freedom, (2009) En ligne. http://www.freedomhouse.org/template.cfmpage=22&amp;year=2009&amp;country=7654 (Page consultée le  26 novembre 2009)</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Abdul Rashid Moten and Tunku Mohar Mokhtar, “THE 2004 GENERAL ELECTIONS IN MALAYSIA: A Mandate to Rule”, <em>Asian Survey </em>46 (2006), 319-340.</p>
<p align="left"><a href="#_ednref8">[viii]</a> Freedom House, “Map of freedom 2009”, Malaisie.</p>
<p align="left">
]]></content:encoded>
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		<title>LA MALAISIE : L’UMNO ET LES SULTANS</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 02:16:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Identité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Malaisie]]></category>
		<category><![CDATA[sultans]]></category>
		<category><![CDATA[UMNO]]></category>

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		<description><![CDATA[par Lu Wei Zheng
Dans le cas de la Malaisie, c’est en partie grâce aux efforts de l’UMNO (United Malays National Organisation) que la monarchie est parvenue à garder sa place dans la vie politique. Celui-là était le principal acteur dans la négociation avec les Britanniques lors de la création de la Fédération de Malaisie en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>par Lu Wei Zheng</strong></p>
<p style="text-align: justify">Dans le cas de la Malaisie, c’est en partie grâce aux efforts de l’<a href="http://umno-online.com/">UMNO</a> (<em>United Malays National Organisation</em>) que la monarchie est parvenue à garder sa place dans la vie politique. Celui-là était le principal acteur dans la négociation avec les Britanniques lors de la création de la Fédération de Malaisie en 1946.<a href="#_ftn1">[1]</a> À cette occasion, la rotation entre les neuf sultans du pays pour le mandat royal a été établie afin de permettre la participation politique de la monarchie.<a href="#_ftn2">[2]</a>Ainsi, la monarchie fédérale parlementaire est devenue le régime politique de la Malaisie.<span id="more-613"></span></p>
<p style="text-align: justify">En réalité, il allait dans l’intérêt de l’UMNO de garantir le statut des sultans dans l’ère postcoloniale. Les deux acteurs sont reliés par l’identité malaise. Le premier avait pour objectif de promouvoir les intérêts des Malais par rapport aux autres ethnies. Le second était considéré historiquement comme porte-paroles des Malais. Dans ce billet, je vais essayer de démontrer que l’identité malaise a noué les intérêts des deux acteurs d’une manière inséparable. En premier lieu, nous allons voir pour quelle raison l’UMNO a cherché à s’allier avec les sultans. En deuxième lieu, nous allons discuter dans quelle mesure cette association empêche l’UMNO d’écarter les sultans de la scène politique.</p>
<p style="text-align: justify">Le fait de s’identifier aux sultans permet à l’UMNO d’obtenir plus de votes lors de l’élection. Compte tenu du caractère ethnique de ce parti politique, c’est parmi les Malais que se trouvent ses principaux partisans. Cependant, il avait une faible présence dans les zones rurales où résident la majorité des Malais. Par contre, les sultans détiennent une forte autorité dans ces régions. En plus, les Malais doivent leur première allégeance plutôt à un personnage royal qu’à un État territorial défini ni à une unité religieuse ou ethnique.<a href="#_ftn3">[3]</a> Cela explique pourquoi les sultans sont traditionnellement considérés comme représentants de l’identité malaise. Ainsi, collaborer avec les sultans permet de promouvoir le programme de l’UMNO auprès de la population malaise. Bref, l’UMNO s’est servi de la popularité des sultans pour se renforcer dans la lutte de pouvoir au sein du gouvernement. En même temps, cela a également consolidé le capital politique des sultans avec la montée de l’UMNO. Dans ce cas, la situation s’est avérée bénéfique pour les deux parties.</p>
<p style="text-align: justify">L’association entre l’UMNO et les sultans persiste malgré le changement politique entrainé par les <a href="http://www.youtube.com/watch?v=zu6tV2CiZyQ&amp;feature=related">émeutes raciales</a> de 1969. Après cet incident, la sphère politique de la Malaisie est davantage marquée par la dominance de l’UMNO.<a href="#_ftn4">[4]</a> Dans ce cas, on peut dire que les mesures entreprises par le gouvernement reflètent en grande partie les politiques de l’UMNO. Éviter les affrontements interethniques est désormais devenu la préoccupation la plus importante pour le gouvernement. C’est pourquoi la <a href="http://www.unrisd.org/__80256b3c005bccf9.nsf/0/22e1e0e487e13a1f80256b6d005786b7?OpenDocument&amp;language=fr">Nouvelle Politique Économique</a> a été mise en place en 1970. Pour la même raison, les amendements constitutionnels étaient passés par la Chambre basse un an après. Ceux-ci avaient pour but de restreindre toutes les questions sensibles dans la discussion publique, par exemple, en ce qui concerne le pouvoir et le statut des sultans, ainsi que les privilèges particuliers des Malais.<a href="#_ftn5">[5]</a> En d’autres termes, la contestation à l’égard du pouvoir des sultans ne peut provenir que de l’intérieur du gouvernement. De là, on voit que le statut des sultans est toujours lié à l’identité malaise. Dans ce cas, on peut déduire qu’aussi longtemps que les dirigeants voudront un État malais et ils chercheront à privilégier les Malais, les sultans demeureront un point de référence substantiel dans les politiques de l’UMNO. Cela revient à dire que celui-ci a toujours l’intérêt de maintenir un lien étroit avec les sultans.</p>
<p style="text-align: justify">En résumé, l’identité malaise est toujours une variable importante dans la relation entre les sultans et l’UMNO. D’ailleurs, on constate que le changement politique après 1969 est loin d’être un tournant radical dans les programmes de l’UMNO. Il semble plutôt à un nouveau classement de la priorité des enjeux politiques dans la mesure où l’UMNO n’a pas abandonné l’idée de promouvoir le statut des Malais par rapport aux autres ethnies.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-614 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/Untitled1-300x225.png" alt="Untitled1" width="300" height="225" /></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center">Crédit photo: <a href="http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=8398">http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=8398</a></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>1. Singh, Hari.</p>
<p>2 Metzger, Laurent. p. 15</p>
<p>3 Milner, Anthony Crothers. p.26.</p>
<p>4 Andaya, Barbara Watson et Andaya, Leonard Y. p.325</p>
<p>5 <em>Ibid</em>. p.324.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Andaya, Barbara Watson et Andaya, Leonard Y. 2001. <em>A history of Malaysia</em>. Honolulu : University of Hawaii Press.</p>
<p>Metzger, Laurent. 1994. <em>Les sultanats de Malaisie : un régime monarchique au vingtième siècle</em>. Paris : L’Harmattan.</p>
<p>Milner, Anthony Crothers. 2002. <em>The Invention of Politics in Colonial Malaya</em>. Cambridge; New York : Cambridge University Press.</p>
<p>Singh, Hari. 1995. « UMNO Leaders and Malay Rulers : The Erosion of a Special Relationship.» <em>Pacific Affairs</em>, Vol. 68, No.2. p. 187-205.</p>
<p><a href="#_ftnref5"></a></p>
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		<title>SEDITION ACT: LA LOI DU BAILLON</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 04:36:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Bumiputras]]></category>
		<category><![CDATA[Communauté chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[Discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[Malaisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Claire Tousignant
Bouc-émissaire, tentative d’assimilation, tension ethnique, inégalités économiques, émeutes et violence raciste sont toutes des expressions qu’on rencontre fréquemment lorsqu’on s’intéresse au sort des minorités ethniques en Asie du Sud-Est. Les différentes diasporas chinoises de la région n’échappent pas à cette logique. Face à ces mêmes défis, les États de la région réagissent différemment. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Claire Tousignant</strong></p>
<p style="text-align: justify">Bouc-émissaire, tentative d’assimilation, tension ethnique, inégalités économiques, émeutes et violence raciste sont toutes des expressions qu’on rencontre fréquemment lorsqu’on s’intéresse au sort des minorités ethniques en Asie du Sud-Est. Les différentes diasporas chinoises de la région n’échappent pas à cette logique. Face à ces mêmes défis, les États de la région réagissent différemment. Par exemple, la Thaïlande, seul État du sud-est asiatique à ne pas avoir été colonisé, réagit relativement positivement à la petite communauté (3% de la population) chinoise qui participe activement à la prospérité économique du pays. L’Indonésie, quant à elle, a connu des événements traumatisants impliquant les différentes ethnies nationales. Occultant complètement les différences culturelles de la sphère publique, les autorités indonésiennes ont pendant longtemps avivé  les tensions ethniques entre les Indonésiens et les Sino-Indonésiens. Qu’en est-il de la situation malaisienne ? Le gouvernement s’est-il rangé du côté autoritaire ou du côté libéral du spectre politique par rapport à sa communauté d’origine chinoise ? L’histoire des Malaisiens d’origine chinoise semble se placer au centre de cette distribution.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-595"></span></p>
<p style="text-align: justify">Effectivement, on ne parle pas véritablement de répression en <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/my.html">Malaisie</a>, mais plutôt de discrimination positive à l’endroit des Malais de souche. Toutefois, l’État malais s’est donné des outils législatifs effectifs pour contrôler et réprimer les mouvements contestataires potentiels. Il en a d’ailleurs usé à quelques occasions. Pour mieux comprendre ces nuances, retournons en 1948, cinq ans avant la création de la <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/my.html">Malaisie</a>. Encore sous l’égide de l’empire britannique, les communautés de cette colonie sont largement sectorisées. Il y a peu d’interactions entre les Chinois, les Indiens et les Malais. Ces derniers sont relayés aux classes inférieures de la société et ont donc décidé de créer un parti politique, le <a href="http://www.pemudaumno.org.my/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=1645">UMNO</a>, pour remédier à cette situation<a href="#_ftn1">[1]</a>. Cet entité devient rapidement très populaire au sein de la majorité malaise. En 1957, l’indépendance est déclarée</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-596 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/merdeka-300x250.jpg" alt="merdeka" width="300" height="250" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: <a href="http://kaz.blogs.com/fugue/images/merdeka.jpg">http://kaz.blogs.com/fugue/images/merdeka.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Douze années passent avant que les étincelles ne surviennent entre les différentes communautés. Lors des élections générales de 1969, des émeutes éclatent dans la capitale pour protester contre les gains importants faits par les Sino-Malaisiens. Ces manifestations violentes feront des centaines de morts<a href="#_ftn2">[2]</a>. <a href="http://merdeka.virtualmalaysia.com/fastfact/prime_minister.cfm">Razak</a> se désigne président et prend les rênes de la nation pour déclarer l’État d’urgence. Le processus parlementaire est suspendu pour une période indéterminée. La seule façon pour les députés de retourner siéger est d’accepter les conditions imposées par <a href="http://merdeka.virtualmalaysia.com/fastfact/prime_minister.cfm">Razak</a>, stipulant qu’à partir de ce moment, la constitution doit intégrer une clause favorisant une meilleure intégration des <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KCoWF2eSrFY">Bumiputras</a></em>, les fils de la terre, dans tous les domaines de la société. C’est en fait un système de quota qui prévoit une distribution des emplois et des investissements sur une base ethnique. De plus, cette clause est protégée par le <a href="http://www.unhcr.org/cgi-bin/texis/vtx/refworld/rwmain?docid=4754187fd">Sedition Act</a>, loi qui empêche quiconque de contester cette répartition du pouvoir. Le <a href="http://www.unhcr.org/cgi-bin/texis/vtx/refworld/rwmain?docid=4754187fd">Sedition Act</a> prévoit que le gouvernement peut arrêter tous ceux qui s’opposent publiquement aux quotas favorisant les Malais, pour protéger l’unité nationale<a href="#_ftn3">[3]</a>. Évidemment, les politiciens n’ont d’autre choix que d’accepter cette condition pour retourner travailler. C’est une répression législative indirecte que les Sino-Malaisiens subissent.</p>
<p style="text-align: justify">Les Chinois ressentent vivement les inégalités qui résultent de cette loi. Leur accès au financement, aux universités et à la bureaucratie est désormais institutionnellement limité. Avec l’arrivée de <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/3229369.stm">Mahathir</a>, l’État s’islamise davantage et le parti <a href="http://www.pemudaumno.org.my/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=1645">UMNO</a> domine la scène politique<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-597 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/2-225x300.jpg" alt="2" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify">Les partis chinois n’ont aucun pouvoir réel et représentent plus la bourgeoisie que les intérêts des Sino-Malaisiens. En fait, tout le gouvernement est plus attentif aux demandes des hommes d’affaires qu’au reste du peuple. En 1987, le président <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/3229369.stm">Mahathir</a> promulgue 100 professeurs d’origine chinoise dans les universités du pays. Cette mesure semble favorable à l’épanouissement de cette communauté, mais c’est perçu comme une mesure d’assimilation puisqu’aucun de ces enseignants ne parle mandarin. Cette confrontation fait réagir la communauté universitaire chinoise qui manifeste publiquement contre cette décision. <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/3229369.stm">Mahathir</a> utilise la clause du <a href="http://www.unhcr.org/cgi-bin/texis/vtx/refworld/rwmain?docid=4754187fd">Sedition Act</a> pour fermer le débat qui va à l’encontre de l’unité nationale<a href="#_ftn5">[5]</a>. Il en profite pour emprisonner quelques ennemis du régime en place. Cet événement illustre tout à fait le climat de bâillonnement dans lequel les Malaisiens d’origine chinoise doivent vivre. C’est l’Omerta, la loi du silence, qui règne. Cette communauté ethnique doit passivement espérer pour de meilleures conditions de vie, sous peine d’être emprisonnée. Certains soutiennent que ces mesures ont évité à la <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/my.html">Malaisie</a> de connaître d’autres émeutes meurtrières, mais il est évident que cette relative quiétude se construit aux dépends des Sino-Malaisiens. Ceux qui questionnent le système de discrimination positive à l’égard des <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KCoWF2eSrFY">Bumiputras</a></em> sont marginalisés par les autorités et sont accusés d’encourager de potentiels émeutes racistes à l’égard de la communauté chinoise<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Aujourd’hui la discrimination positive est plus une habitude qu’une mesure spéciale. Les politiques visant à une meilleure représentation des Malais ont mené à une surreprésentation de cette population dans le secteur public. Toutefois, la croissance économique extraordinaire de cet État permet à l’ensemble de la population de s’enrichir, ce qui amenuise les tensions ethniques<a href="#_ftn7">[7]</a>. Depuis le début des années 90, les politiques malaisiennes tendent vers une <a href="http://www.youtube.com/watch?v=KPhaYs5pLaU">accommodation intégrative</a> plutôt qu’une assimilation pure et simple. Serait-ce à cause de l’ouverture du marché chinois à l’économie mondiale ? Cette hypothèse est certainement à considérer. <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/3229369.stm">Mahathir</a> a mis en place la Vision 2020 durant cette décennie. Cette idéologie vise à réduire le favoritisme sur la base ethnique<a href="#_ftn8">[8]</a>. C’est une réorientation qui ne peut qu’être favorable à la communauté Sino-Malaisienne qui souhaite certainement se rapprocher du modèle d’intégration thaïlandais plutôt que du modèle d’exclusion indonésien.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Chin, James. 2001. «Malaysian Chinese Politics in the 21<sup>st</sup> Century: Fear, Service and Marginalisation». <em>Asian Journal of Political Science</em> 9 (no2, décembre): 78-94.</p>
<p>Collins, Alan. 2005. « Securization, Frankenstein’s Monster and Malaysian Education». <em>The Pacific Review</em> 18 (no 4, décembre): 567-88.</p>
<p>Haque, Shamsul. 2003. «The Role of the State in Managing Ethnic Tensions in Malaysia». <em>American Behavioral Scientist</em> 47 (no 3, novembre): 240-66.</p>
<p>Segawa, Noriyuki. 2007. «Malaysia’s 1996 Education Act: The Impact of a Multiculturalism-type Approach on National Integration». <em>Journal of Social Issues in Southeast Asia</em> 22     (no 1): 30-56.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Haque, 248.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Chin, 82.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Ibid., 83.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Chin, 86.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Collins, 572.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Idem., 580.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Haque, 253.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Segawa, 35.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>LA MALAISIE: DU NATIONALISME CULTUREL AU NATIONALISME ÉCONOMIQUE</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 04:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Charles-Antoine Michel
Contrairement à d’autres pays d’Asie du Sud-Est, il ne reste rien des empires passés du Monde malais. Même s’il n’y a pas de grands monuments à la gloire du passé, ou de héros nationalistes tels que Rizal aux Philippines ou Hô chi Minh au Vietnam, les discours des dirigeants de la Malaisie sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Charles-Antoine Michel</strong></p>
<p style="text-align: justify">Contrairement à d’autres pays d’Asie du Sud-Est, il ne reste rien des empires passés du Monde malais. Même s’il n’y a pas de grands monuments à la gloire du passé, ou de héros nationalistes tels que Rizal aux Philippines ou Hô chi Minh au Vietnam, les discours des dirigeants de la Malaisie sont de plus en plus tournés vers la construction d’une nation malaise. Je ferai lors de cette étude une distinction bien précise entre les mots Malais et Malaisiens. En effet, le premier terme fait référence à la race, l’ethnie, tandis que le second désigne la nationalité. Nous allons voir au cours de ce billet que la Malaisie a connu plusieurs types de nationalismes jusqu’à aujourd’hui.<span id="more-586"></span></p>
<p style="text-align: justify">La Malaisie, avec son fameux <a href="http://placedutemps.viabloga.com/images/Malacca___source_Arte_web.jpg">détroit de Malacca</a>, a été l’objet de nombreuses convoitises, car elle représente un point stratégique pour les échanges commerciaux. Dès le 15<sup>ième</sup> siècle, l’Islam est introduit par des marchands venus d’Inde et va être à la base du nationalisme culturel. En 1511, les Portugais s’emparent de ce comptoir. Plus d’un siècle plus tard, les Néerlandais, de plus en plus puissants dans la région grâce à leur Compagnie des Indes Orientales écartent les Portugais dans le but de prendre à leur tour le contrôle du détroit. La domination hollandaise s’achève à la fin du 19<sup>iéme </sup>siècle et correspond à l’arrivée des Britanniques dans la région. L’administration anglaise s’étend petit à petit dans le pays et en 1891 est créée la Fédération de Malaisie [1]. Les Britanniques vont devoir faire face à plusieurs types de nationalismes dont le premier est un nationalisme culturel.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, au début du 20<sup>ième</sup> siècle, le nationalisme malais s’appuie sur deux phénomènes: la langue et la religion musulmane. En effet, être Malais c’est avant tout parler le malais mais c’est aussi être musulman. Ce type de nationalisme va rapidement devenir anticolonial, les Occidentaux étant perçus comme matérialistes et hostiles à l’Islam [2]. L’intelligentsia et les hommes politiques Malais tentent petit à petit de promouvoir la culture malaise. L’apparition de la revue <em>Al-Imam </em>en 1906 va développer « un des thèmes essentiels de la vie politique dans le premier tiers du siècle: […] la maîtrise de la religion » [3]. Après une courte dépression en 1921, un « Retrenchment Committee » (Richer 1981, 28) est créé afin qu’une priorité absolue soit accordée aux personnes nées en Malaisie dans le cadre des services techniques tels que les chemins de fer, les travaux publics, les hôpitaux, etc. On fait prévaloir la nationalité Malaisienne dans le milieu du travail, permettant ainsi la mise en valeur d’un aspect culturel. Également, ce comité recommande aux fonctionnaires européens d’avoir une réelle connaissance du malais, précisant que « le malais, non l’anglais, est la langue du pays » (Richer 1981, 28).</p>
<p style="text-align: justify">Le nationalisme n’apparaît dans le milieu de la politique que dans les années précédant la Seconde guerre mondiale. Le mouvement Brotherhood of Pen Friends, représentant un nationalisme réformiste, regroupait 2 000 personnes en 1935 et 10 000 en 1937, réunis sous le slogan « Vive la langue, vive la nation ! ». Le premier parti politique de gauche, le Kesatuan Melayu Muda (KMM) est créé en 1938. Anticapitaliste et anticolonial, le KMM est radicalement opposé à l’occupation britannique. Selon Richer, ce parti va constituer « le creuset d’hommes politiques qui, au plus tard, constitueront le noyau des mouvements nationalistes ».</p>
<p style="text-align: justify">Le nationalisme politique naît lors de la Seconde Guerre mondiale, sous l’influence du parti communiste malais créé en 1930. En effet, lors de l’invasion du Japon, le PCM réussit à prendre place dans la communauté chinoise déjà très importante à l’époque et réveille l’hostilité des Malais à l’égard du nouvel occupant. De nombreuses manifestations anti-japonaises sont mises en place par ce parti.</p>
<p style="text-align: justify">Après l’indépendance de la Malaisie en 1957, on assiste à un nouveau type de nationalisme, le nationalisme ethnique. On compte dans le pays trois principales ethnies: les Malais, représentant 57, 6 % de la population, les Chinois, 25,6 % de la population, les Indiens, environ 10 %. Les 6 % restants sont représentés par les immigrés. Mais après les troubles raciaux de 1969 entre les Malais et les Chinois détenant la part la plus importante de l’économie malaise, le gouvernement en place adopte progressivement un rééquilibrage économique entre les ethnies. Ainsi, l’UMNO (United Malays National Organisation), en place depuis l’indépendance, prône la « discrimination positive » en faveur des Malais [4]. On assiste à la naissance d’un capitalisme nationaliste. C’est de cette idée nouvelle que naît le nationalisme économique. En effet, pour maintenir une stabilité politique dans le pays et mettre fin aux conflits ethniques, il a fallu équilibrer les intérêts de la communauté malaise, plus nombreuse, ainsi que ceux des « étrangers ». On pense avant tout aux Chinois, qui détiennent la part la plus importante de l’économie. De nombreuses résolutions nationalistes sont apparues dans les années 80 telles que la création d’une voiture nationale, la <em>Proton</em>, la construction des deux Tours Petronas (photo 1), représentant la compagnie pétrolière portant ce même nom ou encore la naissance d’une nouvelle capitale administrative, Putrajaya. Pour les nationalistes économiques, « il faut empêcher que des capitaux étrangers affluent dans le pays et achètent des entreprises à des prix sacrifiés » [5]. Les chefs d’entreprises malais représentent des alliés politiques de poids, dont le soutien financier est capital pour le maintien du nationalisme économique.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, on a pu constater qu’au fil des années, selon les évènements qui ont rythmé l’histoire de la Malaisie, le pays a connu plusieurs sortes de nationalismes qui font sont identité actuelle. Or depuis quelques années, c’est le nationalisme économique qui prédomine. Mais ce dernier doit faire face aux partisans de l’ouverture économique du pays, ce qui ne manquera pas, dans un futur proche, d’alimenter les tensions au sein de la scène politique malaise.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>[1] France. Maison des Français de l’Étranger. 2002. <em>Histoire</em>. En ligne <a href="http://www.mfe.org/default.aspx?SID=10098">http://www.mfe.org/default.aspx?SID=10098</a> (page consultée le 15 novembre 2009).</p>
<p>[2] Raillon, François. 1986. « À propos du récent Congrès sur la Langue et les Lettres Malaises : quelques observations sur le nouveau nationalisme malais ». <em>Archipel</em> 31: 61-71.</p>
<p>[3] Richer, Philippe. 1981. <em>L’Asie du Sud-Est: Indépendances et communismes</em>. Paris: Imprimerie nationale.</p>
<p>[4] Durand, Jean-Pierre. 1998. « Malaisie: capitalisme et nationalisme ». En ligne <a href="http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf">http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf</a> (page consultée le 15 novembre 2009).</p>
<p>[5] Stubbs, Richard. « Revue Internationale de Politique Comparée » 8, no 3 (2001), 461-472.<ins datetime="2009-11-21T10:29" cite="mailto:Kheira%20Issaoui-Mansouri"></ins></p>
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		<title>UNE PETITE L.A.</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 01:37:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Félix Pepin
 
Crédit photo:http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Petronas_twin_towers_Malaysia.JPG
Kuala Lumpur, première ville et capitale de la Malaisie, est parfois comparée à un petit Los Angeles en raison de l’intensité de son étalement sur le territoire, de sa faible densité ainsi que de son aménagement fortement influencé par l’utilisation de l’automobile. Cependant, avant d’en arriver à sa forme actuelle, cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Félix Pepin</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><img class="size-medium wp-image-545  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/450px-Petronas_twin_towers_Malaysia.JPG-225x300.jpg" alt="450px-Petronas_twin_towers_Malaysia.JPG" width="225" height="300" /><span style="font-weight: normal"> </span></strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="font-weight: normal">Crédit photo:<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Petronas_twin_towers_Malaysia.JPG">http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Petronas_twin_towers_Malaysia.JPG</a></span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-weight: normal">Kuala Lumpur, première ville et capitale de la Malaisie, est parfois comparée à un petit Los Angeles en raison de l’intensité de son étalement sur le territoire, de sa faible densité ainsi que de son aménagement fortement influencé par l’utilisation de l’automobile. Cependant, avant d’en arriver à sa forme actuelle, cette conurbation (regroupement de plusieurs centres urbains initialement distincts) de 4.2 millions<a href="#_edn1">[i]</a> d’habitants sur les 26 millions que compte le pays (2007<a href="#_edn2">[ii]</a>) a vu son image se transformer grandement sur une période relativement courte. Dans ce billet, nous analyserons rapidement l’orientation qu’a prise le développement urbain en Malaisie, mais plus particulièrement celui de la grande région métropolitaine de Kuala Lumpur à travers certains points qui caractérisent cette région de l’Asie du Sud-Est.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify">Avant toute chose, la première grande idée sur laquelle il serait important d’insister est celle que Kuala Lumpur, de même qu’une certaine partie de la Malaisie (particulièrement la côte ouest de la péninsule) furent développées dans le but d’accommoder les automobilistes<a href="#_edn3">[iii]</a>. C’est un parti qu’a pris le gouvernement depuis longtemps et, dans les dernières années, rien ne semble indiquer qu’un changement radical d’idéologie soit en phase de prendre place. En effet, avec des projets comme le <em>Highway Network Development Plan</em> (réseau autoroutier de 10 580 km visant à relier la capitale nationale à chacun des centres régionaux du pays) ou les autoroutes de l’Ouest et de l’Est construites pendant les années 1980, le choix de l’automobile comme moyen de transport privilégié ne fait plus de doute<a href="#_edn4">[iv]</a>. En fait, ce parti fut pris lorsqu’on planifia l’élargissement des rues de Kuala Lumpur en 1922, date de l’arrivée du premier planificateur urbain officiel de la ville<a href="#_edn5">[v]</a> pour faire place aux voitures des citoyens européens. Par la suite, l’ensemble de la population n’a jamais sérieusement remis ce choix en question.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-544"></span></p>
<p style="text-align: justify">Ensuite, Kuala Lumpur, contrairement à plusieurs autres villes asiatiques, a la chance de compter sur un arrière-pays intéressant pour accueillir l’urbanisation. Plusieurs des terres situées à proximité de ce centre urbain ayant été exploitées pour l’extraction de l’étain, leur valeur était pratiquement nulle sur le marché<a href="#_edn6">[vi]</a>. Il fut donc possible, pour le gouvernement de planifier leur développement comme bon lui semblait. C’est ainsi qu’apparut, en 1953 la première (mais non la dernière) ville satellite de Kuala Lumpur (Petaling Jaya). Au départ, celle-ci avait été planifiée afin d’accueillir 70 000 habitants, principalement des citoyens ayant peu de moyens (le squat devenant un problème dans la capitale depuis les années 1940)<a href="#_edn7">[vii]</a>. Finalement, cette ville devint plutôt le premier refuge de la classe moyenne, préférant utiliser leur voiture matin et soir afin de se rendre au boulot. Chacune des villes satellites était, évidemment, reliée au centre par de grandes autoroutes.</p>
<p style="text-align: justify">Depuis les années 1980, le gouvernement malaisien, sans jamais remettre en question les décisions prises dans le passé (promotion de l’automobile et étalement), a de grandes ambitions pour la région de sa capitale. En fait, le premier ministre de l’époque (M. Mahathir) désirait en faire une ville ayant un rayonnement international au même titre que Singapour, et ce, pour 2020<a href="#_edn8">[viii]</a>. De grands projets d’infrastructures visant à « vendre » l’image de la métropole furent mis en branle. Notons particulièrement la construction des tours Petronas, à l’époque les première et deuxième plus hautes tours de la planète. Mais, pour arriver à coordonner convenablement le développement de cette région, le gouvernement national devait s’impliquer directement. C’est ainsi que le premier ministre rapatria, en 1991, les pouvoirs de planification du gouvernement municipal, directement dans un comité spécial servant à tout mettre en œuvre afin d’atteindre <a href="http://www.dbkl.gov.my/pskl2020/english/index.htm">l’objectif de 2020</a>. Ce comité, sous l’autorité du premier ministre, avait l’autorité d’outrepasser les anciens plans de zonage et pratiques de planification mis en place par la ville<a href="#_edn9">[ix]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-thumbnail wp-image-546  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/figure01_malaysia-150x150.gif" alt="figure01_malaysia" width="150" height="150" /></p>
<p style="text-align: center">crédit photo: <a href="http://www.mlit.go.jp/kokudokeikaku/international/spw/general/malaysia/index_e.html">http://www.mlit.go.jp/kokudokeikaku/international/spw/general/malaysia/index_e.html</a></p>
<p style="text-align: justify">Cela lui permit d’exercer sa principale fonction (en dehors de la planification) en ce qui concerne le développement : faire disparaître les mesures restreignant l’urbanisation mise en place par le gouvernement municipal afin que les mégaprojets puissent aller de l’avant le plus rapidement possible. Une fois ces mesures levées, les acteurs privés avaient le champ libre pour mener à bien ces projets dans le cadre convenu par la planification nationale. Le gouvernement malaisien adopta donc le partenariat public-privé comme principale stratégie pour la mise en œuvre de sa planification.</p>
<p style="text-align: justify">En somme, la grande région métropolitaine de Kuala Lumpur jouissait de quelques avantages par rapport à plusieurs autres métropoles asiatiques. Premièrement, la population de l’ouest de la péninsule malaisienne ne souffrait pas autant de pauvreté que dans plusieurs autres pays. Deuxièmement, le territoire, peu cher et abondant, permit au gouvernement de soutenir l’étalement de la métropole. Enfin, l’implication du gouvernement national dans la direction et la coordination des investissements privés permit leur intégration harmonieuse dans la planification générale du développement de la conurbation. Il ne reste maintenant qu’une décennie avant 2020, et Kuala Lumpur ne peut toujours pas être considéré comme l’égal de Singapour. Cependant, la capitale de la Malaisie montre des signes évidents de positionnement en tant que « ville mondiale » ce qui nous laisse croire que, avec le support du gouvernement national, cet objectif, au départ ambitieux, n’est peut-être pas si lointain après tout.</p>
<p style="text-align: justify">
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Rimmer et Dick (2009), p.65</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> MLIT, en ligne</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Rimmer et Dick (2009), p.226</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Rimmer et Dick (2003), p.211</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> <em>Ibid</em>, p.324</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Rimmer et Dick (2009), p.66</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Rimmer et Dick (2003), p.325</p>
<p><a href="#_ednref8">[viii]</a> <em>Ibid</em>, p.334</p>
<p><a href="#_ednref9">[ix]</a> <em>Ibid</em>, p.332</p>
<p><strong><span style="font-weight: normal"><br />
</span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>RIMMER, Peter J. et Howard Dick (2009). <em>The city in southeast Asia : Patterns, Process and Policy</em>. Honolulu : University of Hawai’i Press.</p>
<p>RIMMER, Peter J. et Howard Dick (2003<em>). Cities, Transport and Communications : The integration of Southeast Asia since 1850</em>. New York: Palgrave Macmillan</p>
<h2><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"><span style="font-size: large"><strong><em><br />
</em></strong></span></span></span></h2>
]]></content:encoded>
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		<title>DES STRUCTURES POLITIQUES PLURALISTES À LA RESCOUSSE DE L’INTÉGRATION DES SINO-MALAISIENS?</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/16/des-structures-politiques-pluralistes-a-la-rescousse-de-l%e2%80%99integration-des-sino-malaisiens/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 23:46:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[Malaisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>
		<category><![CDATA[UMNO]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Ève Lortie-Fournier
« La Constitution malaise considère que le terme ethnique Malais permet de créer une communauté plutôt homogène par une stratégie d’intégration par la langue, la religion et la culture » 1. Des structures politiques pluralistes sont favorables à l’intégration des ethnies, comme cette constitution pour les ethnies de la Malaisie. Dans ce pays, l’intégration de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Ève Lortie-Fournier</strong></p>
<p style="text-align: justify">« La Constitution malaise considère que le terme ethnique Malais permet de créer une communauté plutôt homogène par une stratégie d’intégration par la langue, la religion et la culture » <sup>1</sup>. Des structures politiques pluralistes sont favorables à l’intégration des ethnies, comme cette constitution pour les ethnies de la Malaisie. Dans ce pays, l’intégration de la diaspora chinoise est due à ces structures politiques pluralistes. L’influence de colonisation britannique sur les dirigeants postindépendance, la création et le but de l’Alliance, le rôle du MCA (Association sino-malaisienne), les partis d’opposition chinois et l’intégration économique des Sino-malais permettent de comprendre comment les structures politiques pluralistes malaises ont permis l’intégration de la diaspora chinoise en Malaisie de 1948 à 1969.<em> </em></p>
<p style="text-align: justify">La Malaisie a été colonisée par les Britanniques. Le pays a été influencé par cette colonisation en matière d’intégration multiraciale. En fait, les colonisateurs étaient conscients de l’importance de la présence des multiples ethnies dans le pays. Les Britanniques ont implanté le modèle de colonisation indirecte (Strauch 1981 ; Seah 2000). Frederick Lugard, l’inventeur de ce modèle, explique pour l’Afrique, mais l’idéologie est la même pour la Malaisie, que « chaque sultan et chaque émir régnera sur son peuple comme autrefois, mais il obéira aux lois du gouverneur et agira conformément aux conseils du résident » <sup>2</sup>. Les Sultans malais de différentes ethnies ont continué à diriger, mais en rendant des comptes aux Britanniques (Seah 2000). Comme l’explique Mélanie Boudreault dans son blogue <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/21/la-malaysia-la-stabilite-dans-un-etat-multiethnique/">La Malaysia : la stabilité d’un État multiethnique</a>, les Britanniques voulaient conserver le contrôle sur les différentes ethnies à l’intérieur de la Malaisie. Ils ont réussi par l’entremise de la colonisation indirecte. Durant l’indépendance et jusqu’à 1969, cette politique coloniale a permis une intégration plus facile pour la diaspora chinoise.</p>
<p style="text-align: justify">En 1948, la Fédération malaise fut créée, selon les désirs de l’UMNO (Organisation nationale des Malais unis) et ceux des Britanniques. Par la suite, des revendications pour l’indépendance commencèrent. Les colonisateurs étaient prêts à céder le pouvoir, mais il « ne serait remis qu’à un groupe multiracial de personnalités autochtones aux opinions conservatrices » <sup>3</sup>. L’Association sino-malaisienne avait le rôle important de s’assurer que les intérêts chinois soient représentés dans les discussions. En 1952, l’UMNO, le MCA et MCI (Congrès indien de Malaisie) formèrent une Alliance (Pan 2000; Seah 2000). Elle permettait « à la fois la coopération au sein des élites et la mobilisation politique des divers groupes ethniques » <sup>4</sup>. L’Alliance est un bon exemple de structure pluraliste. Elle permet aussi l’intégration de la diaspora chinoise au sein des structures politiques.</p>
<p style="text-align: justify">L’Alliance souhaitait une indépendance très rapide. Ils créèrent un gouvernement pour l’indépendance de la Malaisie. En 1955, ils remportèrent ensemble les premières élections et établirent les conditions pour l’indépendance. Après la Deuxième Guerre mondiale, l’immigration chinoise a augmenté en flèche. Les nombreux immigrants chinois devaient être protégés et défendus. Le MCA joua ce rôle. Lors de la décision des conditions pour l’indépendance, le MCA fit des concessions. Dans la Constitution, la langue nationale et unique est le malais, l’islam est la religion de l’État et des droits spéciaux sont donnés aux Malais. Les Chinois ne retiraient rien de particulier dans la Constitution, mais n’étaient pas exclus des décisions politiques (Pan 2000). La diaspora chinoise était représentée politiquement pour le respect de ses droits et était ainsi intégrée à la société malaise puisqu’elle avait son droit de parole en politique.</p>
<p style="text-align: justify">Par contre, le MCA n’était pas représentatif de la population chinoise en Malaisie, il n’avait pas « de racines dans les villages et dans les petites villes » <sup>5</sup>. Cependant, des partis d’opposition siégeaient au gouvernement avec le MCA et ils défendaient le reste de la population sino-malaise. Ces structures politiques avaient pour but principal de défendre les intérêts fondamentaux des Chinois. En fait, les terrains de batailles du MCA et des partis d’opposition chinois étaient le droit à la citoyenneté, des portes ouvertes pour les débouchés économiques, l’utilisation de leur langue, l’éducation chinoise et la possibilité de démontrer la culture chinoise en public. (Pan 2000). Ces batailles ont démontré « le désir des Chinois de participer pleinement à la vie de la société malaisienne et leur besoin de préserver l’autonomie culturelle dont ils avaient joui jusqu’à alors » <sup>6</sup>.<sup> </sup>Les terrains de bataille des sino-malais démontrent leur intégration par le pouvoir de se battre politiquement pour être acceptés et respectés au sein de la société malaise.</p>
<p style="text-align: justify">Les Chinois s’étaient intégrés en Malaisie sans trop de souci. Par exemple, l’ouverture de postes politiques à des membres de la communauté non-malaise démontre l’existence de structures politiques pluralistes. Les partis politiques ont permis à la diaspora chinoise de s’intégrer dans le pays. Par ailleurs, les Chinois ne se sont pas uniquement intégrés dans la population malaise, mais aussi dans son économie. De plus, les Chinois étaient présents dans toute la sphère du business malaisien. (Terence Gomez 1999). Dans ces années, la Malaisie comprenait <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/18/singapour-une-economie-influencee-par-la-diaspora-chinoise/">Singapour</a> jusqu’à son indépendance en 1965. En fait, les Sino-malais étaient numériquement supérieurs dans cette ville. Ils étaient attirés dans cette ville par la facilité de commerce et de création d’entreprise. À la suite de l’indépendance en Malaisie, les revenus des Chinois étaient supérieurs à ceux des Malais et ils ont augmenté considérablement entre 1957 et 1970. Le revenu moyen « passa de [108,08 $] américains par foyer pour les [Chinois] et [57,60 $ pour les [Malais] en 1957 à respectivement [157,06 $] et [68,08 $] en 1970 » <sup>7</sup>.</p>
<p style="text-align: justify">Les structures politiques pluralistes mises en place en Malaisie ont été favorables  l’intégration de la diaspora chinoise. La colonisation britannique a permis la création de ces structures. La création de l’Alliance, le MCA et les partis d’opposition démontre l’impact de la colonisation britannique sur l’intégration des Sino-malais. Ces structures politiques pluralistes ont permis à la diaspora chinoise de se faire une place politiquement et économiquement en Malaisie.</p>
<p> </p>
<p><em><span style="font-style: normal"><strong>Références</strong></span></em></p>
<p><sup>1</sup> David Seah, «Malaysia: Dilemmas of integration», (2000) <em>Parliamentary Affairs</em> 53 (January), 189-197.</p>
<p>Traduction libre de « The constitution, however, interprets the term ‘Malay’ in an ethnic sense, implying the possibility of creating a relatively homogenous community of language, religion and culture through a strategy of integration».</p>
<p><sup>2</sup>Mamoudou Gazibo,  <em>Introduction à la politique africaine</em> (Canada : Les Presses de l’Université de Montréal, 2006).</p>
<p><sup>3</sup> Lynn Pan, dir.,   <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise </em>(Paris : Les Éditions du Pacifique, 2000).</p>
<p><sup>4</sup> <em>Ibid.</em></p>
<p><sup>5</sup> Judith Strauch, <em>Chinese village politics in the Malaysian state</em> (États-Unis: Harvard University Press, 1981). Traduction libre de « Neither of them [MCA and MIC] has roots in the villages and small towns».<em> </em></p>
<p><sup>6 </sup>Lynn Pan, dir., <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise </em>(Paris : Les Éditions du Pacifique, 2000).</p>
<p><sup>7 </sup><em>Ibid.</em></p>
<p><sup>8</sup>Kua Kia Sung, «Racial conflict in Malaysia: against the official history», (2007) <em>Race and class</em>. 49 (3): 33-53. Traduction libre de « was the worst racial riot in the history of Malaysia».</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Gazibo, Mamoudou. 2006. <em>Introduction à la politique africaine</em>. Canada : Les Presses de l’Université de Montréal.</p>
<p>Pan, Lynn, dir.  2000. <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise. </em>Paris : Les Éditions du Pacifique.</p>
<p>Seah, David. 2000. «Malaysia : dilemmas of integration». <em>Parliamentary Affairs</em> 53 (January): 189-197.</p>
<p>Strauch, Judith. 1981. <em>Chinese village politics in the Malaysian state</em>. États-Unis: Harvard University Press.</p>
<p>Sung, Kua Kia. 2007. « Racial conflict in Malaysia: against the official history<em>».</em> <em>Race and class</em>. 49 (3): 33-53.</p>
<p>Terence Gomez, Edmund. 1999. <em>Chinese business in Malaysia: accumulation, accommodation and ascendance</em>. Richmond : Curzon.</p>
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		<title>Multiculturalisme, littérature et intégration en Malaisie</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/28/multiculturalisme-litterature-et-integration-en-malaisie/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 18:25:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>claraboulianne-lagac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Identité nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Tensions ethniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Vu l’importance des tensions ethniques en Malaisie, l’identité malaisienne, qui regrouperait Malais, Chinois et Indiens, est souvent considérée comme un mythe. Un mythe aujourd’hui de plus en plus réel, alors que la littérature malaisienne, après avoir été longtemps à l’image des divisions de la société, se met à la recherche d’un interstice, d’un espace de compromis où créer une identité nationale commune à tous.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><strong>par Clara Boulianne-Lagacé</strong></p>
<p>« Bien sûr qu’il faut que ce soit comme ça ! Tout le monde doit savoir parler malais, la langue nationale. Si vous ne pouvez pas parler la langue nationale alors vous ne pouvez pas vivre ici. Les Chinois peuvent retourner en Chine et les Indiens en Inde. Si vous voulez vivre ici, vous devez parler la langue nationale. »<sup>1</sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Remplacez la Malaisie par le Québec, puis les Indiens et Chinois par les Anglais, et ces quelques mots tirés de <em>Secluded Village</em>, de l’écrivain malais Ibrahim Omar, auraient pu être prononcés par nombre de Québécois. Qu’ont donc en commun le Canada et la Malaisie ? Ils sont tous deux des pays multiculturels où la cohabitation est parfois ardue.<span id="more-232"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Vu l’importance des tensions ethniques en Malaisie, l’identité malaisienne, qui regrouperait Malais, Chinois et Indiens, est souvent considérée comme un mythe. Un mythe aujourd’hui de plus en plus réel, alors que la littérature malaisienne, après avoir été longtemps à l’image des divisions de la société, se met à la recherche d’un interstice, d’un espace de compromis où créer une identité nationale commune à tous.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">D’où viennent ces tensions ethniques si difficiles à surmonter? En Malaisie, deux des plus grandes identités culturelles du monde, indienne et chinoise, cohabitent avec la population locale malaise. Les Indiens ont été amenés par les Britanniques, lors de la colonisation, pour servir de main-d’œuvre dans les plantations de caoutchouc, alors que les Chinois ont d’abord travaillé dans les mines d’étain, puis dans le commerce. Résultat ? La population est à 51% malaise, et comporte 36% de Chinois et 12% d’Indiens<sup>2</sup>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Suite à l’indépendance de la Malaisie, en 1957, les partis politiques nationaux se sont organisés selon des lignes de clivage ethnique : un parti pour chaque race, et non pour chaque idéologie, encourageant de ce fait les tensions sociales. En 1964, des émeutes entre Malais et Chinois ont conduit à la séparation de Singapour. En 1969, de nouvelles émeutes raciales à Kuala Lumpur firent des centaines, sinon des milliers de morts.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Face à une telle identité fragmentée, une littérature malaisienne est-elle possible ? Peut-on s’adresser à l’ensemble des Malaisiens, alors qu’ils n’existent peut-être pas ? En 2007, Sim Kwang Yang a écrit dans le <em>Malaysiakini </em>que « notre échec à produire une littérature malaisienne classique peut être attribué à notre échec à construire une nation à partir d’une population diversifiée sur les plans culturel et linguistique. »<sup>3</sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Les ouvrages littéraires publiés suite à l’indépendance semblent donner raison à Sim Kwang Yang. Le gouvernement (malais) décida alors de soutenir seulement les écrivains malais, soient ceux qui rédigeaient dans la langue nationale. « Le trait psycho-culturel qui a infiltré le cadre de pensée des écrivains malais est la supériorité et la légitimité assumées de leur culture, société et institutions. »<sup>4</sup> Les écrivains malais ne surent donc pas remettre ni leur culture, ni le pouvoir politique en question.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">On ne peut pas pour autant affirmer qu’il n’existe pas de littérature malaisienne. Au contraire, on peut penser qu’elle existe, qu’elle est écrite par tous les Malaisiens, et qu’elle reflète justement les divisions de leur société. En effet, si la littérature n’a pas su s’y montrer rassembleuse encore, elle peut tout de même offrir de nouveaux espaces pour contester et enquêter sur des concepts comme la nation et l’identité. Selon l’écrivain R. S Maniam, « les littératures, dans les sociétés multiculturelles, [sont] celles qui portent le désir de découvrir comment les différentes communautés interagissent dans cette structure multiculturelle »<sup>5</sup>, et peuvent ainsi désigner les voies du changement. Maniam lui-même, dans ses trois romans, a contesté le discours des élites politiques malaises, qui refusent aux minorités ethniques le moindre sentiment d’appartenance à la nation.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Maniam est né en Malaisie en 1942 de parents indiens qui travaillaient dans une plantation de caoutchouc. Très vite, il ressent et vit l’exclusion. Selon lui, le fait de faire partie de la diaspora indienne et d’être à cheval entre deux identités, une passée, et une présente qu’on lui refuse, lui permet d’observer les problèmes de l’identité malaisienne avec un certain recul <sup>9</sup>. Dans son premier roman, <em>The Return</em>, il explore le thème de l’ethnicité dans le monde postcolonial à travers le regard d’un immigrant indien de troisième génération. Ce livre fut suivi de <em>In a Far Country</em>, où il critique les enclaves culturelles et écrit que « ces habitudes [les coutumes et traditions d’un peuple] érigent des murs. Elles nous empêchent de nous connaître les uns les autres, et de nous connaître nous-mêmes. »<sup>6</sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">À travers ses écrits, il se montre un homme modéré: s’il semble souhaiter que les Malais s’ouvrent davantage au multiculturalisme et intègrent ce trait à leur identité, il n’encourage pas non plus les minorités à se replier sur elles-mêmes. Dans sa nouvelle <em>Pelanduk</em>, un groupe d’Indiens culturellement isolé tente de chasser un animal sauvage, qui représente le Malais ; ils finissent par tuer l’un des leurs en le prenant pour cet animal, et se causent du tort à eux-mêmes <sup>7</sup>. À l’inverse, dans <em>In a Far Country</em>, le personnage principal d’origine indienne, lorsqu’il va à la rencontre du tigre symbolisant l’identité malaise, se sauve pour ne pas perdre son identité en s’intégrant totalement.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Quel est le but de tout cela ? Selon Maniam, « la multiplicité dans la pensée, la mémoire et l’espace semble définir tous individus et sociétés. Il n’est plus possible d’envisager provenir d’une seule culture dominante. Les majorités définissent les minorités autant que l’inverse ; en d’autres mots, la périphérie changeante entraîne des altérations au centre, s’il y a toujours un centre. »<sup>8</sup> En publiant ses écrits, il fait lui-même partie de la périphérie qui vient altérer l’identité dominante malaise.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Malgré tout, les enclaves culturelles demeurent fortes. Ses écrits, publiés en anglais, ne font officiellement pas partie de la littérature nationale et sont peu accessibles pour la population. « Nous ne savons pas ce qui se passe dans les autres communautés linguistiques», a commenté une internaute sur le blog d’une résidente malaisienne, Sharon Bakar. Une solution ? La traduction. « Nous pouvons trouver tant d’ouvrages traduits de Garcia Marquez, Sartre, Goethe – mais qu’advient-il des ouvrages locaux publiés en malais, en mandarin, en tamoul ou d’autres langues ? Ne voulons nous pas partager cela entre nous et avec le reste du monde ? »<sup>9</sup>, demande une autre blogueuse malaisienne.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">À travers des livres comme ceux de Maniam, qui remettent en question les enclaves culturelles de la Malaisie et tentent de proposer une identité nationale rassembleuse à travers sa diversité, la littérature reprend graduellement son rôle dans la construction de la nation. D’ailleurs, Maniam suggère « que c’est précisément dans les connections instables et changeantes entre le ici et le là, entre le passé et le présent, qu’une identité nationale malaisienne peut être située. »<sup>10</sup></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><em>Références</em></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><sup><span lang="EN-CA">1</span></sup><span lang="EN-CA"> Tham Seong Chee, « Literary Response and the Social Process : An Analyse of Cultural andPolitical Beliefs among Malay Writers », <em>Southeast Journal of Social Science</em> 3, no 1, p.<span> </span>97 (1975).</span></p>
<p class="MsoNormal"><sup><span lang="EN-CA">2</span></sup><span lang="EN-CA"> Tham Seong Chee, « The Politics of Literary Development in Malaysia », (1981) En ligne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><sup><span lang="EN-CA">3</span></sup><span lang="EN-CA"> Sim Kwang Yang, « Malaysian Literature in English, Anyone? », <em>Malaysiakini</em> (Malaisie), 13 janvier 2007.</span></p>
<p class="MsoNormal"><sup><span lang="EN-CA">4</span></sup><span lang="EN-CA"> Voir Tham Seong Chee, « Literary Response and the Social Process : An Analyse of Cultural andPolitical Beliefs among Malay Writers », p. 100.</span></p>
<p class="MsoNormal"><sup><span lang="EN-CA">5</span></sup><span lang="EN-CA"> K. S. Maniam, « The New Diaspora<em> </em>», dans <em>Globalisation and Regional Communities: Geoeconomic, Sociocultural and Security Implications for Australia</em>, University of Southern Queensland Press (1997),18-23. En ligne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><sup><span lang="EN-CA">6</span></sup><span lang="EN-CA"> K. S. Maniam, <em>In a Far Country</em> (Londres: Skoob Books Publishing, 1993), p. 157.</span></p>
<p class="MsoNormal"><sup><span lang="EN-CA">7</span></sup><span lang="EN-CA"> Peter Wicks. « Malaysia as a Myth in K. S. Maniam’s In a Far Country ». <em>Asian Culture Quarterly</em> 26 (no 4, 1998): 59-64.<sup>12</sup> Voir K. S. Maniam, « The New Diaspora<em> </em>».</span></p>
<p class="MsoNormal"><sup><span lang="EN-CA">8</span></sup><span lang="EN-CA"> Voir K. S. Maniam, « The New Diaspora<em> </em>».</span></p>
<p class="MsoNormal"><sup>9</sup> Commentaires sur le blog de Sharon Bakar. <em>A Malaysian Literature?</em> (2007) En ligne.</p>
<p class="MsoNormal"><sup><span lang="EN-CA">10</span></sup><span lang="EN-CA"> Sharmani Patricia Gabriel, « Nation and Contestation in Malaysia : Diaspora and Myths of Belonging in the Narratives of K.S. Maniam ». <em>Journal of Southeast Asian Studies</em> 36 (no 2, juin 2005), p 245.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="EN-CA">Bibliographie</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="EN-CA"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA">Bakar, Sharon. 2007. <em>A</em><em> Malaysian Literature?</em> </span>En ligne. <span style="color: black"><a href="http://thebookaholic.blogspot.com/2007/01/malaysian-literature.html"><span style="color: black;text-decoration: none">http://thebookaholic.blogspot.com/2007/01/malaysian-literature.html</span></a></span> (page consultée le 27 juin 2009).</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt">
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA">Gabriel, Sharmani Patricia. 2005. « Nation and Contestation in Malaysia : Diaspora and Myths of Belonging in the Narratives of K.S. Maniam ». <em>Journal of Southeast Asian Studies</em> 36 (no 2, juin): 235-248.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA">Maniam, K. S. 1993. <em>In</em><em> a Far Country</em>. Londres: Skoob Books Publishing.</span></p>
<p style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA">Maniam, K. S. 1997. « The New Diaspora<em> </em>». Dans: <em>Globalisation and Regional Communities: Geoeconomic, Sociocultural and Security Implications for Australia</em>, University of Southern Queensland Press,18-23. </span>En ligne. http://www.ucalgary.ca/UofC/eduweb/engl392/492a/articles/maniam-dias.htm (page consultée le 27 juin 2009).</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA">Seong Chee, Tham. 1975. « Literary Response and the Social Process : An Analyse of Cultural and Political Beliefs among Malay Writers ». <em>Southeast Journal of Social Science</em> 3 (no 1): 85-106.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA">Seong Chee, Tham. 1981. « The Politics of Literary Development in Malaysia ». Dans <em>Essays on Literature and Society in Southeast Asia</em>. </span>En ligne. <span style="color: black"><a href="http://books.google.ca/books?id=h6SOvP6FLskC&amp;pg=PA216&amp;lpg=PA216&amp;dq=tham+seong+chee&amp;source=bl&amp;ots=6qwdkyLgEU&amp;sig=hsDziByRJ87bdncLKdCk65-VF7Q&amp;hl=en&amp;ei=9xpJSoWYGIe_twen5P2uAg&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1"><span style="color: black;text-decoration: none">http://books.google.ca/books?id=h6SOvP6FLskC&amp;pg=PA216&amp;lpg=PA216&amp;dq=tham+seong+chee&amp;source=bl&amp;ots=6qwdkyLgEU&amp;sig=hsDziByRJ87bdncLKdCk65-VF7Q&amp;hl=en&amp;ei=9xpJSoWYGIe_twen5P2uAg&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1</span></a></span> (page consultée le 27 juin 2009).</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt">
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA">Wicks, Peter. 1998. « Malaysia as a Myth in K. S. Maniam’s In a Far Country ». <em>Asian Culture Quarterly</em> 26 (4): 59-64.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA">Yang, Sim Kwang. 2007. « Malaysian Literature in English, Anyone? ». <em>Malaysiakini</em> (Malaisie), 13 janvier.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA"> </span></p>
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		<title>Agriculture et industrialisation en Malaisie</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 01:00:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Par Arnaud Daoust Janson
La NEP, une politique qui favorise les Malais
Selon Rodolphe De Koninck, c’est auprès de la paysannerie que l’État malais cherchait, suite à l’indépendance, à s’appuyer pour unifier le territoire. Cependant, puisque la majorité malaise était rurale et pauvre, il devenait important de structurer l’agriculture de façon à augmenter le niveau de vie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Arnaud Daoust Janson</strong></p>
<p style="text-align:justify"><strong>La NEP, une politique qui favorise les Malais</strong><br />
Selon Rodolphe De Koninck, c’est auprès de la paysannerie que l’État malais cherchait, suite à l’indépendance, à s’appuyer pour unifier le territoire. Cependant, puisque la majorité malaise était rurale et pauvre, il devenait important de structurer l’agriculture de façon à augmenter le niveau de vie de l’ethnie malaise.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-71"></span></p>
<p style="text-align:justify">C&#8217;est pour atteindre cet objectif que la NEP (New Economic Policy), un plan quinquennal dont le but avoué était de diminuer la pauvreté, a été mise sur pieds. Un autre objectif de la politique était de réduire la spécialisation professionnelle des ethnies et à rétablir le partage du pouvoir économique entre l’ethnie malaise et l’ethnie chinoise [1]. Les Chinois étant principalement urbains, ils détenaient déjà une grande part du pouvoir économique.</p>
<p style="text-align:justify">Depuis la mise en place de la NEP, la Malaysia s’est largement industrialisée. Ainsi, les exportations du pays qui, au cours des années 1960, se concentraient sur la production d’étain et de caoutchouc, se sont diversifiées et contiennent beaucoup plus de produits issus de domaines industriels. À titre d’exemple, le secteur de l’électronique, en 2005, représentait 80 % des exportations malaises. Le domaine agricole ne comptait plus que pour 7 % du commerce extérieur de la Malaysia [2].</p>
<p style="text-align:justify">
<p style="text-align:justify"><strong>Le projet Vision 2020</strong></p>
<p style="text-align:justify">Proposé par le premier ministre Mahatir en 1991, Vision 2020 est un projet qui s&#8217;inscrit dans la logique de la NEP. En fait, il s’agit surtout de l’accélération du processus anti-pauvreté proposé naguère. Comme cette accélération se réalisera par une augmentation de la production industrielle, l’espace urbain est appelé à s’élargir. Inversement, le territoire consacré à des activités agricoles tend à reculer. D&#8217;ailleurs, la vision de Mahathir semble être réaliste, car le chômage a diminué alors que le pouvoir d’achat des citoyens malais a doublé entre 1990 et 2005 [3].</p>
<p style="text-align:justify">La production agricole n&#8217;est pas laissée de côté pour autant. À titre d’exemple, la production de palmiers à huile est aujourd’hui florissante, particulièrement grâce à la demande mondiale en biodiesel. En fait, elle n&#8217;a que changé de forme.</p>
<p style="text-align:justify"><strong>L&#8217;agriculture périurbaine</strong></p>
<p style="text-align:justify">Avec l’augmentation de l&#8217;étendue urbaine est apparue l’agriculture périurbaine, c&#8217;est-à-dire l’agriculture en périphérie urbaine. Avec un taux d’urbanisation de 67,3 % en 2005 [4], les agriculteurs malais sont, pour la plupart, installés autour des villes. Ce nouveau développement comporte à la fois des avantages et des inconvénients.</p>
<p style="text-align:justify">On observe une intensification dans la production dans le domaine agricole. De plus, compte tenu de proximité avec les centres urbains. Les producteurs agricoles peuvent avec écouler leur production avec une plus grande facilité dans les différents marchés et commerces que l’on retrouve en ville.</p>
<p style="text-align:justify">Néanmoins, les agriculteurs en périphérie se retrouvent constamment avec des problèmes d’approvisionnement en eau et en terres [5]. Avec la crise alimentaire mondiale qui se dessine, il devient nécessaire que la Malaysia s’organise pour subvenir aux besoins alimentaires de sa population.</p>
<p style="text-align:justify">&#8211; —</p>
<p style="text-align:justify">[1] Rodolphe De Koninck. L’Asie du Sud-Est. 2005, p.189.</p>
<p style="text-align:justify">[2] Rodolphe De Koninck. Malaysia. La dualité territoriale. 2007, p.77.</p>
<p style="text-align:justify">[3] Ibid., p.85.</p>
<p style="text-align:justify">[4] L’état du monde 2008. Annuaire économique géopolitique mondial.</p>
<p style="text-align:justify">[5] <a href="www.agnet.org/activities/sw/2006/729863362/paper-833732114.pdf">Document pdf en ligne</a> : Status And Potential of Urban And Peri-Urban<br />
Agriculture In Malaysia. P.131-132.</p>
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