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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Indonésie</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>INDONÉSIE, DE SUHARTO À LA DÉMOCRATIE</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 01:49:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Amélie Privé
 
Depuis les années 2000, plusieurs pays d’Asie du Sud-est sont reconnus comme étant des pays en émergence. L’un des grands meneurs économiques est l’Indonésie. Cependant, qui dit développement économique, ne dit pas forcément démocratie. En effet, le chemin des îles indonésiennes pour la démocratie fut difficile, puisqu’elles sortent tout juste d’un gouvernement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Amélie Privé</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis les années 2000, plusieurs pays d’Asie du Sud-est sont reconnus comme étant des pays en émergence. L’un des grands meneurs économiques est l’Indonésie. Cependant, qui dit développement économique, ne dit pas forcément démocratie. En effet, le chemin des îles indonésiennes pour la démocratie fut difficile, puisqu’elles sortent tout juste d’un gouvernement militaire. L’Indonésie s’est de plus libérée très tard de son statut colonial qui l’empêchait de développer sa propre constitution. Malgré la tentative de mise sur pied d’une démocratie, les énormes clivages du pays rendent le gouvernement très instable et les putschs sont considérés comme une solution pour un gouvernement fort. L’armé a, elle aussi, jouée un rôle important dans la réussite ou la défaite de l’implantation de la constitution. Aujourd’hui, même si le régime militaire est tombé, il reste de nombreux défis à la république indonésienne afin de consolider sa démocratie. Nous verrons ici comment l’Indonésie est tombée sous le jouc de Suharto et la manière dont elle s’en est sortie.<span id="more-652"></span></p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord  l’Indonésie a été pendant plus de 300 ans une colonie de la Hollande. Mais c’est seulement après la capitulation du Japon qui occupait ces îles depuis trois ans que son indépendance fut proclamée par le chef du mouvement nationaliste Mohammad Hatta ainsi que Sukarno le  17 aout 1945. Les Hollandais ne reconnaissent pas la nouvelle république et tentent de la reprendre. Pendant ce temps, le pays est déchiré entre les coups des ultranationalistes qui tentent de nombreux putschs et les répressions de l’armée sur les communistes qui étaient accusés de vouloir prendre le pouvoir. En effet ceux-ci sont d’avis que l’Indonésie a besoin d’un État fort, ce que la république n’est pas car elle a dut changer de gouvernement à six reprises entre 1950 et 1959. Après que les États-Unis et l’ONU ait mis de la pression sur la Hollande, celle-ci laissa une partie du territoire tout en conservant l’autre partie. En 1950, l’Indonésie s’unifie et reprend les territoires néerlandais.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu&#8217;à la fin des années soixante, le pays est touché par des vagues de radicalisation. Après les premières élections, les communistes deviennent de plus en plus populaires et cela ne plait pas du tout à l’armée et au gouvernement musulman. En 1965 Suharto prend la tête de l’armée  et assassine les partisans du parti communiste indonésien. Sukarno se voit alors dans l’obligation d’abdiquer et de donner le pouvoir au général Suharto.</p>
<p style="text-align: justify">Les trente années du pouvoir militaire de Suharto se sont déroulées dans la répression et la violence. En effet, l’armée joue un rôle non seulement militaire mais également politique.<a href="#_ftn1">[1]</a>Bien que la démocratie ait fait un bout de chemin lors du pouvoir de Sukarno, le recul fut rapide et radical au moment de la prise de pouvoir de la junte militaire. Aussitôt arrivé au pouvoir, celui-ci interdit le parti communiste. Les élections sont conservées mais, bien entendu, elles sont contrôlées par le régime de Suharto qui s’est ainsi maintenu au pouvoir pendant plus de 30 ans (1966-1998).  Ces années sont marquées par de sanglantes répressions contre les musulmans et les communistes. De plus des étudiants ainsi que la classe musulmane menèrent de nombreuses manifestations ainsi que des actes terroristes pour dénoncer et lutter contre la corruption, celles-ci furent également réprimées par l’armée de manière agressive.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré l’essor économique dut à la baisse du prix du pétrole, la crise économique de 1997 toucha l’Indonésie aussi bien que plusieurs autres pays d’Asie du Sud. Les guerres civiles deviennent de plus en plus fréquentes ainsi que les massacres, la corruption et les avantages données aux membres proches du pouvoir et à la famille du dictateur contribuèrent à augmenter les inégalités. En 1998 Suharto démissionna suite aux innombrables émeutes. Cependant, la démocratie n’est pas revenue au même point qu’elle en était au moment de la prise de pouvoir de l’ancien dictateur. Celui-ci désigna l’un de ses ministres et le gouvernement retrouva ses vielles habitudes. En 2001, c’est à Megawati que revient la tâche de reconstruire la démocratie qui commence tranquillement à se consolider si on la compare avec ce qu’elle était jusqu’en 1998.</p>
<p style="text-align: justify">Il est intéressant de noter que l’Indonésie constitue l’archipel le plus grand au monde. La diversité y est également présente dans tous les aspects de la société. Il y a plus de 200 langues et de nombreuses ethnies. Cela constitue une énorme difficulté pour le gouvernement démocratique car celui-ci doit représenter la population. Plus d’une quarantaine de partis ont été enregistrés lors des élections suivant la chute de Suharto. L’unification nationale du pays est donc difficile, mais la démocratie n’est pas impossible. La place de l’armée a été considérablement réduite et la police est redevenue civiles. Même si la représentation reste imparfaite et que les luttes pour l’indépendance (Timor Oriental) continue de troubler l’ordre, le chemin parcouru est considérable. Cependant, l’image des leaders est priorisé au détriment d’un programme électoral fort et solide qui représente les intérêts de la population.</p>
<p style="text-align: justify">La démocratie est encore bien jeune en Indonésie. Il reste cependant remarquable de constater les progrès fait vers une consolidation. La possibilité d’un coup d’État est néanmoins présente car l’orientation des partis est d’avantage basée sur le choix du dirigeant que sur une idéologie. Malgré cela, l’Indonésie reste un pays en émergence avec une démocratie en consolidation. La population, comme nous l’avons vu plus haut veut se faire entendre et que les politiques représentent ses intérêts. Il s’agit d’un pas très important dans le développement de la démocratie indonésienne.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Cayrac-Blanchard, Françoise. <em>Violence contre démocratie en Indonésie. </em>Le monde diplomatique. Archives 1999. P.24-25</p>
<p>Cayrac-Blanchard,  Françoise. <em>Article encyclopédique, Indonésie au XXème siècle</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Hefner, Robert.W.<em> Muslims and democratization in Indonésia, Civil islam. </em>Princeton university press.2000</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Cayrac-Blanchard, Françoise. <em>Violence contre démocratie en Indonésie. </em>Le monde diplomatique. Archives 1999. P.24-25</p>
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		<title>L’ISLAM ET LA JEUNE DÉMOCRATIE INDONÉSIENNE</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 05:10:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Catherine Desjardins
Contrairement à ce que plusieurs pourraient penser, le plus grand pays musulman au monde n’est pas dans le monde arabe, mais bien en Asie du Sud-est et plus particulièrement en Indonésie. Depuis le début du 21e siècle l’Indonésie est devenue une des rares démocraties musulmanes dans le monde. Comment se fait-il que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Catherine Desjardins</strong></p>
<p style="text-align: justify">Contrairement à ce que plusieurs pourraient penser, le plus grand pays musulman au monde n’est pas dans le monde arabe, mais bien en Asie du Sud-est et plus particulièrement en Indonésie. Depuis le début du 21<sup>e</sup> siècle l’Indonésie est devenue une des rares démocraties musulmanes dans le monde. Comment se fait-il que la démocratie s’est implantée dans cette région alors que selon «Freedom House», il n’y a aucun pays libre dans le monde musulman (si l’on considère qu’Israël n’est pas dans le monde musulman)<a href="#_edn1">[i]</a>? L’analyse du processus de démocratisation ainsi que des perspectives futures de cette nouvelle démocratie nous démontre que les particularités de la société indonésienne sont la clé de sa réussite démocratique. En effet, la décentralisation du pouvoir, la philosophie de la Pancasila ainsi que la complexité ethnolinguistique du pays sont des facteurs qui ont encouragé processus démocratique.<span id="more-610"></span></p>
<p style="text-align: justify">La transition vers la démocratie s’est faite en Indonésie à partir de la chute de Soeharto en 1998<a href="#_edn2">[ii]</a> . Ironiquement, les velléités démocratiques du pays furent en partie influencées par les politiques de Soeharto lui-même. En effet, celui-ci, malgré le fait qu’il encourageait la dépolitisation de la religion, acceptait l’éducation religieuse et la pratique personnelle de la religion<a href="#_edn3">[iii]</a>. Ultimement, cette éducation musulmane fut un facteur clé dans l’évolution du mouvement pour la démocratie qui suivi la crise économique de 1997<a href="#_edn4">[iv]</a>. Dès lors, les premières élections démocratiques indonésiennes eurent lieu en 1999. Le PDI-P, le Parti démocratique indonésien, gagna ces élections<a href="#_edn5">[v]</a>. Or, la démocratisation ne s’arrêta pas là. Suite aux élections de 1999, des lois décentralisatrices furent mises en place afin de donner plus de pouvoirs aux petites communautés, les « regencies », qui parsèment l’archipel. Ces lois furent réellement appliquées à partir de 2001. Celles-ci donnaient beaucoup de pouvoirs aux « regencies » afin de ne pas se retrouver avec une avalanche de volontés indépendantistes suite à la sécession du Timor Leste<a href="#_edn6">[vi]</a>. Ensuite, en 2002,  on amenda la constitution à plusieurs niveaux, dont un article qui stipulait qu’il y aurait à l’avenir des élections présidentielles à suffrage direct. Les deuxièmes élections eurent donc lieu en 2004 et Susilo Bambang Yudhoyono y fut élu. L’État garda dans sa constitution les principes de Pancasila (cinq préceptes philosophiques qui incluent  la croyance en un dieu unique) qui s’y retrouvait depuis 1945. Or, la démocratisation ne s’est pas faite sans heurts puisque plusieurs attentats violents eurent lieu pendant les années qui suivirent. Les années 1999 et 2000 furent les plus sanglantes avec plusieurs événements dans différentes régions dont <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/timor/timor.htm">le Timor Leste qui devint par la suite un État indépendant</a><a href="#_edn7">[vii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Lorsque l’on observe la transition vers la démocratie, on retrouve certains faits qui peuvent expliquer la persistance de la démocratie dans un pays à majorité musulmane. D’abord, la décentralisation permet une appropriation du pouvoir par la population dans leur localité, ce qui les réconcilie en quelque sorte avec la démocratie<a href="#_edn8">[viii]</a>. Certains auteurs ont peur que cette décentralisation mène à plusieurs problèmes comme des violences ethnocentriques ou l’oppression de la femme. Toutefois, il est important de mentionner que ces problèmes ne sont pas uniquement liés à la décentralisation et que celle-ci demeure un facteur important dans la continuité démocratique du pays<a href="#_edn9">[ix]</a>. Ensuite, la philosophie Pancasila (philosophie de l’État indonésien) est un second facteur central à l’instauration de la démocratie. Comme l’État indonésien ne se base pas sur des préceptes islamiques, mais bien sur des principes philosophiques plus larges, il lui est possible d’accueillir plus ouvertement différentes sortes d’interprétations de l’Islam qui vont de la loi islamique au pluralisme et à la démocratie. La Pancasila permet alors une souplesse que l’interprétation orthodoxe de l’islam permet difficilement.  La société indonésienne reste sans contredit imprégnée par la religion musulmane, mais celle-ci prend une place moins prédominante que dans une république islamique comme l’Iran. Finalement, le caractère ethnolinguistique complexe de l’Indonésie n’est pas seulement une tare. C’est aussi l’élément qui empêche de rassembler toute la population sous un même radicalisme musulman. En effet, Mark R. Woodward distingue cinq types d’orientations musulmanes en Indonésie<a href="#_edn10">[x]</a>. Si on ajoute à cela la proportion de la population qui est de confession bouddhiste, hindoue, catholique ou même qui adopte l’interprétation <a href="http://philtar.ucsm.ac.uk/encyclopedia/indon/java.html">javanaise</a> de ces religions, la coalition de la population sous une même bannière est improbable.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, la réussite de la démocratie musulmane indonésienne tient à ses caractéristiques propres et ne relèvent pas d’une recette « miracle » qui serait applicable à n’importe quel autre pays musulman. Par ailleurs, cette réussite révèle également qu’Islam et démocratie ne sont pas irréconciliables. En fait, c’est plutôt l’interprétation fondamentaliste de la religion qui entrave le processus de démocratisation; ce qui est le cas dans le cadre de n’importe quel religion.</p>
<p style="text-align: justify">
<p align="left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>R. Woodward, Mark. 2001. « Indonesia, Islam, and the Prospect for Democracy ». <em>SAIS Rewiew </em>XXI (no 2): 29-37.</p>
<p><em>Country Profile : Indonesia</em>. 2009.  En ligne. <span style="text-decoration: underline">http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/country_profiles/1260544.stm</span> (page consultée le 19 novembre 2009).</p>
<p align="left">Freedom House. <em>Map of freedom</em>. (2009) En ligne. <a href="http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2009">http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2009</a></p>
<p align="left">(Page consultée le 18 novembre 2009)</p>
<p align="left">Pedersen, Lene. 2007. “Responding to Decentralisation in the Aftermath of the Bali Bombing”. <em>The Asia Pacific Journal of Anthropology </em>8 (no 3): 197 -215.</p>
<p align="left">Jamus, Jerome Lim. 2008. “Jesus versus Jihad: Economic Shocks and Religious Violence in the Indonesian Republic at the Turn of the Twenty-First Century”. <em>Islam and Christian-Muslim Relations</em> 19 (no 3): 269-303.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Map of freedom, (2009) En ligne. <a href="http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2009">http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2009</a></p>
<p>(Page consultée le 18 novembre 2009)</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> <em>Country Profile : Indonesia</em>, (2009) En ligne. http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/country_profiles/1260544.stm (Page consultée le 19 novembre 2009).</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Mark R. Woodward, « Indonesia, Islam, and the Prospect for Democracy », <em>SAIS Rewiew </em>XXI (2001), 29-37.</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Ibid., 1.</p>
<p align="left"><a href="#_ednref5">[v]</a> Anies Rasyid Baswedan, “ Political Islam in Indonesia : Present and Future Trajectory”, <em>Asian Survey </em>44 (2004), 669-690.</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Lene Pederson, “Responding to Decentralisation in the Aftermath of the Bali Bombing”, <em>The Asia Pacific Journal of Anthropology </em>8 (no 3), 197 -215.</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Jamus Jerome Lim, “Jesus versus Jihad: Economic Shocks and Religious Violence in the Indonesian Republic at the Turn of the Twenty-First Century”, <em>Islam and Christian-Muslim Relations</em> 19 (no 3), 269-303.</p>
<p><a href="#_ednref8">[viii]</a> Pedersen, “Responding to Decentralisation in the Aftermath of the Bali Bombing”, 199.</p>
<p><a href="#_ednref9">[ix]</a> Id.</p>
<p><a href="#_ednref10">[x]</a> Woodward, « Indonesia, Islam, and the Prospect for Democracy », 31.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>LE DÉVELOPPEMENT POLITIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOCIAL DE L’INDONÉSIE PAR ET POUR LES FEMMES</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/28/le-developpement-politique-economique-et-social-de-l%e2%80%99indonesie-par-et-pour-les-femmes/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 00:13:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Par Lisa thuc duyên Hua
Les expériences du passé de toute unité géographique (quelle qu’elle soit) expliquent leurs mécanismes et rhétoriques présentes, qui vont à leur tour influencer les transformations des structures économico-culturelles futures de cette unité.
En Occident, le développement n’a de valeur que si on intègre la notion de durabilité.  Dans un développement durable, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong> Par Lisa thuc duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Les expériences du passé de toute unité géographique (quelle qu’elle soit) expliquent leurs mécanismes et rhétoriques présentes, qui vont à leur tour influencer les transformations des structures économico-culturelles futures de cette unité.<span id="more-604"></span></p>
<p style="text-align: justify">En Occident, le développement n’a de valeur que si on intègre la notion de durabilité.  Dans un développement durable, on intègre donc des considérations environnementales dans les décisions économiques et politiques.</p>
<p style="text-align: justify">Dans les pays moins développés, ce sont surtout les questions sociales, culturelles, et politiques qui sont à l’avant-plan. Dans ce même souci de répondre immédiatement aux besoins de subsistance, ces questions concernant  les populations marginalisées et  l’environnement sont souvent reléguées au second plan.<a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify">Les différentes tactiques et facteurs sociaux économiques et culturels de l’Indonésie  expliquent les diverses fluctuations du statut des Indonésienne à travers le temps et l’espace. Se sont ces mêmes mécanismes qui régentent le statut mais aussi le degré d’émancipation du pouvoir politique et social que l’Indonésienne peut exercer. Saraswati Sunindyo relate que dans le passé les Indonésiennes ont déjà occupé des postes et rôles politiques important sous les titres de sultanes et autres postes socio-politico-culturels. Il serait intéressant de comprendre les raisons pour les quelles ces femmes ont –elles perdu ces droits et quelles sont celles qui expliquent leur situation actuelle<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Rappelons que l’Indonésie est un pays qui connait une forte hétérogénéité ethnique.  Cet État, 4<sup>ème</sup> pays le plus peuplé au monde avec 225millions d’habitants<a href="#_ftn3">[3]</a>, vit dans un esprit patriarcal prononcé provenant à la fois du confucianisme et de l’Islam. Ces deux courants de pensées qui ont étés sciemment repris et utilisés par les instances politiques, n’ont pas aidé les Indonésiennes, dans la mesure où ces deux idéologies les ont maintenues dans un rôle étriqué d’épouse et de mère, rôle en dehors duquel elles pouvaient rarement s’aventurer.</p>
<p style="text-align: justify">Ces stéréotypes ont été grandement  utilisés et renforcés par le nationalisme puis plus tard par le développementalisme (<em>developmentalism )</em>, deux idéaux politiques qui prirent cours au début du 20<sup>ème</sup> siècle sous le président Sukarno, puis vers la fin des années 60 jusqu’à 1998 avec le président Suharto.</p>
<p style="text-align: justify">Pendant la période du Nationalisme dont les fondements remontent à 1927 avec la    fondation du partit indépendantiste contre la colonie Hollandaise, l’image d’une Indonésie stable et durable était représenté par l’intégrité socioculturelle et religieuse. Ainsi, le modèle des épouses  pieuses et des mères qui s’occupaient de leur foyer formait la trame de ce paradigme<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En 1967, lorsque Suharto devint le deuxième président d’Indonésie, le nouveau parti constitué d’une bureaucratie capitaliste, donna la priorité à un développement de la nation à travers une  exploitation sans mesure des ressources naturelles de l’État insulaire. Ceci mena à l’expropriation  systématique de la majorité des terres des populations paysannes et indigènes<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Afin de mener sa campagne, Suharto  disposait à la fois du poids des investissements nationaux et étrangers jouxtés à celui de l’État, lui-même fortement appuyé par la force armée qui avait mené Suharto au pouvoir.  Aucune forme de résistance n’était admise, ce qui fit déchanter les divers mouvements féminins qui avaient profité de la brève liberté du développement. Leurs  fonctions furent interdites, les structures sociales sur lesquelles ces mouvements se basaient disparurent, brimant de nouveau leur existence.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, malgré toutes les contraintes héritées par les deux premières présidentielles, les femmes réussirent  à mettre en œuvre certaines améliorations concernant leurs conditions de vie. En 2003,  recensait 84% des femmes lettrées contre 92%  d’hommes vivant dans la même condition sociale. Peu à peu, l’écart entre les deux sexes s’amenuise<a href="#_ftn6">[6]</a>. La plupart des Indonésiennes peuvent maintenant travailler hors de leurs demeures et  être considérées comme des salariées à part entière. Certaines peuvent même travailler au sein du gouvernement indonésien, d’autres travaillent outre-mer comme main-d’œuvre qualifiée<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Outre le fait que davantage de femmes étaient scolarisées, la démission de Suharto eut pour effet la formation de nombreux projets féministes.  Ceux-ci permirent  l’émancipation des femmes par leur participation à de nombreux projets  favorisant le développement des structures socio-économiques du pays.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, « the women’s legal pilote empowerment» formé en Indonésie  en 2005  projetait d’autonomiser les populations marginalisées, aidant entre autres les femmes à défendre leurs  droits juridiques et à réduire la violence des divers conflits survenant dans leur région<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">De même,  de leur côté, de nombreuses instances internationales encouragèrent  le nouveau gouvernement  post  Suharto à renforcer le développement du rôle des femmes en Indonésie afin de permettre la réalisation de divers projets sur les plans socio-économique et pénal.</p>
<p style="text-align: justify">La PEKKA par exemple, projet de développement communautaire mis sur pied  par la Banque Mondiale et financé par des fonds japonais, met en place un développement social en travaillant avec des veuves victimes du Tsunami à Aceh. C’est ainsi que la PEKKA aide ces veuves à surmonter leur isolement en leur proposant des emplois où elles prennent  la tête  de différents projets en vue d’un développement durable de leurs régions<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, de nombreuses solutions d’origines intérieures et extérieures au pays peuvent être mises en place pour augmenter l’importance du rôle féminin en Indonésie. En cette ère de mondialisation il serait important de lui permettre de réellement prendre part au développement de la nation, et ce, même si les stigmates traditionnels sont encore bien encrés.</p>
<p style="text-align: justify">Encore aujourd’hui, on peut voir jouer des pièces de théâtre où des marionnettes javanaises illustrent la société indonésienne. Dans ces pièces, les personnages féminins  représentent la beauté, la  fragilité, obéissant à leurs époux  avec un dévouement sans faille. Les personnages masculins  par contre, représentent la force, la virilité, la justice et l’action. Une image de plus en plus contestée en Occident avec l’idée d’égalité des sexes.</p>
<p style="text-align: justify">Dans toute société, les nouvelles générations héritent d’une position sociale qui est trop souvent prise pour acquis. Les luttes et les efforts des femmes qui  ont précédé  les jeunes femmes, les jeunes filles et les fillettes d’aujourd’hui et de demain, restent souvent occultées.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<ul>
<li>Rekha Mehra , <em>Women, Empowerment, and Economic Development</em> Source: Annals of the American Academy of Political and Social Science, Vol. 554, The Role of NGOs: Charity and Empowerment (Nov., 1997), pp. 136-149 URL: http://www.jstor.org/stable/1049571 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<ul>
<li>Saraswati Sunindyo, <em>When the Earth Is Female and the Nation Is Mother: Gender, the Armed Forces and Nationalism in Indonesia</em> Source: Feminist Review, No. 58, International Voices (Spring, 1998), pp. 1-21  URL: http://www.jstor.org/stable/1395677 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<ul>
<li> Roksana Bahramitash, <em>Myths and Realities of the Impact of Political Islam on Women: Female Employment in Indonesia and Iran</em> Source: Development in Practice, Vol. 14, No. 4 (Jun., 2004), pp. 508-520   URL: http://www.jstor.org/stable/4029841 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<ul>
<li>Roksana Bahramitash, <em>Islamic Fundamentalism and Women&#8217;s Employment in Indonesia</em> Source: International Journal of Politics, Culture, and Society, Vol. 16, No. 2 (Winter, 2002), pp. 255-272 URL: http://www.jstor.org/stable/20020162 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<p style="text-align: justify"><strong>Site internet utilisés</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline"> </span></strong></p>
<ul>
<li>Blackburn, Susan <em>Inside Indonesia : Women and the nation</em>, En ligne, URL :Http:// <a href="http://www.insideindonesia.org">www.insideindonesia.org</a> ( page consultée le 23 octobre 2009)</li>
</ul>
<ul>
<li>Ody , Morgan,2006,  <em>Indonésie démocratie, développement et expropriations foncières</em>.  En ligne,  URL :<a href="http://www.alterinter.org/article430.html">http://www.alterinter.org/article430.html</a> ( page consultée le 3 novembre 2009)</li>
</ul>
<ul>
<li>World Banck , <em>Indonesia Women Headed House hold program ( PEKKA),</em> En ligne, URL :<a href="http://web.worldbank.org">http://web.worldbank.org</a> ( page consultée le 04/11/2009)</li>
</ul>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Ody , Morgan,2006, En ligne</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Saraswati Sunindyo, <em>When the Earth Is Female and..</em> pp. 1-21</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Ody , Morgan,2006, En ligne</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Saraswati Sunindyo, <em>When the Earth Is Female and…</em>, pp. 1-21</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Idem..</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Rekha Mehra ,<em> Women, Empowerment, and Economic Development,</em> pp. 136-149</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Roksana Bahramitash, <em>Myths and Realities…</em> pp. 255-272</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Blackburn, Susan, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> World bank, en ligne</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>LA DIASPORA CHINOISE, UN BOUC ÉMISSAIRE EN INDONÉSIE?</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 00:08:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Ève Lortie-Fournier
Les Sino-indonésiens ont été marqués par la violence directe ou indirecte envers leur communauté. Encore aujourd’hui, ils se souviennent « de leurs voisins battus par des foules, de leurs parents succombant à la pression de l’obligation de brûler secrètement tous leurs livres en langue chinoise, les incendies criminels qui ont ravagé leur magasin ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Ève Lortie-Fournier</strong></p>
<p style="text-align: justify">Les Sino-indonésiens ont été marqués par la violence directe ou indirecte envers leur communauté. Encore aujourd’hui, ils se souviennent « de leurs voisins battus par des foules, de leurs parents succombant à la pression de l’obligation de brûler secrètement tous leurs livres en langue chinoise, les incendies criminels qui ont ravagé leur magasin ou leur maison familiale » <sup>1</sup>. Les difficultés d’intégration de la diaspora chinoise en Indonésie pourraient ressembler à celles des <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/02/une-integration-compliquee-pour-la-diaspora-chinoise-aux-philippines/">Philippines</a> et/ou de la <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/l%e2%80%99integration-de-la-diaspora-chinoise-une-question-de-nationalisme-thai/">Thaïlande</a>. Dans les faits, la diaspora chinoise indonésienne a servi de bouc émissaire aux non-chinois et elle n’était pas uniquement considérée comme un groupe d’étrangers. L’étude de la diaspora chinoise depuis la colonisation hollandaise jusqu’en 1998 permet de comprendre la vision des non-chinois sur la diaspora chinoise indonésienne.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-601"></span></p>
<p style="text-align: justify">La colonisation hollandaise amènera les Indonésiens à considérer les Chinois comme un groupe étranger. En fait, les Hollandais mettent en place la <em>divide-and-rule</em> qui n’est pas semblable au modèle colonial proposé par les Britanniques en <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/16/des-structures-politiques-pluralistes-a-la-rescousse-de-l%e2%80%99integration-des-sino-malaisiens/">Malaisie</a>. La colonisation hollandaise donne un statut légal privilégié aux marchands et commerçants chinois. Ces derniers ont un statut plus élevé que les Indonésiens. Les Chinois sont même encouragés à conserver leur identité à travers la loi coloniale. Ils ne s’intègreront pas aux Indonésiens. Ce modèle de colonisation a augmenté le ressentiment négatif des Indonésiens envers la diaspora chinoise (Suryandinata 2001, 503; Turner et Allen 2007, 113; Tseng 2002, 388-389). Sans compter que « certaines actions ont alimenté l’impression que les Chinois seraient en opposition avec les mouvements nationalistes de plus en plus populaires » <sup>2</sup>. Cela a eu pour résultat que les Sino-indonésiens ont été perçu comme un groupe nuisible qui entravait le nationalisme indonésien naissant.</p>
<p style="text-align: justify">Entre 1942 et 1945, les Japonais envahissent l’Indonésie. Les tensions entre les Japonais et les Chinois expliqués dans mes billets précédents sur la <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/l%e2%80%99integration-de-la-diaspora-chinoise-une-question-de-nationalisme-thai/">Thaïlande</a> et les <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/02/une-integration-compliquee-pour-la-diaspora-chinoise-aux-philippines/">Philippines</a> sont aussi présentes en l’Indonésie. Durant cette période, toutes les organisations politiques chinoises dans le pays sont officiellement bannies. Les Chinois sont ici aussi vus comme un groupe problématique dont il faut absolument réduire la force (Suryandinata 2001, 503 ; Turner et Allen 2007, 113-114).</p>
<p style="text-align: justify">De 1945 à 1965, sous le régime du président <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/independance-de-l%e2%80%99indonesie-l%e2%80%99emergence-d%e2%80%99un-nouvel-etat/">Sukarno</a>, les Chinois s’affrontent sur deux positions concernant leur statut à l’intérieur du pays. La première est celle de l’organisation sociopolitique Baperki (organe consultatif pour la nationalité indonésienne). Celle-ci considère que les Chinois doivent s’intégrer tout en conservant leur culture et leurs valeurs et comme Indonésiens. Le LPKB (Institut du développement de l’unité nationale) représente la deuxième position qui souhaite que les Chinois s’assimilent en perdant leur culture et leur tradition pour prendre les valeurs, la culture et la tradition indonésiennes. L’affrontement de ces deux opinions se transforme en débat politique où il y a d’un côté la droite, les militaires et l’assimilation des Chinois et de l’autre les communistes, Sukarno et l’intégration chinoise (Budiman 2005, 97-98 ; Turner et Allen 2007, 114). Ce débat politique crée une confusion dans la population quant à leur sentiment envers les Chinois qui sont considérés comme des communistes. En fait, les non-chinois croient même qu’un mouvement nationaliste chinois est en train de naître. Ces croyances mènent à un sentiment antichinois qui se transforme souvent en violence envers les Sino-indonésiens (Turner et Allen 2007, 114).</p>
<p style="text-align: justify">En 1965, un coup d’État contre Sukarno est arrêté par les militaires démontrant la faiblesse du gouvernement à conserver sa place au pouvoir. Après avoir poussé Sukarno hors du pouvoir, le général <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/11/33-ans-de-pouvoir-suharto-%c2%ab-magicien-de-la-politique-%c2%bb/">Suharto</a> prend le pouvoir. Il clame haut et fort que le coup d’État manqué a été fait par les communistes chinois. Il met en place la politique du Nouvel-Ordre (<em>Orde Baru</em>) qui empêche les Chinois d’avoir de l’influence et qui oblige les Sino-indonésiens à changer leur nom pour des noms indonésiens. L’expression de leur culture est interdite. Les médias chinois, les écoles chinoises, la célébration de fêtes chinoises et l’utilisation de caractères chinois sont interdits. De plus, ils sont exclus de la vie politique (Knörr 2009, 73-75; Budiman 2005, 98-99; Freedman 2003, 440-441). En 1997, la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique_asiatique">crise économique en Asie du Sud-Est</a> frappe l’Indonésie. Durant cette période, les Chinois contrôlent environ 70%<sup>3</sup> des activités économiques du pays « ce qui en fait un bouc-émissaire convenable pour le gouvernement »<sup>4</sup>. Sukarno s’empresse de mettre la faute sur les Chinois en envoyant des messages à la population où la raison de la pauvreté dans le pays est due à la place qu’occupent les Sino-indonésiens dans le marché. Conséquemment, la violence augmente envers les Chinois puisque la population s’appauvrit. Plusieurs manifestations antichinoises ont lieu (Turner et Allen 2007, 112 ; Suryandinata 2001, 504).</p>
<p style="text-align: justify">En 1998, Sukarno n’est plus au pouvoir. Une prise de conscience est en processus. Les années suivantes, les Indonésiens réalisent la violence extrême avec laquelle ils ont traité les Chinois. Le gouvernement prend conscience des grandes injustices lors des manifestations antichinoises. La Constitution indonésienne raie les lois antichinoises. Un sentiment euphorique se répand dans la communauté chinoise. Elle peut à nouveau fêter le Nouvel An chinois, parler sa langue et vivre selon ses valeurs. Les Indonésiens acceptent cette nouvelle euphorie. Un peu plus tard, certains Indonésiens trouveront cet enthousiasme des Chinois un peu trop présent (Budiman 2005, 99-101). L’intégration des Sino-indonésiens est encore trop récente pour affirmer qu’ils ont une place acceptée et définitive en Indonésie.</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p><sup>1</sup>Donald M. Nonini, « Indonesia seen by outside insiders: Its Chinese Alters in transnational space » <em>Social Analysis</em> 50 (2006), 216. Traduction libre de « their neighbor who was beaten by a mob, the night their parents felt forced to burn all their Chinese-language books secretly, the arson of their own shop or family home ».</p>
<p><sup>2</sup> Sarah Turner et Pamela Allen, « Chinese Indonesians in a rapidly changing nation: Pressures of ethnicity and identity»<em> Asia Pacific Viewpoint</em> 48 (2007), 113. Traduction libre de « Such actions fuelled increasing notions that the Chinese stood in opposition to an increasingly popular nationalist movement ».</p>
<p><sup>3 </sup><em>Ibid</em>, 112.</p>
<p><sup>4</sup> <em>Ibid.</em></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Budiman, Arief. 2005. « Portrait of the Chinese in Post-Soeharto Indonesia ». Dans Tim Lindsey et Helen Pausacker, dir., <em>Chinese Indonesian: Remembering, distorting, forgetting</em>. Singapour : Institute of Southeast Asian studies, 95-104.</p>
<p>Freedman, Amy. 2003. « Political institutions and ethnic identity in Indonesia ».<em> Asian Ethnicity</em> 4 (octobre), 439-452.</p>
<p>Knörr, Jacqueline. 2009. « &#8221;Free the dragon&#8221; versus &#8220;Becoming Betawi”: Chinese identity in contemporary Jakarta». <em>Asian Ethnicity</em> 10 (février), 71-90.</p>
<p>Nonini, Donald M. 2006. «Indonesia seen by outside insiders: Its Chinese Alters in transnational space ». <em>Social Analysis</em> 50 (Spring), 214-225.</p>
<p>Suryadinata, Leo. 2001. «Chinese politics in post-Suharto’s Indonesia: Beyond the Ethnic Approach? <em>»</em> <em>Asian Survey</em> 41 (3), 502-524.</p>
<p>Tseng, Yen-Fen. 2002. « From “Us” to “Them”: diasporic linkages and identity politics». <em>Identities</em> 9, 383-404.</p>
<p>Turner, Sarah et Pamela Allen. 2007. « Chinese Indonesians in a rapidly changing nation: Pressures of ethnicity and identity ». <em> </em><em>Asia Pacific Viewpoint</em> 48 (April), 112-127.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>LÉGALISATION DE LA PROSTITUTION : L’IMPACT SUR L’INDUSTRIE DU SEXE ET LE TOURISME SEXUEL EN INDONÉSIE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/16/legalisation-de-la-prostitution-l%e2%80%99impact-sur-l%e2%80%99industrie-du-sexe-et-le-tourisme-sexuel-en-indonesie/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 00:11:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Marie-Soleil Verville Allard
 En Indonésie, contrairement à d’autres pays comme la Thaïlande ou les Philippines, la prostitution est légalisée et institutionnalisée. C’est en 1852, durant la période de la colonisation par les Hollandais, que la prostitution a commencé à être contrôlée. En effet, le colonisateur souhaitait gérer les effets néfastes de la prostitution au lieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Marie-Soleil Verville Allard</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> <span style="font-weight: normal">En Indonésie, contrairement à d’autres pays comme la <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/07/thailande-culture-prostitution-infantile-et-mondialisation/">Thaïlande</a> ou les <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/07/les-philippines-exploitation-sexuelle-infantile-et-lutte-nationale/">Philippines</a>, la prostitution est légalisée et institutionnalisée. C’est en 1852, durant la période de la colonisation par les Hollandais, que la prostitution a commencé à être contrôlée. En effet, le colonisateur souhaitait gérer les effets néfastes de la prostitution au lieu d’essayer d’abolir un métier qui, de toute évidence, était présent en Indonésie depuis la période précoloniale. Les prostituées devaient donc, en tout temps, porter avec elles une carte d’identité et passer des examens médicaux régulièrement, afin d’éviter la propagation des maladies transmises sexuellement. Elles devaient aussi travailler dans des établissements gérés par les autorités et les gouvernements locaux. C’est encore la méthode qui prévaut aujourd’hui en Indonésie, malgré le fait qu’une industrie illégale de la prostitution existe aussi. Bien que la pratique de la prostitution contrôlée ne soit pas interdite en Indonésie, plusieurs lois interdisent les activités de prostitution illégales (en dehors des institutions prévues à cet effet, appelées <em>lokalisasi</em>), le trafic des femmes et des enfants, ainsi que les profits faits par une tierce partie de la prostitution des femmes<a href="#_edn1">[i]</a>. Est-ce que la légalisation de la prostitution en Indonésie encourage la pratique de la prostitution et celle du tourisme sexuel? Nous verrons que pour ce qui est de la prostitution, il semble que la légalisation n’enraye pas l’industrie sous-terraine du sexe, et semble encourager celle qui est légale, car elle occupe une assez grande place dans l’économie indonésienne. Pour ce qui est du tourisme sexuel, la légalisation ne semble pas encourager le phénomène.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"><em>Effet de la légalisation sur l’industrie de la prostitution</em></p>
<p style="text-align: justify">Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), l’industrie légale du sexe en Indonésie représente entre 0.8 % et 2.4 %<a href="#_edn2">[ii]</a> du produit intérieur brut (PIB). En effet, en 1998, la prostitution aurait généré des revenus entre 1.2 et 3.3<a href="#_edn3">[iii]</a> milliards de dollars américains, non seulement par le travail direct des prostituées, mais aussi par l’activité économique qu’elles engendrent indirectement à travers les hôtels, les bars, les salles de jeu, etc. Une part si importante du PIB est définitivement non négligeable, ce qui laisse croire que la légalisation a un effet positif sur la pratique de la prostitution. Il faut cependant mentionner que l’argent déclaré est généré par la prostitution légale, donc faite dans le cadre des <em>lokalisasi</em>, et non générée par l’industrie sous-terraine, soit la prostitution faite dans la rue, sous la supervision de proxénètes, par des enfants, etc.  Il se pourrait que les revenus de l’industrie illégale (dont les chiffres ne sont évidemment pas déclarés) soient beaucoup plus élevés. Il semble donc que, malgré le fait que la prostitution soit légale (de manière encadrée) en Indonésie, l’industrie illégale subsiste. Par conséquent, il reste difficile de dire si la légalisation encourage ou décourage la pratique de la prostitution. Nous pouvons cependant dire que la légalisation ne permet pas de rendre le phénomène transparent : l’industrie sous-terraine subsiste toujours.</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"><em>Effet de la légalisation sur le tourisme sexuel</em></p>
<p style="text-align: justify">Il est difficile de dire si le tourisme sexuel représente une grande partie de l’argent faite par l’industrie sexuelle. Le tourisme en général représente environ 3 % ou 4 %<a href="#_edn4">[iv]</a> du PIB indonésien. Les politiques qui visent à encourager le tourisme sont donc nombreuses, étant donnée l’importance de cette industrie. Plusieurs experts croient que cette publicité encouragerait le tourisme sexuel. Cependant, selon le rapport de l’International Catholic Migration Commission, l’incidence des touristes dans la clientèle des prostituées en Indonésie serait plutôt minime<a href="#_edn5">[v]</a>.   Il semblerait donc que le fait que la prostitution soit légale n’ait pas vraiment d’influence positive sur la pratique du tourisme sexuel. Ce serait plutôt la publicité gouvernementale qui encouragerait le tourisme en général. Si nous comparons les données avec la Thaïlande, qui est reconnue comme la capitale mondiale du tourisme sexuel et où la prostitution est illégale, nous voyons que l’industrie sexuelle thaïlandaise rapporte beaucoup plus d’argent (entre 22.5 et 27 milliards de dollars américains par année entre 1993 et 1995<a href="#_edn6">[vi]</a>) et que l’importance du tourisme dans le PIB représente 6 %<a href="#_edn7">[vii]</a>. La légalisation de la prostitution ne semble donc pas augmenter le nombre de clients de l’industrie du sexe : les gens préfèrent quand même aller dans un pays comme la Thaïlande, où l’industrie est illégale<a href="#_edn8">[viii]</a>. </p>
<p style="text-align: justify">En conclusion, l’impact de la légalisation sur la prostitution reste mitigé. En effet, la légalisation faillit à son objectif, puisqu’il reste un marché noir important dans l’industrie sexuelle. Cependant, il semble que la légalisation n’encourage pas le tourisme sexuel, puisque les pays (comme la Thaïlande) où le phénomène est illégal présentent de plus hauts revenus qu’en Indonésie, où c’est légal. L’exemple de l’Indonésie démontre les craintes de ceux qui sont contre la légalisation de la prostitution dans plusieurs pays, car elle ne semble pas donner les résultats escomptés, soit une industrie plus transparente, et plus facilement contrôlable par l’État.</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> International Catholic Migration Commission, <em>Trafficking of Women and Children in Indonesia, </em>(Indonésie: ICMC, 2003). P.64</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> Organisation Internationale du Travail, « Le commerce du sexe — Les difficultés économiques et l&#8217;appât du gain favorisent l&#8217;essor de l&#8217;industrie du sexe », <em>Le magazine de l’OIT</em>  (1998).</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> <em>Id.</em></p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> TAL Gestion globale d&#8217;actifs inc<em>., </em>« Les marchés asiatiques demeurent stables malgré les lourdes pertes en vies humaines », (2005) En ligne, <a href="http://cibc.com/ca/am/pdf/news-publications/newsletters/market-insight/asn-market-stable-fr.pdf">http://cibc.com/ca/am/pdf/news-publications/newsletters/market-insight/asn-market-stable-fr.pdf</a>, (consulté le 4 novembre 2009).</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Voir l’ICMC,  , <em>Trafficking of Women and Children in Indonesia</em> , p.89.</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Voir Internationale du Travail, « Le commerce du sexe — Les difficultés économiques et l&#8217;appât du gain favorisent l&#8217;essor de l&#8217;industrie du sexe ».</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Voir TAL Gestion globale d&#8217;actifs inc<em>., </em>« Les marchés asiatiques demeurent stables malgré les lourdes pertes en vies humaines ».</p>
<p><a href="#_ednref8">[viii]</a> Il semblerait que les prix de la prostitution soient affectés à la baisse par la grande disponibilité de prostituées, ce qui ferait de la Thaïlande un endroit de rêve pour les touristes sexuels. Voir Alexandre Cayla, Gabrielle W. Cusson, Juan Carlos et Cynthia Brassard-Boudreau, « Situation des droits humains en Thaïlande », En ligne, <a href="http://catsea1.caac.umontreal.ca/dhthailande/index.htm">http://catsea1.caac.umontreal.ca/dhthailande/index.htm</a>, (page consultée le 15 novembre 2009).</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Alexandre Cayla, Gabrielle W. Cusson, Juan Carlos et Cynthia Brassard-Boudreau, « Situation des droits humains en Thaïlande », En ligne, <span style="text-decoration: underline"><a href="http://catsea1.caac.umontreal.ca/dhthailande/index.htm">http://catsea1.caac.umontreal.ca/dhthailande/index.htm</a></span>, (page consultée le 15 novembre 2009).</p>
<p>International Catholic Migration Commission, 2003, <em>Trafficking of Women and Children in Indonesia, </em>Indonésie: ICMC.</p>
<p>Organisation Internationale du Travail, 1998, « Le commerce du sexe — Les difficultés économiques et l&#8217;appât du gain favorisent l&#8217;essor de l&#8217;industrie du sexe », <em>Le magazine de l’OIT</em> (nº 26).</p>
<p>TAL Gestion globale d&#8217;actifs inc<em>., </em>2005, « Les marchés asiatiques demeurent stables malgré les lourdes pertes en vies humaines », En ligne, <a href="http://cibc.com/ca/am/pdf/news-publications/newsletters/market-insight/asn-market-stable-fr.pdf">http://cibc.com/ca/am/pdf/news-publications/newsletters/market-insight/asn-market-stable-fr.pdf</a>, (page consultée le 4 novembre 2009).</p>
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		<title>UN VENT À L’ODEUR DE SOUFFRE</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 23:38:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[Discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Claire Tousignant
14 mai 1998. 2244 morts. 168 viols. Jakarta est en feu. La cible ? Les Indonésiens d’origine chinoise[1]. Cet évènement monstrueux, difficile à imaginer dans son intégrité, a effectivement eu lieu. Ces émeutes ont été le point culminant d’une situation explosive. Mélangeant 30 ans de dictature, de répression, de marginalisation et d’assimilation à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Claire Tousignant</strong></p>
<p style="text-align: justify">14 mai 1998. 2244 morts. 168 viols. Jakarta est en <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Xl4zJIUAP8U">feu</a>. La cible ? Les Indonésiens d’origine chinoise<a href="#_ftn1">[1]</a>. Cet évènement monstrueux, difficile à imaginer dans son intégrité, a effectivement eu lieu. Ces émeutes ont été le point culminant d’une situation explosive. Mélangeant 30 ans de dictature, de répression, de marginalisation et d’assimilation à la plus grave crise économique de la région depuis la Grande Dépression, la tension entre les groupes ethniques d’Indonésie ne pouvait faire autrement que se concrétiser. La communauté chinoise d’Indonésie a passé trois décennies dans les limbes, puis trois jours en enfer pour finalement avoir accès à une infime brèche de lumière.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-526  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/Image-1-c-300x164.jpg" alt="Image 1-c" width="300" height="164" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo 1: <a href="http://www.amnestyusa.org/magazine/summer_2003/globalizing_hate/i/1.jpg">http://www.amnestyusa.org/magazine/summer_2003/globalizing_hate/i/1.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.amnestyusa.org/magazine/summer_2003/globalizing_hate/i/1.jpg"></a>Comment est-ce qu’une nation, dont la devise est «<em>Unity in Diversity</em>»<a href="#_ftn2">[2]</a>, peut en arriver à saccager, piller et tuer les membres d’une minorité ethnique du pays? C’est un long et complexe processus qui a mené à cette situation. Notons tout d’abord que l’<a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/id.html">Indonésie</a> obtient son indépendance politique en 1949, à la suite d’une lutte armée contre la puissance coloniale hollandaise<a href="#_ftn3">[3]</a>. En 1966, le Général <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">Suharto</a> prend le contrôle de l’État par la force. Il organise un coup d’État qui mène au massacre des membres du parti communiste au pouvoir, le PKI<a href="#_ftn4">[4]</a>. Il met en place le Nouvel Ordre, c’est-à-dire une doctrine qui donne au corps militaire une double mission dans la société, soit la sécurité nationale et le développement économique. Cette doctrine est accompagnée par le concept SARA qui identifie quatre sujets sensibles qui doivent être occultés dans les communautés culturelles pour éviter les affrontements. Ces thèmes sont Religion, Classe, Race et Ethnicité<a href="#_ftn5">[5]</a>. En fait, cette imposition est une façon de réduire au silence les minorités du pays pour permettre à la majorité dominante, les Javanais, de garder le pouvoir et d’écraser le sentiment de solidarité qui existe dans les communautés culturelles.</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, les autorités indonésiennes prennent des mesures contradictoires qui placent les Sino-indonésiens dans une situation ambiguë. D’un côté, <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">Suharto</a> nie les différences culturelles (SARA est implantée, les écoles chinoises sont fermées, car seul le Bahasa est reconnu comme langue d’enseignement, les journaux en mandarin ne peuvent être publiés, etc.) et de l’autre, il discrimine la minorité chinoise sur des fondements culturels (les certificats de naissance coûtent deux fois plus cher pour les Indonésiens d’origine chinoise que les indigènes, les descendants chinois doivent être identifiés comme tel sur leurs cartes d’identité, etc.)<a href="#_ftn6">[6]</a>. Ce racisme est ancré jusque dans la constitution qui détermine deux ordres de citoyenneté, c’est-à-dire les indigènes et les autres.</p>
<p style="text-align: justify">L’Étranger fait souvent figure de bouc-émissaire durant les crises nationales et c’est ce qui est arrivé lorsque la crise financière de 1997 a atteint l’<a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/id.html">Indonésie</a>. La méfiance à l’égard de l’Autre est particulièrement viscérale dans les État ayant connu l’invasion coloniale européenne. En Thaïlande, seul pays de la région à avoir évité la colonisation, on constate effectivement que la relation qu&#8217;entretient la majorité avec ses minorités ethniques est plus amicale. Dans le cas des Chinois d’<a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/id.html">Indonésie</a>, non seulement ils sont perçus comme des étrangers (même si leur famille est installée en Indonésie depuis des générations) qui possèdent une part démesurée du pouvoir économique national<a href="#_ftn7">[7]</a>, mais en plus l’État légitime leur marginalisation et encourage leur discrimination. Ce climat de tension a largement contribué à l’éclatement des violences de mai 1998. Sentant l’incertitude politique et économique du pays durant l’année de 1998, plusieurs Sino-indonésiens ont quitté le pays emportant avec eux des investissements importants<a href="#_ftn8">[8]</a>. Ce mouvement a accéléré le glissement du pays vers la crise économique, qui s’est ultérieurement transformée en crise sociale. Mais comment les investisseurs chinois ont-ils senti qu’il était temps de se retirer ?</p>
<p style="text-align: justify">Le <a href="http://www.imf.org/external/french/index.htm">FMI</a> a recommandé la fermeture de 16 banques, quelques mois à peine avant les émeutes de 1998. Cette mesure a été le véritable déclencheur de l’exode des capitaux. Cette décision a entraîné une augmentation des taux d’intérêt, ce qui a provoqué la fermeture de plusieurs petites et moyennes entreprises. Combinée à une inflation de 80% et une dépréciation vertigineuse de la monnaie nationale<a href="#_ftn9">[9]</a>, la situation a rapidement tournée au cauchemar. Au cours de l’année, plusieurs actes de violences spontanés ont été perpétrés contre la communauté chinoise. Leur figure de «créatures économiques»<a href="#_ftn10">[10]</a> a été exacerbée par les médias ce qui en a fait une cible de choix pour tout ceux qui connaissaient la misère au quotidien. Cet amalgame de causes historiques et circonstancielles a mené aux émeutes du 14 mai 1998.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-527  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/Image-2-c-300x202.jpg" alt="OFRBS-UNION-G20-FMI-20090309" width="300" height="202" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo 2 &#8211; <a href="http://www.tresor.gov.ci/actualites/Upload/1123314_fmi.jpg">http://www.tresor.gov.ci/actualites/Upload/1123314_fmi.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Cette vision très pessimiste de la place qu’occupe les Indonésiens d’origine chinoise dans cet État peut heureusement être quelque peu ensoleillée par le dénouement des évènements. Quelques jours à peine après les émeutes, <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">Suharto</a> a été contraint de démissionner. Son successeur, Habibie, a entamé une libéralisation de l’espace politique. La majorité des politiques discriminatoires précédemment mentionnées ont été abrogées et plusieurs partis politiques chinois ou hybrides se sont formés dans les semaines qui ont suivies la résignation de <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">Suharto</a><a href="#_ftn11">[11]</a>. Ce nouveau régime démocratique est encore fragile, mais il semble tenir le coup. En 2003, le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=MgS3GLlzxNo&amp;feature=related">Nouvel An</a> chinois a été restauré comme fête nationale<a href="#_ftn12">[12]</a>. Avec ces petites transformations graduelles, l’espoir d’un avenir plus lumineux commence à poindre dans la communauté chinoise, qui garde toutefois un souvenir bien présent des évènements de mai 1998.</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Central Interlligence Agency. 2009. « The World Factbook: Indonesia». En ligne:  <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/id.html">https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/id.html</a> (page  consultée le 2 novembre 2009).</p>
<p>Encyclopédie Larousse. 2009. « Suharto». En ligne:  <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451</a> (page consulté le 2 novembre 2009).</p>
<p>Freedman, Amy. 2003. « Political Institutions and Ethnic Chinese Identity in Indonesia».  <em>Asian Ethnicity</em> 4 (no 3, octobre): 439-52.</p>
<p>Hoon, Chang-Yau. 2006. «Assimilation, Multiculturalism, Hybridity: The Dilemmas of the  Ethnic Chinese in Post-Suharto Indonesia». <em>Asian Ethnicity</em> 7 (no 2, juin): 149-66.</p>
<p>Tan, Eugene K. B. 2001. «From Sojourners to Citizens : Managing the Ethnic Chinese  Minority in Indonesia and Malaysia». <em>Ethnic and Racial Studies</em> 24 (no 6, novembre):  949-78.</p>
<p>Wibowo, Ignatius. 2001. «Exit, Voice, and Loyalty: Indonesian Chinese after the Fall of  Soeharto». <em>Journal od Social Issues in Southeast Asia </em>16 (avril): 125-46.</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a>             Wibowo,  p.134.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a>             Hoon, p.149.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a>             <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/id.html">https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/id.html</a></p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a>             <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451</a></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a>             Hoon, p.152.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a>             Freedman, p.446.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a>             Wibowo, p.130</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a>             Ibid. p.136</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a>             Ibid. p.130</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a>             Tan, p.951</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a>             Freedman, p.439</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a>             Ibid. p.447</p>
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		<title>FORMATION EN ÉCONOMIE : LE CAS DE L’INDONÉSIE</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 03:46:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran
« Suharto devrait démissionner … mais, en tant qu’homme d’affaire, je préfère repousser la venue de ce jour-là le plus longtemps possible[1] ». Ces propos illustrent bien le rapport étroit entre répression politique et sécurité économique qui dominait le paysage indonésien durant les années 90. Ainsi, le cas de l’Indonésie démentirait-il la rhétorique voulant que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: justify">« Suharto devrait démissionner … mais, en tant qu’homme d’affaire, je préfère repousser la venue de ce jour-là le plus longtemps possible<a href="#_ftn1">[1]</a> ». Ces propos illustrent bien le rapport étroit entre <a href="http://www.ina.fr/media/entretiens/video/VDD08007627/interview-opposants-indonesiens-a-la-dictature-de-suharto.fr.html">répression politique</a> et sécurité économique qui dominait le paysage indonésien durant les années 90. Ainsi, le cas de l’Indonésie démentirait-il la rhétorique voulant que la démocratie soit le seul régime politique garant d’une prospérité économique?  </p>
<p style="text-align: justify">Au premier coup d’œil, l’histoire de ce pays est déroutante. En effet, comment expliquer le désastre économique de la dictature de Sukarno (1957-67) en comparaison avec le succès du régime autoritaire de Suharto (1967-1998) <em>et</em> du gouvernement démocratique<a href="#_ftn2">[2]</a> de Yudhoyono? Au lieu d’être le résultat exclusif de l’autoritarisme ou de la démocratie; le développement indonésien serait-il plutôt attribuable à une maîtrise progressive des rouages de l’économie contemporaine par les différents dirigeants du pays? En fait, l’étude des comportements des dirigeants nous permet de constater comment chacun d’entre eux  a su tirer des leçons du règne de son prédécesseur pour contribuer à l’enracinement des piliers de base d’une économie en santé; soit un contexte sociale et politique stable, ainsi qu’une approche rationnelle à l’économie.</p>
<p style="text-align: justify">Sukarno fut nommé Président suite à la <a href="http://cip.cornell.edu/DPubS?service=UI&amp;version=1.0&amp;verb=Display&amp;handle=seap.indo/1106943306">reconnaissance de la République d’Indonésie</a>. Son règne, d’abord démocratique, puis autoritaire, s’avéra inapte à remettre sur pieds une économie piétinée par l’occupation coloniale passée. En premier lieu, la mise en place de structures démocratiques par le régime de Sukarno, suite à l’indépendance du pays, avait pour but de matérialiser une économie ouverte sur le monde<a href="#_ftn3">[3]</a>. Toutefois, la stabilité politique nécessaire à cet idéal de marché libre n’était pas à l’ordre du jour. En effet, les six premiers ministres (poste aboli en 1959 et dont tous les pouvoirs seront ensuite transférés au Président) qui se succédèrent en moins d’une décennie<a href="#_ftn4">[4]</a> reflétèrent l’instabilité d’une société divisée éthniquement et politiquement. Inapte à gérer les rouages d’une démocratie prospère, Sukarno décréta la loi martiale en 1957. Il transita donc vers son régime autoritaire d’une « démocratie guidée » &#8211; une dictature qui ne réussit pas davantage à remédier à la situation. En fait, basé sur une recherche de consensus parmi les trois pouvoirs dominants du pays (l’armée, les groupes religieux et les communistes); le nouveau pouvoir s’engouffra plutôt dans un cercle de jeux d’intérêts, de mécontentements et d’unilatéralisme. Résultat, Sukarno sera incapable de réagir adéquatement aux conséquences des politiques économiques mises en place lors de la période démocratique (ex : un développement axé sur Java alors que 88% des exportations provenaient des îles avoisinantes<a href="#_ftn5">[5]</a>). Ainsi, à la veille de 1965, l’Indonésie connaissait un taux d’inflation de 650% et une dette extérieure de 2 500 millions $US<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Devant le cataclysme national, le Général Suharto prit les commandes en 1967. S’il y avait une chose que le nouveau président retint de son prédécesseur, c’était bien la difficulté de trouver un juste milieu entre les trois forces politiques<a href="#_ftn7">[7]</a>. Trois puissances antagonistes  qui, durant la dernière décennie, avaient fait de l’économie la servante des politiques, de sorte que la rationalité des principes économiques fut ignorée<a href="#_ftn8">[8]</a>. Le plus important des fondements étant le maintient d’un contexte politique stable<a href="#_ftn9">[9]</a>; Suharto s’acharna donc à créer une image d’ordre qui, plus tard, vaudra à l’Indonésie une réputation de paradis sécuritaire pour les investissements étrangers<a href="#_ftn10">[10]</a>. Sa tactique? La répression. De par une main de fer sur l’armée et les bureaucrates<a href="#_ftn11">[11]</a>, il élimina toute opposition. Pragmatique, il s’attaqua aux problèmes d’infrastructures des régions rurales d’où provenaient le ¾ des revenus de sa population, développa une diversité des revenus (de sorte à ne pas dépendre exclusivement des revenus du pétrole)  et il renoua les liens du pays avec les bailleurs de fonds internationaux. Concrètement, ces initiatives s’exprimèrent au travers d’une autosuffisance alimentaire éventuelle de l’Indonésie<a href="#_ftn12">[12]</a> et d’une croissance de production de 7,8%<a href="#_ftn13">[13]</a>. </p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, bien qu’efficace à court terme, la légitimité du programme totalitaire et centralisé de Suharto s’essoufflera sur le long terme &#8211; au bénéfice de la démocratie. Conjointement à la croissance de revendications civiles pour un système politique plus transparent et redevable<a href="#_ftn14">[14]</a>, et des révélations publiques <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/timor/timor.htm">d’abus des droits humains par les militaires</a>; la crise financière de 1997 mettra fin à la crédibilité du régime de Suharto. L’Indonésie, alors prise avec une inflation de 80% et le cinquième de la population au chômage<a href="#_ftn15">[15]</a>, exigera des élections. 1999 marquera donc le retour d’une démocratie parlementaire au pays. Les quatre premières années connaîtront la rotation de trois présidents ainsi qu’une reprise économique lente. Néanmoins, loin de signifier un échec semblable à celui des années 40, ce développement prudent sera plutôt le reflet d’un travail minutieux sur les fondements d’une économie en apparence forte, mais dans les faits vulnérable. D’abord, le détrônement d’Habibie, protégé de Suharto et premier élu, mettra fin au patronage du système politique. Puis, la venue de Wahid, le second, cherchera à apaiser les tensions ethniques et religieuses<a href="#_ftn16">[16]</a>parmi les populations insulaires de façon à commencer la construction d’une stabilité sociale. Megawati, la troisième, combattra la corruption et entamera la décentralisation du gouvernement<a href="#_ftn17">[17]</a>. Quel sera l’impact dix ans plus tard? L’Indonésie est aujourd’hui une des économies émergentes du monde avec à sa tête Yudhoyono, une figure de stabilité politique et d’intégrité<a href="#_ftn18">[18]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Bref, le succès économique de l’Indonésie ne serait pas dû à un certain type de régime, mais plutôt à un apprentissage progressif des dirigeants des rudiments de l’économie mondiale. Sukarno fut l’exemple à ne pas suivre, Sukarno la preuve des bénéfices d’une stabilité politique, alors que les gouvernements démocratiques menant à Yudhoyono démontrèrent les bienfaits durables d’une économie juste. Reste que considérant le progrès notoire du système électoral du pays au cours des dernières années, il serait intéressant de renverser la question et d’observer si ce n’est pas, au contraire, la croissance économique qui aurait apporté une démocratie fonctionnelle en Indonésie.</p>
<p style="text-align: center"> <img class="aligncenter size-medium wp-image-475" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Image-1-IndonÃ©sie-300x199.jpg" alt="Image 1 - IndonÃ©sie" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit : http://www.thetakeaway.org/media/photologue/photos/cache/indonesian-election-2009-april-9-oka-budhi-getty-images_large_image.jpg</p>
<p> </p>
<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>
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<p align="left"><em>Xizhen, Zhang. </em><em>What Thailand Needs: Democracy, Authoritarianism or Authoritarian</em>. En ligne. Democracy?<em>http://74.125.113.132/search?q=cache:ZU7AbR5Z1ykJ:www.thaiconference.tu.ac.th/1011abstracts/GLOBALIZING%2520DEMOCRACY%2520AND%2520THE%2520LOCALITY%2520OF%2520POST-COUP%2520POLITICS.doc+what+thailand+needs+zhang+xizhen&amp;cd=1&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;gl=ca </em>(Page consultée le 21 octobre 2009)</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Adam Schwarz (1997), p.133</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Hanna Beech (2009), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Vedi R. Hadiz (2004), p.56</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> United Nations Development Programme, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> C. A. Fisher (1972), p.158</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Voir C. A. Fisher (1972), p.159</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Voir Adam Schwarz (1997), p.119</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Voir C. A. Fisher (1972), p.159</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> <em>Zhang Xizhen, en ligne</em></p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Voir Adam Schwarz (1997), p.120</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Voir Adam Schwarz (1997), p.120</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> World Perspectives Monde (2008), en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Voir Adam Schwarz (1997), p.119</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> Kirsty Haymon (2009), en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Abigail Abrash et Robert F. Kennedy (1998), p.1</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> R. William Liddle (2000), p.38</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> R. William Liddle et Saiful Mujani (2005), p.125</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> BBC News (2009), en ligne</p>
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		<title>INDÉPENDANCE DE L’INDONÉSIE : L’ÉMERGENCE D’UN NOUVEL ÉTAT</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/independance-de-l%e2%80%99indonesie-l%e2%80%99emergence-d%e2%80%99un-nouvel-etat/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 21:58:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Héritage colonial]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Miryam Bonin
On la connaît pour ses épices et pour ses magnifiques plages, qui en font une destination touristique de choix. Sa pauvreté notoire et le tsunami dévastateur de 2004 l’ont placée à la tête des manchettes internationales. Malgré tout, l’histoire de l’Indonésie, cet immense archipel de plus de 223 millions d’habitants, demeure encore aujourd’hui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Miryam Bonin</strong></p>
<p style="text-align: justify">On la connaît pour ses épices et pour ses magnifiques plages, qui en font une destination touristique de choix. Sa pauvreté notoire et le tsunami dévastateur de 2004 l’ont placée à la tête des manchettes internationales. Malgré tout, l’histoire de l’Indonésie, cet immense archipel de plus de 223 millions d’habitants, demeure encore aujourd’hui peu connue. Reconnue officiellement indépendante en 1949, l’Indonésie a longtemps été sous le joug des puissances coloniales, principalement de la Hollande, présente dans la région depuis le XVIIe siècle. Un aspect marquant de l’archipel est certainement cette très grande diversité au sein de la population. De par sa géographie insulaire, ses diverses religions et la présence de nombreux centres locaux, de petits territoires ou principautés qui étaient menés par des sultans et princes qui se faisaient compétition<a href="#_edn1">[i]</a>, le pays est loin d’être aussi homogène que la France, par exemple. Cette caractéristique frappante peut nous amener à nous demander : comment une société aussi divisée et aussi diversifiée a-t-elle réussi à imposer son indépendance face aux puissances coloniales? Et quel héritage politique cette colonisation a-t-elle laissé à l’État indonésien en devenir?</p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" style="margin-left: auto;margin-right: auto;border: 0px initial initial" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Photo1-300x264.gif" alt="Photo1" width="300" height="264" /></p>
<p style="text-align: justify">À partir du XVIIe siècle jusqu’au début du XIXe siècle, <a href="http://www.reynier.com/Histoire/Colonisation/Hollandais.html">en concurrence avec le Portugal</a>, la Hollande a peu à peu étendu son pouvoir sur l’Indonésie à travers <a href="http://fr.ca.encarta.msn.com/encyclopedia_761571539/compagnies_des_indes_orientales.html">la Compagnie des Indes Orientales</a>, une compagnie qui, à l’instar de la Compagnie de la Baie d’Hudson au Canada, a établi des partenariats avec des leaders locaux pour exploiter les ressources dont regorge l’Indonésie. Peu concernée par les progrès de la société indonésienne elle-même, la Compagnie s’est concentrée sur le développement de ce que l’auteur J.D. Legge qualifie « d’une économie dualiste » :</p>
<p style="text-align: justify">« the Dutch, in the first 250 years of their contact with the Indies, achieved no technological revolution but concerned themselves with the collection of Eastern produce in increasingly forceful fashion but still in such a way as to perpetuate the division between a subsistence agriculture on the one hand and the world of trade on the other»<a href="#_edn2">[ii]</a></p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">Devenue officiellement territoire hollandais en 1799, l’Indonésie ne verra l’avènement de <a href="http://works.bepress.com/cgi/viewcontent.cgi?article=1004&amp;context=robert_cribb">mesures sociales</a> que vers 1901, avec la création de la « loi éthique »<a href="#_edn3">[iii]</a>. Parmi ces mesures, le colonisateur souhaitait améliorer la scolarisation des jeunes Indonésiens. Ironiquement, c’est en favorisant l’éducation que les Hollandais déclenchèrent les premiers mouvements d’indépendance : « It began in the 1900’s and 1910’s, with the coming into being of a small group of young students and intellectuals who saw the modern world as a challenge to their society and themselves as potential leaders of its regeneration »<a href="#_edn4">[iv]</a>. Plusieurs auteurs, dont Françoise Cayrac-Blanchard, voient le Serment de la jeunesse, une déclaration de jeunes Indonésiens militant pour « l’unité du peuple indonésien dans le cadre d’une nation », comme l’acte fondateur de ce qui deviendra l’État indonésien<a href="#_edn5">[v]</a>. Malgré tout, le seul véritable point de cohésion entre les différents groupes nationalistes qui se sont construits était leur rejet du colonialisme<a href="#_edn6">[vi]</a>. En effet, si on se remet dans le contexte de l’époque, on comprend que de nombreux mouvements circulaient dans le monde, notamment le socialisme, l’islamisme, le communisme et le libéralisme, qui divisèrent les nationalistes en différents groupes. « Trois courants se dégageaient : une vision libérale proche des conceptions occidentales, une vision plus autoritaire qui rejetait les principes de la démocratie libérale, et une vision musulmane relativement composite »<a href="#_edn7">[vii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">La Deuxième guerre mondiale et <a href="http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/indonesie-2_Hst.htm">l’arrivée d’un nouveau colonisateur</a> dans la région, le Japon, ont aussi contribué à accélérer le processus d’indépendance, d’une part par l’attitude brutale des Japonais avec les colonisés<a href="#_edn8">[viii]</a>, d’autre part, par la défaite de ces mêmes Japonais qui ont instauré avant de partir en mars 1945 un Comité pour la préparation de l’indépendance<a href="#_edn9">[ix]</a>. Parmi les différents groupes de cette époque, le leader Sukarno, associé au socialisme, a peu à peu émergé comme « porte-parole du peuple indonésien »<a href="#_edn10">[x]</a>. Son discours devant le comité évoquera <a href="http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19650930">cinq principes (Pantja Sila)</a>, qui seront à la base même du nouvel État indonésien : l’État doit croire en Dieu, le nationalisme, la démocratie, la justice sociale et l’humanisme<a href="#_edn11">[xi]</a>. Sukarno souhaitait ainsi présenter un modèle de démocratie adapté à l’Indonésie : « par opposition à la démocratie occidentale, où c’est la majorité qui impose sa loi au prix de rivalités et de conflits, la démocratie « orientale » privilégie la recherche du bien commun, l’unité de tous, l’autorité du « père » envers les « enfants » »<a href="#_edn12">[xii]</a>. Une autre force importante, les groupes militaires ou la guérilla indonésienne, a fortement influé sur le processus d’indépendance en défendant le pays contre les Hollandais qui tentent d’en reprendre le contrôle de 1945 à l’indépendance officielle de 1949.<a href="#_edn13">[xiii]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-447  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Photo-2-277x300.jpg" alt="Photo 2" width="277" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify">Malgré ces forces internes qui militent, de façon désorganisée et chacune de leur côté certes, en faveur de l’indépendance, les contextes régional et international joueront en faveur de la création de la République des États Unis d’Indonésie. La pression exercée par les Américains sur les Hollandais, les mouvements d’indépendance dans la région de même que l’opinion internationale permettent finalement aux colonisés indonésiens de devenir maîtres de leur archipel<a href="#_edn14">[xiv]</a>. Le discours du leader de l’opposition contre Sukarno Tan Malka, qui rappelle l’importance des ressources naturelles de l’Indonésie dans une économie mondiale en pleine reconstruction, témoigne de l’importance des facteurs externes sur l’indépendance de l’Indonésie : « The civilized world’s longing for peace, the Indonesian proletariat’s hatred, the colonized peoples’ hatred for imperialism, and their desire for independence are all favorable to the struggling Indonesian people »<a href="#_edn15">[xv]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’indépendance de l’Indonésie, durement acquise, a considérablement marqué la culture politique du pays. Le rejet du colonialisme et de la démocratie occidentale poussera de l’avant les valeurs de consensus et de collectivisme<a href="#_edn16">[xvi]</a> qui imprègnent la « démocratie orientale » évoquée par Sukarno. La grande implication des militaires dans le mouvement d’indépendance jettera les bases d’un système où ces derniers seront intimement liés au pouvoir civil. Ce sont aussi les mesures hollandaises favorisant l’éducation et la croissance économique qui ont entraîné toute une société à construire un mouvement nationaliste dans lequel, comme dans bien des pays ailleurs dans le monde, les jeunes étudiants figureront au premier plan.</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Cayrac-Blanchard, Françoise, Stéphane Dovert et Frédéric Durand, p. 52.</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> J. D. Legge, p. 69.</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Dietrich Jung, 4.</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Herbert Feith et Lance Castles, p. 1.</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Voir Cayrac-Blanchard, Françoise, Stéphane Dovert et Frédéric Durand, 51.</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Voir Cayrac-Blanchard, Françoise, Stéphane Dovert et Frédéric Durand, p. 271.</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Voir Cayrac-Blanchard, Françoise, Stéphane Dovert et Frédéric Durand, p. 271.</p>
<p><a href="#_ednref8">[viii]</a> Voir J. D. Legge, p. 132.</p>
<p><a href="#_ednref9">[ix]</a> Voir Herbert Feith et Lance Castles, p. 40.</p>
<p><a href="#_ednref10">[x]</a> Voir Cayrac-Blanchard, Françoise, Stéphane Dovert et Frédéric Durand.</p>
<p><a href="#_ednref11">[xi]</a> Benedict Anderson R.O’G., p.12.</p>
<p><a href="#_ednref12">[xii]</a> Voir Cayrac-Blanchard, Françoise, Stéphane Dovert et Frédéric Durand, p. 152.</p>
<p><a href="#_ednref13">[xiii]</a> Voir Cayrac-Blanchard, Françoise, Stéphane Dovert et Frédéric Durand, p. 21.</p>
<p><a href="#_ednref14">[xiv]</a> Voir J. D. Legge, p. 113 et 133.</p>
<p><a href="#_ednref15">[xv]</a> Voir Herbert Feith et Lance Castles, p. 447.</p>
<p><a href="#_ednref16">[xvi]</a> Voir Cayrac-Blanchard, Françoise, Stéphane Dovert et Frédéric Durand, p. 153.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: justify">Anderson, Benedict R.O’G. 1990. “The Idea of Power in Javanese Culture”, <em>Language and <span style="font-style: normal"><em>Power: Exploring Political Cultures in Indonesia</em>, Ithaca: Cornell University Press.</span></em></p>
<p style="text-align: justify">Cayrac-Blanchard, Françoise, Stéphane Dovert et Frédéric Durand. 2000. <em>Indonésie : un <span style="font-style: normal"><em>demi-siècle de construction nationale</em>. Montréal et Paris : L’Harmattan.</span></em></p>
<p style="text-align: justify">Cayrac-Blanchard, Françoise. 1991. <em>Indonésie, l’armée et le pouvoir: de la revolution au <span style="font-style: normal"><em>développement.</em> Paris : Éditions L’Harmattan.</span></em></p>
<p style="text-align: justify">Feith, Herbert et Lance Castles, éd. 1970. <em>Indonesian political thinking 1945-1946</em>. Ithaca et Londres Cornell University Press.</p>
<p style="text-align: justify">Jung, Dietrich. 2005. “State building and foreign intervention in the Muslim world: lessons to learn from Dutch “liberal colonialism””. <em>Dansk Institute for Internationale Studier</em> (octobre). </p>
<p style="text-align: justify">Legge, J. D. 1964. <em>Indonesia</em>. New Jersey: Englewoods Cliffs.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La continuation de la politique par&#8230; la littérature? Une histoire indonésienne</title>
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		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/29/la-continuation-de-la-politique-par-la-litterature/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 15:59:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>claraboulianne-lagac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Censure]]></category>
		<category><![CDATA[Identité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Pramoedya Toer]]></category>

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		<description><![CDATA[Pramoedya A. Toer, un écrivain indonésien, s'interroge à travers ses écrits sur le passé de sa nation, afin de l'aider à se définir une identité et à dépasser ses problèmes. Sous sa plume, littérature et politique s’entremêlent jusqu’à en devenir indissociables, et la première s’érige en une critique efficace de la seconde, ce qui lui valut de nombreux ennemis et de longs séjours en prison.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong>par Clara Bouliane Lagacé</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">« Le devoir d’un écrivain est de faire une évaluation et une réévaluation des idées reçues dans tous les domaines de la vie… Il crie, il résiste, et même, se rebelle. » <sup>[1] </sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Ces mots furent écrits par Pramoedya Ananta Toer, un Indonésien qui vécut de 1925 à 2006 et laissa derrière lui une quantité impressionnante de romans et d’articles. S’il s’est lui-même perçu comme le produit d’une génération ratée, incapable de construire la nation indonésienne après l’indépendance de 1945 sans dériver vers l’autoritarisme <sup>[2]</sup>, ses écrits, qui réfléchissent sur le passé de la nation afin de l’amener à dépasser ses problèmes, sont un atout pour les générations futures.  Sous sa plume, littérature et politique s’entremêlent jusqu’à en devenir indissociables, et la première s’érige en une critique efficace de la seconde, ce qui lui valut de nombreux ennemis et de longs séjours en prison.<span id="more-156"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Lorsque le vécu politique d’un écrivain s’organise en une critique de l’État dans ses livres, peut-il représenter une menace pour ce dernier? Si les États ont censuré les auteurs à travers l’histoire, les ont emprisonnés et parfois exécutés, c’est probablement parce que les idées recèlent le pouvoir de soulever des peuples, tout comme la littérature peut aider à les unir dans une cause commune, ou contre un ennemi commun. Et pour cela, les livres de Toer furent censurés, puisque jugés subversifs, alors que leur auteur fut arrêté et persécuté.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Pramoedya ne renonça cependant jamais à écrire. « Pour moi, écrire est à la fois ma tâche personnelle et nationale, a-t-il expliqué. Je crois que mes livres, comme la tétralogie de Buru, font partie du processus de construction de la nation. »<sup> [3]</sup> Construire une identité nationale en Indonésie n’est certainement pas chose aisée : ses limites territoriales ont été définies arbitrairement par la puissance coloniale hollandaise, qui a fait fi des différences de culture, de langue et de religion. Et les nombreuses guérillas locales qui se sont battues sur de toutes aussi nombreuses îles séparées pour obtenir l’indépendance, du début du 20<sup>e</sup> siècle jusqu’en 1949, ont entraîné la fragmentation du pouvoir politique.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Si Pramoedya n’était même pas né au début du 20e siècle, alors qu’émergeait le nationalisme indonésien, il y a tout de même contribué. Une identité nationale est toujours en construction, et la littérature, tout comme la culture en général, aide à l’imaginer en lui donnant un passé commun et des ambitions communes <sup>[4]</sup>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">La tétralogie de Buru, qui compte parmi ses ouvrages les plus célèbres, est justement constituée de quatre romans historiques qui retracent le parcours de l’un des premiers nationalistes indonésiens. Elle a été écrite alors que Pramoedya était emprisonné sur l’île de Buru et fut d’abord racontée oralement aux autres prisonniers, faute d’avoir de quoi écrire. Les rapports de pouvoir dans la société coloniale y sont décrits, de même que ses injustices et son racisme, et le lecteur y suit un personnage qui deviendra progressivement une figure politique résistant aux autorités coloniales <sup>[5]</sup>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Pramoedya s’inspira de son expérience personnelle dans plusieurs de ses autres livres. Dans <em>La vie n’est pas une foire nocturne</em>, il parle abondamment de son expérience dans la guérilla locale lors de la lutte pour l’indépendance et de son premier séjour en prison peu après <sup>[6]</sup>. S’il conçoit la littérature comme intrinsèquement liée à la politique, c’est justement parce qu’un auteur s’inspire toujours jusqu’à un certain point de son expérience personnelle. « Aussi longtemps qu’il y a des sociétés humaines et un Pouvoir qui les réglemente ou les ruine, chaque individu dans celles-ci est lié à la politique. La littérature ne peut être libérée de la politique, puisqu’elle naît elle-même de la main des hommes. » <sup>[7]</sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">À ce titre, les expériences vécues par Pramoedya l’amenèrent à critiquer des groupes politiques indonésiens de toutes allégeances, autorités coloniales, communistes, guérillas locales et dérives autoritaires du gouvernement national confondus. « J’ai essayé de répondre à la question : pourquoi mon peuple en arriva-t-il à être comme ceci, comme cela ?, a-t-il écrit. Je suis à l’extérieur de et j’ai quitté le système en place. Le résultat est très clair : je suis considéré comme une nuisance au statut quo du <span> </span>système en place. » <sup>[8]</sup> Il fut donc battu par les soldats de l’armée, condamné aux travaux forcés et emprisonné par tous les régimes politiques modernes de son pays, pendant un total de plus de trente ans, et ses livres furent interdits.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Avant sa mort, Pramoedya se percevait comme le produit d’une génération qui a échoué à créer la nation indonésienne <sup>[9]</sup>. Dans <em>La vie n’est pas une foire nocturne</em>, un personnage dira «  Ce qui a tué votre père, c’est la politique. Il est tombé malade par déception, déception de voir comment les choses ont tourné après l’indépendance. À peine l’indépendance fut-elle acquise qu’ils [les généraux des guérillas] se mirent à se battre entre eux pour se partager les maisons et les bonnes places… » <sup>[10]</sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Aujourd’hui, selon l’auteur, le futur de la nation est entre les mains d’une nouvelle génération dont les mains ne sont pas encore tachées par le sang de luttes fratricides. Depuis l’abdication du dictateur Suharto en 1998 et à travers une démocratisation progressive, suite aux élections plus justes de 1999 et à une certaine décentralisation du pouvoir politique, des changements semblent de plus en plus envisageables.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Pramoedya a écrit des livres qui veulent « donner du courage, de nouvelles valeurs, une nouvelle vision du monde, une dignité humaine. » <sup>[11] </sup>En cela, il est probablement l’une des meilleures sources d’inspiration pour cette nouvelle génération, qu’il éclaire sur ses origines et sur les erreurs du passé, contribuant de ce fait à la construction d’une identité nationale par-delà sa mort.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><em>Références</em></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA">[1] Pramoedya A. Toer, « Literature, Censorship and the State : To What Extent is a Novel Dangerous ? ». <em>Suara Independen</em> (no 4, septembre 1995), p. 2. Traduction de Alex G. Bardsley.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA">[2] 1998. « Dissident writing in Indonesia ». <em>The Economist</em> (Londres), 18 juillet.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA">[3] Steve Proffitt, « Escaping Indonesia’s Iron Fist in Fiction, But Not in Life : Interview with Pramoedya Ananta Toer ». </span><em>Los Angeles Times</em> (Los Angeles), 6 juin 1999.</p>
<p class="MsoNormal">[4] Benedict Anderson, <em>L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme </em>(Paris : La Découverte, 1996), p. 19-22, 37.</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA">[5] John Roosa et Ayu Ratih, « Solipsism or Solidarity : The Nation, Pramoedya Ananta Toer and Salman Rushdie ». </span><em>Economic and Political Weekly</em> 36 (no 28, juillet 2001): 2681-2688.</p>
<p class="MsoNormal">[6] Pramoedya A. Toer, <em>La vie n’est pas une foire nocturne</em> (Paris : Éditions Gallimard, 1993).</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA">[7] Pramoedya A. Toer, « Literature, Censorship and the State : To What Extent is a Novel Dangerous ? ». <em>Suara Independen</em> (no 4, septembre 1995). Traduction de Alex G. Bardsley.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA">Et Steve Proffitt, « Escaping Indonesia’s Iron Fist in Fiction, But Not in Life : Interview with Pramoedya Ananta Toer ». <em>Los Angeles</em><em> Times</em> (Los Angeles), 6 juin 1999.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA">[8] Pramoedya A. Toer, « My Apologies, in the Name of Experience ». <em>Indonesia</em> 61 (avril, 1996), p. 4.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA">[9] 1998. « Dissident writing in Indonesia ». <em>The Ec</em></span><em>onomist</em> (Londres), 18 juillet.</p>
<p class="MsoNormal">[10] Pramoedya A. Toer, <em>La vie n’est pas une foire nocturne</em> (Paris : Éditions Gallimard, 1993), p. 219-220.</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA">[11] Pramoedya A. Toer, « Literature, Censorship and the State : To What Extent is a Novel Dangerous ? ». <em>Suara Independen</em> (no 4, septembre 1995). Traduction de Alex G. Bardsley.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="EN-CA">Bibliographie</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="EN-CA"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA">1998. « Dissident writing in Indonesia ». <em>The Economist</em> (Londres), 18 juillet.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA">Abel, Ben. 1997. « Beholding a Landmark of Guilt: Pramoedya in the Early 1960s and the Current Regime ». <em>Indonesia</em> 64 (octobre): 21-28.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt">Anderson, Benedict. 1996. <em>L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme. </em>Paris : La Découverte.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt">
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt">Proffitt, Steve. 1999. « Escaping Indonesia’s Iron Fist in Fiction, But Not in Life : Interview with Pramoedya Ananta Toer ». <em><span lang="EN-CA">Los Angeles</span></em><em><span lang="EN-CA"> Times</span></em><span lang="EN-CA"> (Los Angeles), 6 juin.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt">Roosa, John et Ayu Ratih. 2001. <span lang="EN-CA">« Solipsism or Solidarity : The Nation, Pramoedya Ananta Toer and Salman Rushdie ». <em>Economic and Political Weekly</em> 36 (no 28, juillet): 2681-2688.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt">Toer, Pramoedya A. 1993. <em>La vie n’est pas une foire nocturne</em>. Paris : Éditions Gallimard.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt">
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt">Toer, Pramoedya A. 1995. <span lang="EN-CA">« Literature, Censorship and the State : To What Extent is a Novel Dangerous ? ». <em>Suara Independen</em> (no 4, septembre). Traduction de Alex G. Bardsley.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA">Toer, Pramoedya A. 1996. « My Apologies, in the Name of Experience ». <em>Indonesia</em> 61 (avril): 1-14.</span></p>
<p class="MsoNormal">
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		</item>
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		<title>L’huile de palme : un produit bon marché au détriment de l’environnement</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/28/l%e2%80%99huile-de-palme-un-produit-bon-marche-au-detriment-de-l%e2%80%99environnement/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 19:38:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Malaysia]]></category>

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		<description><![CDATA[par Geneviève Ducharme
L’Indonésie et la Malaysia détiennent à elles seules 85% du marché d’huile de palme. Ces pionniers sur le marché sont respectivement aux premiers rangs comme producteur au monde. La Malaysia produit à elle seule 13 610 000 de tonnes et 11 400 000 pour l’Indonésie.  Depuis des années, on a vu se multiplier les plantations de palmier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>par Geneviève Ducharme</p>
<p>L’Indonésie et la Malaysia détiennent à elles seules 85% du marché d’huile de palme. Ces pionniers sur le marché sont respectivement aux premiers rangs comme producteur au monde. La Malaysia produit à elle seule 13 610 000 de tonnes et 11 400 000 pour <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_de_palme">l’Indonésie</a>.  Depuis des années, on a vu se multiplier les plantations de palmier à l’huile, souvent au détriment de l’environnement. D’une part, la production d’huile de palme nécessite la destruction massive des forêts pour faire l’aménagement des aires propre à la culture. Ainsi, on a rapidement vu les superficies forestières diminuées près de 70%. À Bornéo, on prévoit que le recul aura atteint près de 98% en 2022. Cette déforestation n’est pas sans conséquence, car elle met en danger la vie, entre autres des orangs-outans. Selon Greenpeace, la destruction des forêts feraient augmenter l’émission de gaz à effet de serre. Il est important de souligner les problèmes qu’ont subi les peuples autochtones face aux concessions des terres pour les plantations. Bref, l’huile de palme est un produit bon marché au détriment de l’environnement.<span id="more-286"></span></p>
<p style="text-align: left"><img class="alignleft size-full wp-image-289" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/07/CulturePalmierHuile.jpg" alt="CulturePalmierHuile" width="430" height="287" /></p>
<p>Source : http://www.centpourcentnaturel.fr/public/CulturePalmierHuile.jpg</p>
<p><strong>Beau, bon, pas cher!</strong></p>
<p>Les plantations de palmiers répondent d’abord à une demande croissante d’huile à bon marché. Selon une étude publiée par <em>Greenpeace</em>, la demande devrait plus que doubler d’ici 2030 et tripler pour <a href="http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/cooking-the-climate-synthese.pdf)">2050</a>.  Présente à notre insu dans plusieurs produits alimentaires, l’huile de palme représente aujourd’hui 30% des huiles végétales consommées. D’ailleurs, on la retrouve dans un produit sur dix en Europe dont, les biscuits, sauces, mayonnaises, chips, chocolats et barres chocolatées en plus de certains savons et produits de beautés. Elle contribue aussi à répondre à la demande croissante en biocarburant. Dans son rapport, Greenpeace cible les différentes grandes marques utilisant l’huile de palme : Unilever, acteur majeur dans le commerce mondial, KitKat, Pringles, Philadelphia, Gillette, Burger King, McCain et Dove (voir vidéo pub savon Dove: <a href="http://www.youtube.com/watch?v=odI7pQFyjso">http://www.youtube.com/watch?v=odI7pQFyjso</a>)</p>
<p><strong>Les conséquences de la culture</strong></p>
<p><strong> </strong>Obtenir des quantités importantes d’huile de palme pour préparar les produits variés nommés ci-haut, engendre beaucoup de dommages à l’environnement de l’Asie-du-Sud-Est. Les deux principaux pays producteurs, l’Indonésie et la Malaysia, ont vu diminuer leur forêt de beaucoup en peu de temps. On rase la forêt tropicale en place pour implanter des champs de palmier. (voir photo ci-dessous)</p>
<p><a href="http://fr.mongabay.com/travel/malaysia/p23403p.html"><img class="alignleft size-full wp-image-288" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/07/borneo_4697.jpg" alt="borneo_4697" width="600" height="400" />http://fr.mongabay.com/travel/malaysia/p23403p.html</a></p>
<p>La présence de forêt est essentielle sur la planète, car elle offre de nombreux services à l’être humain. Le plus important est sans doute sa capacité à stocker le carbone et réguler le climat. L’absence d’arbre diminue le stockage et fait augmenter les GES dans l’atmosphère. D’ailleurs, il existe une forte corrélation entre la production d’huile de palme en Indonésie et sa troisième place comme plus grand producteur de gaz à effet de serre au monde. Les forêts sont aussi un lieu de vie pour plusieurs populations et pour d’innombrables espèces vivantes. Avec le défrichement important des terres pour faire la monoculture, certains animaux refusent de traverser les champs sauf les orangs-outangs. Devenus une menace pour les plantations de palmier à huile, les propriétaires des terres les chassent utilisant les grands moyens. La progéniture de l’espèce est en danger et désormais la quantité d’orangs-outangs se situe entre 45 000 et 69 000. Au rythme de la déforestation actuelle, les orangs-outangs pourraient disparaître d’ici dix ans!</p>
<p>Les peuples vivant dans la forêt sont affectés directement par les effets du marché. Dans la revue <em>World Rainforest Movement</em> on peut lire : Les terres DCI (droits coutumiers indigènes) sont très importantes pour les peuples autochtones du Sarawak qui habitent dans le district d’Ulu Bawan Balingian de la division de Mukah, un agriculteur confi: « La terre nous donne tout ce qu’il nous faut, le produit de nos récoltes, les plantes sauvages que nous cueillons pour notre nourriture et comme médicaments. Nous trouvons dans la forêt le bois pour construire notre maison longue, notre canoë et notre cercueil quand nous mourons. Nous pouvons chasser le sanglier et d’autres animaux, et pêcher dans les ruisseaux de nos terres. Nous y sommes attachés&#8230; Si on nous les enlève, nous ne pourrons pas survivre ».</p>
<p>Doit-on abolir l’huile de palme? La réponse n’est pas simple. Pour obtenir les mêmes rendements, c’est-à-dire quatre tonnes d’huile par hectare et par an, il faudrait planter une surface quatre fois plus grandes de soja pour obtenir le même rendement. De plus, l’huile de palmier est un élément alimentaire de choix pour les pays souffrant de malnutrition. Il faut donc concilier la culture de palmier à huile et l’environnement. Créer des plus petites zones de production et  reboiser les surfaces dénudées par le feu plutôt que de défricher, sont des solutions potentielles et viables. Cependant, il est indéniable qu’il faille vraiment évaluer toutes les conséquences possibles à court et long termes et surtout suivre le projet durant toute  sa durée pour éviter d’autres conséquences malheureuses.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p><a href="http://www.infosdelaplanete.org/2895/les-forets-d-asie-du-sud-est-en-fragile-sursis.html">http://www.infosdelaplanete.org/2895/les-forets-d-asie-du-sud-est-en-fragile-sursis.html</a></p>
<p><a href="http://www.mescoursespourlaplanete.com/Produits/Epicerie_68/Huile_de_palme_16.html">http://www.mescoursespourlaplanete.com/Produits/Epicerie_68/Huile_de_palme_16.html</a></p>
<p><a href="http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/cooking-the-climate-synthese.pdf">http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/cooking-the-climate-synthese.pdf</a></p>
<p><a href="http://www.spectrosciences.com/spip.php?breve444">http://www.spectrosciences.com/spip.php?breve444</a></p>
<p><a href="http://www.sciencepresse.qc.ca/node/15992">http://www.sciencepresse.qc.ca/node/15992</a></p>
<p><a href="http://vertigo.revues.org/index7082.html#tocto2n3">http://vertigo.revues.org/index7082.html#tocto2n3</a></p>
<p><a href="http://lachaineverte.fr.msn.com/dossiers/ressourcesnaturelles/article.aspx?cp-documentid=6786105">http://lachaineverte.fr.msn.com/dossiers/ressourcesnaturelles/article.aspx?cp-documentid=6786105</a></p>
<p><a href="http://www.wrm.org.uy/bulletinfr/134/Malaisie.html">http://www.wrm.org.uy/bulletinfr/134/Malaisie.html</a></p>
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