<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Femmes</title>
	<atom:link href="http://redtac.org/asiedusudest/tag/femmes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://redtac.org/asiedusudest</link>
	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
	<lastBuildDate>Sat, 27 Mar 2010 21:46:57 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>ÉVOLUTION DE LA FEMME À L’INTÉRIEUR DE LA DIASPORA CHINOISE DE SINGAPOUR</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/15/evolution-de-la-femme-a-l%e2%80%99interieur-de-la-diaspora-chinoise-de-singapour/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/15/evolution-de-la-femme-a-l%e2%80%99interieur-de-la-diaspora-chinoise-de-singapour/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 21:37:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Singapour]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=660</guid>
		<description><![CDATA[Par Lisa Thuc Duyên Hua
Singapour, cité-État de 692,7 km2, 3,5 fois la taille de Washington, abrite une population de 4.452.732 habitants, dont 76,7 % est composé de Chinois[1]. Bien que cette île soit multiethnique, notre analyse dans ce billet portera uniquement sur la condition de la femme chinoise, son insertion socio-politico-économique depuis son immigration  jusqu’à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Lisa Thuc Duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Singapour, cité-État de 692,7 km2, 3,5 fois la taille de Washington, abrite une population de 4.452.732 habitants, dont 76,7 % est composé de Chinois<a href="#_ftn1">[1]</a>. Bien que cette île soit multiethnique, notre analyse dans ce billet portera uniquement sur la condition de la femme chinoise, son insertion socio-politico-économique depuis son immigration  jusqu’à récemment<a href="#_ftn2">[2]</a>.<span id="more-660"></span></p>
<p style="text-align: justify">Fondé en 1819 par les Britanniques sous le statut de colonie commerciale, Singapour était alors peuplé par quelques centaines de Malais et quelques dizaines de planteurs et boutiquiers chinois.  Après 1870, une première immigration chinoise massive composée en majorité de travailleurs masculins eut lieu, à l’instigation des Britanniques désireux d’exploiter leurs ports, portant la population chinoise à 654 000 individus en 1909.  À cette époque, un premier mouvement en faveur de la scolarisation des fillettes se fit sous l’impulsion des réformistes Peranakan , descendants d’immigrants chinois qui se marièrent avec des femmes malaises<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">De 1933 à 1938, 200.000 Cantonaises vinrent s’installer à Singapour, épousant les membres de cette société jusque là essentiellement masculine. Mariages qui les encrèrent définitivement à la région. Jusqu’en 1946, (sauf pour quelques initiatives véhiculées par les médias d’antan, afin de mettre fin aux pratiques des mariages arrangés, au concubinage ainsi qu’à la prostitution),  le cadre de vie des femmes chinoises restait guidé par les valeurs confucéennes centrées sur l’importance de la famille. Elles étaient et  restaient avant tout, des épouses et des mères.  Mis à part quelques exceptions de femmes aidant leurs époux dans les plantations de cachou ou de poivre, la grande majorité d’entre elles restaient au foyer, sans grande participation à la vie économique et politique de leur nation.</p>
<p style="text-align: justify">En 1965, avec l’indépendance, cette situation fut cependant quelque peu bousculée.  Le nouveau gouvernement réalisa qu’il avait besoin d’une plus grande main-d’œuvre pour assurer sa survie économique. Tablant sur ses exportations, entre autres l’exportation d’articles électroniques, pour devenir prospère, Singapour, à l’instar d’autres NPI (Nouveaux Pays Industrialisés) du Sud Est asiatique comme Hong Kong, la Corée du Sud et la Thaïlande, se tourna vers les femmes, main d’œuvre potentielle, les encourageant à participer à la croissance économique nationale en travaillant comme ouvrières dans ses usines d’électroniques<a href="#_ftn4">[4]</a>. De 18 % en 1957, la population active féminine passa à 32,2 % en 1974 (toutes ethnies confondues). Cette entrée massive des femmes dans la l’activité production était principalement liée à l’expansion de l’économie singapourienne jusque vers 1974<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Les femmes se retrouvaient dans des emplois dits féminins : institutrices, infirmières, dactylos, employées de maison, couturières et monteuses d’appareils électriques. Au plan de l’équité salariale, à l’exception des fonctionnaires, &#8211; où depuis 1962, à compétence égale, il n’y avait pas de différence de salaire entre les deux sexes-, il régnait une discrimination considérable à l’égard des femmes. En 1974, 60 % des femmes gagnaient mensuellement 200$ alors que les hommes, qui gagnaient le même salaire ne représentaient que 31 % de la population active. En fait, l’insertion de la femme chinoise dans les structures sociales et économiques était et est encore confrontée à plusieurs freins sociaux<a href="#_ftn6">[6]</a>. Conscient que les ressources humaines représentent leur principal capital économique, durant les trois dernières décennies, le gouvernement singapourien éleva le statut juridique des femmes en utilisant entre autres, le contrôle de la natalité afin que la population féminine puisse pleinement participer au marché du travail sans pour autant changer les statuts socioéconomiques des genres. Cependant, ceux-là mêmes qui avaient réussi à encourager la croissance économique, se préoccupèrent ensuite  des changements de structures sociales que cette féminisation massive de la main d’œuvre impliquait. Parallèlement, le gouvernement émit en conséquence des législations empêchant les femmes de progresser sur leur lieu de travail. À titre d’exemple, il ne fit jamais bâtir de crèches en nombre suffisant, si bien que les femmes se débattaient entre les charges au travail et leurs responsabilités de mères, créant des conflits avec leurs époux. Mises à part les femmes mariées qui cessèrent de travailler, beaucoup choisirent de demeurer célibataires ou de renoncer à des enfants.</p>
<p style="text-align: justify">Un autre frein social était celui des rôles stéréotypés de l’homme et de la femme dans la société chinoise. À titre d’exemple, la femme ne doit pas être supérieure à son époux en termes de salaire. Passive, elle doit venir en aide à son père, son époux, son frère.  L’absence de support aux femmes et des préjugés tenaces à leurs propos dans la culture d’entreprise chinoise constituent un autre frein important. Renonçant à poursuivre une carrière dans le cadre d’une entreprise, des femmes décidèrent donc de devenir femmes entrepreneures, propriétaires d’une ou deux petites compagnies occupant jusqu’à 50 employés. Entre 1989 et 1997 37 % des femmes devinrent entrepreneures dans le secteur de l’industrie, des ventes au détail et de la manufacture<a href="#_ftn7">[7]</a>. Si dans les dernières années, des institutions gouvernementales reconnaissaient les contributions des femmes entrepreneures au développement économique du pays, -depuis 1997, Singapour accorde un prix « Femme entrepreneure de l’année », les entrepreneures restent un filon inexploité. Au plan des grandes compagnies, les cadres féminins ayant pouvoir de décision sont largement sous-représentés. Leur salaire représente encore une fraction de celui de leurs collègues masculins. À l’ère de la haute technologie, le confucianisme mène encore la vie dure aux femmes de Singapour, État pourtant très occidentalisé. Ici, plus d’éducation chez les femmes ne signifie pas forcément égalité des sexes<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<address><a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arch_0044-8613_1980_num_19_1_2535"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Salomon, Claudine. 1980. «Etre femme à Singapour</span></span></a>». Persée, Revues scientifiques 19(no19) : 161-168.</p>
<p>Margolin, Jean-Louis. 1989. «<span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none">Singapour</span></span>: 1959-1987 : genèse <span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none">d</span></span>&#8216;un nouveau pays industriel» , Business &amp; Economics &#8211; 315 pages</p>
<p>Pyle; Jean l. 1997.«<a href="http://www.questia.com/PM.qst?a=o&amp;se=gglsc&amp;d=5000519962"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Women, the Family, and Economic Restructuring: The Singapore Model?</span></span></a>» Review of Social Economy, Vol. 55.</p>
<p>Cong, Liang. Shanghai 200093, China. «<a href="http://www.ccsenet.org/journal/index.php/ijbm/article/view/1486/1427"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Does the Current Position of Women in the Labour Market in Asia &#8230;</span></span></a>» International Journal of Business and Management 3, (No 6) : 118-122.</p>
<p><em><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal">Jean Lee S.K., Kathleen Campbell, and Audrey Chia.1999.«</span></span><a href="http://www.postcolonialweb.org/singapore/gender/3paradoxes.html"><span style="color: #000000;font-size: small"><span style="font-weight: normal"><span style="text-decoration: none">The Three Paradoxes: Working Women in Singapore</span></span></span></a><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal">. » En ligne.</span></span><cite><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"> </span></span><a href="http://www.postcolonialweb.org/singapore/.../3paradoxes.html"><span style="color: #000000;font-size: small"><span style="font-weight: normal"><span style="text-decoration: none">www.postcolonialweb.org/singapore/&#8230;/3paradoxes.html</span></span></span></a><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"> </span></span></cite><cite><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal">( page consultée le 9 décembre 2009)</span></span></cite></em></p>
<p><em><cite><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"><em>Sandra L. Fielden, Marilyn Davidson .2006.  «International Handbook of <span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none">Women</span></span> and Small Business Entrepreneurship» En ligne .<cite> </cite><cite>books.</cite><cite>google.ca/books?isbn=1847 </cite><cite>(page consultée le 9 décembre2009</cite></em></span></span></cite></em></p>
<p><cite><a href="http://www.studentsoftheworld.info/infopays/wfb_fr.php3?CODEPAYS=SGP"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Singapour : géographie, démographie, politique, économie, transport</span></span></a>.2002 . En ligne. <cite>www.studentsoftheworld.info/.</cite> ( page consultée le 9décembre 2009)</cite></p>
</address>
<p><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"><span style="font-size: medium"><strong><br />
</strong></span></span></span></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Singapour : géographie, démographie, politique, <a href="http://www.studentsoftheworld.info/infopays/wfb_fr.php3?CODEPAYS=SGP">économie, transport</a>.2002</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Margolin, Jean-Louis. 1989. <strong>«</strong><em>Singapour</em>: 1959-1987 : genèse <em>d</em><em>&#8216;</em>un nouveau pays industriel<strong>»</strong></p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arch_0044-8613_1980_num_19_1_2535"> Salomon, Claudine. 1980. «Etre<em> </em><em>femme</em><em> </em>à<em> </em><em>Singapour</em></a>».</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Pyle<em>; </em>Jean<em> l. </em>1997.«<a href="http://www.questia.com/PM.qst?a=o&amp;se=gglsc&amp;d=5000519962"><em>Women</em>, the Family, and Economic Restructuring: The <em>Singapore</em> Model?</a>»</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arch_0044-8613_1980_num_19_1_2535"> Salomon, Claudine. 1980. «Etre<em> </em><em>femme</em><em> </em>à<em> </em><em>Singapour</em></a>».</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Jean Lee S.K., Kathleen Campbell, and Audrey Chia.1999.«<em><a href="http://www.postcolonialweb.org/singapore/gender/3paradoxes.html"><em>The Three Paradoxes</em>: <em>Working Women in Singapore</em></a>. </em>»</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Sandra L. Fielden, Marilyn Davidson .2006.  «International Handbook of <em><span style="text-decoration: underline">Women</span></em> and Small Business Entrepreneurship»</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Cong, Liang. Shanghai 200093, China. «<a href="http://www.ccsenet.org/journal/index.php/ijbm/article/view/1486/1427">Does the Current Position of <em>Women</em> in the <em>Labour</em> Market in Asia &#8230;</a>»</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/15/evolution-de-la-femme-a-l%e2%80%99interieur-de-la-diaspora-chinoise-de-singapour/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES  FEMMES PHILIPPINES : EXPATRIÉES ÉCONOMIQUES</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/12/les-femmes-philippines-expatriees-economiques/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/12/les-femmes-philippines-expatriees-economiques/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 15:06:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=650</guid>
		<description><![CDATA[Par LisaThuc Duyên Hua
Quiconque se promène dans les quartiers riches de Montréal tombe souvent sur des femmes asiatiques à l’allure modeste poussant des landaus ou tenant par la main des enfants blancs, rejetons de la classe fortunée de la ville. Ces femmes sont des Philippines, vraisemblablement des aides familiales. Qu’est-ce qui motive ces femmes à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par LisaThuc Duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Quiconque se promène dans les quartiers riches de Montréal tombe souvent sur des femmes asiatiques à l’allure modeste poussant des landaus ou tenant par la main des enfants blancs, rejetons de la classe fortunée de la ville. Ces femmes sont des Philippines, vraisemblablement des aides familiales. Qu’est-ce qui motive ces femmes à venir jusqu’ici, si loin de chez elles ? Est-ce un phénomène uniquement canadien ? Quels sont leurs conditions de vie et leur statut ? Le gouvernement philippin a-t-il des intérêts dans l’exportation de sa main-d’œuvre ?</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-650"></span></p>
<p style="text-align: justify">Depuis plusieurs décennies, et surtout depuis la mondialisation, des groupes de populations importants se déplacent d’un continent donné vers un autre. Ceux qui quittent leur pays sont motivés par l’instabilité politico-économique, voire la guerre. Les pays d’accueil sont des pays riches, préoccupés par la baisse de leur natalité et de leur main-d’œuvre locale. Les Philippines n’échappent pas ce phénomène. 10 % de la population philippine, soit 7,4 millions de personnes, sont actuellement dispersés dans 193 pays<a href="#_ftn1">[1]</a>. Après une longue tradition de travailleurs émigrés philippins vers les États-Unis au début du 20<sup>e</sup> siècle, puis vers le Moyen-Orient lors du boom de la construction dans les années 70, la main-d’œuvre philippine émigrée d’aujourd’hui a le visage d’une femme. Selon POEA (service d’administration philippine du travail outremer),  les travailleuses philippines à l’étranger constituaient en 2003 70 % des travailleurs émigrés philippins<a href="#_ftn2">[2]</a>.  Âgées entre 25-29 ans, quelques unes au Québec sont infirmières et aides-soignantes dans des résidences pour personnes âgées, bénéficiant d’un statut légal. Mais la vaste majorité d’entre elles est plutôt recrutée pour des tâches domestiques : bonnes d’enfants, cuisinières, dames de compagnie pour personnes âgées aisées. En situation précaire, elles n’ont droit à aucune assurance-chômage ni assurance-maladie, encore moins à des prestations de retraite. Leurs employeurs bénéficient ainsi d’une main-d’œuvre bon marché et fiable. Car ces domestiques nouveau genre ne sont pas forcément issues d’un milieu non éduqué. Certaines d’entre elles, institutrices ou comptables dans leur pays, aident les enfants des familles anglophones de Montréal dans leurs devoirs, tout cela après avoir fait la cuisine, la vaisselle et la lessive<a href="#_ftn3">[3]</a>! Ce phénomène ne se passe pas uniquement au Canada, les Philippines louant leurs services également en Europe, dans les pays riches d’Asie et du Moyen-Orient. En plus d’un salaire plus que modeste, elles sont souvent maltraitées et violentées. Devant cet exode massif, on peut s’interroger pourquoi le gouvernement philippin laisse-t-il autant de milliers de personnes quitter son sol chaque année ?</p>
<p style="text-align: justify">Gloria Arroyo, actuelle présidente des Philippines, proclamait récemment que pendant que certaines nations se contentaient d’envoyer des véhicules à leurs citoyens vivant dans les pays riches du Moyen-Orient, les Philippines, elles, y envoyaient de «super bonnes» pour les servir. Cette exportation de main d’œuvre institutionnalisée  de l’exportation par le gouvernement philippin ne date pas d’hier. Après trois siècles de colonisation espagnole, les Philippines n’obtinrent leur indépendance qu’en1946 avec l’aide des États-Unis dont l’intérêt était de faire déguerpir l’occupant japonais<a href="#_ftn4">[4]</a>.  Depuis, de l’ancien dictateur Ferdinand Marcos  à Gloria Arroyo, tous les présidents qui se succédèrent sombrèrent dans la corruption, entraînant des oppositions vives à leur régime, suivies de répressions militaires brutales, ce qui fit fuir les investisseurs étrangers et créer des conditions économiques désastreuses. Tous, afin de créer des infrastructures sociales et économiques, durent emprunter à des banques étrangères et  devenir dépendants du FMI. Ce désastre économique avec ses années de récession explique principalement l’exode des travailleurs et travailleuses philippins tout au long du vingtième siècle. Mais aujourd’hui, face à des pays riches en demande d’une main-d’oeuvre précaire bon marché, ce sont particulièrement les femmes qui s’exportent, encouragées en cela par le gouvernement qui en a fait une composante de sa stratégie économique<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’émigration est devenue en effet l’une des principales sources de rentrées de devises au pays : 12 à 14 milliards de US$ par an. Ce chiffre ne représente que les revenus des secteurs de travail les plus représentés envoyés au pays, tandis que ceux des  femmes sont souvent non-documentés<a href="#_ftn6">[6]</a>. Les domestiques philippines à l’étranger renvoient mensuellement au pays une partie de leurs salaires (environ 200 US$). Ces revenus, qui non seulement contribuent aux frais de scolarité et aux soins de santé des enfants laissés derrière elles, sont aussi l’objet de taxes gouvernementales. La majeure partie de ces sommes servent à rembourser ses dettes vis-à-vis des banques étrangères, n’en laissant que peu pour répondre aux besoins reliés à la création d’emplois.</p>
<p style="text-align: justify">Les conséquences de cet exode féminin à l’étranger sont graves. Sur le plan social et individuel, en même temps qu’une désintégration du milieu familial<a href="#_ftn7">[7]</a>. On assiste à la perte de repère des enfants, à la dévalorisation d’une éducation des femmes qui ne sert plus à rien, à la perte du respect de soi. Sur le pan économique, les grands gagnants sont bien entendu les marchés financiers et les institutions de transfert d’argent dans les pays du Nord. Le gouvernement philippin ne tire même pas son épingle du jeu, car malgré l’importance des rentrées de devises générées par les travailleuses à l’étranger, il est incapable d’investir dans des projets productifs à long terme dans le cadre d’une économie durable, et se contentent de pratiquer une politique de survie.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<ul>
<li>Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s Main Export Trade :Development Or Devastation? » British section of the Fourth International.Socialist Resistance : SR46 &#8211; Summer 2007.</li>
</ul>
<ul>
<li>Hega, Mylène. 2003. <em>Participation of Women in Philippine Politics and Society: A Situationer.</em> PhilippineOffice : Secretary General of MAKALAYA (Women Workers Network) for the Friedrich-Ebert-Stiftung</li>
<li><em>Rousset. Sally.1997.«<a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">La douloureuse expérience de l&#8217;émigrée philippine</span></span></a>».   En ligne. <a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html</span></span></a> ( Page consultée le 30 novembre 2009)</em></li>
<li><em><span style="font-style: normal">Rousset, Sally. 2003.«Femmes philippines émigrées à l’heure de la mondialisation : actrices et victimes du développement» En ligne. <a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article2570">http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article2570</a> (Page consultée le 29 novembre 2009)</span></em></li>
<li><em><span style="font-style: normal">Wurfel, David. 2001.« Les Philippines : Une démocratie hésitante<strong>»</strong><em> </em>Revue Internationale de Politique Comparée 8 (n° 3) : 501-516.</span></em></li>
</ul>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Rousset. Sally.1997.«<a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html">La douloureuse expérience de l&#8217;émigrée philippine</a>»</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation?</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Rousset. Sally.2003.«Femmes philippines émigrées à l’heure de la mondialisation :..</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Wurfel, David. 2001.« Les Philippines : Une démocratie hésitante<strong>»</strong></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation? »</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation? »</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Hega, Mylène. 2003. Participation of Women in Philippine Politics and Society</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/12/les-femmes-philippines-expatriees-economiques/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES FEMMES ET LE  FEMINISME NAISSANT</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/10/les-femmes-et-le-feminisme-naissant/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/10/les-femmes-et-le-feminisme-naissant/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 23:47:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=636</guid>
		<description><![CDATA[Par Elina Wattebled
Un constat au cours de nos différentes analyses : les femmes en Asie du Sud-est sont oppressées par un régime patriarcal ancré dans des traditions ancestrales, où la femme est un être inférieur, une partie négligeable de la société. Nous avons cependant vu aussi que la femme commence à se libérer petit à petit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Elina Wattebled</strong></p>
<p style="text-align: justify">Un constat au cours de nos différentes analyses : les femmes en Asie du Sud-est sont oppressées par un régime patriarcal ancré dans des traditions ancestrales, où la femme est un être inférieur, une partie négligeable de la société. Nous avons cependant vu aussi que la femme commence à se libérer petit à petit dans l’économie, la politique et plus globalement dans la culture. C’est cette libération que nous allons tenter de décrypter ici, avec comme pays phare : le Vietnam.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-636"></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">Vision Globale</span></p>
<p style="text-align: justify">Depuis peu de temps, les femmes en Asie du Sud-est contribuent à la vie de leurs pays et à leur développement. Pour ce faire, il a fallu une déconstruction des traditions et de l’historique de ces pays.</p>
<p style="text-align: justify">Par exemple, dans le domaine littéraire<a href="#_ftn1">[1]</a>, les publications faites par des femmes de cette partie du monde se sont développées de façon exponentielle. Depuis 1991, l’Université du Wisconsin a compté plus de 600 nouveaux ouvrages à propos des femmes en Asie du Sud-est, ce qui est le double de ce qui a été reçu pendant la période allant de 1981 à 1985 et 30% de plus qu’entre 1986 et 1990. Pendant longtemps, ce sont des auteurs extérieurs au pays qui écrivaient sur cette partie de la population mais de plus en plus, ce sont ces femmes elles-mêmes qui ont écrit sur leur propre condition, ouvrant ainsi la porte à un courant féministe latent.</p>
<p style="text-align: justify">En 1996, il y a eu à Beijin la <a href="http://cms.unige.ch/isdd/spip.php?article104">4<sup>ème</sup> Conférence mondiale pour les femmes</a>. Par anticipation, de nombreux pamphlets ont vu le jour sous forme de lettres d’information, et pour la première fois, un vrai journal féministe a vu le jour, ainsi qu’un des premiers mouvements : Reaching Out. Cette conférence a servi de prétexte pour le développement du féminisme en Asie du Sud-est, comme une sorte de tremplin, leur permettant de s’organiser pour leur lutte. Cela a commencé par le <a href="http://apww.isiswomen.org/index.php?option=com_content&amp;view=category&amp;layout=blog&amp;id=2&amp;Itemid=25">Groupe de Travail de l’Asie du Pacifique NGO</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Il y a eu une recentralisation des efforts des groupes féministes pour régler les problèmes les plus graves comme la violence contre les femmes, par une concentration des efforts et par l’appel à des organisations internationales afin de les rallier à des causes plus locales. Toutefois, beaucoup de périodiques qui avaient vu le jour ont disparu, malgré cela la lutte n’a pas cessé bien au contraire. Les Universités, par exemple, ont institutionnalisé le droit des femmes à l’éducation, ce qui représente un grand pas en avant.</p>
<p style="text-align: justify">Une des plus grandes et des plus anciennes organisations féministes en Asie du Sud-est est le <a href="http://www.ppseawa.org/about-ppseawa">PPSEAWA</a> ou Pan-Pacific and South East Asia Women’s Association. Elle existe depuis les années 30 et était alors la seule et unique organisation de ce type dans la région.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">Le cas du Vietnam</span><a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline"> </span></p>
<p style="text-align: justify">Au Vietnam, le pouvoir de l’homme se base sur les régimes colonial et féodal, où celui-ci a une place prépondérante, centrale, au détriment du statut de la femme assujettie et passive. La révolution de 1944 pour l’indépendance a ébranlé cet ordre des choses même et si tout ne s’est pas fait en un jour, la place des femmes a commencé à évoluer. En effet, lutter pour survivre a été le déclencheur à leur désir de liberté et d’être considéré au même titre qu’un homme. C’est au cours de réunions de justice populaire que les femmes ont pris conscience de leur propre force. Elles servaient, en effet, de gardes armés à la Cour, faisant partie de la milice de leur village, par exemple. Elles pouvaient de plus être accusatrices à l’encontre de personnes qui les avaient violentées, ce qui n’existait pas jusqu’alors, car la femme devait se soumettre sexuellement à l’homme, qui pouvait violer ou faire subir des violences aux femmes sans être inquiété.</p>
<p style="text-align: justify">Dans le Sud du pays, c’est la politisation qui fut le déclencheur de mouvements féministes. Les femmes ont alors commencé à s’instruire, et à occuper des postes de cadres. Une lutte contre l’isolement de la femme à la maison a débuté, car le manque de socialisation était la cause principale de leur soumission. Des mouvements dans les années 60 ont voulu renverser la tendance. Cependant, en 1960, le 2<sup>ème</sup> Congrès de l’Union des Femmes Vietnamiennes à Hanoi, a relevé l’insuffisance des structures ainsi destinées aux femmes, afin de les promouvoir à des postes responsables. L’Union des Femmes pour la Libération du Sud Vietnam a créé l’école Minh Khaï afin d’enseigner aux femmes la direction de la vie politique et le commandement militaire. Cette école organisait des stages de 3 mois afin de les préparer à combattre. En 1973, cette même association a créé 30 centres d’apprentissage afin de d’enseigner à un millier de femmes. Cela était fait dans le but d’aider leurs villages mais aussi de leur apprendre à se défendre elles-mêmes. En parallèle, la même année, l’Ecole Centrale de Femmes du Nord Vietnam a formé 3000 femmes cadres.</p>
<p style="text-align: justify">Ce sont les années de lutte qui ont été les plus profitables aux femmes vietnamiennes ; leur place dans la milice a engendré une plus grande égalité des sexes car miliciens ou miliciennes, même combat. Les associations se sont battues afin qu’elles puissent accéder à des plus hauts grades dans l’armée, afin de les sortir de leur vie solitaire au sein du foyer, qui les maintenait soumises à l’autorité du père ou du mari. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour les associations mais le chemin a été tracé et il suffit juste de poursuivre la marche.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Carol L. Mitchell,<em> Sisterhood is Local: The Rise of Feminist Journals in Southeast Asia</em> dans Journal article. (Bulletin of Concerned Asian Scholars, Vol. 28, 1996)</p>
<p>Kathryn L. Norsworthy, <em>Feminist Interventions for Southeast Asian Women Trauma Survivors : Descontructing gender-based violence and developing structures of peace</em> (Rollins College)</p>
<p>Arlene Eisen Bergman, <em>Femmes du Vietnam</em> (Ed. Des Femmes)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Carol L. Mitchell,<em> Sisterhood is Local: The Rise of Feminist Journals in Southeast Asia</em> (Bulletin of Concerned Asian Scholars, Vol. 28, 1996)</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Arlene Eisen Bergman, <em>Femmes du Vietnam</em> (Ed. Des Femmes)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/10/les-femmes-et-le-feminisme-naissant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>RÔLE DE LA FEMME THAÏLANDAISE DANS LE DÉVELOPPEMENT DE LA THAÏLANDE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/06/role-de-la-femme-thailandaise-dans-le-developpement-de-la-thailande/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/06/role-de-la-femme-thailandaise-dans-le-developpement-de-la-thailande/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 00:33:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=630</guid>
		<description><![CDATA[Par Lisa Thuc Duyên Hua
Quelle est la part de la femme thaïlandaise moderne dans le développement socio-économique de son pays ? Comme on pouvait s’y attendre, la femme thaïlandaise s’active principalement dans des métiers manuels dans le milieu rural et dans de petites activités de commerce dans le milieu urbain[1]. Mais étonnamment, une autre sous-classe de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Lisa Thuc Duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Quelle est la part de la femme thaïlandaise moderne dans le développement socio-économique de son pays ? Comme on pouvait s’y attendre, la femme thaïlandaise s’active principalement dans des métiers manuels dans le milieu rural et dans de petites activités de commerce dans le milieu urbain<a href="#_ftn1">[1]</a>. Mais étonnamment, une autre sous-classe de la population féminine contribue activement au développement économique général, mais reste peu considérée, et se retrouve même rétrogradée socialement<a href="#_ftn2">[2]</a>. Tout comme dans le cas de plusieurs pays aux valeurs patriarcales, le développement de la femme thaïlandaise reste souvent subordonné au bien-être de sa famille. Dans le milieu rural, c’est une épouse, une bru, une mère dévouée qui  participe à la subsistance de sa famille en travaillant pour l’amélioration de la situation économico-sociale de son époux, situation dont profite également sa belle-famille. Ses activités restent cantonnées entre autres aux travaux manuels tels que le tissage, aux travaux agraires et à la pêcherie<a href="#_ftn3">[3]</a>. Dans les villes, une majorité de Thaïlandaises restent alignées sur le même profil familial. Seules leurs activités diffèrent quelque peu. C’est une main-d’œuvre bon marché à titre d’exemple pour les échoppes, les industries du textile, les commerces vendant des objets d’artisanat.<span id="more-630"></span></p>
<p style="text-align: justify">Elle participe ainsi au développement économique et social, mais d’une manière générale, l’importance de la reconnaissance du rôle de Thaïlandaise, rurale ou citadine, reste limitée. Elle n’interfère pas dans les activités religieuses et politiques séculairement réservées aux hommes. Par exemple, la Thaïlandaise n’a pas le droit de renoncer à la vie laïque en devenant bonzesse, ce droit religieux restant un privilège masculin<a href="#_ftn4">[4]</a>. D’autre part, bien que les activités des femmes rurales et citadines ne soient pas reconnues, car considérées comme acquises du fait de leur genre, le fruit de leur travail constitue une forme de développement socio-économique régional et national<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Un autre facteur socioéconomique contribue activement à l’essor<em> </em>économique de la Thaïlande, : la prostitution. D’après Rachel G. Sacks, l’esclavage des femmes sous forme  de concubinage était pratique courante, d’autant plus que c’était un privilège réservé aux classes supérieures<a href="#_ftn6">[6]</a>. Après l’abolition de la polygamie par le roi Rama™cette pratique fut remplacée par la prostitution et ses dérivés qui fleurissent principalement dans les villes. Attirées par la densité démographique et la présence du tourisme en ville, ce sont  principalement les femmes rurales qui en sont les membres actifs : 8,3 à 12,5 % des jeunes femmes de 15 à 29 ans et environ 25 000 à 30 000 filles de moins de 15 ans<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Rappelons que les revenus du marché de la prostitution sont nettement plus élevés que la vente du riz. Si les hommes thaïlandais eux-mêmes constituent 51 % de la clientèle du marché sexuel, c’est toutefois la clientèle masculine étrangère qui a donné plus d’ampleur au « tourisme sexuel ». Si le tourisme constitue en Thaïlande 13 % du PIB national, le plus vieux métier du monde dans les quartiers chauds rapporte annuellement la coquette somme de 24 milliards<a href="#_ftn8">[8]</a>. Il faut savoir que la société thaïlandaise a ceci de particulier qu’elle exige des femmes d’assurer la subsistance de la famille. Si celle-ci en est incapable, elle est objet de honte pour sa famille.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, même si les activités des prostituées thaïlandaises  assurent  les revenus nécessaires à leurs familles, et contribuent directement et indirectement au développement économique de la nation, il reste qu’elles encourent des risques élevés quant à leur santé physique et psychologique. D’autant plus que leur statut social ne s’élève pas pour autant. Au contraire, il régresse, car elles et leurs descendants sont méprisés pour leur métier par cette même société qui les exploite.</p>
<p style="text-align: justify">C’est dans cette optique que le PDA (The Population and Community Development) offre plusieurs ateliers de formation et d’information aux jeunes Thaïlandaises, afin de les prévenir, voire de les faire sortir des conditions avilissantes de l’industrie du sexe. Cette ONG thaïlandaise, en tête de plusieurs autres initiatives, encourage les jeunes femmes démunies des régions rurales à bénéficier d’une éducation et d’une formation adéquate qui les aideront à jouer des rôles importants sur le marché économique<a href="#_ftn9">[9]</a>. Munies d’une éducation moderne, elles peuvent se propulser vers les métiers de professeurs, de scientifiques, de médecins, d’architectes et autres, ce qui modifiera non seulement leur statut, mais fait également d’elles les promoteurs de nouveaux idéaux pour la société thaïlandaise. Au cours des 30 dernières années, les Thaïlandaises ont fait des progrès marquants  quant à l’accès aux sphères juridiques et politiques. L’année 1993 en est un exemple : plusieurs femmes entraient dans l’administration de la Thaïlande<a href="#_ftn10">[10]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Le développement  d’une nation passe par le développement socioculturel et économique des individus qui la composent, quelle que soit la place que ceux-ci occupent dans l’échelle sociale, ainsi que par la mise en place de structures appropriées pour réaliser cet objectif. Les femmes  thaïlandaises  participent réellement à l’essor économique de leur pays, même si les préjugés sociaux dans le cas des prostituées les ravalent au plus bas échelon de la société. Il reste à espérer que des instances internes, telles que le PDA, et des facteurs politiques externes, tels que la mondialisation avec le lot d’informations qu’elle apporte, vont contribuer à changer graduellement les préjugés et stigmates profondément ancrés au sein des différentes couches de la population. Il est sûr que ces changements ne se réaliseront pas sans quelques batailles.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Formoso, Bernard. <em>Corps étrangers : Tourisme et prostitution en Thaïlande</em>. Département d’ethnologie, de préhistoire et d’ethnomusicologie, Université de ParisX,-Nanterre.</p>
<p>Sacks , Rachel G. 1997.<em>Commercial Sex and the Single Girl: Women&#8217;s Empowerment through Economic Development in Thailand</em>. Development in Practice, Vol. 7, No. 4, Special Double Issue pp. 424-427</p>
<p>Keyes , Charles F. 1984.  <em>Mother or Mistress but Never a Monk: Buddhist Notions of Female Gender in Rural Thailand</em>. American Ethnologist,  Vol. 11, No. 2 pp. 223-241</p>
<p>Vorakitphokatorn , Dousadi  Syfia Info, Agence de presse, <em>La Thaïlande débordée par ses prostituées</em>.  En ligne. <strong><a href="http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&amp;action=voir&amp;idArticle=1372%20(page"><span style="font-weight: normal">http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&amp;action=voir&amp;idArticle=137</span><span style="font-weight: normal">2 (page</span></a></strong> consultée le 15novembre 2009)</p>
<p>The land and it’s people : <em>The rôle of Thai women in society</em>, En ligne <a href="http://sunsite.au.ac.th/thailand/the_land/women.html">http://sunsite.au.ac.th/thailand/the_land/women.html</a><strong> </strong>(page consultée le 15 novembre 2009)</p>
<p>Anurak Thailand Tourisim,<em>Women’s status in Thai Society</em>, En ligne <a href="http://www.thaiwaysmagazine.com/thai_article/1911_thai_women_status/thai">http://www.thaiwaysmagazine.com/thai_article/1911_thai_women_status/thai</a> (Page consultée le 15 novembre 2009)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> The land and it’s people : <em>The rôle of Thai women in society</em></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Sacks , Rachel G. 1997.<em>Commercial Sex and the Single Girl</em></p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> The land and it’s people : <em>The rôle of Thai women in society</em></p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Keyes ,Charles F. 1984.  <em>Mother or Mistress but Never a Monk</em></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Anurak Thailand Tourisim,<em>Women’s status in Thai Society</em></p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Sacks , Rachel G. 1997.<em>Commercial Sex and the Single Girl</em></p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Formoso, Bernard. <em>Corps étrangers </em></p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Sacks , Rachel G. 1997.<em>Commercial Sex and the Single Girl</em></p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Vorakitphokatorn , Dousadi  Syfia Info, Agence de presse, <em>La Thaïlande débordée par ses prostituées</em></p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Anurak Thailand Tourisim,<em>Women’s status in Thai Society</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/06/role-de-la-femme-thailandaise-dans-le-developpement-de-la-thailande/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LE DÉVELOPPEMENT POLITIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOCIAL DE L’INDONÉSIE PAR ET POUR LES FEMMES</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/28/le-developpement-politique-economique-et-social-de-l%e2%80%99indonesie-par-et-pour-les-femmes/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/28/le-developpement-politique-economique-et-social-de-l%e2%80%99indonesie-par-et-pour-les-femmes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 00:13:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Développementalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=604</guid>
		<description><![CDATA[ Par Lisa thuc duyên Hua
Les expériences du passé de toute unité géographique (quelle qu’elle soit) expliquent leurs mécanismes et rhétoriques présentes, qui vont à leur tour influencer les transformations des structures économico-culturelles futures de cette unité.
En Occident, le développement n’a de valeur que si on intègre la notion de durabilité.  Dans un développement durable, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong> Par Lisa thuc duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Les expériences du passé de toute unité géographique (quelle qu’elle soit) expliquent leurs mécanismes et rhétoriques présentes, qui vont à leur tour influencer les transformations des structures économico-culturelles futures de cette unité.<span id="more-604"></span></p>
<p style="text-align: justify">En Occident, le développement n’a de valeur que si on intègre la notion de durabilité.  Dans un développement durable, on intègre donc des considérations environnementales dans les décisions économiques et politiques.</p>
<p style="text-align: justify">Dans les pays moins développés, ce sont surtout les questions sociales, culturelles, et politiques qui sont à l’avant-plan. Dans ce même souci de répondre immédiatement aux besoins de subsistance, ces questions concernant  les populations marginalisées et  l’environnement sont souvent reléguées au second plan.<a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify">Les différentes tactiques et facteurs sociaux économiques et culturels de l’Indonésie  expliquent les diverses fluctuations du statut des Indonésienne à travers le temps et l’espace. Se sont ces mêmes mécanismes qui régentent le statut mais aussi le degré d’émancipation du pouvoir politique et social que l’Indonésienne peut exercer. Saraswati Sunindyo relate que dans le passé les Indonésiennes ont déjà occupé des postes et rôles politiques important sous les titres de sultanes et autres postes socio-politico-culturels. Il serait intéressant de comprendre les raisons pour les quelles ces femmes ont –elles perdu ces droits et quelles sont celles qui expliquent leur situation actuelle<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Rappelons que l’Indonésie est un pays qui connait une forte hétérogénéité ethnique.  Cet État, 4<sup>ème</sup> pays le plus peuplé au monde avec 225millions d’habitants<a href="#_ftn3">[3]</a>, vit dans un esprit patriarcal prononcé provenant à la fois du confucianisme et de l’Islam. Ces deux courants de pensées qui ont étés sciemment repris et utilisés par les instances politiques, n’ont pas aidé les Indonésiennes, dans la mesure où ces deux idéologies les ont maintenues dans un rôle étriqué d’épouse et de mère, rôle en dehors duquel elles pouvaient rarement s’aventurer.</p>
<p style="text-align: justify">Ces stéréotypes ont été grandement  utilisés et renforcés par le nationalisme puis plus tard par le développementalisme (<em>developmentalism )</em>, deux idéaux politiques qui prirent cours au début du 20<sup>ème</sup> siècle sous le président Sukarno, puis vers la fin des années 60 jusqu’à 1998 avec le président Suharto.</p>
<p style="text-align: justify">Pendant la période du Nationalisme dont les fondements remontent à 1927 avec la    fondation du partit indépendantiste contre la colonie Hollandaise, l’image d’une Indonésie stable et durable était représenté par l’intégrité socioculturelle et religieuse. Ainsi, le modèle des épouses  pieuses et des mères qui s’occupaient de leur foyer formait la trame de ce paradigme<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">En 1967, lorsque Suharto devint le deuxième président d’Indonésie, le nouveau parti constitué d’une bureaucratie capitaliste, donna la priorité à un développement de la nation à travers une  exploitation sans mesure des ressources naturelles de l’État insulaire. Ceci mena à l’expropriation  systématique de la majorité des terres des populations paysannes et indigènes<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Afin de mener sa campagne, Suharto  disposait à la fois du poids des investissements nationaux et étrangers jouxtés à celui de l’État, lui-même fortement appuyé par la force armée qui avait mené Suharto au pouvoir.  Aucune forme de résistance n’était admise, ce qui fit déchanter les divers mouvements féminins qui avaient profité de la brève liberté du développement. Leurs  fonctions furent interdites, les structures sociales sur lesquelles ces mouvements se basaient disparurent, brimant de nouveau leur existence.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, malgré toutes les contraintes héritées par les deux premières présidentielles, les femmes réussirent  à mettre en œuvre certaines améliorations concernant leurs conditions de vie. En 2003,  recensait 84% des femmes lettrées contre 92%  d’hommes vivant dans la même condition sociale. Peu à peu, l’écart entre les deux sexes s’amenuise<a href="#_ftn6">[6]</a>. La plupart des Indonésiennes peuvent maintenant travailler hors de leurs demeures et  être considérées comme des salariées à part entière. Certaines peuvent même travailler au sein du gouvernement indonésien, d’autres travaillent outre-mer comme main-d’œuvre qualifiée<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Outre le fait que davantage de femmes étaient scolarisées, la démission de Suharto eut pour effet la formation de nombreux projets féministes.  Ceux-ci permirent  l’émancipation des femmes par leur participation à de nombreux projets  favorisant le développement des structures socio-économiques du pays.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, « the women’s legal pilote empowerment» formé en Indonésie  en 2005  projetait d’autonomiser les populations marginalisées, aidant entre autres les femmes à défendre leurs  droits juridiques et à réduire la violence des divers conflits survenant dans leur région<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">De même,  de leur côté, de nombreuses instances internationales encouragèrent  le nouveau gouvernement  post  Suharto à renforcer le développement du rôle des femmes en Indonésie afin de permettre la réalisation de divers projets sur les plans socio-économique et pénal.</p>
<p style="text-align: justify">La PEKKA par exemple, projet de développement communautaire mis sur pied  par la Banque Mondiale et financé par des fonds japonais, met en place un développement social en travaillant avec des veuves victimes du Tsunami à Aceh. C’est ainsi que la PEKKA aide ces veuves à surmonter leur isolement en leur proposant des emplois où elles prennent  la tête  de différents projets en vue d’un développement durable de leurs régions<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, de nombreuses solutions d’origines intérieures et extérieures au pays peuvent être mises en place pour augmenter l’importance du rôle féminin en Indonésie. En cette ère de mondialisation il serait important de lui permettre de réellement prendre part au développement de la nation, et ce, même si les stigmates traditionnels sont encore bien encrés.</p>
<p style="text-align: justify">Encore aujourd’hui, on peut voir jouer des pièces de théâtre où des marionnettes javanaises illustrent la société indonésienne. Dans ces pièces, les personnages féminins  représentent la beauté, la  fragilité, obéissant à leurs époux  avec un dévouement sans faille. Les personnages masculins  par contre, représentent la force, la virilité, la justice et l’action. Une image de plus en plus contestée en Occident avec l’idée d’égalité des sexes.</p>
<p style="text-align: justify">Dans toute société, les nouvelles générations héritent d’une position sociale qui est trop souvent prise pour acquis. Les luttes et les efforts des femmes qui  ont précédé  les jeunes femmes, les jeunes filles et les fillettes d’aujourd’hui et de demain, restent souvent occultées.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<ul>
<li>Rekha Mehra , <em>Women, Empowerment, and Economic Development</em> Source: Annals of the American Academy of Political and Social Science, Vol. 554, The Role of NGOs: Charity and Empowerment (Nov., 1997), pp. 136-149 URL: http://www.jstor.org/stable/1049571 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<ul>
<li>Saraswati Sunindyo, <em>When the Earth Is Female and the Nation Is Mother: Gender, the Armed Forces and Nationalism in Indonesia</em> Source: Feminist Review, No. 58, International Voices (Spring, 1998), pp. 1-21  URL: http://www.jstor.org/stable/1395677 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<ul>
<li> Roksana Bahramitash, <em>Myths and Realities of the Impact of Political Islam on Women: Female Employment in Indonesia and Iran</em> Source: Development in Practice, Vol. 14, No. 4 (Jun., 2004), pp. 508-520   URL: http://www.jstor.org/stable/4029841 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<ul>
<li>Roksana Bahramitash, <em>Islamic Fundamentalism and Women&#8217;s Employment in Indonesia</em> Source: International Journal of Politics, Culture, and Society, Vol. 16, No. 2 (Winter, 2002), pp. 255-272 URL: http://www.jstor.org/stable/20020162 Accessed: 04/11/2009</li>
</ul>
<p style="text-align: justify"><strong>Site internet utilisés</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline"> </span></strong></p>
<ul>
<li>Blackburn, Susan <em>Inside Indonesia : Women and the nation</em>, En ligne, URL :Http:// <a href="http://www.insideindonesia.org">www.insideindonesia.org</a> ( page consultée le 23 octobre 2009)</li>
</ul>
<ul>
<li>Ody , Morgan,2006,  <em>Indonésie démocratie, développement et expropriations foncières</em>.  En ligne,  URL :<a href="http://www.alterinter.org/article430.html">http://www.alterinter.org/article430.html</a> ( page consultée le 3 novembre 2009)</li>
</ul>
<ul>
<li>World Banck , <em>Indonesia Women Headed House hold program ( PEKKA),</em> En ligne, URL :<a href="http://web.worldbank.org">http://web.worldbank.org</a> ( page consultée le 04/11/2009)</li>
</ul>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Ody , Morgan,2006, En ligne</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Saraswati Sunindyo, <em>When the Earth Is Female and..</em> pp. 1-21</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Ody , Morgan,2006, En ligne</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Saraswati Sunindyo, <em>When the Earth Is Female and…</em>, pp. 1-21</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Idem..</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Rekha Mehra ,<em> Women, Empowerment, and Economic Development,</em> pp. 136-149</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Roksana Bahramitash, <em>Myths and Realities…</em> pp. 255-272</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Blackburn, Susan, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> World bank, en ligne</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/28/le-developpement-politique-economique-et-social-de-l%e2%80%99indonesie-par-et-pour-les-femmes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES FEMMES EN ASIE DU SUD-	EST ET LEUR PLACE POLITIQUE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/28/les-femmes-en-asie-du-sud-est-et-leur-place-politique/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/28/les-femmes-en-asie-du-sud-est-et-leur-place-politique/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 18:25:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=599</guid>
		<description><![CDATA[Par Elina Wattebled
Depuis plusieurs années, les femmes en Asie du Sud-est, malgré l’avènement d’un nouveau siècle et des avancées dans plusieurs domaines, n’ont toujours pas accès, de manière égale avec les hommes, à la scène politique. Peu d’entres elles ont la possibilité de participer aux décisions cruciales de leur société. Tout est retenu dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Elina Wattebled</strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis plusieurs années, les femmes en Asie du Sud-est, malgré l’avènement d’un nouveau siècle et des avancées dans plusieurs domaines, n’ont toujours pas accès, de manière égale avec les hommes, à la scène politique. Peu d’entres elles ont la possibilité de participer aux décisions cruciales de leur société. Tout est retenu dans les mains des hommes, qui détiennent les ressources et les aides pour faire partie intégrante de ce pouvoir. De plus, comme c’est un monde essentiellement masculin, les femmes politiciennes ne soutiennent pas forcément les droits et les intérêts de celles qui les ont élues.<span id="more-599"></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">Vision globale</span></p>
<p style="text-align: justify">En général, les femmes ont un droit égal en ce qui concerne le vote aux élections, mais quantitativement, le nombre de votantes est infinitésimal. On peut relier ce que nous avons vu dans un billet précédent. En effet, le rôle de la femme est cantonné à celui d’épouse et de mère dès leur plus jeune âge. Ce constat nous montre que le lieu de prédilection de la femme en Asie du Sud-est est la maison ; la femme est un être d’intérieur, contrairement au mari qui lui s’occupe des affaires à l’extérieur du foyer, c’est celui qui travaille et qui rapporte l’argent à la maison. Le temps que la femme passe à la maison ne lui laisse que peu de temps pour s’intéresser à ce qui se passe « dehors ». Si elle peut avoir le rôle de votante, celui de politicienne n’est pas à l’ordre du jour. Très peu d’entre elles accèdent aux institutions telles que le Parlement, le Conseil des ministres.<a href="#_ftn1">[1]</a> Le rôle des femmes dans la sphère publique est limité par de nombreux facteurs : légaux, culturel, économique voire même psychologique.</p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">Le cas des Philippines</span></p>
<p style="text-align: justify">Les Philippines est un des pays qui a connu le plus de fluctuations en ce qui concerne le rôle politique des femmes. En effet, avant la colonisation, une égalité existait entre hommes et femmes que ce soit pour imposer leurs droits mais aussi pour diriger le pays, en occupant des postes importants. Le système féodal imposé par les Espagnols a fait table rase de cette position, les reléguant à une place d’inférieure et d’être soumis au régime patriarcal. L’oppression les concernait ainsi tout particulièrement. Elles étaient vues comme « her father&#8217;s meek daughter, her husband&#8217;s faithful subject, the church&#8217;s obedient servant and a chaste virgin who yielded only to her husband. » (Ma traduction : douce fille de son père, fidèle sujet de son mari, obéissante servante de l&#8217;église et vierge pure qui ne s’offre qu&#8217;à son mari)<a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify">Sous l’emprise espagnole, les femmes se sont retrouvées à voir leurs droits bafoués sans aucune possibilité de changer quoi que ce soit, car elles n’avaient plus aucun droit politique, que ce soit le droit de vote ou (encore moins) le droit d’être élues. Sans plus de considération qu’un animal, elles pouvaient alors être vendues en paiement de dettes, devaient être accompagnées d’un chaperon si elles sortaient dans la rue avec un homme, n’avait aucun droit à l’éducation, n’avait que la possibilité de se marier et d’enfanter pour avoir un minimum de considération sociale. Les hommes seuls menaient le pays et la société. Elles acquièrent pourtant le droit de vote en 1937.</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, c’est à la mort d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Benigno_Aquino,_Jr.">Aquino</a>, leader de l’opposition politique du Président <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Marcos">Marcos</a> que les femmes prirent conscience de leur condition, ce qui les a amenées à prendre du recul et à se rendre compte de la misère sociale qui était la leur. Peu à peu, elles recommencèrent à s’intéresser à la vie politique, comme après des années de léthargie ou de coma. Cela a pris surtout naissance en 1995, avec la Déclaration de Beijing aux Nations-Unies, prise lors la 4<sup>ème</sup> Conférence des femmes qui a renversé la tendance en encourageant la participation des femmes en politique. Un rapport de 2005, les Nations-Unies ont vérifié l’application de cette déclaration et il est apparu qu’aux Philippines, les femmes avaient pris une part active dans la vie politique du pays (30% de participation au gouvernement tous postes confondus)<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Il faut néanmoins souligner que ces femmes n’accèdent pas au pouvoir avec pour seul but la reconnaissance des droits de la femme. Ce ne sont pas des féministes en puissance, elles dirigent pour le bien-être de la  société en général. Des dispositions spéciales pour la gent féminine ont été malgré tout prises comme le Code de la Famille en 1987 (divorce civil, fin de la pénalisation de l’adultère féminin), ou la mise en place de sièges électoraux spécialement créés pour les femmes.</p>
<p style="text-align: justify">Aujourd’hui on peut compter deux femmes présidentes : En 1986, Corazón Aquino, et l’actuelle présidente Gloria Macapagal-Arroyo. Le Congrès compte 17% de députées. Il y a, de plus, 19% de gouverneures feminines (2001) contre 2,9% en 1992. On est encore loin du but de 30% pour chaque institution posé par la Déclaration de Beijing mais on s’en rapproche de plus en plus. Les Philippines est le pays d’Asie du Sud-est qui a connu le plus grand développement de la femme sur la scène politique.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, il existe encore des différences entre politiciens et politiciennes, montrant que la tradition a tout de même la dent dure : les femmes sont très souvent mariées, et ont entre 60 et 65 ans, âge où leurs enfants sont devenus autonomes. De plus, elles ont souvent tendance à suivre les traces de leurs conjoints (comme Corazón Aquino, veuve de Benigno Aquino). Il faut qu’elles aient mené une vie des plus conventionnelles afin de pouvoir s’émanciper et apparaître dans la vie publique et plus spécialement, politique.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline"> </span></p>
<p><em>Political Empowerment of women</em>, Dr. Gabriele Bruns</p>
<p>Report on Regional Workshop Towards Women’s Political Empowerment Economic and social commission for Asia and the Pacific, 26-29 October 1999 Bangkok</p>
<p><em>The political role of southeast Asian Women</em>, A. Raksasataya (Annals of the American academy of political and social science, 1968)</p>
<p><em>Women and politics in the Philippines</em>, Patria C. Agustin (Journal of Feminist Studies in Religion, Vol. 3, No. 2, Indiana University Press)</p>
<p><em>Women&#8217;s Political Role on Rise in Philippines,</em> Angilee Shah</p>
<p><a href="http://www.international.ucla.edu/asia/article.asp?parentid=31539">http://www.international.ucla.edu/asia/article.asp?parentid=31539</a></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> <em>The political role of southeast Asian Women</em>, A. Raksasataya (Annals of the American academy of political and social science, 1968)</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> <strong><em>WOMEN AND POLITICS IN THE PHILIPPINES</em></strong><strong>, Patria C. Agustin (</strong>Journal of Feminist Studies in Religion, Vol. 3, No. 2, Indiana University Press)</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> <em>Women&#8217;s Political Role on Rise in Philippines,</em> Angilee Shah</p>
<p><a href="http://www.international.ucla.edu/asia/article.asp?parentid=31539">http://www.international.ucla.edu/asia/article.asp?parentid=31539</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/28/les-femmes-en-asie-du-sud-est-et-leur-place-politique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
