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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Enjeux économiques</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>L’économie des Philippines</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/22/l%e2%80%99economie-des-philippines/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 21:40:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Enjeux économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>
		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

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		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
Au moment de l’après-guerre, les Philippines avaient, après le Japon, le meilleur niveau de vie en Asie[1]. La croissance du rendement de l’investissement est supérieure à 4% entre 1964 et 1982, en regard aux autres pays de l’Asie du Sud-Est comme la Malaisie (3.4 %), la Thaïlande (3.5 %) et l’Indonésie (3.2 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p>Au moment de l’après-guerre, les Philippines avaient, après le Japon, le meilleur niveau de vie en Asie<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a>. La croissance du rendement de l’investissement est supérieure à 4% entre 1964 et 1982, en regard aux autres pays de l’Asie du Sud-Est comme la Malaisie (3.4 %), la Thaïlande (3.5 %) et l’Indonésie (3.2 %)<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a>. Cependant, dès les années 1980 l’économie des Philippines chute, alors que la croissance chez les pays, appelés les « tigres » de l’Asie (Malaisie et Thaïlande entre autres), tourne autour de 6.9%. Les Philippines traînent derrière eux avec 0.9% ! Le revenu réel par personne décline de 7.2% entre 1980 et 1992<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.<span id="more-307"></span></p>
<p>Même si le taux de croissance s’est élevé autour de 7.2% en 2007, les mêmes phénomènes et les mêmes problèmes demeurent constamment présents. La question qui se pose est donc de savoir pourquoi un pays doté de telles potentialités n’a pas pu être parmi les fameux dragons (Hong-Kong, Corée du Sud, Singapour et Taïwan) ou tigres ? Tous les pays de la région, y compris le Japon, se sont investis vers l’ouverture du marché américaine pour consolider leurs industries manufacturières et renforcer leur place dans la division internationale du travail, mais les Philippines qui avaient bénéficié d’un accès précoce à ce marché n’étaient pourtant pas au rendez-vous. Il ne peut pas s’agir seulement des atouts du pays car les Philippines ont tous les ingrédients pour un développement réussi : de grands talents entrepreneuriaux, une force de travail avec d’énormes talents et en général bien éduquée (déjà à l’aise avec l’anglais, langue internationale dominante au sein des mondes des affaires), dotées de ressources naturelles riches et une communauté vibrante d’économistes et de spécialistes en développement.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a></p>
<p>En essayant d’expliquer en 1992 les différences entre son pays et ses voisins, le président de l’époque Fidel Ramos pointait du doigt les « groupes oligarchiques » qui, étant capables d’ « utiliser l’État dans leur propres intérêts » et qui avaient créé des distorsions dans l’économie et « rendu le gouvernement inefficace ». Pour Ramos, c’était la raison pour laquelle les Philippines traînaient derrière les tigres de l’Asie du Sud-Est<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>. Dans le même esprit, une étude, de la Banque mondiale sur les différences entre les Philippines et ses voisins, « tigres et dragons », concluait qu’en l’absence d’une combinaison entre stabilité macroéconomique et politique ainsi qu’une bureaucratie technocratique compétente, comme c’est le cas dans les pays susmentionnés, les Philippines ne pouvaient espérer atteindre un tel rang, auquel elles resteraient l’ « aspirant permanent »<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p>Les chercheurs sont unanimes sur ce qu’Hutchcroft décrit comme le rôle de la sphère politique dans la genèse et la reproduction des types de capitalisme. En se basant sur une remarque de Max Weber concernant le conflit entre le « rationalisme capitaliste moderne » et le caractère patrimonial de l’État pré-bureaucratique, Hutchcroft propose que l’État philippin ne fonctionne pas comme un instrument transcendant les intérêts privés pour embrasser l’intérêt sociétal, mais sert d’instrument au profit d’intérêts économiques oligarchiques des classes prédatrices.</p>
<p>Sous le règne de Marcos, contrairement aux premières années de la loi martiale où l’État jouit encore de son autonomie à l’égard de la classe dominante<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a>, ce qu’on appelle les cronies se sont servis de l’État pour accumuler à l’infini leur richesse à travers des privilèges, des mesures protectionnistes et des restrictions de compétition, ce qui a gardé l’économie du pays derrière ses voisins. Les caractéristiques patrimoniales de l’État s’expriment à travers, d’abord, son impuissance à extraire un certain niveau de taxation et ensuite, par, son impuissance à concevoir ou à imposer une politique macroéconomique cohérente.</p>
<p>Pourtant à l’époque de la présidence de Fidel Ramos, de 1992 à 1998, le pays connaissait une stabilité tant souhaitée. Ramos a d’ailleurs a procédé à la promulgation de plusieurs lois anti monopoles, à la privatisation des entreprises-niches, à la réforme fiscale, à l’instauration d’une nouvelle autorité bancaire et la poursuite de la libéralisation du secteur, et l’amélioration des infrastructures, pour enfin permettre au pays de résister au choc financier de 1997.  Un bilan hâtivement gâché par son successeur Estrada démissionnaire, avant la fin de son mandat marqué par trois années de gouvernance corrompue. Avec l’arrivée de la présidente Arroyo Macapagal, le pays a connu un taux de croissance de 7%, mais dans un contexte économique et politique aussi catastrophique.</p>
<p>Si l’on se limite au secteur économique, on peut observer aujourd’hui que 2% de la population possède 38% des terres, une croissance démographique qui grimpe chaque année à 2.3%, soit 1.7 millions de nouveaux travailleurs au marché d’emploi.  40% de la population vit sous le seuil de la pauvreté, 30% de la population adulte déserte le pays à la recherche d’emploi en retour de 15 milliards de dollars gâchés aux achats immédiats au lieu d’être dirigés vers des investissements productifs.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Sophie B. du Rocher, l’Asie du Sud-Est, 2008, p. 40</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Alasdair Bowie and Danny Unger; The politics of open economies; Cambridge University Press, p. 99</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Paul Hutchcroft; Booty capitalism, Cornell University Press, 1998; p. 1</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Hutchcroft, Op. Cit, p. 4</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Cité  in Hutchcroft; Ibid. p. 2-3</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Ibid. p. 4</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> David Wurfel cité in: David chan-oong Kang; Crony capitalism; p. 83 http://books.google.co.ma/books?id=im465FAopWMC&amp;pg=PA83&amp;lpg=PA83&amp;dq=cronies+of+Marcos+Hutchcroft&amp;source=bl&amp;ots=RwvaMu5xCR&amp;sig=OCErDpWvjthg0u4bLcBjqn31MgI&amp;hl=fr&amp;ei=lhxQSq7nMIWjtgeN95isBA&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=3</p>
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		<title>Entre crise et espoir de renouveau en Indonésie</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2008/08/06/entre-crise-et-espoir-de-renouveau-en-indonesie/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Aug 2008 14:37:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Crise asiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Enjeux économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Jarryd N&#8217;michi
L&#8217;Indonésie reste l&#8217;un des pays les plus touchés par la crise qui s&#8217;est emparée des marchés asiatiques à la fin des années 90. Jusqu&#8217;à lors, l&#8217;économie indonésienne ne connaissait aucun ou peu de déséquilibres de ses principaux agrégats économiques (épargne élevée, finances publiques équilibrées, inflation maîtrisée). Toutefois, à cause de sa fragilité politique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Jarryd N&#8217;michi</strong></p>
<p style="text-align:justify">L&#8217;Indonésie reste l&#8217;un des pays les plus touchés par la crise qui s&#8217;est emparée des marchés asiatiques à la fin des années 90. Jusqu&#8217;à lors, l&#8217;économie indonésienne ne connaissait aucun ou peu de déséquilibres de ses principaux agrégats économiques (épargne élevée, finances publiques équilibrées, inflation maîtrisée). Toutefois, à cause de sa fragilité politique son économie était très sensible aux moindres fluctuations des marchés internationaux. L&#8217;ampleur de la crise asiatique l&#8217;a profondément ébranlée et le pays a dû faire face à une crise sans précédent.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-130"></span></p>
<p style="text-align:justify">La situation indonésienne a été aggravée par le fait que plusieurs facteurs négatifs ont décuplé l&#8217;impact de la crise la rendant incontrôlable. Une très dure sécheresse a coïncidé avec la tourmente financière et le budget a été basé sur des prévisions très optimistes (notamment en prenant pour base un taux de change de 4 000 roupies pour un dollar, alors que le plafond de 10 000 roupies a été atteint momentanément peu de temps après). Les Indonésiens se ruèrent sur les marchés et supermarchés pour se débarrasser de leurs roupies dont le cours s&#8217;effondrait. En une semaine, les prix des produits alimentaires auraient augmenté de 25 %. Le chômage de masse a cru et les capitaux étrangers ont été retirés du pays.</p>
<p style="text-align:justify">Les lacunes du régime politique et institutionnel indonésien, pourtant connues, mais masquées par la dynamique de croissance qu&#8217;avait connue le pays, sont apparues au grand jour. Népotisme, fin de règne, opacité financière et politique, nervosité sociale : ces éléments y ont rendu plus aléatoires des mesures d&#8217;austérité. L&#8217;application des prescriptions du FMI a tardée et l&#8217;assistance du FMI en Indonésie n&#8217;a ni enrayé ni la chute de la Bourse ni celle de la monnaie. Les firmes indonésiennes doivent faire face à une dette extérieure d&#8217;un montant global de 150 milliards de dollars ce qui est considérable et semblait insurmontable. Les rumeurs se mêlaient aux faits et entretenaient l&#8217;inquiétude. La possibilité d&#8217;un moratoire de la dette extérieure n&#8217;était plus entièrement exclue.</p>
<p style="text-align:justify">La question longtemps taboue d&#8217;une transition politique refit surface. Âgé de soixante-seize ans et au pouvoir depuis 1966, le président Suharto n&#8217;avait toujours pas déclaré formellement sa candidature à un septième mandat. La relative inertie affichée par le pouvoir était devenue une partie du problème. L&#8217;autorité du « père du développement » indonésien était minée par la crise. Ce dernier quitta la présidence du pays le 21 mai 1998.</p>
<p style="text-align:justify">À la fin de 1998, selon des données du gouvernement, 50% de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté, estimé en Indonésie à 0,55 $ par jour pour les villes et 0,40 $ pour les campagnes. La Banque mondiale estime que les salaires nets ont chuté de 40 à 60% la première année de la crise alors que le taux de pauvreté montait en flèche. Le salaire minimum indonésien équivalait à 6.3 kilos de riz en janvier 1997 ; en juin 1998 il n&#8217;équivalait plus qu&#8217;à 2.6 kilos. Aux premiers stades de la crise, la chute des salaires fut par ailleurs exacerbée par la hausse des prix. Entre août 1997 et janvier 1998, les consommateurs connurent des augmentations extrêmement importantes des prix de l&#8217;électricité (200%), du lait (50%) et du riz (36%). En 2000 la croissance du PIB n&#8217;était que de 3% contrairement aux  8,2% d&#8217;avant crise.</p>
<p style="text-align:justify">Principalement grâce au FMI, l&#8217;Indonésie a pu quelque peu se relever de la crise. Toutefois, un grand travail reste à faire afin de pouvoir attirer beaucoup plus d&#8217;investissements étrangers. Dans un contexte international mondialisé et caractérisé notamment par l&#8217;intensification de flux de capitaux, le manque de confiance de la part des investisseurs plombe encore l&#8217;économie indonésienne.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p>Jomo K. Sundaram. &#8220;La crise des tigres asiatiques et ses incidences mondiales : Une analyse au départ de l&#8217;Asie. » Tigres du Sud : Crise d&#8217;un modèle ou contradictions de l&#8217;économie capitaliste. Louvain-la-Neuve : L&#8217;Harmattan, 1999 : pp. 25-68.</p>
<p>John Evans. Impact social de la crise asiatique. Le  Monde Diplomatique, mai 1998</p>
<p>Amandine Giraud. La crise indonésienne et le rôle du FMI. <a href="http://www.hcci.gouv.fr/lecture/etude/crise-indonesie-fmi.html">En ligne</a>.(page consultée le 20 juin 2008)</p>
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		<title>Piraterie : enjeux économiques et actions étatiques</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2008/07/05/piraterie-enjeux-economiques-et-actions-etatiques/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Jul 2008 00:35:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Enjeux économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Piraterie]]></category>
		<category><![CDATA[Singapour]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Samuel Barbas
Le Détroit de Malacca accueille quotidiennement entre 600 et 800 navires marchands et 80% des importations pétrolières japonaises (Ellis 2003). Les installations portuaires singapouriennes accueillent quant à elles une vingtaine de millions de conteneurs. Ceci représente un volume de fret de plus de 400 millions de tonnes par année, faisant de Singapour est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Samuel Barbas</strong></p>
<p style="text-align:justify">Le Détroit de Malacca accueille quotidiennement entre 600 et 800 navires marchands et 80% des importations pétrolières japonaises (Ellis 2003). Les installations portuaires singapouriennes accueillent quant à elles une vingtaine de millions de conteneurs. Ceci représente un volume de fret de plus de 400 millions de tonnes par année, faisant de Singapour est le port le plus actif au monde (Asian Economic News 2006).</p>
<p style="text-align:justify">La piraterie sur mer n’est pas un phénomène propre à Singapour. Toutefois, la cité-État, à cause de son rôle de leader économique régional et de sa contiguïté géographique avec le Détroit de Malacca, est obligée d’accorder une grande importance au phénomène.<br />
<span id="more-52"></span><br />
À eux six, la Corée du Sud, la Chine, Singapour, le Japon, Hong Kong et Taïwan, représentent 30,5% du tonnage mondial (Frécon 2002, 136). Tous utilisent le détroit de Malacca. S’il devenait trop dangereux, les répercussions seraient désastreuses, car la moitié de la flotte mondiale devrait rallonger ses trajets. L’INSS (Institute for National Strategic Studies) à calculé que si les SLOC (sea lines of communications) est-asiatiques devaient être bloqués, les prix du transport maritime subiraient une augmentation de l’ordre de 500% (Frécon 2002, 138).</p>
<p>Bien qu’il y ait eu une résurgence de la piraterie autour de Singapour en 2004, elle n’a pas été suffisante mettre en doutes l’utilisation des voies commerciales actuelles. Sauf que</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify">« le coût des primes d’assurances versées par les armateurs est à la hausse et que dans le port de Singapour certains craignent que cela ne puisse détourner la clientèle » (De Koninck 2006, 142).</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify">Alan Chan, propriétaire de Petroships, une compagnie singapourienne, rapporte qu’en 1999 il a perdu un tanker d’une valeur de $10 millions dans les eaux juste au nord de Singapour (Ellis 2003). Selon lui, les coûts de la piraterie tourneraient autour des 500 millions de dollars américains annuellement. En partie à cause des primes d’assurances élevées, mais aussi à cause des longs délais en cas d’assaut ou d’enquête et des frais supplémentaires d’embauche de personnel de sécurité privée sur les navires (Ellis 2003). Tout cela, sans compter les effets néfastes sur le tourisme et les investissements étrangers.<br />
<strong><br />
Actions locales et coopération régionale</strong><br />
Singapour a la plus petite zone à couvrir, mais il est l’État le plus déterminé et le plus actif dans la prévention de la piraterie. Deux organismes sont à pied d’œuvre : la Police Coast Guard et la marine. Le premier organisme s’occupe des eaux territoriales et disposait en 2000 d’environ mille hommes et 106 patrouilleurs. Cependant, sa priorité reste la lutte contre l’immigration clandestine. La marine, quant à elle, apporte son support dans les cas de banditisme maritime (Frécon 2002, 215).</p>
<p style="text-align:justify">Pour M. Richard Lim, vice-amiral de la marine de la République de Singapour,</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify">« le seul moyen de lutter efficacement contre ce type de criminalité serait d’interpeller les pirates dans leurs bastions, ce qui supposerait toutefois une sérieuse coordination entre la police et les services de renseignement des pays membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est [Asean] » (Kane et Passicousset 2000, 6).</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify">Il faut donc absolument que d’autres pays emboîtent le pas si on veut aspirer vers un règlement du problème de la piraterie. Or, le principe fondamental de l’ASEAN est la non-ingérence dans les affaires d’autrui. Les négociations sont ardues.</p>
<p>Singapour est parvenue à conclure des accords bilatéraux avec l’Indonésie et la Malaysia. Néanmoins,</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify">« à ce jour, seuls Jakarta et Singapour ont signé un accord bilatéral permettant aux forces maritimes des deux pays de poursuivre les pirates dans leurs eaux territoriales respectives » (Kane et Passicousset 2000, 6)</p>
</blockquote>
<p>En 2005, une entente sur la surveillance aérienne du Détroit de Malacca a été acceptée par l’ensemble de pays de l’ASEAN.</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify">« Les avions de patrouille maritime voleront avec un responsable de chaque pays à bord, ce qui leur permettra de pénétrer dans tous les espaces aériens nationaux. Cette mesure viendra renforcer l’accord déjà existant sur les patrouilles maritimes signé entre Singapour, l’Indonésie et la Malaisie. » (Kane et Passicousset 2000, 6).</p>
</blockquote>
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