<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Économie</title>
	<atom:link href="http://redtac.org/asiedusudest/tag/economie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://redtac.org/asiedusudest</link>
	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
	<lastBuildDate>Sat, 27 Mar 2010 21:46:57 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>«SUPPORT BREASTS – NOT DICTATORS»</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/15/%c2%absupport-breasts-%e2%80%93-not-dictators%c2%bb/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/15/%c2%absupport-breasts-%e2%80%93-not-dictators%c2%bb/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 21:53:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Investissements étrangers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=667</guid>
		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran

[PHOTO: No Dictators] Crédit: http://www.cleanclothes.org/newslist/289-triumph-closes-factory-in-burma
«Support Breasts – Not Dictators[1]»; c’était une bataille de longue haleine que remportait l’organisme Clean Clothes Campaign lorsque Triumph ferma ses usines en Birmanie en juin 2002. Néanmoins, force est de constater que les motifs du retrait de ce géant du dessous féminin se situaient bien au-delà des pressions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-668 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/triumph01.jpg" alt="triumph01" width="297" height="199" /></p>
<p style="text-align: center">[PHOTO: No Dictators] Crédit: http://www.cleanclothes.org/newslist/289-triumph-closes-factory-in-burma</p>
<p style="text-align: justify">«Support Breasts – Not Dictators<a href="#_ftn1">[1]</a>»; c’était une bataille de longue haleine que remportait l’organisme <em>Clean Clothes Campaign </em>lorsque Triumph ferma ses usines en Birmanie en juin 2002. Néanmoins, force est de constater que les motifs du retrait de ce géant du dessous féminin se situaient bien au-delà des pressions de la société civile internationale. En effet, la Birmanie présentait alors un paysage hostile aux investisseurs étrangers avec une inflation frôlant les 50%<a href="#_ftn2">[2]</a>, des infrastructures désuètes<a href="#_ftn3">[3]</a> et une attitude hostile des  autorités gouvernementales<a href="#_ftn4">[4]</a>.Partant de la prémisse que tout gouvernement est garant de la stabilité économique de son pays<a href="#_ftn5">[5]</a>, la responsabilité de la <a href="http://www.slate.com/id/2192726/">junte militaire</a>, autrement appelé le <em>State Peace and Development Council</em> (SPDC), dans la décadence économique birmane paraît donc évidente. Toutefois, dans un espace géopolitique où l’autoritarisme du gouvernement du Vietnam et de Singapore ont été porteur d’une croissance économique; la question serait plutôt à savoir pourquoi celui du SPDC faillit à reproduire un tel succès. La réponse se trouve dans la succession de gouvernements totalitaires birmans ayant pris les mauvaises décisions politiques et ce, aux mauvais moments.<span id="more-667"></span></p>
<p style="text-align: justify">Il est d’abord important de comprendre que la Birmanie est un pays très riche en ressources naturelles. Sous le règne colonial britannique, le pays était l’une des régions les plus prospères de l’Asie du Sud-Est avec une économie basée sur l’exportation de produits agricoles, mais surtout, miniers et pétroliers<a href="#_ftn6">[6]</a>. La transition à l’indépendance n’affecta pas pour autant la force commerciale birmane. En effet, le pays talonnait toujours en 1950 la Thaïlande fleurissante, selon la plupart des indicateurs de développement de l’époque<a href="#_ftn7">[7]</a>. La nouvelle démocratie instituée par <a href="http://www.metacafe.com/watch/231167/general_aung_san/">Aung San</a>, considéré le père fondateur de la nation, avait donc réussit à maintenir une économie active toujours axée sur l’exploitation des ressources naturelles, mais aussi, sur la consolidation d’une classe marchante éduquée<a href="#_ftn8">[8]</a>. Le coup d’État de 1962 vint cependant couper court les perspectives prometteuses de la Banque Mondiale pour le Myanmar<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Mars 1962, Ne Win abolit le parlement, imposa la censure et débuta le règne militaire des 17 officiers du Conseil révolutionnaire<a href="#_ftn10">[10]</a>. Son programme? Un socialisme totalitaire<a href="#_ftn11">[11]</a>qui allait plonger la Birmanie dans près de trois décennie d’isolation et de pauvreté rampante<a href="#_ftn12">[12]</a>. S’autoproclamant à la fois leader du Conseil, Président de la Birmanie, Ministre de la défense, des finances et du revenu<a href="#_ftn13">[13]</a>, Ne Win imposa à son pays sa rhétorique du «Burmese Way to Socialism». Une vision autarcique imposée au travers d’une nationalisation des entreprises du pays, d’une économie centralisée, ainsi que d’une restriction stricte sur les investissements étrangers<a href="#_ftn14">[14]</a>. Toutefois, la Birmanie ne possédait pas les infrastructures adéquates pour mener à bien une autosuffisance saine; d’autant plus que sa reconstruction d’après guerre était toujours incomplète. Plutôt que de tirer profit de l’aide internationale alors généreuse (dont une, anti-communiste, massivement offert les États-Unis)<a href="#_ftn15">[15]</a>, l’unilatéralisme de Ne Win mena sa nation à la faillite<a href="#_ftn16">[16]</a>. Seulement trois mois après son entrée au pouvoir, la production industrielle de la Birmanie chuta de 40%<a href="#_ftn17">[17]</a>. Vingt-cinq ans plus tard, le pays était l’un des plus pauvres de la région, alors qu’à peine une génération plus tôt, elle était le premier pays exportateur de riz mondial et le pays nouvellement indépendant le plus prometteur<a href="#_ftn18">[18]</a> en Asie du Sud-Est.</p>
<p style="text-align: justify">Alors que bon nombre des pays voisins de la Birmanie embarquaient dans le «miracle asiatique» des années 80<a href="#_ftn19">[19]</a>, l’économie en lambeaux de cette dernière poussa le Général Saw Maung à prendre les commandes du pouvoir en 1988. Coup d’État orchestré sous la supervision de Ne Win<a href="#_ftn20">[20]</a>, le régime de Maung ne fut à vrai dire que la <a href="http://video.google.com/videoplay?docid=253734287578732261&amp;ei=ZnEcS-6DHISSrALv88mICg&amp;q=burma+">continuité de l’autoritarisme</a> de son prédécesseur. En fait, l’action d’éclat n’avait pour but que de justifier un changement de direction économique sans pour autant miner la réputation du dictateur sortant. Ainsi, l’institution de <em>l’Union of Myanmar Foreign Investment Law</em> promettait la transformation d’un système socialiste planifié en une économie de marché menée<a href="#_ftn21">[21]</a>. Toutefois, contrairement au Vietnam ou à Singapore, le régime faillit conséquemment à instaurer un environnement propice à l’émergence de l’entreprise privée. En fait, ce fut plutôt l’arbitraire même de son pouvoir absolu qui contribua à l’échec de cette tentative d’ouverture. Puisque le régime s’était réservé le privilège de fermer toutes compagnies qui «challenged the armed forces&#8217; corporation<a href="#_ftn22">[22]</a>»; ce despotisme flou en termes juridiques, mais des plus concrets dans la réalité de ses abus, instaura finalement un climat d’incertitude incompatible<a href="#_ftn23">[23]</a> à toute croissance stable. En guise de preuve, nombreuses furent les entreprises qui se retirèrent vers la fin des années 90 après être venues tâter le terrain du marché birman lors de l’ouverture de 1988<a href="#_ftn24">[24]</a> -  remballant avec eux leur poids politique potentiel pour faire changer la donne.</p>
<p style="text-align: justify">À la lumière de ce court essai, il est donc évident que l’autoritarisme des régimes birmans a été un facteur nuisible au développement du pays. Encore aujourd’hui, la junte militaire est toujours au pouvoir et l’économie de la Birmanie est toujours en péril. Une question demeure : pourquoi une telle succession de mauvaise décision? L’éducation des dirigeants serait-elle en cause? Reste que l’économie «officielle» se portant de mal en pire, le SPDC se tourne dorénavant de plus en plus vers le blanchiment d’argent et le trafic de la <a href="http://www.voltairenet.org/article6875.html">drogue</a> pour voir à sa survie<a href="#_ftn25">[25]</a>. Ainsi, la montée des activités narcotiques étant une conséquence indirecte d’une économie délaissée par les étrangers; cette situation singulière porte à se demander si la victoire du <em>Clean Clothes Campaign </em>ne fut pas plutôt un échec à long terme.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Burma Campaign UK. 2001. <em>Support Breats – Not Dictators</em>. En ligne. <a href="http://www.burmacampaign.org.uk/index.php/news-and-reports/news-stories/Support-Breasts-Not-Dictators">http://www.burmacampaign.org.uk/index.php/news-and-reports/news-stories/Support-Breasts-Not-Dictators</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p>Clark,  Allen L. 1999. «Myanmar&#8217;s Present Development and Future Options». <em>Asian Survey</em> Vol. 39 No. 5 (Septembre-Octobre) : 772-791</p>
<p>Kurlantzick, Joshua. 2002. «Can Burma Reform?». <em>Foreign Affairs</em> Vol. 81 No. 6 (Novembre-Décembre) : 133-146</p>
<p>Kyi, Khin Maung, Ronald Findlay et R.M. Sundrum. 2000<em>. Economic and Development of Burma</em>. En ligne. <a href="http://www.burmalibrary.org/docs3/Vision-strategy.ocr.pdf">http://www.burmalibrary.org/docs3/Vision-strategy.ocr.pdf</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p>McCarthy, Stephen. 2000. «Ten Years of Chaos in Burma: Foreign Investment and Economic Liberalization under the SLORC-SPDC, 1988 to 1998». <em>Pacific Affair</em>s Vol. 73 No. 2 (Été) : 233-262</p>
<p>Schlesinger Jr., Arthur. 1997. «Has Democracy a Future?» <em>Foreign Affairs</em> Vol. 76 No. 5 (Septembre-Octobre): 2-12</p>
<p>Seekins, Donald M. 2008. «Myanmar in 2008: Harship, Compounded».<em> Asian Survey</em> Vol. 49 Issue 1: 166–173</p>
<p>The Economist (US).2002. <em>The black hole of Yanhon : Myanmar</em>. En ligne. <a href="http://find.galegroup.com/gtx/start.do?prodId=CPI&amp;userGroupName=mont88738">http://find.galegroup.com/gtx/start.do?prodId=CPI&amp;userGroupName=mont88738</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p>Time Magazine. 1963. <em>Burma : The Way to Socialism &#8211; &amp; Havoc</em>. En ligne. <a href="http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,940705,00.html">http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,940705,00.html</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p>Zax, Jeffrey S. 2009. <em>The Economic Responsibilities of State (and local) governement</em>. En ligne. <a href="http://www.leg.state.co.us/CLICS/CLICS2009A/commsumm.nsf/b4a3962433b52fa787256e5f00670a71/3fe0558060407c74872576100075674d/$FILE/09Long-term0729AttachDD.pdf">http://www.leg.state.co.us/CLICS/CLICS2009A/commsumm.nsf/b4a3962433b52fa787256e5f00670a71/3fe0558060407c74872576100075674d/$FILE/09Long-term0729AttachDD.pdf</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Burma Campaign UK (2001), en ligne «Support Breasts  &#8211; Not Dictators»</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> The Economist (2002), en ligne «The black hole of Yangon: Myanmar»</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Donald M. Seekins (2008), p. 172</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Stephen McCarthy (2000), p.243</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Jeffrey S. Zax (2009), en ligne «The Economic Responsibilities of State (and local) government»</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Allen L. Clark (1999), p.773</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Khin Maung Kyi, Ronald Findlay et R.M. Sundrum (2000), en ligne « Economic and Development of Burma»</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Joshua Kurlantzick (2002), p. 135</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> <em>Id. </em></p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Time Magazine (1963), en ligne «Burma: The Way to Socialism &#8211; &amp; Havoc»</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a>Voir Joshua Kurlantzick (2002), p.136</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Voir Allen L. Clark (1999), p.773</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> <a href="http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,940705,00.html">Voir</a> Time Magazine (1963), en ligne «Burma: The Way to Socialism &#8211; &amp; Havoc»</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> <em>Id.</em></p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Voir Stephen McCarthy (2000), p. 234</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> Voir Joshua Kurlantzick (2002), p.136</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> <a href="http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,940705,00.html">Voir</a> Time Magazine (1963), en ligne «Burma: The Way to Socialism &#8211; &amp; Havoc»</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> Voir Stephen McCarthy (2000), p.235</p>
<p><a href="#_ftnref19">[19]</a> <em>Ibidem</em></p>
<p><a href="#_ftnref20">[20]</a> Voir Stephen McCarthy (2000), p.233</p>
<p><a href="#_ftnref21">[21]</a> <em>Id.</em></p>
<p><a href="#_ftnref22">[22]</a> Voir Joshua Kurlantzick (2002),p.138</p>
<p><a href="#_ftnref23">[23]</a> Voir Stephen McCarthy (2000), p.243</p>
<p><a href="#_ftnref24">[24]</a> Voir Joshua Kurlantzick (2002), p.138</p>
<p><a href="#_ftnref25">[25]</a><em>Ibid</em>., p.140</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/15/%c2%absupport-breasts-%e2%80%93-not-dictators%c2%bb/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES  FEMMES PHILIPPINES : EXPATRIÉES ÉCONOMIQUES</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/12/les-femmes-philippines-expatriees-economiques/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/12/les-femmes-philippines-expatriees-economiques/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 15:06:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=650</guid>
		<description><![CDATA[Par LisaThuc Duyên Hua
Quiconque se promène dans les quartiers riches de Montréal tombe souvent sur des femmes asiatiques à l’allure modeste poussant des landaus ou tenant par la main des enfants blancs, rejetons de la classe fortunée de la ville. Ces femmes sont des Philippines, vraisemblablement des aides familiales. Qu’est-ce qui motive ces femmes à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par LisaThuc Duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Quiconque se promène dans les quartiers riches de Montréal tombe souvent sur des femmes asiatiques à l’allure modeste poussant des landaus ou tenant par la main des enfants blancs, rejetons de la classe fortunée de la ville. Ces femmes sont des Philippines, vraisemblablement des aides familiales. Qu’est-ce qui motive ces femmes à venir jusqu’ici, si loin de chez elles ? Est-ce un phénomène uniquement canadien ? Quels sont leurs conditions de vie et leur statut ? Le gouvernement philippin a-t-il des intérêts dans l’exportation de sa main-d’œuvre ?</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-650"></span></p>
<p style="text-align: justify">Depuis plusieurs décennies, et surtout depuis la mondialisation, des groupes de populations importants se déplacent d’un continent donné vers un autre. Ceux qui quittent leur pays sont motivés par l’instabilité politico-économique, voire la guerre. Les pays d’accueil sont des pays riches, préoccupés par la baisse de leur natalité et de leur main-d’œuvre locale. Les Philippines n’échappent pas ce phénomène. 10 % de la population philippine, soit 7,4 millions de personnes, sont actuellement dispersés dans 193 pays<a href="#_ftn1">[1]</a>. Après une longue tradition de travailleurs émigrés philippins vers les États-Unis au début du 20<sup>e</sup> siècle, puis vers le Moyen-Orient lors du boom de la construction dans les années 70, la main-d’œuvre philippine émigrée d’aujourd’hui a le visage d’une femme. Selon POEA (service d’administration philippine du travail outremer),  les travailleuses philippines à l’étranger constituaient en 2003 70 % des travailleurs émigrés philippins<a href="#_ftn2">[2]</a>.  Âgées entre 25-29 ans, quelques unes au Québec sont infirmières et aides-soignantes dans des résidences pour personnes âgées, bénéficiant d’un statut légal. Mais la vaste majorité d’entre elles est plutôt recrutée pour des tâches domestiques : bonnes d’enfants, cuisinières, dames de compagnie pour personnes âgées aisées. En situation précaire, elles n’ont droit à aucune assurance-chômage ni assurance-maladie, encore moins à des prestations de retraite. Leurs employeurs bénéficient ainsi d’une main-d’œuvre bon marché et fiable. Car ces domestiques nouveau genre ne sont pas forcément issues d’un milieu non éduqué. Certaines d’entre elles, institutrices ou comptables dans leur pays, aident les enfants des familles anglophones de Montréal dans leurs devoirs, tout cela après avoir fait la cuisine, la vaisselle et la lessive<a href="#_ftn3">[3]</a>! Ce phénomène ne se passe pas uniquement au Canada, les Philippines louant leurs services également en Europe, dans les pays riches d’Asie et du Moyen-Orient. En plus d’un salaire plus que modeste, elles sont souvent maltraitées et violentées. Devant cet exode massif, on peut s’interroger pourquoi le gouvernement philippin laisse-t-il autant de milliers de personnes quitter son sol chaque année ?</p>
<p style="text-align: justify">Gloria Arroyo, actuelle présidente des Philippines, proclamait récemment que pendant que certaines nations se contentaient d’envoyer des véhicules à leurs citoyens vivant dans les pays riches du Moyen-Orient, les Philippines, elles, y envoyaient de «super bonnes» pour les servir. Cette exportation de main d’œuvre institutionnalisée  de l’exportation par le gouvernement philippin ne date pas d’hier. Après trois siècles de colonisation espagnole, les Philippines n’obtinrent leur indépendance qu’en1946 avec l’aide des États-Unis dont l’intérêt était de faire déguerpir l’occupant japonais<a href="#_ftn4">[4]</a>.  Depuis, de l’ancien dictateur Ferdinand Marcos  à Gloria Arroyo, tous les présidents qui se succédèrent sombrèrent dans la corruption, entraînant des oppositions vives à leur régime, suivies de répressions militaires brutales, ce qui fit fuir les investisseurs étrangers et créer des conditions économiques désastreuses. Tous, afin de créer des infrastructures sociales et économiques, durent emprunter à des banques étrangères et  devenir dépendants du FMI. Ce désastre économique avec ses années de récession explique principalement l’exode des travailleurs et travailleuses philippins tout au long du vingtième siècle. Mais aujourd’hui, face à des pays riches en demande d’une main-d’oeuvre précaire bon marché, ce sont particulièrement les femmes qui s’exportent, encouragées en cela par le gouvernement qui en a fait une composante de sa stratégie économique<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’émigration est devenue en effet l’une des principales sources de rentrées de devises au pays : 12 à 14 milliards de US$ par an. Ce chiffre ne représente que les revenus des secteurs de travail les plus représentés envoyés au pays, tandis que ceux des  femmes sont souvent non-documentés<a href="#_ftn6">[6]</a>. Les domestiques philippines à l’étranger renvoient mensuellement au pays une partie de leurs salaires (environ 200 US$). Ces revenus, qui non seulement contribuent aux frais de scolarité et aux soins de santé des enfants laissés derrière elles, sont aussi l’objet de taxes gouvernementales. La majeure partie de ces sommes servent à rembourser ses dettes vis-à-vis des banques étrangères, n’en laissant que peu pour répondre aux besoins reliés à la création d’emplois.</p>
<p style="text-align: justify">Les conséquences de cet exode féminin à l’étranger sont graves. Sur le plan social et individuel, en même temps qu’une désintégration du milieu familial<a href="#_ftn7">[7]</a>. On assiste à la perte de repère des enfants, à la dévalorisation d’une éducation des femmes qui ne sert plus à rien, à la perte du respect de soi. Sur le pan économique, les grands gagnants sont bien entendu les marchés financiers et les institutions de transfert d’argent dans les pays du Nord. Le gouvernement philippin ne tire même pas son épingle du jeu, car malgré l’importance des rentrées de devises générées par les travailleuses à l’étranger, il est incapable d’investir dans des projets productifs à long terme dans le cadre d’une économie durable, et se contentent de pratiquer une politique de survie.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<ul>
<li>Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s Main Export Trade :Development Or Devastation? » British section of the Fourth International.Socialist Resistance : SR46 &#8211; Summer 2007.</li>
</ul>
<ul>
<li>Hega, Mylène. 2003. <em>Participation of Women in Philippine Politics and Society: A Situationer.</em> PhilippineOffice : Secretary General of MAKALAYA (Women Workers Network) for the Friedrich-Ebert-Stiftung</li>
<li><em>Rousset. Sally.1997.«<a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">La douloureuse expérience de l&#8217;émigrée philippine</span></span></a>».   En ligne. <a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html</span></span></a> ( Page consultée le 30 novembre 2009)</em></li>
<li><em><span style="font-style: normal">Rousset, Sally. 2003.«Femmes philippines émigrées à l’heure de la mondialisation : actrices et victimes du développement» En ligne. <a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article2570">http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article2570</a> (Page consultée le 29 novembre 2009)</span></em></li>
<li><em><span style="font-style: normal">Wurfel, David. 2001.« Les Philippines : Une démocratie hésitante<strong>»</strong><em> </em>Revue Internationale de Politique Comparée 8 (n° 3) : 501-516.</span></em></li>
</ul>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Rousset. Sally.1997.«<a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html">La douloureuse expérience de l&#8217;émigrée philippine</a>»</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation?</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Rousset. Sally.2003.«Femmes philippines émigrées à l’heure de la mondialisation :..</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Wurfel, David. 2001.« Les Philippines : Une démocratie hésitante<strong>»</strong></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation? »</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation? »</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Hega, Mylène. 2003. Participation of Women in Philippine Politics and Society</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/12/les-femmes-philippines-expatriees-economiques/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>SINGAPOUR : LÀ OU AUTORITARISME ET PROSPÉRITÉ ÉCONOMIQUE VONT DE PAIRE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/03/singapour-la-ou-autoritarisme-et-prosperite-economique-vont-de-paire/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/03/singapour-la-ou-autoritarisme-et-prosperite-economique-vont-de-paire/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 02:29:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Censure]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Singapour]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=619</guid>
		<description><![CDATA[Par Xavier Faraire
La principauté de Singapour est véritablement un phénomène de l’Asie du Sud-est. Cette cité-État de 4,4 millions d’habitants est un modèle, voire un cliché, de réussite capitaliste[1]. La cité est ultra moderne, propre et dotée d’un système de transport en commun très efficace. Le secteur tertiaire y est de loin le plus dominant. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Xavier Faraire</strong></p>
<p style="text-align: justify">La principauté de Singapour est véritablement un phénomène de l’Asie du Sud-est. Cette cité-État de 4,4 millions d’habitants est un modèle, voire un cliché, de réussite capitaliste<a href="#_ftn1">[1]</a>. La cité est ultra moderne, propre et dotée d’un système de transport en commun très efficace. Le secteur tertiaire y est de loin le plus dominant. Les grandes multinationales et financières y affichent leur présence avec les multiples gratte-ciels qui parsèment la ville. L’État est un leader dans la très prospère industrie des biotechnologies<a href="#_ftn2">[2]</a>. Sa croissance économique est toujours une des plus élevées au monde et le niveau de vie de ses habitants est parmi les meilleurs. Cependant, contrairement à la grande majorité des nations capitalistes occidentales auxquelles elle pourrait se comparer, Singapour est menée par un régime qui se rapproche davantage de l’autoritarisme que de la sainte démocratie, garante de la prospérité économique pour certains. Dans ce 3<sup>e</sup> billet, nous allons examiner les facteurs qui expliquent comment le même parti arrive à se maintenir au pouvoir depuis plus de 40 ans.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-619"></span></p>
<p style="text-align: justify">Depuis 1959, soit 6 ans avant l’indépendance de la cité en 1965, le People’s Action Party a remporté chacune des <a href="http://www.singapore-elections.com/">élections législatives</a> jusqu’à ce jour, soit par une écrasante majorité ou en mettant la main sur la totalité des sièges<a href="#_ftn3">[3]</a>. Pourtant les élections ne sont jamais truquées. Comment expliquer cela? Tout d’abord, le PAP fait en sorte de fortement décourager l’opposition. Et attention, on parle ici d’une répression très subtile qui n’a rien à voir avec la répression violente ou les arrestations arbitraires qui sévissent en Birmanie par exemple. Pour commencer, toute personne qui parle en publique contre le gouvernement est forcé de se déclarer membre de l’opposition. Or, les membres de l’opposition sont étroitement surveillés dans tous leurs faits et gestes, spécialement lorsqu’ils prennent la parole en public. Les personnes qui ont trop de choses à dire contre le parti et ses membres finissent par être poursuivies en justice au civil pour diffamation et se voient dans l’obligation de payer des sommes considérables<a href="#_ftn4">[4]</a>. De quoi décourager une population dont les valeurs fondamentales sont basées sur le portefeuille. Le PAP a aussi d’autres façons d’utiliser le système pour s’avantager. Le système politique de Singapour est inspiré du système parlementaire britannique. Le parti au pouvoir est donc celui qui a fait élire le plus de députés, chacun de ceux-ci étant élus dans une circonscription. Le PAP récolte en moyenne 60% des votes à chaque élection. Pour assurer son hégémonie au parlement, le parti a cependant prit soin de bien découper la carte électorale de façon à mener dans chacune des circonscriptions<a href="#_ftn5">[5]</a>. Le PAP joue ainsi le tour de la carte électorale.</p>
<p style="text-align: justify">Il n’y a pas que les opposants qui sont visés par cette forme assez particulière de censure. Les médias le sont également, et de la même façon. Les différents journaux, locaux ou internationaux, de grande renommée ou pas, sont poursuivis en justice pour diffamation s’ils font des allégations contre le gouvernement. Les montants versés au gouvernement au terme de ces poursuites, par règlement hors-cours ou par jugement, sont faramineux. Les journalistes se le tiennent pour dit et les médias préfèrent opter pour l’autocensure<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Le troisième point porte sur les politiques économiques de l’État. Suite à son indépendance, l’État a choisi d’inviter les multinationales à venir investir massivement à Singapour, contrairement beaucoup d’autres pays du Tiers-monde qui, à la même époque, cherchaient plutôt à protéger leurs entreprises locales. Le gouvernement a fait beaucoup pour favoriser les investissements étrangers et le développement économique. Un de ces moyens a été de regrouper tous les syndicats en une seule entité, le National Trade Union Congress (NTUC). Cet organisme, normalement chargé de représenter les travailleurs, est davantage porté sur la coopération avec l’État pour assurer la prospérité économique de la cité. Ajoutez à cela une interdiction de faire la grève, il devient difficile pour un travailleur de contester la politique économique de l’État<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Finalement, la dernière raison qui fait en sorte que le PAP se maintient au pouvoir depuis si longtemps, c’est tout simplement parce que la formule fonctionne. Le citoyen moyen y voit beaucoup de bénéfices. Le PIB par habitant est de 32 867$. Il est plus élevé que ceux de la France et de l’Allemagne<a href="#_ftn8">[8]</a>. La société singapourienne est devenue ultra matérialiste, une véritable société de consommation ou tout le monde veut prospérer, avoir sa voiture, son cellulaire, des vêtements de grandes marques, une belle maison, etc. Les Singapouriens, contrairement aux Québécois, sont de grands épargnants<a href="#_ftn9">[9]</a>. La gestion de l’économie par le PAP leur a permis d’atteindre ce niveau de vie alors pourquoi vouloir changer ce qui fonctionne?</p>
<p style="text-align: justify">Singapour est un État très particulier. Cette cité-État est à la fois un modèle de prospérité économique et de transparence et un mauvais élève en termes de démocratie et de liberté d’expression. On dit souvent, en occident, que démocratie et prospérité économique vont de paire. Il faut croire que cette règle ne s’applique pas partout.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p>Badie, Bertrand, Sandrine Tolotti, dir. 2007.  <em>L’État du monde 2008</em>. Montréal : Boréal. 430p.</p>
<p>De Koninck, Rodolphe. 2006. <em>Singapour, la cité-État ambitieuse</em>. Paris : Belin. 176p.</p>
<p>Pereira, Alexius A. 2007.  «Wither the developmental State? Explaining Singapore continued developmentalism». <em>Third World Quarterly</em>. Vol 28, no 6. P.1189-1213.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a>2007.  L’État du monde 2008. Montréal : Boréal. P.382</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Pereira, Alexius A. 2007.  «Wither the developmental State? Explaining Singapore continued developmentalism». <em>Third World Quarterly</em>. Vol 28, no 6. P.1189-1213.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> De Koninck, Rodolphe. 2006. <em>Singapour, la cité-État ambitieuse</em>. Paris : Belin. P. 149</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Ibid. p 150</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Ibidem</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Ibidem p. 151</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Pereira, Alexius A. 2007.  «Wither the developmental State? Explaining Singapore continued developmentalism». <em>Third World Quarterly</em>. Vol 28, no 6. P.1189-1213.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> 2007.  L’État du monde 2008. Montréal : Boréal. P.382</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> De Koninck, Rodolphe. 2006. <em>Singapour, la cité-État ambitieuse</em>. Paris : Belin. P. 160</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/03/singapour-la-ou-autoritarisme-et-prosperite-economique-vont-de-paire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>VIETNAM : STRUCTURES POLITIQUES ET OUVERTURE ÉCONOMIQUE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/27/vietnam-structures-politiques-et-ouverture-economique/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/27/vietnam-structures-politiques-et-ouverture-economique/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 04:25:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Parti unique]]></category>
		<category><![CDATA[Structures politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=593</guid>
		<description><![CDATA[Par Xavier Faraire
Le Vietnam d’aujourd’hui est bien différent du Vietnam qui est sorti vainqueur de la guerre contre les Américains. Après une profonde période isolationniste, le Vietnam est plus que jamais ouvert sur le monde. Sa croissance économique est l’une des plus fortes. Depuis la nouvelle constitution qui régit le pays depuis 1992, le régime [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Xavier Faraire</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le Vietnam d’aujourd’hui est bien différent du Vietnam qui est sorti vainqueur de la guerre contre les Américains. Après une profonde période isolationniste, le Vietnam est plus que jamais ouvert sur le monde. Sa croissance économique est l’une des plus fortes. Depuis la nouvelle constitution qui régit le pays depuis 1992, le régime semble de plus en plus démocratique. Dans ce deuxième billet, je vous propose un petit tour d’horizon d’une dictature communiste qui, tout comme la Chine, s’est ouvert de façon spectaculaire à l’économie globale. Nous examinerons d’abord les structures politiques du pays. Ensuite, nous passeront en revue les différents événements historiques qui ont mené à l’ouverture du régime. Enfin, nous allons voir l’impact de cette ouverture sur l’économie et les relations internationales du pays.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-593"></span></p>
<p style="text-align: justify">Examinons pour commencer les structures politiques du pays telles que présentées sur le site de <a href="http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155902/">l’ambassade du Vietnam en France</a>. Tout d’abord, nous avons l’assemblée nationale qui exerce le pouvoir législatif. Celle-ci est constituée de 500 députés élus pour 5 ans. C’est à l’assemblée nationale que sont élaborés les différents projets de lois, les résolutions, les politiques intérieures et extérieures, les politiques économiques, de défense, de sécurité intérieure, les modifications constitutionnelles, etc. Bref, l’assemblée nationale s’occupe du fonctionnement de l’État<a href="#_ftn1">[1]</a>. Le gouvernement, quant à lui, exerce le pouvoir exécutif. Il veille à l’application des lois et résolutions qui émanent de l’assemblée nationale. Il est constitué du premier ministre, qui est élu par les députés, des vice-premiers ministres et des différents ministres. Le premier ministre du Vietnam est M. Nguyen Tan Dung<a href="#_ftn2">[2]</a>. Enfin, le président de la république, élu lui aussi parmi les députés, est en quelque sorte le représentant officiel du pays. Il est le commandant en chef des armées et responsable de la sécurité intérieur<a href="#_ftn3">[3]</a>. Le président du Vietnam est M. Nguyen Minh Triet<a href="#_ftn4">[4]</a>. À voir cette description, on pourrait croire que le Vietnam est doté d’un régime parlementaire très démocratique. Dans les faits, il ne faut pas perdre de vue que le régime politique du Vietnam est un régime de parti unique. Le Parti communiste vietnamien contrôle l’ensemble des institutions politiques du pays. Le véritable détenteur du pouvoir est le secrétaire généra du parti,  Nong Duc Manh. Les véritables décisions se prennent au Bureau politique, à huit clos. Cette institution regroupe le secrétaire général du parti, le président de la république, le premier ministre ainsi qu’un certain nombre de ministres important pour un total de 14 personnes (depuis 2006). Ainsi, les grandes décisions du pays sont prises par consensus au sein de ce bureau. De cette façon, le parti évite la division qui pourrait déboucher en amorce de multipartisme. De plus, en théorie, l’assemblée nationale n’a qu’à entériner les différentes lois et résolutions qui sortent du bureau politique. Le Vietnam a aussi des structures politiques locales. Chacune des 57 provinces  et des 4 villes au statut provincial sont gérées par trois différents pouvoirs : les directions provinciales des services déconcentrés de l’État, les conseils populaires et les comités populaires. Ces entités gouvernementales locales sont chargées de la gestion de leur province ainsi que de veiller à l’application des lois émanant du pouvoir central<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Le Vietnam a beaucoup changé depuis 1975, passant de pays isolé à acteur non-négligeable du commerce international. Jetons un rapide coup d’œil sur les événements qui ont menés à ce nouveau statut. En 1975, le Vietnam bénéficie d’une certaine popularité de la part des pays de la région après sa victoire contre les États-Unis. La situation se détériore au tournant des années 80. Alors que le Vietnam se plaint que l’armée des Khmers rouges embête sa population frontalière, le parti décide de répliquer  et envahit le Cambodge, puis défait le régime. L’occupation du Cambodge pendant toute la décennie ne plait pas aux autres gouvernements de la région et le pays est plongé dans l’isolationnisme avec pour seul allié, l’URSS. Malgré cette occupation, il faut tout de même donner aux Vietnamiens le mérite d’avoir stoppé l’un des plus grands génocides de l’histoire<a href="#_ftn6">[6]</a>.  Les choses changent graduellement à partir de 1986. Influencé par la glasnost et la perestroïka de Gorbatchev, puis par l’ouverture économique de Deng Xiaoping  en Chine, le Vietnam commence à s’ouvrir lui aussi, de façon moins radicale mais constante. Durant les années 90, le pays devient beaucoup moins rigide avec sa population, avec notamment un relâchement du contrôle de la police, et la libération de milliers de prisonniers politiques. Le parti a desserré le contrôle étatique sur l’industrie pour abandonner la collectivisation radicale. La nouvelle classe de gens d’affaires a obtenu le droit de se joindre au parti. En 2006, tout comme l’a fait la Chine en 2002, le parti abandonne officiellement la référence à la dictature du prolétariat pour tout simplement représenter l’ensemble de la nation<a href="#_ftn7">[7]</a>. Le parti a même légèrement démocratisé l’assemblée nationale. Bien que le parti nomme tous les candidats aux élections, il laisse tout de même le choix de voter et donc d’éliminer des candidats<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Sur le plan international, le Vietnam réussi à négocier la levée de l’embargo américain, ce qui lui permet de commercer avec l’ancien ennemi. Un an plus tard, le pays est admis à l’ASEAN. Il se réconcilie aussi avec la Chine, qui devient un partenaire commercial important, et entre dans la francophonie<a href="#_ftn9">[9]</a>. Grâce à tous ces changements majeurs dans la politique du pays, la croissance économique du Vietnam a explosé depuis les années 1990. En 2007, la croissance de son PIB était de 8,48%, un des plus forts au monde. Les investissements étrangers se sont multipliés. Le pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 59% en 1993 à 18% aujourd’hui. Ses exportations se sont chiffrées à plus de $42 milliards, principalement aux États-Unis, en Chine, au Japon, en Australie et à Singapour. Son adhésion plutôt récente à l’OMC a vraiment fait entrer le Vietnam au cœur de la mondialisation.</p>
<p style="text-align: justify">Pour toutes ces raisons, que ce soit son ‘’ouverture’’ politique ou sa libéralisation économique contrôlée, on peut réellement dire que le Vietnam est vraiment une sorte de mini Chine. De toute évidence, ce type de modèle économique semble plutôt bien fonctionner dans la région.</p>
<p style="text-align: justify">
<p>Vidéo :</p>
<p>Diapositives présentant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=whZzYWRv9Nw">Ho Chi Minh city</a>, ville ayant la plus forte croissance économique du pays.</p>
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p>Vietnam. Embassade du Vietnam en France. <em>Structures </em>politiques. En ligne. <a href="http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155902/">http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155902/</a> (Page consultée le 6 novembre 2009)</p>
<p>Delalande, Philippe. 2007. <em>Vietnam, dragon en puissance</em>. Paris : L’Harmattan. 237p.</p>
<p>Han, Vo X. «Vietnam in 2007: A Profile in Economic and Socio-Political Dynamism». <em>Asian Survey</em>, vol. 48, no. 1, pp. 29-37.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155902/</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/vietnam_555/presentation-du-vietnam_1357/composition-du-gouvernement_2927.html</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> http://www.vietnamembassy-france.org/fr/nr070521170056/nr070821155902/</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/vietnam_555/presentation-du-vietnam_1357/composition-du-gouvernement_2927.html</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Delalande, Philippe. 2007. <em>Vietnam, dragon en puissance</em>. Paris : L’Harmattan. P.87-88</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Ibid. p.78</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Ibidem p.98</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Han, Vo X. «Vietnam in 2007: A Profile in Economic and Socio-Political Dynamism». <em>Asian Survey</em>, vol. 48, no. 1, pp. 29-37.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Delalande, Philippe. 2007. <em>Vietnam, dragon en puissance</em>. Paris : L’Harmattan. P.60-64</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/27/vietnam-structures-politiques-et-ouverture-economique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>FORMATION EN ÉCONOMIE : LE CAS DE L’INDONÉSIE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/29/formation-en-economie-le-cas-de-l%e2%80%99indonesie/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/29/formation-en-economie-le-cas-de-l%e2%80%99indonesie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 03:46:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Suharto]]></category>
		<category><![CDATA[Sukarno]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=474</guid>
		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran
« Suharto devrait démissionner … mais, en tant qu’homme d’affaire, je préfère repousser la venue de ce jour-là le plus longtemps possible[1] ». Ces propos illustrent bien le rapport étroit entre répression politique et sécurité économique qui dominait le paysage indonésien durant les années 90. Ainsi, le cas de l’Indonésie démentirait-il la rhétorique voulant que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: justify">« Suharto devrait démissionner … mais, en tant qu’homme d’affaire, je préfère repousser la venue de ce jour-là le plus longtemps possible<a href="#_ftn1">[1]</a> ». Ces propos illustrent bien le rapport étroit entre <a href="http://www.ina.fr/media/entretiens/video/VDD08007627/interview-opposants-indonesiens-a-la-dictature-de-suharto.fr.html">répression politique</a> et sécurité économique qui dominait le paysage indonésien durant les années 90. Ainsi, le cas de l’Indonésie démentirait-il la rhétorique voulant que la démocratie soit le seul régime politique garant d’une prospérité économique?  </p>
<p style="text-align: justify">Au premier coup d’œil, l’histoire de ce pays est déroutante. En effet, comment expliquer le désastre économique de la dictature de Sukarno (1957-67) en comparaison avec le succès du régime autoritaire de Suharto (1967-1998) <em>et</em> du gouvernement démocratique<a href="#_ftn2">[2]</a> de Yudhoyono? Au lieu d’être le résultat exclusif de l’autoritarisme ou de la démocratie; le développement indonésien serait-il plutôt attribuable à une maîtrise progressive des rouages de l’économie contemporaine par les différents dirigeants du pays? En fait, l’étude des comportements des dirigeants nous permet de constater comment chacun d’entre eux  a su tirer des leçons du règne de son prédécesseur pour contribuer à l’enracinement des piliers de base d’une économie en santé; soit un contexte sociale et politique stable, ainsi qu’une approche rationnelle à l’économie.</p>
<p style="text-align: justify">Sukarno fut nommé Président suite à la <a href="http://cip.cornell.edu/DPubS?service=UI&amp;version=1.0&amp;verb=Display&amp;handle=seap.indo/1106943306">reconnaissance de la République d’Indonésie</a>. Son règne, d’abord démocratique, puis autoritaire, s’avéra inapte à remettre sur pieds une économie piétinée par l’occupation coloniale passée. En premier lieu, la mise en place de structures démocratiques par le régime de Sukarno, suite à l’indépendance du pays, avait pour but de matérialiser une économie ouverte sur le monde<a href="#_ftn3">[3]</a>. Toutefois, la stabilité politique nécessaire à cet idéal de marché libre n’était pas à l’ordre du jour. En effet, les six premiers ministres (poste aboli en 1959 et dont tous les pouvoirs seront ensuite transférés au Président) qui se succédèrent en moins d’une décennie<a href="#_ftn4">[4]</a> reflétèrent l’instabilité d’une société divisée éthniquement et politiquement. Inapte à gérer les rouages d’une démocratie prospère, Sukarno décréta la loi martiale en 1957. Il transita donc vers son régime autoritaire d’une « démocratie guidée » &#8211; une dictature qui ne réussit pas davantage à remédier à la situation. En fait, basé sur une recherche de consensus parmi les trois pouvoirs dominants du pays (l’armée, les groupes religieux et les communistes); le nouveau pouvoir s’engouffra plutôt dans un cercle de jeux d’intérêts, de mécontentements et d’unilatéralisme. Résultat, Sukarno sera incapable de réagir adéquatement aux conséquences des politiques économiques mises en place lors de la période démocratique (ex : un développement axé sur Java alors que 88% des exportations provenaient des îles avoisinantes<a href="#_ftn5">[5]</a>). Ainsi, à la veille de 1965, l’Indonésie connaissait un taux d’inflation de 650% et une dette extérieure de 2 500 millions $US<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Devant le cataclysme national, le Général Suharto prit les commandes en 1967. S’il y avait une chose que le nouveau président retint de son prédécesseur, c’était bien la difficulté de trouver un juste milieu entre les trois forces politiques<a href="#_ftn7">[7]</a>. Trois puissances antagonistes  qui, durant la dernière décennie, avaient fait de l’économie la servante des politiques, de sorte que la rationalité des principes économiques fut ignorée<a href="#_ftn8">[8]</a>. Le plus important des fondements étant le maintient d’un contexte politique stable<a href="#_ftn9">[9]</a>; Suharto s’acharna donc à créer une image d’ordre qui, plus tard, vaudra à l’Indonésie une réputation de paradis sécuritaire pour les investissements étrangers<a href="#_ftn10">[10]</a>. Sa tactique? La répression. De par une main de fer sur l’armée et les bureaucrates<a href="#_ftn11">[11]</a>, il élimina toute opposition. Pragmatique, il s’attaqua aux problèmes d’infrastructures des régions rurales d’où provenaient le ¾ des revenus de sa population, développa une diversité des revenus (de sorte à ne pas dépendre exclusivement des revenus du pétrole)  et il renoua les liens du pays avec les bailleurs de fonds internationaux. Concrètement, ces initiatives s’exprimèrent au travers d’une autosuffisance alimentaire éventuelle de l’Indonésie<a href="#_ftn12">[12]</a> et d’une croissance de production de 7,8%<a href="#_ftn13">[13]</a>. </p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, bien qu’efficace à court terme, la légitimité du programme totalitaire et centralisé de Suharto s’essoufflera sur le long terme &#8211; au bénéfice de la démocratie. Conjointement à la croissance de revendications civiles pour un système politique plus transparent et redevable<a href="#_ftn14">[14]</a>, et des révélations publiques <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/timor/timor.htm">d’abus des droits humains par les militaires</a>; la crise financière de 1997 mettra fin à la crédibilité du régime de Suharto. L’Indonésie, alors prise avec une inflation de 80% et le cinquième de la population au chômage<a href="#_ftn15">[15]</a>, exigera des élections. 1999 marquera donc le retour d’une démocratie parlementaire au pays. Les quatre premières années connaîtront la rotation de trois présidents ainsi qu’une reprise économique lente. Néanmoins, loin de signifier un échec semblable à celui des années 40, ce développement prudent sera plutôt le reflet d’un travail minutieux sur les fondements d’une économie en apparence forte, mais dans les faits vulnérable. D’abord, le détrônement d’Habibie, protégé de Suharto et premier élu, mettra fin au patronage du système politique. Puis, la venue de Wahid, le second, cherchera à apaiser les tensions ethniques et religieuses<a href="#_ftn16">[16]</a>parmi les populations insulaires de façon à commencer la construction d’une stabilité sociale. Megawati, la troisième, combattra la corruption et entamera la décentralisation du gouvernement<a href="#_ftn17">[17]</a>. Quel sera l’impact dix ans plus tard? L’Indonésie est aujourd’hui une des économies émergentes du monde avec à sa tête Yudhoyono, une figure de stabilité politique et d’intégrité<a href="#_ftn18">[18]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Bref, le succès économique de l’Indonésie ne serait pas dû à un certain type de régime, mais plutôt à un apprentissage progressif des dirigeants des rudiments de l’économie mondiale. Sukarno fut l’exemple à ne pas suivre, Sukarno la preuve des bénéfices d’une stabilité politique, alors que les gouvernements démocratiques menant à Yudhoyono démontrèrent les bienfaits durables d’une économie juste. Reste que considérant le progrès notoire du système électoral du pays au cours des dernières années, il serait intéressant de renverser la question et d’observer si ce n’est pas, au contraire, la croissance économique qui aurait apporté une démocratie fonctionnelle en Indonésie.</p>
<p style="text-align: center"> <img class="aligncenter size-medium wp-image-475" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Image-1-IndonÃ©sie-300x199.jpg" alt="Image 1 - IndonÃ©sie" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit : http://www.thetakeaway.org/media/photologue/photos/cache/indonesian-election-2009-april-9-oka-budhi-getty-images_large_image.jpg</p>
<p> </p>
<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>
<p align="left">Abrash, Abigail et Robert F. Kennedy. 1998. « Indonesia After Suharto ». <em>Foreign Policy INFOCUS</em> 3 (No. 34): 1-4</p>
<p align="left">BBC News. 2009. <em>Country Profile : Indonesia</em>. En ligne. <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/country_profiles/1260544.stm%23leaders">http://news.bbc.co.uk/2/hi/country_profiles/1260544.stm#leaders</a>  (Page consultée le 21 octobre 2009)</p>
<p align="left">Beech, Hanna. 2009. <em>Indonesia Elections: A Win For Democracy</em>. En ligne. <a href="http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1909198,00.html">http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1909198,00.html</a> (page consultée le 21 octobre 2009)</p>
<p align="left">Breman, Jan. 1996. «Indonesia: Beginning of End of &#8216;New Order&#8217;». <em>Economic and Political Weekly</em> 31 (No. 32) (Août): 2135-2137</p>
<p align="left">Bunnell, Frederick P. 1966. «Guided Democracy Foreign Policy: 1960-1965 President Sukarno Moves from Non-Alignment». <em>Indonesia</em> 2 (Octobre): 37-76</p>
<p>Fisher, C. A. 1972. «Indonesia: A Giant Astir» <em>The Geographical Journal</em> Vol. 138, No. 2 (Juin):154-165 </p>
<p align="left">Hadiz, Vedi R. 2004. «The Rise of Neo-Third Worldism? The Indonesian Trajectory andthe Consolidation of Illiberal Democracy ». <em>Third World Quarterly</em>  25 (No. 1): 55-71</p>
<p>Haymon, Kirsty. 2009. <em>Institutions in post-Soeharto Indonesia: Foreign investment, the mining sector and legislative changes</em>. En ligne. <a href="http://arts.monash.edu.au/mai/news-and-events/seminars/indonesianforum.pdf">http://arts.monash.edu.au/mai/news-and-events/seminars/indonesianforum.pdf</a> (Page consultée le 21 octobre 2009)</p>
<p align="left">Liddle,  R. William. 2000. «Indonesia in 1999: Democracy Restored ».<em>Asian Survey</em>  40 (No. 1) (Janvier-Février): 32-42</p>
<p align="left">Liddle, R. William et Saiful Mujani. 2005. «Indonesia in 2004: The Rise of Susilo Bambang Yudhoyono». <em>Asian Survey</em>  45 (No. 1) (Janvier-Février): 119-126</p>
<p align="left">Palmier,  Leslie H. 1957. «Sukarno, the Nationalist». <em>Pacific Affairs</em> 30 (No. 2) (Juin): 101-119</p>
<p align="left">Panglaykim, J. et K. D. Thomas. 1967. «The New Order and the Economy ». <em>Indonesia</em> 3 (Avril): 73-120</p>
<p>Schwarz, Adam. 1997. «Indonesia after Suharto». <em>Foreign Affairs </em>Vol. 76, No. 4 (Juillet-Août): 119-134 </p>
<p>United Nations Development Programme. <em>UNDP – About Indonesia</em>. En ligne. <a href="http://www.undp.or.id/general/about_history.asp">http://www.undp.or.id/general/about_history.asp</a> (Page consultée le 21 octobre 2009)</p>
<p align="left">Wanandi, Jusuf. 2002. «Indonesia: A Failed State?».<em> The Washington Quarterly</em> 25 (No.3): 135-146</p>
<p>World Perspectives Monde. 2008. <em>Suharto : Dictateur ou sauveur?</em> En ligne. <a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=702">http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=702</a> (Page consultée le 21 octobre 2009)</p>
<p align="left"><em>Xizhen, Zhang. </em><em>What Thailand Needs: Democracy, Authoritarianism or Authoritarian</em>. En ligne. Democracy?<em>http://74.125.113.132/search?q=cache:ZU7AbR5Z1ykJ:www.thaiconference.tu.ac.th/1011abstracts/GLOBALIZING%2520DEMOCRACY%2520AND%2520THE%2520LOCALITY%2520OF%2520POST-COUP%2520POLITICS.doc+what+thailand+needs+zhang+xizhen&amp;cd=1&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;gl=ca </em>(Page consultée le 21 octobre 2009)</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Adam Schwarz (1997), p.133</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Hanna Beech (2009), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Vedi R. Hadiz (2004), p.56</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> United Nations Development Programme, en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> C. A. Fisher (1972), p.158</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Voir C. A. Fisher (1972), p.159</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Voir Adam Schwarz (1997), p.119</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Voir C. A. Fisher (1972), p.159</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> <em>Zhang Xizhen, en ligne</em></p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Voir Adam Schwarz (1997), p.120</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Voir Adam Schwarz (1997), p.120</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> World Perspectives Monde (2008), en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Voir Adam Schwarz (1997), p.119</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> Kirsty Haymon (2009), en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Abigail Abrash et Robert F. Kennedy (1998), p.1</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> R. William Liddle (2000), p.38</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> R. William Liddle et Saiful Mujani (2005), p.125</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> BBC News (2009), en ligne</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/29/formation-en-economie-le-cas-de-l%e2%80%99indonesie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>DÉMOCRATIE = ÉCONOMIE ↑ ? LE CAS DE LA THAILANDE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/29/democratie-economie-%e2%86%91-le-cas-de-la-thailande/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/29/democratie-economie-%e2%86%91-le-cas-de-la-thailande/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 03:32:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Militarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=469</guid>
		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran
Saijai, mon amie thaïlandaise, dit qu’elle aime la démocratie. Semblable à une très large majorité de ses concitoyens, Saijai est confiante que la démocratie saura régler les problèmes de son pays[1]. Une assurance plutôt rationnelle considérant la multiplication par quarante du revenu annuel par habitant depuis l’institution de la monarchie constitutionnelle en 1932[2]. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: justify">Saijai, mon amie thaïlandaise, dit qu’elle aime la démocratie. Semblable à une très large majorité de ses concitoyens, Saijai est confiante que la démocratie saura régler les problèmes de son pays<a href="#_ftn1">[1]</a>. Une assurance plutôt rationnelle considérant la multiplication par quarante du revenu annuel par habitant depuis l’institution de la <a href="http://www.asiasentinel.com/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=1012&amp;Itemid=185">monarchie constitutionnelle</a> en 1932<a href="#_ftn2">[2]</a>. Ainsi, le «miracle économique» thaïlandais serait-il attribuable au développement d’une démocratie au pays?</p>
<p style="text-align: justify">En théorie, une démocratie devrait apporter plus de transparence et de participation civile dans les processus de décisions pour un marché plus juste<a href="#_ftn3">[3]</a> et plus prospère. Un progrès possible seulement dans un contexte de stabilité politique et de paix<a href="#_ftn4">[4]</a> &#8211; ce qui n’est pas le cas de la Thaïlande. Malgré la tenue fréquente d’élections, le pays a été le théâtre de dix-huit coups militaires depuis l’arrivée du premier Premier Ministre. Toutefois, l’instabilité politique  n’a pas été un obstacle au développement de l’économie du pays<a href="#_ftn5">[5]</a>.  Ainsi, loin de résulter d’un mouvement démocratique, le succès économique thaïlandais découlerait plutôt d’une main mise successive de gouvernements à tendances autoritaires capables de répondre aux besoins des stimuli économiques extérieurs<a href="#_ftn6">[6]</a>. </p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord,  l’assemblée nationale nouvellement créée après le coup de 1932 entreprit un projet de développement des capacités nationales  en misant sur une industrie domestique forte et d’un marché intérieur étendu<a href="#_ftn7">[7]</a>. Un effort qui fut non seulement maintenu malgré les coups militaires de 1947 et 1951, mais porté à son apogée avec le régime autoritaire de Sarit Dhanarajata (1953). En effet, Sarit su tirer avantage du contexte de la guerre froide afin de concrétiser ces projets de modernisation. Alors que la Banque Mondiale soutint son développement industriel, l’imminence de la guerre du Vietnam garantit l’assistance américaine. Plus précisément, ce sont 797 millions $ sous forme d’investissements directs et d’aide militaire qui furent offerts par les États-Unis<a href="#_ftn8">[8]</a>. Conséquemment, la croissance déjà rapide de 5% par année au début de ce « projet national » s’accrue à 7,25%<a href="#_ftn9">[9]</a> en moyenne dans les années 60.</p>
<p style="text-align: justify">Les développements politiques subséquents réitèrent la preuve de cette division entre évolution démocratique et santé économique en Thaïlande. En effet, après une longue domination militaire, l’existence d’un règne civil au lendemain du <a href="http://www.youtube.com/watch?v=siO2u9aRzns">mouvement étudiant de 1973</a> fut très brève. D’abord, les élections faillirent à former un gouvernement majoritaire capable d’assurer une stabilité sociale propice à une croissance des marchés. Un équilibre d’autant plus martelé en raison de la chute de Saigon et de la montée d’un communisme régional qui accentuèrent les manifestations civiles et les violences partisanes<a href="#_ftn10">[10]</a>. Simultanément, la formation du nouveau gouvernement ne permit pas à la classe entreprenante modérée de s’assurer une représentation adéquate pour exprimer ses visions économiques<a href="#_ftn11">[11]</a> ; un musèlement qui, combiné à une crise du prix du pétrole, présagea inflation et récession à l’horizon.</p>
<p style="text-align: justify">La catastrophe économique fut néanmoins évitée de justesse par l’arrivée en jeu du Japon, alors en pleine expansion industrielle. Dès 1977, ce dernier représentait à lui seul le tiers des capitaux enregistrés en Thaïlande, soit deux fois plus que les États-Unis<a href="#_ftn12">[12]</a>. Il demeure que le mérite du fleurissement de ce financement revient au climat de stabilité qu’instaura le Général <a title="Prem Tinsulanonda" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Prem_Tinsulanonda">Prem Tinsulanonda</a> (1980). À cheval entre un régime militaire et des penchants démocratiques (puisqu’il avait restauré les politiques parlementaires) ; Prem avait réorienté son pays vers une économie d’exportation selon les nouveaux besoins nationaux et internationaux. Initiant des demandes de fonds d’investissements auprès des grandes institutions internationales, le dirigeant avait ainsi érigé les piliers nécessaires au boom économique à venir de 1987-96. Il est donc évident que la croissance exceptionnelle de cette période fut possible grâce à l’impulsion des fonds étrangers<a href="#_ftn13">[13]</a> et d’une réponse adéquate de Prem.</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, libéralisation et emprunts mèneront à la <a href="http://archives.radio-canada.ca/emissions/406-16334/page/1/">crise d’endettement de 1997</a><a href="#_ftn14">[14]</a> qui apportera au pouvoir l’homme d’affaire Thaksin Shinawatras. Celui-ci réussira non seulement à sortir le pays de la crise, mais à rétablir son taux de production à 6,1% (2004)<a href="#_ftn15">[15]</a>. Bien que l’assise au pouvoir de Thaksin découlera  d’une légitimité démocratique, il n’en sera pas de même pour ses méthodes. En d’autres mots, Thaksin saura manipuler la majorité parlementaire, que lui conférera  le processus électoral, afin de transformer son parti (Thai Rak Thai) en un « one man show<a href="#_ftn16">[16]</a> ». En plein contrôle, Thaksin sera ainsi en mesure d’imposer son idéale pro-globalisation et de réagir rapidement à la demande croissante d’importations des nouveaux marchés de l’ASEAN et de la Chine<a href="#_ftn17">[17]</a>. Corruption, répression policière, écartement d’adversaires politiques et oppression de la liberté de presse ; c’est par un pouvoir quasi-autoritaire que Thaksin parviendra donc à ses fins.</p>
<p style="text-align: justify">Ceci étant dit, un développement économique assez constant depuis 1932, malgré de nombreux soubresauts politiques, nous porte à chercher les causes du « miracle économique » au-delà d’un développement relatif de la démocratie en Thaïlande. Bien que l’évolution économique et démocratique aient pris des chemins parallèles (à noter que celui de la démocratie fut beaucoup plus sinueux), le succès du premier semble plutôt avoir été initié et concrétisé par des conjonctures internationales<a href="#_ftn18">[18]</a> (ex : guerre du Vietnam) auxquelles ont bien répondu les divers régimes. Toutefois, rien n’empêche le fait que la démocratie et l’économie s’entrecoupent davantage dans le futur. En effet, les mobilisations civiles gigantesques de 2006 et 2008, dénonçant la corruption des dirigeants passés, sont en train de consolider un pavé vers un système politique plus juste et transparent. Saijai peut donc continuer à aimer la démocratie ; un jour, peut-être, la réalité sera à la hauteur de ses illusions.</p>
<p style="text-align: center"> <img class="aligncenter size-medium wp-image-470" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Image-1-Airport-300x189.jpg" alt="Image 1 - Airport" width="300" height="189" /></p>
<p style="text-align: center"> Crédit : http://ndn.newsweek.com/media/41/thailand-protest-airports-wide-horizontal.jpg</p>
<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>
<p>1994. « A tale of two systems ». <em>The Economist (US)</em> 332 (No. 7871) (9 juillet):33-35</p>
<p>2007. « Rebranding Thaksionomics: Thailand (Thailand’s coup leaders’ continued economic bungling) ». <em>The Economist (US)</em> 382 (13 janvier): 38</p>
<p>BBC News. 2007. <em>Why Thailand’s King is so Revered</em>. En ligne. http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/7128935.stm (page consultée le 16 octobre 2009)</p>
<p>BBC News. 2009. <em>Timeline: Thailand</em>. En ligne. http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/country_profiles/1243059.stm (page consultée le 16 octobre 2009)</p>
<p>Caouette, Dominique. 2006. <em>Thailande: Histoire d’une oligarquie</em>. En ligne. http://www.cjf.qc.ca/relations/archives/themes/textes/economie/econ_caou_1105.htm (page consultée le 16 octobre 2009)</p>
<p>Connors, Michael Kelly. 2006. <em>Democracy and National Identity in Thailand</em>. Honolulu: University of Hawaii Press.</p>
<p>Diao, Xinshen, Jorn Rattso et Hildegunn Ekroll Stokke. 2005. « International spillovers, productivity growth and openness in Thailand: an intertemporal general equilibrium analysis ». <em>Journal of Development Economics </em>76: 429-450</p>
<p>Doner, Richard F. et Ansil Ramsay. 1993. « Postimperialism and Development in Thailand ». <em>World Development </em>21 (No. 5): 691-704</p>
<p>Duggan, Stephen J. 1991. « Education and Economic Development in Thailand ». <em>Journal of Contemporary</em> Asia 21 (No. 2): 141-151</p>
<p>Goss, Jasper et David Burch. 2001. « From Agricultural Modernisation to Agri-Food Globalisation: The Waning of National Development in Thailand ». <em>Third World Quarterly</em> 22 (No. 6) (Décembre): 969-986</p>
<p>Hewison, Kevin. 1999. « Reviews ». <em>Journal of Contemporary Asia</em> 29 (No. 3): 401-426</p>
<p>Leightner, Johnathan E. 2007. « Thailand’s Financial Crisis: its Causes, Consequences and Implications». <em>Journal of Economic Issues</em> 41 (No. 1) (Mars): 61-74</p>
<p>Lewis, John P. et Devesh Kapur. 1990. « An Updating Country Study: Thailand’s Needs and Prospects in the 1900s ». <em>World Development</em> 18 (No. 10): 1363-1378</p>
<p>Santos-Paulino, Amelia et A.P. Thirlwall. 2004. « Trade Liberalisation and Economic Performance in Developing Countries – Introduction ». <em>The Economic Journal</em> 114 (Février): F1-F3</p>
<p>Washington. Library of Congress – Federal Research Division. 2007. <em>Country Profile: Thailand</em>. Washington: Library of Congress</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Robert B. Albritton et Thawilwadee Bureekul (2002), p.9</p>
<p> </p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> BBC News (2007), en ligne,<em> </em>« Why Thailand’s King is so Revered»</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Juliana Ribeiro (2005), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Amelia Santos-Paulino et A.P. Thirlwall (2004), p. F12</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Kevin Hewison (1999), p. 408</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Liam Ryam (2000), p.807</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Jasper Goss et David Burch (2001), p. 969</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Voir Jasper Goss et David Burch (2001), p.974</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Voir Jasper Goss et David Burch (2001), p.975</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Dominique Caouette (2006), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Michael Kelly Connors (2006), p.102</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Voir Jasper Goss et David Burch (2001), p.979</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Voir Kevin Hewison (1999), p. 407</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> Voir Dominique Caouette (2006), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Banque Mondiale (2005), p. 10</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> Johnathan Leightner (2007), p.66</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> Voir Johnathan Leightner (2007), p.71</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> Voir Kevin Hewison (1999), p. 407</p>
<hr size="1" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/29/democratie-economie-%e2%86%91-le-cas-de-la-thailande/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>SINGAPOUR : UNE ÉCONOMIE INFLUENCÉE PAR LA DIASPORA CHINOISE?</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/18/singapour-une-economie-influencee-par-la-diaspora-chinoise/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/18/singapour-une-economie-influencee-par-la-diaspora-chinoise/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 21:14:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Confucianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Singapour]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=430</guid>
		<description><![CDATA[Par Ève Lortie-Fournier
En détenant 47,31 % du produit intérieur brut [1], les entreprises chinoises de Singapour démontrent que l’économie de Singapour est dominée par la diaspora chinoise. L’immigration chinoise à Singapour a eu beaucoup d’impacts sur cette cité-État. Plus précisément, les valeurs véhiculées en Chine se sont déplacées avec les immigrants pour construire une partie des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Ève Lortie-Fournier</strong></p>
<p style="text-align: justify">En détenant 47,31 % du produit intérieur brut [1], les entreprises chinoises de Singapour démontrent que l’économie de Singapour est dominée par la diaspora chinoise. L’immigration chinoise à Singapour a eu beaucoup d’impacts sur cette cité-État. Plus précisément, les valeurs véhiculées en Chine se sont déplacées avec les immigrants pour construire une partie des valeurs singapouriennes. Les valeurs que les immigrants chinois ont apportées avec eux ont influencé les valeurs singapouriennes.</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">En Asie du Sud-Est, le commerce entre les pays a commencé avec l’arrivée de colons. Les déplacements entre Singapour et la Chine sont fréquents pour les commerçants chinois. À Singapour, la diaspora chinoise commence vers 1819 avec la fondation d’un établissement commercial britannique, par Thomas Stamford Raffles. Cet établissement a augmenté le nombre de plantations de cachou et de poivre. Des ouvriers agricoles, des cultivateurs et des commerçants chinois s’installent massivement dans de nouvelles plantations. Par la suite, les Chinois s’installent définitivement à Singapour et ils se créent des commerces. Les immigrants amènent leur famille avec eux [2] [3].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">Bien que des <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2008/11/28/singapour-les-defis-de-l%e2%80%99harmonie-raciale-et-de-l%e2%80%99identite-nationale/">Malaisiens et des Tamouls se soient établis à Singapour</a>, les Chinois restent les plus influents et les plus nombreux. Le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucianisme">confucianisme</a> est une école de pensée très populaire en Chine. Le développement économique de Singapour sera très influencé par cette idéologie. En fait, celle-ci véhicule des valeurs telles que de travailler fort, le désir d’apprentissage, l’harmonie et la famille [4]. Les individus doivent se recentrer vers leur famille ce qui mène à l’harmonie, au consensus, à la confiance et à la responsabilisation [5].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">En suivant cette idéologie, la communauté chinoise s’est rapprochée et unifiée à l’intérieur de la cité-État. Des associations chinoises ont été créées ce qui a permis aux Chinois de s’entraider. De cette façon, les Sino-singapouriens ont établi des institutions chinoises, à l’intérieur des frontières singapouriennes. Par exemple, la création de banques et de commerces leur a permis de se faire une place au sein de la cité-État. Les valeurs confucéennes ont amené les Sino-singapouriens à s’unifier pour créer des commerces. À l’intérieur de leur commerce, ils font travailler leur famille. Cela leur permettait de garder un contrôle et de toujours avoir un support [4].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">La conservation des valeurs chinoises à Singapour a été possible grâce à la création des écoles basées sur l’éducation en chinois et l’intégration de leurs valeurs. En effet, les Chinois s’installent en permanence à Singapour et les générations reprennent les entreprises familiales [5].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">Il est à noter que les Chinois n’auraient pu transformer l’économie sans les politiques coloniales. En fait, ces dernières pour l’ouverture de commerce étaient très strictes. Il fallait s’y soumettre pour réussir économiquement, à Singapour. Les Sino-singapouriens se sont donc adaptés à ces politiques pour créer leurs banques et leurs entreprises. Ils se sont démarqués économiquement des étrangers et même des Singapouriens, dès la colonisation [2].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">L’exportation de produits singapouriens vers la Chine et en Asie du Sud-Est est explicable par la diaspora chinoise établie à Singapour. Pendant la période coloniale, ils étaient des intermédiaires entre les grandes compagnies de l’Ouest et l’économie locale [2]. Ce rôle leur a permis d’apprendre les lois du marché et les techniques de manufacture. De plus, cela leur permettra de construire des relations commerciales et des réseaux financiers à travers l’Asie [6]. L’expérience du commerce pour les Chinois a modifié leur attachement aux valeurs confucéennes. Ils ont réalisé une sorte de globalisation de l’économie. Les entreprises familiales se sont donc transformées en corporations familiales. Ces dernières sont en fait des associations entre d’anciennes entreprises familiales et la collaboration d’amis de famille au sein de la nouvelle entreprise. Ce nouveau type d’entreprises leur permettait d’avoir plus d’impacts sur l’économie mondiale. L’économie de Singapour est alors passée d’une économie locale à une économie internationale [4].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">Le développement de la communauté chinoise à l’intérieur de Singapour a permis à la ville de devenir un exportateur important. De plus, le commerce entre Singapour et la Chine est essentiel à la compréhension de l’expansion économique de la cité-État. Durant le régime communiste, la Chine échangeait énormément de produits avec Singapour qui est devenu le principal importateur en raison des pressions internationales envers le communisme chinois. Les hommes d’affaires sino-singapouriens qui connaissaient les valeurs de la Chine ont tiré profit de leur héritage. Depuis la chute du communisme, Singapour reste le sixième pays importateur de la Chine qui est le premier importateur de Singapour. Ces relations ont permis à Singapour de devenir une puissance économique dans l’Asie du Sud-Est [6].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">L’apport de la diaspora chinoise à l’économie de Singapour est considérable. Que se soit par l’entremise des valeurs héritées ou des contextes mondiaux dont ont tiré profit les Sino-singapouriens, la diaspora chinoise a permis d’une certaine manière de façonner l’économie de cette cité-État. Ce qui n’est pas arrivé sans créer des tensions. Mais cela c’est une autre question.</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Bibliographie</em></p>
<p style="text-align: justify">[1] Daniel Haber et Jean Mandelbaum, <em>La revanche du monde chinois ?</em> (Paris : Édition Économica, 1996).</p>
<p style="text-align: justify">[2]  Lynn Pan, (dir.),   <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise </em>(Paris : Les Éditions du Pacifique, 2000).</p>
<p style="text-align: justify">[3]  Maurice Freedman et Majorie Topley, « Religion and Social Realignment among the Chinese in Singapore », <em>Journal of Asian Studies</em>, 21 (1961) 3-23.</p>
<p style="text-align: justify">[4] Gordon C. K. Cheung, « Chinese Diaspora as a Virtual Nation: Interactive Roles between Economic  and Social Capital », En ligne. <a href="http://web.ebscohost.com/ehost/pdf?vid=2&amp;hid=%20111&amp;sid=f01e6055-fcc2-4101-8091-ef54674ec6ce%40sessionmgr111">http://web.ebscohost.com/ehost/pdf?vid=2&amp;hid= 111&amp;sid=f01e6055-fcc2-4101-8091-ef54674ec6ce%40sessionmgr111</a> <em>Political</em> <em>studies</em> 52 (2004), 664-684. (Page consultée le 6 octobre 2009)</p>
<p style="text-align: justify">[5]  Kwok Bun Chan et See Ngoh Claire Chiang, « Cultural values and immigrant entrepreneurship : the Chinese in Singapore », En ligne. <a href="http://www.persee.fr/articleAsPDF%20/remi_0765-752_1994_num_10_2_1409/article_remi_076%2050752_1994_num_10_2_1409.pd%20f?mode=light">http://www.persee.fr/articleAsPDF/remi_0765-752_1994_num_10_2_1409/article_remi_076 50752_1994_num_10_2_1409.pd f?mode=light</a> <em>Revue européenne des migrations internationales</em> 10 (1994),  87-117, (page consultée le 6 octobre 2009).</p>
<p style="text-align: justify">[6]  Heidi Dahles, « Venturing across borders: investment strategies of Singapore-Chinese Entrepreneurs in Mainland China » <em>Asian journal of social science</em> 32 (2004) 19-41.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/18/singapour-une-economie-influencee-par-la-diaspora-chinoise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La féodalité du pouvoir politique comme obstacle du développement du pays aux Philippines</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/28/la-feodalite-du-pouvoir-politique-comme-obstacle-du-developpement-du-pays-aux-philippines/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/28/la-feodalite-du-pouvoir-politique-comme-obstacle-du-developpement-du-pays-aux-philippines/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 20:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=295</guid>
		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
Le pouvoir politique aux Philippines est si féodalement fragmenté qu’il est incapable d’imposer et de monopoliser la violence légale ou la taxation qui est sa ressource principale de légitimité. Cela apparaît ostentatoirement dans le fait qu’il ne peut procéder à aucune réforme ou politique sociale et économique cohérente. Au premier chef, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p style="text-align: left">Le pouvoir politique aux Philippines est si féodalement fragmenté qu’il est incapable d’imposer et de monopoliser la violence légale ou la taxation qui est sa ressource principale de légitimité. Cela apparaît ostentatoirement dans le fait qu’il ne peut procéder à aucune réforme ou politique sociale et économique cohérente. Au premier chef, la réforme agraire qui, instaurée depuis 20 ans, se trouve elle-même objet de réforme ! Depuis la présidence de Quezon jusqu’à aujourd’hui, la modification « des titres et des droits détenus sur l’espace foncier »<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a> a toujours été la pierre angulaire des administrations successives aux Philippines, mais la prétendue réforme n’a jamais eu lieu. Qui plus est, aucun des projets de la réforme agraire n’a eu l’ambition de distribuer la terre aux sans-terres (jusqu’à 1986, 90% du capital foncier était la propriété de 10% de la population) ni de donner aux petits paysans les moyens nécessaires pour leur subsistance. Ainsi, leur développement reste bloqué par la grande propriété dont la production est vouée à l’exportation et non pas au marché national. La succession de projets depuis 1935 explique moins la volonté politique de la classe dirigeante que sa démagogie consistant à contrôler les revendications paysannes. Étant une force conservatrice, le Congrès qui était chargé de rédiger la loi de la réforme, confirmait son statut de garde des arrières de la classe des propriétaires terriens. <a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a><span id="more-295"></span></p>
<p>Encore sous le colonialisme américain (Commonwealth des Philippines), le premier président philippin qui était puissant, à la tête d’un État unitaire, Manuel Quezon (1935-1944), s’est écroulé face à la pression gigantesque des maîtres de la terre. Pour entraver son pouvoir central, 24 sénateurs, membres de la chambre supérieure, et 110 membres de la chambre inférieure du Congrès philippin, ont constitué un pouvoir législatif qui a mis la présidence, constitutionnellement puissante, à la marge de l’arène de prise de décision<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>Quelles sont les conséquences de cette féodalité du pouvoir politique ? Outre la présence des forces militaires étrangères dépréciant la souveraineté nationale, on observe la limitation de la taille de l’État, le manque d’infrastructures physiques, les restrictions budgétaires ainsi que la persistance d’un gouvernement chroniquement déficitaire ce qui force ce même gouvernement à demeurer dépendant de l’impôt indirect et de l’aide financière étrangère. En fait, il est possible d’affirmer que les Philippines représentent l’archétype d’un pays sous la tutelle des institutions monétaires internationales, à savoir le FMI, la Banque mondiale et l’OMC<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Aujourd’hui, l’État philippin est coincé dans un cycle infernal d’une alliance sans cesse renouvelée entre les intérêts économiques de l’oligarchie terrienne et les appareils étatiques qui fonctionnent comme des moyens privés en faveur des maîtres en place. L’État n’est pas un moyen d’équilibre entre les classes et les régions par nature inégalement développées, mais un moyen pour enrichir les potentats provinciaux et nationaux. Aux Philippines, ce n’est pas la richesse qui mène au pouvoir, comme dit l’adage capitaliste, mais c’est le pouvoir qui émane de, et conduit à, la richesse<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>. Selon Hutchcroft, l’accès à l’État est la principale avenue vers l’accumulation capitaliste privée, vers l’accès pour ainsi dire à une zone libre d’opportunités destinée à la clientèle de l’oligarchie depuis le bas de l’échelle jusqu’à la tête de Malacañang Palace, le palais présidentiel<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>. L’accès au pouvoir est donc déterminant pour la réussite ou la faillite des affaires économiques.</p>
<p>La raison de cet impasse est attribuable à la faiblesse des institutions étatiques, au processus limité d’institutionnalisation dans ce pays, ainsi qu’à la continuité de l’éparpillement politique propre à la féodalité héritée depuis les Espagnols. Alors que la bureaucratie dans sa version wébérienne canonique est le lieu de l’abstraction, de l’impartialité, de l’impersonnalité, de l’efficacité et de la rationalité de l’administration publique, aux Philippines celle-ci demeure au contraire encore personnelle, clientéliste, partiale et par conséquent inefficace. Bref elle correspond à ce que Weber appelle l’État patriarcal.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a> Les Philippines ont encore besoin, à l’instar de beaucoup d’autres pays, d’une laïcisation propre à eux, à savoir une <em>séparation</em> entre l’autorité personnelle et l’autorité de l’État. Une comparaison avec la présence déterminante de l’État taïwanais projette suffisamment de lumière pour comprendre sa portée et son rôle dans le développement socio-économique. La favorisation de l’export, la dévalorisation de l’import ou ce que l’on peut appeler une politique industrielle surtout en technologie de pointe et l’investissement en éducation, sont les points d’appui faisant la toile de fond. L’État taïwanais, à titre d’exemple, a procédé à la création d’un réseau de firmes dans le secteur de <em>Hardware</em> en vue de devenir fournisseur aux grandes multinationales et a exigé des entreprises venues s’installer au pays de traiter avec les firmes nationales de sorte que cela allait renforcer le tissu industriel national.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn8">[8]</a> Quant à la politique agricole l’État a mis en place un plan d’équilibre des revenus entre campagne et ville de sorte que le revenu de l’une ne peut jamais baisser en dessous de 75% du revenu de l’autre.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Louis Faugere, Les nouveaux enjeux de la réforme agraire aux Philippines, <a href="http://www.scribd.com/doc/2324051/Reforme-agraire-aux-Philippines-Agrarian-reform-in-the-Philippines-Reforma-agraria-en-Filipinas">http://www.scribd.com/doc/2324051/Reforme-agraire-aux-Philippi nes-Agrarian-reform-in-the-Philippines-Reforma-agraria-en-Filipinas</a></p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Ibid.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Alasdair Bowie and  Danny Unger The politics of open economies; p. 102</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> http://<strong>www</strong>.cairn.info/revue-internationale-de-politique-comparee-</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Paul David Hutchcroft;  Booty capitalism; p. 13</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Paul David Hutchcroft;  Booty capitalism; p. 13</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> Hutchcroft; Op. Cit; p. 14</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref8">[8]</a> Florian Mayneris; État et innovation industriel ; 14-04-2008;  <a href="http://www.laviedesidees.fr/Etat-et-innovation-industrielle.html">http://www.laviedesidees.fr/Etat-et-innovation-industrielle.html</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/28/la-feodalite-du-pouvoir-politique-comme-obstacle-du-developpement-du-pays-aux-philippines/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les effets de l’aquaculture sur les mangroves en Thaïlande</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/27/les-effets-de-l%e2%80%99aquaculture-sur-les-mangroves-en-thailande/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/27/les-effets-de-l%e2%80%99aquaculture-sur-les-mangroves-en-thailande/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 19:06:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=279</guid>
		<description><![CDATA[par Geneviève Ducharme
 On peut l’affirmer d’emblée, l’ensemble de l’Asie a connu une impressionnante croissance économique au cours des décennies. Depuis trente ans, le développement de l’aquaculture est également remarquable pour la région. À l’origine, cette activité était pratiquée par les communautés locales, mais récemment, elle représente toute une industrie d’exportation. Étant présenté comme un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Geneviève Ducharme</strong></p>
<p><strong> </strong>On peut l’affirmer d’emblée, l’ensemble de l’Asie a connu une impressionnante croissance économique au cours des décennies. Depuis trente ans, le développement de l’aquaculture est également remarquable pour la région. À l’origine, cette activité était pratiquée par les communautés locales, mais récemment, elle représente toute une industrie d’exportation. Étant présenté comme un modèle de production efficace, plusieurs l’adoptent en Asie et partout ailleurs. Aujourd’hui, cet apport financier a un coût environnemental important. En effet, les pratiques utilisées ont eu de graves conséquences sur la biodiversité et l’élevage de crevettes représente un véritable exemple de dégradation de l’habitat naturel, celui des forêts de palétuviers.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-281" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/07/Genevieve.jpg" alt="Genevieve" width="290" height="218" /></p>
<p>Source : <a href="http://www.fao.org/forestry/mangrove/fr/">http://www.fao.org/forestry/mangrove/fr/</a><span id="more-279"></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline">Le cas en Thaïlande</span></p>
<p>On comprend l’importance de l’industrie de la pêche dans cette région en observant le nombre impressionnant de travailleurs employés dans l’aquaculture. Selon M. De Konink, c’est plus de 400 000 pêcheurs munis d’équipements modernisés contenant une flotte de 30 000 chalutiers. Entre 2000 et 2004, le taux de croissance annuel de production d’aquaculture est passé de 3,4 à 9,1% pour l’Asie avec une production de 1 172 866 tonnes. Au monde, la Thaïlande se trouve au septième rang comme producteur aquacole et est l’un des principaux exportateurs de crevettes.</p>
<p>La pêche thaïlandaise opère dans le golfe de <a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/gif/thailande-2.gif">Thaïlande</a> le long du littoral. Ce bassin d’eau de 320 000 km² est tapissé d’une forêt d’arbres et arbustes qui prennent vie sous le niveau que peut atteindre l’eau en période de marées hautes, appelé aussi <a href="http://www.fao.org/forestry/mangrove/fr/">mangrove</a>. Le développement extensif d’élevage de crevettes a engendré la destruction de vastes zones de mangrove situées sur les côtes. L’absence ou la destruction de ces mangroves peut avoir de graves conséquences chez les pays en développement qui sont bordés par ce type de forêt, car leur rôle est de modérer les crues des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mousson">moussons</a> et de protéger les côtes des phénomènes naturels tels que : l’érosion due aux vents, aux vagues et aux courants, ainsi que d’atténuer les effets de tempêtes et <a href="http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/200810/29/01-34269-le-tsunami-de-2004-dans-locean-indien-serait-le-plus-gros-en-600-ans.php">tsunami</a>. On se souvient tous de la catastrophe de 2004 qui a frappé de plein fouet l’Indonésie, les côtes du Sri Lanka, le sud de la Thaïlande ainsi que plusieurs autres pays. Des études ont d’ailleurs démontré que les régions marquées par la désertification de mangroves ont été les plus touchées par <a href="http://www.alternatives.ca/article2456.html">l’événement</a>. Concrètement, l’Asie aurait subi une perte de 1,9 millions d’hectares de forêt de mangroves. Avec les variations climatiques qui se manifestent de plus en plus il est essentiel pour les régions, surtout la Thaïlande, de préserver et de réhabiliter les côtes à mangrove pour diminuer les risques à d’éventuelle catastrophe naturelle.</p>
<p>Le cas de la Thaïlande illustre bien une situation où l’utilisation irrationnelle des ressources est allée de pair avec la croissance économique que la région a connue dans les années 80. Aujourd’hui, plusieurs groupes environnementaux sont en place et s’impliquent dans la conservation des forêts à mangrove selon une approche écosystémique de l’aquaculture. Par exemple, le <em><a href="http://www.gaalliance.org/">Global Aquaculture Alliance</a> </em> a comme mission une aquaculture respectueuse de l’environnement sans compromettre les besoins alimentaires du monde ou encore la <em><a href="http://www.ramsar.org/">Convention de Ramsar</a></em> qui se veut protectrice des zones humides. De plus, le <em>FAO, <a href="http://www.fao.org/index_fr.htm">l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture</a></em> qui est très impliqué dans le domaine. Bien entendu, il ne faut pas interdire cette industrie, car d’un côté son poids économique et social demeure et de l’autre côté la demande des pays industrialisés continu de croître. Une façon simple de contribuer sans arrêter de manger des crevettes est de choisir celles étant certifiées bio.</p>
<p>Bibliographie</p>
<p><a href="http://www.fao.org/fishery/countrysector/naso_thailand/fr">http://www.fao.org/fishery/countrysector/naso_thailand/fr</a></p>
<p><a href="http://www.fao.org/forestry/mangrove/fr/">http://www.fao.org/forestry/mangrove/fr/</a></p>
<p><a href="http://www.fao.org/DOCREP/V5200F/v5200f09.htm">http://www.fao.org/DOCREP/V5200F/v5200f09.htm</a></p>
<p><a href="http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Biodiversite/Mangroves/Mangroves/(theme)/302">http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Biodiversite/Mangroves/Mangroves/(theme)/302</a></p>
<p><a href="http://www.wrm.org.uy/bulletinfr/132/Mangroves.htm">http://www.wrm.org.uy/bulletinfr/132/Mangroves.htm</a></p>
<p><a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/009/a0874e/a0874e00.pdf">ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/009/a0874e/a0874e00.pdf</a></p>
<p>De  Koninck,  Rodolphe,   <span style="text-decoration: underline">L’Asie  du  Sud‐Est</span>,  2e  édition  revue  et  corrigée,  Paris:  Armand  Colin,  2005.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/27/les-effets-de-l%e2%80%99aquaculture-sur-les-mangroves-en-thailande/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Laos s’engage dans l’écotourisme</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2008/07/10/le-laos-s%e2%80%99engage-dans-l%e2%80%99ecotourisme/</link>
		<comments>http://redtac.org/asiedusudest/2008/07/10/le-laos-s%e2%80%99engage-dans-l%e2%80%99ecotourisme/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2008 00:47:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Écotourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://asiesudest.wordpress.com/?p=73</guid>
		<description><![CDATA[Par Julien Daoust Janson
Le programme gouvernemental
Depuis 1990 le gouvernement laotien a ouvert les frontières du pays au tourisme. Depuis, cette activité économique est devenue celle qui génère le plus d’entrées de devises étrangères. Le plan de développement d’écotourisme du Laos vient d’ailleurs s’inscrire dans la vague de cette industrie que l’ont connait en Asie du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Julien Daoust Janson</strong></p>
<p style="text-align:justify"><strong>Le programme gouvernemental</strong><br />
Depuis 1990 le gouvernement laotien a ouvert les frontières du pays au tourisme. Depuis, cette activité économique est devenue celle qui génère le plus d’entrées de devises étrangères. Le plan de développement d’écotourisme du Laos vient d’ailleurs s’inscrire dans la vague de cette industrie que l’ont connait en Asie du Sud-Est. C’est dans ce contexte que l’Administration pour le Tourisme national au Laos (en anglais : LNTA) a construit son programme de développement d’écotourisme, soit l<a href="http://www.ecotourismlaos.com/directory/publications/lao_nta_ecotourism_strategy.pdf">e National Ecotourism Strategy and Action Plan</a>.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-73"></span></p>
<p style="text-align:justify">À cette fin, l’entreprise privée a été largement sollicitée pour le développement du tourisme en dehors des centres urbains du Laos. En effet, la plupart des visiteurs sont plus souvent présents dans la capitale, Vientiane, ou encore dans la ville de Luang Prabang. À elles seules, ces villes réunissent entre 80 % et 90 % des touristes [<a href="http://www.ecotourismlaos.com/directory/publications/lao_nta_ecotourism_strategy.pdf">lince</a>].<br />
<strong><br />
Est-ce que le développement du tourisme dérange?</strong><br />
Il serait légitime de considérer que le développement de l’écotourisme ne fait pas que des heureux, soit les autorités financières, les agences de tourisme et les touristes eux-mêmes. On peut envisager que la transformation de certains endroits au Laos en « zones touristiques » dérange et inquiète les communautés locales qui, pour conserver une activité économique non négligeable, sont confinées dans leurs villages tout en restant « traditionnels ». Il est cependant difficile de vérifier si l’hypothèse tient… en réalité, les expériences d’écotourisme au Laos dont nous avons eu écho semble en vraisemblablement bénéfique.</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Les bienfaits de l’écotourisme</strong><br />
Pour l’instant on trouve beaucoup plus d’informations qui soutiennent que l’écotourisme profite aux populations rurales, mais également à la conservation de la flore et de la faune. Par exemple, l’organisation Animo, qui est destinée à sauvegarder la forêt laotienne et la population de singes gibbons. Cette société fut créée par un ressortissant français en 2003, son nom est Jean-François Remeux et il est également le fondateur et directeur de The Gibbon Experience. Par l’élaboration d’un plan d’écotourisme par la société Animo, des braconniers de gibbons se sont fait, entre autres, guides pour les voyageurs, mais également gardes forestiers. De plus, avec cette nouvelle activité économique, c’est tout un village qui a abandonné la coupe des arbres pour s’adonner à une nouvelle activité économique [1]. Du coup, la déforestation autour du village a cessé et la biodiversité est en train de se reconstruire, ce qui est surement une bonne chose pour attirer encore plus de touristes…</p>
<p><strong>L’écotourisme est à double tranchant pour le gouvernement</strong><br />
Quand on y pense, le développement du tourisme dans l’arrière-pays n’inquiète pas forcément les populations locales, bien qu’elles risquent quand même d’être bousculées dans leurs habitudes par cette nouvelle activité économique. Paradoxalement, c’est plutôt les autorités laotiennes elles-mêmes qui se voient gênées dans le développement de l’écotourisme. Il semble bien que les entreprises privées qui se sont engagées dans cette industrie, et qui sont gérées par des étrangers deviennent parfois gênantes pour le gouvernement.</p>
<p style="text-align:justify">À titre d’exemple, l’enlèvement de Sompawn Khantisouk au Laos en 2007 par des hommes vraisemblablement reliés aux autorités locales à Luang Prabang. Khantisouk gérait une compagnie très connue qui proposait des balades en bateaux. Impliqué dans le tourisme dit durable, il fut, apparemment, enlevé suite à sa tentative de mobiliser les habitants d’un village, contre un projet chinois de culture d’hévéa, l’arbre à caoutchouc [2].</p>
<p style="text-align:justify">Ce coup d’éclat dans l’industrie du tourisme démontre très bien le dilemme devant lequel les dirigeants laotiens se sont eux-mêmes placés. Ils cherchent à faire de l’industrie touristique une place-forte de l’économie laotienne, mais ils redoutent en même la présence d’étrangers en leur sol et le risque que ceux-ci interfèrent dans les affaires de l’État. Dans le cas de Sompawn Khantisouk, c’est son partenaire, un américain, qui gênait également.</p>
<p style="text-align:justify">Depuis, il devient parfois embêtant pour les entrepreneurs locaux, qui voudraient se lancer dans l’écotourisme, de faire appel à des investisseurs étrangers. À propos, il convient de spécifier que l’étranger indésirable reste essentiellement l’Occidental, tout le contraire de l’investisseur et du tourisme chinois qui ne cherchent pas à déstabiliser le régime avec des principes comme les droits humains ou encore la démocratie.</p>
<p style="text-align:justify">&#8211; —</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">[1] http://www.mediaf.org/fr/themes/fiche.php?itm=1988&amp;md=&amp;thm=1</p>
<p style="text-align:justify">[2] http://www.atimes.com/atimes/Southeast_Asia/JB02Ae01.html</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2008/07/10/le-laos-s%e2%80%99engage-dans-l%e2%80%99ecotourisme/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

