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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Dictature</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>INDONÉSIE, DE SUHARTO À LA DÉMOCRATIE</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 01:49:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Amélie Privé
 
Depuis les années 2000, plusieurs pays d’Asie du Sud-est sont reconnus comme étant des pays en émergence. L’un des grands meneurs économiques est l’Indonésie. Cependant, qui dit développement économique, ne dit pas forcément démocratie. En effet, le chemin des îles indonésiennes pour la démocratie fut difficile, puisqu’elles sortent tout juste d’un gouvernement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Amélie Privé</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis les années 2000, plusieurs pays d’Asie du Sud-est sont reconnus comme étant des pays en émergence. L’un des grands meneurs économiques est l’Indonésie. Cependant, qui dit développement économique, ne dit pas forcément démocratie. En effet, le chemin des îles indonésiennes pour la démocratie fut difficile, puisqu’elles sortent tout juste d’un gouvernement militaire. L’Indonésie s’est de plus libérée très tard de son statut colonial qui l’empêchait de développer sa propre constitution. Malgré la tentative de mise sur pied d’une démocratie, les énormes clivages du pays rendent le gouvernement très instable et les putschs sont considérés comme une solution pour un gouvernement fort. L’armé a, elle aussi, jouée un rôle important dans la réussite ou la défaite de l’implantation de la constitution. Aujourd’hui, même si le régime militaire est tombé, il reste de nombreux défis à la république indonésienne afin de consolider sa démocratie. Nous verrons ici comment l’Indonésie est tombée sous le jouc de Suharto et la manière dont elle s’en est sortie.<span id="more-652"></span></p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord  l’Indonésie a été pendant plus de 300 ans une colonie de la Hollande. Mais c’est seulement après la capitulation du Japon qui occupait ces îles depuis trois ans que son indépendance fut proclamée par le chef du mouvement nationaliste Mohammad Hatta ainsi que Sukarno le  17 aout 1945. Les Hollandais ne reconnaissent pas la nouvelle république et tentent de la reprendre. Pendant ce temps, le pays est déchiré entre les coups des ultranationalistes qui tentent de nombreux putschs et les répressions de l’armée sur les communistes qui étaient accusés de vouloir prendre le pouvoir. En effet ceux-ci sont d’avis que l’Indonésie a besoin d’un État fort, ce que la république n’est pas car elle a dut changer de gouvernement à six reprises entre 1950 et 1959. Après que les États-Unis et l’ONU ait mis de la pression sur la Hollande, celle-ci laissa une partie du territoire tout en conservant l’autre partie. En 1950, l’Indonésie s’unifie et reprend les territoires néerlandais.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu&#8217;à la fin des années soixante, le pays est touché par des vagues de radicalisation. Après les premières élections, les communistes deviennent de plus en plus populaires et cela ne plait pas du tout à l’armée et au gouvernement musulman. En 1965 Suharto prend la tête de l’armée  et assassine les partisans du parti communiste indonésien. Sukarno se voit alors dans l’obligation d’abdiquer et de donner le pouvoir au général Suharto.</p>
<p style="text-align: justify">Les trente années du pouvoir militaire de Suharto se sont déroulées dans la répression et la violence. En effet, l’armée joue un rôle non seulement militaire mais également politique.<a href="#_ftn1">[1]</a>Bien que la démocratie ait fait un bout de chemin lors du pouvoir de Sukarno, le recul fut rapide et radical au moment de la prise de pouvoir de la junte militaire. Aussitôt arrivé au pouvoir, celui-ci interdit le parti communiste. Les élections sont conservées mais, bien entendu, elles sont contrôlées par le régime de Suharto qui s’est ainsi maintenu au pouvoir pendant plus de 30 ans (1966-1998).  Ces années sont marquées par de sanglantes répressions contre les musulmans et les communistes. De plus des étudiants ainsi que la classe musulmane menèrent de nombreuses manifestations ainsi que des actes terroristes pour dénoncer et lutter contre la corruption, celles-ci furent également réprimées par l’armée de manière agressive.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré l’essor économique dut à la baisse du prix du pétrole, la crise économique de 1997 toucha l’Indonésie aussi bien que plusieurs autres pays d’Asie du Sud. Les guerres civiles deviennent de plus en plus fréquentes ainsi que les massacres, la corruption et les avantages données aux membres proches du pouvoir et à la famille du dictateur contribuèrent à augmenter les inégalités. En 1998 Suharto démissionna suite aux innombrables émeutes. Cependant, la démocratie n’est pas revenue au même point qu’elle en était au moment de la prise de pouvoir de l’ancien dictateur. Celui-ci désigna l’un de ses ministres et le gouvernement retrouva ses vielles habitudes. En 2001, c’est à Megawati que revient la tâche de reconstruire la démocratie qui commence tranquillement à se consolider si on la compare avec ce qu’elle était jusqu’en 1998.</p>
<p style="text-align: justify">Il est intéressant de noter que l’Indonésie constitue l’archipel le plus grand au monde. La diversité y est également présente dans tous les aspects de la société. Il y a plus de 200 langues et de nombreuses ethnies. Cela constitue une énorme difficulté pour le gouvernement démocratique car celui-ci doit représenter la population. Plus d’une quarantaine de partis ont été enregistrés lors des élections suivant la chute de Suharto. L’unification nationale du pays est donc difficile, mais la démocratie n’est pas impossible. La place de l’armée a été considérablement réduite et la police est redevenue civiles. Même si la représentation reste imparfaite et que les luttes pour l’indépendance (Timor Oriental) continue de troubler l’ordre, le chemin parcouru est considérable. Cependant, l’image des leaders est priorisé au détriment d’un programme électoral fort et solide qui représente les intérêts de la population.</p>
<p style="text-align: justify">La démocratie est encore bien jeune en Indonésie. Il reste cependant remarquable de constater les progrès fait vers une consolidation. La possibilité d’un coup d’État est néanmoins présente car l’orientation des partis est d’avantage basée sur le choix du dirigeant que sur une idéologie. Malgré cela, l’Indonésie reste un pays en émergence avec une démocratie en consolidation. La population, comme nous l’avons vu plus haut veut se faire entendre et que les politiques représentent ses intérêts. Il s’agit d’un pas très important dans le développement de la démocratie indonésienne.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Cayrac-Blanchard, Françoise. <em>Violence contre démocratie en Indonésie. </em>Le monde diplomatique. Archives 1999. P.24-25</p>
<p>Cayrac-Blanchard,  Françoise. <em>Article encyclopédique, Indonésie au XXème siècle</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Hefner, Robert.W.<em> Muslims and democratization in Indonésia, Civil islam. </em>Princeton university press.2000</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Cayrac-Blanchard, Françoise. <em>Violence contre démocratie en Indonésie. </em>Le monde diplomatique. Archives 1999. P.24-25</p>
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		<title>LA SOCIÉTÉ CIVILE AUX PHILIPPINES</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 22:23:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratisation]]></category>
		<category><![CDATA[Dictature]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>
		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

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		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
La société civile dans le sens entendu ici est le prolongement d’une notion bien enracinée dans la culture séculière du pays, à savoir le terme pakikipagkapwa qui veut dire « interaction holistique avec les autres » et Kapwa qui veut dire « partager son propre intérieur ». Qui plus est, l’assistance volontaire connote un statut égalitaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p>La société civile dans le sens entendu ici est le prolongement d’une notion bien enracinée dans la culture séculière du pays, à savoir le terme <em>pakikipagkapwa</em> qui veut dire « interaction holistique avec les autres » et Kapwa qui veut dire « partager son propre intérieur ». Qui plus est, l’assistance volontaire connote un statut égalitaire entre celui qui vient en aide et à celui qui en a besoin. La notion de charité, qui brise cette égalité est apparue qu’avec l’avènement de l’Église catholique portée à travers l’établissement d’écoles paroissiales, orphelinats, asiles et hôpitaux en l’absence de l’État national comme acteur public. Plus récemment, la vague communiste créait parmi les Églises catholiques et protestantes, une réaction visant la récupération des organisations ouvrières et paysannes. Une réaction qui a pris de l’ampleur lors de l’élimination des forces politiques durant la loi martiale.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a><span id="more-311"></span></p>
<p>Durant la période du régime de la loi martiale (1972 – 1986), et en l’absence des partis politiques mis à l’ombre par ce même régime, un vaste réseau d’ONG a vu le jour aux Philippines. Si la loi martiale veut dire la « suspension des élections et du régime parlementaire, l’interdiction des partis politiques, syndicats et organisations étudiantes, et l’arrestation des membres de l’opposition »<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a> ; l’apparition des ONG était salutaire. En effet, la population trouvait ainsi un moyen de contourner cette sinistre loi tandis que le régime en place, outre le fait que cela lui fournissait un vernissage de tolérance politique, était confronté à des organisations qui ne prétendaient pas au pouvoir politique.</p>
<p>Aujourd’hui, la société civile philippine comporte une immense variété d’organisations (entre 60 000 et 70 000) qui va des associations d’appui à la réforme agraire, des syndicats ouvriers, de pêcheurs, de paysans, de l’engagement dans la recherche, la diffusion de brochures, de livres, et l’organisation de forums jusqu’aux écoles privées et hôpitaux, associations professionnelles et autres institutions privées et à but non lucratif qui ne se considèrent pas d’habitude parmi la société civile.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a> Absorbées par les soucis liés au modèle de développement inspiré par le dirigisme du capitalisme de l’État, les ONG pour la majorité s’occupent des zones rurales pauvres et des ghettos urbains, d’infrastructures sanitaires, éducatives, médicales et financières ainsi que de la création de coopératives, des enjeux de la réforme agraire et la protection de l’environnement<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>. Bien que la démocratisation proprement dite occupe peu d’importance pour ces réseaux, leur rôle est incontestable dans la contribution à l’autonomisation et à la production des conditions préalables de la démocratie.</p>
<p>La distribution équitable de la terre est cruciale pour la croissance économique et le développement démocratique. Aux Philippines, la distribution inéquitable de la terre et son haut taux de location produisent des effets négatifs sur l’économie, la politique et surtout sur la pauvreté en milieu rural. La perpétuation de la terre comme seule source de richesse dans les communautés locales aide à maintenir le système patron-client comme un obstacle important à une véritable démocratisation<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p>L’importance de la société civile et sa mobilisation est devenue évidente tant dans la chute du régime de Marcos que dans la codification de leur présence par la présidente Aquino qui leur a accordé une présence au sein de l’administration publique d’au moins 25% des membres des conseils pour le développement local, depuis le niveau du local jusqu’au niveau provincial<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>. Reste que cette évolution tant souhaitée porte le virus dormant de la reproduction du système patrimonial où prévaut le critère du quota et non celui de l’égalité démocratique et citoyenne.</p>
<p>L’importance de la société civile aux Philippines tient aussi à trois éléments forts attrayants. Tout d’abord, elle contrebalance la domination élitiste et sexiste et le favoritisme politique qui s’exercent dans l’ensemble du pays. Ensuite, elle contribue à la mise en place de processus décisionnels ouverts à tous, ce qui fournit une base sociale indéniable à la démocratisation. Enfin, elle favorise l’autonomisation des citoyens, ce qui implique la promotion de normes et des <em>valeurs civiques</em> qui mettent l’accent sur le sens de la citoyenneté. En cela, les Philippines illustre l’impact de la présence et de la participation à la <em>gouvernance locale</em> devenue célèbre et prometteuse comme c’est le cas pour des expériences bien consacrées comme celle d’Angleterre ou de la Bolivie<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p>Malheureusement, trois limites directes font obstacles à cette avancée difficile. D’abord, l’absence d’institutionnalisation et la présence du caractère transitoire de cet acteur de base, due à la délégation des pouvoirs dont il jouit dans la gouvernance locale. Autrement dit, le choix favorable privilégié par la réforme administrative, soit une délégation de pouvoir rapide et moins contraignante de la part de l’État aux dépens d’un processus juridique long rend donc cette avancée à la merci d’institutions législatives dominées par l’oligarchie terrienne. Ensuite, la guerre contre le terrorisme à laquelle souscrit l’actuelle présidente Gloria Macapagal-Arroyo, le retour de l’approche militaire pour résoudre les problèmes de Mindanao.  Enfin, la présence militaire des Américains sous prétexte d’aide, qui ne peut être paisible, projettent à l’horizon, non pas la floraison de la société civile, mais la militarisation de la société tout entière<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p>Indirectement, la situation de la société philippine en tant qu’État-nation inachevé rend superficielle la société civile et peut servir de prétexte aux forces étrangères pour mettre la main sur la souveraineté du pays. Ainsi, la société civile ne peut remplacer les fonctions de l’État-nation avec ses institutions et ses prérogatives, suivant les différenciations de la société moderne entre société civile et société politique.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Overview of NGOS and civil society: Philippines http://www.adb.org/Documents/Reports/Civil-Society-Briefs/PHI/CSB-PHI.pdf</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Francis Loh  « Les ONG et les mouvements sociaux en Asie du Sud-Est », <em>Mondialisation et résistance : L’état des luttes</em> ;; Syllepse, 2004  ; p. 42</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> David Wurfel; Civil society and democratization in the Philippines, p. 215.  Au site: http://www.apcss.org/Publications/Edited%20Volumes/GrowthGovernance_files/Pub_Growth%20Governance/Pub_GrowthGovernancech17.pdf</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Ibid. p. 216</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Ibid. p. 216</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Mondialisation et résistance ; Op. Cit, p. 44</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7"></a>6 ONU-Habitat; World urban forum: <a href="http://ww2.unhabitat.org/mediacentre/documents/wuf2004/civilsociety_fr.pdf">http://ww2.unhabitat.org/mediacentre/documents/wuf2004/civilsociety_fr.pdf</a></p>
<p>7 David Wurfel; Op. Cit, p. 222</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref8"></a></p>
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		<title>Les défis de la mondialisation au niveau politique en Birmanie</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 02:12:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin_displayname</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Vanessa Alexandra Duchemin
Contrairement à la tendance du reste de l’Asie qui semble faire des efforts pour marcher vers la démocratie, la Birmanie reste et demeure sous un régime autoritaire et répressif. La Birmanie met tout de même en place certaines institutions modernes et ayant un certain aspect démocratique, mais malgré une certaine intégration de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Vanessa Alexandra Duchemin</strong></p>
<p style="text-align:justify">Contrairement à la tendance du reste de l’Asie qui semble faire des efforts pour marcher vers la démocratie, la Birmanie reste et demeure sous un régime autoritaire et répressif. La Birmanie met tout de même en place certaines institutions modernes et ayant un certain aspect démocratique, mais malgré une certaine intégration de valeurs et principes démocratiques, la mondialisation ne semble avoir aucun impact sur le gouvernement birman, et ne semble pas aider à résoudre la question du respect des droits de l’homme.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-122"></span><br />
La mondialisation est caractérisée par la multiplication et par la plus grande étendue des échanges internationaux, qu’il s’agisse d’échanges commerciaux, de déplacements de populations, de relations politiques, etc. La mondialisation implique aussi une libéralisation des échanges, et une uniformisation des pratiques et des modèles sociaux. Sur le plan politique, cela voudrait donc dire que tous les pays tendent de plus en plus à avoir les mêmes principes, les mêmes pratiques, et aussi des régimes semblables, où la démocratie serait vue pour la grande majorité comme le modèle à suivre. En Birmanie, le gouvernement a souvent été dirigé par l’armée. Celle-ci joue le rôle principal dans la politique, ce qui est encore le cas aujourd’hui. En effet, le régime en place est considéré comme une dictature militaire et il est très difficile pour les autres pays, y compris les grandes puissances, d’intervenir ou même d’influencer le gouvernement dans ses actions.</p>
<p style="text-align:justify">
Dès la fin de la colonisation, la Birmanie a fait face au pouvoir militaire qui s’est approprié le pouvoir politique. Lors du renversement d’U Nu, qui était le Premier ministre en place lors de l’indépendance, les militaires qui combattaient pour l’indépendance forment le nouveau gouvernement. Ceci donne alors lieu à beaucoup de réactions pessimistes venant de l’étranger, vu qu’il était difficile de croire que ce régime formé d’anciens rebelles pourrait mettre en place une administration qui mettrait l’accent sur les droits de l’Homme et la démocratie. C’est ce que prévoit l’ambassadeur d’Angleterre en Birmanie, Richard H.S. Allen, en 1960, en disant que « si l’armée doit encore intervenir, la démocratie ne va pas se rétablir avant plusieurs générations, si ce n’est jamais ». Cette affirmation s’est avérée vraie jusqu’à aujourd’hui, car aujourd’hui il ne semble pas y avoir de réelles voies immédiates pour sortir la Birmanie de cette dictature, du moins dans le moyen terme. Dès qu’il y a une opposition, le gouvernement utilise des moyens de répression pour calmer les révoltes. C’est notamment le cas avec Aung Suu Kyi, une des leaders de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), qui est le parti qui présente la plus grande menace pour le régime, étant donné sa grande popularité au sein de la population. En effet, cette dernière est mise sous assignation à domicile depuis 1989. Les pressions faites par les autres pays, par les organisations non gouvernementales, et par les organisations internationales influentes telles que l’ONU, ne font encore aucun effet et le gouvernement birman reste ferme sur sa décision. Toutefois, le parcours d’Aung Suu Kyi montre qu’il est éventuellement possible d’intégrer des structures plus démocratiques dans le pays. En effet, cette dernière étudie en Angleterre à Oxford après avoir fait une partie de ses études en Birmanie et lorsqu’elle retourne au pays, elle ramène avec elle toutes ses connaissances acquises à l’étranger. Cela lui permet de les partager ensuite avec la population à travers le NLD, et les contestations de la population envers le gouvernement deviennent donc de plus en plus nombreuses. De plus, les relations extérieures de la Birmanie sont très restreintes étant donné que les gouvernements consécutifs considèrent, ou avancent le prétexte selon lequel une ouverture vers le monde extérieur aurait pour résultat la disparition de la culture et de la tradition birmane. Le gouvernement birman actuel ferme encore ses portes lors des manifestations des moines qui ont été<a href="http://www.tv5.org/TV5Site/5sur5/player.php?url=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2007/CBFT/5Sur5200710131700_4.asx"> violemment réprimées</a>, ou dans le contexte du cyclone qui a frappé la Birmanie en mai 2008, soit en bloquant l’aide humanitaire, soit en l’attribuant à des groupes de leur choix.</p>
<p style="text-align:justify">
Cependant, il est probable que la Birmanie s’ouvre vers l’extérieur pour promouvoir son économie, afin de préserver le gouvernement militaire qui a besoin de financement pour se maintenir en place.</p>
<p style="text-align:justify">&#8211; —</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">Neher, Clark D. 1991. Southeast asia in the new international era. Boulder : Westview Press.<br />
Callahan, Mary P. 2003. Making enemies. War and state building in Burma. Londres : Cornell University     Press.<br />
Éthier, Diane. 2006. Introduction aux relations internationales. Montréal : Les Presses de l’Université de     Montréal.</p>
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		<title>Singapour : Dictature ou démocratie ? Surveillance, censure et autocensure</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2008/06/29/singapour-dictature-ou-democratie-surveillance-censure-et-autocensure/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 22:35:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin_displayname</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Samuel Barbas
Pour faire suite au premier billet portant sur le monopole gouvernemental concernant les élections, il sera question ici du contrôle du gouvernement sur sa population et les médias. Pour mieux comprendre ce dont il s’agit, rappelons simplement l’illégalité des rassemblements de cinq personnes ou plus à des fins politiques, ainsi que les poursuites [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Samuel Barbas</strong></p>
<p style="text-align:justify">Pour faire suite au <a href="http://asiesudest.wordpress.com/2008/06/29/singapour-dictature-ou-democratie-1ere-partie/">premier billet</a> portant sur le monopole gouvernemental concernant les élections, il sera question ici du contrôle du gouvernement sur sa population et les médias. Pour mieux comprendre ce dont il s’agit, rappelons simplement l’illégalité des rassemblements de cinq personnes ou plus à des fins politiques, ainsi que les poursuites judiciaires systématiques par le gouvernement pour diffamation [1].  Malgré ces lourdes mesures, les Singapouriens ne sont que très peu à quitter le pays.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-46"></span></p>
<p style="text-align:justify"><strong>Les Singapouriens</strong><br />
Le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/People%27s_Action_Party">PAP</a> (People’s Action Party) s’est muni au fil du temps d’une panoplie d’outils afin de bien encadrer sa population, du taux de natalité aux déplacements en passant par une myriade de petites actions quotidiennes des habitants. Par exemple, les amendes sont salées pour quiconque laisse traîner ses détritus sans respecter les normes instaurées par la ville. Il en va de même pour les graffitis et cela va jusqu’à faire payer ceux qui oublient de tirer la chasse d’eau dans les toilettes publiques (Houseman 2000). Il est par ailleurs, interdit de jeter sa gomme à mâcher sur le sol. L’amende pour ce délit est de 1000 dollars Singapouriens, mais les cas sont rarissimes puisqu’il est quasi-impossible de s’en procurer sur l’île. De plus, « malgré le fait que la quasi-totalité des résidants soient propriétaires de leurs logements, c’est toujours le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/HDB">HDB</a>, la régie du logement, qui délivre les autorisations de vendre, acheter, louer, résider, rénover, bref qui contrôle tout » (Koninck 2006, 165).</p>
<p style="text-align:justify">Étant une cité-État à la fine pointe de la technologie, Singapour à tout ce dont elle à besoin pour établir un réseau de surveillance efficace. C’est ce qu’elle a fait avec son <a href="http://infopedia.nl.sg/articles/SIP_507_2005-01-05.html">Expressway Monitoring and Advisory System</a>. Cette innovation, qui sert à la base à signaler les accidents et les conditions routières, permet au gouvernement de connaître l’itinéraire des conducteurs par le biais d’un système de photographie implanté en plusieurs lieux dans la vile. Ce dernier voit les plaques photographiées à plusieurs endroits et moments de la journée [2].</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Les médias</strong><br />
La majorité, voire la totalité des médias à Singapour est contrôlée par ou appartiennent aux dirigeants du gouvernement. S’ils n’en sont pas les propriétaires, ce sont des membres de leur entourage qui le sont (Gomez 2000, 86). La presse est particulièrement touchée par la censure gouvernementale. Puisque la presse locale sert les intérêts du gouvernement, il n’y a que la presse étrangère pour offrir un peu d’objectivité. Or, le PAP a sut imposer à ces derniers un contrôle tout aussi efficace. Cette main mise remonte au début de la création de la république. Dès 1971, les journaux défavorables au PAP furent forcés de fermer. En <a href="http://statutes.agc.gov.sg/non_version/cgi-bin/cgi_retrieve.pl?actno=REVED-206&amp;doctitle=NEWSPAPER AND PRINTING PRESSES ACT%0A&amp;date=latest&amp;method=part&amp;sl=1">1974</a>, puis en 1986, la loi évolua en faveur d’un resserrement de l’encadrement des médias (surtout étrangers). Comme c’est le cas pour les opposants politiques, la méthode adoptée par l’État pour contrer la critique reste la poursuite judiciaire. C’est ainsi que le <a href="http://www.time.com/time/">Time</a>, l’<a href="http://www.wsj-asia.com/">Asian Wall Street Journal</a>, <a href="http://www-cgi.cnn.com/ASIANOW/asiaweek/">l’Asiaweek</a> et le<a href="http://www.feer.com/"> Far Eastern Economic Review</a> (FEER) ont été confrontés devant les tribunaux. « Pour le [FEER] punir, le gouvernement de Singapour contraignit le périodique à limiter pendant un temps sa distribution locale à 500 exemplaires au lieu de 10 000 » (Koninck 2006, 153). La plupart des poursuites intentées contre des médias étrangers sont réglées hors cours. Pour s’assurer de la bonne intention de ces derniers le gouvernement exige dorénavant, d’une part, la présence d’un représentant permanent (qu’on peut poursuivre) à Singapour, d’autre part, un dépôt de 200 000 dollars Singapouriens, afin de s’assurer d’un éventuel paiement en cas de litige.  Le même type de surveillance est ressenti à la télé, au cinéma et même sur Internet. Par exemple, le succès « Eyes Wide Shut » de <a href="http://www.imdb.com/name/nm0000040/">Stanley Kubrick</a>, n’a jamais franchi la barrière de la censure (Kuzmanovic 1999). Dans le cas d’Internet, les sites qui sont jugés provocateurs ou au contenu inadéquat (raciste, pornographique, etc.), sont interdits d’accès. De plus, pour la brève période des élections les blogues et la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Podcasting">baladodiffusion</a> sont interdits (Burgis 2006).</p>
<p style="text-align:justify"><em>Exemple d’un film anti PAP banni</em></p>
<p>[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=f_DRoUOcupo&amp;hl=en]</p>
<p style="text-align:justify"><em>et bande-annonce bannie</em></p>
<p>[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=3ZcDena8fkY&amp;hl=en]</p>
<p style="text-align:justify">Tout cela a comme résultat que l’autocensure devient la norme. Non pas par idéologie ou par appui envers le pouvoir en place, mais simplement afin d’éviter de perdre le droit de publier dans le pays ou simplement pour éviter les poursuites pour diffamation. Cette autocensure est également exercée par la population. Afin d’échapper à tout problème que pourrait engendrer l’expression d’opinions politiques ou de tenir des propos controversés, les gens sont majoritairement apolitiques; ceci n’est pas aidé par le fait que le gouvernement incite les citoyens à dénoncer leurs voisins. Notons aussi que <a href="http://www.rsf.org/">Reporters sans frontières</a> a classé Singapour <a href="http://www.rsf.org/article.php3?id_article=24011">141e</a> sur 169 pays en ce qui a trait à la liberté de presse. Finalement, même si les Singapouriens ont le droit de quitter le pays, la majorité n’en fait rien. Selon Gerald Houseman, les résidants sont plutôt satisfaits de leur système et quand vient le temps de s’exprimer, les Singapouriens suggèrent de simplement ignorer la politique.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align:justify">[1] Consultez le site d’Amnistie Internationale pour en apprendre davantage sur l’utilisation injustifiée des tribunaux par le PAP : www.amnesty.org/en/library/asset/ASA36/004/1997/en/dom-ASA360041997en.pdf</p>
<p style="text-align:justify">[2] Le même système était censé voir le jour à Hong Kong. Cependant, les pressions des groupes défenseurs de la vie privée étaient parvenues à empêcher ce projet.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Ressources en ligne</strong></p>
<p style="text-align:justify">Kuzmanovic, Jasmina. 1999.<a href="http://www.singapore-window.org/sw99/91220ap.htm"> Singapore has yet to shed its authoritarian image</a>, Associated Press.<br />
Reporters sans frontières, Singapour : <a href="http://www.rsf.org/article.php3?id_article=20739">Rapport annuel  2007</a></p>
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		<title>Singapour : Dictature ou démocratie ? (1ère partie)</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 20:27:08 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Par Samuel Barbas
Singapour s’impose comme un modèle de prospérité. Toutefois, même si officiellement il s’agit d’une démocratie (par la tenue d’élections législatives et présidentielles), il faut admettre que l’encadrement gouvernemental a des airs despotiques. La majorité des critiques à l’endroit de ce régime proviennent de l’Occident parce que les libertés individuelles et les droits de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Samuel Barbas</strong></p>
<p style="text-align:justify">Singapour s’impose comme un modèle de prospérité. Toutefois, même si officiellement il s’agit d’une démocratie (par la tenue d’<a href="http://http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/elections-legislatives/">élections législatives</a> et présidentielles), il faut admettre que l’encadrement gouvernemental a des airs <a href="http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/despotisme/">despotiques</a>. La majorité des critiques à l’endroit de ce régime proviennent de l’Occident parce que les libertés individuelles et les droits de la personne priment dans nos sociétés.<br />
La majorité des critiques à l’endroit de ce régime proviennent de l’Occident parce que les libertés individuelles et les droits de la personne priment dans nos sociétés. En Asie, Singapour est de plus en plus vue comme LE modèle à suivre  [1] (Juan 2003).</p>
<p style="text-align:left"><span id="more-40"></span></p>
<p style="text-align:justify">Depuis sont accession au pouvoir en 1959 le People’s Action Party (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/People%27s_Action_Party">PAP</a>) est indélogeable. Cependant, cette longévité n’est pas entièrement due à la qualité de sa gouverne. Au fil du temps, ce gouvernement contrôlé par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lee_Kuan_Yew">Lee Kuan Yew</a> a développé une panoplie de moyens lui permettant de se maintenir au pouvoir élection après élection.  Comme la plupart des pays d’Asie du Sud-Est, le PAP a tôt fait d’adopter une Loi de sécurité intérieure (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Internal_Security_Act_%28Singapore%29">ISA</a>) « autorisant l’internement sans procès de toute personne soupçonnée de subversion ou d’activités communistes » (Koninck 2006, 149). Ceci a permis, entre autres, peu avant les élections de 1968, d’éliminer la menace que représentaient deux membres du principal parti d’opposition (Front socialiste). Toutefois, les adversaires politiques ne sont pas les seuls à être touchés par cette loi : des commerçants, des journalistes et des opposants de toute sorte en ont aussi été victimes (Juan 2003). D’ailleurs, dans cette catégorie, le record est détenu par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Chai_thye_poh">M. Chia Thye Poh</a> qui a passé 23 ans en prison sans jamais faire face à un tribunal.</p>
<p style="text-align:justify">Compte tenu de la domination de la scène politique par le PAP, il est surprenant de voir qu’<a href="http://www.singapore-elections.com/political_parties.html">une quarantaine de partis politiques ont existé ou existe toujours à Singapour</a>. Toutefois, il est rare que d’autres partis puissent régulièrement présenter des candidats aux élections générales, bien qu’ils y parviennent épisodiquement comme le démontre <a href="http://www.singapore-elections.com/parties_elections.html">ce tableau</a>. Malgré cette présence d’une « opposition », les résultats des années passées révèlent que dans les faits, ces adversaires n’ont jamais, depuis la formation d’un État singapourien, réussi à élire suffisamment de représentants pour avoir un contrepoids politique. Voici un tableau représentant cette réalité entre les années 1963 et 1997.</p>
<p><a href="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/06/elections-sigapour.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-43" src="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/06/elections-sigapour.jpg" alt="" width="343" height="285" /></a></p>
<p style="text-align:left">Les dirigeants singapouriens utilisent une série de procédés afin d’assurer leur prééminence.</p>
<ol>
<li> En plus d’intimider ses rivaux avec la ISA, le PAP impose des campagnes électorales d’une durée de seulement neuf ou dix jours, ce qui empêche les autres partis de se faire connaître.  Comme les rassemblements de foules sont illégaux, ils n’ont pas le temps de le faire entre chaque élection.</li>
<li> L’incessante surveillance à laquelle sont soumis les membres de l’opposition les empêche de parler ouvertement, car toute critique envers le gouvernement finit en poursuite pour diffamation.</li>
<li> Les circonscriptions sont souvent délimitées la journée précédent le vote et la carte électorale est organisée de manière à favoriser le gouvernement.</li>
<li> Tout rassemblement de plus de cinq personnes à des fins politiques est considéré illégal (Houseman 2000). Les citoyens ne sont donc pas particulièrement friands des discussions politiques.</li>
<li> « Tout commentaire négatif de la politique du gouvernement du PAP rendu public par son auteur lui vaut d’être sommé par ledit gouvernement de se déclarer membre officiel de l’opposition. » (Koninck 2006, 150)</li>
</ol>
<p style="text-align:left">
<p style="text-align:justify">Singapour ne possède pas d’entité indépendante régulant les élections. C’est le gouvernement qui s’en charge. Fait intéressant, la participation au vote est obligatoire, mais dans la réalité comme il n’y a pas d’opposants dans la plupart des cas, le taux réel de participation se situe aux alentours de 30-35%. Le gouvernement achète, par ailleurs, les électeurs. En 2001 par exemple, on a offert aux électeurs des actions en bourses. Le hic c’est que ces actions étaient encaissables le jour avant l’élection. Ce n’est pas sans rappeler les ruses cambodgiennes, thaïlandaises et philippines où l’on procède de la même manière en offrant des sandales, du riz, etc. (Juan 2003). D’autre part, en 1997 le gouvernement a menacé les électeurs qui ne voteraient pas pour ses candidats, de laisser dépérir leurs propriétés, maisons et appartements (qui appartiennent tous au gouvernement) et que ces dernières finiraient en taudis.</p>
<p style="text-align:justify">Finalement, il est intéressant de remarquer les allures monarchiques derrière ce gouvernement « élu ». Car, il ne faut pas oublier que si Lee Kuan Yew tire les ficelles du gouvernement, son fils Lee Hsien Loong, est Premier ministre, président de la <a href="http://www.mas.gov.sg/index.html">Monetary Authority of Singapore</a> et aussi ministre des Finances. La femme de ce dernier contrôle l’une des plus puissantes compagnies du gouvernement. Le deuxième fils de Lee Kuan Yew pour sa part est en charge de la plus grosse compagnie gouvernementale : Singapore Telecom (Juan 2003).</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">[1] Suite aux succès (économiques) sur la scène internationale de Singapour Xiaoping de Chine, Tung Chee Hwa, et récemment Shinawatra Thaksin de Thaïlande ont tous indiqué vouloir émuler les méthodes dictatoriales du PAP.</p>
<p style="text-align:justify">[2]</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Ressources externes</strong></p>
<p style="text-align:justify">Pour plus d’infos engagées, consultez <a href="http://singaporeelection.blogspot.com/">ce site</a> en anglais.</p>
<p style="text-align:justify">Aussi, consultez le site d’Amnistie Internationale pour en apprendre davantage sur l’<a href="www.amnesty.org/en/library/asset/ASA36/004/1997/en/dom-ASA360041997en.pdf">utilisation injustifiée des tribunaux par le PAP.</a></p>
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