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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Diaspora chinoise</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>ÉVOLUTION DE LA FEMME À L’INTÉRIEUR DE LA DIASPORA CHINOISE DE SINGAPOUR</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 21:37:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Lisa Thuc Duyên Hua
Singapour, cité-État de 692,7 km2, 3,5 fois la taille de Washington, abrite une population de 4.452.732 habitants, dont 76,7 % est composé de Chinois[1]. Bien que cette île soit multiethnique, notre analyse dans ce billet portera uniquement sur la condition de la femme chinoise, son insertion socio-politico-économique depuis son immigration  jusqu’à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Lisa Thuc Duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Singapour, cité-État de 692,7 km2, 3,5 fois la taille de Washington, abrite une population de 4.452.732 habitants, dont 76,7 % est composé de Chinois<a href="#_ftn1">[1]</a>. Bien que cette île soit multiethnique, notre analyse dans ce billet portera uniquement sur la condition de la femme chinoise, son insertion socio-politico-économique depuis son immigration  jusqu’à récemment<a href="#_ftn2">[2]</a>.<span id="more-660"></span></p>
<p style="text-align: justify">Fondé en 1819 par les Britanniques sous le statut de colonie commerciale, Singapour était alors peuplé par quelques centaines de Malais et quelques dizaines de planteurs et boutiquiers chinois.  Après 1870, une première immigration chinoise massive composée en majorité de travailleurs masculins eut lieu, à l’instigation des Britanniques désireux d’exploiter leurs ports, portant la population chinoise à 654 000 individus en 1909.  À cette époque, un premier mouvement en faveur de la scolarisation des fillettes se fit sous l’impulsion des réformistes Peranakan , descendants d’immigrants chinois qui se marièrent avec des femmes malaises<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">De 1933 à 1938, 200.000 Cantonaises vinrent s’installer à Singapour, épousant les membres de cette société jusque là essentiellement masculine. Mariages qui les encrèrent définitivement à la région. Jusqu’en 1946, (sauf pour quelques initiatives véhiculées par les médias d’antan, afin de mettre fin aux pratiques des mariages arrangés, au concubinage ainsi qu’à la prostitution),  le cadre de vie des femmes chinoises restait guidé par les valeurs confucéennes centrées sur l’importance de la famille. Elles étaient et  restaient avant tout, des épouses et des mères.  Mis à part quelques exceptions de femmes aidant leurs époux dans les plantations de cachou ou de poivre, la grande majorité d’entre elles restaient au foyer, sans grande participation à la vie économique et politique de leur nation.</p>
<p style="text-align: justify">En 1965, avec l’indépendance, cette situation fut cependant quelque peu bousculée.  Le nouveau gouvernement réalisa qu’il avait besoin d’une plus grande main-d’œuvre pour assurer sa survie économique. Tablant sur ses exportations, entre autres l’exportation d’articles électroniques, pour devenir prospère, Singapour, à l’instar d’autres NPI (Nouveaux Pays Industrialisés) du Sud Est asiatique comme Hong Kong, la Corée du Sud et la Thaïlande, se tourna vers les femmes, main d’œuvre potentielle, les encourageant à participer à la croissance économique nationale en travaillant comme ouvrières dans ses usines d’électroniques<a href="#_ftn4">[4]</a>. De 18 % en 1957, la population active féminine passa à 32,2 % en 1974 (toutes ethnies confondues). Cette entrée massive des femmes dans la l’activité production était principalement liée à l’expansion de l’économie singapourienne jusque vers 1974<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Les femmes se retrouvaient dans des emplois dits féminins : institutrices, infirmières, dactylos, employées de maison, couturières et monteuses d’appareils électriques. Au plan de l’équité salariale, à l’exception des fonctionnaires, &#8211; où depuis 1962, à compétence égale, il n’y avait pas de différence de salaire entre les deux sexes-, il régnait une discrimination considérable à l’égard des femmes. En 1974, 60 % des femmes gagnaient mensuellement 200$ alors que les hommes, qui gagnaient le même salaire ne représentaient que 31 % de la population active. En fait, l’insertion de la femme chinoise dans les structures sociales et économiques était et est encore confrontée à plusieurs freins sociaux<a href="#_ftn6">[6]</a>. Conscient que les ressources humaines représentent leur principal capital économique, durant les trois dernières décennies, le gouvernement singapourien éleva le statut juridique des femmes en utilisant entre autres, le contrôle de la natalité afin que la population féminine puisse pleinement participer au marché du travail sans pour autant changer les statuts socioéconomiques des genres. Cependant, ceux-là mêmes qui avaient réussi à encourager la croissance économique, se préoccupèrent ensuite  des changements de structures sociales que cette féminisation massive de la main d’œuvre impliquait. Parallèlement, le gouvernement émit en conséquence des législations empêchant les femmes de progresser sur leur lieu de travail. À titre d’exemple, il ne fit jamais bâtir de crèches en nombre suffisant, si bien que les femmes se débattaient entre les charges au travail et leurs responsabilités de mères, créant des conflits avec leurs époux. Mises à part les femmes mariées qui cessèrent de travailler, beaucoup choisirent de demeurer célibataires ou de renoncer à des enfants.</p>
<p style="text-align: justify">Un autre frein social était celui des rôles stéréotypés de l’homme et de la femme dans la société chinoise. À titre d’exemple, la femme ne doit pas être supérieure à son époux en termes de salaire. Passive, elle doit venir en aide à son père, son époux, son frère.  L’absence de support aux femmes et des préjugés tenaces à leurs propos dans la culture d’entreprise chinoise constituent un autre frein important. Renonçant à poursuivre une carrière dans le cadre d’une entreprise, des femmes décidèrent donc de devenir femmes entrepreneures, propriétaires d’une ou deux petites compagnies occupant jusqu’à 50 employés. Entre 1989 et 1997 37 % des femmes devinrent entrepreneures dans le secteur de l’industrie, des ventes au détail et de la manufacture<a href="#_ftn7">[7]</a>. Si dans les dernières années, des institutions gouvernementales reconnaissaient les contributions des femmes entrepreneures au développement économique du pays, -depuis 1997, Singapour accorde un prix « Femme entrepreneure de l’année », les entrepreneures restent un filon inexploité. Au plan des grandes compagnies, les cadres féminins ayant pouvoir de décision sont largement sous-représentés. Leur salaire représente encore une fraction de celui de leurs collègues masculins. À l’ère de la haute technologie, le confucianisme mène encore la vie dure aux femmes de Singapour, État pourtant très occidentalisé. Ici, plus d’éducation chez les femmes ne signifie pas forcément égalité des sexes<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<address><a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arch_0044-8613_1980_num_19_1_2535"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Salomon, Claudine. 1980. «Etre femme à Singapour</span></span></a>». Persée, Revues scientifiques 19(no19) : 161-168.</p>
<p>Margolin, Jean-Louis. 1989. «<span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none">Singapour</span></span>: 1959-1987 : genèse <span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none">d</span></span>&#8216;un nouveau pays industriel» , Business &amp; Economics &#8211; 315 pages</p>
<p>Pyle; Jean l. 1997.«<a href="http://www.questia.com/PM.qst?a=o&amp;se=gglsc&amp;d=5000519962"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Women, the Family, and Economic Restructuring: The Singapore Model?</span></span></a>» Review of Social Economy, Vol. 55.</p>
<p>Cong, Liang. Shanghai 200093, China. «<a href="http://www.ccsenet.org/journal/index.php/ijbm/article/view/1486/1427"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Does the Current Position of Women in the Labour Market in Asia &#8230;</span></span></a>» International Journal of Business and Management 3, (No 6) : 118-122.</p>
<p><em><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal">Jean Lee S.K., Kathleen Campbell, and Audrey Chia.1999.«</span></span><a href="http://www.postcolonialweb.org/singapore/gender/3paradoxes.html"><span style="color: #000000;font-size: small"><span style="font-weight: normal"><span style="text-decoration: none">The Three Paradoxes: Working Women in Singapore</span></span></span></a><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal">. » En ligne.</span></span><cite><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"> </span></span><a href="http://www.postcolonialweb.org/singapore/.../3paradoxes.html"><span style="color: #000000;font-size: small"><span style="font-weight: normal"><span style="text-decoration: none">www.postcolonialweb.org/singapore/&#8230;/3paradoxes.html</span></span></span></a><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"> </span></span></cite><cite><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal">( page consultée le 9 décembre 2009)</span></span></cite></em></p>
<p><em><cite><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"><em>Sandra L. Fielden, Marilyn Davidson .2006.  «International Handbook of <span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none">Women</span></span> and Small Business Entrepreneurship» En ligne .<cite> </cite><cite>books.</cite><cite>google.ca/books?isbn=1847 </cite><cite>(page consultée le 9 décembre2009</cite></em></span></span></cite></em></p>
<p><cite><a href="http://www.studentsoftheworld.info/infopays/wfb_fr.php3?CODEPAYS=SGP"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Singapour : géographie, démographie, politique, économie, transport</span></span></a>.2002 . En ligne. <cite>www.studentsoftheworld.info/.</cite> ( page consultée le 9décembre 2009)</cite></p>
</address>
<p><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"><span style="font-size: medium"><strong><br />
</strong></span></span></span></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Singapour : géographie, démographie, politique, <a href="http://www.studentsoftheworld.info/infopays/wfb_fr.php3?CODEPAYS=SGP">économie, transport</a>.2002</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Margolin, Jean-Louis. 1989. <strong>«</strong><em>Singapour</em>: 1959-1987 : genèse <em>d</em><em>&#8216;</em>un nouveau pays industriel<strong>»</strong></p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arch_0044-8613_1980_num_19_1_2535"> Salomon, Claudine. 1980. «Etre<em> </em><em>femme</em><em> </em>à<em> </em><em>Singapour</em></a>».</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Pyle<em>; </em>Jean<em> l. </em>1997.«<a href="http://www.questia.com/PM.qst?a=o&amp;se=gglsc&amp;d=5000519962"><em>Women</em>, the Family, and Economic Restructuring: The <em>Singapore</em> Model?</a>»</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arch_0044-8613_1980_num_19_1_2535"> Salomon, Claudine. 1980. «Etre<em> </em><em>femme</em><em> </em>à<em> </em><em>Singapour</em></a>».</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Jean Lee S.K., Kathleen Campbell, and Audrey Chia.1999.«<em><a href="http://www.postcolonialweb.org/singapore/gender/3paradoxes.html"><em>The Three Paradoxes</em>: <em>Working Women in Singapore</em></a>. </em>»</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Sandra L. Fielden, Marilyn Davidson .2006.  «International Handbook of <em><span style="text-decoration: underline">Women</span></em> and Small Business Entrepreneurship»</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Cong, Liang. Shanghai 200093, China. «<a href="http://www.ccsenet.org/journal/index.php/ijbm/article/view/1486/1427">Does the Current Position of <em>Women</em> in the <em>Labour</em> Market in Asia &#8230;</a>»</p>
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		<title>LA DIASPORA CHINOISE, UN BOUC ÉMISSAIRE EN INDONÉSIE?</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 00:08:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Ève Lortie-Fournier
Les Sino-indonésiens ont été marqués par la violence directe ou indirecte envers leur communauté. Encore aujourd’hui, ils se souviennent « de leurs voisins battus par des foules, de leurs parents succombant à la pression de l’obligation de brûler secrètement tous leurs livres en langue chinoise, les incendies criminels qui ont ravagé leur magasin ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Ève Lortie-Fournier</strong></p>
<p style="text-align: justify">Les Sino-indonésiens ont été marqués par la violence directe ou indirecte envers leur communauté. Encore aujourd’hui, ils se souviennent « de leurs voisins battus par des foules, de leurs parents succombant à la pression de l’obligation de brûler secrètement tous leurs livres en langue chinoise, les incendies criminels qui ont ravagé leur magasin ou leur maison familiale » <sup>1</sup>. Les difficultés d’intégration de la diaspora chinoise en Indonésie pourraient ressembler à celles des <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/02/une-integration-compliquee-pour-la-diaspora-chinoise-aux-philippines/">Philippines</a> et/ou de la <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/l%e2%80%99integration-de-la-diaspora-chinoise-une-question-de-nationalisme-thai/">Thaïlande</a>. Dans les faits, la diaspora chinoise indonésienne a servi de bouc émissaire aux non-chinois et elle n’était pas uniquement considérée comme un groupe d’étrangers. L’étude de la diaspora chinoise depuis la colonisation hollandaise jusqu’en 1998 permet de comprendre la vision des non-chinois sur la diaspora chinoise indonésienne.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-601"></span></p>
<p style="text-align: justify">La colonisation hollandaise amènera les Indonésiens à considérer les Chinois comme un groupe étranger. En fait, les Hollandais mettent en place la <em>divide-and-rule</em> qui n’est pas semblable au modèle colonial proposé par les Britanniques en <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/16/des-structures-politiques-pluralistes-a-la-rescousse-de-l%e2%80%99integration-des-sino-malaisiens/">Malaisie</a>. La colonisation hollandaise donne un statut légal privilégié aux marchands et commerçants chinois. Ces derniers ont un statut plus élevé que les Indonésiens. Les Chinois sont même encouragés à conserver leur identité à travers la loi coloniale. Ils ne s’intègreront pas aux Indonésiens. Ce modèle de colonisation a augmenté le ressentiment négatif des Indonésiens envers la diaspora chinoise (Suryandinata 2001, 503; Turner et Allen 2007, 113; Tseng 2002, 388-389). Sans compter que « certaines actions ont alimenté l’impression que les Chinois seraient en opposition avec les mouvements nationalistes de plus en plus populaires » <sup>2</sup>. Cela a eu pour résultat que les Sino-indonésiens ont été perçu comme un groupe nuisible qui entravait le nationalisme indonésien naissant.</p>
<p style="text-align: justify">Entre 1942 et 1945, les Japonais envahissent l’Indonésie. Les tensions entre les Japonais et les Chinois expliqués dans mes billets précédents sur la <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/l%e2%80%99integration-de-la-diaspora-chinoise-une-question-de-nationalisme-thai/">Thaïlande</a> et les <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/02/une-integration-compliquee-pour-la-diaspora-chinoise-aux-philippines/">Philippines</a> sont aussi présentes en l’Indonésie. Durant cette période, toutes les organisations politiques chinoises dans le pays sont officiellement bannies. Les Chinois sont ici aussi vus comme un groupe problématique dont il faut absolument réduire la force (Suryandinata 2001, 503 ; Turner et Allen 2007, 113-114).</p>
<p style="text-align: justify">De 1945 à 1965, sous le régime du président <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/independance-de-l%e2%80%99indonesie-l%e2%80%99emergence-d%e2%80%99un-nouvel-etat/">Sukarno</a>, les Chinois s’affrontent sur deux positions concernant leur statut à l’intérieur du pays. La première est celle de l’organisation sociopolitique Baperki (organe consultatif pour la nationalité indonésienne). Celle-ci considère que les Chinois doivent s’intégrer tout en conservant leur culture et leurs valeurs et comme Indonésiens. Le LPKB (Institut du développement de l’unité nationale) représente la deuxième position qui souhaite que les Chinois s’assimilent en perdant leur culture et leur tradition pour prendre les valeurs, la culture et la tradition indonésiennes. L’affrontement de ces deux opinions se transforme en débat politique où il y a d’un côté la droite, les militaires et l’assimilation des Chinois et de l’autre les communistes, Sukarno et l’intégration chinoise (Budiman 2005, 97-98 ; Turner et Allen 2007, 114). Ce débat politique crée une confusion dans la population quant à leur sentiment envers les Chinois qui sont considérés comme des communistes. En fait, les non-chinois croient même qu’un mouvement nationaliste chinois est en train de naître. Ces croyances mènent à un sentiment antichinois qui se transforme souvent en violence envers les Sino-indonésiens (Turner et Allen 2007, 114).</p>
<p style="text-align: justify">En 1965, un coup d’État contre Sukarno est arrêté par les militaires démontrant la faiblesse du gouvernement à conserver sa place au pouvoir. Après avoir poussé Sukarno hors du pouvoir, le général <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/11/33-ans-de-pouvoir-suharto-%c2%ab-magicien-de-la-politique-%c2%bb/">Suharto</a> prend le pouvoir. Il clame haut et fort que le coup d’État manqué a été fait par les communistes chinois. Il met en place la politique du Nouvel-Ordre (<em>Orde Baru</em>) qui empêche les Chinois d’avoir de l’influence et qui oblige les Sino-indonésiens à changer leur nom pour des noms indonésiens. L’expression de leur culture est interdite. Les médias chinois, les écoles chinoises, la célébration de fêtes chinoises et l’utilisation de caractères chinois sont interdits. De plus, ils sont exclus de la vie politique (Knörr 2009, 73-75; Budiman 2005, 98-99; Freedman 2003, 440-441). En 1997, la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique_asiatique">crise économique en Asie du Sud-Est</a> frappe l’Indonésie. Durant cette période, les Chinois contrôlent environ 70%<sup>3</sup> des activités économiques du pays « ce qui en fait un bouc-émissaire convenable pour le gouvernement »<sup>4</sup>. Sukarno s’empresse de mettre la faute sur les Chinois en envoyant des messages à la population où la raison de la pauvreté dans le pays est due à la place qu’occupent les Sino-indonésiens dans le marché. Conséquemment, la violence augmente envers les Chinois puisque la population s’appauvrit. Plusieurs manifestations antichinoises ont lieu (Turner et Allen 2007, 112 ; Suryandinata 2001, 504).</p>
<p style="text-align: justify">En 1998, Sukarno n’est plus au pouvoir. Une prise de conscience est en processus. Les années suivantes, les Indonésiens réalisent la violence extrême avec laquelle ils ont traité les Chinois. Le gouvernement prend conscience des grandes injustices lors des manifestations antichinoises. La Constitution indonésienne raie les lois antichinoises. Un sentiment euphorique se répand dans la communauté chinoise. Elle peut à nouveau fêter le Nouvel An chinois, parler sa langue et vivre selon ses valeurs. Les Indonésiens acceptent cette nouvelle euphorie. Un peu plus tard, certains Indonésiens trouveront cet enthousiasme des Chinois un peu trop présent (Budiman 2005, 99-101). L’intégration des Sino-indonésiens est encore trop récente pour affirmer qu’ils ont une place acceptée et définitive en Indonésie.</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p><sup>1</sup>Donald M. Nonini, « Indonesia seen by outside insiders: Its Chinese Alters in transnational space » <em>Social Analysis</em> 50 (2006), 216. Traduction libre de « their neighbor who was beaten by a mob, the night their parents felt forced to burn all their Chinese-language books secretly, the arson of their own shop or family home ».</p>
<p><sup>2</sup> Sarah Turner et Pamela Allen, « Chinese Indonesians in a rapidly changing nation: Pressures of ethnicity and identity»<em> Asia Pacific Viewpoint</em> 48 (2007), 113. Traduction libre de « Such actions fuelled increasing notions that the Chinese stood in opposition to an increasingly popular nationalist movement ».</p>
<p><sup>3 </sup><em>Ibid</em>, 112.</p>
<p><sup>4</sup> <em>Ibid.</em></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Budiman, Arief. 2005. « Portrait of the Chinese in Post-Soeharto Indonesia ». Dans Tim Lindsey et Helen Pausacker, dir., <em>Chinese Indonesian: Remembering, distorting, forgetting</em>. Singapour : Institute of Southeast Asian studies, 95-104.</p>
<p>Freedman, Amy. 2003. « Political institutions and ethnic identity in Indonesia ».<em> Asian Ethnicity</em> 4 (octobre), 439-452.</p>
<p>Knörr, Jacqueline. 2009. « &#8221;Free the dragon&#8221; versus &#8220;Becoming Betawi”: Chinese identity in contemporary Jakarta». <em>Asian Ethnicity</em> 10 (février), 71-90.</p>
<p>Nonini, Donald M. 2006. «Indonesia seen by outside insiders: Its Chinese Alters in transnational space ». <em>Social Analysis</em> 50 (Spring), 214-225.</p>
<p>Suryadinata, Leo. 2001. «Chinese politics in post-Suharto’s Indonesia: Beyond the Ethnic Approach? <em>»</em> <em>Asian Survey</em> 41 (3), 502-524.</p>
<p>Tseng, Yen-Fen. 2002. « From “Us” to “Them”: diasporic linkages and identity politics». <em>Identities</em> 9, 383-404.</p>
<p>Turner, Sarah et Pamela Allen. 2007. « Chinese Indonesians in a rapidly changing nation: Pressures of ethnicity and identity ». <em> </em><em>Asia Pacific Viewpoint</em> 48 (April), 112-127.</p>
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		<title>DES STRUCTURES POLITIQUES PLURALISTES À LA RESCOUSSE DE L’INTÉGRATION DES SINO-MALAISIENS?</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/16/des-structures-politiques-pluralistes-a-la-rescousse-de-l%e2%80%99integration-des-sino-malaisiens/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 23:46:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Ève Lortie-Fournier
« La Constitution malaise considère que le terme ethnique Malais permet de créer une communauté plutôt homogène par une stratégie d’intégration par la langue, la religion et la culture » 1. Des structures politiques pluralistes sont favorables à l’intégration des ethnies, comme cette constitution pour les ethnies de la Malaisie. Dans ce pays, l’intégration de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Ève Lortie-Fournier</strong></p>
<p style="text-align: justify">« La Constitution malaise considère que le terme ethnique Malais permet de créer une communauté plutôt homogène par une stratégie d’intégration par la langue, la religion et la culture » <sup>1</sup>. Des structures politiques pluralistes sont favorables à l’intégration des ethnies, comme cette constitution pour les ethnies de la Malaisie. Dans ce pays, l’intégration de la diaspora chinoise est due à ces structures politiques pluralistes. L’influence de colonisation britannique sur les dirigeants postindépendance, la création et le but de l’Alliance, le rôle du MCA (Association sino-malaisienne), les partis d’opposition chinois et l’intégration économique des Sino-malais permettent de comprendre comment les structures politiques pluralistes malaises ont permis l’intégration de la diaspora chinoise en Malaisie de 1948 à 1969.<em> </em></p>
<p style="text-align: justify">La Malaisie a été colonisée par les Britanniques. Le pays a été influencé par cette colonisation en matière d’intégration multiraciale. En fait, les colonisateurs étaient conscients de l’importance de la présence des multiples ethnies dans le pays. Les Britanniques ont implanté le modèle de colonisation indirecte (Strauch 1981 ; Seah 2000). Frederick Lugard, l’inventeur de ce modèle, explique pour l’Afrique, mais l’idéologie est la même pour la Malaisie, que « chaque sultan et chaque émir régnera sur son peuple comme autrefois, mais il obéira aux lois du gouverneur et agira conformément aux conseils du résident » <sup>2</sup>. Les Sultans malais de différentes ethnies ont continué à diriger, mais en rendant des comptes aux Britanniques (Seah 2000). Comme l’explique Mélanie Boudreault dans son blogue <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/21/la-malaysia-la-stabilite-dans-un-etat-multiethnique/">La Malaysia : la stabilité d’un État multiethnique</a>, les Britanniques voulaient conserver le contrôle sur les différentes ethnies à l’intérieur de la Malaisie. Ils ont réussi par l’entremise de la colonisation indirecte. Durant l’indépendance et jusqu’à 1969, cette politique coloniale a permis une intégration plus facile pour la diaspora chinoise.</p>
<p style="text-align: justify">En 1948, la Fédération malaise fut créée, selon les désirs de l’UMNO (Organisation nationale des Malais unis) et ceux des Britanniques. Par la suite, des revendications pour l’indépendance commencèrent. Les colonisateurs étaient prêts à céder le pouvoir, mais il « ne serait remis qu’à un groupe multiracial de personnalités autochtones aux opinions conservatrices » <sup>3</sup>. L’Association sino-malaisienne avait le rôle important de s’assurer que les intérêts chinois soient représentés dans les discussions. En 1952, l’UMNO, le MCA et MCI (Congrès indien de Malaisie) formèrent une Alliance (Pan 2000; Seah 2000). Elle permettait « à la fois la coopération au sein des élites et la mobilisation politique des divers groupes ethniques » <sup>4</sup>. L’Alliance est un bon exemple de structure pluraliste. Elle permet aussi l’intégration de la diaspora chinoise au sein des structures politiques.</p>
<p style="text-align: justify">L’Alliance souhaitait une indépendance très rapide. Ils créèrent un gouvernement pour l’indépendance de la Malaisie. En 1955, ils remportèrent ensemble les premières élections et établirent les conditions pour l’indépendance. Après la Deuxième Guerre mondiale, l’immigration chinoise a augmenté en flèche. Les nombreux immigrants chinois devaient être protégés et défendus. Le MCA joua ce rôle. Lors de la décision des conditions pour l’indépendance, le MCA fit des concessions. Dans la Constitution, la langue nationale et unique est le malais, l’islam est la religion de l’État et des droits spéciaux sont donnés aux Malais. Les Chinois ne retiraient rien de particulier dans la Constitution, mais n’étaient pas exclus des décisions politiques (Pan 2000). La diaspora chinoise était représentée politiquement pour le respect de ses droits et était ainsi intégrée à la société malaise puisqu’elle avait son droit de parole en politique.</p>
<p style="text-align: justify">Par contre, le MCA n’était pas représentatif de la population chinoise en Malaisie, il n’avait pas « de racines dans les villages et dans les petites villes » <sup>5</sup>. Cependant, des partis d’opposition siégeaient au gouvernement avec le MCA et ils défendaient le reste de la population sino-malaise. Ces structures politiques avaient pour but principal de défendre les intérêts fondamentaux des Chinois. En fait, les terrains de batailles du MCA et des partis d’opposition chinois étaient le droit à la citoyenneté, des portes ouvertes pour les débouchés économiques, l’utilisation de leur langue, l’éducation chinoise et la possibilité de démontrer la culture chinoise en public. (Pan 2000). Ces batailles ont démontré « le désir des Chinois de participer pleinement à la vie de la société malaisienne et leur besoin de préserver l’autonomie culturelle dont ils avaient joui jusqu’à alors » <sup>6</sup>.<sup> </sup>Les terrains de bataille des sino-malais démontrent leur intégration par le pouvoir de se battre politiquement pour être acceptés et respectés au sein de la société malaise.</p>
<p style="text-align: justify">Les Chinois s’étaient intégrés en Malaisie sans trop de souci. Par exemple, l’ouverture de postes politiques à des membres de la communauté non-malaise démontre l’existence de structures politiques pluralistes. Les partis politiques ont permis à la diaspora chinoise de s’intégrer dans le pays. Par ailleurs, les Chinois ne se sont pas uniquement intégrés dans la population malaise, mais aussi dans son économie. De plus, les Chinois étaient présents dans toute la sphère du business malaisien. (Terence Gomez 1999). Dans ces années, la Malaisie comprenait <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/18/singapour-une-economie-influencee-par-la-diaspora-chinoise/">Singapour</a> jusqu’à son indépendance en 1965. En fait, les Sino-malais étaient numériquement supérieurs dans cette ville. Ils étaient attirés dans cette ville par la facilité de commerce et de création d’entreprise. À la suite de l’indépendance en Malaisie, les revenus des Chinois étaient supérieurs à ceux des Malais et ils ont augmenté considérablement entre 1957 et 1970. Le revenu moyen « passa de [108,08 $] américains par foyer pour les [Chinois] et [57,60 $ pour les [Malais] en 1957 à respectivement [157,06 $] et [68,08 $] en 1970 » <sup>7</sup>.</p>
<p style="text-align: justify">Les structures politiques pluralistes mises en place en Malaisie ont été favorables  l’intégration de la diaspora chinoise. La colonisation britannique a permis la création de ces structures. La création de l’Alliance, le MCA et les partis d’opposition démontre l’impact de la colonisation britannique sur l’intégration des Sino-malais. Ces structures politiques pluralistes ont permis à la diaspora chinoise de se faire une place politiquement et économiquement en Malaisie.</p>
<p> </p>
<p><em><span style="font-style: normal"><strong>Références</strong></span></em></p>
<p><sup>1</sup> David Seah, «Malaysia: Dilemmas of integration», (2000) <em>Parliamentary Affairs</em> 53 (January), 189-197.</p>
<p>Traduction libre de « The constitution, however, interprets the term ‘Malay’ in an ethnic sense, implying the possibility of creating a relatively homogenous community of language, religion and culture through a strategy of integration».</p>
<p><sup>2</sup>Mamoudou Gazibo,  <em>Introduction à la politique africaine</em> (Canada : Les Presses de l’Université de Montréal, 2006).</p>
<p><sup>3</sup> Lynn Pan, dir.,   <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise </em>(Paris : Les Éditions du Pacifique, 2000).</p>
<p><sup>4</sup> <em>Ibid.</em></p>
<p><sup>5</sup> Judith Strauch, <em>Chinese village politics in the Malaysian state</em> (États-Unis: Harvard University Press, 1981). Traduction libre de « Neither of them [MCA and MIC] has roots in the villages and small towns».<em> </em></p>
<p><sup>6 </sup>Lynn Pan, dir., <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise </em>(Paris : Les Éditions du Pacifique, 2000).</p>
<p><sup>7 </sup><em>Ibid.</em></p>
<p><sup>8</sup>Kua Kia Sung, «Racial conflict in Malaysia: against the official history», (2007) <em>Race and class</em>. 49 (3): 33-53. Traduction libre de « was the worst racial riot in the history of Malaysia».</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Gazibo, Mamoudou. 2006. <em>Introduction à la politique africaine</em>. Canada : Les Presses de l’Université de Montréal.</p>
<p>Pan, Lynn, dir.  2000. <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise. </em>Paris : Les Éditions du Pacifique.</p>
<p>Seah, David. 2000. «Malaysia : dilemmas of integration». <em>Parliamentary Affairs</em> 53 (January): 189-197.</p>
<p>Strauch, Judith. 1981. <em>Chinese village politics in the Malaysian state</em>. États-Unis: Harvard University Press.</p>
<p>Sung, Kua Kia. 2007. « Racial conflict in Malaysia: against the official history<em>».</em> <em>Race and class</em>. 49 (3): 33-53.</p>
<p>Terence Gomez, Edmund. 1999. <em>Chinese business in Malaysia: accumulation, accommodation and ascendance</em>. Richmond : Curzon.</p>
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		<title>UN VENT À L’ODEUR DE SOUFFRE</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 23:38:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[Discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Claire Tousignant
14 mai 1998. 2244 morts. 168 viols. Jakarta est en feu. La cible ? Les Indonésiens d’origine chinoise[1]. Cet évènement monstrueux, difficile à imaginer dans son intégrité, a effectivement eu lieu. Ces émeutes ont été le point culminant d’une situation explosive. Mélangeant 30 ans de dictature, de répression, de marginalisation et d’assimilation à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Claire Tousignant</strong></p>
<p style="text-align: justify">14 mai 1998. 2244 morts. 168 viols. Jakarta est en <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Xl4zJIUAP8U">feu</a>. La cible ? Les Indonésiens d’origine chinoise<a href="#_ftn1">[1]</a>. Cet évènement monstrueux, difficile à imaginer dans son intégrité, a effectivement eu lieu. Ces émeutes ont été le point culminant d’une situation explosive. Mélangeant 30 ans de dictature, de répression, de marginalisation et d’assimilation à la plus grave crise économique de la région depuis la Grande Dépression, la tension entre les groupes ethniques d’Indonésie ne pouvait faire autrement que se concrétiser. La communauté chinoise d’Indonésie a passé trois décennies dans les limbes, puis trois jours en enfer pour finalement avoir accès à une infime brèche de lumière.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-526  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/Image-1-c-300x164.jpg" alt="Image 1-c" width="300" height="164" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo 1: <a href="http://www.amnestyusa.org/magazine/summer_2003/globalizing_hate/i/1.jpg">http://www.amnestyusa.org/magazine/summer_2003/globalizing_hate/i/1.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.amnestyusa.org/magazine/summer_2003/globalizing_hate/i/1.jpg"></a>Comment est-ce qu’une nation, dont la devise est «<em>Unity in Diversity</em>»<a href="#_ftn2">[2]</a>, peut en arriver à saccager, piller et tuer les membres d’une minorité ethnique du pays? C’est un long et complexe processus qui a mené à cette situation. Notons tout d’abord que l’<a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/id.html">Indonésie</a> obtient son indépendance politique en 1949, à la suite d’une lutte armée contre la puissance coloniale hollandaise<a href="#_ftn3">[3]</a>. En 1966, le Général <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">Suharto</a> prend le contrôle de l’État par la force. Il organise un coup d’État qui mène au massacre des membres du parti communiste au pouvoir, le PKI<a href="#_ftn4">[4]</a>. Il met en place le Nouvel Ordre, c’est-à-dire une doctrine qui donne au corps militaire une double mission dans la société, soit la sécurité nationale et le développement économique. Cette doctrine est accompagnée par le concept SARA qui identifie quatre sujets sensibles qui doivent être occultés dans les communautés culturelles pour éviter les affrontements. Ces thèmes sont Religion, Classe, Race et Ethnicité<a href="#_ftn5">[5]</a>. En fait, cette imposition est une façon de réduire au silence les minorités du pays pour permettre à la majorité dominante, les Javanais, de garder le pouvoir et d’écraser le sentiment de solidarité qui existe dans les communautés culturelles.</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, les autorités indonésiennes prennent des mesures contradictoires qui placent les Sino-indonésiens dans une situation ambiguë. D’un côté, <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">Suharto</a> nie les différences culturelles (SARA est implantée, les écoles chinoises sont fermées, car seul le Bahasa est reconnu comme langue d’enseignement, les journaux en mandarin ne peuvent être publiés, etc.) et de l’autre, il discrimine la minorité chinoise sur des fondements culturels (les certificats de naissance coûtent deux fois plus cher pour les Indonésiens d’origine chinoise que les indigènes, les descendants chinois doivent être identifiés comme tel sur leurs cartes d’identité, etc.)<a href="#_ftn6">[6]</a>. Ce racisme est ancré jusque dans la constitution qui détermine deux ordres de citoyenneté, c’est-à-dire les indigènes et les autres.</p>
<p style="text-align: justify">L’Étranger fait souvent figure de bouc-émissaire durant les crises nationales et c’est ce qui est arrivé lorsque la crise financière de 1997 a atteint l’<a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/id.html">Indonésie</a>. La méfiance à l’égard de l’Autre est particulièrement viscérale dans les État ayant connu l’invasion coloniale européenne. En Thaïlande, seul pays de la région à avoir évité la colonisation, on constate effectivement que la relation qu&#8217;entretient la majorité avec ses minorités ethniques est plus amicale. Dans le cas des Chinois d’<a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/id.html">Indonésie</a>, non seulement ils sont perçus comme des étrangers (même si leur famille est installée en Indonésie depuis des générations) qui possèdent une part démesurée du pouvoir économique national<a href="#_ftn7">[7]</a>, mais en plus l’État légitime leur marginalisation et encourage leur discrimination. Ce climat de tension a largement contribué à l’éclatement des violences de mai 1998. Sentant l’incertitude politique et économique du pays durant l’année de 1998, plusieurs Sino-indonésiens ont quitté le pays emportant avec eux des investissements importants<a href="#_ftn8">[8]</a>. Ce mouvement a accéléré le glissement du pays vers la crise économique, qui s’est ultérieurement transformée en crise sociale. Mais comment les investisseurs chinois ont-ils senti qu’il était temps de se retirer ?</p>
<p style="text-align: justify">Le <a href="http://www.imf.org/external/french/index.htm">FMI</a> a recommandé la fermeture de 16 banques, quelques mois à peine avant les émeutes de 1998. Cette mesure a été le véritable déclencheur de l’exode des capitaux. Cette décision a entraîné une augmentation des taux d’intérêt, ce qui a provoqué la fermeture de plusieurs petites et moyennes entreprises. Combinée à une inflation de 80% et une dépréciation vertigineuse de la monnaie nationale<a href="#_ftn9">[9]</a>, la situation a rapidement tournée au cauchemar. Au cours de l’année, plusieurs actes de violences spontanés ont été perpétrés contre la communauté chinoise. Leur figure de «créatures économiques»<a href="#_ftn10">[10]</a> a été exacerbée par les médias ce qui en a fait une cible de choix pour tout ceux qui connaissaient la misère au quotidien. Cet amalgame de causes historiques et circonstancielles a mené aux émeutes du 14 mai 1998.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-527  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/Image-2-c-300x202.jpg" alt="OFRBS-UNION-G20-FMI-20090309" width="300" height="202" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo 2 &#8211; <a href="http://www.tresor.gov.ci/actualites/Upload/1123314_fmi.jpg">http://www.tresor.gov.ci/actualites/Upload/1123314_fmi.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Cette vision très pessimiste de la place qu’occupe les Indonésiens d’origine chinoise dans cet État peut heureusement être quelque peu ensoleillée par le dénouement des évènements. Quelques jours à peine après les émeutes, <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">Suharto</a> a été contraint de démissionner. Son successeur, Habibie, a entamé une libéralisation de l’espace politique. La majorité des politiques discriminatoires précédemment mentionnées ont été abrogées et plusieurs partis politiques chinois ou hybrides se sont formés dans les semaines qui ont suivies la résignation de <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">Suharto</a><a href="#_ftn11">[11]</a>. Ce nouveau régime démocratique est encore fragile, mais il semble tenir le coup. En 2003, le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=MgS3GLlzxNo&amp;feature=related">Nouvel An</a> chinois a été restauré comme fête nationale<a href="#_ftn12">[12]</a>. Avec ces petites transformations graduelles, l’espoir d’un avenir plus lumineux commence à poindre dans la communauté chinoise, qui garde toutefois un souvenir bien présent des évènements de mai 1998.</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Central Interlligence Agency. 2009. « The World Factbook: Indonesia». En ligne:  <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/id.html">https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/id.html</a> (page  consultée le 2 novembre 2009).</p>
<p>Encyclopédie Larousse. 2009. « Suharto». En ligne:  <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451</a> (page consulté le 2 novembre 2009).</p>
<p>Freedman, Amy. 2003. « Political Institutions and Ethnic Chinese Identity in Indonesia».  <em>Asian Ethnicity</em> 4 (no 3, octobre): 439-52.</p>
<p>Hoon, Chang-Yau. 2006. «Assimilation, Multiculturalism, Hybridity: The Dilemmas of the  Ethnic Chinese in Post-Suharto Indonesia». <em>Asian Ethnicity</em> 7 (no 2, juin): 149-66.</p>
<p>Tan, Eugene K. B. 2001. «From Sojourners to Citizens : Managing the Ethnic Chinese  Minority in Indonesia and Malaysia». <em>Ethnic and Racial Studies</em> 24 (no 6, novembre):  949-78.</p>
<p>Wibowo, Ignatius. 2001. «Exit, Voice, and Loyalty: Indonesian Chinese after the Fall of  Soeharto». <em>Journal od Social Issues in Southeast Asia </em>16 (avril): 125-46.</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a>             Wibowo,  p.134.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a>             Hoon, p.149.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a>             <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/id.html">https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/id.html</a></p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a>             <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451">http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Suharto/145451</a></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a>             Hoon, p.152.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a>             Freedman, p.446.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a>             Wibowo, p.130</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a>             Ibid. p.136</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a>             Ibid. p.130</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a>             Tan, p.951</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a>             Freedman, p.439</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a>             Ibid. p.447</p>
]]></content:encoded>
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		<title>UNE INTÉGRATION COMPLIQUÉE POUR LA DIASPORA CHINOISE AUX PHILIPPINES?</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 02:40:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusion]]></category>
		<category><![CDATA[Intégration]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Ève Lortie-Fournier
La présence des Chinois aux Philippines a été tout aussi dérangeante et utile qu’en Thaïlande. Par contre, les périodes de rejet et d’acceptation sont différentes à la Thaïlande. Les relations entre les Philippins et les Chinois peuvent être analysées à travers cinq phases : exclusion entre 1570 et 1750, acceptation de 1750 à 1850, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Ève Lortie-Fournier</strong></p>
<p style="text-align: justify">La présence des Chinois aux <a href="http://sites.google.com/site/philippinesdroitshumains/home">Philippines</a> a été tout aussi dérangeante et utile qu’en <span style="text-decoration: underline"><a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/l%e2%80%99integration-de-la-diaspora-chinoise-une-question-de-nationalisme-thai/">Thaïlande</a></span>. Par contre, les périodes de rejet et d’acceptation sont différentes à la Thaïlande. Les relations entre les Philippins et les Chinois peuvent être analysées à travers cinq phases : exclusion entre 1570 et 1750, acceptation de 1750 à 1850, exclusion de 1850 à 1930, exclusion artificielle entre 1930 et 1975 et acceptation de 1975 à aujourd’hui (Pan 2000).</p>
<p style="text-align: justify">La première phase est caractérisée par des préjugés. Les Philippins considèrent les Chinois comme des individus méprisables. Cette idée est prise des colonisateurs espagnols établis dans le pays. Les Chinois quant à eux considéraient tous les non-Chinois comme des barbares (Pan 2000; Hedman et Sidel 2000). En 1574, cet étiquetage a mené Li-Ma-Hong à attaquer Manille avec une petite armée. Par la suite, plusieurs soulèvements chinois eurent lieu contre les colonisateurs espagnols. Ils se finirent tous en massacre (Willoquet 1961; Hedman et Sidel 2000). Ces rébellions chinoises aux Philippines sont dues à l’exclusion de la diaspora chinoise, à cette époque. En fait, la « ségrégation imposée par la loi coloniale et le lieu de leur résidence […] réglementé » <sup>1</sup> représente le traitement colonial envers les Sino-philippins. Le rôle économique important de ces derniers a influencé aussi l’imposition de ces lois coloniales. Ce rôle dérangeait énormément les colonisateurs espagnols et les Philippins (Hedman et Sidel 2000; Pan 2000).</p>
<p style="text-align: justify">La deuxième phase favorisa l’intégration de la diaspora chinoise. Cependant, en 1755 tous les non-catholiques furent expulsés. La majorité des immigrants chinois furent obligés de quitter le pays. Cette nouvelle loi coloniale favorisa l’intégration des Chinois convertis au catholicisme. En fait, la communauté chinoise avait beaucoup diminué ce qui les rendait moins effrayants auprès des colonisateurs et des Philippins. Les <em>mestizos</em> sont les descendants des Chinois catholiques. Ils reprirent le rôle économique important de la première phase. Par contre, ils furent mieux acceptés par les Espagnols et les Philippins. Les <em>mestizos</em> sont nés aux Philippines et ils ont intégré le mode de vie, les valeurs des Philippins qui ressemblent aux valeurs espagnoles. De plus, ils n’ont plus vraiment de lien avec la Chine puisqu’ils n’ont plus de famille là-bas (Pan 2000 ; Suryadinata 1980; Hedman et Sidel 2000). Alors, ils deviennent des alliés et non plus des envahisseurs.</p>
<p style="text-align: justify">La troisième phase s’associe à la création de deux nationalismes. Durant cette période, la population chinoise augmenta. Grâce à cela, elle reprit sa position économique dominante. Vers 1880, cette reprise ramena le sentiment antichinois des Philippins. Ils se sentaient à nouveau envahis. Cet ostracisme mena les Sino-philippins à se rassembler. Les organismes qui s’occupent des affaires chinoises et de la négociation avec le gouvernement philippin furent renforcés. De plus, les Sino-philippins se sont tournés vers la Chine. En fait, ils se sont ralliés avec le nationalisme chinois (Pan 2000). Au même moment, un nationalisme philippin prit naissance grâce à <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/29/de-la-fiction-a-la-realite-lidentite-nationale-aux-philippines/">José Rizal</a>. Les Philippins tentent de créer une identité qui leur est propre. Ils mettent en forme ce mouvement nationaliste à travers les écoles, donc ils forment la jeunesse à l’image de la nouvelle nation. Après s’être battus pour leurs droits, en 1897, les Philippins ont obtenu l’égalité de certains droits avec les Espagnols (Suryadinata 1980). Finalement, ce désir de créer une nation philippine mène à nouveau à une exclusion des Chinois.</p>
<p style="text-align: justify">La quatrième phase est représentée par une exclusion artificielle des Chinois entre 1930 et 1975. Cette exclusion artificielle s’explique par des lois ségrégationnistes. Elles font en sorte que les enfants nés d’un père chinois ne soient plus considérés comme des Philippins. Les <em>mestizos</em> qui avaient acquis la citoyenneté philippine l’ont perdu à la suite de l’imposition de cette loi (Pan 2000).  Pourtant, les Chinois conservent leur rôle économique et ils ne sont pas chassés du pays. Ces lois sont créées durant la plus forte période de nationalisme philippin. De plus, un mouvement communiste chinois aux Philippines prend racine. Ce mouvement favorisera l’arrivée massive d’immigrants chinois légaux ou illégaux. Le regroupement de milliers de Chinois est nécessaire pour mettre en place le communisme. Il s’agit de la raison de l’appui de la part du Parti communiste chinois (PKP) pour une immigration chinoise plus grande. Le soulèvement communiste des Sino-philippins s’explique par l’arrivée des Japonais dans le pays. Les tensions entre la Chine et le Japon, expliquées dans mon blogue précédent sur la <span style="text-decoration: underline"><a href="http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/25/l%e2%80%99integration-de-la-diaspora-chinoise-une-question-de-nationalisme-thai/">Thaïlande et la diaspora chinoise</a></span>, sont aussi ressenties au travers des relations entre les Chinois et les Philippins (Van der Kroef 1967).</p>
<p style="text-align: justify">Depuis 1975, l’intégration des Chinois aux Philippines s’est réalisée. Cette intégration est en partie attribuable aux deux constitutions promulguées en 1973 et 1987. En fait, elles ont permis aux Sino-philippins nés dans le pays d’obtenir leur citoyenneté. Ainsi, la quasi-totalité des Chinois résidant aux Philippines en sont des citoyens (Pan 2000; Suryadinata 1987). De plus, les écoles sino-philippines ont été transformées en écoles philippines et le gouvernement a instauré une langue commune. Ces transformations sont réalisées pour que les Philippines soient une nation basée sur la culture et non pas sur l’ethnie. Ce nationaliste permet aux Sino-philippins de s’intégrer sans que les Philippins se sentent envahis (Suryadinata 1987). </p>
<p style="text-align: justify">En 2000, la Chine a proposé à plusieurs pays de l’Asie du Sud-Est, dont les Philippines, de faire partie de la zone de libre-échange Chine- ASEAN (<em>CAFTA</em>). Cependant, les Philippines et trois autres pays ont demandé un délai avant de le signer officiellement. Le délai concerne la révision de tous les produits de la liste de produits exportables (Hongfang 2006). Ce recul de la part des Philippines peut-il être considéré comme une crainte des Philippins d’être envahie par la Chine ? Pourra-t-elle engendrer à nouveau l’exclusion des Sino-philippins ?</p>
<p><em> </em></p>
<p><em><span style="font-style: normal"><strong>Référence</strong></span></em></p>
<p><sup>1 </sup>Lynn Pan, dir.   <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise </em>(Paris : Les Éditions du Pacifique, 2000).</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Hedman, Eva-Lotta E. et John T. Sidel. 2000. <em>Philippine politics and society in the twentieth Century: Colonial legacies, post-colonial trajectories.</em> London: Routledge.</p>
<p>Hongfang, Shen. 2006. <em>The Building of the China-ASEAN Free Trade Area: A Case Study of the Philippines&#8217; Perspectives</em>. En ligne. <a href="http://chr.sagepub.com/cgi/content/abstract/42/3/269">http://chr.sagepub.com/cgi/content/abstract/42/3/269</a> (Page consultée le 17 octobre 2009).</p>
<p>Pan, Lynn, dir.  2000. <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise. </em>Paris : Les Éditions du Pacifique.</p>
<p>Suryadinata, Leo. 1987. «Ethnic Chinese in Southeast Asia: Problems and Prospects».<strong><em> </em></strong><em>Journal of</em></p>
<p><em>International Affairs</em> 41: 135-151.</p>
<p>Van Der Kroef, Justus M. 1967. <em>Communism and the Chinese</em>. En ligne. <a href="http://www.jstor.org/%20stable/pdfplus/651865.pdf">http://www.jstor.org/ stable/pdfplus/651865.pdf</a> (Page consultée le 17 octobre 2009).</p>
<p>Willoquet, Gaston. 1961. <em>Histoire des Philippines.</em> Paris : Presses Universitaire de France.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>NI HAO, WO SHI TAI GUO REN!</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 22:35:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Claire Tousignant
Thaïlandais? Chinois? Sino-thaïlandais! L’identité contemporaine des Thaïlandais d’origine chinoise est plutôt complexe. Ces citoyens du Royaume de Thaïlande se marient volontiers aux Thaïlandais, mais commercent davantage avec les Chinois. La relation qu’entretiennent les indigènes du pays avec cette minorité est tout aussi ambiguë. D’un côté, il y a tentative d’assimilation à travers l’éducation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Claire Tousignant</strong></p>
<p style="text-align: justify">Thaïlandais? Chinois? Sino-thaïlandais! L’identité contemporaine des Thaïlandais d’origine chinoise est plutôt complexe. Ces citoyens du Royaume de Thaïlande se marient volontiers aux Thaïlandais, mais commercent davantage avec les Chinois. La relation qu’entretiennent les indigènes du pays avec cette minorité est tout aussi ambiguë. D’un côté, il y a tentative d’assimilation à travers l’éducation et de l’autre côté, les Sino-thaïlandais sont encouragés à utiliser leurs atouts personnels pour favoriser le développement de la nation. La relation entre ces deux groupes n’est donc pas simple et unilatérale, comme il serait tentant de le croire. De façon générale, on peut affirmer que la Thaïlande a été une terre d’accueil  attirante pour les Chinois, mais cette intégration ne s’est pas fait sans remous. C’est à travers l’éducation et la culture linguistique qu’on voit le mieux les subtilités de l’identité sino-thaïlandaise.</p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" style="margin-left: auto;margin-right: auto;border: 0px initial initial" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Image-1-b-300x199.jpg" alt="Image 1-b" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: center">(Photo 1<a href="#_ftn1">[1]</a>)</p>
<p style="text-align: justify">24 juin 1932. Renversement de la monarchie absolue du Siam<a href="#_ftn2">[2]</a>. Le nationalisme populaire thaïlandais permet à un gouvernement à tendance fasciste de se hisser au pouvoir. La crise économique attise les tensions dans le pays. Les citoyens d’origine chinoise contrôlent déjà plusieurs aspects de l’économie, dont l’important marché du riz. Cette position privilégiée leur vaudra l’honneur d’être les bouc-émissaires nationaux<a href="#_ftn3">[3]</a>. Le terme ‘Juifs d’Orient’, désignant la diaspora chinoise, apparaît durant ces années tendues. Ce n’est pas un surnom des plus positifs, si on se rapporte au contexte des années 30. Avec l’arrivée de ce gouvernement nationaliste, l’éducation est uniformisée et l’immigration est ralentie par une panoplie de taxes supplémentaires. Ces restrictions à l’égard des immigrants chinois s’assoupliront rapidement, car en Thaïlande, les ressortissants chinois on un véritable pouvoir économique et politique. Ils détiennent 80% des capitaux et sont étroitement liés aux familles importantes du pays<a href="#_ftn4">[4]</a>. Ces deux aspects, ne peuvent tout simplement pas être négligés par les autorités thaïlandaises.</p>
<p style="text-align: justify">En comparaison avec les États voisins, le Royaume de Thaïlande se développe  calmement. Il n’y a pas d’émeute pour protester contre le pouvoir démesuré que possède la minorité sino-thaïlandaise, il n’y a pas de vague de violence à leur endroit. La Thaïlande est le seul pays d&#8217;Asie du Sud-est ayant échappé à la colonisation européenne. Cette indépendance permet au peuple thaïlandais d&#8217;être ouvert à l&#8217;égard des étrangers. Les sentiments de méfiance et de xénophobie ne sont pas aussi profondément inscrits dans la mémoire collective de cette nation, comparativement avec le Vietnam et l&#8217;Indonésie qui ont du se battre pour se libérer des forces armées étrangères et qui ont vécu l’oppression quotidiennement. Toutefois, la situation difficile de leurs compatriotes conscientise les Sino-thaïlandais et influence la formation de leur identité. À cela s’ajoute la volonté de la mère-patrie, la Chine, de susciter un sentiment de solidarité chez les membres de sa diaspora. À cet égard, elle créé le terme <em>huaqiao</em> pour désigner les Chinois d’outremers<a href="#_ftn5">[5]</a>. Cette stratégie est d’ailleurs payante pour la puissance qui attire énormément d’investissements sur la base du sentiment nationaliste.</p>
<p style="text-align: justify">Au fil des années, les Thaïlandais d’origine chinoise développent une identité qui leur est propre. Malgré les fermetures d’écoles chinoises durant la décennie de 1970 et l’interdiction législative d’apprendre le mandarin plus de cinq heures par semaine à cette même époque, la communauté a su traverser les tempêtes grâce à ses connexions économiques. Avec la libéralisation de la Chine, les Thaïlandais ont rapidement compris que les contacts de la diaspora chinoise étaient essentiels au développement du pays<a href="#_ftn6">[6]</a>. Aujourd’hui, le mandarin est devenue la langue de l’élite. Les Sino-thaïlandais sont généralement bilingues de par leur éducation. Les descendants chinois sont envoyés dans une école bilingue ou dans une école thaïlandaise et prennent des cours de mandarin le soir<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-463  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Image-2-b-300x197.jpg" alt="Image 2-b" width="300" height="197" /></p>
<p style="text-align: center">(Photo 2<a href="#_ftn8">[8]</a>)</p>
<p style="text-align: justify">Cette éducation mixte est une véritable richesse culturelle, dont les Thaïlandais d’origine chinoise profitent. Cette richesse linguistique leur permet d’entretenir leurs réseaux de contacts et de participer au système économique chinois, basé sur la confiance et les liens familiaux. Face à cette force et à ce dynamisme, les Thaïlandais laissent le secteur économique du pays entre les mains des Sino-Thaïlandais. Les natifs occupent plutôt le secteur militaire, policier et éducatif dans la fonction publique thaïlandaise<a href="#_ftn9">[9]</a>. C’est une sorte d’accord implicite qui existe entre ces deux communautés depuis plusieurs décennies. Le respect de cette tradition a permis à la Thaïlande d’éviter les affrontements sanglants qu’ont connu les autres États asiatiques mettant de l’avant des politiques discriminatoires. Comme nous l&#8217;avons vu précedemment, l&#8217;absence du phénomène de la colonisation en Thaïlande peut expliquer en grande partie l&#8217;harmonie qui existe entre ces deux groupes ethniques .</p>
<p style="text-align: justify">Durant la crise financière de 1997, le Premier Ministre Chaovalit Yongchaiyut a tenté de s’éloigner de ce respect mutuel en blâmant les Sino-thaïlandais pour la récession accablant le pays, mais il s’est aussitôt excusé publiquement, à la suite de pressions exercées par la puissante communauté<a href="#_ftn10">[10]</a>. De nos jours, on retrouve des Sino-thaïlandais dans les plus hautes sphères universitaire, culturelle, politique et journalistique. D’ailleurs, les hommes politiques émergent généralement du monde des affaires, secteur majoritairement occupé par les Sino-thaïlandais. Malgré qu’elle ne constitue qu’un dixième de la population, la diaspora participe activement à l’évolution de l’opinion publique<a href="#_ftn11">[11]</a>. Cette situation est unique pour les immigrants chinois et c’est pourquoi la Thaïlande attire autant les ressortissants d’origine chinoise. On voit d’ailleurs cette attitude d’ouverture à travers les <a href="http://www.youtube.com/watch?v=mpSs8yPjRBY">évènements culturels</a> qui représentent à la fois la culture chinoise et la culture thaïlandaise.</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Leveau, Arnaud. 2003. <em>Le destin des fils du dragon. L’influence de la communauté chinoise  au Vietnam et en Thaïlande.</em> Paris : L’Harmattan.</p>
<p>Landon, Kenneth Perry.1940. «The Problem of the Chinese in Thailand». <em>Pacific Affairs</em> 13  (juin): 149-61.</p>
<p>Callahan, William A. 2003. «Beyond Cosmopolitanism and Nationalism: Diasporic Chinese  and Neo-Nationalism in China and Thailand». <em>International Organization</em> 57 (été): 481-517.</p>
<p>Thompson, Mark R. 2008. «People Power Sours: Uncivil Society in Thailand and the  Philippines». <em>Current History</em> (novembre): 381-7.</p>
<p>Bun, Chan Kwok et Tong Chee Kiong. 1993. «Rethinking Assimilation and Ethnicity: The  Chinese in Thailand». <em>International Migration Review</em> 27 (no1 printemps): 140-68.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> <a href="http://farm4.static.flickr.com/3303/3212166561_9b02c2312a.jpg">http://farm4.static.flickr.com/3303/3212166561_9b02c2312a.jpg</a></p>
<p> </p>
<p><a href="#_ftnref2">[2] </a>Thompson, p.382.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Landon, p.151.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Leveau, p.15.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Callahan, p.492.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Voir Leveau, p.207.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Chan Kwok, p.151.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> http://english.hanban.org/e21sqlimg/200909/img20090915150635_1053797795.jpg</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Voir Chan Kwok, p.157.</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Callahan, p.495.</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Leveau, p.210.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>AIMEZ VOTRE VOISIN, MAIS NE SUPPRIMEZ PAS VOTRE CLÔTURE</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 22:17:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Claire Tousignant
Ce proverbe chinois résume bien la relation qu’entretient aujourd’hui la diaspora chinoise avec la population de la nation vietnamienne. Cette sorte d’amitié polie est le résultat d’une histoire difficile entre les deux peuples. Cohabitant sur le territoire du Vietnam, les accommodements des uns et des autres n’ont pas toujours été aisés. La libéralisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Claire Tousignant</strong></p>
<p style="text-align: justify">Ce proverbe chinois résume bien la relation qu’entretient aujourd’hui la diaspora chinoise avec la population de la nation vietnamienne. Cette sorte d’amitié polie est le résultat d’une histoire difficile entre les deux peuples. Cohabitant sur le territoire du Vietnam, les accommodements des uns et des autres n’ont pas toujours été aisés. La libéralisation économique contemporaine de la région permet à la dynamique minorité d’origine chinoise de renverser l’image négative qu’entretenait jusqu’à récemment la communauté locale. Toutefois, le passé n’est pas si loin et plusieurs se souviennent encore des mauvais traitements qu’ils ont subis durant les années 70, lors de la réunification entre le sud et le nord du Vietnam.</p>
<p style="text-align: justify">« <em>Being Chinese in Vietnam was not a very good idea at that time.</em> »<a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify">30 avril 1975. La guerre du Vietnam se termine avec la victoire communiste du nord sur le sud du pays. Les tanks entrent dans Ho Chi Minh Ville, capitale du Vietnam du Sud, jusqu’alors soutenue par la puissance américaine. Traditionnellement, beaucoup de Vietnamiens d’origine chinoise sont impliqués dans le commerce et font partie de la bourgeoisie locale. Ils représentent tout ce que les nationalistes communistes cherchent à abattre : les puissants bourgeois  étrangers  exploitant le Vietnam à travers l’industrialisation.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-457  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Image-11-300x206.jpg" alt="Image 1" width="300" height="206" /></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="font-weight: normal">Saigon, 30 avril 1975</span></strong><a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">Rapidement, ils font figure de bouc-émissaire pour le nouveau gouvernement. Les argents sont confisqués, les compagnies sont nationalisées et les chefs d’entreprises sont emprisonnés. Les hôpitaux et les écoles de langue chinoise sont fermés. La Chine entame à cette époque des pourparlers avec Hanoi pour rapatrier les Vietnamiens de descendance chinoise. Le gouvernement refuse d’abord, sous prétexte qu’ils ont tous été naturalisés (de force) en 1954. Suite à plusieurs tractations, le gouvernement vietnamien cède aux demandes à contre-cœur<a href="#_ftn3">[3]</a>. Quelques années plus tard à peine, le Vietnam entre en guerre contre ses voisins cambodgiens et, évidemment, chinois. La persécution atteindra alors un nouveau sommet. Après avoir tout perdu, plusieurs familles décident de fuir le pays<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Après plusieurs années conflictuelles, la situation du Vietnam se stabilise et le gouvernement procède à une ouverture progressive à l’économie de marché. Ce renversement capitaliste vers la fin des années 80 sera une délivrance pour la diaspora chinoise. Celle-ci recommence lentement ses activités commerciales et peu à peu les tensions ethniques s’amenuisent, entre autre grâce au travail diplomatique de la puissance chinoise<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Avec l’émergence de la Chine comme puissance mondiale, le statut des Vietnamiens d’origine  chinoise s’est transformé<a href="#_ftn6">[6]</a>. Aujourd’hui, les États du monde essaient de créer des liens privilégiés avec cette nation pour profiter du marché de plus d’un milliard de consommateurs et pour attirer l’investissement de capitaux.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-454  aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Image-2-300x200.jpg" alt="Image 2" width="300" height="200" /></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="font-weight: normal">Parade en l’honneur des 60 ans de la République de Chine</span></strong><a href="#_ftn7">[7]</a></p>
<p style="text-align: justify">Basée sur un système complexe de solidarité familiale et de réseaux informels d’échange, l’élite commerciale chinoise n’ouvre pas sa porte au premier venu<a href="#_ftn8">[8]</a>. La relation de confiance et de respect est essentielle au marchandage. La diaspora chinoise profitant d’un accès direct aux grandes familles commerçantes de Chine est maintenant considérée avec respect<a href="#_ftn9">[9]</a>. La situation de cette communauté d’entrepreneur s’est largement améliorée grâce à ces transformations des relations économiques internationales. Les écoles mandarines se sont réinstallées dans le paysage vietnamien et les livres chinois sont accessibles dans toutes les librairies (d’ailleurs, les récits biographiques d’hommes d’affaires ayant du succès apparaît au sommet des ventes)<a href="#_ftn10">[10]</a>. Les traditions chinoises, comme la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=bPHM336WLFE">Danse du Lion</a> se déroulant à Saigon pour fêter le Nouvel An chinois, peuvent être célébrées publiquement. Malgré l&#8217;harmonie qui existe entre les Vietnamiens et cette minorité, l’élite politique échappe encore aux Vietnamiens de descendance chinoise. Toutefois, la présence des Sino-vietnamiens est favorable au Parti Communiste qui utilise la croissance économique, largement due à la participation commerciale de cette communauté, pour se maintenir au pouvoir. Effectivement, la prospérité économique du Vietnam légitimise les décisions politiques prises par les dirigeants nationaux.</p>
<p style="text-align: justify">Cette dualité entre la peur de la domination étrangère et les objectifs économiques du Vietnam n’est toutefois pas irrationnelle. Il faut remonter le fil de l’Histoire pour s’apercevoir que la puissance chinoise a occupé le Vietnam pendant près de 1000 ans<a href="#_ftn11">[11]</a> et que la France colonisatrice a utilisé cette minorité pour administrer cette région de l’Indochine française<a href="#_ftn12">[12]</a>. En conséquence, leur poids économique a toujours été disproportionné par rapport à leur poids démographique<a href="#_ftn13">[13]</a>. La xénophobie du peuple vietnamien, diminuant d’années en années, à l’égard des Chinois s’explique mieux en regardant l’évolution historique de cette région. De par l’attachement qu’entretiennent les ressortissants chinois avec la mère patrie, le malaise face aux investisseurs d’origine chinoise persiste encore de nos jours. Les dirigeants politiques préféreraient que tous les capitaux restent au Vietnam<a href="#_ftn14">[14]</a>. On voit bien que la situation de la diaspora chinoise s’est fermement améliorée depuis les années 70, mais l’histoire récente du Vietnam oblige les deux communautés à rester sur leurs gardes. C’est un équilibre fragile qui existe entre ces deux entités ethniques.</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>BBC News. 2005. «Vietnam Exil Recalls Boat Exodus». En ligne.             <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/wales/4501099.stm">http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/wales/4501099.stm</a> (page consultée le 13 octobre 2009).</p>
<p>Evene. <em>Citations de proverbe chinois. </em>En ligne. <a href="http://www.evene.fr/citations/auteur.php?ida=13753">http://www.evene.fr/citations/auteur.php?ida=13753</a> (page consultée le 13 octobre 2009).</p>
<p>Huang, Xinhua Jingwen. 2009. «Communist China marks 60 years with tanks, kitsch». Dans: Rocky Mount Telegram. En ligne.    <a href="http://www.rockymounttelegram.com/multimedia/dynamic/00252/China_60th_Annivers_252336f.jpg">www.rockymounttelegram.com/multimedia/dynamic/00252/China_60th_Annivers_252336f.jpg</a> (page consultée le 13 octobre 2009).</p>
<p>Kapur, Harish. 1996. «Les minorités chinoises en Asie du Sud-Est : problèmes d’intégration». <em>Relations Internationales</em> (no 88, hiver) : 427-37.</p>
<p>Leveau, Arnaud. 2003. <em>Le destin des fils du dragon. L’influence de la communauté chinoise au Vietnam et en Thaïlande.</em> Paris : L’Harmattan.</p>
<p>Lever-Tracy, Constance. 2002. « The impact of the Asian Crisis on Diaspora Chinese Tycoons». <em>Geoforum</em> 33 (janvier): 509-23.</p>
<p>Quang Thanh, Dinh. «30 avril 1975 : une date mémorable». Dans : Vietnam Illustré. En ligne.             <a href="http://vietnam.vnanet.vn/VNP_Upload/News/2005-4/7/0405Fo16L.jpg">http://vietnam.vnanet.vn/VNP_Upload/News/2005-4/7/0405Fo16L.jpg</a> (page consultée le 13 octobre 2009).</p>
<p>Trolliet, Pierre. 1995. «La diaspora chinoise en Asie orientale». <em>Le courrier des pays de l’Est</em> (no 399, mai) : 15-22.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a>             BBC News, en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a>             Quang Thanh, en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a>             Leveau, p.136.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a>             Kapur, p.431.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a>             Voir Leveau, p.145.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a>             <em>Ibid</em>, p.203.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a>             Huang, en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a>             Lever-Tracy, p. 510.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a>             Trolliet, p.21.</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a>             Voir Leveau, p. 206.</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a>             Voir Trolliet, p.19.</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a>             Voir Kapur, p.427.</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a>             <em>Ibid</em>, p.429.</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a>             Voir Trolliet, p.21.</p>
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		<title>L’INTÉGRATION DE LA DIASPORA CHINOISE, UNE QUESTION DE NATIONALISME THAÏ?</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 21:41:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[Intégration]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Ève Lortie-Fournier
Les Chinois sont comme les « Juifs d’Extrême-Orient » 1,2, déclare le roi Rama VI de Thaïlande, en 1914. Avec la montée du  nationalisme en Thaïlande, l’attitude des Thaïs par rapport aux Chinois se modifie. La création de l’identité nationale, dans les années 30, change la perception qu’ont les Thaïlandais des étrangers. Ils les voient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Ève Lortie-Fournier</strong></p>
<p style="text-align: justify">Les Chinois sont comme les « Juifs d’Extrême-Orient » <sup>1,2</sup>, déclare le roi Rama VI de <a href="http://catsea1.caac.umontreal.ca/dhthailande/index.htm">Thaïlande</a>, en 1914. Avec la montée du  nationalisme en Thaïlande, l’attitude des Thaïs par rapport aux Chinois se modifie. La création de l’identité nationale, dans les années 30, change la perception qu’ont les Thaïlandais des étrangers. Ils les voient comme des êtres nuisibles à la formation de leur identité. Plus tard, le néonationalisme du 21<sup>e</sup> siècle démontrera une ouverture plus grande que pendant la période nationaliste.</p>
<p style="text-align: justify">La comparaison faite par le roi Rama VI prend sa source dans deux évènements. Premièrement, l’immigration chinoise est de plus en plus forte et les Sino-Thaïs occupent des emplois comme « [le] négoce, [la] finance, [les] entreprises minières, [les] cultures maraîchères »<sup>3</sup>. Ils obtiennent aussi des privilèges de la part du gouvernement. Par exemple, certains Chinois sont réticents à payer des taxes et pour des raisons de commerce extérieur, quelques-uns seront exemptés de taxes. En 1913, le gouvernement thaïlandais fait en sorte que n’importe quel individu né dans le pays en devient citoyen. Ces situations permettent aux Sino-thaïlandais de s’inclure et de prendre plus de place dans la vie thaïlandaise. La situation de favoritisme des Chinois face aux Thaïlandais les rendra xénophobes. Deuxièmement, à partir de 1910, une nouvelle élite thaïe se forme, les jeunes Thaïlandais vont étudier en Europe. En fait, les jeunes découvriront de nouvelles idées. Ils se rendent compte des mauvais traitements que l’aristocratie fait subir aux Philippins. Ils voudront établir ces nouvelles idéologies dans leur pays. Par la suite, le sentiment national des jeunes sera plus présent et plus fort. De plus, le sentiment national augmenta en flèche avec la prise de pouvoir de jeunes officiers en 1932. La modernisation rapide du pays et la rébellion des jeunes face à l’aristocratie menèrent à un ultranationalisme, c’est-à-dire à nationalisme plus poussé et même très violent. (Hoàng 1976).</p>
<p style="text-align: justify">La Chine ne considérait pas ses relations avec la Thaïlande comme égales. En effet, la Chine a rompu ses relations avec la Thaïlande en 1853 (Lovelace 1971). La Chine donnera le statut de citoyen à tous les individus de parents chinois nés à l’extérieur du pays. Ce statut de citoyen avait pour but de renforcer le sentiment national des Chinois à travers le monde. Autour de 1925, le Japon fait la guerre contre le communisme et le nationalisme en Chine. Cette guerre mènera les Sino-Thaïs à boycotter les produits japonais. Comme les relations avec le Japon sont prioritaires pour la Thaïlande, les droits des Chinois seront restreints. C’est sans compter que le gouvernement thaïlandais craignait que le nationalisme chinois prenne plus d’importance que le thaïlandais (Pan 2000). Certains Sino-Thaïs seront même consignés à l’intérieur de leur maison (Hoàng 1976).</p>
<p style="text-align: justify">Le mouvement ultranationaliste et la xénophobie ne se terminent pas avec la fin des hostilités entre la Chine et le Japon. Au contraire, les Chinois sont encore plus ostracisés. Des politiques sont mises en place pour que les Thaïlandais soient au premier rang de l’économie. La possibilité d’occuper certaines professions sont retirées aux Chinois. Les secteurs commerciaux où les Chinois dominent furent aussi nationalisés (Pan 2000). De plus, des répressions sont prises sur le plan culturel. Les écoles chinoises sont fermées, les lettres à destination de la Chine ont été censurées. Les secteurs de l’immigration, de la circulation et de la naturalisation sont limités par certaines législations. (Hoàng 1976).</p>
<p style="text-align: justify">Après 1955, le mouvement nationaliste s’estompa. Les Sino-Thaïs retrouvèrent peu à peu leurs droits commerciaux, culturels et d’immigration. Les violences connues envers les Chinois sont cependant moins importantes que dans les autres pays de l’Asie du Sud-Est (Suryadinata 1987).</p>
<p style="text-align: justify">La Thaïlande connaîtra une vague néo-nationaliste au 21<sup>e</sup> siècle qui sera plus intense entre 2000 et 2001. Cette fois-ci, le nationalisme thaï n’exclut pas les Chinois. Au contraire, les Sino-Thaïs ont construit le néonationalisme thaï (Callahan 2003).</p>
<p style="text-align: justify">Entre les périodes de nationalisme et de néonationalisme, les Sino-Thaïs ont eu beaucoup plus de place dans la société et l’économie thaïlandaise. Par contre, leur intégration est plus flagrante durant le néonationalisme. Ce dernier se définit par l’application des valeurs thaïes : religion, nation et monarchie. L’intégration des valeurs se fera surtout dans l’économie. La Thaïlande est en crise économique en 1997. Elle se sert du néonationalisme pour se sortir de la crise. En fait, le gouvernement considère que la réinsertion de l’identité et de l’économie nationale thaïe pourront les sauver. Le néonationalisme est supporté par l’idée de l’autosuffisance de l’économie et de la culture. Cette façon de considérer le néonationalisme vient de la Chine (Callahan 2003).</p>
<p style="text-align: justify">Les Sino-Thaïs considèrent la Thaïlande comme leur pays et la Chine n’est plus leur pays référence. Cette perspective rend les Sino-Thaïs plus enclins à développer le pays puisqu’ils ont un attachement à la Thaïlande. Auparavant, ils étaient en Thaïlande uniquement pour le commerce. En habitant dans le pays, ils ont intégré les valeurs thaïlandaises. Le néonationalisme thaï souhaite que les valeurs thaïes soient intégrées par la population pour qu’ils s’autosuffisent. Les Chinois, en intégrant les valeurs thaïes, se conforment au néonationalisme et participent à la reprise économique de la Thaïlande (Callahan 2003).</p>
<p style="text-align: justify">Cet enchevêtrement d’idées de la part des Sino-Thaïs et des Thaïlandais rend possible ce nouveau nationalisme. Par ailleurs, certains Sino-Thaïs se méfient du néonationalisme. En fait, ils craignent que la diaspora chinoise ne soit encore ostracisée. Pourtant, des entreprises sino-thaïes fonctionnent avec le système thaï (Callahan 2003). Aujourd’hui, la plupart des membres de la communauté chinoise de Thaïlande ont adopté la nationalité et la langue thaïe. D&#8217;ailleurs, plusieurs mariages ont eu lieu entre des Sino-Thaïs et des Thaïlandais (Galland 1998).</p>
<p style="text-align: justify">Le nationalisme joue réellement un rôle dans l’intégration de la diaspora chinoise en Thaïlande. Il peut être destructeur d’intégration et tout autant qu’intégrateur des Sino-Thaïs. L’appui ou l’opposition au nationalisme thaï de la part des Chinois est directement relié l’intégration ou l’exclusion de la diaspora chinoise en Thaïlande.</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>Références</strong></em></p>
<p style="text-align: justify"><sup>1</sup> Michel Hoàng, <em>La Thaïlande et ses populations</em> (Bruxelles : Les Éditions Complexe, 1976).</p>
<p style="text-align: justify"><sup>2</sup> William A. Callahan, « Beyond Cosmopolitanism and Nationalism: Diasporic Chinese and Neo-Nationalism in China and Thailand » (2003) En ligne. <a href="http://journals.cambridge.org/action/displayAbs%20tract?fromPage=online&amp;aid=167226">http://journals.cambridge.org/action/displayAbs tract?fromPage=online&amp;aid=167226</a> (Page consultée le 11 octobre 2009).</p>
<p style="text-align: justify"><sup>3 </sup><em>Id.</em> Hoàng 1976.</p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>Bibliographie</strong></em><em> </em></p>
<p style="text-align: justify">[1]<sup> </sup>Hoàng, Michel. 1976.<em> La Thaïlande et ses populations</em>. Bruxelles : Les Éditions Complexe.</p>
<p style="text-align: justify">[2]<sup>  </sup>Callahan, William A. 2003. <em>Beyond Cosmopolitanism and Nationalism: Diasporic Chinese and Neo-Nationalism in China and Thailand</em>. En ligne. <a href="http://journals.cambridge.org/action%20/displayAbs%20tract?fromPage=online&amp;aid=167226">http://journals.cambridge.org/action /displayAbs tract?fromPage=online&amp;aid=167226</a> (page consultée le 11 octobre 2009).</p>
<p style="text-align: justify">[3]<sup> </sup>Lovelace, Daniel D. 1971. <em>China and &#8220;People’s War&#8221; in Thailand, 1964-1969</em>. États-Unis: Université de Californie: China Research Monographs.</p>
<p style="text-align: justify">[4]  Pan, Lynn, dir. 2000.   <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise. </em>Paris : Les Éditions du Pacifique.</p>
<p style="text-align: justify">[5] Suryadinata, Leo. 1987. «Ethnic Chinese in Southeast Asia: Problems and Prospects»<strong><em> </em></strong><em>Journal of International Affairs</em> 41: 135-151.</p>
<p style="text-align: justify">[6] Galland, Xavier. 1998. <em>Histoire de la Thaïlande</em>. Paris : Presses Universitaires de France.</p>
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		<title>SINGAPOUR : UNE ÉCONOMIE INFLUENCÉE PAR LA DIASPORA CHINOISE?</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 21:14:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Confucianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
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		<category><![CDATA[Singapour]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Ève Lortie-Fournier
En détenant 47,31 % du produit intérieur brut [1], les entreprises chinoises de Singapour démontrent que l’économie de Singapour est dominée par la diaspora chinoise. L’immigration chinoise à Singapour a eu beaucoup d’impacts sur cette cité-État. Plus précisément, les valeurs véhiculées en Chine se sont déplacées avec les immigrants pour construire une partie des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Ève Lortie-Fournier</strong></p>
<p style="text-align: justify">En détenant 47,31 % du produit intérieur brut [1], les entreprises chinoises de Singapour démontrent que l’économie de Singapour est dominée par la diaspora chinoise. L’immigration chinoise à Singapour a eu beaucoup d’impacts sur cette cité-État. Plus précisément, les valeurs véhiculées en Chine se sont déplacées avec les immigrants pour construire une partie des valeurs singapouriennes. Les valeurs que les immigrants chinois ont apportées avec eux ont influencé les valeurs singapouriennes.</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">En Asie du Sud-Est, le commerce entre les pays a commencé avec l’arrivée de colons. Les déplacements entre Singapour et la Chine sont fréquents pour les commerçants chinois. À Singapour, la diaspora chinoise commence vers 1819 avec la fondation d’un établissement commercial britannique, par Thomas Stamford Raffles. Cet établissement a augmenté le nombre de plantations de cachou et de poivre. Des ouvriers agricoles, des cultivateurs et des commerçants chinois s’installent massivement dans de nouvelles plantations. Par la suite, les Chinois s’installent définitivement à Singapour et ils se créent des commerces. Les immigrants amènent leur famille avec eux [2] [3].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">Bien que des <a href="http://redtac.org/asiedusudest/2008/11/28/singapour-les-defis-de-l%e2%80%99harmonie-raciale-et-de-l%e2%80%99identite-nationale/">Malaisiens et des Tamouls se soient établis à Singapour</a>, les Chinois restent les plus influents et les plus nombreux. Le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucianisme">confucianisme</a> est une école de pensée très populaire en Chine. Le développement économique de Singapour sera très influencé par cette idéologie. En fait, celle-ci véhicule des valeurs telles que de travailler fort, le désir d’apprentissage, l’harmonie et la famille [4]. Les individus doivent se recentrer vers leur famille ce qui mène à l’harmonie, au consensus, à la confiance et à la responsabilisation [5].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">En suivant cette idéologie, la communauté chinoise s’est rapprochée et unifiée à l’intérieur de la cité-État. Des associations chinoises ont été créées ce qui a permis aux Chinois de s’entraider. De cette façon, les Sino-singapouriens ont établi des institutions chinoises, à l’intérieur des frontières singapouriennes. Par exemple, la création de banques et de commerces leur a permis de se faire une place au sein de la cité-État. Les valeurs confucéennes ont amené les Sino-singapouriens à s’unifier pour créer des commerces. À l’intérieur de leur commerce, ils font travailler leur famille. Cela leur permettait de garder un contrôle et de toujours avoir un support [4].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">La conservation des valeurs chinoises à Singapour a été possible grâce à la création des écoles basées sur l’éducation en chinois et l’intégration de leurs valeurs. En effet, les Chinois s’installent en permanence à Singapour et les générations reprennent les entreprises familiales [5].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">Il est à noter que les Chinois n’auraient pu transformer l’économie sans les politiques coloniales. En fait, ces dernières pour l’ouverture de commerce étaient très strictes. Il fallait s’y soumettre pour réussir économiquement, à Singapour. Les Sino-singapouriens se sont donc adaptés à ces politiques pour créer leurs banques et leurs entreprises. Ils se sont démarqués économiquement des étrangers et même des Singapouriens, dès la colonisation [2].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">L’exportation de produits singapouriens vers la Chine et en Asie du Sud-Est est explicable par la diaspora chinoise établie à Singapour. Pendant la période coloniale, ils étaient des intermédiaires entre les grandes compagnies de l’Ouest et l’économie locale [2]. Ce rôle leur a permis d’apprendre les lois du marché et les techniques de manufacture. De plus, cela leur permettra de construire des relations commerciales et des réseaux financiers à travers l’Asie [6]. L’expérience du commerce pour les Chinois a modifié leur attachement aux valeurs confucéennes. Ils ont réalisé une sorte de globalisation de l’économie. Les entreprises familiales se sont donc transformées en corporations familiales. Ces dernières sont en fait des associations entre d’anciennes entreprises familiales et la collaboration d’amis de famille au sein de la nouvelle entreprise. Ce nouveau type d’entreprises leur permettait d’avoir plus d’impacts sur l’économie mondiale. L’économie de Singapour est alors passée d’une économie locale à une économie internationale [4].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">Le développement de la communauté chinoise à l’intérieur de Singapour a permis à la ville de devenir un exportateur important. De plus, le commerce entre Singapour et la Chine est essentiel à la compréhension de l’expansion économique de la cité-État. Durant le régime communiste, la Chine échangeait énormément de produits avec Singapour qui est devenu le principal importateur en raison des pressions internationales envers le communisme chinois. Les hommes d’affaires sino-singapouriens qui connaissaient les valeurs de la Chine ont tiré profit de leur héritage. Depuis la chute du communisme, Singapour reste le sixième pays importateur de la Chine qui est le premier importateur de Singapour. Ces relations ont permis à Singapour de devenir une puissance économique dans l’Asie du Sud-Est [6].</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">L’apport de la diaspora chinoise à l’économie de Singapour est considérable. Que se soit par l’entremise des valeurs héritées ou des contextes mondiaux dont ont tiré profit les Sino-singapouriens, la diaspora chinoise a permis d’une certaine manière de façonner l’économie de cette cité-État. Ce qui n’est pas arrivé sans créer des tensions. Mais cela c’est une autre question.</p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Bibliographie</em></p>
<p style="text-align: justify">[1] Daniel Haber et Jean Mandelbaum, <em>La revanche du monde chinois ?</em> (Paris : Édition Économica, 1996).</p>
<p style="text-align: justify">[2]  Lynn Pan, (dir.),   <em>Encyclopédie de la diaspora chinoise </em>(Paris : Les Éditions du Pacifique, 2000).</p>
<p style="text-align: justify">[3]  Maurice Freedman et Majorie Topley, « Religion and Social Realignment among the Chinese in Singapore », <em>Journal of Asian Studies</em>, 21 (1961) 3-23.</p>
<p style="text-align: justify">[4] Gordon C. K. Cheung, « Chinese Diaspora as a Virtual Nation: Interactive Roles between Economic  and Social Capital », En ligne. <a href="http://web.ebscohost.com/ehost/pdf?vid=2&amp;hid=%20111&amp;sid=f01e6055-fcc2-4101-8091-ef54674ec6ce%40sessionmgr111">http://web.ebscohost.com/ehost/pdf?vid=2&amp;hid= 111&amp;sid=f01e6055-fcc2-4101-8091-ef54674ec6ce%40sessionmgr111</a> <em>Political</em> <em>studies</em> 52 (2004), 664-684. (Page consultée le 6 octobre 2009)</p>
<p style="text-align: justify">[5]  Kwok Bun Chan et See Ngoh Claire Chiang, « Cultural values and immigrant entrepreneurship : the Chinese in Singapore », En ligne. <a href="http://www.persee.fr/articleAsPDF%20/remi_0765-752_1994_num_10_2_1409/article_remi_076%2050752_1994_num_10_2_1409.pd%20f?mode=light">http://www.persee.fr/articleAsPDF/remi_0765-752_1994_num_10_2_1409/article_remi_076 50752_1994_num_10_2_1409.pd f?mode=light</a> <em>Revue européenne des migrations internationales</em> 10 (1994),  87-117, (page consultée le 6 octobre 2009).</p>
<p style="text-align: justify">[6]  Heidi Dahles, « Venturing across borders: investment strategies of Singapore-Chinese Entrepreneurs in Mainland China » <em>Asian journal of social science</em> 32 (2004) 19-41.</p>
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		<title>LE GÉNOCIDE AU CAMBODGE : UN ETHNOCIDE ?</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 21:14:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mlanieboudreault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Cambodge]]></category>
		<category><![CDATA[Colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Minorités ethniques]]></category>

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		<description><![CDATA[par Mélanie Boudreault
 
«Le génocide perpétré par le KD [le parti Kampuchéa Démocratique mené par les Khmers Rouges] aura tué en moyenne 1 150 personnes par jour, en l’espace de 3 ans, 8 mois et 20 jours. Si l’invasion vietnamienne mit un terme à cette dynamique meurtrière, elle n’a pas pour autant permis de sécuriser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"><strong>par Mélanie Boudreault</strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small">«Le génocide perpétré par le KD [le parti Kampuchéa Démocratique mené par les Khmers Rouges] aura tué en moyenne 1 150 personnes par jour, en l’espace de 3 ans, 8 mois et 20 jours. Si l’invasion vietnamienne mit un terme à cette dynamique meurtrière, elle n’a pas pour autant permis de sécuriser le destin de la communauté chinoise au Cambodge»</span><a name="_ftnref1" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Arial;font-size: 12pt">[1]</span></span></span></span></a><span style="font-size: small">. Dans quel contexte de telles atrocités peuvent se produire ? La présence des Chinois au Cambodge ne date pas d’hier et la relation entre Khmers et Chinois n’a pas toujours été conflictuelle. Plusieurs auteurs tels que Ben Kiernan et W. E Willmott défendent que ces atrocités ne correspondent pas tout à fait à un ethnocide, puisque l’ethnie n’était pas le seul critère d’extermination dans la logique meurtrière des Khmers. Les statuts social et économique ont également joué un rôle prépondérant. Le présent billet démontre comment la colonisation française a bouleversé les relations économiques, sociales et culturelles entre les Chinois et les Khmers. Ce qui a ainsi posé les bases qui ont mené à ces massacres. <span id="more-222"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small">Bien que la présence des Chinois au Cambodge remonte au 8<sup>e </sup>siècle, ce n’est qu’au 15<sup>e </sup>siècle, avec la fondation de Phnom Penh, qu’elle devient significative et qu’une véritable intégration se crée. C’est à travers des mariages interethniques que naît une nouvelle classe ethnique : les Sino-Khmers. L’assimilation est telle que seuls les rites funéraires et le statut économique permettent de différencier les Chinois des Khmers (Tan 2006, 9-14). Dû à un intérêt pour le commerce et l&#8217;adminstration, les Chinois sont amenés à jouer un rôle prépondérant dans l’économie du pays puisqu’ils «peuvent accéder à des postes élevés dans l’administration du royaume et détenir des monopoles sur des pans entiers de l’économie, qu’il s’agisse de l’opium, de l’alcool, des jeux, de la pêche et, dans certaines régions, de l’exploitation du bois»</span><a name="_ftnref2" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Arial;font-size: 12pt">[2]</span></span></span></span></a><span style="font-size: small">. <span> </span>Les Chinois représentent un avantage pour la royauté puisqu’ils sont porteurs d’une modernité avec le développement des villes, du marché intérieur et du système d’échanges commerciaux. Ce nouveau réseau d’échanges, non plus basé sur l’autosuffisance mais axé vers les pays étrangers, permet aux classes sociales supérieures d’avoir accès à de nouveaux produits (Tan 2006). Ainsi, «à travers des alliances familiales stratégiques, 95% du commerce à cette époque était entre leurs mains, dominant le commerce de détail, la restauration, l’hôtellerie, l’import-export et l’industrie légère»</span><a name="_ftnref3" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Arial;font-size: 12pt">[3]</span></span></span></span></a><span style="font-size: small">. Ainsi, à leur arrivée, les Français ont dû composer avec une communauté chinoise bien ancrée au sein de la population cambodgienne et dans le milieu économique.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"><span> </span>En 1863, les Français établirent un protectorat au Cambodge. À cette époque, l’intérêt des Français pour le Cambodge était minime, c’est pourquoi ils mirent en place un système de prélèvement d’impôts qui servira à financer la colonisation et qui sera réinvestit surtout au Vietnam. Ce n’est qu’en 1892, que le colonialisme français est venu à jouer un rôle important dans la relation que les Chinois entretenaient avec les Khmers. Le système de colonisation indirecte au Cambodge s’est traduit par l’instauration d’un système de congrégations qui faisaient des Chinois des auxiliaires économiques et qui favorisa «l’émergence d’un nouveau groupe social autonome et puissant»</span><a name="_ftnref4" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Arial;font-size: 12pt">[4]</span></span></span></span></a><span style="font-size: small">. Plus précisément, le système de congrégation consista à organiser la diaspora chinoise en cinq congrégations. L’autorité coloniale s’appuya sur les cinq groupes linguistiques : Teochiu, Cantonais, Hakka, Hokkien et Hainanais. Déjà existantes sous le nom de<em> hui-guan</em>, ces organisations fournissaient à la population chinoise un réseau culturel et social et répondaient aux intérêts économique de ces divers groupes. (Tan 2006, 69-70, Willmott 1969, 288). Ainsi, l’administration coloniale utilisait le chef de chaque congrégation pour maintenir l’ordre et pour percevoir les impôts de cette population,ce qui représentait pour les Français une meilleure source de revenus que les Khmers. De plus, un contrôle sévère sur les déplacements et l’immigration des membres de la communauté chinoise s’opéra à travers ce système de congrégations (Willmott 1969, 284). </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small">Au moment étendre son empire colonial dans la région, l’administration française était consciente de la domination chinoise sur le commerce au Cambodge : «[s]’appuyant sur les Chinois pour établir leur autorité sur les colonies d’Indochine, les administrateurs français virent très vite la nécessité de contrôler plus étroitement leurs activités et de les écarter de l’appareil de pouvoir en les faisant passer du statut d’assimilés à celui d’étrangers»</span><a name="_ftnref5" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Arial;font-size: 12pt">[5]</span></span></span></span></a><span style="font-size: small">. Par le biais du système de congrégation et du décret de 1898, les Français firent de la population chinoise des sujets français en leur bloquant tout accès à la citoyenneté cambodgienne et aux institutions cambodgiennes. Ce qui eut pour résultat que la communauté chinoise échappait donc aux autorités cambodgiennes et s’organisait par le biais du système de congrégation. Autrement dit, un État parallèle venait d’être créé au sein du Cambodge. Ceci mit fin au métissage entre les deux peuples et creusa même un important fossé, tant au niveau sociopolitique, économique et culturel, entre les deux communautés (Tan 2006, 63-66). La colonisation française venait donc de poser des balises qui firent des Chinois les victimes de premier plan en tant que minorité, urbaine et capitaliste dans le projet révolutionnaire des Khmers Rouges. Ces derniers prirent le pouvoir en 1975 et avaient pour objectif de mettre fin aux inégalités sociales en enrayant le passé (Tan 2006, 126-128). </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"><strong><em>Mis-à-jour  le 27 Mars 2010</em></strong></span></span></p>
<div><span style="font-size: small"></p>
<hr size="1" /></span></div>
<div id="ftn1">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a name="_ftn1" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[1]</span></span></span></span></span></a><span style="font-family: Times New Roman"><span style="font-size: 10pt"> </span><span style="font-size: 10pt">Danielle,Tan. «<em>La diaspora chinoise du Cambodge. Histoire d’une identité recomposée»,</em> Thèse de Doctorat (Paris : Institut d’études politique de Paris, 2006) 138. <strong> </strong></span></span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a name="_ftn2" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[2]</span></span></span></span></span></a><span style="font-family: Times New Roman"><span style="font-size: 10pt"> </span><span style="color: #231f20;font-size: 10pt">Françoise, <span> </span>Mengin. «La présence chinoise au Cambodge. Contribution à une économie politique violente, rentière et inégalitaire». <em>Les Études du Centre d’études et de recherches internationales Sciences Po </em>133 (2007), 5. </span></span></p>
<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span lang="EN-CA"><span style="font-family: Times New Roman;font-size: x-small"> </span></span></p>
</div>
<div id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a name="_ftn3" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[3]</span></span></span></span></a><span style="font-family: Times New Roman;font-size: x-small"> Voir l’analyse que fait Tan, 9. </span></p>
</div>
<div id="ftn4">
<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a name="_ftn4" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[4]</span></span></span></span></a><span><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: Times New Roman"> <em><span lang="EN-CA">Ibid.</span></em><span lang="EN-CA">, 49.</span></span></span></span></p>
</div>
<div id="ftn5">
<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a name="_ftn5" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[5]</span></span></span></span></a><span><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: Times New Roman"> <em><span lang="EN-CA">Ibid.</span></em><span lang="EN-CA">, 64. <span> </span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: Times New Roman"><span lang="EN-CA"> </span></span></span></span></p>
<div><span><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: Times New Roman"><span lang="EN-CA"><span> </span></span></span></span></span></div>
<p><span><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: Times New Roman"><span lang="EN-CA"><span> </span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;margin: 0cm 0cm 0pt" align="center"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small">Bibliographie</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 42pt"><span style="font-family: Arial" lang="EN-CA"><span style="font-size: small">Willmott. W. E. 1969. «Congregations and Associations: The Political Structure of the Chinese Community in Phnom- Penh, Cambodia». <em>Comparative Studies in Society and History</em> 11 (June): 282-301. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial" lang="EN-CA"><span style="font-size: small"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 42pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small">Tan. Danielle. 2006. <em>La diaspora chinoise du Cambodge. Histoire d’une identité recomposée</em> Thèse de Doctorat. Institut d’études politique de Paris. <strong> </strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 42pt"><span style="font-size: small"><span style="font-family: Arial;color: #231f20">Mengin. Françoise. 2007. La présence chinoise au Cambodge. Contribution à une économie politique violente, rentière et inégalitaire. <em>Les Études du Centre d’études et de recherches internationales Sciences Po </em>133 (février). </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><span style="font-size: small"> </span></span></p>
<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
</div>
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