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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Développement économique</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>UN CAPITALISME SOCIALISTE?</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Doi Moi]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran

Crédit photo: http://www.enjoytravelvietnam.com/Upload/Tour/258200891148_Hochiminh%20city.jpg
«Les dirigeants communistes vietnamiens ne visent pas à développer l&#8217;économie, mais leur objectif est de garder le pouvoir en main[1]» clame Hoang Lan qui est membre du Free Alliance Vietnam, un groupe d’opposition dont les activités se font à partir de l’extérieur du pays. Son commentaire fait écho à une situation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-639 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/258200891148_Hochiminh-city-300x225.jpg" alt="258200891148_Hochiminh city" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: http://www.enjoytravelvietnam.com/Upload/Tour/258200891148_Hochiminh%20city.jpg</p>
<p style="text-align: justify">«Les dirigeants communistes vietnamiens ne visent pas à développer l&#8217;économie, mais leur objectif est de garder le pouvoir en main<a href="#_ftn1">[1]</a>» clame Hoang Lan qui est membre du <em>Free Alliance Vietnam</em>, un groupe d’opposition dont les activités se font à partir de l’extérieur du pays. Son commentaire fait écho à une situation qui nous est déjà familière; celle d’une croissance économique orchestrée par un régime autoritaire. Ainsi, la prospérité des deux dernières décennies au Vietnam constituerait-elle un argument additionnel en faveur des capacités de l’autoritarisme en matière de croissance économique? Tout semble l’indiquer puisque le Parti communiste vietnamien (PCV) a non seulement réussi la réforme du <em>Đ</em><em>ổ</em><em>i m</em><em>ớ</em><em>i</em>; il s’en ait servi pour renforcer sa légitimité ainsi que son pouvoir sur la scène politique.<span id="more-638"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le Vietnam est, depuis son unification en 1975, toujours dirigé par le même régime : le Đảng Cộng sản Việt Nam (PCV). Étant de ce fait une République socialiste menée par un parti unique stable, l’institution d’une politique économique de marché en 1986 (élaborée ci-dessous) apparaît pour le moins contradictoire. Une discorde qui, dans les faits, en est une que sur le plan théorique. En effet, peu importe le degré de libéralisation de son économie, le parti n’entend pas relâcher son contrôle politique de si tôt<a href="#_ftn2"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[2]</span></span></a>. Les ministères, l’armée, les structures de sécurité interne, les médias, et même les plus grosses entreprises; tous sont contrôlés par des membres du parti<a href="#_ftn3"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[3]</span></span></a>. Alors que les officiers du PCV font souvent référence à l’absence d’opposition comme preuve de consensus social à leur égard<a href="#_ftn4"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[4]</span></span></a>, le quotidien révèle plutôt une population oppressée. Bien que le Parti démente farouchement l’existence <a href="http://www.vietnam.ttu.edu/vietnamarchive/fvppa/index.htm"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">de prisonniers politiques</span></span></a><a href="#_ftn5"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[5]</span></span></a>, il est connu que les militants pro-démocratie sont souvent emprisonnés sous des accusations de terrorisme<a href="#_ftn6"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[6]</span></span></a> ou autres condamnations en lien avec la sécurité nationale<a href="#_ftn7"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[7]</span></span></a>. Sans excuser ces moyens, reste que la prééminence du PCV a fait du Vietnam l’un des pays les plus stables de l’Asie du Sud-Est<a href="#_ftn8"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[8]</span></span></a> et donc, l’un des plus propices à la croissance économique.</p>
<p style="text-align: justify">Le développement du Vietnam, tel que l’on le connaît aujourd’hui, trouve ses racines dans le contexte de la guerre froide. Effectivement, le retrait du support soviétique (financier autant que politique) fut l’élément déclencheur de la réforme du Đổi mới. Le besoin d’action se fit imminent devant la disparition soudaine de près de 2,5 million$ en aide militaire et économique annuelle, ainsi que des centaines de milliers d’emplois<a href="#_ftn9"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[9]</span></span></a>. Le Vietnam  se brûlait alors les mains avec une hyperinflation de 774,76% (fin 1986)<a href="#_ftn10"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[10]</span></span></a>,  ainsi qu’une dette de 8,5 millions RUB  et de 1,9 million $US, en plus d’être dépendant de l’importation pour ses denrées de base telles que le riz<a href="#_ftn11"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[11]</span></span></a>. S’il ne voulait pas être entraîné dans la chute de l’URSS, le Vietnam devait changer.</p>
<p style="text-align: justify">La Đổi mới fut la réponse du régime; «a market-oriented socialist economy under state guidance<a href="#_ftn12"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[12]</span></span></a>». En d’autres mots, la stratégie visait la mise en place d’une économie multisectorielle menée par les entreprises privées et sous la supervision du gouvernement<a href="#_ftn13"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[13]</span></span></a>. Toutes les mesures nécessaires à la matérialisation de cette politique se mirent donc en place; de la dé-collectivisation des terres agricoles à la baisse des tarifs douaniers, sans oublier l’ouverture aux investissements étrangers<a href="#_ftn14"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[14]</span></span></a>. Résultat : la production du pays croît depuis lors à un rythme annuel aux alentours de 7,5%<a href="#_ftn15"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[15]</span></span></a>. Toutefois, les progrès au plan économique n’ont pas suivi sur le front politique<a href="#_ftn16"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[16]</span></span></a>. Au contraire, l’ambivalence est flagrante lorsque l’on constate le maintient du monopole du pouvoir par le PCV<a href="#_ftn17"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[17]</span></span></a> sur des développements économiques de plus en plus libéralisés. Encore aujourd’hui, la part substantielle qu’accaparent les activités des entreprises d’État<a href="#_ftn18"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[18]</span></span></a> dans l’économie nationale prouve le développement économique ordonnée et calculée par le haut<a href="#_ftn19"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[19]</span></span></a>. Rappelons-nous que le Vietnam se définit toujours en tant que marché économique socialiste<a href="#_ftn20"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[20]</span></span></a>, de sorte que «the state is viewed as representing the long-term interests of the whole nation<a href="#_ftn21"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[21]</span></span></a>». La distinction entre gouvernement et parti politique étant dénué de sens dans le cas de ce pays<a href="#_ftn22"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[22]</span></span></a>, le Parti communiste a ainsi justifié son influence permanente sur les changements structurels de la nation. Une légitimité qui sera de plus en plus consolidée au fil des succès.</p>
<p style="text-align: justify">Effectivement, le règne communiste semble être accepté par la majorité des Vietnamiens pour autant que le gouvernement maintienne la prospérité et les services publics<a href="#_ftn23">[23]</a>. Un consentement non seulement national, mais aussi international. L’ouverture du marché vietnamien permit entre autre un rétablissement de liens avec les États-Unis (qui avaient imposé un embargo sur le pays suite à la guerre du Vietnam)<a href="#_ftn24">[24]</a>, ainsi que son inscription dans bon nombre d’organisations multilatérales. Que se soit l’<a href="http://www.aseansec.org/10098.htm">ASEAN</a>, l’APEC et plus récemment, l’OMC<a href="#_ftn25">[25]</a>; l’intégration du Vietnam à la scène internationale, tout comme les interactions intergouvernementales qui en découlent, apportent de façon implicite une reconnaissance au régime du Parti communiste vietnamien.</p>
<p style="text-align: justify">Bref, Hoang Lan avait vu juste. Le développement économique du pays de l’oncle Ho a en effet servi au PCV. À l’image du <em>People’s Action Party</em> de Singapore, le Parti communiste vietnamien a su préserver son pouvoir en apportant une croissance économique<a href="#_ftn26">[26]</a>. Toutefois, il est intéressant de réitérer le fait que Hoang est membre du <a href="http://www.viettan.org/spip.php?rubrique42"><em>Vietnam Reform Party</em></a>, et représente du fait même l’existence d’une opposition au régime. La prospérité de la population vietnamienne est encore trop jeune et précaire pour envisager un ralliement de masse à la voix de Hoang. Néanmoins, advenant que la sécurité financière devienne réalité pour une bonne proportion la population, il est probable que le PCV et ses méthodes répressives devront alors trouver une nouvelle source de légitimité &#8211; ou changer.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>1990. «Pure et dur in Vietnam». <em>The Economist (US)</em> Vol. 345 No. 7509 (8 décembre): 21</p>
<p>1994. «Vietnam beats China at its own game» .<em>The Economist (London)</em> Vol. 333 No. 7886 (5 novembre): 31-32</p>
<p>2005. «Asia: America lost, capitalism won; Vietnam». <em>The economist (London)</em> Vol. 375 No. 8424 (30 avril): 60</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>2006. «Good morning at last; Vietnam». The Economist (London) Vol. 380 No. 8489 (5 août): 50</cite></p>
<p>2008. «Asia’s other miracle; Vietnam». <em>The economist (London)</em> Vol. 387 No. 8577 (26 avril): 16</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>2008. «Half-way from rags to riches». The Economist (London) Vol 387 Vol. 8577</cite></p>
<p>Beresford, Melanie. 2008. «Doi Moi in Review: The Challenges of Building Market Socialism in Vietnam». <em>Journal of Contemporary Asia</em> Vol. 38 No. 2 (Mai): 221 – 243</p>
<p>Hansen, Henrik, John Rand et Finn Tarp. 2009. «Entreprise Growth and Survival in Vietnam: Does Governement Support Matter?». <em>Journal of Development Studies</em> Vol. 45 No. 7 : 1048–1069</p>
<p>Kimura, Tetsusaburo. 1986. « Vietnam&#8211;Ten Years of Economic Struggle». <em>Asian Survey</em> Vol. 26 No. 10 (Octobre) : 1039-1055</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>Lan, Hoang. 1997. Le Vietnam Communiste: Tigre ou Dragon? </cite><cite>En ligne. </cite><a href="http://www.lmvntd.org/avl/demo0697/bai2.htm">http://www.lmvntd.org/avl/demo0697/bai2.htm</a><cite> (page consultée le 29 novembre 2009)</cite></p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>Painter, Martin. 2005. «The Politics of State Sector Reforms in Vietnam: Contested Agendas and Uncertain Trajectories». </cite><em>The Journal of Development Studies</em> Vol.41 No.2 ( Février): 261 – 283</p>
<p>Pierre, Andrew J. 2000. « Vietnam&#8217;s Contradictions». <em>Foreign Affairs</em> Vol. 79 No. 6 (Nov. &#8211; Dec.): 69-86</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>Qiao, Helen (Hong). 2008. «Vietnam: the next Asian Tiger in the Making</cite><cite>» Goldman Sachs Global Economics Paper</cite><cite> No. 165 (17 avril): 1-36</cite></p>
<p>Shivakumar, M.S. 1995 «Vietnam: Twenty Years After». <em>Economic and Political Weekly</em> Vol. 30 No. 29 (22 juillet): 1836-1838</p>
<p>Simon, Sheldon. 1994. « Vietnam&#8217;s Security: Between China and ASEAN». <em>Asian Affairs</em> Vol. 20 No. 4 (Hiver) : 187-204</p>
<p>Union Européenne. 2007. Vietnam &#8211; European Community Strategy Paper for the period 2007 to 2013. En ligne. <cite>ec.europa.eu/external_relations/vietnam/csp/07_13_en.pdf (page consultée le 29 novembre 2009)</cite></p>
<p>Tran, Thi Ben. 1999. <em>Implications of the Crisis for Transition Economies: Vietnam.</em> En ligne. <cite>econ.tu.ac.th/iccg/<strong>paper</strong></cite><cite>s/tranthib.doc (page consultée le 29 novembre 2009)</cite></p>
<p>Tran, Vo Hung Son et Chau Van Thanh. 1998. «Analysis of the sources of economic growth of Vietnam». <em>Center for ASEAN Studies – Center for International Management and Development Antwerp</em> CAS Discussion Paper No. 21 (Décembre): 1-7</p>
<p>Von Glinow, Mary Ann, Linda Clarke et Ed Stockton. 1995. « Vietnam: Tiger or Kitten?» <em>The Academy of Management Executive</em> Vol. 9 No. 4 (Novembre): 35-48</p>
<p><em> </em></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Hoang Lan (1997), en ligne <em>« </em><cite>Le Vietnam Communiste: Tigre ou Dragon? »</cite></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> The Economist (London) (30 avril 2005), p.32</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> The Economist (US) (8 décembre 1990), p. 21</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Voir The Economist (US) (8 décembre 1990), p. 21</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> The Economist (London (26 avril 2008), p.16</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Voir Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Voir Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Sheldon Simon (1994), p.187</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Tran Vo Hung Son et Chau Van Thanh (1998),  p.4</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Thi Ben Tran, en ligne «Implications of the Crisis for Transition Economies : Vietnam»</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Melanie Beresford (2008), p. 221</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Voir Thi Ben Tran, en ligne «Implications of the Crisis for Transition Economies : Vietnam»</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> Voir The Economist (US) (8 décembre 1990), p. 21</p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Voir The Economist (London (26 avril 2008), p.16</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> Voir Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> Voir The Economist (London (26 avril 2008), p.16</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> Voir Union Européenne (2007), p.6</p>
<p><a href="#_ftnref19">[19]</a> Martin Painter, p.226</p>
<p><a href="#_ftnref20">[20]</a> Voir Melanie Beresford (2008), p. 221</p>
<p><a href="#_ftnref21">[21]</a> Voir Melanie Beresford (2008), p. 226</p>
<p><a href="#_ftnref22">[22]</a> Andrew J. Pierre (2000), p. 73</p>
<p><a href="#_ftnref23">[23]</a> The Economist (London) (5 août 2006), p.50</p>
<p><a href="#_ftnref24">[24]</a> Mary Ann Von Glinow, Linda Clarke, et Ed Stockton (1995), p.35</p>
<p><a href="#_ftnref25">[25]</a> Voir Union Européenne (2007), p.6</p>
<p><a href="#_ftnref26">[26]</a> The Economist (London) (5 novembre 1994), p.31</p>
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		<title>SINGAPOUR, A “FINE” CITY POUR SON ÉCONOMIE?</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 02:22:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran

Crédit photo: http://www2.gol.com/users/harasho/singapore-fine.jpg
«Singapore is a ‘’fine’’ city». Bien qu’il soit destiné à des fins humoristiques, reste que le slogan fait clairement écho aux contraintes omniprésentes imposées par le gouvernement. Une main mise qui d’ailleurs, a su modeler la société de sorte à en faire le tremplin d’un succès économique.
Instrumenté par un régime autoritaire, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-617 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/singapore-fine-300x298.jpg" alt="singapore-fine" width="300" height="298" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: http://www2.gol.com/users/harasho/singapore-fine.jpg</p>
<p style="text-align: justify">«Singapore is a ‘’fine’’ city». Bien qu’il soit destiné à des fins humoristiques, reste que le slogan fait clairement écho aux contraintes omniprésentes imposées par le gouvernement. Une main mise qui d’ailleurs, a su modeler la société de sorte à en faire le tremplin d’un succès économique.</p>
<p style="text-align: justify">Instrumenté par un régime autoritaire, le «miracle économique» singapourien laisse perplexe car il contredit la rhétorique du libéralisme-démocratique d’un libre marché conjoint à une liberté politique<a href="#_ftn1">[1]</a>. Ainsi, l’autoritarisme a-t-il été un élément de développement à Singapour? C’est du moins l’impression que nous donne le <a href="http://www.pap.org.sg/"><em>People’s Action Party</em></a><em> </em>(PAP), parti fondateur du pays créé par <a href="http://www.youtube.com/watch?v=uLyPpUsNkAE">Lee Kuan Yew</a>, qui a su créer une prospérité sans précédent en faisant usage de son hégémonie pour imposer des réformes.  À cet égard, nous explorerons en quoi la nature autoritaire du PAP lui a permis d’instaurer les politiques économiques et sociales nécessaires à la croissance économique de son pays.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-616"></span></p>
<p style="text-align: justify">Encore en 2006, le PAP sortit vainqueur des élections parlementaires. Dixième appel aux urnes depuis la formation du pays en 1965, ces dernières élections furent aussi la dixième victoire du même parti au pouvoir. Ces exploits consécutifs illustrent de façon évidente le caractère absolu de la machine politique de Lee[1] qui, pour assurer son emprise, a fréquemment eut recours à des méthodes de répression. Toujours perpétrés dans le cadre d’une légalité juridique, <a href="http://vodpod.com/watch/2517604-ex-political-prisoner-speaks-out-in-singapore?mp=1&amp;pod=soci">l’emprisonnement</a> et la mise en faillite de leaders d’opposition<a href="#_ftn2">[2]</a> sont des exemples de moyens prisés par le PAP. Au-delà du musellement de groupes qui lui sont critiques, le <em>People’s Action Party</em> excelle au jeu politique aussi grâce à son influence sur sa population. «It never fails to remind voters, is that it has always kept its promise of efficient and clean government<a href="#_ftn3">[3]</a>». En effet, rares sont ceux qui contesteraient le rôle central du PAP dans la création du succès économique de Singapour<a href="#_ftn4">[4]</a> &#8211; une réussite qui se fit à partir de bien peu.</p>
<p style="text-align: justify">Au début des années 60, la Cité-État offrait un paysage économique désolant avec des taux de chômage atteignant les 15% et des infrastructures désuètes<a href="#_ftn5">[5]</a>. Pour remédier à la situation, le PAP choisit un programme industriel orienté vers l’exportation. Pourquoi? Diverses tensions ethniques sévissant au sein des pays avoisinants (Malaisie, Indonésie, Thaïlande) rendaient impossibles toutes tentatives de coopération économique régionale. Parallèlement, cette même période concordait avec l’escalade de la compétition entre les firmes américaines, européennes, et japonaises dans le domaine de l’investissement outre-mer<a href="#_ftn6">[6]</a>. Ce fut donc vers ces multinationales que se tourna le PAP. Misant sur le capital et les institutions étrangères, Lee Kuan Yew avait pour théorie que ces intérêts extérieurs sauront assurer la survie de la République nouvellement formée, ainsi que veiller à son développement économique<a href="#_ftn7">[7]</a>. Le pari sera gagné : dix ans plus tard, le taux annuel de croissance se maintiendra autour de 9,8%<a href="#_ftn8">[8]</a>.  En un quart de siècle, la Cité-État aura transité d’un État postcolonial fragile à celui d’une nation hautement industrielle<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Conséquemment aux politiques économiques mises de l’avant, le besoin de posséder une population stable et docile pour un climat favorable à l’investissement redoubla d’importance<a href="#_ftn10">[10]</a>. De nombreuses initiatives furent donc élaborées pour éliminer toutes oppositions potentielles au plan économique du PAP. Les bidonvilles furent détruits et transformés en espaces d’aménagement pour les entreprises étrangères; la croissance démographique fut restreinte avec un système de fiscalité pénalisant les familles nombreuses; les syndicats furent mis sous administration gouvernementale<a href="#_ftn11">[11]</a>, etc. Les projets étatiques de <em>social engineering</em> manœuvrèrent toutes les sphères sociales, particulièrement celle de l’éducation. Afin d’intégrer la population singapourienne à l’économie monde; le PAP imposa l’anglais comme langue de formation, investit massivement dans les formations en sciences et technologie<a href="#_ftn12">[12]</a>, et introduisit en 1984 l’étude de <em>Confucian Ethics</em> dans les écoles.</p>
<p style="text-align: justify">«In our drive towards greater productivity, two major factors must be considered: management of human relations and good work attitudes&#8230; The Confucian emphasis on harmonizing human relations can certainly make an important contribution<a href="#_ftn13">[13]</a>».</p>
<p style="text-align: justify">Bref, la qualité des ressources humaines de Singapore devint éventuellement un facteur important de croissance économique<a href="#_ftn14">[14]</a> et contribua au positionnement du pays en tête de peloton, devant le Canada et le Royaume-Uni, en termes de production par habitant (1994)<a href="#_ftn15">[15]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Somme toute, il a été intéressant de constater jusqu’à quel point le <em>People’s Action Party </em>a su modeler sa société aux aléas des marchés internationaux afin de stimuler un développement économique. Profondément ancrées dans un pragmatisme économique, les politiques instaurées par le PAP ont su faire leurs preuves  avec des taux de croissance annuelle de 7%<a href="#_ftn16">[16]</a> étant toujours d’actualité, malgré deux crises financières régionales. Toutefois, sachant que Singapore vient tout juste de célébrer son 44<sup>ème</sup> anniversaire; il est prudent de se questionner quant à l’efficacité à long terme de ce règne autoritaire. En effet,  l’intensification croissante des réseaux de la mondialisation ne semble laisser <a href="http://singaporedissident.blogspot.com/2008/01/lee-says-free-press-not-answer-to.html">aucun répit</a> autant à l’ordre politique du PAP, qu’à son outil de croissance, sa main d’œuvre. Quant bien même que le <em>People’s Action Party</em> réussisse à se maintenir au pouvoir malgré un marché international qui prêche le rejet d’un rôle dominant de l’État<a href="#_ftn17">[17]</a> dans la sphère économique; sa main d’œuvre devra toujours faire face à la compétition grandissante de ses pays avoisinants qui offrent de plus en plus une main d’œuvre spécialisée et à moindres coûts . «The PAP’s consistent victories also stem from the government’s &#8230; innovative manner of periodically reforming itself<a href="#_ftn18">[18]</a>» &#8211; reste à voir quelles seront les réformes à venir et si elles sauront maintenir le moment économique.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>2006. «Asia : Ten in a row for the men in white; Singapore’s election». The Economist Vol. 379 No. 8477 (13 mai): 69.</p>
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<p>CIA. 2009. <em>The World Fact Book – Singapore</em>. En ligne. <a href="https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/sn.html">https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/sn.html</a> (Page consultée le 21 novembre 2009).</p>
<p>Grice, Kevin et David Drakakis-Smith. 1985. «The Role of the State in Shaping Development: Two Decades of Growth in Singapore» <em>Transactions of the Institute of British Geographers</em> New Series, Vol. 10, No. 3: 347-359</p>
<p>Haque, M. Shamsul. 2004. «Governance and Bureaucracy in Singapore: Contemporary Reforms and Implications». <em>International Political Science Review / Revue internationale de science politique </em>Vol. 25, No. 2 (Avril) : 227-24</p>
<p>Kuah, Khun-Eng. 1990. «Confucian Ideology and Social Engineering in Singapore». <em>Journal of Contemporary Asia</em> Vol.20 No.3: 371-383</p>
<p>New York Time. <em>Singapore Sets Parliamentary Elections for May</em>. En ligne <a href="http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=9807E4D6143FF932A15757C0A9609C8B63">http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=9807E4D6143FF932A15757C0A9609C8B63</a> (Page consultée le 21 novembre 2009).</p>
<p>Olds, Kris et Henry Wai-Chung Yeung. 2004. «Pathways to Global City Formation: A View from the Developmental City-State of Singapore». <em>Review of International Political Economy</em> Vol. 11, No. 3 (Août): 489-521</p>
<p>Verweij, Marco et Riccardo Pelizzo. 2009. «Singapore: Does Authoritarianism Pay?». <em>Journal of Democracy</em> Vol. 20 No.2 (Avril): 18-32</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Marco Verweij et Riccardo Pelizzo (2009), p.19</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Voir Marco Verweij et Riccardo Pelizzo (2009), p.19</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Voir The Economist (2007), p.69</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Voir Marco Verweij et Riccardo Pelizzo (2009), p. 19</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Kevin Grice et david Drakakis-Smith (1985), p.351</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Voir Kevin Grice et david Drakakis-Smith (1985), p. 351</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Voir Kevin Grice et david Drakakis-Smith (1985), p. 351</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> M. Shamsul Haque (2004), p. 228</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Voir Kevin Grice et david Drakakis-Smith (1985), p. 347</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Voir Kevin Grice et david Drakakis-Smith (1985), p.348</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Voir Kevin Grice et david Drakakis-Smith (1985), p.350</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Voir M. Shamsul Haque (2004), p. 233</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Confucian and Singapore p. 375 &#8211; Curriculum Development Institute of <em>Singapore</em></p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> Voir M. Shamsul Haque (2004), p. 233</p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Voir M. Shamsul Haque (2004), p. 288</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> CIA (2009), en ligne</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> Voir M. Shamsul Haque (2004), p.227</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> Voir Marco Verweij et Riccardo Pelizzo (2009), p.29</p>
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		<title>La féodalité du pouvoir politique comme obstacle du développement du pays aux Philippines</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 20:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
Le pouvoir politique aux Philippines est si féodalement fragmenté qu’il est incapable d’imposer et de monopoliser la violence légale ou la taxation qui est sa ressource principale de légitimité. Cela apparaît ostentatoirement dans le fait qu’il ne peut procéder à aucune réforme ou politique sociale et économique cohérente. Au premier chef, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p style="text-align: left">Le pouvoir politique aux Philippines est si féodalement fragmenté qu’il est incapable d’imposer et de monopoliser la violence légale ou la taxation qui est sa ressource principale de légitimité. Cela apparaît ostentatoirement dans le fait qu’il ne peut procéder à aucune réforme ou politique sociale et économique cohérente. Au premier chef, la réforme agraire qui, instaurée depuis 20 ans, se trouve elle-même objet de réforme ! Depuis la présidence de Quezon jusqu’à aujourd’hui, la modification « des titres et des droits détenus sur l’espace foncier »<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a> a toujours été la pierre angulaire des administrations successives aux Philippines, mais la prétendue réforme n’a jamais eu lieu. Qui plus est, aucun des projets de la réforme agraire n’a eu l’ambition de distribuer la terre aux sans-terres (jusqu’à 1986, 90% du capital foncier était la propriété de 10% de la population) ni de donner aux petits paysans les moyens nécessaires pour leur subsistance. Ainsi, leur développement reste bloqué par la grande propriété dont la production est vouée à l’exportation et non pas au marché national. La succession de projets depuis 1935 explique moins la volonté politique de la classe dirigeante que sa démagogie consistant à contrôler les revendications paysannes. Étant une force conservatrice, le Congrès qui était chargé de rédiger la loi de la réforme, confirmait son statut de garde des arrières de la classe des propriétaires terriens. <a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a><span id="more-295"></span></p>
<p>Encore sous le colonialisme américain (Commonwealth des Philippines), le premier président philippin qui était puissant, à la tête d’un État unitaire, Manuel Quezon (1935-1944), s’est écroulé face à la pression gigantesque des maîtres de la terre. Pour entraver son pouvoir central, 24 sénateurs, membres de la chambre supérieure, et 110 membres de la chambre inférieure du Congrès philippin, ont constitué un pouvoir législatif qui a mis la présidence, constitutionnellement puissante, à la marge de l’arène de prise de décision<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>Quelles sont les conséquences de cette féodalité du pouvoir politique ? Outre la présence des forces militaires étrangères dépréciant la souveraineté nationale, on observe la limitation de la taille de l’État, le manque d’infrastructures physiques, les restrictions budgétaires ainsi que la persistance d’un gouvernement chroniquement déficitaire ce qui force ce même gouvernement à demeurer dépendant de l’impôt indirect et de l’aide financière étrangère. En fait, il est possible d’affirmer que les Philippines représentent l’archétype d’un pays sous la tutelle des institutions monétaires internationales, à savoir le FMI, la Banque mondiale et l’OMC<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Aujourd’hui, l’État philippin est coincé dans un cycle infernal d’une alliance sans cesse renouvelée entre les intérêts économiques de l’oligarchie terrienne et les appareils étatiques qui fonctionnent comme des moyens privés en faveur des maîtres en place. L’État n’est pas un moyen d’équilibre entre les classes et les régions par nature inégalement développées, mais un moyen pour enrichir les potentats provinciaux et nationaux. Aux Philippines, ce n’est pas la richesse qui mène au pouvoir, comme dit l’adage capitaliste, mais c’est le pouvoir qui émane de, et conduit à, la richesse<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>. Selon Hutchcroft, l’accès à l’État est la principale avenue vers l’accumulation capitaliste privée, vers l’accès pour ainsi dire à une zone libre d’opportunités destinée à la clientèle de l’oligarchie depuis le bas de l’échelle jusqu’à la tête de Malacañang Palace, le palais présidentiel<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>. L’accès au pouvoir est donc déterminant pour la réussite ou la faillite des affaires économiques.</p>
<p>La raison de cet impasse est attribuable à la faiblesse des institutions étatiques, au processus limité d’institutionnalisation dans ce pays, ainsi qu’à la continuité de l’éparpillement politique propre à la féodalité héritée depuis les Espagnols. Alors que la bureaucratie dans sa version wébérienne canonique est le lieu de l’abstraction, de l’impartialité, de l’impersonnalité, de l’efficacité et de la rationalité de l’administration publique, aux Philippines celle-ci demeure au contraire encore personnelle, clientéliste, partiale et par conséquent inefficace. Bref elle correspond à ce que Weber appelle l’État patriarcal.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a> Les Philippines ont encore besoin, à l’instar de beaucoup d’autres pays, d’une laïcisation propre à eux, à savoir une <em>séparation</em> entre l’autorité personnelle et l’autorité de l’État. Une comparaison avec la présence déterminante de l’État taïwanais projette suffisamment de lumière pour comprendre sa portée et son rôle dans le développement socio-économique. La favorisation de l’export, la dévalorisation de l’import ou ce que l’on peut appeler une politique industrielle surtout en technologie de pointe et l’investissement en éducation, sont les points d’appui faisant la toile de fond. L’État taïwanais, à titre d’exemple, a procédé à la création d’un réseau de firmes dans le secteur de <em>Hardware</em> en vue de devenir fournisseur aux grandes multinationales et a exigé des entreprises venues s’installer au pays de traiter avec les firmes nationales de sorte que cela allait renforcer le tissu industriel national.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn8">[8]</a> Quant à la politique agricole l’État a mis en place un plan d’équilibre des revenus entre campagne et ville de sorte que le revenu de l’une ne peut jamais baisser en dessous de 75% du revenu de l’autre.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Louis Faugere, Les nouveaux enjeux de la réforme agraire aux Philippines, <a href="http://www.scribd.com/doc/2324051/Reforme-agraire-aux-Philippines-Agrarian-reform-in-the-Philippines-Reforma-agraria-en-Filipinas">http://www.scribd.com/doc/2324051/Reforme-agraire-aux-Philippi nes-Agrarian-reform-in-the-Philippines-Reforma-agraria-en-Filipinas</a></p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Ibid.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Alasdair Bowie and  Danny Unger The politics of open economies; p. 102</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> http://<strong>www</strong>.cairn.info/revue-internationale-de-politique-comparee-</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Paul David Hutchcroft;  Booty capitalism; p. 13</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Paul David Hutchcroft;  Booty capitalism; p. 13</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> Hutchcroft; Op. Cit; p. 14</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref8">[8]</a> Florian Mayneris; État et innovation industriel ; 14-04-2008;  <a href="http://www.laviedesidees.fr/Etat-et-innovation-industrielle.html">http://www.laviedesidees.fr/Etat-et-innovation-industrielle.html</a></p>
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		<title>Diversidad cultural y participación política en Malasia: Hacia la consolidación de la democracia</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/22/diversidad-cultural-y-participacion-politica-en-malasia-hacia-la-consolidacion-de-la-democracia/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 02:51:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
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		<category><![CDATA[Malaysia]]></category>
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		<description><![CDATA[por Jorge Franco Freytter
La Federación Malasia es una Monarquía constitucional, considerada como una democracia donde las elites y los grupos culturales pertenecen a una misma línea política, gracias a una alianza política entre los principales partidos y etnias presentes en el país. Esta situación ha conllevado a la Federación Malasia a una forma consociacionalista del [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>por Jorge Franco Freytter</strong></p>
<p>La Federación Malasia es una Monarquía constitucional, considerada como una democracia donde las elites y los grupos culturales pertenecen a una misma línea política, gracias a una alianza política entre los principales partidos y etnias presentes en el país. Esta situación ha conllevado a la Federación Malasia a una forma consociacionalista del manejo de la política,  formado por el partido que lidera la coalición gubernamental, la Organización Nacional para la Unidad Malaya (UMNO) y el <em>Barisan national</em>, una alianza política que gobierna desde la independencia del Reino Unido en 1957 y donde se ven representados los diferentes grupos culturales presentes como los hindúes, malasios autóctonos y chinos<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p>Entonces cabe preguntarse, si realmente Malasia es una democracia consolidada, participativa y pluralista o si por el contrario gracias a la instauración y refuerzo de las medidas represivas por parte del gobierno, nuevos grupos políticos por fuera del gobierno que contestan las decisiones y accionar de la coalición en el gobierno no se han logrado consolidar.<span id="more-338"></span></p>
<p>Es preciso anotar que, Malasia tenía hacia el periodo de la colonización, un sistema económico feudal que determinaba la estructura social de ese entonces. con la llegada de los británicos en 1874, ese sistema feudal y la estructura tradicional se descompuso y con ella, sus aspectos políticos, económicos y sociales. Comienza así, el desarrollo y explotación del Estaño, el Hierro y del Caucho, lo que conllevo a un auge en las inmigraciones con fines laborales, desde la China y la India sobre todo, con lo que se consolida una sociedad multiétnica junto con los autóctonos Bumiputeras y con ello se instalo un sistema administrativo dependiente del imperio británico, que mantenía la seguridad y el orden<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a>, logrando con esto mantener a Malasia bajo el control del Imperio británico<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>Pérez y Sierra (2004) sostienen que en 1963, la Carta Magna de Malasia dispuso que la religión Islámica y el idioma Malayo fueran oficialmente la religión y el idioma del Estado-Nación.  Adicionalmente a esto el jefe de estado debería ser elegido por un periodo de cinco años y se realizaría entre siete sultanes, un rajá y un monarca jefe. Pero esto se transformaría, en una coalición entre los principales grupos políticos, culturales y económicos, lo que llevaría a esta coalición a gobernar y despojar de algunos de los poderes a los sultanes. Otra prueba de la diversidad y cohesión cultural, es que la Federación Malasia constituye dos zonas geográficas importantes la Península malaya y una parte de la Isla de Borneo y cabe mencionar que ha sido el Estrecho de Malacca un punto importante para que se diera esta confluencia de culturas<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Pero el equilibrio de la cohesión cultural malasia, que se vivía luego de la descolonización, se vio afectado en 1969, cuando en Kuala Lumpur, la comunidad malasia se pronuncia violentamente, debido a su poca representatividad e igualdad económica. En ese momento, esa comunidad no tenia una representación importante en el seno de la dirigencia política y tampoco tenia un nivel económico importante. Las manifestaciones de esa jornada, terminaron en enfrentamientos violentos entre malasios y chinos, lo que dio como resultado un saldo trágico de 800 personas asesinadas.</p>
<p>Esa situación, prácticamente obligo a que el gobierno instaurara una serie de medidas económicas y políticas de urgencia para solucionar el problema, como fue la imposición del estado de urgencia, el cual seria levantado solo hasta 1971 y además de eso la adopción de una serie de medidas para luchar contra la pobreza de la comunidad de malasios autóctonos, Bumiputeras, como lo fue la Nueva Política Económica (N.E.P), medida que trataría de darle mayor participación política y económica a estas minorías étnicas<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p>Durante los años de mandato del primer ministro <a href="http://malaysiasms.files.wordpress.com/2009/03/mahatir2.jpg">Mohamad Mahathir</a> (1981 – 2003), se realizaron varios cambios en Malasia. ya que desde el principio, Mahathir inicia incluso dentro de la UMNO y del gobierno, una campaña contra la corrupción en las instituciones, además de esto oficializa las elecciones del vicepresidente a través de voto y no por designación directa por parte del presidente, así como también se levantan ciertas restricciones a las publicaciones. Mahathir toma el control del Barisan nasional en 1989, partido que reagrupa los grupos étnicos representativos y con esto, comienza un programa de aislamiento de la oposición, dirigida en ese momento por Tengku Razaleigh, un antiguo miembro de la UMNO y encargado de las finanzas durante el gobierno de Mahathir, quien lo expulsa del partido por considerarlo como poco fiable<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p>Estas acciones es preciso mencionarlas, porque Mahathir, para imponer sus ideas, que algunos llamarían de racistas, llegaría al poder con la simpatía de las elites malasias por sus posiciones conservadoras y su defensa casi reaccionaria de los derechos y privilegios de los autóctonos malasios, además Mahathir luego de haber sido alejado del poder en medio de una polémica por su libro <em>El Dilema Malasio, </em>vuelve con fuerza con el apoyo de los malasio-musulmanes de origen Bumiputera y de un grupo de beneficiados por el antiguo N.E.P; además gana popularidad por la liberación de prisioneros  por el I.S.A – Internal Security Act y sus ideas de impulsar la raza malasia como una nueva elite malasia económicamente próspera y abierta al mundo<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p>Luego de la partida como jefe del gobierno malasio de Mahathir, es reemplazado por <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/2064535.stm">Abdullah Ahmad Badawi</a>, desde el año 2003 hasta que en abril del 2009, <a href="http://www.elpais.com/articulo/internacional/nuevo/primer/ministro/malayo/jura/cargo/elpepuint/20090403elpepuint_5/Tes">Najib Razak</a> lo sustituye, pero de igual forma la represión a los grupos de presión y a la oposición han continuado, en muchos casos se coartan la libertad de expresión y de asociación. Durante las elecciones de 2008, la coalición al poder pierde algunos puestos, a favor de oros grupos de oposición, como el Pakatan Rakyat o Alianza del pueblo. El UMNO pierde 93 curules en el Parlamento, lo que la hace perder el poder para lograr aprobar la mayoría de las leyes y normas que hasta ahora legalizaban sin ninguna oposición. En esas elecciones del 2008 una nueva fuerza política hace su aparición, El partido Sosialis Malaysia, el cual logra dos curules y hace presencia en 7 de los 13 estados malasios, entre otras Nasir Hashim en Selangor<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p>El sudeste asiático, es una de las regiones en el mundo donde los procesos democráticos pueden estar ligados al manejo de la diversidad cultural presente, debido a que en muchos países de esta región cohabitan religiones y culturas diferentes. En Malasia, la democracia puede estar ligada a procesos de participación o de conciliación para que así, se pueda mantener la presencia y representación de los <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ShqUoJ5-WqI">grupos culturales</a> como los chinos, hindúes y malayos, además de esto la cohesión y el orden social. Pero, si bien es cierto las mayorías étnicas pueden estar representadas por el partido dominante en el poder desde la época de la independencia del Reino Unido, la consolidación de la democracia malaya puede fortalecerse si experimenta un giro en el régimen de participación y de la percepción en occidente con temas ligados a los derechos humanos y un cambio frente al manejo de la llamada acta de la seguridad interior, esto podría poner a prueba la solidez de la llamada cohesión social y fortalecer, quizás aún más, la democracia, permitiendo la participación de grupos no incluidos en el partido dominante y disminuyendo los roces y las presiones entre los grupos étnicos presentes.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Loh, Francis K.W. « Malaysia: National Security, the Police and the Rule of Law: Militarisation by Other Means ». dans Militarising State, Society and Culture in Asia, Asian Exchange Vol.20 no.2 and Vol.21, No.1 (2005) : pp. 179-208.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Probablemente este sistema administrativo sea la explicación primitiva del actual <em>Internal </em><em>Security </em><em>Act</em>. Instaurado luego de las manifestaciones violentas de 1969</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Ali, Husin <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/author/auteur_tiers_1577">S. </a> 1985. “Stratification sociale et ethnicité en Malaisie”. <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/revue/tiers">Tiers-Monde</a>. janvier – mars, 26 (No101) pp. 219-226.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Pérez, A y Sierra, Iván. 2004. “<em>Relaciones étnicas y desarrollo económico en Malasia</em>” Política y Cultura. Primavera (No 21). pp. 127-140</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> <a href="http://fr.ca.encarta.msn.com/encyclopedia_761558542_5/malaisie.html">http://fr.ca.encarta.msn.com/encyclopedia_761558542_5/malaisie.html</a> (pagina visitada el 18– 06– 2009)</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Hoffman, Nathalie. 2003. « <em>Malaisie :</em><em> </em><em>vingt-deux ans de régime Mahathir. Esquisse de bilan d’un dirigeant hors du commun</em><em> </em>» La revue internationale et stratégique, printemps, 1, no 49, pp. 58-68</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> Noor, Farish. 2001. « Islam et politique en Malaisie: une trajectoire singulière » Critique internationale, octobre, no. 13, p. 103-118.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref8">[8]</a> <a href="http://www.inprecor.fr/article-inprecor?id=707">www.inprecor.fr/article-inprecor?id=707</a> (pagina consultada el 10 -07 -2009 )</p>
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		<title>L’économie des Philippines</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 21:40:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Enjeux économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>
		<category><![CDATA[Structure politique]]></category>

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		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
Au moment de l’après-guerre, les Philippines avaient, après le Japon, le meilleur niveau de vie en Asie[1]. La croissance du rendement de l’investissement est supérieure à 4% entre 1964 et 1982, en regard aux autres pays de l’Asie du Sud-Est comme la Malaisie (3.4 %), la Thaïlande (3.5 %) et l’Indonésie (3.2 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p>Au moment de l’après-guerre, les Philippines avaient, après le Japon, le meilleur niveau de vie en Asie<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a>. La croissance du rendement de l’investissement est supérieure à 4% entre 1964 et 1982, en regard aux autres pays de l’Asie du Sud-Est comme la Malaisie (3.4 %), la Thaïlande (3.5 %) et l’Indonésie (3.2 %)<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a>. Cependant, dès les années 1980 l’économie des Philippines chute, alors que la croissance chez les pays, appelés les « tigres » de l’Asie (Malaisie et Thaïlande entre autres), tourne autour de 6.9%. Les Philippines traînent derrière eux avec 0.9% ! Le revenu réel par personne décline de 7.2% entre 1980 et 1992<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.<span id="more-307"></span></p>
<p>Même si le taux de croissance s’est élevé autour de 7.2% en 2007, les mêmes phénomènes et les mêmes problèmes demeurent constamment présents. La question qui se pose est donc de savoir pourquoi un pays doté de telles potentialités n’a pas pu être parmi les fameux dragons (Hong-Kong, Corée du Sud, Singapour et Taïwan) ou tigres ? Tous les pays de la région, y compris le Japon, se sont investis vers l’ouverture du marché américaine pour consolider leurs industries manufacturières et renforcer leur place dans la division internationale du travail, mais les Philippines qui avaient bénéficié d’un accès précoce à ce marché n’étaient pourtant pas au rendez-vous. Il ne peut pas s’agir seulement des atouts du pays car les Philippines ont tous les ingrédients pour un développement réussi : de grands talents entrepreneuriaux, une force de travail avec d’énormes talents et en général bien éduquée (déjà à l’aise avec l’anglais, langue internationale dominante au sein des mondes des affaires), dotées de ressources naturelles riches et une communauté vibrante d’économistes et de spécialistes en développement.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a></p>
<p>En essayant d’expliquer en 1992 les différences entre son pays et ses voisins, le président de l’époque Fidel Ramos pointait du doigt les « groupes oligarchiques » qui, étant capables d’ « utiliser l’État dans leur propres intérêts » et qui avaient créé des distorsions dans l’économie et « rendu le gouvernement inefficace ». Pour Ramos, c’était la raison pour laquelle les Philippines traînaient derrière les tigres de l’Asie du Sud-Est<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>. Dans le même esprit, une étude, de la Banque mondiale sur les différences entre les Philippines et ses voisins, « tigres et dragons », concluait qu’en l’absence d’une combinaison entre stabilité macroéconomique et politique ainsi qu’une bureaucratie technocratique compétente, comme c’est le cas dans les pays susmentionnés, les Philippines ne pouvaient espérer atteindre un tel rang, auquel elles resteraient l’ « aspirant permanent »<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p>Les chercheurs sont unanimes sur ce qu’Hutchcroft décrit comme le rôle de la sphère politique dans la genèse et la reproduction des types de capitalisme. En se basant sur une remarque de Max Weber concernant le conflit entre le « rationalisme capitaliste moderne » et le caractère patrimonial de l’État pré-bureaucratique, Hutchcroft propose que l’État philippin ne fonctionne pas comme un instrument transcendant les intérêts privés pour embrasser l’intérêt sociétal, mais sert d’instrument au profit d’intérêts économiques oligarchiques des classes prédatrices.</p>
<p>Sous le règne de Marcos, contrairement aux premières années de la loi martiale où l’État jouit encore de son autonomie à l’égard de la classe dominante<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a>, ce qu’on appelle les cronies se sont servis de l’État pour accumuler à l’infini leur richesse à travers des privilèges, des mesures protectionnistes et des restrictions de compétition, ce qui a gardé l’économie du pays derrière ses voisins. Les caractéristiques patrimoniales de l’État s’expriment à travers, d’abord, son impuissance à extraire un certain niveau de taxation et ensuite, par, son impuissance à concevoir ou à imposer une politique macroéconomique cohérente.</p>
<p>Pourtant à l’époque de la présidence de Fidel Ramos, de 1992 à 1998, le pays connaissait une stabilité tant souhaitée. Ramos a d’ailleurs a procédé à la promulgation de plusieurs lois anti monopoles, à la privatisation des entreprises-niches, à la réforme fiscale, à l’instauration d’une nouvelle autorité bancaire et la poursuite de la libéralisation du secteur, et l’amélioration des infrastructures, pour enfin permettre au pays de résister au choc financier de 1997.  Un bilan hâtivement gâché par son successeur Estrada démissionnaire, avant la fin de son mandat marqué par trois années de gouvernance corrompue. Avec l’arrivée de la présidente Arroyo Macapagal, le pays a connu un taux de croissance de 7%, mais dans un contexte économique et politique aussi catastrophique.</p>
<p>Si l’on se limite au secteur économique, on peut observer aujourd’hui que 2% de la population possède 38% des terres, une croissance démographique qui grimpe chaque année à 2.3%, soit 1.7 millions de nouveaux travailleurs au marché d’emploi.  40% de la population vit sous le seuil de la pauvreté, 30% de la population adulte déserte le pays à la recherche d’emploi en retour de 15 milliards de dollars gâchés aux achats immédiats au lieu d’être dirigés vers des investissements productifs.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Sophie B. du Rocher, l’Asie du Sud-Est, 2008, p. 40</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Alasdair Bowie and Danny Unger; The politics of open economies; Cambridge University Press, p. 99</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Paul Hutchcroft; Booty capitalism, Cornell University Press, 1998; p. 1</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Hutchcroft, Op. Cit, p. 4</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Cité  in Hutchcroft; Ibid. p. 2-3</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Ibid. p. 4</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> David Wurfel cité in: David chan-oong Kang; Crony capitalism; p. 83 http://books.google.co.ma/books?id=im465FAopWMC&amp;pg=PA83&amp;lpg=PA83&amp;dq=cronies+of+Marcos+Hutchcroft&amp;source=bl&amp;ots=RwvaMu5xCR&amp;sig=OCErDpWvjthg0u4bLcBjqn31MgI&amp;hl=fr&amp;ei=lhxQSq7nMIWjtgeN95isBA&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=3</p>
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		<title>Les Moken de Ko Surin : entre développement durable et ethnocide</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 02:25:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Minorités]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Patrick Milochevitch
Sur Ko Surin, petit groupe d’îles à 60 kilomètres au large de la côte de la province de Phang Nga, dans la mer des Andamans, les Moken  sont en marche vers le progrès… Avec un peu de chance, Madah  et sa famille seront bientôt des Thaï Maï — « des nouveaux thaï ». Lui, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Patrick Milochevitch</strong></p>
<p style="text-align:justify">Sur Ko Surin, petit groupe d’îles à 60 kilomètres au large de la côte de la province de Phang Nga, dans la mer des Andamans, les Moken  sont en marche vers le progrès… Avec un peu de chance, Madah  et sa famille seront bientôt des Thaï Maï — « des nouveaux thaï ». Lui, sa femme et ses enfants possèderont une carte d’identité. Grâce à cela, ils pourront se déplacer, ils seront admissibles à l’assurance maladie, les enfants pourront être scolarisés.<br />
<span id="more-125"></span><br />
Avec un peu de chance, car aujourd’hui, Madah et la majorité des quelques 150 Moken résidant sur Surin ne possèdent pas de papiers, pas de titre de propriété, donc pas de droit.</p>
<p style="text-align:justify">Pour ce petit peuple de nomades marins sillonnant jadis l’archipel des Mergui entre Ko Surin au Sud – en territoire thaïlandais — et Mergui au nord. – en territoire birman, le choix est clair : se sédentariser et cesser ses pratiques traditionnelles ou demeurer des nomades transnationaux sans aucun statut légal (Ferrari, 2007, p.5), à la merci des autorités thaïlandaises ou des militaires birmans.</p>
<p style="text-align:justify"><em>Les Moken de Surin ont-ils d’ailleurs vraiment le choix?</em><br />
<a href="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/moken.jpg"><br />
</a></p>
<p style="text-align:left"><a href="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/moken.jpg"><img class="size-full wp-image-126 alignright" src="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/07/moken.jpg" alt="" width="373" height="238" /></a><em></em>Jusqu’au début des années 80, la vie de ces « chasseurs-plongeurs-collecteurs » ayant poussé l’idéologie nomade à son paroxysme en rejetant toute forme d’accumulation possible s’organisait selon une structure pendulaire dictée par les conditions climatiques, l’exogamie et les échanges économiques.</p>
<p>De décembre à avril, pendant la saison sèche, le quotidien s’élaborait en mer sur les Kabang, les bateaux maisons des Moken. C’est le temps de l’éclatement social en flottilles éparses, le temps du riz que l’on reçoit en échange de coquillages selon un système d’interdépendance inégalitaire avec des intermédiaires commerciaux – les taukès.</p>
<p style="text-align:justify">Bientôt, la mousson du sud-ouest rend la mer impropre à la navigation et pousse les Moken vers leurs îles de résidence temporaire. Ces îles abritent les esprits des ancêtres. Surin est l’une d’elle.</p>
<p style="text-align:justify">De mai à novembre, à la saison des pluies, les Moken se regroupent à terre et oublient leur Kabang. C’est le temps du sacré, de la fête des poteaux Lobong, où le chamane et ses assistants procéderont aux rituels d’offrandes aux esprits pour qu’ils protègent les Moken des épidémies, des disputes et de la disette jusqu’au prochain départ en mer. C’est le temps de l’igname, symbole du refus de l’agriculture, que l’on collectera en forêt.</p>
<p style="text-align:justify">Remarquons que, comme bien souvent en ce qui concerne les populations indigènes, les Moken possèdent leur propre langue, et démontrent une parfaite adaptation à leur environnement. Leur style de vie unique a préservé l’environnement de Ko Surin : « their presence has not left a lasting scar on the surrounding landscape » (UNESCO, 2001, p.22). Ils ont développé un large savoir traditionnel, « continuum entre la technique, la mythologie et la ritualité, qui les amène à s’identifier comme “créateurs”, “propriétaires” et protecteurs de la nature » (Ferrari, 2005, p.2).</p>
<p>En 1981, le gouvernement thaïlandais a décidé d’établir un parc national protégé sur Ko Surin. Le parc a été officiellement ouvert aux visiteurs en 1986.</p>
<p style="text-align:justify">Les activités touristiques ont depuis connu un développement exponentiel. Pendant la saison sèche, un service de ferry relie désormais Surin à la ville de Khuraburi. « Au début, les Moken faisaient partie intégrante des attractions. Ensuite, il a été interdit aux visiteurs de voir les “sauvages”, situation qui s’est à nouveau inversée plus tard » (Ferrari, novembre 2007, p.1).</p>
<p style="text-align:justify">Des interdictions sur l’extraction des ressources naturelles, notamment en ce qui a trait aux activités traditionnelles de collecte et de chasse des Moken, ont été mises en place par les autorités du parc.</p>
<p style="text-align:justify">Deux villages permanents ont été construits pour les Moken sur Ao Sai Ean et Ao Bon Lek  et on trouve sur Surin, un centre d’accueil pour les visiteurs, des bungalows à louer, des aires de campings aménagées, des restaurants.</p>
<p style="text-align:justify">En 1997 et 1998, un groupe de chercheur de l’Université Chulalongkorn, supporté par l’UNESCO, a initié deux projets de développement durable – l’Andaman Pilot Project et le Surin Project — pour la communauté Moken de Surin , dont les conditions de vie, en contact brutal avec la modernité, ont été profondément modifiées.</p>
<p style="text-align:justify">Phénomènes de clochardisation, addiction au jeu, à l’alcool, dépendance aux dons des touristes, perte d’identité, dégradation de l’environnement, violence familiale, engendrés notamment par la promiscuité et l’introduction de nouvelles forme d’économie : l’univers de Madah s’est assombri.</p>
<p style="text-align:justify">Dix ans et un tsunami plus tard, les Moken ont été regroupés à Ao Chong Kaad. L’initiative des chercheurs de l’APP n’a, à ce jour, pas inversé l’évolution négative des impacts provoqués par le changement survenu dans les îles Surin. Néanmoins, elle a permis de sensibiliser les intervenants extérieurs à la réalité séculaire Moken et amorcé un virage dans les stratégies de développement qui permet une implication plus grande de la population et une meilleure prise en compte des nouveaux défis de la communauté.</p>
<p style="text-align:justify">Malgré tout, les Moken de Surin ne sont plus que le reflet de ce qu’ils étaient.</p>
<p style="text-align:justify">Madah fabrique des modèles réduits de Kabang vendus aux touristes qui visitent le musée ethnique Moken. Sa femme ramasse les ordures sur la plage, et ses enfants apprennent le Thaï…</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">ARUNOTAI Narumon (2006), Moken traditional knowledge : an unrecognised form of natural resources management and conservation, International social science Journal nº58, p. 139 à 150</p>
<p>ARUNOTAI Narumon (2007), Mobility and human security seen from the case of the Moken sea nomad in Thaïland, 3ème Congrés du Réseau Asie – IMASIE, Paris, www.reseau-asie.com</p>
<p>DJAJANTO BASORIE Warief (2003), The plight of sea-nomads in the Andaman Sea -  Thaïland, Wise Coastal Practices for Sustainable Human Development Forum, www.aseansec.org/14011.htm</p>
<p>FERRARI Olivier (2005), Du savoir faire traditionnel à la gestion moderne de la biodiversité, résumé de projet de recherche, Institut de géologie et de paléontologie, Université de Lausanne, 2 pages.</p>
<p>FERRARI Olivier (2007), Aires protégées, parcs nationaux et populations dans le sud-ouest de la Thaïlande, UICN &#8211; 1er Colloque national sur les aires marines protégées, Boulogne-sur-Mer</p>
<p>HINSHIRANAN Narumon (1999), Improving communication and preserving cultural heritage, www.unesco.org/csi/pub/papers2/surin.htm</p>
<p>HINSHIRANAN Narumon (2000), Kabang : the living boat, Techniques et Culture, Paris nº35-36, p. 499-507</p>
<p>IVANOFF Jacques (1992), Équilibre paradoxal : sédentarité et sacralité chez les nomades marins moken, Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient, Vol.79, nº2, p.103 à 130</p>
<p>IVANOFF Jacques (2000), La technologie symbolique chez les Moken. L’histoire d&#8217;un mo, Techniques et Culture, Paris nº35-36, p. 199-231</p>
<p>IVANOFF Jacques (2004), Les naufragés de l’histoire : les jalons épiques de l’identité moken, Les Indes savantes, Paris, 593 p.</p>
<p>IVANOFF Jacques (2005), Sea Gypsies of Myanmar : in island-dappled waters of the Andaman Sea, a nomadic way of life hangs in the balance, National Geographic, avril 2005, p.36 à 56</p>
<p>SUTRA FOURCADE Pascal, DESPLANQUES Franck (2004), Moken : les fils de la tortue, film documentaire, Pixie TV, 54 min.</p>
<p>UNESCO (2001), Indigenous People and Parks – The Surin Islands Project, Coastal Region and Small Island Papers, UNESCO, Paris, 61 pages.</p>
<p>WASINRAPEE Puree (2006), The Moken : Today and Tomorrow – Building a sustainable livelihood for the Moken community in the Surin Islands Marine National Park, Mémoire de Maîtrise, Department of Environment, Technology and Social Studies, Université de Roskilde, Danemark, 147 p.</p>
<p>www.cusri.chula.ac.th/andaman, Ten most frequently asked questions about the Moken</p>
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		<title>Les impacts de la mondialisation aux Philippines</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 02:18:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
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		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Vanessa Alexandra Duchemin
L’implantation aux Philippines  des firmes multinationales a eu un impact positif important sur l’économie nationale et a permis d’attirer des investissements étrangers. La mondialisation contribuerait donc au développement des Philippines, ce qui impliquerait donc une meilleure économie, une baisse du taux de chômage, une meilleure qualité de vie et une plus grande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Vanessa Alexandra Duchemin</strong></p>
<p style="text-align:justify">L’implantation aux Philippines  des firmes multinationales a eu un impact positif important sur l’économie nationale et a permis d’attirer des investissements étrangers. La mondialisation contribuerait donc au développement des Philippines, ce qui impliquerait donc une meilleure économie, une baisse du taux de chômage, une meilleure qualité de vie et une plus grande stabilité politique et sociale. Toutefois, ce qui en surface peut paraître un avantage pour les Philippines, présente également d’importants désavantages. En effet,  la mondialisation permet une certaine modernisation, une croissance économique dans certains cas, mais par contre les droits humains et la souveraineté de la population sont remis en question.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-124"></span></p>
<p style="text-align:justify">À partir des années 1960, les Philippines entament un processus de dérégulation de l’économie et de libéralisation des échanges . Les entreprises étrangères viennent alors s’implanter aux Philippines, notamment des entreprises qui exploitent les ressources naturelles. Cela génère donc beaucoup d’emplois, permet une industrialisation et un développement du pays. En 1995, le gouvernement permet aux entreprises minières étrangères de s’implanter aux Philippines très facilement, dans le but de promouvoir son économie. Un exemple de ces entreprises minières est l’entreprise canadienne TVI Pacific Inc. En 2005, TVI Pacific Inc. s’implante aux Philippines pour extraire et exploiter des métaux (or, cuivre, argent, etc.) . Néanmoins, la mise en place de cette mine pose problème au niveau social et au niveau environnemental dans la région. Dans un premier temps, TVI Pacific obtient l’appui du gouvernement pour déplacer les populations qui habitaient la région de Canatuan, afin d’obtenir l’espace nécessaire pour faire la mine . De plus, le lieu d’emplacement de la mine est considéré comme un lieu sacré pour les autochtones de la zone, et le simple fait de placer la mine à cet endroit pose un problème au niveau éthique . La mine crée donc de nombreux emplois et crée un certain dynamisme dans la région. Cependant, malgré le fait que la mine ait créé de nombreux emplois, il s’agit de conditions de travail dangereuses et qui ne sont pas payées proportionnellement au niveau de danger que cela implique. La population locale de la région est donc mise à l’écart de toute décision prise en rapport à la mine, et ne font que subir les conséquences négatives de cette dernière.</p>
<p style="text-align:justify">Au niveau social, la mise en place de la mine par TVI Pacific pose un problème éthique dans la mesure où les populations autochtones n’ont pas le droit de déterminer ce qu’elles veulent faire de leur territoire et où elles veulent habiter . D’après l’article 1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, « tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel » . Ce droit se trouve alors bafoué par le gouvernement philippin et par la multinationale TVI Pacific qui ont déplacé les habitants de la zone, d’autant plus que TVI Pacific obtient l’appui de l’armée pour assurer la sécurité sur les lieux de la mine .<br />
Au niveau environnemental, la mise en place de la mine pose de nombreux problèmes tels que la pollution des cours d’eau de la région, la disparition de montagnes, le déboisement accéléré, l’effondrement des sols, des éboulements, des glissements de terrain lors des pluies, etc. Cela diminue donc la qualité de vie et aussi leur sécurité.</p>
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		<item>
		<title>Les failles de la mondialisation et de la croissance économique en Thaïlande</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 02:15:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Vanessa Alexandra Duchemin
D’un point de vue occidental, le développement en Thaïlande est vu comme un grand accomplissement, principalement au niveau économique et technologique, tout comme pour les autres pays d’Asie du Sud-Est. Cet apparent développement est souvent considéré comme étant le résultat de l’ouverture économique du pays, d’une meilleure adoption du libre-échange, bref, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Vanessa Alexandra Duchemin</strong></p>
<p style="text-align:justify">D’un point de vue occidental, le développement en Thaïlande est vu comme un grand accomplissement, principalement au niveau économique et technologique, tout comme pour les autres pays d’Asie du Sud-Est. Cet apparent développement est souvent considéré comme étant le résultat de l’ouverture économique du pays, d’une meilleure adoption du libre-échange, bref, il est vu comme étant le résultat de la mondialisation et de l’adoption par la Thaïlande de pratiques plus occidentales. Cela impliquerait donc automatiquement la croissance économique et la démocratie. Cependant, il existe une certaine face cachée derrière cette modernisation, et elle n’est pas toujours prise en compte.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-123"></span><br />
Après la Seconde Guerre mondiale, les pays d’Asie connaissent une forte accélération en termes de croissance économique. Toutefois, la croissance économique n’est pas nécessairement synonyme de développement et de réduction de la pauvreté. En jetant un regard global, la mondialisation entraîne dans un grand nombre de pays, tels que la Thaïlande, une forte croissance économique et une réduction relative de la pauvreté. Dans un premier temps, cela accentue la distribution inégale des richesses. En effet, malgré le fait que le niveau de pauvreté absolue (la pauvreté absolue est évaluée en fonction des revenus bruts) ait légèrement diminué, le niveau de pauvreté global demeure toujours élevé étant donné que le fossé entre riches et pauvres demeure très grand. En effet, la mondialisation permet aux riches de s’enrichir de façon presque démesurée. De plus, le système économique et financier dont les bases ont été créées par la mondialisation montre ses nombreuses failles lors de la crise financière de 1997. En effet, la crise de 1997 émerge en Thaïlande, étant donné que l’État cache alors au FMI la dévaluation de la monnaie. De plus, cette crise aura pour conséquence non seulement des répercussions négatives sur le système monétaire, mais également sur l’État et la société. La mondialisation permet jusqu’alors une forte augmentation de la création d’emplois, même si cela n’avait pas pour autant permis une nette réduction de la pauvreté. Lors de la crise, de nombreux emplois vont être perdus et le taux de chômage va donc augmenter considérablement. Cela crée alors certains conflits sociaux et politiques autour de la question économique en Thaïlande. On voit alors apparaître les failles d’un système capitaliste installé en Asie, que l’on croyait jusque-là pratiquement infaillible. Cette crise est principalement due aux excès d’investissement et au manque de régulation de l’économie et des flux monétaires. Il est cependant difficile de dire s’il s’agit d’une crise associée directement liée au modèle ou s’il s’agit d’une crise associée à la façon dont le modèle a été appliqué. De plus, malgré le fait que la Thaïlande ait entamé de nouveau sa croissance économique, il est difficile de penser que cette dernière ne sera pas encore victime d’une crise économique ou financière influencée par les effets de la mondialisation. C’est-à-dire que par la mondialisation et par le système mis en place en Thaïlande qui accepte d’une certaine façon le système promulgué par les grandes puissances. Par conséquent, la mondialisation, bien qu’elle puisse sembler être un aspect positif en termes de croissance économique, de réduction du chômage et de modernisation, elle ne semble pas permettre dans le long terme d’atteindre une équité en ce qui concerne la distribution des richesses et une stabilité du système économique et financier.</p>
<p style="text-align:justify">&#8211; —</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">Girling, John. 1996. Interpreting Development. Capitalism, Democracy, and the Middle Class in Thailand. New York : Cornell Southeast Asia Program Publications.</p>
<p style="text-align:justify">Economic and Social Commission for Asia and the Pacific. 2002. Sustainable Social Development in a Period of Rapid Globalization : Challenges, Opportunities and Policy Options. New York : Nations Unies.</p>
<p style="text-align:justify">Fouquin, Michel, Philippe Richer, dir. 1999.  Crise en Asie du Sud-Est. Paris : Presses de Science Po.</p>
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		<title>Les défis de la mondialisation en Indonésie</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 02:07:38 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Vanessa Alexandra Duchemin
La mondialisation, c’est-à-dire l’ouverture sur le monde, la multiplication des échanges et l’uniformisation des pratiques, est souvent perçue comme un aspect favorable au développement des pays. La mondialisation avait permis une forte croissance en Indonésie et dans le reste de l’Asie du Sud-Est. Toutefois, la mondialisation pose un certain nombre de défis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Vanessa Alexandra Duchemin</strong></p>
<p style="text-align:justify">La mondialisation, c’est-à-dire l’ouverture sur le monde, la multiplication des échanges et l’uniformisation des pratiques, est souvent perçue comme un aspect favorable au développement des pays. La mondialisation avait permis une forte croissance en Indonésie et dans le reste de l’Asie du Sud-Est. Toutefois, la mondialisation pose un certain nombre de défis qu’il est nécessaire d’aborder à travers les points de vue historique, économique, politique et social.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-121"></span></p>
<p style="text-align:justify">Lors de la colonisation par la Hollande, l’Indonésie est déjà marquée par la diversité.  En effet, elle a été sous le contrôle de plusieurs empires, dont un hindouiste et un musulman . Au moment de la colonisation, l’Indonésie fait face à un bouleversement au point de vue de l’organisation politique et sociale. Les Hollandais modernisent donc les structures politiques du pays tout en préservant d’une certaine manière la façon de fonctionner qui était déjà établie . Des institutions occidentales sont mises en place, et les Indonésiens doivent donc s’y adapter, ce qui implique qu’ils doivent s’adapter à une culture qui n’est pas la leur. À la suite de ce mélange de culture, en prenant aussi en compte la courte colonisation par le Japon lors de la 2e Guerre mondiale, on retrouve une Indonésie dont la culture penche principalement vers l’Islam. Toutefois, il est difficile de négliger le rôle de la colonisation qui a entraîné une christianisation de la population . Malgré le fort enracinement dans la tradition, l’Indonésie doit faire face à des éléments déstabilisateurs venant de l’étranger. La tradition et même l’identité indonésienne deviennent de plus en plus fragiles étant donné que lorsqu’elle a accès à cet autre monde plus occidentalisé la population est tirée entre deux mondes. De plus cette occidentalisation d’une partie du pays crée jusqu’à aujourd’hui un certain clivage entre ceux qui sont adaptés au monde moderne et ceux qui sont encore considérés comme « en retard » .</p>
<p style="text-align:justify">Aujourd’hui, l’Indonésie se montre prudente face aux effets de la mondialisation et se montre réticente face à une trop grande ouverture vers le monde extérieur, et cela en raison de ses antécédents liés à la colonisation. Les Indonésiens veulent évidemment s’ouvrir afin de se moderniser plus et d’apprendre plus, mais craignent en même temps qu’une trop grande ouverture pourrait entraîner une nouvelle colonisation, mais cette fois sous forme économique . En effet, certains craignent que certains pays puissent avoir le contrôle de l’île à travers les multinationales et les accords économiques.</p>
<p style="text-align:justify">Néanmoins, malgré ses réticences, l’Indonésie tente d’ouvrir ses frontières et de s’intégrer dans le marché mondial à travers des accords régionaux tels que l’ASEAN. Cette dernière a été créée en 1967 et a aujourd’hui pour but d’assurer une coopération économique et l’intégration des pays membres dans le marché international. Toutefois, les pays de l’ASEAN restent encore en marge du marché international et les efforts pour sortir de cette situation ne sont encore que très faibles. Un autre problème posé par la mondialisation est qu’elle a créé par la suite une crise, car des investissements massifs ont été faits dans des marchées sans débouchés. Cela débouche alors sur la crise financière de 1997, caractérisée par une baisse du taux d’investissement, du taux de croissance, et par une forte augmentation du taux de chômage .</p>
<p style="text-align:justify">
La mondialisation aura également des conséquences dans les domaines politique et social, étant donné que la crise a provoqué une montée des tensions au sein de la population indonésienne . En effet, la crise de 1997 va entrainer un accroissement accéléré de la pauvreté dans les années qui suivent, ce qui va causer des problèmes sociaux, notamment à cause du manque de moyen et des inégalités. Par rapport à cela, la Banque Mondiale a cherché à minimiser les statistiques pourtant inquiétantes concernant l’évolution du taux de pauvreté. Cette dernière, ainsi que le FMI vont également demander en 1998 au gouvernement de Suharto d’arrêter de subventionner  la population, chose qui va encore aggraver le niveau de pauvreté en Indonésie . Dans ce contexte, la BM propose un certain nombre de solutions dont le retour des pauvres vers les milieux ruraux. Elle change ensuite de tactique en faisant le gouvernement indonésien financer un programme de protection social et de subvention sur le riz. Cependant, les plus pauvres n’étaient pas les principaux bénéficiaires .</p>
<p style="text-align:justify">Au niveau politique, l’ouverture vers le monde extérieur pose également des problèmes. Avec les États-Unis, l’Indonésie entretient des relations assez tendues depuis la Guerre froide. Les États-Unis considéraient l’Indonésie comme un lieu de tension et comme une menace, dont le principal coupable était le parti communiste indonésien (PKI). Ils se sont donc résolus à combattre l’influence de ce parti directement par des moyens militaires et vont donc soutenir Suharto lors du massacre des communistes, ce qui aura pour conséquence un total de plus de 500 000 morts en quelques mois.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>Dixon, Chris. 1991. South East Asia in the World-Economy. New York : Cambridge University Press.</p>
<p>France. UNESCO.1986. La politique culturelle en Indonésie. Paris : UNESCO.</p>
<p>Raillon, François. 1999l. Indonésie : La réinvention d’un archipel. Paris : La documentation française.</p>
<p>Ramonet, Ignacio. 1999. « La mondialisation contre l’Asie ». Le Monde diplomatique.</p>
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		<title>Le nationalisme au temps de la Globalisation. Le cas du Vietnam</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 03:17:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Emmanuel Leroux-Nega
Le monde se globalise de plus en plus rapidement. Or, la globalisation ne se contente pas d’agir sur l’économie. Elle impacte fortement plusieurs pans sociaux, dont le nationalisme et l’identité nationale. Malgré quelques années de retard, l’Asie du Sud-est emboîte le pas. Les pays de la région, au cœur d’une des zones de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Emmanuel Leroux-Nega</strong></p>
<p style="text-align:justify">Le monde se globalise de plus en plus rapidement. Or, la globalisation ne se contente pas d’agir sur l’économie. Elle impacte fortement plusieurs pans sociaux, dont le nationalisme et l’identité nationale. Malgré quelques années de retard, l’Asie du Sud-est emboîte le pas. Les pays de la région, au cœur d’une des zones de passages commerciales les plus anciennes et utilisés, s’ouvrent davantage chaque jour sur le monde. Le Vietnam, acteur historique majeur de la région, entre aussi dans la danse mondiale, mais à son rythme. Dû à sa nature communiste et aux apprentissages du passé, le Vietnam opère aujourd’hui prudemment son virage global</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-87"></span></p>
<p style="text-align:justify">L’Asie du Sud-est se démarque de par le fait qu’elle est à la jonction de plusieurs puissants pôles de globalisation. Elle est, en effet, au cœur des zones d’influences de la Chine, du Japon et des États-Unis. De plus, malgré les tentatives de régionalisation de l’ASEAN, chacun des pays à adopter sa propre façon de gérer les différents impacts de la globalisation. La globalisation se défini comme la « libre circulation des informations, biens, services, capitaux, technologies, valeurs et cultures à un niveau global (…) » .[1] Or, les effets et défis de cette dernière ne s’arrêtent pas au champ économique. Elle entraîne avec elle un ensemble de valeurs et idées de l’extérieur qui viennent déstabiliser les cultures intérieures. Des notions telles les droits humains et la libéralisation sexuelle, par exemple, ne sont pas reçues pareillement en Thaïlande ou en Birmanie.</p>
<p style="text-align:justify">En tant que pays communiste et autoritaire, le Vietnam vit la globalisation d’une manière bien spécifique. À la fin de la guerre du Vietnam, le régime d’Hô Chi Minh rejetait catégoriquement le capitalisme qu’il voyait comme une continuité de l’impérialisme occidental. Dans les années 90, on a vu le pays s’ouvrir réellement à l’économie mondiale [2], mais le passage de la fermeture à l&#8217;interdépendance ne s&#8217;est pas fait sans problèmes : <a href="http://www.cepii.fr/francgraph/publications/lettre/resumes/1997/let161.htm">la crise financière de 1997</a> a fortement ébranlé le pays.</p>
<p style="text-align:justify">Cependant, les dirigeants vietnamiens semblent avoir tiré leurs leçons d’une ouverture économique trop rapide et sauvage. Ainsi, refusant de faire les mêmes erreurs qui ont mené à la crise, l’État communiste ouvre ses frontières économiques graduellement et dérèglemente de façon progressiste. Il attire ainsi les critiques des adeptes du <a href="http://www.cid.harvard.edu/cidtrade/issues/washington.html">Consensus de Washington</a> qui les accusent d’une trop grande lenteur [3]. Pourtant, le Vietnam a démontré une progression constante vers l’intégration atteignant en 2005 son plus grand taux de croissance économique depuis la crise [4].</p>
<p style="text-align:justify">La globalisation entraîne un ensemble d’impacts sur le nationalisme et l’identité nationale à travers le monde. Ce sont particulièrement les pays structurellement moins développés qui en subissent davantage les effets. Praset Chittiwatanapong note dans son article trois principaux impacts de la globalisation sur les nationalismes du Sud-est asiatique [5].</p>
<ol>
<li>Les nationalismes économiques qui s’étaient souvent développés en opposition et en résistance à des puissances extérieures dites impérialistes (Japon et États-Unis principalement) s’effacent de plus en plus devant la globalisation des économies.</li>
<li>Les différentes minorités, exposées de par la globalisation de l’information à la diversité mondiale, démontrent une résistance grandissante à se soumettre au concept d’identité nationale que tente de leur imposer leur État.</li>
<li>Le rôle et l’influence des États sur l’économie nationale et régionale s’affaiblissent continuellement face à celui des multinationales et des grandes corporations.</li>
</ol>
<p style="text-align:justify">La montée de l’économie de marché fait en sorte que le gouvernement vietnamien s’implique davantage dans le développement des régions rurales. Il établit des politiques régionales qui, peu importe si elles ont pour objectif la sauvegarde ou l’exploitation des ressources, viennent confrontés les façons de faire traditionnelles des habitants de la région.</p>
<p style="text-align:justify">Plus particulièrement au Vietnam, l’ascension de la globalisation à pour effet de créer de nouvelles communautés  indigènes autoproclamées en conflit avec l’identité nationale [6]. Ceux-ci se posent alors, selon une logique socioterritoriale, en opposition à l’État et à la communauté majoritaire. Ils se voient comme une communauté indigène à part. Or, la globalisation accentue se phénomène. En effet, dans leurs réclamations socioterritoriales, les communautés ne se retrouvent plus seulement face à la majorité du pays, mais face à une société globale.</p>
<p style="text-align:justify">Tout en subissant ses contrecoups, le nationalisme peut être une réponse à la globalisation. Pour lui faire face, plusieurs pays du Sud-est asiatique ont opté pour l’utilisation de nationalismes économiques et culturels. À travers l’implantation d’un ensemble de mesures telles, le renforcement de symboles nationaux identitaires comme la religion ou les danses traditionnelles, l’État veut rehausser le sentiment d’identité nationale [7]. Il espère ainsi amener la population à défendre la culture nationale et consommée locale.</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">[1] Chittiwatanapong, Prasert. 1996. Challenge of and response to globalization : The case of southeast Asia. IUJ Research Institute Working Paper No. 2. <a href="http://www.iuj.ac.jp/research/archive/wpaper/wpap002.html.">En ligne</a>. Page consultée 18 juin 2008.</p>
<p style="text-align:justify">[2] Ryan, Jordan. 2005. Vietnam goes global. YaleGlobal Online. <a href="http://yaleglobal.yale.edu/display.article?id=6633">En ligne</a>. Page consultée le 18 juin 2008.</p>
<p style="text-align:justify">[3] Pesek, William Jr. 2002. Vietnam embraces globalization on own terms. Global policy forum.  <a href="http://www.globalpolicy.org/globaliz/special/2002/1121vietnam.htm">En ligne</a>. Page consultée le 19 juin 2008.</p>
<p style="text-align:justify">[4] Luong, Hy V. 2006. Economic Momentum and Stronger State-Society Dialogue. Vietnam in 2005. p. 148-154.</p>
<p style="text-align:justify">[5] Chittiwatanapong, Prasert. 1996. Challenge of and response to globalization : The case of southeast Asia. IUJ Research Institute Working Paper No. 2. http://www.iuj.ac.jp/research/archive/wpaper/wpap002.html. Page consultée 18 juin 2008.</p>
<p style="text-align:justify">[6] Spencer, James H. 2007. The Political Economy of Market Reform and the Formation of Socio-Spatial Identities in the Mekong Delta of Vietnam. Alternatives 32, 99-127.</p>
<p style="text-align:justify">[7] Chittiwatanapong, Prasert. 1996. Challenge of and response to globalization : The case of southeast Asia. IUJ Research Institute Working Paper No. 2. http://www.iuj.ac.jp/research/archive/wpaper/wpap002.html. Page consultée 18 juin 2008.</p>
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