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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Démocratie</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>INDONÉSIE, DE SUHARTO À LA DÉMOCRATIE</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 01:49:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Amélie Privé
 
Depuis les années 2000, plusieurs pays d’Asie du Sud-est sont reconnus comme étant des pays en émergence. L’un des grands meneurs économiques est l’Indonésie. Cependant, qui dit développement économique, ne dit pas forcément démocratie. En effet, le chemin des îles indonésiennes pour la démocratie fut difficile, puisqu’elles sortent tout juste d’un gouvernement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Amélie Privé</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis les années 2000, plusieurs pays d’Asie du Sud-est sont reconnus comme étant des pays en émergence. L’un des grands meneurs économiques est l’Indonésie. Cependant, qui dit développement économique, ne dit pas forcément démocratie. En effet, le chemin des îles indonésiennes pour la démocratie fut difficile, puisqu’elles sortent tout juste d’un gouvernement militaire. L’Indonésie s’est de plus libérée très tard de son statut colonial qui l’empêchait de développer sa propre constitution. Malgré la tentative de mise sur pied d’une démocratie, les énormes clivages du pays rendent le gouvernement très instable et les putschs sont considérés comme une solution pour un gouvernement fort. L’armé a, elle aussi, jouée un rôle important dans la réussite ou la défaite de l’implantation de la constitution. Aujourd’hui, même si le régime militaire est tombé, il reste de nombreux défis à la république indonésienne afin de consolider sa démocratie. Nous verrons ici comment l’Indonésie est tombée sous le jouc de Suharto et la manière dont elle s’en est sortie.<span id="more-652"></span></p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord  l’Indonésie a été pendant plus de 300 ans une colonie de la Hollande. Mais c’est seulement après la capitulation du Japon qui occupait ces îles depuis trois ans que son indépendance fut proclamée par le chef du mouvement nationaliste Mohammad Hatta ainsi que Sukarno le  17 aout 1945. Les Hollandais ne reconnaissent pas la nouvelle république et tentent de la reprendre. Pendant ce temps, le pays est déchiré entre les coups des ultranationalistes qui tentent de nombreux putschs et les répressions de l’armée sur les communistes qui étaient accusés de vouloir prendre le pouvoir. En effet ceux-ci sont d’avis que l’Indonésie a besoin d’un État fort, ce que la république n’est pas car elle a dut changer de gouvernement à six reprises entre 1950 et 1959. Après que les États-Unis et l’ONU ait mis de la pression sur la Hollande, celle-ci laissa une partie du territoire tout en conservant l’autre partie. En 1950, l’Indonésie s’unifie et reprend les territoires néerlandais.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu&#8217;à la fin des années soixante, le pays est touché par des vagues de radicalisation. Après les premières élections, les communistes deviennent de plus en plus populaires et cela ne plait pas du tout à l’armée et au gouvernement musulman. En 1965 Suharto prend la tête de l’armée  et assassine les partisans du parti communiste indonésien. Sukarno se voit alors dans l’obligation d’abdiquer et de donner le pouvoir au général Suharto.</p>
<p style="text-align: justify">Les trente années du pouvoir militaire de Suharto se sont déroulées dans la répression et la violence. En effet, l’armée joue un rôle non seulement militaire mais également politique.<a href="#_ftn1">[1]</a>Bien que la démocratie ait fait un bout de chemin lors du pouvoir de Sukarno, le recul fut rapide et radical au moment de la prise de pouvoir de la junte militaire. Aussitôt arrivé au pouvoir, celui-ci interdit le parti communiste. Les élections sont conservées mais, bien entendu, elles sont contrôlées par le régime de Suharto qui s’est ainsi maintenu au pouvoir pendant plus de 30 ans (1966-1998).  Ces années sont marquées par de sanglantes répressions contre les musulmans et les communistes. De plus des étudiants ainsi que la classe musulmane menèrent de nombreuses manifestations ainsi que des actes terroristes pour dénoncer et lutter contre la corruption, celles-ci furent également réprimées par l’armée de manière agressive.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré l’essor économique dut à la baisse du prix du pétrole, la crise économique de 1997 toucha l’Indonésie aussi bien que plusieurs autres pays d’Asie du Sud. Les guerres civiles deviennent de plus en plus fréquentes ainsi que les massacres, la corruption et les avantages données aux membres proches du pouvoir et à la famille du dictateur contribuèrent à augmenter les inégalités. En 1998 Suharto démissionna suite aux innombrables émeutes. Cependant, la démocratie n’est pas revenue au même point qu’elle en était au moment de la prise de pouvoir de l’ancien dictateur. Celui-ci désigna l’un de ses ministres et le gouvernement retrouva ses vielles habitudes. En 2001, c’est à Megawati que revient la tâche de reconstruire la démocratie qui commence tranquillement à se consolider si on la compare avec ce qu’elle était jusqu’en 1998.</p>
<p style="text-align: justify">Il est intéressant de noter que l’Indonésie constitue l’archipel le plus grand au monde. La diversité y est également présente dans tous les aspects de la société. Il y a plus de 200 langues et de nombreuses ethnies. Cela constitue une énorme difficulté pour le gouvernement démocratique car celui-ci doit représenter la population. Plus d’une quarantaine de partis ont été enregistrés lors des élections suivant la chute de Suharto. L’unification nationale du pays est donc difficile, mais la démocratie n’est pas impossible. La place de l’armée a été considérablement réduite et la police est redevenue civiles. Même si la représentation reste imparfaite et que les luttes pour l’indépendance (Timor Oriental) continue de troubler l’ordre, le chemin parcouru est considérable. Cependant, l’image des leaders est priorisé au détriment d’un programme électoral fort et solide qui représente les intérêts de la population.</p>
<p style="text-align: justify">La démocratie est encore bien jeune en Indonésie. Il reste cependant remarquable de constater les progrès fait vers une consolidation. La possibilité d’un coup d’État est néanmoins présente car l’orientation des partis est d’avantage basée sur le choix du dirigeant que sur une idéologie. Malgré cela, l’Indonésie reste un pays en émergence avec une démocratie en consolidation. La population, comme nous l’avons vu plus haut veut se faire entendre et que les politiques représentent ses intérêts. Il s’agit d’un pas très important dans le développement de la démocratie indonésienne.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Cayrac-Blanchard, Françoise. <em>Violence contre démocratie en Indonésie. </em>Le monde diplomatique. Archives 1999. P.24-25</p>
<p>Cayrac-Blanchard,  Françoise. <em>Article encyclopédique, Indonésie au XXème siècle</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Hefner, Robert.W.<em> Muslims and democratization in Indonésia, Civil islam. </em>Princeton university press.2000</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Cayrac-Blanchard, Françoise. <em>Violence contre démocratie en Indonésie. </em>Le monde diplomatique. Archives 1999. P.24-25</p>
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		<title>L’ISLAM ET LA JEUNE DÉMOCRATIE INDONÉSIENNE</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 05:10:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Catherine Desjardins
Contrairement à ce que plusieurs pourraient penser, le plus grand pays musulman au monde n’est pas dans le monde arabe, mais bien en Asie du Sud-est et plus particulièrement en Indonésie. Depuis le début du 21e siècle l’Indonésie est devenue une des rares démocraties musulmanes dans le monde. Comment se fait-il que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Catherine Desjardins</strong></p>
<p style="text-align: justify">Contrairement à ce que plusieurs pourraient penser, le plus grand pays musulman au monde n’est pas dans le monde arabe, mais bien en Asie du Sud-est et plus particulièrement en Indonésie. Depuis le début du 21<sup>e</sup> siècle l’Indonésie est devenue une des rares démocraties musulmanes dans le monde. Comment se fait-il que la démocratie s’est implantée dans cette région alors que selon «Freedom House», il n’y a aucun pays libre dans le monde musulman (si l’on considère qu’Israël n’est pas dans le monde musulman)<a href="#_edn1">[i]</a>? L’analyse du processus de démocratisation ainsi que des perspectives futures de cette nouvelle démocratie nous démontre que les particularités de la société indonésienne sont la clé de sa réussite démocratique. En effet, la décentralisation du pouvoir, la philosophie de la Pancasila ainsi que la complexité ethnolinguistique du pays sont des facteurs qui ont encouragé processus démocratique.<span id="more-610"></span></p>
<p style="text-align: justify">La transition vers la démocratie s’est faite en Indonésie à partir de la chute de Soeharto en 1998<a href="#_edn2">[ii]</a> . Ironiquement, les velléités démocratiques du pays furent en partie influencées par les politiques de Soeharto lui-même. En effet, celui-ci, malgré le fait qu’il encourageait la dépolitisation de la religion, acceptait l’éducation religieuse et la pratique personnelle de la religion<a href="#_edn3">[iii]</a>. Ultimement, cette éducation musulmane fut un facteur clé dans l’évolution du mouvement pour la démocratie qui suivi la crise économique de 1997<a href="#_edn4">[iv]</a>. Dès lors, les premières élections démocratiques indonésiennes eurent lieu en 1999. Le PDI-P, le Parti démocratique indonésien, gagna ces élections<a href="#_edn5">[v]</a>. Or, la démocratisation ne s’arrêta pas là. Suite aux élections de 1999, des lois décentralisatrices furent mises en place afin de donner plus de pouvoirs aux petites communautés, les « regencies », qui parsèment l’archipel. Ces lois furent réellement appliquées à partir de 2001. Celles-ci donnaient beaucoup de pouvoirs aux « regencies » afin de ne pas se retrouver avec une avalanche de volontés indépendantistes suite à la sécession du Timor Leste<a href="#_edn6">[vi]</a>. Ensuite, en 2002,  on amenda la constitution à plusieurs niveaux, dont un article qui stipulait qu’il y aurait à l’avenir des élections présidentielles à suffrage direct. Les deuxièmes élections eurent donc lieu en 2004 et Susilo Bambang Yudhoyono y fut élu. L’État garda dans sa constitution les principes de Pancasila (cinq préceptes philosophiques qui incluent  la croyance en un dieu unique) qui s’y retrouvait depuis 1945. Or, la démocratisation ne s’est pas faite sans heurts puisque plusieurs attentats violents eurent lieu pendant les années qui suivirent. Les années 1999 et 2000 furent les plus sanglantes avec plusieurs événements dans différentes régions dont <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/timor/timor.htm">le Timor Leste qui devint par la suite un État indépendant</a><a href="#_edn7">[vii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Lorsque l’on observe la transition vers la démocratie, on retrouve certains faits qui peuvent expliquer la persistance de la démocratie dans un pays à majorité musulmane. D’abord, la décentralisation permet une appropriation du pouvoir par la population dans leur localité, ce qui les réconcilie en quelque sorte avec la démocratie<a href="#_edn8">[viii]</a>. Certains auteurs ont peur que cette décentralisation mène à plusieurs problèmes comme des violences ethnocentriques ou l’oppression de la femme. Toutefois, il est important de mentionner que ces problèmes ne sont pas uniquement liés à la décentralisation et que celle-ci demeure un facteur important dans la continuité démocratique du pays<a href="#_edn9">[ix]</a>. Ensuite, la philosophie Pancasila (philosophie de l’État indonésien) est un second facteur central à l’instauration de la démocratie. Comme l’État indonésien ne se base pas sur des préceptes islamiques, mais bien sur des principes philosophiques plus larges, il lui est possible d’accueillir plus ouvertement différentes sortes d’interprétations de l’Islam qui vont de la loi islamique au pluralisme et à la démocratie. La Pancasila permet alors une souplesse que l’interprétation orthodoxe de l’islam permet difficilement.  La société indonésienne reste sans contredit imprégnée par la religion musulmane, mais celle-ci prend une place moins prédominante que dans une république islamique comme l’Iran. Finalement, le caractère ethnolinguistique complexe de l’Indonésie n’est pas seulement une tare. C’est aussi l’élément qui empêche de rassembler toute la population sous un même radicalisme musulman. En effet, Mark R. Woodward distingue cinq types d’orientations musulmanes en Indonésie<a href="#_edn10">[x]</a>. Si on ajoute à cela la proportion de la population qui est de confession bouddhiste, hindoue, catholique ou même qui adopte l’interprétation <a href="http://philtar.ucsm.ac.uk/encyclopedia/indon/java.html">javanaise</a> de ces religions, la coalition de la population sous une même bannière est improbable.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, la réussite de la démocratie musulmane indonésienne tient à ses caractéristiques propres et ne relèvent pas d’une recette « miracle » qui serait applicable à n’importe quel autre pays musulman. Par ailleurs, cette réussite révèle également qu’Islam et démocratie ne sont pas irréconciliables. En fait, c’est plutôt l’interprétation fondamentaliste de la religion qui entrave le processus de démocratisation; ce qui est le cas dans le cadre de n’importe quel religion.</p>
<p style="text-align: justify">
<p align="left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>R. Woodward, Mark. 2001. « Indonesia, Islam, and the Prospect for Democracy ». <em>SAIS Rewiew </em>XXI (no 2): 29-37.</p>
<p><em>Country Profile : Indonesia</em>. 2009.  En ligne. <span style="text-decoration: underline">http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/country_profiles/1260544.stm</span> (page consultée le 19 novembre 2009).</p>
<p align="left">Freedom House. <em>Map of freedom</em>. (2009) En ligne. <a href="http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2009">http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2009</a></p>
<p align="left">(Page consultée le 18 novembre 2009)</p>
<p align="left">Pedersen, Lene. 2007. “Responding to Decentralisation in the Aftermath of the Bali Bombing”. <em>The Asia Pacific Journal of Anthropology </em>8 (no 3): 197 -215.</p>
<p align="left">Jamus, Jerome Lim. 2008. “Jesus versus Jihad: Economic Shocks and Religious Violence in the Indonesian Republic at the Turn of the Twenty-First Century”. <em>Islam and Christian-Muslim Relations</em> 19 (no 3): 269-303.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Map of freedom, (2009) En ligne. <a href="http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2009">http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2009</a></p>
<p>(Page consultée le 18 novembre 2009)</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> <em>Country Profile : Indonesia</em>, (2009) En ligne. http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/country_profiles/1260544.stm (Page consultée le 19 novembre 2009).</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Mark R. Woodward, « Indonesia, Islam, and the Prospect for Democracy », <em>SAIS Rewiew </em>XXI (2001), 29-37.</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Ibid., 1.</p>
<p align="left"><a href="#_ednref5">[v]</a> Anies Rasyid Baswedan, “ Political Islam in Indonesia : Present and Future Trajectory”, <em>Asian Survey </em>44 (2004), 669-690.</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Lene Pederson, “Responding to Decentralisation in the Aftermath of the Bali Bombing”, <em>The Asia Pacific Journal of Anthropology </em>8 (no 3), 197 -215.</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Jamus Jerome Lim, “Jesus versus Jihad: Economic Shocks and Religious Violence in the Indonesian Republic at the Turn of the Twenty-First Century”, <em>Islam and Christian-Muslim Relations</em> 19 (no 3), 269-303.</p>
<p><a href="#_ednref8">[viii]</a> Pedersen, “Responding to Decentralisation in the Aftermath of the Bali Bombing”, 199.</p>
<p><a href="#_ednref9">[ix]</a> Id.</p>
<p><a href="#_ednref10">[x]</a> Woodward, « Indonesia, Islam, and the Prospect for Democracy », 31.</p>
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		<title>DÉMOCRATIE = ÉCONOMIE ↑ ? LE CAS DE LA THAILANDE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/10/29/democratie-economie-%e2%86%91-le-cas-de-la-thailande/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 03:32:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran
Saijai, mon amie thaïlandaise, dit qu’elle aime la démocratie. Semblable à une très large majorité de ses concitoyens, Saijai est confiante que la démocratie saura régler les problèmes de son pays[1]. Une assurance plutôt rationnelle considérant la multiplication par quarante du revenu annuel par habitant depuis l’institution de la monarchie constitutionnelle en 1932[2]. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: justify">Saijai, mon amie thaïlandaise, dit qu’elle aime la démocratie. Semblable à une très large majorité de ses concitoyens, Saijai est confiante que la démocratie saura régler les problèmes de son pays<a href="#_ftn1">[1]</a>. Une assurance plutôt rationnelle considérant la multiplication par quarante du revenu annuel par habitant depuis l’institution de la <a href="http://www.asiasentinel.com/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=1012&amp;Itemid=185">monarchie constitutionnelle</a> en 1932<a href="#_ftn2">[2]</a>. Ainsi, le «miracle économique» thaïlandais serait-il attribuable au développement d’une démocratie au pays?</p>
<p style="text-align: justify">En théorie, une démocratie devrait apporter plus de transparence et de participation civile dans les processus de décisions pour un marché plus juste<a href="#_ftn3">[3]</a> et plus prospère. Un progrès possible seulement dans un contexte de stabilité politique et de paix<a href="#_ftn4">[4]</a> &#8211; ce qui n’est pas le cas de la Thaïlande. Malgré la tenue fréquente d’élections, le pays a été le théâtre de dix-huit coups militaires depuis l’arrivée du premier Premier Ministre. Toutefois, l’instabilité politique  n’a pas été un obstacle au développement de l’économie du pays<a href="#_ftn5">[5]</a>.  Ainsi, loin de résulter d’un mouvement démocratique, le succès économique thaïlandais découlerait plutôt d’une main mise successive de gouvernements à tendances autoritaires capables de répondre aux besoins des stimuli économiques extérieurs<a href="#_ftn6">[6]</a>. </p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord,  l’assemblée nationale nouvellement créée après le coup de 1932 entreprit un projet de développement des capacités nationales  en misant sur une industrie domestique forte et d’un marché intérieur étendu<a href="#_ftn7">[7]</a>. Un effort qui fut non seulement maintenu malgré les coups militaires de 1947 et 1951, mais porté à son apogée avec le régime autoritaire de Sarit Dhanarajata (1953). En effet, Sarit su tirer avantage du contexte de la guerre froide afin de concrétiser ces projets de modernisation. Alors que la Banque Mondiale soutint son développement industriel, l’imminence de la guerre du Vietnam garantit l’assistance américaine. Plus précisément, ce sont 797 millions $ sous forme d’investissements directs et d’aide militaire qui furent offerts par les États-Unis<a href="#_ftn8">[8]</a>. Conséquemment, la croissance déjà rapide de 5% par année au début de ce « projet national » s’accrue à 7,25%<a href="#_ftn9">[9]</a> en moyenne dans les années 60.</p>
<p style="text-align: justify">Les développements politiques subséquents réitèrent la preuve de cette division entre évolution démocratique et santé économique en Thaïlande. En effet, après une longue domination militaire, l’existence d’un règne civil au lendemain du <a href="http://www.youtube.com/watch?v=siO2u9aRzns">mouvement étudiant de 1973</a> fut très brève. D’abord, les élections faillirent à former un gouvernement majoritaire capable d’assurer une stabilité sociale propice à une croissance des marchés. Un équilibre d’autant plus martelé en raison de la chute de Saigon et de la montée d’un communisme régional qui accentuèrent les manifestations civiles et les violences partisanes<a href="#_ftn10">[10]</a>. Simultanément, la formation du nouveau gouvernement ne permit pas à la classe entreprenante modérée de s’assurer une représentation adéquate pour exprimer ses visions économiques<a href="#_ftn11">[11]</a> ; un musèlement qui, combiné à une crise du prix du pétrole, présagea inflation et récession à l’horizon.</p>
<p style="text-align: justify">La catastrophe économique fut néanmoins évitée de justesse par l’arrivée en jeu du Japon, alors en pleine expansion industrielle. Dès 1977, ce dernier représentait à lui seul le tiers des capitaux enregistrés en Thaïlande, soit deux fois plus que les États-Unis<a href="#_ftn12">[12]</a>. Il demeure que le mérite du fleurissement de ce financement revient au climat de stabilité qu’instaura le Général <a title="Prem Tinsulanonda" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Prem_Tinsulanonda">Prem Tinsulanonda</a> (1980). À cheval entre un régime militaire et des penchants démocratiques (puisqu’il avait restauré les politiques parlementaires) ; Prem avait réorienté son pays vers une économie d’exportation selon les nouveaux besoins nationaux et internationaux. Initiant des demandes de fonds d’investissements auprès des grandes institutions internationales, le dirigeant avait ainsi érigé les piliers nécessaires au boom économique à venir de 1987-96. Il est donc évident que la croissance exceptionnelle de cette période fut possible grâce à l’impulsion des fonds étrangers<a href="#_ftn13">[13]</a> et d’une réponse adéquate de Prem.</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, libéralisation et emprunts mèneront à la <a href="http://archives.radio-canada.ca/emissions/406-16334/page/1/">crise d’endettement de 1997</a><a href="#_ftn14">[14]</a> qui apportera au pouvoir l’homme d’affaire Thaksin Shinawatras. Celui-ci réussira non seulement à sortir le pays de la crise, mais à rétablir son taux de production à 6,1% (2004)<a href="#_ftn15">[15]</a>. Bien que l’assise au pouvoir de Thaksin découlera  d’une légitimité démocratique, il n’en sera pas de même pour ses méthodes. En d’autres mots, Thaksin saura manipuler la majorité parlementaire, que lui conférera  le processus électoral, afin de transformer son parti (Thai Rak Thai) en un « one man show<a href="#_ftn16">[16]</a> ». En plein contrôle, Thaksin sera ainsi en mesure d’imposer son idéale pro-globalisation et de réagir rapidement à la demande croissante d’importations des nouveaux marchés de l’ASEAN et de la Chine<a href="#_ftn17">[17]</a>. Corruption, répression policière, écartement d’adversaires politiques et oppression de la liberté de presse ; c’est par un pouvoir quasi-autoritaire que Thaksin parviendra donc à ses fins.</p>
<p style="text-align: justify">Ceci étant dit, un développement économique assez constant depuis 1932, malgré de nombreux soubresauts politiques, nous porte à chercher les causes du « miracle économique » au-delà d’un développement relatif de la démocratie en Thaïlande. Bien que l’évolution économique et démocratique aient pris des chemins parallèles (à noter que celui de la démocratie fut beaucoup plus sinueux), le succès du premier semble plutôt avoir été initié et concrétisé par des conjonctures internationales<a href="#_ftn18">[18]</a> (ex : guerre du Vietnam) auxquelles ont bien répondu les divers régimes. Toutefois, rien n’empêche le fait que la démocratie et l’économie s’entrecoupent davantage dans le futur. En effet, les mobilisations civiles gigantesques de 2006 et 2008, dénonçant la corruption des dirigeants passés, sont en train de consolider un pavé vers un système politique plus juste et transparent. Saijai peut donc continuer à aimer la démocratie ; un jour, peut-être, la réalité sera à la hauteur de ses illusions.</p>
<p style="text-align: center"> <img class="aligncenter size-medium wp-image-470" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/10/Image-1-Airport-300x189.jpg" alt="Image 1 - Airport" width="300" height="189" /></p>
<p style="text-align: center"> Crédit : http://ndn.newsweek.com/media/41/thailand-protest-airports-wide-horizontal.jpg</p>
<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>
<p>1994. « A tale of two systems ». <em>The Economist (US)</em> 332 (No. 7871) (9 juillet):33-35</p>
<p>2007. « Rebranding Thaksionomics: Thailand (Thailand’s coup leaders’ continued economic bungling) ». <em>The Economist (US)</em> 382 (13 janvier): 38</p>
<p>BBC News. 2007. <em>Why Thailand’s King is so Revered</em>. En ligne. http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/7128935.stm (page consultée le 16 octobre 2009)</p>
<p>BBC News. 2009. <em>Timeline: Thailand</em>. En ligne. http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/country_profiles/1243059.stm (page consultée le 16 octobre 2009)</p>
<p>Caouette, Dominique. 2006. <em>Thailande: Histoire d’une oligarquie</em>. En ligne. http://www.cjf.qc.ca/relations/archives/themes/textes/economie/econ_caou_1105.htm (page consultée le 16 octobre 2009)</p>
<p>Connors, Michael Kelly. 2006. <em>Democracy and National Identity in Thailand</em>. Honolulu: University of Hawaii Press.</p>
<p>Diao, Xinshen, Jorn Rattso et Hildegunn Ekroll Stokke. 2005. « International spillovers, productivity growth and openness in Thailand: an intertemporal general equilibrium analysis ». <em>Journal of Development Economics </em>76: 429-450</p>
<p>Doner, Richard F. et Ansil Ramsay. 1993. « Postimperialism and Development in Thailand ». <em>World Development </em>21 (No. 5): 691-704</p>
<p>Duggan, Stephen J. 1991. « Education and Economic Development in Thailand ». <em>Journal of Contemporary</em> Asia 21 (No. 2): 141-151</p>
<p>Goss, Jasper et David Burch. 2001. « From Agricultural Modernisation to Agri-Food Globalisation: The Waning of National Development in Thailand ». <em>Third World Quarterly</em> 22 (No. 6) (Décembre): 969-986</p>
<p>Hewison, Kevin. 1999. « Reviews ». <em>Journal of Contemporary Asia</em> 29 (No. 3): 401-426</p>
<p>Leightner, Johnathan E. 2007. « Thailand’s Financial Crisis: its Causes, Consequences and Implications». <em>Journal of Economic Issues</em> 41 (No. 1) (Mars): 61-74</p>
<p>Lewis, John P. et Devesh Kapur. 1990. « An Updating Country Study: Thailand’s Needs and Prospects in the 1900s ». <em>World Development</em> 18 (No. 10): 1363-1378</p>
<p>Santos-Paulino, Amelia et A.P. Thirlwall. 2004. « Trade Liberalisation and Economic Performance in Developing Countries – Introduction ». <em>The Economic Journal</em> 114 (Février): F1-F3</p>
<p>Washington. Library of Congress – Federal Research Division. 2007. <em>Country Profile: Thailand</em>. Washington: Library of Congress</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Robert B. Albritton et Thawilwadee Bureekul (2002), p.9</p>
<p> </p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> BBC News (2007), en ligne,<em> </em>« Why Thailand’s King is so Revered»</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Juliana Ribeiro (2005), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Amelia Santos-Paulino et A.P. Thirlwall (2004), p. F12</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Kevin Hewison (1999), p. 408</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Liam Ryam (2000), p.807</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Jasper Goss et David Burch (2001), p. 969</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Voir Jasper Goss et David Burch (2001), p.974</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Voir Jasper Goss et David Burch (2001), p.975</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Dominique Caouette (2006), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Michael Kelly Connors (2006), p.102</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Voir Jasper Goss et David Burch (2001), p.979</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Voir Kevin Hewison (1999), p. 407</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> Voir Dominique Caouette (2006), en ligne.</p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Banque Mondiale (2005), p. 10</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> Johnathan Leightner (2007), p.66</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> Voir Johnathan Leightner (2007), p.71</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> Voir Kevin Hewison (1999), p. 407</p>
<hr size="1" />
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		<title>PHILIPPINES: LUTTE ARMÉE MORO POUR LA CRÉATION D’UN ÉTAT INDÉPENDANT</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 23:36:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Alicia Mersy
Le conflit du mouvement sécessionniste moro aux Philippines est l’un des plus longs conflits armés d’Asie du Sud-Est. Cette lutte est menée par les Moros qui vivent dans l’archipel du sud des Philippines et qui défient le gouvernement philippin depuis 1970. Ils réclament une plus grande autonomie pour leur territoire et pour certains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Alicia Mersy</strong></p>
<p>Le conflit du mouvement sécessionniste moro aux Philippines est l’un des plus longs conflits armés d’Asie du Sud-Est. Cette lutte est menée par les Moros qui vivent dans l’archipel du sud des Philippines et qui défient le gouvernement philippin depuis 1970. Ils réclament une plus grande autonomie pour leur territoire et pour certains l’instauration d’un État musulman indépendant. Les tentatives de conciliation ont ont mené à une radicalisation de la part de certaines branches du Front national de libération moro (FNLM) comme le Front islamique de libération Moro (FILM). Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le groupe Abu Sayyaf (ASG), faction du (FNLM) est classée par la États-Unis comme organisation terroriste. Le gouvernement philippin, soutenu par Washington tente d’éliminer cette organisation islamique radicale depuis sa création en 1991.<span id="more-327"></span></p>
<p>Les musulmans forment 5% (4,5 millions) de la population aux Philippines. Ces musulmans préfèrent être appelés <em>moros</em>. Le terme <em>moro</em> est l’appellation qu’ont donné les colons portugais en 1511 aux musulmans d’Asie du Sud-Est. Les musulmans philippins voient la lutte moro comme la continuation de la lutte menée par leurs ancêtres contre les influences extérieures: des Espagnols, puis des Américains et du gouvernement philippin. La demande des Moros pour un État indépendant débute lorsque les Philippines sont toujours sous l’emprise américaine. En tant que peuple minoritaire sous domination chrétienne philippine, les Moros se perçoivent comme les marginalisés et les plus pauvres du pays autant du point de vue politique que économique.</p>
<p>En raison du pouvoir centralisé, alors que Mindanao, une des trois zones d’importance de l’archipel philippin au sud et qui héberge la minorité musulmane, est riche en ressources naturelles, la population est pauvre. Selon Buendia, sur 81 provinces de l’État philippin, les provinces à domination musulmane sont les plus pauvres : Sulu, Tawi, Maguindanao, Lanao del, Sur et Sultan Kudarat. Selon les recensements en 1997 et en 2000. Mindanao est aussi la région des Philippines avec le plus bas taux d’accès à l’eau potable et à l’électricité. (<a href="https://eprints.soas.ac.uk/4362/1/AJPS13state_moro_conflict_in_the_philippines.pdf">https://eprints.soas.ac.uk/4362/1/AJPS13state_moro_conflict_in_the_philippines.pdf</a>)</p>
<p>Le FNLM tente de protéger les droits de la nation moro. Les attentats perpétrés par les diverses branches du FLNM ont couté la vie à des milliers de gens, entrainé le déplacement de populations dans des pays voisins, détruit des propriétés. Au cours du temps, des divergences de vues ont fait surface au sein des moros et ils se sont divisés en plusieurs groupes. Du premier FLNM a émergé le nouveau FLNM qui revendique l’autonomie plutôt que l’indépendance. En 1981, une nouvelle faction est crée par Salamat Hashim : le Front Islamique de Libération Nationale (FILN) qui met l’Islam au centre de son idéologie. En 1991, la branche la plus radicale du FNLM est formée par Abdurajak Abubakar Janjalani, le groupuscule Abbu Sayyaf. Jusqu’à 2005, d’autres factions ont émergé tels le National Islamic Command Council (NICC) et MNLF renegades.</p>
<p>L’organisation Abu Sayyaf est basée dans le sud des Philippines. Elle a été impliquée dans la plupart des attaques terroristes, enlèvements, vols et autres actes qui ont pour cible des civils chrétiens mais aussi musulmans et des touristes étrangers. L’ASG a des liens avec des membres de Jemaah Ismamiyah, groupe islamiste indonésien responsable des attentats de Bali en 2002. Depuis 2003, les dirigeants du FILN et du MNLF ont rompu en grande partie leurs liens avec JI et ont condamné les violences à l’égard des civils des attaques perpétrées par Abu Sayyaf. Cette organisation est composée de jeune ex membre de FLNM et on estime leur force militaire entre 300 et 1000 guérilleros. Le FLNM rejette et dénonce les activités de l’ASG et la décrit comme étant formée de bandits ayant donné à l’Islam un mauvais nom.</p>
<p>Tout comme Jemaah Islamyah en Indonésie, le FILN tente d’établir un État islamique indépendant du reste des Philippines au sud. <em>Bangsa Moro</em> (nation en malais), nom que le FLNM donnent à leur territoire, comprend 13 provinces et 9 villes dont Lanao del Sur, Maguindanao, Cotabato, South Cotabato, Palawan, Sulu, Tawi-Tawi. Le FILN lui, déclare que <em>Bangsa Moro</em> devrait comprendre tout l’espace géographique dominé par les musulmans (contient six provinces). Les autres factions moros comme l’ASG on encore d’autre concept du Bangsa Moro. D’après Rizal G. Buendia<strong> </strong>“There is no single idea of a <em>Bangsa Moro </em>among the Muslims asserting their right to self determination.”</p>
<p>Ce conflit est loin d’être résolu principalement car les moros sont très divisés et la première étape est de constituer une force unie face à l’adversaire. De son coté, le gouvernement de Manille doit garantir les droits de l’homme et le bon développement  du sud musulman philippin. Pour venir à bout de ces insurrections, il est essentiel de permettre aux Moros de se sentir partie prenante au niveau politique et socio-économique et ce, sans discrimination. Depuis 2001, les gouvernements de la région sont encouragés à joindre la lutte au terrorisme et tendent à adopter une posture de confrontation vis-à-vis les mouvances rebelles. L’attitude anti dialogique du régime philippin est en partie tributaire de la rhétorique américaine qui a pénétré les gouvernements de la région.</p>
<p>RÉFÉRENCES:</p>
<p><a href="https://eprints.soas.ac.uk/4362/1/AJPS13-state_moro_conflict_in_the_philippines.pdf">https://eprints.soas.ac.uk/4362/1/AJPS13-state_moro_conflict_in_the_philippines.pdf</a></p>
<p><a href="http://wwwarc.murdoch.edu.au/wp/wp146.pdf">http://wwwarc.murdoch.edu.au/wp/wp146.pdf</a></p>
<p><a href="http://www.simmons.edu/academics/undergraduate/political-science/docs/Abuza_Phlmorodeal_Aug_2008.pdf">http://www.simmons.edu/academics/undergraduate/political-science/docs/Abuza_Phlmorodeal_Aug_2008.pdf</a></p>
<p><a href="http://www.fas.org/irp/world/para/milf.htm">http://www.fas.org/irp/world/para/milf.htm</a></p>
<p><a href="http://www.hrw.org/fr/news/2007/07/29/philippines-des-groupes-extr-mistes-prennent-les-civils-pour-cible">http://www.hrw.org/fr/news/2007/07/29/philippines-des-groupes-extr-mistes-prennent-les-civils-pour-cible</a></p>
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		<title>La féodalité du pouvoir politique comme obstacle du développement du pays aux Philippines</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 20:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
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		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
Le pouvoir politique aux Philippines est si féodalement fragmenté qu’il est incapable d’imposer et de monopoliser la violence légale ou la taxation qui est sa ressource principale de légitimité. Cela apparaît ostentatoirement dans le fait qu’il ne peut procéder à aucune réforme ou politique sociale et économique cohérente. Au premier chef, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p style="text-align: left">Le pouvoir politique aux Philippines est si féodalement fragmenté qu’il est incapable d’imposer et de monopoliser la violence légale ou la taxation qui est sa ressource principale de légitimité. Cela apparaît ostentatoirement dans le fait qu’il ne peut procéder à aucune réforme ou politique sociale et économique cohérente. Au premier chef, la réforme agraire qui, instaurée depuis 20 ans, se trouve elle-même objet de réforme ! Depuis la présidence de Quezon jusqu’à aujourd’hui, la modification « des titres et des droits détenus sur l’espace foncier »<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a> a toujours été la pierre angulaire des administrations successives aux Philippines, mais la prétendue réforme n’a jamais eu lieu. Qui plus est, aucun des projets de la réforme agraire n’a eu l’ambition de distribuer la terre aux sans-terres (jusqu’à 1986, 90% du capital foncier était la propriété de 10% de la population) ni de donner aux petits paysans les moyens nécessaires pour leur subsistance. Ainsi, leur développement reste bloqué par la grande propriété dont la production est vouée à l’exportation et non pas au marché national. La succession de projets depuis 1935 explique moins la volonté politique de la classe dirigeante que sa démagogie consistant à contrôler les revendications paysannes. Étant une force conservatrice, le Congrès qui était chargé de rédiger la loi de la réforme, confirmait son statut de garde des arrières de la classe des propriétaires terriens. <a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a><span id="more-295"></span></p>
<p>Encore sous le colonialisme américain (Commonwealth des Philippines), le premier président philippin qui était puissant, à la tête d’un État unitaire, Manuel Quezon (1935-1944), s’est écroulé face à la pression gigantesque des maîtres de la terre. Pour entraver son pouvoir central, 24 sénateurs, membres de la chambre supérieure, et 110 membres de la chambre inférieure du Congrès philippin, ont constitué un pouvoir législatif qui a mis la présidence, constitutionnellement puissante, à la marge de l’arène de prise de décision<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>Quelles sont les conséquences de cette féodalité du pouvoir politique ? Outre la présence des forces militaires étrangères dépréciant la souveraineté nationale, on observe la limitation de la taille de l’État, le manque d’infrastructures physiques, les restrictions budgétaires ainsi que la persistance d’un gouvernement chroniquement déficitaire ce qui force ce même gouvernement à demeurer dépendant de l’impôt indirect et de l’aide financière étrangère. En fait, il est possible d’affirmer que les Philippines représentent l’archétype d’un pays sous la tutelle des institutions monétaires internationales, à savoir le FMI, la Banque mondiale et l’OMC<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Aujourd’hui, l’État philippin est coincé dans un cycle infernal d’une alliance sans cesse renouvelée entre les intérêts économiques de l’oligarchie terrienne et les appareils étatiques qui fonctionnent comme des moyens privés en faveur des maîtres en place. L’État n’est pas un moyen d’équilibre entre les classes et les régions par nature inégalement développées, mais un moyen pour enrichir les potentats provinciaux et nationaux. Aux Philippines, ce n’est pas la richesse qui mène au pouvoir, comme dit l’adage capitaliste, mais c’est le pouvoir qui émane de, et conduit à, la richesse<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>. Selon Hutchcroft, l’accès à l’État est la principale avenue vers l’accumulation capitaliste privée, vers l’accès pour ainsi dire à une zone libre d’opportunités destinée à la clientèle de l’oligarchie depuis le bas de l’échelle jusqu’à la tête de Malacañang Palace, le palais présidentiel<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>. L’accès au pouvoir est donc déterminant pour la réussite ou la faillite des affaires économiques.</p>
<p>La raison de cet impasse est attribuable à la faiblesse des institutions étatiques, au processus limité d’institutionnalisation dans ce pays, ainsi qu’à la continuité de l’éparpillement politique propre à la féodalité héritée depuis les Espagnols. Alors que la bureaucratie dans sa version wébérienne canonique est le lieu de l’abstraction, de l’impartialité, de l’impersonnalité, de l’efficacité et de la rationalité de l’administration publique, aux Philippines celle-ci demeure au contraire encore personnelle, clientéliste, partiale et par conséquent inefficace. Bref elle correspond à ce que Weber appelle l’État patriarcal.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a> Les Philippines ont encore besoin, à l’instar de beaucoup d’autres pays, d’une laïcisation propre à eux, à savoir une <em>séparation</em> entre l’autorité personnelle et l’autorité de l’État. Une comparaison avec la présence déterminante de l’État taïwanais projette suffisamment de lumière pour comprendre sa portée et son rôle dans le développement socio-économique. La favorisation de l’export, la dévalorisation de l’import ou ce que l’on peut appeler une politique industrielle surtout en technologie de pointe et l’investissement en éducation, sont les points d’appui faisant la toile de fond. L’État taïwanais, à titre d’exemple, a procédé à la création d’un réseau de firmes dans le secteur de <em>Hardware</em> en vue de devenir fournisseur aux grandes multinationales et a exigé des entreprises venues s’installer au pays de traiter avec les firmes nationales de sorte que cela allait renforcer le tissu industriel national.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn8">[8]</a> Quant à la politique agricole l’État a mis en place un plan d’équilibre des revenus entre campagne et ville de sorte que le revenu de l’une ne peut jamais baisser en dessous de 75% du revenu de l’autre.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Louis Faugere, Les nouveaux enjeux de la réforme agraire aux Philippines, <a href="http://www.scribd.com/doc/2324051/Reforme-agraire-aux-Philippines-Agrarian-reform-in-the-Philippines-Reforma-agraria-en-Filipinas">http://www.scribd.com/doc/2324051/Reforme-agraire-aux-Philippi nes-Agrarian-reform-in-the-Philippines-Reforma-agraria-en-Filipinas</a></p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Ibid.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Alasdair Bowie and  Danny Unger The politics of open economies; p. 102</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> http://<strong>www</strong>.cairn.info/revue-internationale-de-politique-comparee-</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Paul David Hutchcroft;  Booty capitalism; p. 13</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Paul David Hutchcroft;  Booty capitalism; p. 13</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> Hutchcroft; Op. Cit; p. 14</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref8">[8]</a> Florian Mayneris; État et innovation industriel ; 14-04-2008;  <a href="http://www.laviedesidees.fr/Etat-et-innovation-industrielle.html">http://www.laviedesidees.fr/Etat-et-innovation-industrielle.html</a></p>
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		<title>Diversidad cultural y participación política en Malasia: Hacia la consolidación de la democracia</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/22/diversidad-cultural-y-participacion-politica-en-malasia-hacia-la-consolidacion-de-la-democracia/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 02:51:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
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		<description><![CDATA[por Jorge Franco Freytter
La Federación Malasia es una Monarquía constitucional, considerada como una democracia donde las elites y los grupos culturales pertenecen a una misma línea política, gracias a una alianza política entre los principales partidos y etnias presentes en el país. Esta situación ha conllevado a la Federación Malasia a una forma consociacionalista del [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>por Jorge Franco Freytter</strong></p>
<p>La Federación Malasia es una Monarquía constitucional, considerada como una democracia donde las elites y los grupos culturales pertenecen a una misma línea política, gracias a una alianza política entre los principales partidos y etnias presentes en el país. Esta situación ha conllevado a la Federación Malasia a una forma consociacionalista del manejo de la política,  formado por el partido que lidera la coalición gubernamental, la Organización Nacional para la Unidad Malaya (UMNO) y el <em>Barisan national</em>, una alianza política que gobierna desde la independencia del Reino Unido en 1957 y donde se ven representados los diferentes grupos culturales presentes como los hindúes, malasios autóctonos y chinos<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p>Entonces cabe preguntarse, si realmente Malasia es una democracia consolidada, participativa y pluralista o si por el contrario gracias a la instauración y refuerzo de las medidas represivas por parte del gobierno, nuevos grupos políticos por fuera del gobierno que contestan las decisiones y accionar de la coalición en el gobierno no se han logrado consolidar.<span id="more-338"></span></p>
<p>Es preciso anotar que, Malasia tenía hacia el periodo de la colonización, un sistema económico feudal que determinaba la estructura social de ese entonces. con la llegada de los británicos en 1874, ese sistema feudal y la estructura tradicional se descompuso y con ella, sus aspectos políticos, económicos y sociales. Comienza así, el desarrollo y explotación del Estaño, el Hierro y del Caucho, lo que conllevo a un auge en las inmigraciones con fines laborales, desde la China y la India sobre todo, con lo que se consolida una sociedad multiétnica junto con los autóctonos Bumiputeras y con ello se instalo un sistema administrativo dependiente del imperio británico, que mantenía la seguridad y el orden<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a>, logrando con esto mantener a Malasia bajo el control del Imperio británico<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>Pérez y Sierra (2004) sostienen que en 1963, la Carta Magna de Malasia dispuso que la religión Islámica y el idioma Malayo fueran oficialmente la religión y el idioma del Estado-Nación.  Adicionalmente a esto el jefe de estado debería ser elegido por un periodo de cinco años y se realizaría entre siete sultanes, un rajá y un monarca jefe. Pero esto se transformaría, en una coalición entre los principales grupos políticos, culturales y económicos, lo que llevaría a esta coalición a gobernar y despojar de algunos de los poderes a los sultanes. Otra prueba de la diversidad y cohesión cultural, es que la Federación Malasia constituye dos zonas geográficas importantes la Península malaya y una parte de la Isla de Borneo y cabe mencionar que ha sido el Estrecho de Malacca un punto importante para que se diera esta confluencia de culturas<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Pero el equilibrio de la cohesión cultural malasia, que se vivía luego de la descolonización, se vio afectado en 1969, cuando en Kuala Lumpur, la comunidad malasia se pronuncia violentamente, debido a su poca representatividad e igualdad económica. En ese momento, esa comunidad no tenia una representación importante en el seno de la dirigencia política y tampoco tenia un nivel económico importante. Las manifestaciones de esa jornada, terminaron en enfrentamientos violentos entre malasios y chinos, lo que dio como resultado un saldo trágico de 800 personas asesinadas.</p>
<p>Esa situación, prácticamente obligo a que el gobierno instaurara una serie de medidas económicas y políticas de urgencia para solucionar el problema, como fue la imposición del estado de urgencia, el cual seria levantado solo hasta 1971 y además de eso la adopción de una serie de medidas para luchar contra la pobreza de la comunidad de malasios autóctonos, Bumiputeras, como lo fue la Nueva Política Económica (N.E.P), medida que trataría de darle mayor participación política y económica a estas minorías étnicas<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p>Durante los años de mandato del primer ministro <a href="http://malaysiasms.files.wordpress.com/2009/03/mahatir2.jpg">Mohamad Mahathir</a> (1981 – 2003), se realizaron varios cambios en Malasia. ya que desde el principio, Mahathir inicia incluso dentro de la UMNO y del gobierno, una campaña contra la corrupción en las instituciones, además de esto oficializa las elecciones del vicepresidente a través de voto y no por designación directa por parte del presidente, así como también se levantan ciertas restricciones a las publicaciones. Mahathir toma el control del Barisan nasional en 1989, partido que reagrupa los grupos étnicos representativos y con esto, comienza un programa de aislamiento de la oposición, dirigida en ese momento por Tengku Razaleigh, un antiguo miembro de la UMNO y encargado de las finanzas durante el gobierno de Mahathir, quien lo expulsa del partido por considerarlo como poco fiable<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p>Estas acciones es preciso mencionarlas, porque Mahathir, para imponer sus ideas, que algunos llamarían de racistas, llegaría al poder con la simpatía de las elites malasias por sus posiciones conservadoras y su defensa casi reaccionaria de los derechos y privilegios de los autóctonos malasios, además Mahathir luego de haber sido alejado del poder en medio de una polémica por su libro <em>El Dilema Malasio, </em>vuelve con fuerza con el apoyo de los malasio-musulmanes de origen Bumiputera y de un grupo de beneficiados por el antiguo N.E.P; además gana popularidad por la liberación de prisioneros  por el I.S.A – Internal Security Act y sus ideas de impulsar la raza malasia como una nueva elite malasia económicamente próspera y abierta al mundo<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p>Luego de la partida como jefe del gobierno malasio de Mahathir, es reemplazado por <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/2064535.stm">Abdullah Ahmad Badawi</a>, desde el año 2003 hasta que en abril del 2009, <a href="http://www.elpais.com/articulo/internacional/nuevo/primer/ministro/malayo/jura/cargo/elpepuint/20090403elpepuint_5/Tes">Najib Razak</a> lo sustituye, pero de igual forma la represión a los grupos de presión y a la oposición han continuado, en muchos casos se coartan la libertad de expresión y de asociación. Durante las elecciones de 2008, la coalición al poder pierde algunos puestos, a favor de oros grupos de oposición, como el Pakatan Rakyat o Alianza del pueblo. El UMNO pierde 93 curules en el Parlamento, lo que la hace perder el poder para lograr aprobar la mayoría de las leyes y normas que hasta ahora legalizaban sin ninguna oposición. En esas elecciones del 2008 una nueva fuerza política hace su aparición, El partido Sosialis Malaysia, el cual logra dos curules y hace presencia en 7 de los 13 estados malasios, entre otras Nasir Hashim en Selangor<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p>El sudeste asiático, es una de las regiones en el mundo donde los procesos democráticos pueden estar ligados al manejo de la diversidad cultural presente, debido a que en muchos países de esta región cohabitan religiones y culturas diferentes. En Malasia, la democracia puede estar ligada a procesos de participación o de conciliación para que así, se pueda mantener la presencia y representación de los <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ShqUoJ5-WqI">grupos culturales</a> como los chinos, hindúes y malayos, además de esto la cohesión y el orden social. Pero, si bien es cierto las mayorías étnicas pueden estar representadas por el partido dominante en el poder desde la época de la independencia del Reino Unido, la consolidación de la democracia malaya puede fortalecerse si experimenta un giro en el régimen de participación y de la percepción en occidente con temas ligados a los derechos humanos y un cambio frente al manejo de la llamada acta de la seguridad interior, esto podría poner a prueba la solidez de la llamada cohesión social y fortalecer, quizás aún más, la democracia, permitiendo la participación de grupos no incluidos en el partido dominante y disminuyendo los roces y las presiones entre los grupos étnicos presentes.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Loh, Francis K.W. « Malaysia: National Security, the Police and the Rule of Law: Militarisation by Other Means ». dans Militarising State, Society and Culture in Asia, Asian Exchange Vol.20 no.2 and Vol.21, No.1 (2005) : pp. 179-208.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Probablemente este sistema administrativo sea la explicación primitiva del actual <em>Internal </em><em>Security </em><em>Act</em>. Instaurado luego de las manifestaciones violentas de 1969</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Ali, Husin <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/author/auteur_tiers_1577">S. </a> 1985. “Stratification sociale et ethnicité en Malaisie”. <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/revue/tiers">Tiers-Monde</a>. janvier – mars, 26 (No101) pp. 219-226.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Pérez, A y Sierra, Iván. 2004. “<em>Relaciones étnicas y desarrollo económico en Malasia</em>” Política y Cultura. Primavera (No 21). pp. 127-140</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> <a href="http://fr.ca.encarta.msn.com/encyclopedia_761558542_5/malaisie.html">http://fr.ca.encarta.msn.com/encyclopedia_761558542_5/malaisie.html</a> (pagina visitada el 18– 06– 2009)</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Hoffman, Nathalie. 2003. « <em>Malaisie :</em><em> </em><em>vingt-deux ans de régime Mahathir. Esquisse de bilan d’un dirigeant hors du commun</em><em> </em>» La revue internationale et stratégique, printemps, 1, no 49, pp. 58-68</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> Noor, Farish. 2001. « Islam et politique en Malaisie: une trajectoire singulière » Critique internationale, octobre, no. 13, p. 103-118.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref8">[8]</a> <a href="http://www.inprecor.fr/article-inprecor?id=707">www.inprecor.fr/article-inprecor?id=707</a> (pagina consultada el 10 -07 -2009 )</p>
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		<title>Assassinats politiques aux Philippines</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 21:20:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
Les Philippines sont un pays où l’État ne monopolise toujours pas la violence légitime. A l’instar de l’éparpillement du pouvoir politique, en fonction des dynasties politiques, qui rappellent les suzerains se comportant en rois chacun dans son fief, l’utilisation et le recours à la violence est tributaire de cette dispersion. Alors que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p>Les Philippines sont un pays où l’État ne monopolise toujours pas la violence légitime. A l’instar de l’éparpillement du pouvoir politique, en fonction des dynasties politiques, qui rappellent les suzerains se comportant en rois chacun dans son fief, l’utilisation et le recours à la violence est tributaire de cette dispersion. Alors que la police nationale des Philippines avance seulement qu’il y a eu au 16 assassinats extrajudiciaires, comprenant juges et avocats entre 1999 jusqu’à 2006, le Conseil de la défense des libertés des Philippins (CODAL), soutiennent plutôt que 10 juges et 15 avocats ont été tués depuis le début du mandat d’Arroyo, qui avait été jusqu’alors vice-présidente avant le 20 janvier 2001, date de la destitution du président Estrada. Officiellement élue à titre de présidente, le 10 mai 2004 pour un mandat de six ans, elle a tenté d’imposer l’État d’urgence en février 2006, avant que la Cour suprême révoque cette déclaration quelques semaines plus tard. Selon la Fédération internationale des journalistes et l’Union nationale des journalistes des Philippines, 50 assassinats ont été enregistrés à l’endroit des travailleurs des médias depuis les débuts de l’administration d’Arroyo dont 9 entre janvier et juillet 2006. Cela n’est qu’une partie des 765 assassinats comptés par Karapatan (alliance du développement et droits du peuple) depuis 2001<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a>.<span id="more-302"></span></p>
<p>L’impunité, la partialité de la police et de la justice rendent bien difficiles la possibilité pour les victimes de tenter de lancer des poursuites. Souvent, la police répond aux plaintes déposées en affirmant qu’elles ne sont pas fondées. De plus, aucune sorte d’indemnisation ou de protection des témoins dignes d’un État souverain n’existent. Selon Human Rights Watch, aucun auteur présumé des ces assassinats n’a été poursuivi avec succès, alors que la Commission présidentielle d’investigation a seulement conclu que « quelques éléments militaires étaient derrière l’assassinat des activistes »<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p>Aujourd’hui, les assassinats, la torture et les disparitions forcées sont le lot essentiellement des militants des droits de l’homme, des leaders des travailleurs et des paysans, des prêtres, des journalistes, des juges et avocats, et des militants de la gauche.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a></p>
<p>Pour expliquer la complexité à laquelle a fait face Aquino lorsqu’elle a voulu l’ordre après la dictature de Marcos et restaurer les structures démocratiques, Hutchcroft suggère quatre obstacles. Je vais ici les reprendre à mon compte pour expliquer la situation actuelle. En premier lieu, la politisation et la présence des militaires sur la scène politique depuis la déclaration de la loi martiale en 1972 par Ferdinand Marcos. Une présence qui pèse lourdement sur la scène publique philippine et rend l’action politique condamnée à demeurer sous le contrôle de l’armée tout en vidant le processus politique de sa substance démocratique. Ensuite l’insurrection maoïste du parti communiste philippin (PCP) reflétant les énormes clivages sociaux qui, avec les sécessionnistes musulmans à l’île de Mindanao, n’attirent pas l’attention des gouvernements successifs. L’insurrection et la sécession, au même titre que la politisation de l’armée sont les manifestations de l’éclatement de la légitimité du régime politique et du recours de chaque composante de l’échiquier politique à ses propres moyens pour faire prévaloir ses revendications et donc imposer sa loi. Cela rend l’assassinat politique plus ou moins accepté ou au moins toléré par l’opinion locale. En troisième lieu, la restauration des processus électoraux et représentatifs après le départ de Marcos a signifié le retour des caciques et des anciens clans locaux. Tant que les forces sous-tendant le régime sont présentes, un changement politique ne peut être que de façade leur permettant ainsi de tirer profit du processus électoral tout en maintenant leur propre loi martiale (les assassinats politiques). Enfin, malgré l’expansion numérique des partis leurs programmes politiques restent très similaires<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>, ce qui discrédite l’action politique légale et laisse désirer une révolte plutôt que la participation formelle d’après les canaux dont dispose la vie politique officielle.</p>
<p>Si ces cinq facteurs sont indirectement liés au climat de méfiance et d’assassinats politiques au pays, il faut aussi à souligner le facteur qui a directement le plus d’impact sur le déclenchement de ce sinistre phénomène. Depuis que la présidente Arroyo s’est lancée dans sa « guerre totale contre le terrorisme », les Philippines sont devenues un champ de guerre non déclarée contre toutes ces catégories de personnes énumérées précèdemment.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a> La guerre contre le terrorisme est une couverture efficace pour enterrer ses opposants tout en échappant au poids des critiques et des yeux curieux des observateurs.</p>
<p>Ainsi, l’assassinat politique est une façon qui rappelle le féodalisme de régler ses comptes sans égard<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a> à la loi ni aux autres institutions qui sont censées représenter la légitimité. Ces assassinats expriment  tout autant l’incapacité de celles-ci à s’imposer que la croissance des opérations extralégales. À long-terme, ces deux dynamiques pourraient mener vers un début de guerre civile, à tout le moins à une désintégration de l’État, surtout dans un contexte marqué par l’absence d’une véritable alternative.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Ces recensements et chiffres sont extraits des rapports d’Asian Human Rights Commission (AHRC) et surtout son rapport sur les Philippines de décembre 2006. Aussi pour une connaissance plus détaillée, l’article de David Camroux est fort important au site : http://www.monde-diplomatique.fr/2006/06/CAMROUX/13535.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Paul Hutchcroft ;  http://muse.jhu.edu/journals/journal_of_democracy/v019/19.1hutchcroft.html</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> AHRC : http://material.ahrchk.net/hrreport/2006/Philippines2006.pdf</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Paul Hutchcroft ; Op. Cit</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> <a href="http://www.counterpunch.org/petras03172006.html">http://www.counterpunch.org/petras03172006.html</a></p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> L’assassinat politique est un legs feudal, exactement comme le pouvoir des propriétaires terriens, qui rappelle la personnalisation du pouvoir politique au sein duquel l’exécution, sans jugement et en plein public, fait partie de la vie publique, et où il n’ y a pas de limites strictes entre exécution et assassinat, entre un tuer par « l’État » et un tuer « privé ». Benedict Anderson : Murder and Progress in modern Siam. P. 176</p>
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		<title>Nationalisme et démocratie aux Philippines :Comment comprendre leur interaction?</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 20:49:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Caouette</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Abdelmalek El Janati
Aux Philippines, la classe sociale qui a pris la relève après les administrations coloniales était celle des propriétaires terriens dont l’histoire et la gloire demeurent derrière eux et non pas à l’avant. Leur prédominance au sein de la société philippine a condamné cette dernière à leur partager leur crépuscule allongé. La seule [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Abdelmalek El Janati</strong></p>
<p>Aux Philippines, la classe sociale qui a pris la relève après les administrations coloniales était celle des propriétaires terriens dont l’histoire et la gloire demeurent derrière eux et non pas à l’avant. Leur prédominance au sein de la société philippine a condamné cette dernière à leur partager leur crépuscule allongé. La seule occasion où les masses philippines ont tenté vraiment construire leur État-nation, était en 1898, bien avant la rébellion des Huks inspirée par les communistes, mais qui n’a pas abouti à un accès au pouvoir de l’État. De son retour de Hong-Kong sous l’impulsion des armées des États-Unis et avec l’appui de Principalia (propriétaires terriens), Emilio Aguinaldo allié de ceux-ci mais nationaliste affiché, rétablit le pouvoir à Biac-na-bato et déclare l’indépendance du pays en 1898. Il a promulgué une constitution qui garantit les droits civiques, liberté de propriété, liberté d’être domicilié, liberté d’association et une taxation légale. Dans la tradition du droit civil, il a adopté le mariage civil, et ordonné la confiscation de la propriété des corporations religieuses en vue de réduire la domination du clergé espagnol.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1">[1]</a> Or, l’arrivée et l’interférence des États-Unis a rompu toutes ces mesures. Étant vainqueurs tant des Espagnols que des Philippins, ils changèrent le cours de cette histoire, et favorisèrent l’oligarchie terrienne ivre du culte de la famille (patronage des réseaux familiaux) et non de la nation. Ainsi, le nationalisme philippin prit une tournure socialement conservatrice, culturellement chauviniste et politiquement antidémocratique.<span id="more-299"></span></p>
<p>Aux Philippines, deux caractéristiques marquent le nationalisme. En premier lieu, une politique discriminatoire faisant souvent des Sino-philippins et des Philippins musulmans des boucs émissaires de toutes les catastrophes réelles ou imaginaires qui pourraient choquer le pays. Ainsi, dans le cas des Sino-philippins, beaucoup les ont accusés d’être responsables de la crise du manque du riz qui a frappé le pays en 1995)<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2">[2]</a> ; une crise largement causée par le mauvais calcul de la moisson et de la sous-estimation des besoins des imports, mais à l’occasion de quoi les officiels pointaient du doigt les Chinois-Philippins, principaux commerçants du riz.  À l’époque, on a vu s’établir des blocages devant les propriétés chinoises mais aussi des extorsions et rapts de membres de leurs familles. Qui plus est, la discrimination héritée depuis l’ancien colonisateur espagnol contre les musulmans persiste alors que ceux-ci de plus en plus aliénés tentent de former leur propre communauté imaginée aux dépens de l’unité nationale du pays. Étant sujets à une politique systématique de discrimination et ne revendiquant pas une amélioration de la nation philippine par la démocratisation et la laïcisation, les musulmans se lancent dans un projet de séparation basé sur le même critère d’identité, à savoir de la religion musulmane au lieu catholicisme prévalant pour la majorité métisse philippine.</p>
<p>En second lieu, la démocratie électoraliste est largement un élément importé. À l’instar des autres marchandises américaines, et greffé à la surface du système politique régi et façonné par les relations patron-client dominantes.  Ainsi, l’ordre politique est façonné par la puissance des relations claniques traditionnelles enchevêtrées avec l’omniprésence de l’oligarchie terrienne émanant du nombre relativement petit des familles puissantes qui dominent les sphères économique et politique<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>Trois facteurs expliquent ces distorsions sociopolitiques. Le premier est la définition ethnico-religieuse de la nation qui, sous l’apparence d’une nation territoriale, se reconnaît comme inséparable du catholicisme. Par conséquent, les Sino-philippins et les musulmans apparaissent comme des intrus formant une menace perpétuelle à l’unité nationale et responsable des maux qui peuvent frapper<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>. Le second est que le nationalisme philippin, marqué par un conservatisme social inégalé, tourne le dos à l’intégration des demandes paysannes pour de véritables changements socioéconomiques, ce qui fait que la majorité du peuple reste hors de ce prétendu nationalisme de l’oligarchie prédatrice<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn5">[5]</a>. Enfin, les revendicateurs à l’origine du nationalisme philippin officiel sont constitués de courants purement et simplement antidémocratiques.</p>
<p>À droite, les nationalistes conservateurs ne cherchent que l’indépendance indifféremment de son contenu politique. Quant aux mouvements populaires durant l’ère américaine, ils étaient divisés en deux grandes factions : d’une part, le parti communiste dont les dirigeants sont d’origines sociales urbaines, et qui refusait de se lancer dans la lutte armée, et d’autre part, les Huks, le mouvement paysan philippin dont les la stratégie politique était la résistance armée face aux maître terriens et leurs gardes cruels qui, recrutés en vue de protéger ceux-ci contre une loi promulguée, par Roxas, qui envisageait le partage des récoltes à 30% &#8211; 70% au profit des paysans, font office d’une force policière parallèle6. Etant convaincus de leur émancipation à travers un projet socialiste antidémocratique, ces mouvements, et précisément les communistes ne font pas de souci pour la démocratie que de façon tactique.<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn6">[6]</a></p>
<p>Éduqué en France et étant l’un des illustrados, Luis Rodriguez Varela, l’un des instigateurs du nationalisme philippin, a publié une série de livres influencés par les Lumières et la révolution françaises<a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn7">[7]</a>. Aussi Rizal, le symbole du nationalisme était un critique virulent de l’autocratie du système colonial, appelait aux réformes à grande envergure pour éviter le déclenchement d’une « révolution sanguinaire », revendiquait la liberté de la presse et la représentation de la colonie dans le Cortès espagnol ainsi que le rattachement du progrès économique avec les libertés civiles. Etant tous les deux inspirés par les Lumières, le nationalisme qu’ils inspiraient reste toutefois intrinsèquement étranger à la démocratie constitutive mais plutôt rattaché à celui des démocraties traditionnelles basées sur de fortes traditions libérales.</p>
<hr size="1" /><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Kratoska, Paul; Nationalism and Modernist reform, in The Cambridge History of Southeast Asia, vol. 3; Cambridge University Presse, 1999, pp. 256</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> James Putzel; Nationalism in the Philippines in Asian Nationalism; Edited by Michael Laifer; Routledge 2002, p. 182</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a>; James Putzel ; Op. Cit p. 175</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Ibid. 173</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> Ibid. 177</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref6"></a>6 Gabriel  Kolko,  un siècle de guerre, http://books.google.co.ma/books?id=PxgF9AIaBDoC&amp;pg=PA24&amp;lpg=PA24&amp;dq=un+si%C3%A8cle+de+guerre+Gabriel+Kolko&amp;source=bl&amp;ots=H-mVupwRbe&amp;sig=mLMYj4OA2XSRRhFPVdbGQPvpf0g&amp;hl=fr&amp;ei=1q9PSqKsLsGGtgej78mjBA&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=2</p>
<p>7 James Putzel ; Op. Cit, p. 171</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> Ibid. p. 172</p>
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		<title>Brunei : État démocratique?</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/07/21/brunei-etat-democratique/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 15:59:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>benoitauger</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[
 
par Benoit Auger
Le Brunei fait partie des quatre État d’Asie du Sud-Est dont l’État est de forme monarchique. Celui-ci est toutefois très différent des trois autres (Thaïlande, Cambodge et Malaysia) car il s&#8217;agit d&#8217;une monarchie absolue plutôt qu’une monarchie constitutionnelle. De ce fait il est simple de déterminer que le Brunei est peu démocratique, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: left;margin: 0cm 0cm 0pt">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center" align="center"><strong><span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none"> </span></span></strong></p>
<p><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"><strong>par Benoit Auger</strong></span></p>
<p><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Le Brunei fait partie des quatre État d’Asie du Sud-Est dont l’État est de forme monarchique. Celui-ci est toutefois très différent des trois autres (Thaïlande, Cambodge et Malaysia) car il s&#8217;agit d&#8217;une monarchie absolue plutôt qu’une monarchie constitutionnelle. De ce fait il est simple de déterminer que le Brunei est peu démocratique, mais est-ce vraiment la situation?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Peu d’écrits ont été réalisés sur la situation politique au Brunei. Il est toutefois possible via la lecture de la Constitution du Brunei de 1959 et son adaptation de 1984.  Ainsi, il devient possible de déterminer vaguement le niveau de démocratie présent au sein de l’État. Le tout est permis par de nombreuses variantes entre les deux constitutions, principalement en ce qui à trait aux pouvoirs du sultan.  La Constitution du Brunei de 1984 a été établi dans le but de rédiger une nouvelle constitution pour le Brunei indépendant. La tradition colonisatrice britannique mène habituellement le Royaume-Uni a donné l’indépendance à une de ses colonies lorsque celle-ci se voit être apte à se gérer par elle-même de façon démocratique. La situation a toutefois été complètement différente au Brunéi car de nombreux droits furent enlever à la population avec la Constitution du Brunei de 1984.<span id="more-191"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Tel qu’indiqué précédemment, le Brunei est une monarchie absolue, ainsi le sultan (synonyme de roi, car le Brunei est un sultanat) se voit être le chef de l’État. Toutefois le poste de premier ministre, qui existe bel et bien pourtant au sein de la Constitution du Brunei, est également occupé par le sultan. La double fonction n’est pas suffisante pour le Sultan du Brunei, car celui-ci occupe de plus deux autres fonctions d’une grande importance.  En plus d’être chef de l’État et premier ministre, le Sultan du Brunei est aussi ministre de la Défense et ministre des Finances</span><a name="_ftnref1" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[1]</span></span></span></span></a><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">. Le Sultan du Brunei occupe donc l’ensemble des fonctions les plus importantes afin de diriger le pays.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Au niveau démocratique le Brunei n’a vécu qu’une seule élection jugée démocratique, soit en 1962. Celle-ci se déroula tel qu’indiquée par la première Constitution du Brunei (1959). Toutefois l’état d’urgence fut déclarée peu de temps après par le sultan et ainsi le gouvernement a chuté et le sultan est devenu alors le seul maïtre de la direction de l’État. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">La Constitution du Brunei de 1984 spécifie aussi que le Sultan nomme les ministres. La partie 3 de la Constitution du Brunei de 1984 spécifie dans son ensemble le fonctionnement du pouvoir exécutif. L’article 4 alinéa 6 de la partie 3, indique que les ministres nommés par le Sultan occupe leur fonction durant un mandat déterminé par le Sultan et que celui-ci peut les révoquer de leur fonction quand il le désire</span><a name="_ftnref2" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[2]</span></span></span></span></a><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">. La Constitution du Brunei est donc claire et démontre facilement le peu de démocratie présente sur le territoire, principalement du fait que la population du pays ne peut voter pour aucun de ses dirigeants. De plus, si à un certain moment le Sultan décide de nommer un premier ministre plutôt que d’en exécuter la fonction, il existe toute une série de conditions et de pré-requis, entre autres, il faut être un Malais exerçant une profession et pratiquant la religion musulmane</span><a name="_ftnref3" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[3]</span></span></span></span></a><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Suite à cette analyse dont la majeure partie provient de l’examen de la Constitution du Brunei elle-même, il est donc fort simple d’affirmer que l’État du Brunei est peu démocratique. Le Sultan du Brunei est l’autorité suprême du pays en plus d’occuper les fonctions les plus importantes du pays. Aucune élection n’est présente au sein de l’État car le Sultan possède un pouvoir de nomination. Enfin, la plus récente Constitution du Brunei indique que le peuple peut choisir un nombre déterminé de législateur, mais aucune élection n’a été faite pour cela. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><strong><span style="font-size: small"><span style="font-family: Times New Roman">Références</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><strong><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: Times New Roman">Brunei. Gouvernement du Brunei. <em><span lang="EN-CA">The Governement of Brunei Darussalam).</span></em><span lang="EN-CA"> </span>En ligne. <span> </span><span lang="EN-CA"><a href="http://brunei.gov.bn/government/contitut.htm"><span lang="FR-CA">http://brunei.gov.bn/government/contitut.htm</span></a></span> (page consultée le 17 juin 2009).<strong> </strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span lang="EN-CA"><span style="font-size: small"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span lang="EN-CA"><span style="font-size: small"><span style="font-family: Times New Roman">East, Roger. 2003. <strong><em><span style="font-weight: normal">Profiles of people in power : the world&#8217;s government leaders.</span></em></strong><strong><span style="font-weight: normal"> New York : europa.</span></strong></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: Times New Roman"><span lang="EN-CA"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: Times New Roman"><span lang="EN-CA">Horton, A.V.N. 2004. «<span>Brunei</span> in 2004: Window-Dressing an Islamizing Sultanate». <span> </span></span><em>Asian Survey</em> 45. (janvier-février) : 180-185, </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: Times New Roman"><em>Laws of Brunei : Revised Edition 1984.</em> En ligne. <span> </span></span></span><a href="http://www.worldstatesmen.org/Brunei1984.PDF"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">http://www.worldstatesmen.org/Brunei1984.PDF</span></a><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> (page consultée le 17 juin 2009).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<div id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a name="_ftn1" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[1]</span></span></span></span></a><span style="font-size: x-small;font-family: Times New Roman"> Brunei. Gouvernement du Brunei. <em>The Governement of Brunei Darussalam).</em> En ligne. <span lang="EN-CA"><a href="http://brunei.gov.bn/government/contitut.htm"><span lang="FR-CA">http://brunei.gov.bn/government/contitut.htm</span></a></span> (page consultée le 17 juin 2009).</span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a name="_ftn2" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[2]</span></span></span></span></a><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: Times New Roman"><span> <em><span lang="EN-CA">Laws of Brunei : Revised Edition 1984.</span></em><span lang="EN-CA"> </span></span>En ligne. </span></span><a href="http://www.worldstatesmen.org/Brunei1984.PDF"><span style="font-size: x-small;font-family: Times New Roman">http://www.worldstatesmen.org/Brunei1984.PDF</span></a><span style="font-size: x-small;font-family: Times New Roman"> (page consultée le 17 juin 2009). </span></p>
</div>
<div id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a name="_ftn3" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[3]</span></span></span></span></a><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: Times New Roman"> <em><span lang="EN-CA">Idem.</span></em></span></span></p>
</div>
<hr size="1" />
]]></content:encoded>
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		<title>Cambodge : Quelle est la pertinence d’un monarque?</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 15:21:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>benoitauger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Cambodge]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>

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		<description><![CDATA[par Benoit Auger
 
Le roi cambodgien a-t-il vraiment une raison d’être? Le Cambodge est une monarchie constitutionnelle comme plusieurs autres États colonisés. Dans la majorité des monarchies constitutionnelles, le monarque possède quelques pouvoirs protocolaires, toutefois dans le cas du Cambodge le roi n’a aucun réel pouvoir.
 
L’année 1993 est marquante lorsque nous traitons des pouvoirs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"><strong>par Benoit Auger</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Le roi cambodgien a-t-il vraiment une raison d’être? Le Cambodge est une monarchie constitutionnelle comme plusieurs autres États colonisés. Dans la majorité des monarchies constitutionnelles, le monarque possède quelques pouvoirs protocolaires, toutefois dans le cas du Cambodge le roi n’a aucun réel pouvoir.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">L’année 1993 est marquante lorsque nous traitons des pouvoirs et responsabilités du monarque cambodgien. Lors de la restructuration de la vie politique au Cambodge en 1993, il a été décidé de rétablir la monarchie au Cambodge qui avait cessé d’être en 1960. Cette année-là, Norodom Sihanouk décide de ne pas reprendre le poste laissé vacant suite à la mort de son père, lui qui pourtant avait déjà occupé la fonction de roi de 1945 à 1955. Ce n&#8217;est seulement qu&#8217;en 1993 que la monarchie est rétablie au Cambodge.  Celle-ci ne possède toutefois pas les mêmes pouvoirs que dans le passé car l’un des buts de la restructuration politique est de créer une forte démocratie. Ainsi, c’est le premier ministre qui hérita de la plupart des pouvoirs. <span id="more-181"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Actuellement le roi du Cambodge est Norodom Sihamoni, en fonction depuis 2004 et fils de l’ancien roi. Comparativement aux autres monarchies constitutionnelles de la région, dans le cas du Cambodge le premier ministre n’est pas aux services du roi mais c&#8217;est plutôt le contraire, le roi est au service du premier ministre. La raison est simple, dans la majorité des monarchies la fonction de roi se transmet de façon héréditaire, dans le cas du Cambodge le tout est déterminé par le Conseil du Trône. Suite à la mort du monarque, le Conseil du Trône se rassemble et élit le nouveau roi. Le Conseil du Trône est majoritairement composé de personnalités politiques, dont le premier ministre et plusieurs personnes qui siègent au sein du pouvoir législatif. Le nouveau roi doit toutefois faire partie de la famille royale, mais le Conseil du Trône reste le seul responsable de la nomination du nouveau roi.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Lors de la restructuration de l’État du Cambodge en 1993 une nouvelle constitution a été mise sur pied. Dans cette nouvelle constitution il est formellement indiqué que “le Roi du Cambodge règne mais il n&#8217;exerce pas le pouvoir”</span><a name="_ftnref1" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[1]</span></span></span></span></a><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">. Le roi cambodgien possède toutefois certaines responsabilités, mais n’a pas le réel pouvoir d’intervenir dans la vie politique, de façon générale celui-ci signe les conventions internationales et les nouveaux décrets. En bref le roi du Cambodge possède des droits similaires au Sénat canadien. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Le premier ministre cambodgien possède de son côté nombreux pouvoirs. Celui-ci gère le pouvoir exécutif en collaboration avec le roi qui tel qu’indiqué auparavant n’a pas de réels pouvoirs. Le premier ministre actuel du Cambodge est Hun Sen, en fonction depuis 1985. Avant même que le pays se restructure politiquement, Hun Sen apparaît au pouvoir. Lors de la restructuration politique de 1993, le roi désigne deux personnes pour occuper la fonction de premier ministre, Hun Sen est l’un des deux en plus du prince. Depuis 1998, Hun Sen occupe seul la fonction de premier ministre, suite à un coup d’État qui a mené au renversement du prince.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">En 2008, Hun Sen a été réélu au poste de premier ministre dans la controverse. Les résultats furent niés par les autres partis politiques et l’élection a été jugée comme non démocratique par nombreux inspecteurs internationaux. Selon la Constitution du Cambodge, Hun Sen n’aurait pas pu se présenter lors de cette élection, semblable à la situation vécue par Poutine en Russie. Toutefois suite à nombreuses manipulations constitutionnelles celui-ci a décidé de se présenter malgré tout. Le roi n’est pas intervenu et Hun Sen a est donc été réélu. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Suite aux explications précédentes il est normal de questionner l’utilité lors de la restructuration politique de 1993 et le retour d&#8217;un régime monarchique. Lors de la lecture de la Constitution du Cambodge il est simple de déterminer que le premier ministre a beaucoup plus de pouvoirs que le roi.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Pour de plus ample information sur l’évolution politique du Cambodge, il est possible de consulter sur ce même blogue le billet intitulé : “La Cambodge”, publié par Hakim Harakat. Le billet intitulé : “‍Démocraties et structures politiques au Cambodge”, publié par Julien Guay explique clairement les différentes structures depuis la restructuration de 1993. De plus le vidéo attaché à ce billet consiste en une interview avec Hun Sen la soirée précédent l’élection de 2008, celui-ci explique principalement ses intentions s’il est élu. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Vidéo : </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=eJ9IN2GQPu4"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">http://www.youtube.com/watch?v=eJ9IN2GQPu4</span></a></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span><strong><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Références</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span><span style="font-size: small"><span style="font-family: Times New Roman"><em>Constitution du Cambodge de 1993. </em>En ligne.<span> </span><span lang="EN-CA"><a href="http://lao.bunlong.free.fr/con1993.htm#Titre%20II"><span lang="FR-CA">http://lao.bunlong.free.fr/con1993.htm#Titre%20II</span></a></span> (page consultée le 8 juin <span> </span>2009).</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Le Bonté, Christine. 2008. <em>Le Cambodge contemporain : Quelles perspectives de développement compte tenu de la situation politique et économique actuelle?</em><span> </span>Paris : L’Harmattan.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Martin, Marie Alexandrine. 1989. <strong><em><span style="font-weight: normal">Le mal cambodgien : histoire d&#8217;une société <span> </span>traditionnelle face à ses leaders politiques, 1946-1987.<span> </span></span></em></strong>Paris : Hachette.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman">Ponchaud, François. 2007. <em>Une brève histoire du Cambodge</em>. Laval : Siloë. </span></p>
<div><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></div>
<div id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a name="_ftn1" href="http://redtac.org/asiedusudest/wp-admin/#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span>[1]</span></span></span></span></a><span style="font-size: x-small;font-family: Times New Roman"> <em>Constitution du Cambodge de 1993. </em>En ligne. <span lang="EN-CA"><a href="http://lao.bunlong.free.fr/con1993.htm#Titre%20II"><span lang="FR-CA">http://lao.bunlong.free.fr/con1993.htm#Titre%20II</span></a></span> (page consultée le 8 juin 2009). </span></p>
</div>
<hr size="1" />
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