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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Coup d&#8217;État</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LES CAUSES DU COUP D’ÉTAT DE 2006 EN THAILANDE</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 15:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d'État]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Xavier Faraire
La Thaïlande est, tout comme le Canada, une monarchie constitutionnelle parlementaire. Le pays est dirigé officiellement par le roi. De facto, c’est le premier ministre, chef du parti ayant fait élire le plus de députés, qui mène la politique du pays[1]. Il y a cependant un facteur majeur qui distingue le paysage politique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Xavier Faraire</strong></p>
<p style="text-align: justify">La Thaïlande est, tout comme le Canada, une monarchie constitutionnelle parlementaire. Le pays est dirigé officiellement par le roi. De facto, c’est le premier ministre, chef du parti ayant fait élire le plus de députés, qui mène la politique du pays<a href="#_ftn1">[1]</a>. Il y a cependant un facteur majeur qui distingue le paysage politique de la Thaïlande : le rôle de l’armée. En effet, depuis que le pays est devenu une monarchie constitutionnelle en1932, l’armée semble avoir un rôle de chien de garde de la société, étant  intervenu à de multiples reprises dans les affaires politiques du pays pour assurer une certaine stabilité du régime. Elle a orchestré une multitude de coups d’États pour rétablir l’ordre. Le dernier en lice a destitué le premier ministre Thaksin Shinawatra, en 2006, alors qu’il venait d’être réélu avec une écrasante majorité la même année<a href="#_ftn2">[2]</a>. Un régime militaire transitoire ainsi qu’une nouvelle constitution s’en sont suivis. Dans ce 4<sup>e</sup> billet, nous allons examiner les raisons qui ont servi de justification aux militaires pour provoquer un énième <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/081/article_46263.asp">coup d’État</a>. Nous allons traiter plus précisément de trois points : la lutte anti-drogue et ses résultats mitigés, la répression contre les séparatistes musulmans et enfin, la fraude fiscale.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-648"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le premier élément qui est venu entacher la présidence de Thaksin est sa guerre contre la drogue, lancée en 2003. Son gouvernement était déterminé à lutter contre le trafic de stupéfiants en utilisant des moyens musclés. Le 1<sup>er</sup> février, immédiatement après l’annonce de la campagne qui devait durer trois mois, un nombre important de personnes soupçonnées de trafic de méthamphétamines ont été tuées. Parmi les victimes, on comptait aussi des femmes, des enfants et des personnes âgées<a href="#_ftn3">[3]</a>. On estime que plus de 1000 personnes ont ainsi perdu la vie. La violence de cette campagne a grandement choqué la population, d’autant plus que l’on a appris que plusieurs personnes ont été exécutées sans même subir de procès<a href="#_ftn4">[4]</a>.  Le gouvernement a justifié ces assassinats en prétendant que ce sont les trafiquants  qui ont commencé à s’entretuer à la suite du déclenchement de l’opération. Or, il a été démontré par un comité sénatorial que la plupart des victimes figuraient sur une liste noire de la police<a href="#_ftn5">[5]</a>. Ce premier événement terni l’image de Thaksin auprès de la population, y voyant une forme d’autoritarisme violent. Des organismes internationaux comme Amnistie internationale ont également condamné le massacre.</p>
<p style="text-align: justify">Le deuxième événement à l’origine de la chute de Thaksin Shinawatra est l’intervention musclée dans le sud du pays. Dans les trois provinces du sud, Pattani, Yala et Narathiwat, vivent une majorité importante de musulmans qui souhaitent se séparer de la Thaïlande<a href="#_ftn6">[6]</a>. Au début de 2004, les actes de violence se font de plus nombreux dans la région. Le 28 avril 2004, une centaine de jeunes combattants, peu armés, coordonnent des attaques contre des postes de police. Le gouvernement réagit, mais de manière violente en envoyant l’armée. Au total, 107 insurgés sont tués alors qu’ils s’étaient réfugiés dans une mosquée<a href="#_ftn7">[7]</a>. Cet autre événement a contribué à durcir la perception autoritariste de la population envers Thaskin.</p>
<p style="text-align: justify">Le dernier événement qui a fait déborder le vase, est l’allégation de fraude fiscale à l’endroit de Thaskin. En 2006, il a vendu les parts qu’il détenait dans la Shin Corp,  un empire médiatique important du pays, à des intérêts singapouriens,  pour la coquette somme de 2 milliards de dollars américains. Le hic c’est qu’il n’aurait pas payé d’impôts sur les bénéfices de la vente. De plus, afin de faciliter la transaction, son gouvernement a abrogé une loi qui limitait les investissements étrangers dans le secteur des médias<a href="#_ftn8">[8]</a>. Il n’en fallait pas plus pour accuser Thaksin et son gouvernement de corruption.</p>
<p style="text-align: justify">La suite des choses est bien connue. En septembre 2006, alors que Thaksin Shinawatra est à New York pour l’Assemblée générale des Nations Unies, l’armée s’empare du pouvoir.  Des centaines de soldats et de chars entrent à Bangkok. Le régime est renversé sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré, ce qui peut en dire long sur l’opinion publique face à ce putsch<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p>Connors, Michael K. 2008. «Thailand- four elections and a coup». <em>Australian journal of international affairs</em>. Vol 62, no4. P.478-496.</p>
<p>Patani, Berjihad di. 2006. «Islam, radicalism and violence in southern thailand». <em>Critical asian studies</em>. Vol 38, no1. P.119-144.</p>
<p>Daoudi, Mounia. 2004. «Flambée de violences dans le Sud musulman». <em>Rfi</em>. En ligne. <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/052/article_27694.asp">http://www.rfi.fr/actufr/articles/052/article_27694.asp</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>Dubus, Arnaud. «La campagne anti-drogue fait plus d’un millier de morts». <em>Rfi</em>. En ligne. <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp">http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>Couve, Philippe. «Lendemain de coup d’État à Bangkok». <em>Rfi</em>. En ligne. <a href="http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/081/article_46269.asp">http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/081/article_46269.asp</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>Thaïlande-actualité.2008. <em>Encyclopédie Universalis</em>. En ligne. <a href="http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=31205&amp;nref=PS97174">http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=31205&amp;nref=PS97174</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>France. Ambassade de France en Thaïlande-mission économique.2009. <em>Thailande : Fiche signalétique. </em>En ligne. <a href="http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf">http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> France. Ambassade de France en Thaïlande-mission économique.2009. <em>Thailande : Fiche signalétique. </em>En ligne. <a href="http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf">http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Thaïlande-actualité.2008. <em>Encyclopédie Universalis</em>. En ligne. http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=31205&amp;nref=PS97174</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Dubus, Arnaud. «La campagne anti-drogue fait plus d’un millier de morts». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Connors, Michael K. 2008. «Thailand- four elections and a coup». <em>Australian journal of international affairs</em>. Vol 62, no4. P.478-496.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Dubus, Arnaud. «La campagne anti-drogue fait plus d’un millier de morts». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Patani, Berjihad di. «Islam, radicalism and violence in southern thailand». <em>Critical asian studies</em>. Vol 38, no1. P.119-144.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Daoudi, Mounia. 2004. «Flambée de violences dans le Sud musulman». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/actufr/articles/052/article_27694.asp</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Connors, Michael K. 2008. «Thailand- four elections and a coup». <em>Australian journal of international affairs</em>. Vol 62, no4. P.478-496.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Couve, Philippe. «Lendemain de coup d’État à Bangkok». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/081/article_46269.asp</p>
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		<title>THAÏLANDE: UNE ARMÉE ASSURANT LA STABILITÉ POLITIQUE</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 04:04:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Militaires]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Jean-Baptiste Cubilier
 
L’armée thaïlandaise n’est ni un outil comme aux Philippines, garantissant les intérêts du gouvernement, ni un acteur participant au mécanisme du politique comme en Indonésie, et encore moins un acteur s’appropriant le pouvoir comme en Birmanie. Ici, les militaires sont la garantie d’un minimum de stabilité, ayant pour objectif depuis 1957 de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Jean-Baptiste Cubilier</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">L’armée thaïlandaise n’est ni un outil comme aux Philippines, garantissant les intérêts du gouvernement, ni un acteur participant au mécanisme du politique comme en Indonésie, et encore moins un acteur s’appropriant le pouvoir comme en Birmanie. Ici, les militaires sont la garantie d’un minimum de stabilité, ayant pour objectif depuis 1957 de s’assurer de la longévité du système politique.  En effet, les militaires se retrouvent ici au pouvoir, mais contrairement à la junte birmane présente depuis 1962, l’armée thaïlandaise se trouve au pouvoir à de nombreuses reprises, mais toujours de manière temporaire, afin d’assurer la stabilité politique du pays. C’est ce que nous allons étudier ici, avec dans un premier temps la période de 1957 à 1972, soit de l’arrivée du Général Sarit au pouvoir aux manifestations étudiantes contre la nouvelle Constitution, pour ensuite nous concentrer sur le retour puis l’effacement des militaires de 1973 jusqu’à 1991. Enfin, les deux dernières décennies sont importantes pour leur rôle d’assurance de stabilité dans une agitation politique de plus en plus intense. Si ces trois périodes attirent notre attention, c’est bien à cause du rôle des militaires dans cette agitation politique croissante qui caractérise la Thaïlande.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-580"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le Général Sarit Thanarat arrivera au pouvoir en 1957 suite aux troubles de 1952 à 1957 (oppositions entre l’armée et la police) auxquels faisait face son prédécesseur Phibul Songkram quant au maintien d’un régime extrêmement répressif. [1]Basé sur la loi martiale, le régime dictatorial de Sarit va reposer essentiellement sur l’armée. Mais il faut savoir que malgré cela, il demeurait populaire grâce à une certaine tolérance caractérisant cette autorité. De plus, un autre aspect de la popularité de Sarit, est que ce dernier a contribué au développement économique du pays et à sa stabilité politique. À sa mort en décembre 1963, le maréchal Thanom Kittikachorn prendra sa place. En plus de libéraliser la Thaïlande, ce dernier mettra en place une Constitution prévoyant l’élection d’une Assemblée. Le seul problème est que celle-ci va très vite s’opposer à Thanom Kittikachorn, conduisant au démantèlement de l’Assemblée et au retour du régime autoritaire. Il faut voir ici que l’essai de démocratisation du régime étant un échec, cela va conduire à un retour en arrière. [2] Un an après cet échec de démocratisation, la Constitution de 1972 est mise en place. Selon celle-ci, plus personne n’est élu mais nommé. Tel fut le cas des membres de cette nouvelle Assemblée. Le gouvernement quant à lui continue de reposer sur les militaires et s’appuie encore sur l’armée afin d’assurer une certaine stabilité politique.</p>
<p style="text-align: justify">Il faudra attendre les manifestations d’étudiants de 1973 pour se débarrasser de cette Constitution et connaître une période de transition de trois ans avec un régime civil éphémère. Suite à ce court intervalle, les militaires reviennent au pouvoir avec l’aide du roi. [3] 1978 apparaît comme l’année du grand retour des militaires au pouvoir avec la promulgation d’une nouvelle Constitution. Celle-ci prévoit un système à deux chambres constituant l’Assemblée Nationale, soit le Sénat contrôlé par les militaires et la Chambre des Représentants où seraient présents les civils. Les élections de 1979 ont donné une majorité des voix aux partis de Gauche. Mais la stabilité politique ne semble pas être une habitude thaïlandaise puisque l’augmentation des prix des différentes sources d’énergies (pétrole, électricité, etc.), a conduit à des manifestations semblables à celles de 1973, et s’est terminée en mars 1980 par la démission du Premier Ministre Kriangsak, et à l’arrivée de son remplaçant le Général Prem Tinsulanonda. Ce dernier va promouvoir la stabilité des institutions démocratiques en partenariat avec le roi, et finira même, étape la plus dure, par « démilitariser » la structure politique du pays en 1983. Les militaires rendent alors une grande partie de leur pouvoir politique à la sphère civile. Cet effort sera récompensé puisque Prem sera réélu en 1986.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-581 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/11/Gen-Prem-Tinsulanonda-284x300.jpg" alt="Gen-Prem-Tinsulanonda" width="284" height="300" /></p>
<p style="text-align: center">Photo1 <a href="http://www.generalprem.com/Gen-Prem-Tinsulanonda.jpg">http://www.generalprem.com/Gen-Prem-Tinsulanonda.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Alors comment se fait-il que les militaires soient revenus encore une fois au pouvoir? Le processus de démocratisation semblait bien fonctionner depuis l’arrivée de Prem. Le coup d’État militaire de 1991 est le 17<sup>ème</sup> depuis 1932. Les 19 individus ayant occupé le poste de Premier Ministre de ce coup d’État à aujourd’hui prouvent que l’instabilité politique est à la base une tradition. On assiste ici à une véritable incapacité à calmer cette dynamique de « précarité politique ». L’effacement des militaires de la sphère politique par le Général Prem Tinsulanonda semble avoir cessé depuis 1991. Cependant il ne faut pas croire que les militaires ont conservé le pouvoir comme la junte birmane. Ils ne l’ont fait qu’en 1991-1992 et du mois de septembre à octobre 2006. Et à chaque fois, suite à leur coup d’État, les militaires organisent des élections. Aussi leur intervention pro-démocratique est toujours effectué avec le moins de tensions possibles comme on le voit sur cette vidéo de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SKd1wYRoVFI&amp;feature=fvw">You tube</a>.  Ils restent les principaux acteurs d’une recherche de stabilité. À chaque fois, que ce soit la corruption ou la non efficacité des actions proposées par les personnes au pouvoir, la réaction de la population conduisant à l’instabilité démontre la nécessité de la présence militaire. Cet élément solide a toujours assuré le peu de stabilité qu’a connu ce pays au cours de son histoire.</p>
<p style="text-align: justify">Les militaires ont donc toujours été présents dans le processus de démocratisation de la Thaïlande, que ce soit de 1957 à 1972 avec les militaires Sarit et Thanom au pouvoir se servant de l’armée contre toute agitation politique pouvant nuire à un système essayant de se démocratiser. De 1972 jusqu’au début des années 90 avec cette volonté d’abord de remplacer un régime civil éphémère, puis après avec Prem essayant au fur et à mesure de retirer les militaires de la sphère politique au profit des civils. Enfin, les coups d’État des militaires pro-démocratiques comme ceux de 1991 et 2006 retracent une réaction face à la non efficacité des civils au pouvoir, comme si leur arrivée pouvait faire en sorte de repartir à zéro. On constate donc que l’armée reste dans cette instabilité politique le principal « barrage » séparant la situation thaïlandaise du chaos.</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>[1] Fistié, Pierre. 1963. <em>La Thaïlande</em>. Paris: Presses Universitaires de France</p>
<p>[2] Sonneville, Bernard et Achille Clarac. 1975. <em>Thaïlande</em>. Paris: Éditions Delroisse.</p>
<p>[3] États-Unis d’Amérique. Le Congrès. 1987. <em>Thailand. A country study. </em>Washington: Le Congrès.</p>
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