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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Communisme</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>UN CAPITALISME SOCIALISTE?</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Doi Moi]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran

Crédit photo: http://www.enjoytravelvietnam.com/Upload/Tour/258200891148_Hochiminh%20city.jpg
«Les dirigeants communistes vietnamiens ne visent pas à développer l&#8217;économie, mais leur objectif est de garder le pouvoir en main[1]» clame Hoang Lan qui est membre du Free Alliance Vietnam, un groupe d’opposition dont les activités se font à partir de l’extérieur du pays. Son commentaire fait écho à une situation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-639 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/258200891148_Hochiminh-city-300x225.jpg" alt="258200891148_Hochiminh city" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo: http://www.enjoytravelvietnam.com/Upload/Tour/258200891148_Hochiminh%20city.jpg</p>
<p style="text-align: justify">«Les dirigeants communistes vietnamiens ne visent pas à développer l&#8217;économie, mais leur objectif est de garder le pouvoir en main<a href="#_ftn1">[1]</a>» clame Hoang Lan qui est membre du <em>Free Alliance Vietnam</em>, un groupe d’opposition dont les activités se font à partir de l’extérieur du pays. Son commentaire fait écho à une situation qui nous est déjà familière; celle d’une croissance économique orchestrée par un régime autoritaire. Ainsi, la prospérité des deux dernières décennies au Vietnam constituerait-elle un argument additionnel en faveur des capacités de l’autoritarisme en matière de croissance économique? Tout semble l’indiquer puisque le Parti communiste vietnamien (PCV) a non seulement réussi la réforme du <em>Đ</em><em>ổ</em><em>i m</em><em>ớ</em><em>i</em>; il s’en ait servi pour renforcer sa légitimité ainsi que son pouvoir sur la scène politique.<span id="more-638"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le Vietnam est, depuis son unification en 1975, toujours dirigé par le même régime : le Đảng Cộng sản Việt Nam (PCV). Étant de ce fait une République socialiste menée par un parti unique stable, l’institution d’une politique économique de marché en 1986 (élaborée ci-dessous) apparaît pour le moins contradictoire. Une discorde qui, dans les faits, en est une que sur le plan théorique. En effet, peu importe le degré de libéralisation de son économie, le parti n’entend pas relâcher son contrôle politique de si tôt<a href="#_ftn2"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[2]</span></span></a>. Les ministères, l’armée, les structures de sécurité interne, les médias, et même les plus grosses entreprises; tous sont contrôlés par des membres du parti<a href="#_ftn3"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[3]</span></span></a>. Alors que les officiers du PCV font souvent référence à l’absence d’opposition comme preuve de consensus social à leur égard<a href="#_ftn4"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[4]</span></span></a>, le quotidien révèle plutôt une population oppressée. Bien que le Parti démente farouchement l’existence <a href="http://www.vietnam.ttu.edu/vietnamarchive/fvppa/index.htm"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">de prisonniers politiques</span></span></a><a href="#_ftn5"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[5]</span></span></a>, il est connu que les militants pro-démocratie sont souvent emprisonnés sous des accusations de terrorisme<a href="#_ftn6"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[6]</span></span></a> ou autres condamnations en lien avec la sécurité nationale<a href="#_ftn7"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[7]</span></span></a>. Sans excuser ces moyens, reste que la prééminence du PCV a fait du Vietnam l’un des pays les plus stables de l’Asie du Sud-Est<a href="#_ftn8"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[8]</span></span></a> et donc, l’un des plus propices à la croissance économique.</p>
<p style="text-align: justify">Le développement du Vietnam, tel que l’on le connaît aujourd’hui, trouve ses racines dans le contexte de la guerre froide. Effectivement, le retrait du support soviétique (financier autant que politique) fut l’élément déclencheur de la réforme du Đổi mới. Le besoin d’action se fit imminent devant la disparition soudaine de près de 2,5 million$ en aide militaire et économique annuelle, ainsi que des centaines de milliers d’emplois<a href="#_ftn9"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[9]</span></span></a>. Le Vietnam  se brûlait alors les mains avec une hyperinflation de 774,76% (fin 1986)<a href="#_ftn10"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[10]</span></span></a>,  ainsi qu’une dette de 8,5 millions RUB  et de 1,9 million $US, en plus d’être dépendant de l’importation pour ses denrées de base telles que le riz<a href="#_ftn11"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[11]</span></span></a>. S’il ne voulait pas être entraîné dans la chute de l’URSS, le Vietnam devait changer.</p>
<p style="text-align: justify">La Đổi mới fut la réponse du régime; «a market-oriented socialist economy under state guidance<a href="#_ftn12"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[12]</span></span></a>». En d’autres mots, la stratégie visait la mise en place d’une économie multisectorielle menée par les entreprises privées et sous la supervision du gouvernement<a href="#_ftn13"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[13]</span></span></a>. Toutes les mesures nécessaires à la matérialisation de cette politique se mirent donc en place; de la dé-collectivisation des terres agricoles à la baisse des tarifs douaniers, sans oublier l’ouverture aux investissements étrangers<a href="#_ftn14"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[14]</span></span></a>. Résultat : la production du pays croît depuis lors à un rythme annuel aux alentours de 7,5%<a href="#_ftn15"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[15]</span></span></a>. Toutefois, les progrès au plan économique n’ont pas suivi sur le front politique<a href="#_ftn16"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[16]</span></span></a>. Au contraire, l’ambivalence est flagrante lorsque l’on constate le maintient du monopole du pouvoir par le PCV<a href="#_ftn17"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[17]</span></span></a> sur des développements économiques de plus en plus libéralisés. Encore aujourd’hui, la part substantielle qu’accaparent les activités des entreprises d’État<a href="#_ftn18"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[18]</span></span></a> dans l’économie nationale prouve le développement économique ordonnée et calculée par le haut<a href="#_ftn19"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[19]</span></span></a>. Rappelons-nous que le Vietnam se définit toujours en tant que marché économique socialiste<a href="#_ftn20"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[20]</span></span></a>, de sorte que «the state is viewed as representing the long-term interests of the whole nation<a href="#_ftn21"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[21]</span></span></a>». La distinction entre gouvernement et parti politique étant dénué de sens dans le cas de ce pays<a href="#_ftn22"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[22]</span></span></a>, le Parti communiste a ainsi justifié son influence permanente sur les changements structurels de la nation. Une légitimité qui sera de plus en plus consolidée au fil des succès.</p>
<p style="text-align: justify">Effectivement, le règne communiste semble être accepté par la majorité des Vietnamiens pour autant que le gouvernement maintienne la prospérité et les services publics<a href="#_ftn23">[23]</a>. Un consentement non seulement national, mais aussi international. L’ouverture du marché vietnamien permit entre autre un rétablissement de liens avec les États-Unis (qui avaient imposé un embargo sur le pays suite à la guerre du Vietnam)<a href="#_ftn24">[24]</a>, ainsi que son inscription dans bon nombre d’organisations multilatérales. Que se soit l’<a href="http://www.aseansec.org/10098.htm">ASEAN</a>, l’APEC et plus récemment, l’OMC<a href="#_ftn25">[25]</a>; l’intégration du Vietnam à la scène internationale, tout comme les interactions intergouvernementales qui en découlent, apportent de façon implicite une reconnaissance au régime du Parti communiste vietnamien.</p>
<p style="text-align: justify">Bref, Hoang Lan avait vu juste. Le développement économique du pays de l’oncle Ho a en effet servi au PCV. À l’image du <em>People’s Action Party</em> de Singapore, le Parti communiste vietnamien a su préserver son pouvoir en apportant une croissance économique<a href="#_ftn26">[26]</a>. Toutefois, il est intéressant de réitérer le fait que Hoang est membre du <a href="http://www.viettan.org/spip.php?rubrique42"><em>Vietnam Reform Party</em></a>, et représente du fait même l’existence d’une opposition au régime. La prospérité de la population vietnamienne est encore trop jeune et précaire pour envisager un ralliement de masse à la voix de Hoang. Néanmoins, advenant que la sécurité financière devienne réalité pour une bonne proportion la population, il est probable que le PCV et ses méthodes répressives devront alors trouver une nouvelle source de légitimité &#8211; ou changer.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>1990. «Pure et dur in Vietnam». <em>The Economist (US)</em> Vol. 345 No. 7509 (8 décembre): 21</p>
<p>1994. «Vietnam beats China at its own game» .<em>The Economist (London)</em> Vol. 333 No. 7886 (5 novembre): 31-32</p>
<p>2005. «Asia: America lost, capitalism won; Vietnam». <em>The economist (London)</em> Vol. 375 No. 8424 (30 avril): 60</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>2006. «Good morning at last; Vietnam». The Economist (London) Vol. 380 No. 8489 (5 août): 50</cite></p>
<p>2008. «Asia’s other miracle; Vietnam». <em>The economist (London)</em> Vol. 387 No. 8577 (26 avril): 16</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>2008. «Half-way from rags to riches». The Economist (London) Vol 387 Vol. 8577</cite></p>
<p>Beresford, Melanie. 2008. «Doi Moi in Review: The Challenges of Building Market Socialism in Vietnam». <em>Journal of Contemporary Asia</em> Vol. 38 No. 2 (Mai): 221 – 243</p>
<p>Hansen, Henrik, John Rand et Finn Tarp. 2009. «Entreprise Growth and Survival in Vietnam: Does Governement Support Matter?». <em>Journal of Development Studies</em> Vol. 45 No. 7 : 1048–1069</p>
<p>Kimura, Tetsusaburo. 1986. « Vietnam&#8211;Ten Years of Economic Struggle». <em>Asian Survey</em> Vol. 26 No. 10 (Octobre) : 1039-1055</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>Lan, Hoang. 1997. Le Vietnam Communiste: Tigre ou Dragon? </cite><cite>En ligne. </cite><a href="http://www.lmvntd.org/avl/demo0697/bai2.htm">http://www.lmvntd.org/avl/demo0697/bai2.htm</a><cite> (page consultée le 29 novembre 2009)</cite></p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>Painter, Martin. 2005. «The Politics of State Sector Reforms in Vietnam: Contested Agendas and Uncertain Trajectories». </cite><em>The Journal of Development Studies</em> Vol.41 No.2 ( Février): 261 – 283</p>
<p>Pierre, Andrew J. 2000. « Vietnam&#8217;s Contradictions». <em>Foreign Affairs</em> Vol. 79 No. 6 (Nov. &#8211; Dec.): 69-86</p>
<p><cite> </cite></p>
<p><cite>Qiao, Helen (Hong). 2008. «Vietnam: the next Asian Tiger in the Making</cite><cite>» Goldman Sachs Global Economics Paper</cite><cite> No. 165 (17 avril): 1-36</cite></p>
<p>Shivakumar, M.S. 1995 «Vietnam: Twenty Years After». <em>Economic and Political Weekly</em> Vol. 30 No. 29 (22 juillet): 1836-1838</p>
<p>Simon, Sheldon. 1994. « Vietnam&#8217;s Security: Between China and ASEAN». <em>Asian Affairs</em> Vol. 20 No. 4 (Hiver) : 187-204</p>
<p>Union Européenne. 2007. Vietnam &#8211; European Community Strategy Paper for the period 2007 to 2013. En ligne. <cite>ec.europa.eu/external_relations/vietnam/csp/07_13_en.pdf (page consultée le 29 novembre 2009)</cite></p>
<p>Tran, Thi Ben. 1999. <em>Implications of the Crisis for Transition Economies: Vietnam.</em> En ligne. <cite>econ.tu.ac.th/iccg/<strong>paper</strong></cite><cite>s/tranthib.doc (page consultée le 29 novembre 2009)</cite></p>
<p>Tran, Vo Hung Son et Chau Van Thanh. 1998. «Analysis of the sources of economic growth of Vietnam». <em>Center for ASEAN Studies – Center for International Management and Development Antwerp</em> CAS Discussion Paper No. 21 (Décembre): 1-7</p>
<p>Von Glinow, Mary Ann, Linda Clarke et Ed Stockton. 1995. « Vietnam: Tiger or Kitten?» <em>The Academy of Management Executive</em> Vol. 9 No. 4 (Novembre): 35-48</p>
<p><em> </em></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Hoang Lan (1997), en ligne <em>« </em><cite>Le Vietnam Communiste: Tigre ou Dragon? »</cite></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> The Economist (London) (30 avril 2005), p.32</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> The Economist (US) (8 décembre 1990), p. 21</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Voir The Economist (US) (8 décembre 1990), p. 21</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> The Economist (London (26 avril 2008), p.16</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Voir Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Voir Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Sheldon Simon (1994), p.187</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Tran Vo Hung Son et Chau Van Thanh (1998),  p.4</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Thi Ben Tran, en ligne «Implications of the Crisis for Transition Economies : Vietnam»</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Melanie Beresford (2008), p. 221</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Voir Thi Ben Tran, en ligne «Implications of the Crisis for Transition Economies : Vietnam»</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> Voir The Economist (US) (8 décembre 1990), p. 21</p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Voir The Economist (London (26 avril 2008), p.16</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> Voir Union Européenne (2007), p.5</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> Voir The Economist (London (26 avril 2008), p.16</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> Voir Union Européenne (2007), p.6</p>
<p><a href="#_ftnref19">[19]</a> Martin Painter, p.226</p>
<p><a href="#_ftnref20">[20]</a> Voir Melanie Beresford (2008), p. 221</p>
<p><a href="#_ftnref21">[21]</a> Voir Melanie Beresford (2008), p. 226</p>
<p><a href="#_ftnref22">[22]</a> Andrew J. Pierre (2000), p. 73</p>
<p><a href="#_ftnref23">[23]</a> The Economist (London) (5 août 2006), p.50</p>
<p><a href="#_ftnref24">[24]</a> Mary Ann Von Glinow, Linda Clarke, et Ed Stockton (1995), p.35</p>
<p><a href="#_ftnref25">[25]</a> Voir Union Européenne (2007), p.6</p>
<p><a href="#_ftnref26">[26]</a> The Economist (London) (5 novembre 1994), p.31</p>
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		<title>LA CONTRIBUTION DES «SOLDATS AUX CHEVEUX LONGS»  POUR L’ÉMANCIPATION  POLITIQUE DU VIÊT NAM</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 00:59:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Lisa Thuc duyên Hua
Parmi  les plus importantes contributions aux efforts de guerre par les femmes dans l’histoire, celle des Vietnamiennes  est plus qu’honorable. Se joignant aux hommes à la résistance contre  l’occupation dès le début de notre ère; guerrières, espionnes et autres, elles livrèrent  bataille aux Chinois pendant près de 1000ans, aux Français  pendant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Lisa Thuc duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Parmi  les plus importantes contributions aux efforts de guerre par les femmes dans l’histoire, celle des Vietnamiennes  est plus qu’honorable. Se joignant aux hommes à la résistance contre  l’occupation dès le début de notre ère; guerrières, espionnes et autres, elles livrèrent  bataille aux Chinois pendant près de 1000ans, aux Français  pendant 100 ans, aux divers occupants durant la Deuxième Guerre Mondiale ainsi qu’aux forces américaines durant la fameuse Guerre du Viêt Nam. Aujourd’hui, en temps de paix, elles participent au soutien socioéconomique  et politique de la nation pour laquelle elles se sont toujours battues.<span id="more-634"></span></p>
<p style="text-align: justify">La notion de participation des femmes aux conflits armés dans la région du Viêt Nam  remonte aussi loin qu’en l’an 39 après JC, avec l’histoire des Sœurs Trung. À une époque où, malgré l’occupation chinoise, les femmes de l’Ancien-Viêt Nam pouvaient jouir d’une importance politique et martiale par le lignage maternel (contrairement à leurs semblables chinoises  qui subissaient l’influence populaire du confucianisme), deux sœurs, Trung Trac et Trung Nhi, soulevèrent le peuple Lac contre l’occupant chinois<a href="#_ftn1">[1]</a>. L’histoire rapporte qu’elles menèrent bataille avec  brio avec l’aide d’une armée de 80 000 soldats composée d’hommes et de femmes  dont  36 des généraux  étaient des femmes<a href="#_ftn2">[2]</a>.  Même si, quelques temps après l’occupant chinois reconquit les terres disputées, l’exemple de ces deux femmes reste gravé dans les annales  et  musées du pays où leurs mémoires sont  dûment célébrées chaque année.  Elles  représentent  des icônes de résistance et de bravoure nationales et influencèrent sûrement la population  féminine lors des guerres qui survinrent par la suite.</p>
<p style="text-align: justify">Sous l’occupation française,  le rôle social et politique des Vietnamiennes, qui perdirent leurs privilèges matriarcaux sous l’influence de 1000ans du confucianisme, aurait normalement dû s’affaiblir. C’est le communisme venant du Nord, notamment sous l’influence du Viet Minh (ligue pour l’indépendance du Viêt Nam), qui les poussa graduellement  à s’enrôler dans la résistance contre les français. Leur rôle était limité à celui d’espionnes se prostituant auprès des soldats français à qui elles étaient chargées de transmettre des maladies sexuelles telles que la syphilis<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Mais c’est surtout la très médiatisée guerre du Viêt Nam qui propulsa les femmes dans le Nord du Viêt Nam à des rôles infiniment plus actifs. En 1968, Ho Chi Minh, Président de la jeune République Démocratique du Viêt Nam, décida de lancer une vaste offensive contre les forces américaines à la fois dans les campagnes et dans les villes, appelée offensive du Têt. Cette offensive se solda par l’échec des Viet Cong (communistes du Nord du Viêt Nam) qui subirent de lourdes pertes<a href="#_ftn4">[4]</a>. Ho Chi Minh et les officiels communistes réalisèrent l’importance d’augmenter le nombre de leurs troupes.</p>
<p style="text-align: justify">Fervent adepte de Engels, Ho Chi Minh se souvint sans doute des pensées de son Maître.</p>
<p style="text-align: justify">Engels disait en effet que:</p>
<blockquote><p><em>Si une femme est exclue de la vie politique elle ne peut développer de conscience sociale et politique Une femme ne peut être l’égale de l’homme  si elle est reléguée à un rôle domestique. Elle ne s’émancipe que si on l’arrache à son foyer et à ses tâches domestiques</em> <a href="#_ftn5">[5]</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Les femmes se firent donc recruter comme soldates à travers la presse communiste telle que le Courrier du Vietnam<a href="#_ftn6">[6]</a>. Trois motivations principales les incitèrent à participer à cet effort : la propagande qui les présentait comme des héroïnes, la fibre patriotique, le désir de reconnaissance par la nation. Elles abattirent des avions ennemis, creusèrent des tunnels       sous-terrains où elles convoyèrent des armes, posèrent des mines. Les plus âgées fabriquaient des casques et des vestes anti-éclats d’obus.  Ce fut l’époque des soldats aux longs cheveux<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Ce statut d’héroïne de guerre monta d’un grade à partir de 1972<a href="#_ftn8">[8]</a>, lorsqu’il fallut remonter les infrastructures économiques, la paix étant en perspective. Les femmes travaillèrent dans des coopératives agricoles, dans des unités de production, comme ouvrière, mécanicienne et même ingénieur, pour la relance économique. Elles participèrent également à des mouvements de protestation dans les rues, faisant d’elles des activistes politiques<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Dans l’après-guerre, les femmes nord-vietnamiennes occupèrent des postes importants dans la bureaucratie du parti communiste. Mais jamais elles n’obtinrent la même reconnaissance d’effort de participation que leurs semblables masculins<a href="#_ftn10">[10]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Par ironie du sort, c’est la guerre qui fut le levier de l’émancipation des femmes vietnamiennes. Ho Chi Minh n’avait pas pour motivation première l’émancipation des Vietnamiennes lorsqu’il les poussa à participer à l’effort de guerre et de relance économique. Opportuniste, il se servit d’elles simplement comme outils de guerre pour défaire les Américains. Comme il le dit lui-même, «le mépris de la femme a au Vietnam des racines profondes ». Quoiqu’il en soit, il fut malgré lui l’instigateur de leur émancipation.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify"><em>Les femmes font toujours part des guerres, elles y mènent combat et y meurent.  Elles protestent et résistent quoi qu’il en soit, que les femmes entrent en guerre ou que l a guerre entre en elles. Depuis la guerre du Vietnam, l’adage «les femmes et les enfants d’abord» est outrepassé. Il faut désormais compter avec elles sur les champs de bataille<a href="#_ftn11">[11]</a> </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: left">Armstrong, Elisabeth, Prashad, Vijay.1997. <em>Solidarity: War Rites and Women&#8217;s Rights.</em></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-style: normal">CR: The New Centennial Review &#8211; Volume 5, Number 1, Spring 2005, pp. 213-253)</span></em></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-style: normal">Lenin , <em>Women And Comunisim</em> : selection from the wrintings of Marx  Engles , Lenin and Stalin  H.64.</span></em></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-style: normal">M. Pothier, Christine, 2003. <em>Propagandist Rrepresentation of Vietnamese Women : A Comparative Study</em>. University of Ottawa. Dept. of History Volume 3, No. 1, 20 Page</span></em></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-style: normal">Taylor Dr. Sandra<strong> C. </strong>1999.<em>Vietnamese Women At War: Fighting for Ho Chi        Minh and the Revolution<strong>.</strong></em> Professor of History at the University of Utah.</span></em></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-style: normal">Dr. Ernest Bolt, <em>Vietnamese Women in the war : A review</em>, University of Richmond. En ligne <a href="https://facultystaff.richmond.edu/~ebolt/history398/VietnameseWomenInTheWar.html">https://facultystaff.richmond.edu/~ebolt/history398/VietnameseWomenInTheWar.html</a>, (page consultée le 29 novembre 2009)</span></em></p>
<p>In liberation struggle, <em>maintening peace and security and the role of the Vietnam Women Union promoting and ensuring women’s rights</em> . En ligne</p>
<p><a href="http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en%7Cfr&amp;u=http://www.participamos.org/Filer/File/Rinkeby/Vietnames%2520women%2520in%2520liberation%2520struggle.pdf">http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en|fr&amp;u=http://www.participamos.org/Filer/File/Rinkeby/Vietnames%2520women%2520in%2520liberation%2520struggle.pdf</a> (page consultée le 29 novembre 2009)</p>
<p>Ta Van Tai, <em>Continuité et changement dans le rôle des femmes vietnamiennes à travers les âges</em>. En ligne <a href="http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en%7Cfr&amp;u=http://www.taivanta.com/vietnamese-women/continuity-and-change-in-vietnamese-womens-role-through-the-ages/">http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en|fr&amp;u=http://www.taivanta.com/vietnamese-women/continuity-and-change-in-vietnamese-womens-role-through-the-ages/</a> (page consultée le 29 novembre 2009)</p>
<p>Vietnam. Vietnam Women&#8217;s Union Conference Center Hanoi The United Nations and the UNIFEM CEDAW SEAP Programme in Vietnam organized a panel discussion on Transforming the Roles of the Vietnamese Women In the 21st CenturHanoï. <em>Vietnam<strong> </strong></em><em>Women&#8217;s<strong> </strong></em><em>Union<strong> </strong></em><em>Conference. </em>En ligne <a href="http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en%7Cfr&amp;u=http://www.unifem-eseasia.org/">http://translate.google.ca/translate?hl=fr&amp;langpair=en|fr&amp;u=http://www.unifem-eseasia.org/</a> (page consultée le 29 novembre 2009)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Ta Van Tai, Continuité et changement</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Ta Van Tai, Continuité et changement</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Dr. Ernest Bolt.Vietnamese in the war</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Dr. Ernest Bolt, <em>Vietnamese Women in the war</em></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Lenin , <em>women and comunisim </em><em> </em></p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Taylor Dr. Sandra</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Dr. Ernest Bolt, Vietnamese <em>Women in the war </em><em> </em></p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Vietnam. <em>Vietnam Women&#8217;s Union Conference</em></p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> M. Pothier, Christine, 2003<em>.«  propagandist representation</em></p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> In liberation struggle, maintening peace</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Armstrong, Elisabeth, Prashad</p>
]]></content:encoded>
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		<title>LA PERSÉVÉRANCE D’UN MOUVEMENT: LE COMMUNISME INDONÉSIEN</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 00:14:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Massacre]]></category>
		<category><![CDATA[PKI]]></category>
		<category><![CDATA[Sukarno]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Miryam Bonin
«Presently, the Communist Party of Indonesia is the largest in the world outside the Sino-Soviet bloc »[i]. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis que l’auteur Arnold C. Brackman a publié ces lignes, en 1963. Après avoir constitué l’une des forces politiques majeures dans l’immense archipel indonésien[ii], les communistes ont été décimés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Miryam Bonin</strong></p>
<p style="text-align: justify">«Presently, the <a href="http://marxists.anu.edu.au/indonesia/indones/pkihist.htm">Communist Party of Indonesia</a> is the largest in the world outside the Sino-Soviet bloc »<a href="#_edn1">[i]</a>. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis que l’auteur Arnold C. Brackman a publié ces lignes, en 1963. Après avoir constitué l’une des forces politiques majeures dans l’immense archipel indonésien<a href="#_edn2">[ii]</a>, les communistes ont été décimés par milliers en 1965<a href="#_edn3">[iii]</a> ; une purge qui demeure, encore aujourd’hui, un sujet tabou, autant en Indonésie que dans la communauté internationale<a href="#_edn4">[iv]</a>. De sa création, au début des années 1910, à son déclin en 1965, le PKI, Partai Kommunis of Indonesia, a réussi au fil des années à survivre à deux importantes purges en développant diverses techniques pour mieux s’implanter dans la société indonésienne. Sa relation très particulière avec le président a également contribué à élargir son réseau d’influence. Après les massacres de 1965, le parti a vu son importance dans la vie politique indonésienne s’effriter comme neige au soleil. Les prochaines lignes permettront de mieux comprendre l’évolution du mouvement communiste indonésien depuis le début du XXe siècle, de souligner ses forces et surtout, d’expliquer les faiblesses qui ont mené son échec en 1965.<span id="more-623"></span></p>
<p style="text-align: justify">C’est en 1913 que naît le mouvement communiste en Indonésie, avec l’arrivée du missionnaire hollandais Hendricus Sneevliet<a href="#_edn5">[v]</a>. L’ancêtre du PKI, <a href="http://www.lowensteyn.com/indonesia/socialist.html">l’Indische Sociaal-Democratische Vereniging (ISDV),</a> était donc d’abord et avant tout un parti formé par des Hollandais, un parti occidental. Après avoir pris le nom de PKI et être devenu, « le seul mouvement politique cohérent »<a href="#_edn6">[vi]</a>, c’est-à-dire la seule formation politique avec une organisation stable, le parti se révolte en 1926 contre le colonisateur hollandais et subit sa première purge. Il renaîtra de ses cendres au cours de la Deuxième Guerre mondiale, en développant différentes tactiques de propagande en vue de bien positionner le parti pour la période après-guerre<a href="#_edn7">[vii]</a>. Le PKI tente en 1948, une deuxième révolte, cette fois-ci pour prendre le pouvoir local à Madiun. Cette tentative, plutôt improvisée et mal organisée, décimera à nouveau la formation politique<a href="#_edn8">[viii]</a>. C’est grâce à l’appui financier de la minorité chinoise indonésienne et du gouvernement maoïste chinois<a href="#_edn9">[ix]</a> qu’un groupe de jeunes révolutionnaires animés par des idées d’indépendance reprendra les rênes du mouvement au cours des années 50<a href="#_edn10">[x]</a>. Les conditions sont alors réunies pour un renouveau du parti. En effet, la société indonésienne vit alors une période de grande pauvreté et le PKI prendra naturellement la place de l’acteur politique capable de provoquer une révolution nationale<a href="#_edn11">[xi]</a>, le nombre  de ses membres augmentant constamment pour se chiffrer en 1963 à environ deux millions de personnes<a href="#_edn12">[xii]</a>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-624 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/pki.png" alt="pki" width="200" height="200" /></p>
<p style="text-align: center">Photo 1. Drapeau du PKI. Source : http://thejourneyofkids.blogspot.com/2008/11/belajar-sejarah-mulai-dari-pki.html</p>
<p style="text-align: justify">L’histoire des communistes indonésiens démontre bien leur grande persévérance. Les nombreux défis auxquels ils ont été soumis les ont d’ailleurs poussés à développer de nombreuses tactiques de survie. Ayant d’abord infiltré un autre parti, le Sarekat Islam<a href="#_edn13">[xiii]</a>, le PKI mettra ensuite en place un système de patronage lui assurant la fidélité de leaders locaux. «The principal mode of entry of the parties was via patron-client relationships streamed along the lines of long-standing cultural cleavages. This was a pattern to which, as we shall see, the PKI adhered in a least some essentials»<a href="#_edn14">[xiv]</a>. La classe des ouvriers prolétaires étant plutôt réduite en Indonésie, le parti communiste exploitera les thèmes de l’impérialisme et de l’indépendance de l’Indonésie pour accroître son influence<a href="#_edn15">[xv]</a>. Le PKI usera également de techniques de propagande<a href="#_edn16">[xvi]</a>, telles que la publication d’un livre et la fondation d’un réseau d’écoles affiliées. Il minimisera à travers cette propagande son rôle dans la tentative de coup d’État raté en 1948 et il fondera un réseau d’écoles affiliées.</p>
<p style="text-align: justify">Vers la fin des années 50, le parti commence peu à peu à se rapprocher du président Sukarno<a href="#_edn17">[xvii]</a>. Très influencé par la Chine communiste, Sukarno demande, en 1957, un système de parti unique, une « <a href="http://www.country-studies.com/indonesia/guided-democracy.html">démocratie dirigée </a>». « To Sukarno, the key to China’s success lay not in its Communist ideology, but in its political stability, which was symbolized by the unification of the Chinese people who constituted a “single entity” »<a href="#_edn18">[xviii]</a>. La proximité qui unit le président au parti communiste n’est donc pas vraiment basée sur une idéologie commune. Comme l’alliance d’Hitler et de Staline au début de la Deuxième Guerre mondiale, le lien entre Sukarno et le PKI en est un stratégique qui vise la défense de leurs intérêts communs. Pour Sukarno, ce qui importe vraiment est de disposer d’un contrôle autoritaire de la société indonésienne<a href="#_edn19">[xix]</a>. De son côté, autrefois assez critique face au Président, le PKI profite de l’éloignement de ce dernier avec les autres partis politiques pour s’aligner de plus en plus aux politiques présidentielles<a href="#_edn20">[xx]</a>. Durant cette période, le communisme est donc plus fort que jamais en Indonésie, et plus d’un observateur estiment que l’archipel deviendra une véritable place forte pour le communisme en Asie du Sud-est<a href="#_edn21">[xxi]</a>. Pourtant, l’alliance entre Sukarno et le PKI, qui était toujours demeurée plus stratégique qu’idéologique, ne réussira pas à assurer la pérennité de la formation politique. Une tentative de coup d’État raté en 1965, attribuée officiellement au PKI, mais dont les auteurs sont aujourd’hui encore remis en question, viendra finalement mettre un terme à l’expansion des rouges au pays.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, derrière les apparences de solidité du parti se cachaient à l’époque de nombreuses déficiences. L’idéologie communiste prend appui auprès des ouvriers, à l’époque peu nombreux dans l’archipel. De plus, en Indonésie, la diversité des prolétaires, autant pour ce qui est de la langue, de la religion et de la caste, a rendu difficile la pénétration de cette idéologie occidentale qui n’a jamais vraiment réussi à «s’indonésianiser»<a href="#_edn22">[xxii]</a>. «The PKI had failed to bridge vertical lines of social division, to implant a tough class consciousness in the rural poor »<a href="#_edn23">[xxiii]</a>. Par ailleurs, la cohésion au sein même du parti et le manque de coordination a certainement facilité sa chute<a href="#_edn24">[xxiv]</a>. La révolte de 1926 et le coup raté de 1948, initiatives peu organisées, démontrent bien cette faiblesse. En outre, l’auteur Arnold C. Brackman estime que le  secrétaire du parti de l’époque, Aidit, a surestimé les forces du PKI face à ses <a href="http://migs.concordia.ca/documents/Indonesia-genocide.doc">nombreux ennemis</a>, les militaires en tête de ligne<a href="#_edn25">[xxv]</a>. La grande proximité semblant unir le président Sukarno aux communistes a peut-être contribué à la trop grande confiance du leader du parti. Il faut aussi se replacer dans le contexte de l’époque de la guerre froide où l’influence américaine cherchant à limiter le pouvoir des rouges, conjuguée à l’animosité des autres mouvements politiques de l’époque envers le PKI, notamment le mouvement islamiste, a certainement joué en la défaveur des communistes<a href="#_edn26">[xxvi]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’histoire du Partai Kommunis of Indonesia rappelle que tout est fragile et peut changer rapidement en politique, particulièrement dans une société aussi diversifiée que l’Indonésie. En apparence très puissant, le PKI avait plus d’un talons d’Achille et surtout, plus d’un ennemis à affronter. D’ailleurs, le mouvement a toujours eu de la difficulté à affirmer son côté révolutionnaire : « the closer the Communists remained within Javanese cultural lifeways, the greater the strength and influence they were able to amass, but the weaker their power to convert these resources into a revolutionary force »<a href="#_edn27">[xxvii]</a>. Le PKI a toutefois laissé un héritage derrière lui, celui de la « démocratie dirigée » de Sukarno, système autoritaire qu’il a fortement appuyé. Les circonstances de sa fin abrupte en 1965 ont en outre provoqué l’escalade de la paranoïa communiste au sein de la société indonésienne, sentiment dont se servira volontiers le successeur du président Sukarno, Mohammed Suharto. Quarante ans plus tard, libérée du joug du dictateur Suharto, la société indonésienne d’aujourd’hui doit donc reconstruire et revisiter son passé politique, duquel avait été exclu le mouvement communiste indonésien depuis 1965.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Voir Arnold C. Brackman, vii.</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> Voir Justus Van der Kroef, 33.</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Voir Jacques Leclerc, 880.</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Voir John Gittings, 247.</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Voir Leslie Palmier, Leslie, 302.</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Ibid, 65.</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Voir Arnold C. Brackman, 33.</p>
<p><a href="#_ednref8">[viii]</a> Voir Ann Swift.</p>
<p><a href="#_ednref9">[ix]</a> Voir Paul Hampton.</p>
<p><a href="#_ednref10">[x]</a> Voir Rex Mortimer, 109.</p>
<p><a href="#_ednref11">[xi]</a> Voir Leslie.Palmier, 167.</p>
<p><a href="#_ednref12">[xii]</a> Voir Arnold C. Brackman, 301.</p>
<p><a href="#_ednref13">[xiii]</a> Ibid, 7.</p>
<p><a href="#_ednref14">[xiv]</a> Voir Rex Mortimer, 105.</p>
<p><a href="#_ednref15">[xv]</a> Voir Arnold C. Brackman, 151.</p>
<p><a href="#_ednref16">[xvi]</a> Voir Justus Van der Kroef, 34.</p>
<p><a href="#_ednref17">[xvii]</a> Voir M. C. Ricklefs, 314.</p>
<p><a href="#_ednref18">[xviii]</a> Voir Hong Liu.</p>
<p><a href="#_ednref19">[xix]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ednref20">[xx]</a> Voir Rex Mortimer, 118.</p>
<p><a href="#_ednref21">[xxi]</a> Voir Arnold C. Brackman, xv.</p>
<p><a href="#_ednref22">[xxii]</a> Voir Rex Mortimer, 101.</p>
<p><a href="#_ednref23">[xxiii]</a> Ibid, 122.</p>
<p><a href="#_ednref24">[xxiv]</a> Voir Arnold C. Brackman, 21.</p>
<p><a href="#_ednref25">[xxv]</a> Ibid, 265.</p>
<p><a href="#_ednref26">[xxvi]</a> Voir Justus Van der Kroef, 33.</p>
<p><a href="#_ednref27">[xxvii]</a>Voir Rex Mortimer, 123.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Brackman, Arnold C.. 1963. <em>Indonesian Communism: a history. </em>Greenwood Press Publishers: Westport, vii.</p>
<p>Gittings, John. 1999. «The Indonesian Massacre, 1965-1966 : Images and reality». <em>The <span style="font-style: normal"><em>Massacre in History</em>. Berghahn Books: New York, 247-263.</span></em></p>
<p>Hampton, Paul. «Communism and Stalinism in Indonesia». <em>Worker’s Liberty, </em>61. En ligne. <a href="http://archive.workersliberty.org/wlmags/wl61/indonesi.htm">http://archive.workersliberty.org/wlmags/wl61/indonesi.htm</a> (consulté le 4 novembre 2009).</p>
<p>Hindley, Donald. 1962. «President Sukarno and the Communists: The Politics of Domestication». <em>The American Political Science Review</em>, Vol. 56, No. 4 (décembre), 915-916.</p>
<p>Leclerc, Jacques. 1983. « Le déchiffrer. Note sur le marxisme, son ordre et sa traduction, en Indonésie ». <em>Revue française de science politique</em>, Année 1983, Volume 33, Numéro 5, 866 – 880.</p>
<p>Liu, Hong. 1997. «Constructing a China Metaphor: Sukarno&#8217;s Perception of the PRC and Indonesia&#8217;s Political Transformation». <em>Journal of Southeast Asian Studies</em>, Vol. 28, No. 1 (mars), 27-46. Published by: Cambridge University Press on behalf of Department of</p>
<p>History, National University of Singapore Stable. En ligne. http://www.jstor.org/stable/20071901 (consulté le 5 novembre 2009).</p>
<p>Mortimer, Rex. «Traditional Modes and Communist Movements: Change and Protest in Indonesia». 1974. dans <em>Peasant Rebellion and Communist Revolution in Asia</em>. Stanford University Press: Stanford, 109.</p>
<p>Palmier, Leslie. 1973. <em>Communists in Indonesia</em>. Anchor Books: New York, 302.</p>
<p>Ricklefs, M. C.. 2001. A <em>History of modern Indonesia since</em> c. 1200. Stanford University Press: California, 314-316.</p>
<p>Swift, Ann. 1989. <em>The road to Madiun: The Indonesian Communist Uprising of 1948</em>. Cornell Modern Indonesia Project.</p>
<p>Van der Kroef, Justus. 1981. <em>Communism in South-east Asia</em>. The Macmillan Press LTD: Londres.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>LE LAOS COMMUNISTE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/16/le-laos-communiste/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 00:08:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Guerre d'Indochine]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Amélie Privé
En 1989, la chute du mur de Berlin marque la défaite des communistes de l’URSS. Depuis, beaucoup des pays du bloc soviétique tel que la Roumanie, la Pologne et plusieurs autres abandonne ce qui restait de leurs allégeances communistes. Bien que la très grande majorité de ses pays sont démocratiques ou en voie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Amélie Privé</strong></p>
<p style="text-align: justify">En 1989, la chute du mur de Berlin marque la défaite des communistes de l’URSS. Depuis, beaucoup des pays du bloc soviétique tel que la Roumanie, la Pologne et plusieurs autres abandonne ce qui restait de leurs allégeances communistes. Bien que la très grande majorité de ses pays sont démocratiques ou en voie de le devenir, le Laos traîne derrière. En effet, même en ayant perdu l’aide de l’Unions Soviétique, le parti communiste laotien se maintien au pouvoir sans une très grande opposition du peuple, comme on l’a rencontré au Vietnam ou en Thaïlande contre la dictature. Pour tenter de comprendre pourquoi le Laos ne s’est pas démocratisé, il est important de s’arrêter sur les évènements de l’histoire politique du Laos qui auraient conduis à la prise et au maintien d’un gouvernement autoritaire. Tout d’abord, en quoi l’époque coloniale a pu jouer un rôle. Ensuite l’invasion japonaise ainsi que la guerre d’Indochine seront abordées. Finalement nous verrons ce que fait le parti communiste aujourd’hui pour se maintenir au pouvoir.    </p>
<p style="text-align: justify">À la fin du 17<sup>ième</sup> siècle, la France débarque sur le territoire du Vietnam, du Cambodge puis, du Laos. Servant alors d’État tampon car la présence française arrêtait d’une part la menace de l’expansionnisme siamois et d’autre part la menace britannique. Le Laos est alors dirigé par des administrateurs français et le roi manipulé par ceux-ci. Lors de la deuxième guerre mondiale, les Français se retirent et les Japonais en profitent pour débarquer et envahir le territoire laotien. À ce moment, même si certains groupes en montagne s’étaient quelque peu rebellés sans pour autant causer de trouble, la présence japonaise réveilla le sentiment nationaliste des laotiens. En effet, lors de la défaite nippone, les Laotiens s’opposèrent au retour des Français puisqu’ils venaient de proclamer leur indépendance.<a href="#_ftn1">[1]</a>  </p>
<p style="text-align: justify">Le Front Patriotique Lao se forma et commença à prendre de l’expansion. Lors de la guerre froide, les communistes qui luttèrent pour l’indépendance au travers du Front Patriotique étaient aidés par le Vietnam, la Chine ainsi que l’URSS. Il est donc logique de penser que l’autre camp, soit le gouvernement royal avec ses administrateurs français, était aidés par la Thaïlande et les États-Unis. Ainsi, le pouvoir était largement décentralisé ce qui divisa le pays en deux. Comme la conscience d’un territoire commun est un élément essentiel pour créé un mouvement nationaliste et un état solide propice ainsi à la démocratie, la fragmentation territoriale affaiblie énormément le gouvernement et sin pouvoir politique. Ainsi il est impossible à cette époque d’espérer une quelconque démocratisation.</p>
<p style="text-align: justify">Lorsque le Vietnam lança en 1953 une attaque contre les troupes française, le Pathet Lao en profita pour s’installer dans la région de Sam Neua. Cependant, c’est lors des accords de Genève, qui donna le droit d’exister au Pathet Lao que le Parti prit plus fortement le pouvoir en maintenant les luttes armées dans ses régions. S’en suivit une guerre civile où les militaires prennent le pouvoir aidés par l’URSS, puis de nombreux bombardements plongèrent le Laos au cœur de la guerre du Vietnam. Ce fût seulement à la chute de Saigon, capitale des capitalistes, prise par les communistes, que le Pathet Lao prit également le pouvoir sur son territoire.</p>
<p style="text-align: justify">À ce moment, alors que bien des pays d’Asie du Sud-Est ont réussis à se libérer quelques années plus tard de la dictature, le Laos demeure déchiré par les guerres et tente de se relever. La plupart de ses grandes villes ou capitales provinciales étaient des créations coloniales dirigées par les Français. Ceux-ci avaient fait immigrer des Vietnamiens ainsi que des Chinois afin de les peupler et utiliser la main d’œuvre pas assez nombreuse. Cela constitue une entrave au développement d’un sentiment unitaire sur le territoire.<a href="#_ftn2">[2]</a> En effet c’est avec le soulèvement des villes et les pressions que met la population sur le gouvernement qui permet de faire avancer la démocratie. Comme ce fût le cas de la Thaïlande. La population laotienne n’a donc pas encore d’organisation suffisamment puissante pour imposer la démocratie et déloger la dictature. De plus, contrairement à la Thaïlande, le Roi n’a plus de fonction et n’existe plus. Ce qui aurait pu permettre de tempérer la dictature a été aboli par celle-ci. Ainsi, le Parti communiste n’a aucune entrave à son plein pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify">Finalement, le Laos est aujourd’hui membre de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est(ANSEA), et commence à s’ouvrir au marché mondial. En effet, depuis les années 80, le gouvernement diversifie son économie et signe de nombreuses ententes commerciales avec ses voisins. De plus, <a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/pays/LAO/fr.html">une étude statistique</a> montre que son espérance de vie à la naissance de la population à beaucoup augmentée passant de 44 ans à 62 ans en 2002. Les résultats de son PIB sont également à la hausse. On peut donc observer que malgré que la situation demeure très difficile, elle va en s’améliorant. De cette manière, le gouvernement remplit sa tâche, à défaut d’être démocratique. Tant qu’une économie va bien et ne chute pas, le gouvernement a tendance à rester en place, car il ne suscite pas la révolte des populations. Beaucoup de travail au niveau des droits humains doivent être fait, mais en observant à quel point la population a pu être divisée lors des guerres d’Indochine et la manière dont le pays se relève, le Pari communiste lao a le vent dans les voiles et ce pour plusieurs années encore, à moins bien sûr d’un soudain retournement.</p>
<p> </p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Hours, Bernard, Monique Selim. Essai d’anthropologie politique sur le Laos contemporain ; Marché, socialisme et génies. L’Harmattan. 1997</p>
<p>Taillard Christian. Le Laos, stratégie d’un état tampon. Reclus. 1989.</p>
<p>Isoart, Paul. Les États de l’Asie du Sud-Est. Economica. 1986</p>
<p>Lechervy Christian. <em>Le Laos</em>. Article encyclopédique; le Laos au XXème siècle. </p>
<p>Université de Sherbrooke. <em>Perspective monde.</em> Lien internet</p>
<p><a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/pays/LAO/fr.html">http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/pays/LAO/fr.html</a></p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Lechervy Christian. <em>Le Laos</em>. Article encyclopédique; le Laos au XXème siècle. </p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Taillard Christian. <em>Le Laos, stratégie d’un état tampon.</em> Reclus. 1989. P : 50</p>
]]></content:encoded>
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		<title>HO CHI MINH : UN PERSONNAGE CONTROVERSÉ</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 20:54:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ho Chi Minh]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Guillaume Lévesque
Qui était Ho Chi Minh ? Assurément un nationaliste, possiblement un opportuniste et peut-être un dictateur, mais tout dépend de la perception. Indépendamment de ce qu’il était vraiment, il reste une icône du monde communiste comme l’avaient été en leur temps Mao Tse Toung et Vladimir Lénine.
Ho Chi Minh est née en 1890 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Guillaume Lévesque</strong></p>
<p style="text-align: justify">Qui était Ho Chi Minh ? Assurément un nationaliste, possiblement un opportuniste et peut-être un dictateur, mais tout dépend de la perception. Indépendamment de ce qu’il était vraiment, il reste une icône du monde communiste comme l’avaient été en leur temps Mao Tse Toung et Vladimir Lénine.</p>
<p style="text-align: justify">Ho Chi Minh est née en 1890 à Hoang Tru. Fils de paysan ayant obtenu le grade de mandarin, Ho Chi Minh embarque pour la France en 1911. C’est durant son séjour qu’il joint le parti communiste français. Ensuite, à partir de Hong Kong, il sera une figure importante du parti communiste indochinois. C’est après la fin de la deuxième guerre mondiale, en 1945, qu’Ho Chi Minh proclama à Hanoi l’indépendance du Nord-Vietnam C’est ainsi que naquit la république démocratique du Vietnam avec tout les soubresauts historiques qui lui sont associés(1).   </p>
<p style="text-align: justify">On peu critiquer Ho Chi Minh d’avoir prit le modèle communiste comme exemple, car il a occasionné  une guerre extrêmement meurtrière qui aurait sûrement pu être évitée. On peu aussi critiquer les ressemblances du régime avec celui de la Chine communiste dans ses détails les moins glorieux comme les camps de rééducations où les réformes agraires radicales. Selon Bu Tin, un ancien colonel de l’armé populaire et ex membre haut gradé du parti : «le développement du maoïsme au Vietnam a largement contribué à notre crétinisation et nous a fait un mal dont les conséquences perdurent encore aujourd’hui. Nous avons désapprit nos valeurs nationales fondamentales, oubliées notre fierté et perdu notre confiance en nous.»(2) Mais il faut surtout se remettre dans le contexte de l’époque. En théorie, le <a href="http://www.marxists.org/">marxisme</a> était arrivé après le capitalisme comme modèle socioéconomique et  apparaissait comme la suite logique de l’évolution de la société. L’histoire en a décidé autrement.</p>
<p style="text-align: justify">Il faut se rappeler que le but premier d’Ho Chi Minh était l’indépendance complète du pays sans subir  la domination d’une puissance étrangère. Le contrôle du pays par la France avait déjà créé le sentiment d’être exploité. C’est entre autre en réaction au colonialisme français que Ho Chi Minh ainsi que plusieurs autres se joignirent aux forces communistes. Il est sûr que certains  Viet Minh où Viet Cong n’était pas nécessairement pour l’économie de type communiste, mais ils étaient pour l’indépendance sans concession du Vietnam. Ho Chi Minh est avant tout un nationaliste(3).</p>
<p style="text-align: justify">Le rôle qu’a joué Ho Chi Minh auprès de ses supporters est assez ambigu. Contrairement à Joseph Staline où Mao Tse Tung, Ho Chi Minh n’a pas voulu  utiliser le culte de la personnalité afin d’assoir son pouvoir auprès du peuple(4).Ce genre de culte s’est surtout manifesté après la mort du dirigeant, car le parti était conscient de l’importance de ce genre de figures dans une société communiste. Elle permet en quelque sorte de légitimer le pouvoir du parti auprès de la population en s’appuyant sur  une figure commune qui représente les idéaux véhiculées par le parti.</p>
<p style="text-align: justify">Je crois que même si il a été grandement influencé par le modèle soviétique, Ho Chi Minh n’a pas fait nécessairement une croix sur le passé. Ses idées maîtresses comportes aussi des influences confucéennes particulièrement celle du modèle de <a href="http://plato.stanford.edu/entries/xunzi/">Xunzi</a>. Certains le percevaient même comme une sorte de maître d’école classique avec «la posture d’un pédagogue  et d’un professeur de morale, à la limite celle d’un arbitre.»(4)</p>
<p style="text-align: justify">Aujourd’hui, même si le gouvernement vietnamien a abandonné la plupart des politiques préconisés par Ho Chi Minh, il est considéré comme l’un des personnages les plus importants de l’histoire du Vietnam moderne. Entre autres, la ville de Saigon a été renommée Ho Chi Minh ville peu après la réunification, son portrait apparaît sur la devise vietnamienne et dans divers édifices publiques et un mausolée lui a été dédié à la manière de celui de Lénine. Mais il est loin de faire l’unanimité, surtout chez les Vietnamiens qui ont fui après la prise de Saigon. Ils voient souvent Ho chi Minh comme quelqu’un ayant déclenché une guerre fratricide inutile. Bref même si Ho Chi Minh reste un personnage au rôle ambigu dans l’histoire, il reste encore aujourd’hui présent dans la mémoire  collective du pays.</p>
<p> </p>
<p>1. Brocheux Pierre ( 2003), Ho Chi Minh, Paris : Payot et Rivages p 21-142</p>
<p>2. Bui Tin(2000),Vietnam: La face cache d’un régime, Paris : kergour p 48</p>
<p>3. Ho Chi Minh (1968) Action et révolution 1920-1967, Paris : Gallimard</p>
<p>4.Brocheux Pierre ( 2003), Ho Chi Minh, Paris : Payot et Rivages p 262-265</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Une nation à la rencontre du passé: Vietnam, communisme et littérature</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 18:08:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>claraboulianne-lagac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Identité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans plusieurs pays, des commissions de la vérité (truth commissions) se chargent d’enquêter sur les événements troublants du passé, comme les guerres civiles et les génocides, pour les surmonter et en arriver à une prise de conscience collective. Au Vietnam, la littérature, longtemps un outil du parti communiste, assume maintenant ce rôle face aux meurtres et à la répression qu'il a commis. « L’enquête menée par la littérature sur les parts obscures de l’histoire du Vietnam apparaît nécessaire, indispensable même, pour en finir avec un passé douloureux. » ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="color: black"><strong>par Clara Bouliane Lagacé</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="color: black">« J’ai découvert la vérité, que nous combattions aussi des Vietnamiens », a raconté l’écrivaine vietnamienne Duong Thu Huong au sujet de la guerre du Vietnam. « Oui, nous étions tout le temps bombardés par les Américains, mais ils étaient hauts dans le ciel et je ne les voyais jamais. Je voyais seulement les Vietnamiens. » <sup>1</sup></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Si, au cours du dernier siècle, les Vietnamiens se sont battus contre des puissances étrangères pour obtenir leur indépendance, puis la réunification de leur pays, ils se sont également battus contre eux-mêmes. Le Parti communiste national a pris racine dans la violence de l’indépendance et l’a perpétuée : sa réforme agraire a fait des dizaines de milliers de morts, alors que les paysans étaient exécutés, à tort et à travers, sous prétexte de répartir plus équitablement les terres.<span id="more-170"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="color: black">Un tel passé violent et tabou peut déchirer une nation, dont l’identité se construit entre autres autour d’une histoire commune dont les gens peuvent être fiers, afin de créer une communauté imaginée à laquelle ils se sentent appartenir<sup>2</sup>. Comment une nation peut-elle dépasser un passé où le peuple s’est fait violence à lui-même, et qui la blesse toujours? </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="color: black">Dans certains pays, des commissions de la vérité se chargent d’enquêter et de dévoiler ce qui a été caché pour en arriver à une prise de conscience collective. Au Vietnam, la littérature, longtemps un outil du parti communiste, assume maintenant en partie ce rôle. « </span>L’enquête menée par la littérature sur les parts obscures de l’histoire du Vietnam apparaît nécessaire, indispensable même, pour en finir avec un passé douloureux. » <sup>3</sup> Ce faisant, les tensions du passé, qui autrement pourraient se manifester sous forme de nouvelles violences, trouvent le moyen de s’exprimer, puis de s’apaiser, de façon pacifique.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Les écrivains vietnamiens se rallièrent au départ aux communistes lors de la lutte pour l’indépendance, puisqu’ils militaient tous pour la même cause, la formation d’une nation indépendante. « La plupart d’entre eux étaient heureux d’être des soldats dans la bataille de la littérature. » Cependant, « la source d’inspiration dominante pendant la guerre était plus nationaliste que socialiste. » <sup>4</sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Par conséquent, lorsque l’indépendance fut acquise, le Vietnam du Nord se retrouva dirigé par les communistes qui avaient mené la lutte sans que la population ne soit nécessairement communiste. Le parti décida que la littérature et les écrivains devaient servir ses intérêts et l’aider à affermir son pouvoir. Un nouveau courant qui conçoit la littérature comme une arme, le réalisme socialiste, devint la norme. Les personnages deviennent alors des modèles à suivre pour la population et les écrivains, des propagandistes au service de l’État <sup>5</sup>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Nguyễn Minh Châu, un écrivain important de la littérature officielle, rendit ses regrets publics en 1987, ceux d’une génération lâche qui a « détruit sa propre personnalité et courbé sa plume devant le pouvoir. […] Les écrivains n’ont plus de pensée, je veux dire de pensée novatrice et originale. Ils existent comme un être sans âme ou avec une âme vendue au régime. » <sup>6 </sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Si pour cette génération d’écrivains, il est peut-être trop tard pour servir leur pays, et non un parti, ce n’est pas le cas de la nouvelle génération qui a émergé suite à l’ouverture du Vietnam en 1986. « Il faut écrire ! Pour oublier, pour se souvenir. Pour se donner un but dans l’existence, une voie de salut, pour pouvoir supporter, garder l’espoir, continuer de vouloir »<sup>7</sup>, fit dire l’écrivain Bảo Ninh, issu de cette nouvelle génération, à l’un de ses personnages.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">La nouvelle génération n’hésite donc pas à aborder le passé et des sujets tabous, comme la violence de l’État envers le peuple. Duong Thu Huong a écrit sur la réforme agraire et ses victimes<sup>8</sup>. À partir de 1991, plusieurs auteurs ont également commencé à revisiter les horreurs de la guerre dans des romans et nouvelles à travers des destins féminins, puisque les femmes participèrent souvent à l’effort de guerre. Par exemple, dans sa nouvelle <em>La survivante de la forêt qui rit, </em>Vo Thi Hao montre la vie de femmes combattantes. Elles sont cinq ; quatre d’entre elles, frappées par la folie alors qu’elles sont dans les montagnes, se suicident. La cinquième survit et tente en vain de réintégrer une vie normale : on n’échappe pas aux stigmates de la guerre<sup>9</sup>. À travers la littérature, des thèmes autrefois ignorés par les livres d’histoire retrouvent maintenant leur place dans le passé de la nation vietnamienne, et de vieilles tensions peuvent s’apaiser tranquillement.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Malgré l’ouverture croissante du Parti communiste vietnamien, la censure est toujours présente. Duong Thu Huong est étroitement surveillée, et certains livres ou auteurs sont toujours interdits. Le pouvoir politique craint les écrivains, peut-être même plus qu’ailleurs. « Au Vietnam, il n’y a pas de frontière entre la littérature et la politique à cause de cet engagement nécessaire du lettré. Cela explique la grande estime dans laquelle les Vietnamiens tiennent les poètes et les écrivains. Le pouvoir les craint pour cette même raison. » <sup>10</sup></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Si les lettrés y ont une telle importance, c’est que la culture vietnamienne est très ancienne, mais n’avait autrefois pas d’écriture propre. Le savoir traditionnel se transmettait donc oralement, à travers des chants poétiques, d’où l’importance vitale de la littérature pour recueillir et enrichir la tradition populaire. Par la suite, les Chinois, qui colonisèrent le pays pendant environ mille ans, amenèrent la croyance comme quoi « l’honnête homme » est lettré.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">La nouvelle génération d’auteurs, en plus de revisiter le passé, se tourne également vers l’avant. Les membres du groupe de poètes urbains Mở Miệng, qui signifie « Ouvrir la bouche », se réapproprient les formes traditionnelles culturelles, religieuses et politiques, en plus d’élaborer une véritable critique sociale. Ils qualifient leurs écrits de « poésie-ordure » : ils occupent la rue, la marge, et s’expriment sur des sujets tabous, comme la bêtise de l’élite politique, la misère urbaine et le sexe. Lý Đợi, l’un de ses fondateurs, a écrit : « <span>Je n’appartiens à aucun principe, aucun parti politique, aucune religion, aucune idéologie, aucune organisation. Sacrebleu, je m’appartiens à moi-même.</span> » <sup>11</sup> Après s’être effacé dans le collectivisme du communisme, l’individu revient en force.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Selon Phan Huy Duong, spécialiste de la littérature vietnamienne, « les écrivains sont les seuls à pouvoir ressusciter, faire refleurir la culture du passé et apporter des valeurs nouvelles pour faire avancer la société. » <sup>12</sup> Quoiqu’il en soit, présentement, ils annoncent et aident à engendrer des changements en profondeur dans une société qui, au cours des 50 dernières années, a eu plus que sa part de guerres et de souffrances.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><em>Références</em></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><sup><span lang="EN-CA">1</span></sup><span lang="EN-CA"> Alan Riding, « A discourse shaped by the Vietnam War ». <em>The New York Times</em> (New York), 15 juillet 2005.</span></p>
<p class="MsoNormal"><sup>2</sup> Benedict Anderson, <em>L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme </em>(Paris : La Découverte, 1996).</p>
<p class="MsoNormal"><sup>3</sup> <span style="color: black">Doan Cam Thi, </span>« Vingt ans de littérature vietnamienne : 1986-2006 ». <em>La revue des ressources</em>, 2007. En ligne. <span style="color: black"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><sup>4</sup> Tuan Ngoc Nguyen, <em>Socialist Realism in Vietnamese Literature : An analysis of the Relationship Between Literature and Politics</em>, thèse de doctorat, département de communication, culture et langues, Université de Victoria, 2004.</p>
<p class="MsoNormal"><sup>5</sup> Ibid.</p>
<p class="MsoNormal"><sup>6</sup> <span style="color: black">Voir Doan Cam Thi, </span>« Vingt ans de littérature vietnamienne : 1986-2006 ». <span style="color: black"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><sup>7</sup> <span style="color: black">Doan Cam Thi, </span>« Moi, citoyen ignominieux, génie alcoolique… Poésie et marginalité dans le Vietnam contemporain ». <em>La revue des ressources</em>, 2007. En ligne.</p>
<p class="MsoNormal"><sup>8</sup> <span style="color: black">Emmanuel Deslouis, « Entretien avec Phan Huy Duong : Quand la littérature effraye le pouvoir ». <em>Eurasie</em>, 1998.<em> </em>En ligne. </span></p>
<p class="MsoNormal"><sup>9</sup> <span style="color: black">Doan Cam Thi, </span>« Femme, fantasme et guerre ». <em>La revue des ressources</em>, 2007. En ligne.</p>
<p class="MsoNormal"><sup>10</sup> <span style="color: black">Voir Emmanuel Deslouis, « Entretien avec Phan Huy Duong ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><sup>11</sup> <span style="color: black">Voir Doan Cam Thi, </span>« Moi, citoyen ignominieux, génie alcoolique… ».</p>
<p class="MsoNormal"><sup>12</sup> <span style="color: black">Voir Emmanuel Deslouis, « Entretien avec Phan Huy Duong ».</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><em>Bibliographie</em></p>
<p>Balaban, John. 2009. « Vietnamese literature ». Dans l’Encyclopaedia Britannica. En ligne. <a href="http://www.britannica.com/EBchecked/topic/628557/Vietnamese-literature">http://www.britannica.com/EBchecked/topic/628557/Vietnamese-literature</a> (page consultée le 22 mai 2009).</p>
<p>Anderson, Benedict. 1996. <em>L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme. </em>Paris : La Découverte.</p>
<p>Deslouis, Emmanuel. 1998. « Entretien avec Phan Huy Duong : Quand la littérature effraye le pouvoir ». Eurasie. En ligne. <a href="http://www.eurasie.net/webzine/Entretien-avec-Phan-Huy-Duong.html?lang=fr">http://www.eurasie.net/webzine/Entretien-avec-Phan-Huy-Duong.html?lang=fr</a> (page consultée le 19 juin 2009).</p>
<p>Nguyen, Tuan Ngoc. 2004. <em>Socialist Realism in Vietnamese Literature : An analysis of the Relationship Between Literature and Politics</em>. Thèse de doctorat. Département de communication, culture et langues. Université de Victoria.</p>
<p>Riding, Alan. 2005. « A discourse shaped by the Vietnam War ». <em>The New York Times</em> (New York), 15 juillet.</p>
<p><a href="http://revue.ressources.org/spip.php?auteur239&amp;PHPSESSID=9e4108fa5ce1ccdbb74b29a3ed563d71">Thi</a>, Doan Cam. 2007. « Femme, fantasme et guerre ». <em>La revue des ressources</em>. En ligne. <a href="http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article770">http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article770</a> (page consultée le 20 juin 2009).</p>
<p><a href="http://revue.ressources.org/spip.php?auteur239&amp;PHPSESSID=9e4108fa5ce1ccdbb74b29a3ed563d71">Thi</a>, Doan Cam. 2007. « Moi, citoyen ignominieux, génie alcoolique… Poésie et marginalité dans le Vietnam contemporain ». <em>La revue des ressources</em>. En ligne. http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article=809 (page consultée le 20 juin 2009).</p>
<p><a href="http://revue.ressources.org/spip.php?auteur239&amp;PHPSESSID=9e4108fa5ce1ccdbb74b29a3ed563d71">Thi</a>, Doan Cam. 2007. « Vingt ans de littérature vietnamienne : 1986-2006 ». <em>La revue des ressources</em>. En ligne. <a href="http://revue.ressources.org/article.php3?id_article=815">http://revue.ressources.org/article.php3?id_article=815</a> (page consultée le 20 juin 2009).</p>
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