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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Colonisation</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>MALAISIE : CRISE IDENTITAIRE ET NATIONALISME</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 01:55:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Malaisie]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Nathalie Catillon
La Malaisie péninsulaire connaît une civilisation très ancienne, cependant la création du premier État autonome remonte à 1402, lorsque Parames Wara, un prince de Palembang, fonde Malacca. L’arrivée des Portugais en 1511, lorsque d’Albuquerque marche sur Malacca, marque le début de la colonisation du pays. En 1641 cependant, les Néerlandais s&#8217;emparent de cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Nathalie Catillon</strong></p>
<p style="text-align: justify">La <a href="http://www.parachutefle.com/blog/wp-content/uploads/carte-malaisie.gif">Malaisie péninsulaire</a> connaît une civilisation très ancienne, cependant la création du premier État autonome remonte à 1402, lorsque Parames Wara, un prince de Palembang, fonde Malacca. L’arrivée des Portugais en 1511, lorsque d’Albuquerque marche sur Malacca, marque le début de la colonisation du pays. En 1641 cependant, les Néerlandais s&#8217;emparent de cette péninsule stratégique. Puissance commerciale et maritime de l’Europe, ils ont vite compris l’enjeu économique du pays et établissent en Malaisie le carrefour des échanges en Asie du Sud. Puis, en 1824, les Britanniques acquièrent, grâce au Traité de Londres, les droits sur la péninsule et Singapour.<span id="more-655"></span></p>
<p style="text-align: justify">La multi-colonisation de la péninsule montre l’intérêt des diverses puissances sur le territoire. Or, celui-ci, riche en ressources naturelles, est également convoité par les pays voisins. Le développement du port de Malacca, à une vitesse fulgurante, le transforme en principal entrepôt de la péninsule. Il est également le lieu de rencontre de tous les immigrants à la recherche de travail et d’épanouissement : Chinois, Thaïs, Indiens, arabes entre autres s’installent sur le continent. Cette mosaïque, gouvernée par un pouvoir colonial, va contribuer à l&#8217;émergence du nationalisme. Il est intéressant dans le cas de Malaisie d&#8217;étudier les facteurs à la base de ce mouvement, puis d&#8217;en analyser le fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify">Mais encore? Quelles seront les étapes précises de votre raisonnement? On ne sait pas sur quels aspects du nationalisme vous allez vous concentrer dans ce billet?</p>
<p style="text-align: justify">Comme tel est le cas dans plusieurs pays du Sud Est asiatique, l’arrivée des colons dans la ville a contribué à la mise en place d’un système culturel colonial. L’expansion britannique s’accompagne donc de trois principaux facteurs. Tout d’abord, le gouvernement colonial cherche à profiter des ressources naturelles du pays. Les colonies représentent en effet une partie de la puissance du pays et peuvent avoir un intérêt économique important. De nouvelles techniques de travail sont importées, jugées plus efficaces et modernes, et mettent en place une <a href="http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf">division ethnique du travail</a>. [1] Le travail sera ainsi partagé en deux temps: tout d&#8217;abord entre &#8221;natifs&#8221; et blancs, puis entre ethnies. N’oublions pas qu’en effet, la Malaisie représente une multiplicité ethnique importante.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, on observe une vie associative non négligeable. Comme pour d’autres pays, dont des pays occidentaux, il est intéressant d’observer la corrélation qui existe entre la vie associative d’un pays et le pouvoir en place. Dans un pouvoir autoritaire, ou colonial comme c&#8217;es le cas en Malaisie, les regroupements politiques alternatifs sont fréquents. Or, pendant l’ère coloniale, les regroupements ethniques étaient importants car ils permettaient à des hommes, souvent des élites éduquées, de se rassembler et de partager un certain nombre d’idées, qui seront par la suite véhiculées au sein du peuple.</p>
<p style="text-align: justify">Puis, le gouvernement met en place un système éducatif, soit des écoles, dans le but de former une partie, souvent privilégiée, de la population. Ce dernier facteur est sans doute le plus important. En effet, l’éducation permet à  une élite lettrée d’entrer en contact avec des valeurs occidentales acquise dès 1789, tels la liberté et l’égalité, et de connaître des paysages politiques différents. De plus, grâce aux technologies de mobilité, il est possible, comme l’ont fait Ho Chi Minh au Vietnam et José Rizal aux Philippines, de voyager et étudier. Ce système éducatif permet une relativisation du monde et du niveau de vie des Malais. A l’exploitation s’oppose une indépendance territoriale et une liberté qui existe en Occident. De plus, la création du Malay College, permet de former des élites administratives malaises, qui seront par la suite à la tête du gouvernement. [2]</p>
<p style="text-align: justify">L’administration en place crée un contexte dans lequel le nationalisme malais n’aurait pas de mal à émerger. Cependant, les discours politiques qui prônent la création d’une nation se heurtent à une problématique : la diversité ethnique. Les paramètres ethniques, tels les champs politiques, les différences économiques et les aspects socioculturelles sont essentiels pour comprendre le nationalisme de Malaisie. Cependant, selon Smith, pour voir apparaître l’émergence du nationalisme dans un pays, il est nécessaire de préétablir plusieurs conditions. Deux d’entre elles sont, “ une population partageant une histoire commune ” et une “ intelligentsia porteuse de cette idée nationaliste&#8221;. L’Histoire est bien partagée. Puis, on remarque que l&#8217;intelligentsia assume quand même un rôle important dans l’émergence du nationalisme malais.</p>
<p style="text-align: justify">En 1922, le Sultan Idris Training College forment une élite lettrée qui se donne le travail de promouvoir des critiques contre le gouvernement colonial en langue nationale, le malais. Les Malais une fois politisés, tentent de promouvoir à l’école des textes glorifiant la langue nationale, le pays et son peuple malais. En 1906, une revue politique, nommé Al-Imam apparaît : dirigée par l’élite lettrée du pays, elle prône, à travers des articles dénonciateurs, une lutte anti-coloniale, qui trouve son appui sur la religion. La religion, ainsi que les idées qu’elle transmet, tient en effet un aspect tellement important dans l’étude du nationalisme malais que certains auteurs parlent de nationalisme religieux. Des réformistes religieux vont permettre d’unifier les différents groupes et les diverses ethnies dans une lutte anti-coloniale. De plus, le nationalisme malais connaît une dimension socio-culturelle considérable : on observe des revendications anti-coloniales, de la part d’une partie de la population qui se sent désavantagée. C’est le cas en Malaisie pour les Malais : ceux-ci, bien que majoritaire, représentant 57, 6 % de la population, remarquent que des droits économiques sont octroyés à des minorités, dont les chinois (25,6 %).</p>
<p style="text-align: justify">Le véritable nationalisme se met en place dès les années 30. Le mouvement Brotherhood of Pen Friends, montre l’importance de ce nationalisme réformiste, lorsque sa composante passe de 2 000 personnes en 1935 à 10 000 en 1937 et dont le slogan est clairement glorifiant : Vive la langue, vive la nation ! » Deux pôles d’influence nationaliste émergent alors : d’un côté, on observe le parti marxiste, <a href="http://www.voltairenet.org/article14311.html">le PCC</a>, crée en 1930, puis de l’autre le parti indépendantiste nationaliste, le KMT. Ces deux derniers feront transmettre  des courants d&#8217;idées grâce à la vie associative intense du pays, tel que nous l&#8217;avons dit précédemment. Les instituteurs et enseignants se donnent également le travail de politiser les élèves dès l’école, grâce à des lectures et des articles [3] ; Abdul Razak Hussein, Ministre de l’éducation à l’époque, parle en effet de ‘’politique éducative’’ comme moyen de développement d’une nation unifiée.</p>
<p style="text-align: justify">Des mouvements nationalistes seront reconnus vers les années 30, 40 et, bien que la multiplicité ethnique soit toujours un problème, leur portée politique est importante. En effet, malgré la diversité des ethnies, il est possible de relever deux aspects importants qui ont permis de forger un nationalisme malais : la langue, partagée par les différents groupes, puis la religion, conduite par l’Islam.</p>
<p style="text-align: justify">Si les mouvements ont été moins violents que dans d’autres Etats d’Asie du Sud-Est, les idées n’ont pas moins gardées un rôle indispensable. Celles-ci ont été à la base de l’éveil d’un anti-colonialisme réformiste, dirigé par les leaders intellectuels en faveur d’un nationalisme territorial. Cependant, le <a href="http://www.voyagesphotosmanu.com/independance_malaisie.html">véritable nationalisme ethnique</a> apparaît après 1941, lorsque le Japon envahie la Malaisie. La communauté chinoise étant importante, surtout dans le domaine du commerce, appelait déjà à une conscience nationale malaise. L’invasion des Japonais fut donc un point important dans son éveil.</p>
<p style="text-align: justify">L’indépendance de la Malaisie est donc acquise en 1957, une dizaine d’années après la Seconde Guerre Mondiale.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>[1] Durand, Jean-Pierre. 1998. « Malaisie: capitalisme et nationalisme ». En ligne <a href="http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf">http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf</a> (page consultée le 26 novembre 2009).</p>
<p>[2] Raillon, François. 1986. « À propos du récent Congrès sur la Langue et les Lettres Malaises : quelques observations sur le nouveau nationalisme malais ». Archipel 31: 61-71</p>
<p>[3] Loh, Francis K.W. « Malaysia : National Security, the Police and the Rule of Law : Militarisation by Other Means ». dans Militarising State, Society and Culture in Asia, <span style="text-decoration: underline">Asian Exchange </span>Vol.20 no.2 and Vol.21, No.1 (2005) : pp. 179-208.</p>
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		<title>UNE DÉMOCRATIE IMPORTÉE AUX PHILIPPINES</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 02:35:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Amélie Privé
Depuis la fin de la guerre froide, l’idée de la démocratie comme étant le meilleur système politique est propagée de diverses façon par les puissances occidentales. En effet, les pays sont cotés selon quatre catégories; les démocraties, les démocraties imparfaites, les régimes hybrides et finalement les régimes autoritaires[1]. Pour le cas des Philippines, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Amélie Privé</strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis la fin de la guerre froide, l’idée de la démocratie comme étant le meilleur système politique est propagée de diverses façon par les puissances occidentales. En effet, les pays sont cotés selon quatre catégories; les démocraties, les démocraties imparfaites, les régimes hybrides et finalement les régimes autoritaires<a href="#_ftn1">[1]</a>. Pour le cas des Philippines, je trouvais intéressant de me pencher sur ce pourquoi il est considéré comme étant une démocratie imparfaite. En effet, ce pays possède les infrastructures nécessaires pour le bon fonctionnement de leur régime présidentiel copié sur les États-Unis. Alors, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné? Cette réponse est possiblement dans la manière dont la démocratie est arrivée sur le territoire philippin.</p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord, l’époque coloniale des Philippines a été une période cruciale dans le développement de la démocratie. Pendant la présence espagnole, le nationalisme philippin s’est rapidement développé et l’idée d’une indépendance voit le jour vers la fin de cette occupation. Les Espagnols laissent l’Église diriger, aux cotés des grands propriétaires terriens créant ainsi des classes dans la population. Suite à ces injustices, les habitants dans les campagnes commencèrent à se soulever en créant le mouvement nationaliste philippin. Bien que les Espagnols réagissent de manière très répressive et vont jusqu&#8217;à assassiner José Rizal, célèbre écrivain qui a inspiré les révolutions, la masse philippine se soulève et réussies à proclamer son indépendance.</p>
<p style="text-align: justify">Fraîchement indépendant, les Américains débarquent aux Philippines afin le réaliser la «mission de l’homme blanc» c’est-à-dire civiliser le monde. A ce moment, une partie de la masse philippine souhaitait maintenir la lutte armée, et une autre accueillir les Américains et leurs promesses. Suite à cela, bon nombre de jeunes Philippins vont étudier à l’étranger et reviennent au pays avec les idées et les concepts occidentaux. Une autre solution était de collaborer avec l’envahisseur ou bien de lui céder une partie de territoire. Entre temps, les Américains commencèrent à édifier un nouveau système; une démocratie présidentielle. De plus ils construisent un système d’éducation en faisant venir des États-Unis des professeurs pour inculquer aux jeunes philippins les valeurs américaines.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, ce qui a été le plus marquant pour ce pays fut l’organisation d’un système politique par les Américains. En effet, ceux-ci on importé leur système démocratique présidentiel avec des élections bicamérales.  Ils élaborent une charte et « la constitution sera républicaine, fondée sur le principe représentatif et le système présidentiel.»<a href="#_edn1">[i]</a> Ainsi, les Américains ont importé leur système avec la certitude qu’il était le meilleur, et ce dans le but de le faire adopter par le peuple philippin. De plus, pour faire en sorte que ce système reste bien en place, il leur fallait l’appui des propriétaires terriens. En conséquence, de nombreux privilèges leurs furent accordés afin bien entendu de s’assurer de leur fidélité.</p>
<p style="text-align: justify">Mais, bien qu’il s’agisse d’une démocratie, ce système finit par être abominablement corrompu. Ceux qui avaient le pouvoir réussissaient à l’obtenir par des connaissances ou bien ceux possédant le plus d’argent pouvaient acheter plus de vote et ainsi s’assurer que leur campagne soit plus fructueuse que les moins fortunés. Il devint rapidement un système familial, éloignant ainsi du pouvoir la très grande majorité de la population. Suite à cette tournure des évènements, un nationalisme se développa afin de se libérer des Américains. De ce fait, il est clair que la démocratie est loin de s’être consolidé dans la mentalité et la culture de la population. Le risque de coup d’état et d’instabilité politique plane sur le territoire philippin. De cela, nous en avons la preuve quelque années plus tard, lorsque Marcos pris le pouvoir et le transforma en régime autoritaire.</p>
<p style="text-align: justify">Si le régime est hautement instable encore aujourd’hui, c’est qu’il n’a pas été consolidé au niveau de la population. En effet puisque les bases de la démocratie sont fondées sur la représentation des volontés de la population, il est évident que le peuple doit adopter la démocratie et être lui-même convaincu qu’il s’agit du meilleur système pour lui, autrement, le coup militaire et les soulèvements armés ne sont pas facilement évitables.</p>
<p style="text-align: justify">Bien sûr d’ici quelques années ou décennies, il est possible de consolider d’avantage ce système. Néanmoins, le cas des Philippine est une preuve comme quoi la démocratisation imposée par un autre État finit difficilement par avoir un résultat positif à court terme. Les Philippines doivent s’approprier leur démocratie afin qu’elle soit plus représentative que celle imposée par les États-Unis.  </p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> http://a330.g.akamai.net/7/330/25828/20081021195552/graphics.eiu.com/PDF/Democracy%20Index%202008.pdf</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Isoart, Paul. 1978.  <em>Les États de l’Asie du Sud-est. </em>Paris : Economica, collection politique comparée. P.177.</p>
<p> </p>
<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>
<p>Isoart, Paul. 1978.  <em>Les États de l’Asie du Sud-est. </em>Paris : Economica, collection politique comparée. P.177.</p>
<p>Marcos, Ferdinand E. 1974. <em>The democratic revolution in the Philippines. </em>États-Unis: Prentice ̷ Hall International.</p>
<p>Granda, Nona. 1992. <em>The rocky road to democracy; the case study of the Philippines. </em>Canada. The  North-South Institute. <strong> </strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal">Aquino, Corazon C. </span><em><span style="font-weight: normal">Liberté d’expression et démocratie. </span></em></strong><a href="http://www.unesco.org/bpi/fre/3mai98/cory.htm">http://www.unesco.org/bpi/fre/3mai98/cory.htm</a></p>
<p>Camroux, David. 2006. <em>Les Philippines, d’un coup d’État à l’autre. </em>Le monde diplomatique. Juin 2006 : p.22-23</p>
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