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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Bouddhisme</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LE POIDS DE LA RELIGION DANS LA RÉVOLUTION SAFRAN AU MYANMAR</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 01:09:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Bouddhisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Catherine Desjardins
Les mouvements religieux ont souvent mis leur grain de sel dans les affaires de l’État, mais rarement ils ont été à la tête d’un mouvement populaire. C’est pourtant ce qui s’est produit en 2007 au Myanmar lorsque les moines ont pris d’assaut les rues du pays pour manifester contre le gouvernement. En réalité, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Catherine Desjardins</strong></p>
<p style="text-align: justify">Les mouvements religieux ont souvent mis leur grain de sel dans les affaires de l’État, mais rarement ils ont été à la tête d’un mouvement populaire. C’est pourtant ce qui s’est produit en 2007 au Myanmar lorsque les moines ont pris d’assaut les rues du pays pour manifester contre le gouvernement. En réalité, les relations n’ont pas toujours été au beau fixe entre la junte et les bonzes depuis que la première a pris le pouvoir en 1962.</p>
<p style="text-align: justify">L’évolution de la relation entre les deux acteurs du pays depuis 1962 est utile à la compréhension de ce qui s’est produit à l’automne 2007. En effet, une première junte a prise le pouvoir en 1962<a href="#_edn1">[i]</a>. Cette junte qui fut au pouvoir jusqu’en 1988 n’était pas en accord avec le rôle de la Sangha, hiérarchie bouddhiste, dans la vie politique birmane. Les relations entre la Sangha et cet État socialiste furent donc conflictuelles pendant environ 15 ans. En 1980, la Sangha fut « unifié et réorganisé, avec l’aide du gouvernement socialiste, selon le modèle du centralisme démocratique »<a href="#_edn2">[ii]</a>. Suite au coup d’État de 1988, la relation entre l’armée et le « Conseil des grands maîtres du Sangha »<a href="#_edn3">[iii]</a>, créé en 1980 lors de la réorganisation, est restée cordiale et s’est même améliorée.<span id="more-573"></span></p>
<p style="text-align: justify">Ce qui est important de noter c’est que ce conseil « composé de 47 moines inféodé au militaires »<a href="#_edn4">[iv]</a> n’est pas nécessairement garant de l’attitude ou des choix  des quelques 400 000 moines bouddhistes de Birmanie. L’emprisonnement d’environ 300 moines depuis le coup d’État de 1988 en est certainement un exemple<a href="#_edn5">[v]</a>. La création de « l’Alliance de tous les moines de Birmanie »<a href="#_edn6">[vi]</a> en est aussi la preuve. Celle-ci est la source des défilés de moines qui ont eu lieu en septembre 2007 dans les rues de plusieurs villes birmanes. Il est important de noter que les rebellions de 2007 n’ont pas débuté par l’implication des moines. Au contraire, celles-ci ont commencé en août alors que deux mouvements d’opposition birmans ont déclaré une vague de protestation en lien avec la hausse des prix de l’essence, du diesel et du gaz. Ces manifestations ne rencontrèrent pas un succès fulgurant; c’est plutôt la répression qui suivi qui attisa la colère de la population birmane. C’est ainsi qu’au début du mois de septembre, le 5 plus précisément, les bonzes descendirent dans la rue pour faire une manifestation pacifique contre la violence faite à leurs concitoyens ainsi qu’en appui à la démocratie. Malheureusement, ceux-ci reçurent le même genre de traitement, soit la répression. C’est à ce moment que la situation se détériora. En effet, le rôle des moines est sacré dans la philosophie bouddhiste autant en Birmanie qu’ailleurs en Asie du Sud-Est. En s’attaquant à ces individus, la junte a donc bafoué gravement les préceptes bouddhistes et animé une colère dans la population. C’est ainsi que les moines transformèrent des « protestations sporadiques contre l&#8217;augmentation massive des prix du carburant en une action pacifique de masse contre la junte »<a href="#_edn7">[vii]</a>. Ces protestations arrivèrent finalement à leur apogée le 26 septembre 2007 alors qu’une manifestation regroupant environ 100 000 personnes, dépendant des chiffres consultés, fut sévèrement réprimé par la junte qui abattu alors 3 moines en plus de faire de nombreux blessés<a href="#_edn8">[viii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Évidemment, aucun membre du Conseil des grands maîtres n’a participé à ces défilés ni ne les a organisé. En réalité, le lien entre les jeunes moines et ceux d’un âge plus avancé n’en est pas nécessairement un harmonieux, les plus âgés étant beaucoup plus liés à la junte et proche de ses décisions. Cette réalité représente bien la situation d’un pays où l’âge médian est de 28,2 ans<a href="#_edn9">[ix]</a> et où la dictature est constituée des mêmes individus depuis la révolution de 1988 et même d’avant.</p>
<p style="text-align: justify">Finalement, on peut conclure que la révolution Safran, tiré de la couleur des robes revêtues par les moines bouddhistes, porte bien son nom. En outre, malgré le fait que les bonzes n’ont pas participé à la première vague de contestations, ils ont certainement permis au conflit de devenir beaucoup plus large D’ailleurs, leur participation, et par le fait même leur répression, aura donné un dur coup à la junte qui ne pourra plus s’appuyer sur les préceptes bouddhistes, comme elle le faisait depuis 1988. Ce nouveau défi pour la junte est dû au fait qu’elle a bafoué plusieurs de ses préceptes. Les généraux auront donc perdus dans ce conflit une grosse partie de leur légitimité religieuse face aux citoyens<a href="#_edn10">[x]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> Sisley, John.  2001. “ La Robe et le Fusil : Le Bouddhisme et la dictature militaire en Birmanie “. <em>Revue d’études comparatives Est-Ouest</em> 32 (no 1): 175-198</p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> Ibid., 176</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Id.</p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Lubeigt, Guy.  2007. <em>Birmanie/Myanmar : Bénie par les dieux, maudite pour les hommes</em>. En ligne. <a href="http://www.reseau-asie.com/cgi-bin/prog/pform.cgi?langue=fr&amp;TypeListe=showdoc&amp;Mcenter=edito&amp;my_id_societe=1&amp;PRINTMcenter=&amp;mot_cle_show=&amp;ID_document=2072">http://www.reseau-asie.com/cgi-bin/prog/pform.cgi?langue=fr&amp;TypeListe=showdoc&amp;Mcenter=edito&amp;my_id_societe=1&amp;PRINTMcenter=&amp;mot_cle_show=&amp;ID_document=2072</a> (page consultée le 4 novembre 2009).</p>
<p><a href="#_ednref5">[v]</a> Zaw, Aung. 2007. <em>The Power of the Robe</em>. En ligne. <a href="http://www.irrawaddy.org/article.php?art_id=8908">http://www.irrawaddy.org/article.php?art_id=8908</a> (Page consultée le 5 novembre 2009)</p>
<p><a href="#_ednref6">[vi]</a> Id.</p>
<p><a href="#_ednref7">[vii]</a> Alain Desjourdy, «La «révolution safran» au Myanmar : la crise politique fait ses premières victimes», (2007) En ligne. http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=584 (page consultée le 3 novembre 2009).</p>
<p><a href="#_ednref8">[viii]</a> Alain Desjourdy, «La «révolution safran» au Myanmar : la crise politique fait ses premières victimes», (2007) En ligne. http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=584 (Page consultée le 4 novembre 2009).</p>
<p><a href="#_ednref9">[ix]</a> http://www.statistiques-mondiales.com/birmanie.htm.</p>
<p><a href="#_ednref10">[x]</a> Lubeigt, Guy.  2007. <em>Birmanie/Myanmar : Bénie par les dieux, maudite pour les hommes</em>. En ligne. <a href="http://www.reseau-asie.com/cgi-bin/prog/pform.cgi?langue=fr&amp;TypeListe=showdoc&amp;Mcenter=edito&amp;my_id_societe=1&amp;PRINTMcenter=&amp;mot_cle_show=&amp;ID_document=2072">http://www.reseau-asie.com/cgi-bin/prog/pform.cgi?langue=fr&amp;TypeListe=showdoc&amp;Mcenter=edito&amp;my_id_societe=1&amp;PRINTMcenter=&amp;mot_cle_show=&amp;ID_document=2072</a> (page consultée le 4 novembre 2009).</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p align="left">Alain Desjourdy, «La «révolution safran» au Myanmar : la crise politique fait ses premières victimes», (2007) En ligne. http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=584 (Page consultée le 4 novembre 2009).</p>
<p>Lubeigt, Guy.  2007. <em>Birmanie/Myanmar : Bénie par les dieux, maudite pour les hommes</em>. En ligne. <a href="http://www.reseau-asie.com/cgi-bin/prog/pform.cgi?langue=fr&amp;TypeListe=showdoc&amp;Mcenter=edito&amp;my_id_societe=1&amp;PRINTMcenter=&amp;mot_cle_show=&amp;ID_document=2072">http://www.reseau-asie.com/cgi-bin/prog/pform.cgi?langue=fr&amp;TypeListe=showdoc&amp;Mcenter=edito&amp;my_id_societe=1&amp;PRINTMcenter=&amp;mot_cle_show=&amp;ID_document=2072</a> (page consultée le 4 novembre 2009).</p>
<p>Sisley, John.  2001. “ La Robe et le Fusil : Le Bouddhisme et la dictature militaire en Birmanie “. <em>Revue d’études comparatives Est-Ouest</em> 32 (no 1): 175-198</p>
<p align="left">Zaw, Aung. 2007. <em>The Power of the Robe</em>. En ligne. <a href="http://www.irrawaddy.org/article.php?art_id=8908">http://www.irrawaddy.org/article.php?art_id=8908</a> (Page consultée le 5 novembre 2009)</p>
<p align="left">Hlaing, Kyaw Yin. 2008. “Challenging the Authoritarian State: Buddhist Monks and Peaceful Protests in Burma”. <em>The fletcher forum of world affairs </em>32 (no 1):125-144</p>
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		</item>
		<item>
		<title>LE BOUDDHISME D’ÉTAT ET LE CONFLIT DANS LE SUD DE LA THAÏLANDE</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/11/07/le-bouddhisme-d%e2%80%99etat-et-le-conflit-dans-le-sud-de-la-thailande/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 21:38:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Bouddhisme]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Catherine Desjardins
La religion a été un instrument privilégié à l’établissement de plusieurs États et la Thaïlande n’y fait pas exception. Par la suite, en 1932, l’État thaïlandais s’est sécularisé. Par contre, plusieurs chercheurs signalent que les croyances bouddhistes possèdent toujours une influence déterminante dans l’appareil étatique. C’est ainsi que les revendications sécessionnistes au sud [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Catherine Desjardins</strong></p>
<p style="text-align: justify">La religion a été un instrument privilégié à l’établissement de plusieurs États et la Thaïlande n’y fait pas exception. Par la suite, en 1932, l’État thaïlandais s’est sécularisé. Par contre, plusieurs chercheurs signalent que les croyances bouddhistes possèdent toujours une influence déterminante dans l’appareil étatique. C’est ainsi que les revendications sécessionnistes au sud du pays posent la question de l’implication de la religion sur l’État thaïlandais. En effet, y a-t-il un lien entre cette religion et le conflit qui a lieu au sud du pays?</p>
<p style="text-align: justify">D’abord, revenons un peu dans le temps pour voir quelles sont les racines de la tradition politique de ce pays. Le Bouddhisme est au cœur de la tradition politique siamoise depuis le 19<sup>e</sup> siècle. À cette époque, le Bouddhisme <em>theravada</em> fut désigné religion d’État au Siam (ancien nom de la Thaïlande) et le « Sangha Administration Act » de 1902, désigna trois principes importants : (1) l’implication des moines dans la structure nationale (2) l’établissement du principe d’autorité hiérarchique et (3) l’établissement d’un système d’éducation clérical<a href="#_edn1">[i]</a>. Ce système continua jusqu’à la révolution de 1932. Cette révolution, qui avait pour but de démocratiser la Sangha (nom de l’ordre hiérarchique bouddhique) et de séculariser le système, fit de la Thaïlande une monarchie constitutionnelle dépourvue de religion d’État<a href="#_edn2">[ii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Subséquemment, le pays passa à travers <a href="http://asiesudest.wordpress.com/2008/07/06/la-thailande-une-tradition-politique-militaire/">plusieurs transitions; soit entre des pouvoirs militaires et des gouvernements civils</a>. C’est finalement <a href="http://asiesudest.wordpress.com/2008/07/07/coup-detat-dans-leau/">le coup d’État de 2007</a> qui ramena le Bouddhisme au goût du jour. En effet, plusieurs bouddhistes demandèrent alors que la nouvelle constitution thaïlandaise proclame à nouveau le Bouddhisme comme étant la religion nationale<a href="#_edn3">[iii]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Ces velléités de dé-sécularisation proviennent de l’intensification du conflit au sud du pays qui a mené à l’instauration de la loi martiale en 2004. Effectivement, les régions de Pattani ainsi que celles de Yala et de Narathiwat sont l’hôte de revendications séparatistes depuis plusieurs décennies, mais celles-ci ont atteint un sommet en janvier 2004. L’identité religieuse de ces groupes sécessionnistes fit l’objet de plusieurs débats. Le Premier ministre Thaksin énonça même qu’il ne pensait pas que <em>« … religion was the cause of the problems down there…»<a href="#_edn4">[iv]</a></em>. Par contre, selon plusieurs auteurs, l’association entre musulmans et séparatistes est difficile à ignorer. En outre, selon le National Statistical Office, 80 % de la population de ces trois provinces du sud est musulmane alors que 90% de la population  thaïlandaise est bouddhiste<a href="#_edn5">[v]</a>. De plus, les Wat (monastères bouddhistes), qui ont longtemps été un lieu de recueillement pour toute la communauté autant musulmane que bouddhiste, sont maintenant hors d’atteinte pour toute personne de confession musulmane. L’instrumentalisation de ces lieux comme repère de l’armée thaïlandaise est indéniable, l’armée les protégeant contre des attaques ennemis puisqu’ils sont occupés par les soldats et la police<a href="#_edn6">[vi]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Est-ce que les séparatistes veulent délibérément entreprendre la séparation de leur région parce qu’ils sont de religion musulmane? Rien ne peut nous l’assurer puisque ces groupes n’ont toujours pas fait de déclaration officielle d’aucune sorte<a href="#_edn7">[vii]</a>. Est-ce que la religion est une partie intégrante de ce conflit? Certainement, et ce malgré le fait que rien nous assure qu’elle en soit la source. Les motivations sécessionnistes sont rarement assises sur une seule motivation et dans ce cas on pourrait largement élaborer sur des considérations économiques et historiques mais là n’est pas notre objectif. Le conflit qui n’a pas débuté comme une opposition religieuse en est certainement devenu une justement parce que les Wat bouddhistes sont utilisés comme forteresse par l’armée thaïe et parce que la différence religieuse entre nord et sud est de plus en plus flagrante.</p>
<p style="text-align: justify">En fin de compte, l’influence actuelle de la religion sur l’État passe surtout à travers le conflit qui fait rage dans le sud du pays. Le besoin que plusieurs citoyens ont ressentit de rendre le Bouddhisme la religion d’État en Thaïlande vient surtout de la situation qui y est vécue. Malgré le fait que cette demande n’ait pas abouti, la constitution de 2007 ne l’ayant pas inclus<a href="#_edn8">[viii]</a>, le Bouddhisme reste important dans la culture thaïe. La conclusion de cet article de Jerryson étant la meilleure façon de l’expliquer :</p>
<p style="text-align: justify">« And, in the end, we find that State actions assist in converting the southern conflict into a religious conflict: a transformation from a civil war between militants fighting for an independent region and the central government into a Malay Muslim insurrection against a Buddhist State. »<a href="#_edn9">[ix]</a></p>
<p style="text-align: justify">Finalement, le fait que l’État thaïlandais n’ait pas constitutionalisé la religion bouddhiste ne modifie pas l’impact que celle-ci a sur ses choix politiques.</p>
<p> </p>
<hr size="1" />
<p align="left"><a href="#_ednref1">[i]</a> F. Keyes, Charles.  1971. “Buddhism and National Integration in Thailand “. <em>The Journal of Asian Studies</em> 30 (no 3): 551-567</p>
<p align="left"><a href="#_ednref2">[ii]</a> F. Keyes, Charles. 1989. “Buddhist Politics and Their Revolutionary Origins in Thailand”. <em>International Political Science Review / Revue internationale de science politique </em>10 (no 2):<em>121-142</em></p>
<p align="left"><a href="#_ednref3">[iii]</a> McCargo, Duncan. 2009. « The Politics of Buddhist identity in Thailand&#8217;s deep south: The Demise of civil religion? ». <a href="http://journals.cambridge.org/action/displayJournal?jid=SEA"><em>Journal of Southeast Asian Studies</em></a> 40 (no 1): 11-32</p>
<p align="left"><a href="#_ednref4">[iv]</a> <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/4402748.stm">http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/4402748.stm</a></p>
<p align="left"><a href="#_ednref5">[v]</a> Jerryson, Michael. 2009. “Appropriating a space for violence: State Buddhism in southern Thailand”. <em>Journal of Southeast Asian Studies </em>40(no 1): 33–</p>
<p align="left"><a href="#_ednref6">[vi]</a> <em>Ibid.,</em> 57.</p>
<p align="left"><a href="#_ednref7">[vii]</a> McCargo, Duncan. 2009. « Thai Buddhism, Thai Buddhists and the</p>
<p align="left">Southern conflict».  <a href="http://journals.cambridge.org/action/displayJournal?jid=SEA"><em>Journal of Southeast Asian Studies</em></a> 40 (no 1): 1-10</p>
<p align="left"><a href="#_ednref8">[viii]</a> <a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article7179">http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article7179</a></p>
<p align="left"><a href="#_ednref9">[ix]</a> Jerryson, Michael. 2009. “Appropriating a space for violence: State Buddhism in southern Thailand”. <em>Journal of Southeast Asian Studies </em>40(no 1): 33–57</p>
<p align="left"> </p>
<p align="left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p align="left">F.Keyes, Charles. 1989. “Buddhist Politics and Their Revolutionary Origins in Thailand”. <em>Revue internationale de science politique </em>10 (no 2):<em>121-142</em></p>
<p align="left">F. Keyes, Charles.  1971. “Buddhism and National Integration in Thailand “. <em>The Journal of Asian Studies</em> 30 (no 3): 551-567</p>
<p align="left">Jerryson, Michael. 2009. “Appropriating a space for violence: State Buddhism in southern Thailand”. <em>Journal of Southeast Asian Studies </em>40(no 1): 33–57</p>
<p align="left">McCargo, Duncan. 2009. « The Politics of Buddhist identity in Thailand&#8217;s deep south: The Demise of civil religion? ». <a href="http://journals.cambridge.org/action/displayJournal?jid=SEA"><em>Journal of Southeast Asian Studies</em></a> 40 (no 1): 11-32</p>
<p align="left">McCargo, Duncan. 2009. « Thai Buddhism, Thai Buddhists and the</p>
<p align="left">Southern conflict».  <a href="http://journals.cambridge.org/action/displayJournal?jid=SEA"><em>Journal of Southeast Asian Studies</em></a> 40 (no 1): 1-10</p>
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		<item>
		<title>L’instrumentalisation de la religion par la junte birmane</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2008/07/07/l%e2%80%99instrumentalisation-de-la-religion-par-la-junte-birmane/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 01:22:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Bouddhisme]]></category>
		<category><![CDATA[Militarisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Marie-Anitha Jaotody
Les dictatures militaires ont toujours utilisé différents éléments pour justifier les répressions et imposer leur pouvoir. La junte militaire birmane ne fait pas exception à cette règle parce que, depuis la fin des années 70, elle instrumentalise la religion bouddhiste pour asseoir son autorité et s’en sert comme prétexte afin de justifier ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>Par Marie-Anitha Jaotody</strong></p>
<p style="text-align:justify">Les dictatures militaires ont toujours utilisé différents éléments pour justifier les répressions et imposer leur pouvoir. La junte militaire birmane ne fait pas exception à cette règle parce que, depuis la fin des années 70, elle instrumentalise la religion bouddhiste pour asseoir son autorité et s’en sert comme prétexte afin de justifier ses politiques répressives. Cette stratégie fonctionne bien puisque la croyance selon laquelle tout ce qui se fait pour l&#8217;est honorer la religion est bien ancrée dans la population.</p>
<p style="text-align:justify"><span id="more-89"></span></p>
<p style="text-align:justify">La junte militaire a bien compris le rôle que joue le bouddhisme dans la vie quotidienne de la population birmane. En effet, la population est très attachée à l’ensemble de ces traditions, car il est le fondement de leur identité culturelle [1]. L’ordre religieux et les moines sont fortement respectés et prennent une place prépondérante dans la société, car leur mode de vie  est régi par le Vinaya un texte fondamental qui exige beaucoup de sacrifices et de renoncement de leur part). Ce renoncement inspire le respect envers les moines et tout ce qui est entrepris pour une cause religieuse ne doit pas être discuté [2].</p>
<p style="text-align:justify">Pour affirmer le rôle de l’État dans la religion, la junte entreprend la construction de monastères ou de sculptures à l&#8217;image de bouddha dans tout le pays. La plus grande réalisation reste le projet du « Roi du Dhamma » qui consistait à sculpter un bouddha de marbre haut de 11,45m et à le transporter ensuite vers Rangoon [3]. Cette pratique rappelle d’ailleurs celle des conquérants de la Birmanie précoloniale qui ramenaient et réinstallaient les statues royales des régions vaincues vers leur ville d’origine pour marquer leur victoire et soumettre la population.</p>
<p style="text-align:justify">La junte militaire a recours à cette  pratique parce qu’elle a eu des échos dans la population qui reste très attachée aux traditions culturelles et religieuses. Mais la motivation de la junte militaire va bien au-delà de la cause religieuse, car elle est aussi politique. En effet, en entretenant ainsi le sentiment religieux des birmans par la louange des Bouddha, celle-ci louera aussi le pouvoir en place qui met en valeur la foi bouddhique [4].  Ce « mécanisme » permet de renforcer le contrôle de la junte sur la population et consolide son monopole sur la religion bouddhiste.</p>
<p style="text-align:justify">On peut se poser alors la question sur la réaction de la population, est-elle vraiment dupe? Dans une communication verbale recueillie par John Sisley, un birman témoigne</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify">« Ils ne font que des choses inutiles. Ce que le peuple voudrait vraiment, ce ne sont pas des cérémonies de ce type […] Comme le disait Aung San, la politique devrait être séparée de la religion. La population pense la même chose » [5].</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify">Cette pensée est partagée par la majorité de la population birmane mais celle-ci est consciente de sa propre impuissance, elle se plie aux différentes requêtes de la junte.</p>
<p style="text-align:justify">L’instrumentalisation de la religion est néfaste pour l’ordre religieux car d’une part, elle divise le Sangha (l’ensemble du corps religieux) entre ceux qui « collaborent » avec la junte militaire et ceux qui affichent une hostilité et d’autre part, elle dégrade l’éthique religieuse par la corruption de certains moines qui entrent dans le jeu de la junte militaire. En effet, les moines ont toujours joué le rôle d’intermédiaire dans la société. Aujourd’hui, ils jouent le rôle d’intermédiaires entre la population et le pouvoir et beaucoup d’entre eux n’hésitent pas à monnayer les services rendus à la population ou à soutirer de l’argent à la population en prétextant une fin religieuse [6]. Cependant, on aurait tort de croire à une corruption générale au sein du Sangha car une frange affirme leur opposition et dénonce la pratique de la junte. Cette frange est d’ailleurs un acteur central dans les mobilisations de 2007 et depuis lors, ils ont été la cible de répression et d’arrestation par le pouvoir. Depuis ces événements, les monastères sont étroitement surveillés [7].</p>
<p style="text-align:justify">Aujourd’hui, des sanctions et des embargos ont été mis en place pas la communauté internationale mais les ressources naturelles dont regorgent la Birmanie ne cessent d’attirer la convoitise de certaines puissances comme la Chine ou l’Inde qui sont prêtes à fermer les yeux sur les pratiques peu démocratiques de la junte [8].</p>
<p style="text-align:justify">&#8212;</p>
<p style="text-align:justify"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify">[1] Sisley, John. 2001. « La robe et le fusil : Le bouddhisme et la dictature militaire en Birmanie ». Revue d’études comparatives Est-Ouest(32) n°1 pp 175-198.</p>
<p style="text-align:justify">[2] Lubeigt, G. 1995. « Le don de la robe : aspects socio-économiques d’un acte méritoire chez les bouddhistes de Birmanie », dans notes sur la culture et la religion en péninsule indochinoise. Paris : L’Harmattan. pp 23-41.</p>
<p style="text-align:justify">[3] Sisley, John. 2001. Id.</p>
<p style="text-align:justify">[4] Idem.</p>
<p style="text-align:justify">[5] Dailymotion. Birmanie : Comment informer? <a href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/bouddhisme%2Bbirmanie/video/x35mmk_birmanie-comment-informer-partie-1_politics">En ligne</a>. (page consultée le 27 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify">[6] Sisley, John. 2001. Id.</p>
<p style="text-align:justify">[7] Sabrié, Marion. 2007. Birmanie : vers une démocratisation ou un renforcement de l’appareil dictatorial?  <a href="http://echogeo.revues.org/index2021.html">En ligne</a>. (page consultée le 27 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify">[8] Youtube. Myanmar monk leadthe protest in Burma. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=xxeaXdZWB1U">En ligne</a>.  (page conslutée le 27 juin 2008)</p>
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