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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>Épopée philippine &#8211; épisode 5</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 00:16:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sandravilder</dc:creator>
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		<description><![CDATA[25 juin 2012
Vive le Québec ! (même si c&#8217;était hier le 24)
Il pleut enfin ! Cette semaine, il n&#8217;a pas plu et ça s&#8217;est senti par la chaleur toujours plus encombrante. J&#8217;ai l&#8217;impression de ne pas avoir fait grand chose&#8230; Je suis allée en cours, je me suis fait volé mon porte monnaie, j&#8217;ai transpiré&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>25 juin 2012<br />
Vive le Québec ! (même si c&#8217;était hier le 24)<br />
Il pleut enfin ! Cette semaine, il n&#8217;a pas plu et ça s&#8217;est senti par la chaleur toujours plus encombrante. J&#8217;ai l&#8217;impression de ne pas avoir fait grand chose&#8230; Je suis allée en cours, je me suis fait volé mon porte monnaie, j&#8217;ai transpiré&#8230; Une semaine vraiment ordinaire.</p>
<p>J&#8217;ai eu mes premiers cours de tagalog. Les premières séances d&#8217;un cours de langue débutant ont toujours un côté enfantin, naïf et néanmoins jouissif. Ça à l&#8217;air difficile mais on rigole, on se fait des copaings dans la classe, la professeure parait gentille&#8230; Mais moi je SAIS qu&#8217;après je vais m&#8217;arracher les cheveux. Enfin, j&#8217;ai bien rigolé.<br />
On est un peu moins d&#8217;une dizaine et comme c&#8217;est un cours pour les non-philippins, il y a deux américaines qui ont pas l&#8217;air sympa voir rébarbatives, un mexicain pas très rocambolesque et trois japonais très enthousiastes, très japonais qui te font croire qu&#8217;ils sont nuls en tagalog comme moi mais en fait ils savent déjà parler, les fourbes.</p>
<p>Moi ça m&#8217;a beaucoup perturbé de parler à des japonais parce que non seulement j&#8217;avais oublié comment c&#8217;était de parler à un japonais ! Aucun silence possible ! À n&#8217;importe quelle phrase ou même interjection, ils vont faire des &#8220;oooooooh!&#8221; ou des &#8220;aaaaaaah!&#8221; en hochant la tête un peu trop vite. Bref j&#8217;ai bien ris en imaginant une &#8220;date&#8221; à la japonaise, avec leurs manies de répéter ce que tu viens de dire et de faire de bruyants aaaaaaaaaah et oooooooooh, on doit pas s&#8217;ennuyer !!<br />
L&#8217;autre chose, c&#8217;était que j&#8217;avais des bouts de japonais qui me revenait dans la tête, alors là mon cerveau s&#8217;est mis à fumer et à faire des bruits de tuyaux, parce qu&#8217;entre le français et l&#8217;anglais que je parle tous les jours, le tagalog que j&#8217;apprends et le japonais et l&#8217;espagnol dont je me souviens, c&#8217;est le chaos linguistique.</p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" src="http://www.yogainmanila.org/images/HEADER.jpg" alt="" width="300" height="200" /></p>
<p>À part ça, je me suis inscrite dans un genre de club de yoga, j&#8217;ai donc eu des courbatures tout le reste de la semaine&#8230; J&#8217;avais fait seulement deux fois du &#8220;hot yoga&#8221; à Montréal. Ici c&#8217;est pas pareil, mais c&#8217;est &#8220;hot&#8221; quand même, pas de clim ni de ventilation dans la salle&#8230; Par contre on a pas le droit de boire. Depuis 10min avant la séance à 10 min après&#8230; étrange. Et frustrant. Il ne faut pas non plus manger une demi heure avant et après. Par contre on a le droit de texter. À bah oui, le téléphone cellulaire ici c&#8217;est comme un joker, il existe dans un monde parallèle, il est toujours admis, ou plutôt, jamais considéré. Je suis sûre qu&#8217;au théâtre ils doivent annoncer &#8220;éteignez vos ordinateurs, ne vous levez pas pour aller aux toilettes pendant la représentation, merci&#8221; &#8230; Toujours est-il que moi ça m&#8217;a dérangé la fille devant qui textait, assise nonchalamment, pendant que moi j&#8217;essayais de me tordre d&#8217;une façon pas naturelle en essayant d&#8217;avoir l&#8217;air zen.</p>
<p>Finalement, j&#8217;ai jusqu&#8217;au 4 juillet pour rendre mon devoir. Alors cette fin de semaine, je ne rigole pas et hop hop hop au boulot. En face de chez moi, le Zombie Lounge offre à la fois le wifi et la clim. Alors j&#8217;essaie de travailler là, au rythme des basses de la musique à fond. Les Cranberries n&#8217;ont jamais eu autant de pertinence qu&#8217;ici ! L&#8217;influence de l&#8217;alliance britanico-nippone sur le sort de la Chine pendant la conférence de la paix à Versailles en 1919 avec en fond &#8220;ZOOOOOMBIIIE, ZOOOOMBIEEEE&#8221;. Oui, oui. Et &#8220;TODAY, is gonna be the day that they&#8217;re gonna throw it back to you&#8221;&#8230;  &#8221;And after aaaaaaaaaaaaaall, you&#8217;re my wonderwaaaaaaaaaaaaaaaaall&#8221;. Pfff un peu de sérieux. Tant qu&#8217;ils ne me remettent pas Mariah Carey, tout va bien.</p>
<p>Les nouilles instantanées sont mes amies. C&#8217;est impressionnant de voir que le supermarché y consacre un rayon entier. Mais pas juste un côté hein, les deux côtés, rien que des nouilles ! Toutes les tailles, tous les goûts, toutes les marques, pas épicé, un peu, beaucoup, tout ça  entre 6,50 et 20 pesos.</p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" src="http://us.123rf.com/400wm/400/400/artemisphoto/artemisphoto1103/artemisphoto110300002/9051256-nouilles-instantanees-seches-sur-fond-blanc.jpg" alt="" width="300" height="200" /></p>
<p>En parlant de nourriture, cette semaine, j&#8217;ai mangé deux fois de la salade et OUAW je me suis retenue de pas faire une danse de joie tellement ça m&#8217;a fait plaisir d&#8217;avoir du frais et croquant dans ma bouche ! Tout est frit ou presque ici&#8230; Et puis les aliments de bases sont le riz et la viande, les légumes c&#8217;est de temps en temps, jamais d&#8217;excès. Et alors j&#8217;ai mis du vinaigre dans ma salade, ohlala c&#8217;était BON ! (pour ceux qui sont pas au courant, j&#8217;AIME le vinaigre).</p>
<p>J&#8217;ai la solution de ma question sur les toilettes !!! Les philippins sont des coquins ! Ils nous font croire qu&#8217;ils s&#8217;essuient pas les fesses avec du papier et qu&#8217;ils se lavent à chaque fois, FOUTAISES ! Je les ai vu ! En fait ils font comme moi, ils amènent leur papier avec eux. Même des trucs très sophistiqués, genre distributeur de papier toilette en plastique ! Je suis sûre que les riches ils ont un truc automatique avec un bouton et tout. Et puis dans les bars et restaurants il y a toujours PLEIN de serviettes en papier sur la table, ben en fait, c&#8217;est pour ça !! Ah les fourbes !</p>
<p>Je sors d&#8217;une autre séance de yoga. C&#8217;était pas le même prof et j&#8217;ai pas du tout aimé parce qu&#8217;en plus du prof il y avait une fille qui &#8220;corrigeait&#8221; les gens. Sauf qu&#8217;elle s&#8217;est acharnée sur moi, évidemment ! Elle ne me laissait pas tranquille un moment ! Bon ça va là, je suis pas une experte, y a des trucs j&#8217;y arrive pas encore, mais non elle insistait ! Ça m&#8217;a stressé et pas du tout détendu, en plus elle me parlait en même temps que le prof du coup je comprenais rien, bref, quel mauvais moment ! C&#8217;était pas du tout zen. Mon libertisme indépendantisme qui me pousse à avoir envie de faire que ce que je veux, s&#8217;est senti brimé. J&#8217;ai lu un jour dans l&#8217;horoscope d&#8217;un journal quotidien que j&#8217;étais &#8220;l&#8217;esprit libre du zodiaque&#8221;, avec ce que ça veut dire et ce que ça veut pas dire&#8230; Malheureusement je ne suis pas un chevalier (du zodiaque&#8230; ha ha ha&#8230;)!</p>
<p>Je crois que je vais me décider à créer ma propre école de méditation zen. L&#8217;art de ne rien faire. On restera assis, tranquillement, à revenir aux choses essentielles, genre respirer, les yeux bien ouverts sur le monde. Dans une salle avec un bon ventillo, de la lumière, de l&#8217;eau à volonté et des mangues coupées en dés à l&#8217;infini. Ça c&#8217;est zen ! Je ferais payer bien cher pour avoir plus de crédibilité et je me paierais des masseurs suédois employés à l&#8217;année. Hum bon je dérive.</p>
<p><a href="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/05/chinese-man.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-903" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/05/chinese-man-300x225.jpg" alt="chinese man" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Ah oui j&#8217;oubliais ! Hier on est allé à la fête de la musique à Manille, organisé par l&#8217;ambassade française. En gros, ils font ça depuis plusieurs années et les philippins ont trouvés ça cool, alors ils l&#8217;organisent chaque année. Ce jour là, il y avait un groupe connu, Chinese Man. C&#8217;était dans makati, la ville dans Manille qui ressemble pas aux Philippines. Il y a des gros buildings partout, un peu comme au Japon à Shinjuku, mais avec un côté philippin quand même : des immeubles en construction jamais achevés, des enfants qui mendient, des gens qui conduisent comme des calus&#8230;  (Note pour les gens qui sont pas du sud de la France : Calu : Fou &#8220;Il faut être calu pour monter la Gineste en courant au mois d&#8217;aout …et à midi encore&#8230;&#8221; du &#8220;dictionnaire marseillais&#8221;)</p>
<p>C&#8217;est ça de traîner avec une marseillaise à Manille, on reprend les bonnes vieilles expressions&#8230;</p>
<p>Sur ce, à bientôt mes braves !</p>
<p>&#8220;Les faits sont têtus.&#8221; Lénine</p>
<p>Sandra Vilder (Mon blog d&#8217;écriture <a href="http://facondeetbagou.wordpress.com/">http://facondeetbagou.wordpress.com/</a> )</p>
<p>N.B. : Je vous rappelle que cette &#8220;épopée&#8221; a été écrite sous forme de courriels envoyés à mes amis et ma famille pendant mon séjour aux Philippines l&#8217;année dernière. Je suis donc familière et peut-être parfois, les gens qui ne me connaissent pas doivent trouver ça ennuyant&#8230; Mille excuses !</p>
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		<title>Épopée philippine &#8211; Épisode 4</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 14:15:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sandravilder</dc:creator>
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		<description><![CDATA[21 juin 2012 
Morning Ma&#8217;am ! 
Dimanche, Clémence et moi avions décidé de partir de Manille. Comme on annonçait de la pluie, on s&#8217;est dit qu&#8217;on n&#8217;allait pas escalader un volcan. Alors on est allé à Santa Cruz et Pagsanjan. On prends trois jeepneys dont une dans le mauvais sens, on se fait indiquer où [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">21 juin 2012 </span></p>
<p><span style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">Morning Ma&#8217;am ! </span></p>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">Dimanche, Clémence et moi avions décidé de partir de Manille. Comme on annonçait de la pluie, on s&#8217;est dit qu&#8217;on n&#8217;allait pas escalader un volcan. Alors on est allé à Santa Cruz et Pagsanjan. On prends trois jeepneys dont une dans le mauvais sens, on se fait indiquer où sont les bus, là on chope un bus déjà en route indiquant &#8220;Santa Cruz, Laguna bay&#8221; et hop en avant 2h30 de bus climatisé. Ça s&#8217;est bien passé, j&#8217;avais prévu un pull, mais le plastique qui recouvre tous les sièges est assez désagréablement en plastique&#8230;</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">On approche, peu à peu, le bus se vide, entre deux stop dans la même ville, des marchands montent pour vendre des &#8220;Buko Pie&#8221; ( des tartelettes de jeunes noix de coco ), des bouteilles d&#8217;eau, des trucs et des bidules. Avec nos têtes de pas assez dormi, ils ont pas insisté avec nous. Le mec qui fait payer les tickets s&#8217;approche, nous demande où on va, on dit Pagsanjan falls et là il nous dit que le chauffeur peut nous emmener en tricycle. Ok pourquoi pas, même si on avait envie d&#8217;éventuellement se promener avant d&#8217;y aller&#8230; bref. Donc le chauffeur, pas loin de 3h de route en bus, c&#8217;est pas grave, il enchaîne avec son tricycle, aucun problème&#8230;</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">Forcement, il nous emmène chez des potes à lui qui vendent le tour sur la rivière pour arriver à la waterfall. On se sent un peu piégé, alors on dit qu&#8217;on va faire un tour avant de se décider. Là, il y a un mec qui nous suit &#8220;pour nous montrer où manger&#8221;, non mais ÇA VA OUI ? Il voulait pas nous lâcher, c&#8217;était pénible, mais on a réussi à le semer. On se balade et on se dit qu&#8217;on va prendre le tour parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;autre manière d&#8217;arriver à la cascade.</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">Non mais j&#8217;étais à doigt deux d&#8217;exploser à la fin de la journée avec tout cette infantilisation des femmes et encore plus des femmes blanches, comme si on allait se casser comme du crystal au moindre coup de vent ! Toujours à nous protéger, à nous dire quoi faire, à nous guider, raaaaaaaaaaah !</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal"><a href="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/7413682414_393a883ffa_c.jpg"><img class="size-medium wp-image-895 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/7413682414_393a883ffa_c-300x225.jpg" alt="À Pagsaysay, juin 2012" width="300" height="225" /></a></div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">On revient voir nos boatmans, on paye et on s&#8217;en va roucouler paisiblement sur le fleuve, sur un canoe, cernées de deux &#8220;boatman&#8221; qui nous demandent les classiques questions : Where are you from ? What&#8217;s your name ? Are you married ? Do you have children ? Are you single ? &#8230; Le bonhomme nous dit qu&#8217;on devrait avoir un filipino boyfriend. En gros, c&#8217;est pas grave s&#8217;il est marié et a 5 enfants quoi. Génial.</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">On s&#8217;arrête à un genre de barbecue de passage, un gars nous demande si on veut payer la bouffe de nos boatmans, on arrive pas à dire non, et on mange aussi des brochettes de poulet avec ÉVIDEMMENT du riz. On repart, on croise des millions de coréens qui font la gueule, on dirait qu&#8217;ils aiment pas du tout se faire promener sur un fleuve, ou alors c&#8217;est ptet parce qu&#8217;on leur a mis tous les mêmes chapeaux moches, je ne sais pas. En tout cas on a croisé aussi des touristes de quelque part au moyen orient, eh ben ils avaient l&#8217;air beaucoup plus heureux !</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">On arrive finalement à la fameuse cascade. Là, bouchon de canoés de coréens. On descend, on va derrière les rochers et voilà la cascade. De loin elle avait pas l&#8217;air spécialement ouaw, mais bon, tous les boatmans philippins ont un grand sourire en nous voyant et ils nous demandent TOUS &#8220;do you enjoy ? I hope you enjoy&#8221; Oui oui, on enjoy super much. Au début sceptique, je me laisse entraîner et on va sur une plateforme en bambou tirée par un gars avec une corde installée en avant.</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">Je pense naïvement que c&#8217;est pour se rapprocher afin de mieux voir, mais en fait je comprends vite pourquoi j&#8217;avais entendu &#8220;good massage&#8221;, c&#8217;est qu&#8217;on passe dessous en fait ! Et c&#8217;est violent toute cette masse d&#8217;eau qui tombe ! Ça fait presque mal. Enfin c&#8217;est drôle, surtout qu&#8217;on a fait la traversée avec deux coréennes coincées qui nous tiraient les manches (je ne sais pas ce qu&#8217;elles voulaient&#8230;) , entièrement habillées avec des souliers fermés et des chaussettes, je les plains parce qu&#8217;on a finit comme si on avait plongé dans l&#8217;eau quoi.</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">D&#8217;ailleurs c&#8217;est ce qu&#8217;on a fait, et la trentaine de touristes philippins <span style="font-size: 13.200000762939453px">qui étaient là nous a trouvé super rebelles de sauter dans l&#8217;eau sans nos bouées ! Ouaw ! En fait je pense que pas mal de philippins ne savent pas nager. Du coup, c&#8217;est devenu nos potes du moment. On revient quelques minutes plus tard entourées de la trentaine de philippins, je vous dis que nos deux boatmans ils tiraient la tronche ! Oui ! Ils étaient jaloux ! Ahah, ça m&#8217;a bien fait rire, et en même temps, la femme indépendante que je suis s&#8217;est révoltée contre cet espèce de protectionnisme paternel de convoitise totalement inappropriée et irrespectueuse. </span></div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal"><span style="font-size: 13.200000762939453px">Les trente gars voulaient prendre une photo avec nous (les philippins adoooorent les photos) et les deux boatmans nous pressaient en disant qu&#8217;il fallait partir très vite (alors que juste avant ils nous disaient de prendre notre temps) bref faut arrêter le délire les enfants.</span></div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal"><span style="font-size: 13.200000762939453px"><br />
</span></div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">D&#8217;ailleurs mon intégrité de femme a été durement attaquée quand plus tard dans la journée, une troupe d&#8217;enfant nous demandent vaguement<span style="font-size: 13.200000762939453px"> des sous (ils avaient surtout l&#8217;air de s&#8217;ennuyer) et l&#8217;un deux nous lance &#8220;God bless your open vagina&#8221;. Là je m&#8217;échauffe sérieusement, j&#8217;ai beau savoir que toutes les blanches ont une image de prostituée aux yeux ignares de la plupart des pays d&#8217;Asie, c&#8217;est quand même assez dégueulasse ! Ça m&#8217;a pris tout mon sang froid pour pas l&#8217;insulter pendant un quart d&#8217;heure en lui lançant des parpaings dans la gueule ! (Note pour les québécois, <a title="Définition wiki du parpaing" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Parpaing, http://www.quotidiendurable.com/images/parpaing.png"><strong><em>voilà ce qu&#8217;est un parpaing</em></strong></a></span><span style="font-size: 13.200000762939453px">) Mais c&#8217;est qu&#8217;il l&#8217;a répété deux fois ce sale gosse !</span></div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal"><span style="font-size: 13.200000762939453px"><br />
</span></div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal"><a href="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/7413696324_fb52fd0a59_c.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-896" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/7413696324_fb52fd0a59_c-300x225.jpg" alt="Pagsaysay, juin 2013, philippins très contents..." width="300" height="225" /></a></div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">On rentre, on se sèche, on se promène, on se perd, on se retrouve, nous sommes épuisées. On décide d&#8217;aller à Santa Cruz, parce qu&#8217;on avait vu quelque part qu&#8217;on pouvait voir le lac &#8220;laguna bay&#8221; depuis la ville, accessible à pied. Donc on prend une jeepney, on arrive, on demande, là personne ne voit de quoi on parle. On demande à plein de gens, ils nous indiquent une direction avec beaucoup de doute dans les yeux. On marche, on marche, là, un type nous aborde depuis sa moto. Il nous montre sa carte, c&#8217;est un gars du gouvernement et il veut nous aider parce que tu comprends, on est des blanches et on va se faire agresser (nonon, seulement insulter). Il nous a collé aux fesses, toujours en lâchant pas un pet de sourire, alors qu&#8217;on lui disait que c&#8217;était pas la peine, qu&#8217;on était très bien toutes seules, mais non. Et puis franchement, il n&#8217;y avait aucun danger.</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">On a quand même appris grâce à lui que les étrangers passent très rarement dans ce coin et que ça explique le comportement des gens : très curieux et extasiés de nous voir, surtout les enfants. Il y en a une petite, elle a osé venir me voir et me demander mon nom et me serrer la main alors je vous dis pas comment c&#8217;était la superhéros de sa gang ! Trop cute.</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">Bref on a vu notre lac, ou plutôt pas grand chose, c&#8217;était juste un bout de jetée où des bateaux de pêches se stationnent mais c&#8217;est vrai qu&#8217;il n&#8217;y avait pas grand chose à voir. Mais l&#8217;aventure s&#8217;est avérée remplie de découvertes !</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">On repart, le gouvernementeux nous colle toujours, il nous amène au marché, nous achète des avocats (à manger comme ça, sans rien, sans ma merveilleuse vinaigrette) et du jus de coco, tous les deux pas très bons, mais on se sent obligé de simuler le grand intérêt. On finit par lui dire qu&#8217;on va rentrer à Manille, parce qu&#8217;on en pouvait plus d&#8217;avoir Papa Gouvernement qui nous surveille. Il a même payé notre jeepney !</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">Enfin on en revenait toujours pas de ce gars. Plus tard en le racontant à des philippins ici (à Quezon City), ils nous ont dit que c&#8217;était bizarre et qu&#8217;il a sûrement du faire ça pour se donner de l&#8217;importance face à des étrangères, genre moi j&#8217;ai du pouvoir, de l&#8217;argent&#8230;</div>
<div style="color: #222222;font-family: arial, sans-serif;font-size: 13.200000762939453px;line-height: normal">
<div>On est rentré à Manille en un peu plus de 3h30, sous la pluie, épuisées.</div>
<div><a title="Photos de Pagsanjan - juin 2012" href="http://www.flickr.com/photos/76072858@N05/sets/72157630065684322/"><em><strong>Les autres photos du fleuve sont ici.</strong></em></a></div>
<div><em><strong><br />
</strong></em></div>
<div>Je m&#8217;arrête là, je vous enverrai un autre message pour raconter le reste de ma semaine.</div>
<div>Veni, vidi, vici !</div>
<div>Sandra Vilder ( <a title="Blog d'écriture de Sandra Vilder" href="http://facondeetbagou.wordpress.com/">Blog d&#8217;écriture</a> )</div>
</div>
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		<title>LE TIMOR ORIENTAL ET L&#8217;INDONÉSIE</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 02:27:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Colonialisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Par François Beauchamp
Le Timor Oriental est un territoire à l&#8217;est de l&#8217;île de Timor. D&#8217;abord colonie portugaise pendant environ quatre siècles, ce territoire fut envahi par l&#8217;Indonésie en 1975 et y a été annexé en 1976. Après une période de 23 ans du régime indonésien de Suharto, un référendum confirme le futur du pays : l&#8217;indépendance. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par François Beauchamp</p>
<p>Le Timor Oriental est un territoire à l&#8217;est de l&#8217;île de Timor. D&#8217;abord colonie portugaise pendant environ quatre siècles, ce territoire fut envahi par l&#8217;Indonésie en 1975 et y a été annexé en 1976. Après une période de 23 ans du régime indonésien de Suharto, un référendum confirme le futur du pays : l&#8217;indépendance. Mais pour quelle raison l&#8217;Indonésie s&#8217;intéresse à ce territoire? Et pourquoi les habitants du Timor Oriental décident d&#8217;être indépendants plutôt que de rester dans le grand ensemble indonésien?</p>
<p>En premier lieu, il faut savoir que ce pays a subi une expérience coloniale différente de l&#8217;Indonésie : ce sont bien les Portugais qui l&#8217;ont colonisé à partir du 16<sup>e</sup> siècle, et non les Hollandais, comme en Indonésie. La coupure de l&#8217;île en deux serait le résultat des négociations au sujet de la frontière entre les deux puissances européennes. Selon toute vraisemblance, l&#8217;expérience coloniale portugaise n&#8217;aurait pas donné lieu à une transformation radicale des mœurs des habitants ( la majorité de la population habiterait la campagne et serait attachée aux coutumes animistes).<a href="#_ftn1">[1]</a> Cependant, la décolonisation se produit bien plus tard que les autres nations environnantes, en 1975.<a href="#_ftn2">[2]</a> Le Portugal se trouve en effet dans une situation politique conflictuelle, et abandonne peu à peu les liens avec ses colonies, permettant l&#8217;émergence des idées indépendantistes dans ces colonies<a href="#_msocom_1">[Auteur in1]</a> .<a href="#_ftn3">[3]</a> Mais l&#8217;Indonésie s&#8217;oppose à la formation de cet état, et envahit le Timor Oriental la même année.</p>
<p>Les raisons justifiant cette invasion sont multiples. Officiellement, on parlait d&#8217;un retour de l&#8217;est de l&#8217;île de Timor à l&#8217;ensemble indonésien, qui aurait fait partie des royaumes javanais d&#8217;autrefois.<a href="#_ftn4">[4]</a> Cependant, après 400 ans d&#8217;expérience coloniale différente, et une religion différente (98% de la population est<a href="#_msocom_2">[Auteur in2]</a> catholique)<a href="#_ftn5">[5]</a>, on ne peut sans doute pas<a href="#_msocom_3">[Auteur in3]</a> parler d&#8217;une histoire commune. Une autre raison probable serait la recherche de ressources naturelles, principalement les hydrocarbures. En 1973, alors qu&#8217;une première crise du pétrole survient au niveau mondial, l&#8217;Indonésie est un exportateur important de pétrole. Le désir de s&#8217;accaparer encore plus de cette ressource explique l&#8217;invasion. Un troisième facteur vient toutefois s&#8217;ajouter. La crainte de voir le Timor Oriental du côté gauche de l&#8217;échiquier politique aurait forcé la main l&#8217;Indonésie. Les puissances occidentales étaient opposées à tout état communiste et auraient fait pression pour que les forces indonésiennes prennent le contrôle de toute l&#8217;île de Timor. Jakarta aurait sans doute mal vu la montée d&#8217;un état communiste tout juste à côté de ses frontières, craignant que l&#8217;idéologie se répande (le régime Suharto était sans pitié pour les communistes<a href="#_ftn6">[6]</a>). La communauté internationale a pris position pour condamner cette invasion (par une résolution aux Nations Unies), mais bien peu a été fait pour contraindre l&#8217;Indonésie à se retirer du pays.<a href="#_ftn7">[7]</a></p>
<p>Paradoxalement, l&#8217;occupation indonésienne aura fait naître un nationalisme plus revendicateur au sein de la société est-timoraise. Le régime Suharto prend le contrôle du territoire en 4 ans, avec force bombardements, massacres, déplacements de population, etc. On estime à 200 000 le nombre de morts lors de cet épisode (1975-79).<a href="#_ftn8">[8]</a> L&#8217;isolement du Timor Oriental des autres îles de l&#8217;Indonésie (notamment en raison des voies de communications que l&#8217;Indonésie ne développa pas), en aurait retardé l&#8217;intégration.<a href="#_ftn9">[9]</a> La politique de scolarisation basée sur la langue indonésienne aurait failli à intégrer la population est-timoraise au grand ensemble archipélagique. On note donc que l&#8217;isolement et la répression seront du même ordre que ce que les Hollandais avaient fait subir aux Indonésiens; en outre,  le développement de l&#8217;exploitation des ressources naturelles au profit de Jakarta, rappelle les pratiques mercantiles du colonialisme. <a href="#_msocom_4">[Auteur in4]</a></p>
<p>Après la chute de Suharto, en 1998<a href="#_msocom_5">[Auteur in5]</a> , le gouvernement de transition de Jakarta décida de proposer un référendum à la population du Timor Oriental, dans la foulée de démocratisation en Indonésie.<a href="#_ftn10">[10]</a> On avait le choix entre l&#8217;autonomie à l&#8217;intérieur de l&#8217;Indonésie ou l&#8217;indépendance. Le résultat du scrutin fut l&#8217;indépendance, choisie à 78,5%.<a href="#_ftn11">[11]</a> Pour reprendre l&#8217;expression de Anderson, on dira que l&#8217;Indonésie &#8221;a échoué à imaginer le Timor Oriental comme étant indonésien&#8221;. <a href="#_ftn12">[12]</a> L&#8217;état indonésien aura échoué à incorporer le Timor Oriental dans le contexte historique, à traiter sa population d&#8217;égal à égal (et l&#8217;a plutôt traité dans un contexte colonisateur-colonisé) et à intégrer la population au langage indonésien, excluant d&#8217;office les jeunes est-timorais aux hautes sphères administratives. Tout ceci explique pourquoi une majorité des habitants de l&#8217;est de l&#8217;île de Timor, n&#8217;ont jamais pu se sentir, ou &#8216;&#8217;s&#8217;imaginer&#8221;, Indonésiens.</p>
<p style="text-align: center"><strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wqhVrIN32fk"></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wqhVrIN32fk">Court reportage sur la demande de justice de la population est-timoraise envers l\&#8217;invasion indonésienne</a></em></strong></p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><strong><em><br />
</em></strong></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> BOUVIER, P. et K. VANDERPUT, <em>Timor Oriental : le combat d&#8217;un peuple</em>, L&#8217;Harmattan, 2001, p.53</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a><em> Idem</em>, p.50</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> www.easttimornow.com/about-east-timor/history.aspx</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> BOUVIER, <em>op.cit., </em>pp.51-53</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> http://www.easttimornow.com.au/about-east-timor/fast-facts.aspx</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> BOUVIER, <em>op.cit., </em>49</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a><em> Idem</em> p.83-84</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a><em> Idem</em> p.70</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Voir carte, <em>idem</em>, p. 78</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a><em> Idem</em>, p.160</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> http://www.democracynow.org/1999/9/6/east_timor_referendum_results</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> ANDERSON, B., <em>Imagining East Timor</em>, publié dans Arena Magazine No.4, 1993</p>
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		<title>MINORITÉS ETHNIQUES EN INDONÉSIE</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 02:23:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Minorités]]></category>
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		<description><![CDATA[Par François Beauchamp
L&#8217;Indonésie regroupe 14 000 îles. À l&#8217;évidence, un territoire aussi éclaté laisse place à toutes sortes de coutumes locales et d&#8217;identités différentes. Comment alors unifier le pays, avec toutes ses différences ethniques ou religieuses?  La période précédent la montée de Suharto avait vu se multiplier les partis politiques régionaux et à intérêts très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par François Beauchamp</p>
<p>L&#8217;Indonésie regroupe 14 000 îles. À l&#8217;évidence, un territoire aussi éclaté laisse place à toutes sortes de coutumes locales et d&#8217;identités différentes. Comment alors unifier le pays, avec toutes ses différences ethniques ou religieuses?  La période précédent la montée de Suharto avait vu se multiplier les partis politiques régionaux et à intérêts très locaux ou ethniques. Cette pluralité avait affaiblit le système politique central, et constitue une des raisons du coup d&#8217;état de 1966 : rétablir un gouvernement central fort. Après la chute de Suharto en 1998, les partis à saveur locale se sont de nouveau multipliés. Les législateurs en place ont craint pour la stabilité du pays, et afin de contrôler le climat politique et d&#8217;éviter que les partis deviennent le véhicule de conflits ethniques, certaines mesures ont été instaurées. La marge pour qu&#8217;un parti politique puisse avoir des sièges au niveau du gouvernement central est passé de 2 à 2,5%. De surcroît, en 2002, une Loi sur les partis politiques exige que les partis soient présents dans 50% des provinces et 50% des districts pour pouvoir contester une élection.<a href="#_ftn1">[1]</a> Ceci vise à favoriser une base territoriale plus large aux partis.</p>
<p>Cependant, on a fait des concessions. La région d&#8217;Aceh a toujours eu de fortes revendications d&#8217;autonomie, et un mouvement d&#8217;indépendance a été créé, le Mouvement pour la libération d&#8217;Aceh, depuis la période Suharto. Afin de calmer le jeu, le nouveau système politique après 1998 a autorisé la participation d&#8217;un parti politique local et a accordé plus d&#8217;autonomie à la région ,  après avoir tenté en vain de mater par la force ce mouvement en 2003.<a href="#_ftn2">[2]</a> Les députés locaux obtinrent ainsi le droit de contester les élections au niveau de la région d&#8217;Aceh sans avoir une base dans les autres provinces.</p>
<p>La minorité Papoue a reçu moins d&#8217;autonomie. Présente à l&#8217;ouest de l&#8217;île de la Nouvelle-Guinée, une région riche en ressources, elle s&#8217;est vu imposé un programme de transmigration et d&#8217;implantation économique directement sur le territoire. On a fait d&#8217;importantes concessions pour favoriser l&#8217;essor minier et forestier. Évidemment, les Papoues ont contesté ces violations de leur territoire ancestral, mais n&#8217;ayant pas assez de représentation politique, le programme a continué. Les autorités centrales ont même encouragé le développement économique au détriment des droits de la minorité papoue. Bien que des efforts soient fait par les compagnies exploitant les terres, qui cherchent à engager plus de travailleurs issus de la minorité papoue dans leurs exploitations, les personnes arrivant de l&#8217;île de Java et d&#8217;ailleurs en Indonésie continuent d&#8217;occuper les meilleurs postes dans les compagnies et à l&#8217;intérieur du système politique régional.<a href="#_ftn3">[3]</a></p>
<p>Le peuple Toraja, qui occupe l&#8217;intérieur des terres de l&#8217;île de Sulawesi, a commencé à revendiquer le droit de continuer certaines pratiques rituelles (avec le sacrifice bovin) comme étant partie intégrante de leur culture. L&#8217;essor du tourisme a grandement contribué à ce que ces pratiques soient reconnues comme faisant partie d&#8217;une branche d&#8217;Hindouisme balinais, avec l&#8217;aide d&#8217;officiels gouvernementaux provenant de la minorité Toraja.<a href="#_ftn4">[4]</a> Il aura fallu une prise de conscience des droits indigènes ainsi qu&#8217;une dose de politique au niveau du gouvernement central pour qu&#8217;on cesse de voir ces rituels comme de la barbarie et les accepter comme un droit de la minorité des Toraja.</p>
<p>La minorité chinoise est dans une position un peu différente. La diaspora chinoise occupe une place surtout économique depuis plusieurs siècles en Indonésie, comme à peu près partout en Asie du Sud-Est. Contrairement à plusieurs groupes en Indonésie, les Chinois ont longtemps été vus comme des étrangers et non pas comme des minorités régionales. Les politiques leur interdisant de posséder des terres les a confiné aux secteurs commerciaux. De nos jours cependant, on peut comprendre que quiconque a un poids et un succès économique a beaucoup plus de chances d&#8217;occuper ou de désirer une place  au niveau politique.<a href="#_ftn5">[5]</a> Ils peuvent par contre être encore considérés comme &#8221;étrangers&#8221; malgré leur présence depuis longtemps. C&#8217;est pourquoi lorsqu&#8217;ils tentent de participer au processus politique, ils font face à des préjugés raciaux, comme en témoigne les attaques raciales, 2012, contre un candidat membre de la communauté chinoise, Basuki Tjahaja Purnama, au niveau de la localité de Jakarta.<a href="#_ftn6">[6]</a></p>
<p>Avec ces quelques exemples, on peut voir que la question des minorités ethniques reste difficile en Indonésie. On remarque que certains groupes ethniques ou régions où l&#8217;identité est plus forte réussissent mieux à obtenir une représentation politique ou à faire reconnaître leurs droits d&#8217;une façon officielle, mais qu&#8217;aucune politique n&#8217;est mise en place d&#8217;une façon systématique pour inclure les différences des groupes minoritaires. On parle plutôt de réactions aux mouvements de contestation que de stratégies d&#8217;inclusion des différences. On tente de bloquer les tentatives d&#8217;organisations politiques régionales afin d&#8217;éviter la montée de véhicules politiques pouvant avoir un agenda sécessionniste propulsé par la conscience ethnique. Il est vrai que dans un pays fragmenté en plusieurs îles, il serait difficile pour la cohésion nationale d&#8217;accorder trop de pouvoir au niveau local. On pourrait cependant y voir un désir de maintien du statut quo par les élites de l&#8217;île de Java, la région la plus importante et le siège du gouvernement central. Nul doute que les yeux seront tournés vers l&#8217;Indonésie durant les prochaines années pour observer les réussites ou les échecs politiques d&#8217;un état à garder une cohésion nationale malgré les divers groupes ethniques présents sur le territoire.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> HILLMAN, Ben, <em>Ethnic politis and local political parties in Indonesia</em>, publié dans <em>Asian Ethnicity</em>, Routledge, pp. 419-440, 13 août 2012</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Idem, p. 424</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Minority Rights Group International, <span style="text-decoration: underline">http://www.minorityrights.org</span></p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a><em> Indonesia : A Country Study, </em>section <em>Toraja</em>, Washington GPO for the Library of Congress, 1993, disponible sur <span style="text-decoration: underline">http://countrystudies.us/indonesia</span></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Lire le chapître <em>Chinese and the State : the Jewish analogy</em>, dans T<em>o Nation by Revolution, Indonesia in the 20<sup>th</sup> Century, </em>par A. Reid, Université de Singapour, 2011</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> MCDOWELL, Patrick, Racial Slurs Cloud Indonesia Election, The Wall Street Journal, 19 septembre 2012</p>
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		<title>POURQUOI LA PIRATERIE EN INDONÉSIE?</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 02:14:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par François Beauchamp
La recrudescence de la piraterie dans les mers de l&#8217;Asie du Sud-Est, particulièrement dans le détroit de Malacca, est un problème de plus en plus criant. On assiste depuis 2010 à un regain du nombre d&#8217;attaques contre des bateaux, surtout commerciaux. Mais pour quelles raisons la piraterie regagne-t-elle du terrain ainsi? Quelle est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par François Beauchamp</p>
<p>La recrudescence de la piraterie dans les mers de l&#8217;Asie du Sud-Est, particulièrement dans le détroit de Malacca, est un problème de plus en plus criant. On assiste depuis 2010 à un regain du nombre d&#8217;attaques contre des bateaux, surtout commerciaux. Mais pour quelles raisons la piraterie regagne-t-elle du terrain ainsi? Quelle est la réponse des autorités des pays, notamment l&#8217;Indonésie? Est-ce<a href="#_msocom_1">[Auteur in1]</a> un problème nouveau?</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-879" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/Untitled21.png" alt="Untitled2" width="498" height="435" /></p>
<p>De nos jours, la moitié des attaques pirates semblent avoir lieu dans la région de la Corne de l&#8217;Afrique, au large de la Somalie<a href="#_ftn1">[1]</a>,et ainsi captent<a href="#_msocom_2">[Auteur in2]</a> l&#8217;imaginaire dans la sphère médiatique, il ne faut pas oublier que d&#8217;autres endroits subissent aussi des attaques de pirates.<a href="#_msocom_3">[Auteur in3]</a> Ainsi, la piraterie est également présente, non seulement dans toutes les mers avoisinantes de la région de l&#8217;Asie du sud-est, mais en particulier dans le détroit de Malacca (au sud de Singapour).</p>
<p>Entre 2000 et 2009, on rapporte 3413 attaques au total dans le monde, qu&#8217;elles soient réussies ou non.<a href="#_ftn2">[2]</a> On note aussi que ce nombre pourrait être plus élevé, puisque ce ne sont que les attaques rapportées (les compagnies victimes peuvent être réticentes à rapporter ces crimes, de peur de voir augmenter le prix de leurs assurances).<a href="#_ftn3">[3]</a> Peter Chalk énonce certains facteurs qui contribuent à l&#8217;augmentation du nombre d&#8217;attaques : le rapetissement des équipages, du aux meilleures techniques de navigation et au stratégie de réduction des coûts, la difficulté de la surveillance en mer, le laxisme de la sécurité portuaire et côtière, la corruption du système judiciaire par le crime organisé (dans certains cas), la propension des compagnies maritimes à payer de larges rançons pour récupérer leurs bateaux (ce qui est moins cher que d&#8217;en acheter d&#8217;autres) et la prolifération mondiale des armes à feu.<a href="#_ftn4">[4]</a></p>
<p>Dans la région de l&#8217;Indonésie, plusieurs raisons<a href="#_msocom_4">[Auteur in4]</a> ont été avancées pour expliquer la piraterie. La faillite sociale serait un facteur aggravant qui pousse<a href="#_msocom_5">[Auteur in5]</a> les gens à commettre des actes de piraterie.<a href="#_ftn5">[5]</a> On parle aussi des conditions sociales qui se sont détériorées après la crise asiatique de 1997. Plus récemment, avec les misères économiques des récentes années, depuis 2008, sans aucun doute le phénomène s&#8217;est amplifié.<a href="#_msocom_6">[Auteur in6]</a> On considère aussi l&#8217;aspect historique : la piraterie, aurait été une forme d&#8217;entreprise économique pour certaines localités dès le XII<sup>e</sup> siècle, et plus tard aurait été repris par les sultanats à partir du XIIIe siècle. Avec la colonisation et la montée du trafic maritime commercial, les attaques auraient augmentés, avant que l&#8217;on ne tente des mesures pour les contrer.<a href="#_ftn6">[6]</a> Le désœuvrement, l&#8217;insularité imprégnant les habitants<a href="#_msocom_7">[Auteur in7]</a> d&#8217;une culture maritime et les facteurs historiques expliqueraient donc la piraterie en Indonésie.</p>
<p>Récemment, on remarque un genre nouveau de crime maritime : la piraterie perpétrée par les groupes islamistes.<a href="#_msocom_8">[Auteur in8]</a> Depuis les événements du 11 septembre 2001, en effet, on bloque les sources de  financement des groupes islamistes radicaux, au niveau mondial. Cela pousse ces organisations radicales à trouver des sources de financement alternatives, comme le vol de cargaisons et les demandes de rançons. En Indonésie, il existe de ces groupes radicaux, comme le Jemaah Islamiyah, lié à Al-Qaeda, ou le Free Aceh Movement, un groupe séparatiste islamique radical.<a href="#_ftn7">[7]</a><a href="#_msocom_9">[Auteur in9]</a> Les raisons expliquant la piraterie ne seraient donc plus seulement un acte de survivance, mais bien avec un but politique.</p>
<p>La réponse des autorités en place est difficile. L&#8217;intervention en mer pose problème. La fin de la Guerre Froide, et le retrait des troupes américaines aidant à la surveillance maritime, amplifieraient<a href="#_msocom_10">[Auteur in10]</a> le besoin des états de la région de l&#8217;Asie du Sud-Est d&#8217;augmenter eux-mêmes la surveillance.<a href="#_ftn8">[8]</a> Les vides juridique et de souveraineté territoriale, soulevés par les frontières maritimes de chaque pays (200 miles marins au large des côtes) poserait des défis aux interventions étatiques, et les pirates en tireraient<a href="#_msocom_11">[Auteur in11]</a> avantage.<a href="#_msocom_12">[Auteur in12]</a> Comment en effet intervenir lorsque les pirates dépassent les frontières et se retrouvent en eaux internationales, ou alors à l&#8217;intérieur des limites maritimes d&#8217;un pays voisin? A-t-on le droit d&#8217;intervenir dans une juridiction qui n&#8217;est pas la nôtre? La coopération récente entre<a href="#_msocom_13">[Auteur in13]</a> les états de la Malaisie, de l&#8217;Indonésie et de Singapour, avec une surveillance accrue tant maritime qu&#8217;aérienne, en plus de l&#8217;aide des organismes internationaux comme le <em>International Maritime Bureau<a href="#_ftn9"><strong>[9]</strong></a></em> (IMB)<a href="#_msocom_14">[Auteur in14]</a> , contribue à endiguer le problème<a href="#_msocom_15">[Auteur in15]</a> .<a href="#_ftn10">[10]</a> Mais les défis restent nombreux face au raffinement des techniques pirates, de leurs équipements, et aux dissensions des états sur la souveraineté territoriale maritime et l&#8217;intervention en haute mer.<a href="#_ftn11">[11]</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=aJeskUqVX1o"><strong><em>Reportage le detroit de MALACCA PIRATERIE </em></strong></a></p>
<p>Vidéo sur la piraterie en Indonésie</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Martime Piracy, document disponible sur le site du Bureau des Nations Unies sur la drogue et le crime, <a href="http://www.unodc.org/">www.unodc.org</a>, 2009</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a><em> Global patterns of maritime piracy, 2000-09 : Introducing a new dataset</em>, Journal of Peace Research, 5 juillet 2012</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a><em> idem</em></p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a><em> Martime Piracy, Reasons, Dangers and Solutions</em>, conférence prononcée par Peter Chalk devant le Sous-comité à la sécurité côtière et au transport maritime, disponible sur le site du Rand, <a href="http://www.rand.org/">www.rand.org</a>,  février 2009</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> FRÉCON, Éric, <em>Chez les pirates d&#8217;Indonésie</em>, p. 137</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a><em> Idem</em>, pp. 27-</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> LUFT, Gal et Anne Korin, <em>Terrorism Goes at Sea</em>, Journal of Foreign Affairs, Vol. 83 Issue 6, 2004, pp, 62-63</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> FRÉCON, <em>op. cit.</em> pp.51-52</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> L<em>&#8216;International Maritime Bureau</em> est une division de la Chambre Internationale de Commerce, qui s&#8217;occupe notamment de l&#8217;élimination de la piraterie</p>
<h1><a href="#_ftnref10"><strong>[10]</strong></a> KNOTT, John et Toby Stephens, <em>Piracy and Terrorism at Sea</em>, 2008</h1>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Voir <em>Extending cooperation to combat sea piracy</em>, Bambang Hartadi Nugroho, dans le Jakarta Post, 25 avril 2011</p>
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		<title>L&#8217;Indonésie est entrée dans le club des véritables démocraties</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 02:07:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[autoritaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Par François Beauchamp
Depuis 1998, l&#8217;Indonésie est entrée dans le club des véritables démocraties.[1][Auteur in1] Par démocratie, de nos jours, on entend non seulement l&#8217;idée de participation populaire, de souveraineté populaire donc, mais aussi d&#8217;égalité des individus et le respect des droits humains. Comparativement aux régimes autoritaires donc, le système actuel de l&#8217;Indonésie est infiniment mieux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par François Beauchamp</p>
<p>Depuis 1998, l&#8217;Indonésie est entrée dans le club des véritables démocraties.<a href="#_ftn1">[1]</a><a href="#_msocom_1">[Auteur in1]</a> Par démocratie, de nos jours, on entend non seulement l&#8217;idée de participation populaire, de souveraineté populaire donc, mais aussi d&#8217;égalité des individus et le respect des droits humains. Comparativement aux régimes autoritaires donc, le système actuel de l&#8217;Indonésie est infiniment mieux que sous Suharto. Mais qu&#8217;en est-il de l&#8217;état de cette démocratie?</p>
<div id="attachment_874" class="wp-caption alignnone" style="width: 182px"><img class="size-full wp-image-874" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/Untitled11.png" alt=" Suharto" width="172" height="263" /><p class="wp-caption-text"> Suharto</p></div>
<p>Il faut d&#8217;abord comprendre les raisons qui ont poussé les gens à rejeter le régime du président Suharto. Certains auteurs ont qualifié ce genre de régimes de &#8216;&#8217;sultanique&#8221;, c&#8217;est-à-dire que le régime est basé sur un seul leader, et la loyauté au chef est basée sur un &#8221;mélange de peur et de récompenses&#8221;.<a href="#_ftn2">[2]</a> Aspinall rappelle que ces éléments étaient aussi présents au début du régime de l&#8217;Ordre Nouveau en 1966, mais dans une moindre mesure.<a href="#_ftn3">[3]</a> Il continue en disant que ces éléments étaient présents au début, mais que la structure du régime mis en place a minimisé cette importance : la structure était tout d&#8217;abord pluraliste, rassemblant les chefs de l&#8217;armée et des dirigeants civils. Puis, peu à peu, surtout à la fin des années 1970, on assista à la montée de la dominance de Suharto, et de son importance à l&#8217;intérieur de l&#8217;État lui-même. Il en est venu à jouer un rôle plus central, et les décisions étaient prises sans concertation.<a href="#_msocom_2">[Auteur in2]</a> Avec le temps, il réprimait avec plus de hargne les oppositions, plaçait sa famille en position confortable dans l&#8217;économie et au parlement. Sa répression face aux mouvements étudiants fut importante, tellement qu&#8217;elle découragea l&#8217;adhésion à ces mouvements, et conduisit à une certaine accalmie de ce côté, au début des années 1980.<a href="#_msocom_3">[Auteur in3]</a> Mais les abus de ses politiques de l&#8217;éducation (la dépolitisation du mouvement étudiant), la crise économique en 1997 et le mécontentement populaire urbain face à la corruption eurent raison de lui, et il démissionna en 1998.<a href="#_ftn4">[4]</a></p>
<p>Alors que des élections existaient sous son régime (bien que surtout pour la forme, puisqu&#8217;il était toujours réélu), les années subséquentes donnèrent lieu à des élections populaires d&#8217;un genre nouveau, avec des idées réformatrices. Le successeur de Suharto, Habibie (nommé par Suharto lui-même), aurait relâché les prisonniers politiques, et levé la censure sur les médias de masse. Depuis 2004, un changement à la constitution permet aux électeurs de voter pour leur président à l&#8217;aide d&#8217;un suffrage universel direct (avant, la constitution stipulait que le président était choisi par l&#8217;assemblée des députés).</p>
<p>Mais qu&#8217;en est-il de la démocratie, quelques années après son implantation. Un sondage réalisé auprès des populations dans les pays asiatiques, dont l&#8217;Indonésie, démontre que les Indonésiens perçoivent leur pays comme démocratique (et plus comparativement aux autres) : 90% croient que la population est libre de dire ce qu&#8217;elle veut sans peur, 85% croient les élections précédentes libres et justes, 93% des répondants disent avoir voté, voici quelques-unes des réponses à un sondage réalisé par <a href="http://www.asianbarometer.org/">Asian Barometer</a>.<a href="#_ftn5">[5]</a> Ces chiffres sont encourageants, et signifient que la population croit en son système électoral et fait confiance à la démocratie.</p>
<p>Les élections de 2009 ont par contre soulevé la controverse. Beaucoup de problèmes ont été relevés par les observateurs et certains groupes de la société civile : inexpérience du personnel électoral, mauvais envoi d&#8217;urnes d&#8217;une région à une autre, et liste d&#8217;électeurs incomplètes ou incluant des personnes décédées.<a href="#_ftn6">[6]</a> Malgré cela, les élections ont eu lieu, confirmant une montée du Parti Démocrate<a href="#_ftn7">[7]</a>, et une réélection du Président Yudhoyono. Il semble que tout se soit déroulé dans l&#8217;ordre, et qu&#8217;on ait fait confiance à son travail du mandat de 2004 pour éliminer la corruption.</p>
<p>Cette démocratie n&#8217;est pas parfaite, cependant si l&#8217;on en croit le rapport<a href="#_ftn8">[8]</a> <a href="#_msocom_4">[Auteur in4]</a> effectué par <a href="http://www.hrw.org/fr/news/2007/07/04/indon-sie-exactions-polici-res-end-miques-dans-une-r-gion-de-papouasie-interdite-d-a">Human Rights Watch</a>en 2007,  les policiers et les forces de sécurité commettent des exactions dans la région de la Papouasie, particulièrement dans les Hautes Terres. On déplore la non-transparence de ces opérations, et le fait que le gouvernement central n&#8217;obtient pas la bonne information au sujet de la région. On parle aussi de restrictions à la liberté d&#8217;expression, de réunion et d&#8217;association.</p>
<p>Un autre rapport<a href="#_ftn9">[9]</a><a href="#_msocom_5">[Auteur in5]</a> de <a href="http://www.hrw.org/fr/news/2010/12/01/indon-sie-les-lois-locales-de-la-charia-bafouent-les-droits-des-habitants-de-la-prov">Human Rights Watch</a> relève des manquements aux libertés civiles dans la province de Aceh, majoritairement musulmane et conservatrice, où la charia est instaurée. On note que deux lois, une sur le droit vestimentaire, qui porte atteinte surtout aux femmes, et celle sur la &#8221;proximité intime&#8221;, qui dicte les codes de conduites que doivent avoir les gens non mariés de sexe opposé. Selon l&#8217;organisme, ces lois sont appliquées dans certains cas de manières abusives, et contreviennent aux dispositions de la constitution indonésienne.</p>
<p>On peut donc constater que si l&#8217;on se penche sur la mécanique électorale, malgré certaines lacunes ou inexpériences, l&#8217;Indonésie est bel et bien un pays démocratique, et perçu comme tel par une bonne partie de ses habitants. Cependant, il ne faudrait pas que cette situation, qui est vue comme infiniment meilleure que celle qui a précédé, nous fasse oublier qu&#8217;il y a encore du chemin à faire pour garantir les libertés civiles complètes qui sont synonymes de démocratie. <a href="#_edn1">[i]</a></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> ASPINALL, <em>Opposing Suharto</em>,2005, p.224</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> LINZ, cité dans Aspinall, 2005, pp. 203-204</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> ASPINALL, <em>Opposing Suharto</em>,2005, p.205</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Pour une description des événements qui ont mené à la chute de Suharto voir le très intéressant chapitre <em>The Fall of Suharto</em>, dans <em>Opposing Suharto</em>, ASPINALL, pp.202-238</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a><em> </em>Voir <em>Quality of Democracy and Regime Legitimacy in East Asia</em>, 2007, sur <a href="http://www.asianbarometer.org/">www.asianbarometer.org</a></p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> SUKMA, Rizal, <em>Indonesian politics in 2009 : defective elections, resilient democracy</em>, 2009</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Partai Demokrat</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a><em> Policing Morality, Abuses in the Application of Sharia in Aceh, Indonesia</em>, 1er décembre 2010,  site web de Human Rights Watch : http://www.hrw.org/reports/2010/12/01/policing-morality</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a><em> Out of Sight, Endemic Abuse and Impunity in Papua&#8217;s Central Highlands</em>, 5 juillet 2007, site web de Human Rights Watch : http://www.hrw.org/en/reports/2007/07/04/out-sight</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a><span style="text-decoration: underline"> Bibliographie</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline"> </span></p>
<p>ASPINALL, <em>Opposing Suharto</em>,2005</p>
<p>SUKMA, Rizal, <em>Indonesian politics in 2009 : defective elections, resilient democracy</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><a href="http://www.asianbarometer.org/"> Asian Barometer</a> <a href="http://www.asianbarometer.org/newenglish/publications/workingpapers/no.40.pdf"> Quality of Democracy and Regime Legitimacy in East Asia</a>, 2007, Tapei,</p>
<p>rédigé par Min-hua Huang, Yun-han Chu et Yu-tzung Chang</p>
<p><a href="http://www.hrw.org/fr/"> Human Rights Watch</a> <a href="http://www.hrw.org/fr/news/2007/07/04/indon-sie-exactions-polici-res-end-miques-dans-une-r-gion-de-papouasie-interdite-d-a">Indonésie: Exactions policières endémiques dans une région de Papouasie interdite d’accès</a></p>
<p>6 juillet 2007</p>
<p><a href="http://www.hrw.org/fr/news/2010/12/01/indon-sie-les-lois-locales-de-la-charia-bafouent-les-droits-des-habitants-de-la-prov">Indonésie : Deux lois locales de la charia bafouent les droits des habitants de la province d’Aceh</a></p>
<p>2 décembre 2010</p>
<p><em> </em><a href="http://www.hrw.org/reports/2010/12/01/policing-morality">Policing Morality, Abuses in the Application of Sharia in Aceh, Indonesia</a><em> </em></p>
<p><em> </em>1er décembre 2010</p>
<p><a href="http://www.hrw.org/en/reports/2007/07/04/out-sight">Out of Sight, Endemic Abuse and Impunity in Papua&#8217;s Central Highlands</a><em> </em></p>
<p><em> </em>5 juillet 2007</p>
<p><em> </em></p>
<hr size="1" />
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		<title>NATIONALISME ET INDÉPENDANCE</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 02:04:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par François Beauchamp
La colonisation de l&#8217;Indonésie par la Hollande s&#8217;est faite progressivement. À la fin du XVIe siècle, les Hollandais[Auteur in1] envoient des flottes de bateaux en Asie du Sud-Est pour les épices. Au fil du temps, ils[Auteur in2] se sont installés de façon permanente. Ensuite, pendant près de deux cents ans, ils vont étendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par François Beauchamp</p>
<p>La colonisation de l&#8217;Indonésie par la Hollande s&#8217;est faite progressivement. À la fin du XVI<sup>e</sup> siècle, les Hollandais<a href="#_msocom_1">[Auteur in1]</a> envoient des flottes de bateaux en Asie du Sud-Est pour les épices. Au fil du temps, ils<a href="#_msocom_2">[Auteur in2]</a> se sont installés de façon permanente. Ensuite, pendant près de deux cents ans, ils vont étendre leur territoire, faisant la guerre avec les puissances coloniales, particulièrement le Portugal et la Grande-Bretagne<a href="#_msocom_3">[Auteur in3]</a> , pour le contrôle du territoire.<a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-868" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/FB-billet-1-pic1.png" alt="FB billet 1 pic1" width="265" height="232" /></p>
<p>Les premières idées de regroupements autour d&#8217;une identité dans l&#8217;histoire moderne indonésienne remontent à 1908, lorsqu&#8217;une partie des élites javanaises de scolarité hollandaise crée le Budi Utomo, avec le désir d&#8217;une définition plus moderne de l&#8217;identité javanaise. La portée en resta cependant limitée en raison de son confinement à l&#8217;île de Java jusqu&#8217;en 1935 (moment où il fut absorbé par le PARINDRA).<a href="#_msocom_4">[Auteur in4]</a> <a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p>En 1922, Ki Hadjar Dewantara, fonde le système scolaire Taman Siswa, basé sur l&#8217;enseignement occidental, avec la recherche d&#8217;une identité séculaire. De l&#8217;île de Java, ce système scolaire<a href="#_msocom_5">[Auteur in5]</a> s&#8217;étendit vers les autres îles et cultures environnantes en 1930. Ce fut un pas important vers l&#8217;identité unifiée nécessaire au nationalisme.</p>
<p>Des organisations apparurent autour de l&#8217;identité religieuse, à Sumatra-Ouest notamment. La plus importante est le Muhammadiah. Graduellement, elle servit de base à plusieurs organisations et à un système d&#8217;écoles. D&#8217;autres incluent Nahdatul Ulama (Java-Est), Perti (Sumatra-Ouest) Al Jamiatul Wasmiyah (Nord-Sumatra). <a href="#_ftn3">[3]</a><a href="#_msocom_6">[Auteur in6]</a></p>
<p>Le Sarekat Islam (SI), fondé 1912, est une initiative populaire, avec un fort sens anti-Chinois. Le terme Musulman était à l&#8217;époque utilisé pour désigner ce qui est non Européen et non Chinois (donc Indonésien).<a href="#_ftn4">[4]</a> Cette organisation<a href="#_msocom_7">[Auteur in7]</a> s&#8217;occupait d&#8217;entraide entre Musulmans, et elle connut une expansion rapide, s&#8217;attirant le concours de certaines élites <em>priyayi<a href="#_ftn5"><strong>[5]</strong></a></em>. Mais en 1918-1920, suite à des soulèvements dans les régions rurales, plusieurs épisodes violents mènent à des arrestations, freinant l&#8217;adhésion.<a href="#_msocom_8">[Auteur in8]</a> Néanmoins, c&#8217;est un pas vers la définition d&#8217;une identité propre.</p>
<p>À l&#8217;intérieur du SI se forme une faction gauchiste. Influencée par le marxisme, cette faction se nomme Semarang. Le SI se doit alors de faire des concessions à cette faction : préserver l&#8217;unité des Musulmans opprimés. En 1917, il déclare le capitalisme l&#8217;ennemi numéro un. Mais les dissensions entre la gauche et le reste a raison de cette alliance, et en 1920 le Partai Komunis di Hindia, qui deviendra Partai Komunis Indonesia (PKI) en 1924. Le PKI mobilisa une importante masse populaire dans l&#8217;île de Java, mais en 1926-27,  une révolte est mâtée  et freine son expansion.</p>
<p>Les étudiants aussi étaient actifs, prenant conscience d&#8217;un changement de la société et désirant jouer un rôle dans cette transformation.<a href="#_msocom_9">[Auteur in9]</a> À partir de 1917, les associations étudiantes utilisaient  le terme Indonésie pour désigner leur territoire. La première de ces associations à l&#8217;utiliser était basée en Hollande, le Perhimpunan Indonesia, et rassemblait les étudiants indonésiens  en métropole. Cette association avait à sa tête Mohammad Hatta, et contribuait à construire le germe nationaliste. Graduellement, ce terme fut adopté par plusieurs autres associations politiques, comme le PKI. Cela contribuait à renforcer l&#8217;idée d&#8217;appartenir à un tout qui subjuguait les autres termes.</p>
<p>À cette époque entre en scène un de ces étudiants, Sukarno, qui fonde le Parti Nationaliste Indonésien (PNI) en 1927. Il souhaitait l&#8217;union pour la libération , invitant les Musulmans, les Marxistes et tout ceux qui le voulaient (étudiants, organisations scolaires, etc.)<a href="#_msocom_10">[Auteur in10]</a> à rejoindre une fédération de partis nationalistes, le PPPKI, privilégiant le consensus; cette fédération fut dissoute lors de son emprisonnement. Après son épisode à la prison, il rejoint les rangs du PARTINDO, le successeur du PNI.</p>
<p>La réponse hollandaise à ces élans nationalistes fut la répression et le durcissement. Ceci fit monter dans l&#8217;imaginaire collectif la notion d&#8217;unité indonésienne face à l&#8217;oppression. Par la suite le PARINDRA et le GERINDO furent formés, à partir du milieu des années 1930, comme véhicule politique en collaboration avec le régime colonial. Ces partis firent des demandes modestes, comme l&#8217;utilisation graduelle du terme &#8221;indonésien&#8221; et un parlement indonésien à part entière. Ces demandes furent refusées.</p>
<p>En 1942, les Japonais prennent le contrôle de l&#8217;archipel, sans trop de difficulté, prenant les Hollandais par surprise, et ne générant que peu d&#8217;opposition indigène; les Japonais représentent le changement. Il semble que les Japonais étaient vus comme les libérateurs de l&#8217;Asie, capables de chasser les impérialistes occidentaux. Ils avaient pour intérêt les ressources naturelles de l&#8217;Indonésie, c&#8217;est pourquoi ils tirent profits d&#8217;une élite capable d&#8217;administrer le territoire. La propagande japonaise affirmait &#8221;l&#8217;Asie aux Asiatiques&#8221; : à partir de 1939, Radio Tokyo diffusait des programmes radiophoniques vers les pays du l&#8217;Asie, mais à compter de septembre 1941, le ton de ces diffusions se faisaient de plus en plus anti-Hollandais.<a href="#_ftn6">[6]</a><a href="#_msocom_11">[Auteur in11]</a> Endoctrinés partiellement par la propagande japonaise, les politiciens indonésiens doivent parcourir le pays, pour aider à l&#8217;organisation, à la mobilisation et à l&#8217;effort de guerre. Ils doivent aussi s&#8217;unir dans un tout politique malgré leurs divergences. En 1944 les Japonais promirent à ces politiciens l&#8217;indépendance de l&#8217;Indonésie dans un avenir rapproché. Cependant, la défaite japonaise de 1945 vint contrecarrer ces plans. <a href="#_ftn7">[7]</a><a href="#_msocom_12">[Auteur in12]</a></p>
<p>Néanmoins, le 17 août 1945, à la faveur de la défaite japonaise, et sous la pression des nationalistes plus jeunes réclamant un changement rapide, les deux leaders Sukarno et Hatta proclamèrent l&#8217;indépendance de l&#8217;Indonésie. Sukarno devint président et Hatta vice-président.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-869" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/FB-billet-1-pic-2.png" alt="FB billet 1 pic 2" width="299" height="201" /></p>
<p>&#8221;<em>Nous, le peuple indonésien, déclarons par la présente l&#8217;indépendance de l&#8217;Indonésie. </em></p>
<p><em> Les questions concernant le transfert du pouvoir, etc., seront traitées de manière  consciencieuse<a href="#_msocom_13">[Auteur in13]</a> et aussi vite que                 possible. </em></p>
<p><em> Jakarta, 17e jour du 8e mois, année 05 </em></p>
<p><em> Au nom de la nation de l&#8217;Indonésie. </em></p>
<p><em> Soekarno – Hatta&#8221;<a href="#_edn1"><strong>[i]</strong></a></em></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Voir De Konninck, Rudolphe, <em>L&#8217;Asie du Sud-Est</em>, pp. 69-70</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> REID, Anthony, <em>To Nation by Revolution, </em>p,19</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a><em> Idem</em>, p14</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a><em> Idem</em>, p.15</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Aristocratie javanaise</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> TOUWEN-BOUWSMA, Elly, The Indonesian Nationalists, and the Japanese &#8221;Liberation&#8221; of Indonesia, pp.5-6</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> REID,  op.cit. p.26</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> ANDERSON, Benedict R. O&#8217;G., <strong><em>Nationalism Today and in the Future</em></strong><em>,</em> Indonesia ,Published by Southeast Asia Program Publications at Cornell University, No. 67 (Apr., 1999), pp. 1-11</p>
<p>DE KONNINK, Rudolphe, <strong><em>L&#8217;Asie du Sud-Est</em></strong>, Éd. Armand Colin, Paris, 2009</p>
<p>REID, Anthony, <strong><em>To Nation by Revolution, Indonesia in the 20<sup>th</sup> Century</em></strong><em>, </em>Nus Press, Singapore, 2011</p>
<p><em> </em>TOUWEN-BOUWSMA, Elly<em>, <strong>The Indonesian Nationalists, and the Japanese &#8221;Liberation&#8221; of Indonesia : Visions and Reactions</strong></em>, Journal of Southeast Asian Studies, Vol. 27, No.1, 1996, pp1-18</p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://redtac.org/asiedusudest/2013/04/04/nationalisme-et-independance/feed/</wfw:commentRss>
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		<title>MIGRATION URBAINE ET ENJEUX DE DÉVELOPPEMENT AUX PHILIPPINES : L’EXEMPLE DE L’EAU</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2013/04/02/migration-urbaine-et-enjeux-de-developpement-aux-philippines-l%e2%80%99exemple-de-l%e2%80%99eau/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 05:50:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Eau/Assainissement]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Audrey-Maud Tardif

Selon l’Office national de statistique (NSO), la population des Philippines s’élevait à 92 337 852 en 2010, avec un taux de croissance annuel de 1.9%[1]. Or, cette croissance s’avère problématique pour le pays, surtout dans les régions rurales, qui bénéficient[fp1] peu des retombées de la croissance économique[2] et où la répartition inégale des moyens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Audrey-Maud Tardif</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-861" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/IMG_0360-2.jpg" alt="IMG_0360 (2)" width="448" height="313" /></p>
<p>Selon l’Office national de statistique (<a href="http://www.census.gov.ph/">NSO</a>), la population des Philippines s’élevait à 92 337 852 en 2010, avec un taux de croissance annuel de 1.9%<a href="#_edn1">[1]</a>. Or, cette croissance s’avère problématique pour le pays, surtout dans les régions rurales, qui bénéficient<a href="#_msocom_1">[fp1]</a> peu des retombées de la croissance économique<a href="#_edn2">[2]</a> et où la répartition inégale des moyens de production contribue au manque d’accès à des moyens de subsistance<a href="#_edn3">[3]</a>. En outre, le plus haut <a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/stats/0/2005/fr/null/carte/SP.DYN.TFRT.IN/x.html?afficheNom=nom">taux de fécondité</a> en campagne (3.6 comparativement à 2.7 pour les villes)<a href="#_edn4">[4]</a> accentue la pénurie de travail et les disparités régionales. Néanmoins, la croissance négative de la population rurale (-0.49 en 2012)<a href="#_edn5">[5]</a> suggère qu’une grande partie de celle-ci migre vers d’autres endroits.</p>
<p>La migration interne est une stratégie de subsistance importante dans ce pays. Parmi les raisons invoquées par les migrants pour justifier leur déplacement, les motifs économiques se situent en tête de liste<a href="#_edn6">[6]</a>. Cela semble logique <a href="#_msocom_2">[fp2]</a> lorsqu’on considère que la pauvreté aux Philippines demeure avant tout un phénomène rural : sept personnes sur dix désignées comme pauvres habitaient en campagne en 2006<a href="#_edn7">[7]</a>. Le nombre élevé de paysans sans terres, l’inégalité foncière, le sous-emploi et la pauvreté qui en découle en incitent plusieurs à s’exiler à la recherche de moyens de subsistance<a href="#_edn8">[8]</a>. Certains se déplaceront vers d’autres régions rurales ou de petits villages, mais la majorité <a href="#_msocom_3">[fp3]</a> d’entre eux se dirigeront vers les principales aires métropolitaines<a href="#_edn9">[9]</a>.</p>
<p>La croissance de la population dans les centres urbains est la plus grande au pays, malgré qu’on y retrouve le plus bas taux de fécondité. En fait, les Philippines possèderaient l’un des plus hauts taux de croissance urbaine parmi les pays en développement, les villes hébergeant plus de 60% de la population totale<a href="#_edn10">[10]</a>. Plus spécifiquement, la Région de la capitale nationale (<a href="http://www.georgehernandez.com/h/xzMisc/Philippines/Media/Metro_Manila_map.png">NCR</a>) regrouperait à elle seule près de 20% de la population philippine, soit quelque 11.86 millions de personnes, en faisant la région la plus densément peuplée du pays (19,137 personnes par km2 en 2010)<a href="#_edn11">[11]</a>. Dans ce contexte, l’afflux continu de migrants ruraux vers cette région déjà surpeuplée peut <a href="#_msocom_4">[fp4]</a> s’avérer problématique.</p>
<p>L’urbanisation rapide pose un défi pour l’approvisionnement en travail, en infrastructures et en services de santé et d’éducation<a href="#_edn12">[12]</a>. Dans la R<a href="#_msocom_5">[A5]</a> <a href="#_msocom_6">[fp6]</a> égion de la capitale nationale, 25% de la population vit dans des établissements informels<a href="#_edn13">[13]</a>. En 2003, on y dénombrait 526 bidonvilles, généralement répartis le long des rivières, près des dépotoirs ou sous les ponts<a href="#_edn14">[14]</a>. Si certains migrants réussissent à dénicher de bons emplois, plusieurs viennent <a href="#_msocom_7">[fp7]</a> gonfler l’effectif des bidonvilles, exerçant une pression supplémentaire sur les demandes en infrastructures et en services auxquelles le gouvernement ne fournit déjà pas. La mauvaise gestion des ressources communes, la pauvreté et la grande densité qui caractérisent ces habitats contribuent également à une dégradation environnementale sévère<a href="#_edn15">[15]</a>.</p>
<p>Le manque de services d’assainissement dans les bidonvilles, souvent construits près des cours d’eau, représente une source importante de pollution au pays. Les statistiques sur l’assainissement aux Philippines varient énormément. Selon WEPA, environ 7% de la population du pays serait connectée à un système d’égouts<a href="#_edn16">[16]</a>. D’autres estiment qu’entre 76% et 80% de la population a accès à un assainissement des matières organiques humaines, quoiqu’ils admettent que ces statistiques sont probablement surestimées si l’on considère la situation dans les bidonvilles<a href="#_edn17">[17]</a>. Ainsi, le cœur du problème d’assainissement dans les villes se situerait dans les bidonvilles, où le gouvernement semble réticent à investir dans des infrastructures sanitaires pour des résidents informels<a href="#_edn18">[18]</a>. Il y aurait en fait un sous-investissement considérable dans ce domaine, celui-ci ne figurant pas parmi les priorités de dépenses<a href="#_edn19">[19]</a> malgré l’adoption en 2004 d’une loi sur l’eau potable (<a href="http://www.lawphil.net/statutes/repacts/ra2004/ra_9275_2004.html">RA 9275</a>).</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-862" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/IMG_0400-2.jpg" alt="IMG_0400 (2)" width="406" height="336" /></p>
<p>En conséquence, la qualité de l’eau s’avère problématique. Dès les années 90, les rivières de la Région de la capitale nationale étaient pratiquement mortes biologiquement<a href="#_edn20">[20]</a>. C’est plus de 2.2 millions de cubes métriques de pollution organique qui sont annuellement déversés dans l’eau, 48% de la contamination étant d’origine domestique<a href="#_edn21">[21]</a>. Jusqu’à 58% de l’eau souterraine est donc contaminée par des coliformes<a href="#_edn22">[22]</a>, rendant l’eau non-potable. Cela représente un problème majeur pour les populations pauvres des bidonvilles, qui ne possèdent pas toujours un accès à l’eau potable. En outre, l’eau qui leur est parfois desservie via des tuyaux entretenus aléatoirement est souvent contaminée par les eaux ambiantes. De ce fait, l’eau occasionne plusieurs maladies, surtout chez les populations pauvres et les plus vulnérables, tels que les enfants. Plus de 30% des maladies seraient d’origine hydrique<a href="#_edn23">[23]</a>. En 2006, 12.18% des décès chez les enfants de moins de 5 ans étaient dus à des problèmes gastro-intestinaux et la diarrhée<a href="#_edn24">[24]</a>, probablement reliés à l’absorption répétée d’eau contaminée.</p>
<p>L’approvisionnement en eau potable représente une part considérable du budget gouvernemental<a href="#_edn25">[25]</a>, ce qui s’avère essentiel afin de maintenir la population en santé. Néanmoins, sans un investissement massif dans les services d’assainissement et dans les régions rurales, la situation risque de continuer à se détériorer. L’accroissement urbain (notamment lié à l’exode des régions rurales pauvres) et la pollution organique domestique (entre autres due à des services d’assainissement déficients) sont deux enjeux clés du développement aux Philippines dont les multiples conséquences nécessitent que l’on s’y attarde.</p>
<p><strong>Vidéo complémentaire :</strong></p>
<p>Documentaire sur la qualité de l’eau dans les bidonvilles (raisons et conséquences) : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=rdclix2EEdI">http://www.youtube.com/watch?v=rdclix2EEdI</a></p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>Arangkada Philippines. « Environment and Natural Disasters ». <em>A Business Perspective. </em>En ligne.<a href="http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/">http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/</a> (Page consultée le 14 décembre 2012).<em> </em></p>
<p>Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd.</p>
<p>Borras M., Saturnino. 2007. « ‘Free Market’, Export-led Development Strategy and Its Impact on rural Livelihoods, Poverty and Inequality: The Philippine Experience Seen from a Southeast Asian Perspective ». Reviews of International Political Economy 14 (1) : 143-175.</p>
<p>Concepcion Cruz, Maria, Meyer A., Carrie, Repetto, Robert et Richard Woodward. 1992. <em>Population Growth, Poverty, and Environmental Stress: Frontier Migration in the Philippines and Costa Rica</em>. World Resources Institute.</p>
<p>Éditorial. 2012. « Addressing challenges of Urban Development ». <em>Manila Bulletin Publishing Corporation</em> (30 janvier). En ligne. <a href="http://www.mb.com.ph/articles/349700/addressing-challenges-urban-development#.UMUzsIOZSSo">http://www.mb.com.ph/articles/349700/addressing-challenges-urban-development#.UMUzsIOZSSo</a> (Page consultée le 15 décembre 2012).</p>
<p>Ericta N., Carmelita. 2012. « The Population Density Increase by 53 Persons per Square Kilometer ». National Statistics Office : Philippines. En ligne. <a href="http://www.census.gov.ph/content/population-density-increase-53-persons-square-kilometer">http://www.census.gov.ph/content/population-density-increase-53-persons-square-kilometer</a> (Page consultée le 12 janvier 2013).</p>
<p>Ericta N., Carmelita. 2012. « Urban Women Bear Less Children in Their Lifetime Than Rural Women (Results from the 2011 Family Health Survey). » National Statistics Office : Philippines. En ligne. <a href="http://www.census.gov.ph/content/urban-women-bear-less-children-their-lifetime-rural-women-results-2011-family-health-survey">http://www.census.gov.ph/content/urban-women-bear-less-children-their-lifetime-rural-women-results-2011-family-health-survey</a> (Page consultée le 12 janvier 2013).</p>
<p>Philippines. 2010. « Population and Annual Growth Rates for the Philippines and Its Regions, Provinces, and Highly Urbanized Cities ».  <em>2010 Census and Housing Population.</em> National statistics Office. En ligne. <a href="http://www.census.gov.ph/sites/default/files/attachments/hsd/pressrelease/Population%20and%20Annual%20Growth%20Rates%20for%20The%20Philippines%20and%20Its%20Regions%2C%20Provinces%2C%20and%20Highly%20Urbanized%20Cities%20Based%20on%201990%2C%202000%2C%20and%202010%20Censuses.pdf">http://www.census.gov.ph/sites/default/files/attachments/hsd/pressrelease/Population%20and%20Annual%20Growth%20Rates%20for%20The%20Philippines%20and%20Its%20Regions%2C%20Provinces%2C%20and%20Highly%20Urbanized%20Cities%20Based%20on%201990%2C%202000%2C%20and%202010%20Censuses.pdf</a> (Page consulté le 18 décembre 2012).</p>
<p>Philippines. 2011. « Leading Causes of Child Mortality ». Department of Health. En ligne. <a href="http://www.doh.gov.ph/kp/statistics/child_mortality.html">http://www.doh.gov.ph/kp/statistics/child_mortality.html</a> (Page consultée le 12 janvier 2013).</p>
<p>Quisumbing R., Agnes et Scott McNiven. 2005. « Migration and the Rural-Urban Continuum: Evidence fron the Rural Philippines ». Food Consumption and Nutrition Division of the International Food Policy Research Institute (IFPRI), Discussion Paper 197. En ligne. <a href="http://www.ifpri.org/sites/default/files/pubs/divs/fcnd/dp/papers/fcnbr197.pdf">http://www.ifpri.org/sites/default/files/pubs/divs/fcnd/dp/papers/fcnbr197.pdf</a> (Page consultée le 12 décembre 2012).</p>
<p>Ragragio M., Junio.  2003. « Manila, Philippines ». Understanding Slums : Case Studies for the Global Report 2003, résumé d’UN Habitat. 2003. « Partie IV: Summary of City Clase Studies ». <em>Global Report on Human Settlements 2003, The Challenge of Slums.</em> Earthscan, Londres : 195-228. En ligne. <a href="http://www.ucl.ac.uk/dpu-projects/Global_Report/cities/manila.htm">http://www.ucl.ac.uk/dpu-projects/Global_Report/cities/manila.htm</a> (Page consulté le 13 décembre 2012).</p>
<p>Reyes M., Celia. 2010. « Are We Winning the <em>Fight against Poverty? An Assessment of the Poverty Situation in the Philippines ». Discussion</em> Paper Series 2010-26, Philippines Institute for Development Studies.</p>
<h1>Trading Economics. 2012. « Rural Population Growth (Annual %) in Philippines ». Philippines. En ligne. <a href="http://www.tradingeconomics.com/philippines/rural-population-growth-annual-percent-wb-data.html">http://www.tradingeconomics.com/philippines/rural-population-growth-annual-percent-wb-data.html</a> (Page consultée le 10 janvier 2013).</h1>
<p>Water Environment Partership in Asia (WEPA).<em> </em>2003. <em>«</em> Philippines ». <em>State of water environmental issues</em>, <em>Philippines: Environment Monitor 2003. </em>En ligne.<em> </em><a href="http://www.wepa-db.net/policies/state/philippines/overview.htm">http://www.wepa-db.net/policies/state/philippines/overview.htm</a> (Page consulté le 14 décembre 2012).<em> </em></p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1"></a><strong>Notes</strong></p>
<p>[1] Philippines. 2010. « Population and Annual Growth Rates for the Philippines and Its Regions, Provinces, and Highly Urbanized Cities ».  <em>2010 Census and Housing Population.</em> National statistics Office. En ligne. <a href="http://www.census.gov.ph/sites/default/files/attachments/hsd/pressrelease/Population%20and%20Annual%20Growth%20Rates%20for%20The%20Philippines%20and%20Its%20Regions%2C%20Provinces%2C%20and%20Highly%20Urbanized%20Cities%20Based%20on%201990%2C%202000%2C%20and%202010%20Censuses.pdf">http://www.census.gov.ph/sites/default/files/attachments/hsd/pressrelease/Population%20and%20Annual%20Growth%20Rates%20for%20The%20Philippines%20and%20Its%20Regions%2C%20Provinces%2C%20and%20Highly%20Urbanized%20Cities%20Based%20on%201990%2C%202000%2C%20and%202010%20Censuses.pdf</a> (Page consulté le 18 décembre 2012).</p>
<p><a href="#_ednref2">[2]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 105.</p>
<p><a href="#_ednref3">[3]</a> Borras M., Saturnino. 2007. « ‘Free Market’, Export-led Development Strategy and Its Impact on rural Livelihoods, Poverty and Inequality: The Philippine Experience Seen from a Southeast Asian Perspective ». Reviews of International Political Economy 14 (1) : 156.</p>
<p><a href="#_ednref4">[4]</a> Ericta N., Carmelita. 2012. « Urban Women Bear Less Children in Their Lifetime Than Rural Women (Results from the 2011 Family Health Survey). » National Statistics Office : Philippines. En ligne. <a href="http://www.census.gov.ph/content/urban-women-bear-less-children-their-lifetime-rural-women-results-2011-family-health-survey">http://www.census.gov.ph/content/urban-women-bear-less-children-their-lifetime-rural-women-results-2011-family-health-survey</a> (Page consultée le 12 janvier 2013).</p>
<h1><a href="#_ednref5"><strong>[5]</strong></a> Trading Economics. 2012. « Rural Population Growth (Annual %) in Philippines ». Philippines. En ligne. <a href="http://www.tradingeconomics.com/philippines/rural-population-growth-annual-percent-wb-data.html">http://www.tradingeconomics.com/philippines/rural-population-growth-annual-percent-wb-data.html</a> (Page consultée le 10 janvier 2013).</h1>
<p><a href="#_ednref6">[6]</a> Quisumbing R., Agnes et Scott McNiven. 2005. « Migration and the Rural-Urban Continuum: Evidence fron the Rural Philippines ». Food Consumption and Nutrition Division of the International Food Policy Research Institute (IFPRI), Discussion Paper 197. En ligne. <a href="http://www.ifpri.org/sites/default/files/pubs/divs/fcnd/dp/papers/fcnbr197.pdf">http://www.ifpri.org/sites/default/files/pubs/divs/fcnd/dp/papers/fcnbr197.pdf</a> (Page consultée le 12 décembre 2012).</p>
<p><a href="#_ednref7">[7]</a> Reyes M., Celia. 2010. « Are We Winning the <em>Fight against Poverty? An Assessment of the Poverty Situation in the Philippines ». Discussion</em> Paper Series 2010-26, Philippines Institute for Development Studies : 14.</p>
<p><a href="#_ednref8">[8]</a> Concepcion Cruz, Maria, Meyer A., Carrie, Repetto, Robert et Richard Woodward. 1992. <em>Population Growth, Poverty, and Environmental Stress: Frontier Migration in the Philippines and Costa Rica</em>. World Resources Institute : 2.</p>
<p><a href="#_ednref9">[9]</a> Quisumbing R., Agnes et Scott McNiven. 2005. « Migration and the Rural-Urban Continuum: Evidence fron the Rural Philippines ». Food Consumption and Nutrition Division of the International Food Policy Research Institute (IFPRI), Discussion Paper 197. En ligne. <a href="http://www.ifpri.org/sites/default/files/pubs/divs/fcnd/dp/papers/fcnbr197.pdf">http://www.ifpri.org/sites/default/files/pubs/divs/fcnd/dp/papers/fcnbr197.pdf</a> (Page consultée le 12 décembre 2012).</p>
<p><a href="#_ednref10">[10]</a> (Banque mondiale, 2011) dans Éditorial. 2012. « Addressing challenges of Urban Development ». <em>Manila Bulletin Publishing Corporation</em> (30 janvier). En ligne. <a href="http://www.mb.com.ph/articles/349700/addressing-challenges-urban-development#.UMUzsIOZSSo">http://www.mb.com.ph/articles/349700/addressing-challenges-urban-development#.UMUzsIOZSSo</a> (Page consultée le 15 décembre 2012).</p>
<p><a href="#_ednref11">[11]</a> Ericta N., Carmelita. 2012. « The Population Density Increase by 53 Persons per Square Kilometer ». National Statistics Office : Philippines. En ligne. <a href="http://www.census.gov.ph/content/population-density-increase-53-persons-square-kilometer">http://www.census.gov.ph/content/population-density-increase-53-persons-square-kilometer</a> (Page consultée le 12 janvier 2013).</p>
<p><a href="#_ednref12">[12]</a> Éditorial. 2012. « Addressing challenges of Urban Development ». <em>Manila Bulletin Publishing Corporation</em> (30 janvier). En ligne. <a href="http://www.mb.com.ph/articles/349700/addressing-challenges-urban-development#.UMUzsIOZSSo">http://www.mb.com.ph/articles/349700/addressing-challenges-urban-development#.UMUzsIOZSSo</a> (Page consultée le 15 décembre 2012).</p>
<p><a href="#_ednref13">[13]</a> <em>Ibid.</em></p>
<p><a href="#_ednref14">[14]</a> Ragragio M., Junio.  2003. « Manila, Philippines ». Understanding Slums : Case Studies for the Global Report 2003, résumé d’UN Habitat. 2003. « Partie IV: Summary of City Clase Studies ». <em>Global Report on Human Settlements 2003, The Challenge of Slums.</em> Earthscan, Londres : 195-228. En ligne. <a href="http://www.ucl.ac.uk/dpu-projects/Global_Report/cities/manila.htm">http://www.ucl.ac.uk/dpu-projects/Global_Report/cities/manila.htm</a> (Page consulté le 13 décembre 2012).</p>
<p><a href="#_ednref15">[15]</a> Concepcion Cruz, Maria, Meyer A., Carrie, Repetto, Robert et Richard Woodward. 1992. <em>Population Growth, Poverty, and Environmental Stress: Frontier Migration in the Philippines and Costa Rica</em>. World Resources Institute : 2.</p>
<p><a href="#_ednref16">[16]</a> Water Environment Partership in Asia (WEPA).<em> </em>2003. <em>«</em> Philippines ». <em>State of water environmental issues</em>, <em>Philippines: Environment Monitor 2003. </em>En ligne.<em> </em><a href="http://www.wepa-db.net/policies/state/philippines/overview.htm">http://www.wepa-db.net/policies/state/philippines/overview.htm</a> (Page consulté le 14 décembre 2012).<em> </em></p>
<p><a href="#_ednref17">[17]</a> Arangkada Philippines. « Environment and Natural Disasters ». <em>A Business Perspective. </em>En ligne.<a href="http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/">http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/</a> (Page consultée le 14 décembre 2012).</p>
<p><a href="#_ednref18">[18]</a> <em>Ibid.</em></p>
<p><a href="#_ednref19">[19]</a> Water Environment Partership in Asia (WEPA).<em> </em>2003. <em>«</em> Philippines ». <em>State of water environmental issues</em>, <em>Philippines: Environment Monitor 2003. </em>En ligne.<em> </em><a href="http://www.wepa-db.net/policies/state/philippines/overview.htm">http://www.wepa-db.net/policies/state/philippines/overview.htm</a> (Page consulté le 14 décembre 2012).<em> </em></p>
<p><a href="#_ednref20">[20]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 218.</p>
<p><a href="#_ednref21">[21]</a><em> Ibid</em>.</p>
<p><a href="#_ednref22">[22]</a> Water Environment Partership in Asia (WEPA).<em> </em>2003. <em>«</em> Philippines ». <em>State of water environmental issues</em>, <em>Philippines: Environment Monitor 2003. </em>En ligne.<em> </em><a href="http://www.wepa-db.net/policies/state/philippines/overview.htm">http://www.wepa-db.net/policies/state/philippines/overview.htm</a> (Page consulté le 14 décembre 2012).<em></em></p>
<p><a href="#_ednref23">[23]</a> <em>Ibid.</em></p>
<p><a href="#_ednref24">[24]</a> Philippines. 2011. « Leading Causes of Child Mortality ». Department of Health. En ligne. <a href="http://www.doh.gov.ph/kp/statistics/child_mortality.html">http://www.doh.gov.ph/kp/statistics/child_mortality.html</a> (Page consultée le 12 janvier 2013).</p>
<p><a href="#_ednref25">[25]</a> Water Environment Partership in Asia (WEPA).<em> </em>2003. <em>«</em> Philippines ». <em>State of water environmental issues</em>, <em>Philippines: Environment Monitor 2003. </em>En ligne.<em> </em><a href="http://www.wepa-db.net/policies/state/philippines/overview.htm">http://www.wepa-db.net/policies/state/philippines/overview.htm</a> (Page consulté le 14 décembre 2012).<em></em></p>
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		<title>CAUSES ET ENJEUX DE LA DÉFORESTATION AUX PHILIPPINES</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 05:43:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Développement et Vulnérabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Audrey-Maud Tardif

En Asie du Sud-Est, les Philippines maintiennent, depuis plusieurs décennies, le plus haut taux de déforestation[1]. La surface forestière du pays, qui était d’environ 90% dans les années 30, se situait aux alentours de 20% en 2007[2]. Historiquement, l’exploitation forestière commerciale fut la première cause de déforestation[3]. Aujourd’hui, ce serait plutôt l’expansion des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Audrey-Maud Tardif</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-853" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/IMG_0333-2.jpg" alt="IMG_0333 (2)" width="320" height="448" /></p>
<p>En Asie du Sud-Est, les Philippines maintiennent, depuis plusieurs décennies, le plus haut taux de déforestation<a href="#_edn1">[1]</a>. La surface forestière du pays, qui était d’environ 90% dans les années 30, se situait aux alentours de 20% en 2007<a href="#_edn2">[2]</a>. Historiquement, l’exploitation forestière commerciale fut la première cause de déforestation<a href="#_edn3">[3]</a>. Aujourd’hui, ce serait plutôt l’expansion des terres agraires aux frontières<a href="#_edn4">[4]</a>. Comment expliquer le défrichement des forêts pour l’agriculture et quelles en sont ses conséquences?<em> </em></p>
<p>Le <a href="http://www.denr.gov.ph/">DENR</a> (Département de l’environnement et des ressources naturelles) identifie la croissance de la population comme la cause primaire de la déforestation aux Philippines<a href="#_edn5">[5]</a>. Bien que cette explication semble à première vue plausible, la relation ne semble pas évidente lorsqu’on considère qu`en 2010, le taux de croissance net de la population rurale aux Philippines était de -0.49%<a href="#_edn6">[6]</a>.  Une autre explication est celle de l’économie de marché orientée vers les exportations<a href="#_edn7">[7]</a>. Le besoin pour les Philippines d’augmenter leur compétitivité, combinée au faible rendement des terres déjà cultivées, favoriseraient le défrichement. Dans les hautes terres, en effet, les gains de productivité ont été atteints par une expansion des aires cultivées plutôt que par une amélioration du rendement<a href="#_edn8">[8]</a>.</p>
<p>Les politiques de développement des Philippines semblent également avoir contribué à aggraver le problème de déforestation, notamment en maintenant un niveau de pauvreté rural élevé<a href="#_edn9">[9]</a>. Le manque d’opportunité d’emploi en agriculture et dans l’industrie rurale<a href="#_edn10">[10]</a> a encouragé la recherche de terres arables au-delà des frontières cultivées<a href="#_edn11">[11]</a>. En outre, des programmes gouvernementaux finançaient leur établissement dans les hautes terres, notamment via des projets de distribution gratuite de semences de maïs hybride aux fermiers<a href="#_edn12">[12]</a>. Des compagnies, par exemple <a href="http://www.sanmiguel.com.ph/">San Miguel</a>, entraient ensuite directement en contrat avec les nouveaux producteurs, garantissant l’achat de leur récolte s’ils utilisaient les semences, les produits agro-chimiques et les pratiques qu’ils spécifiaient<a href="#_edn13">[13]</a>.  Ces offres furent considérées comme une opportunité en or, d’autant plus qu’elles concédaient indirectement aux fermiers des droits d’exploitation sur des terres publiques.</p>
<p>De telles politiques de développement soulignent le faible respect du droit de propriété national des forêts aux Philippines<a href="#_edn14">[14]</a> ce qui, dans un État où la population exerce déjà une pression sur les ressources, favorise le défrichement<a href="#_edn15">[15]</a>. Cela démontre du même coup les heurts entre les objectifs politiques de développement durable et les intérêts économiques particuliers. La difficulté de l’État philippin de concilier les sphères politiques et économiques en un projet cohérent à long terme (ce qu’exige la préservation des forêts) peut s’expliquer par ses caractéristiques néo-patrimoniales<a href="#_edn16">[16]</a>. Selon cette perspective, l’absence de bureaucratie forte et indépendante<a href="#_edn17">[17]</a> fait en sorte que l’État est sans cesse capturé par les intérêts de la classe dominante, d’où l’opportunisme et le manque de cohérence des projets à long terme<a href="#_edn18">[18]</a>. Autrement dit, les intérêts économiques et les politiques de développement à court terme encouragent l’exploitation des ressources nationales, ce qui nuit à la préservation des forêts aux Philippines, cela au détriment de l’intérêt national.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-854" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/IMG_0442-2.jpg" alt="IMG_0442 (2)" width="448" height="335" /></p>
<p>En effet, l’expansion des terres agraires au détriment des surfaces forestières comporte plusieurs conséquences. D’une part, la déforestation serait le principal facteur de dégradation environnementale aux Philippines<a href="#_edn19">[19]</a>. Elle contribuerait, entre autres, à l’érosion des sols, dont 74 à 81 millions de tonnes seraient annuellement perdues dans les hautes terres à cause de l’agriculture<a href="#_edn20">[20]</a>. Déjà, au tournant du siècle, entre 63% et 77% des terres du pays étaient affecté par l’érosion<a href="#_edn21">[21]</a> La dégradation constante des sols cause un problème majeur pour la population rurale, demeurée dépendante de l’agriculture pour sa subsistance<a href="#_edn22">[22]</a>. En outre, un cercle vicieux s’enclenche : la diminution du rendement des terres incite à l’utilisation croissante de produits chimiques afin d’augmenter la productivité, lesquels contaminent les sols, exacerbant ainsi leur dégradation. Les incitatifs à la culture du maïs hybride (très érosive) dans les écosystèmes fragiles des hautes terres ne font qu’aggraver le phénomène. La dégradation des sols n’est pas sans affecter la compétitivité des Philippines sur le marché international, ce qui engendre des pertes et nuit au développement de l’État dans son ensemble.</p>
<p>La déforestation a également accentué la <a href="http://www.rinamed.net/fr/fr_ris_main.htm">vulnérabilité</a> des Philippins face aux aléas naturels. En perturbant les systèmes hydrologiques, la capacité de rétention d’eau des sols a diminué, voire s’est perdue, ce qui rend la population plus vulnérable aux sécheresses et aux inondations soudaines<a href="#_edn23">[23]</a>. Dans un État frappé par des dizaines de typhons annuellement, cela a des conséquences désastreuses. En plus d’augmenter la probabilité et la gravité des inondations lors des typhons, la déforestation augmente les risques de glissements<a href="#_msocom_1">[fp1]</a> de terrain. Certains emportent de grandes portions de territoires, comme ce fut par exemple le cas dans la ville d’<a href="http://maps.google.ca/maps?hl=fr&amp;q=surigao%20del%20norte%20philippines&amp;psj=1&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&amp;biw=1366&amp;bih=667&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;sa=N&amp;tab=wl">Ormoc</a> en 1991 et dans la région de <a href="http://maps.google.ca/maps?hl=fr&amp;q=surigao%20del%20norte%20philippines&amp;psj=1&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&amp;biw=1366&amp;bih=667&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;sa=N&amp;tab=wl">Southern Leythe</a> et de <a href="http://maps.google.ca/maps?hl=fr&amp;q=surigao%20del%20norte%20philippines&amp;psj=1&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&amp;biw=1366&amp;bih=667&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;sa=N&amp;tab=wl">Surigao del Norte</a> en décembre 2003<a href="#_edn24">[24]</a>. L’importance de reboiser le territoire comme moyen préventif de diminuer la vulnérabilité des populations face aux aléas naturels s’avère d’autant plus grande que la fréquence des désastres naturels semblent s’accroitre ces dernièeres années avec les changements climatiques<a href="#_edn25">[25]</a>.</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>Arangkada Philippines. « Environment and Natural Disasters ». <em>A Business Perspective. </em>En ligne. <a href="http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/">http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/</a> (Page consultée le 14 décembre 2012).</p>
<p><em> </em></p>
<p>Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd.</p>
<p>Concepcion Cruz, Maria, Meyer A., Carrie, Repetto, Robert et Richard Woodward. 1992. <em>Population Growth, Poverty, and Environmental Stress: Frontier Migration in the Philippines and Costa Rica</em>. World Resources Institute.</p>
<p>Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) : 613-644.</p>
<p>Kohli, Atul. 2004. <em>State-Directed Development &#8211; Political Power and Industrialization inthe Global Periphery</em>. New York : Cambridge University Press. Conclusion : 381-419.</p>
<h1>Trading Economics. 2012. « Rural Population Growth (Annual %) in Philippines ». Philippines. En ligne. <a href="http://www.tradingeconomics.com/philippines/rural-population-growth-annual-percent-wb-data.html">http://www.tradingeconomics.com/philippines/rural-population-growth-annual-percent-wb-data.html</a> (Page consultée le 10 janvier 2013).</h1>
<p>Van den Top, Gerhard. 2003. <em>The Social Dynamics of Deforestation in the Philippines Actions, Options and Motivations</em>. Nias Press : Copenhague.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1"></a><strong>Notes</strong></p>
<p>[1]Voir figure 161 dans Arangkada Philippines. « Environment and Natural Disasters ». <em>A Business Perspective. </em>En ligne. <a href="http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/">http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/</a> (Page consultée le 14 décembre 2012).</p>
<p><a href="#_ednref2">[2]</a> Voir figure 160 dans Arangkada Philippines. « Environment and Natural Disasters ». <em>A Business Perspective. </em>En ligne. <a href="http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/">http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/</a> (Page consultée le 14 décembre 2012).</p>
<p><a href="#_ednref3">[3]</a> Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) : 615.</p>
<p><a href="#_ednref4">[4]</a> <em>Ibid</em>., 614-615.</p>
<p><a href="#_ednref5">[5]</a> Van den Top, Gerhard. 2003. <em>The Social Dynamics of Deforestation in the Philippines Actions, Options and Motivations</em>. Nias Press : Copenhague : 51.</p>
<h1><a href="#_ednref6">[6]</a> Trading Economics. 2012. « Rural Population Growth (Annual %) in Philippines ». Philippines. En ligne. <a href="http://www.tradingeconomics.com/philippines/rural-population-growth-annual-percent-wb-data.html">http://www.tradingeconomics.com/philippines/rural-population-growth-annual-percent-wb-data.html</a> (Page consultée le 10 janvier 2013).</h1>
<p><a href="#_ednref7">[7]</a> Van den Top, Gerhard. 2003. <em>The Social Dynamics of Deforestation in the Philippines Actions, Options and Motivations</em>. Nias Press : Copenhague : 52.</p>
<p><a href="#_ednref8">[8]</a> Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) : 615.</p>
<p><a href="#_ednref9">[9]</a> <em>Ibid</em>., 640.</p>
<p><a href="#_ednref10">[10]</a> <em>Ibid</em>., 614, 620.</p>
<p><a href="#_ednref11">[11]</a> Van den Top, Gerhard. 2003. <em>The Social Dynamics of Deforestation in the Philippines Actions, Options and Motivations</em>. Nias Press : Copenhague : 52.</p>
<p><a href="#_ednref12">[12]</a> Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) :  617-618.</p>
<p>Et Van den Top, Gerhard. 2003. <em>The Social Dynamics of Deforestation in the Philippines Actions, Options and Motivations</em>. Nias Press : Copenhague : 145.</p>
<p><a href="#_ednref13">[13]</a> Van den Top, Gerhard. 2003. <em>The Social Dynamics of Deforestation in the Philippines Actions, Options and Motivations</em>. Nias Press : Copenhague : 143, 145.</p>
<p><a href="#_ednref14">[14]</a> Philippines. 1987. « Article XII, Section 2 ». Philippine Constitution.</p>
<p><a href="#_ednref15">[15]</a> Concepcion Cruz, Maria, Meyer A., Carrie, Repetto, Robert et Richard Woodward. 1992. <em>Population Growth, Poverty, and Environmental Stress: Frontier Migration in the Philippines and Costa Rica</em>. World Resources Institute : 3, 72.</p>
<p><a href="#_ednref16">[16]</a> Kohli, Atul. 2004. <em>State-Directed Development &#8211; Political Power and Industrialization inthe Global Periphery</em>. New York : Cambridge University Press. Conclusion : 394-395.</p>
<p><a href="#_ednref17">[17]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 284-285.</p>
<p><a href="#_ednref18">[18]</a> Kohli, Atul. 2004. <em>State-Directed Development &#8211; Political Power and Industrialization inthe Global Periphery</em>. New York : Cambridge University Press. Conclusion : 374.</p>
<p><a href="#_ednref19">[19]</a> Arangkada Philippines. « Environment and Natural Disasters ». <em>A Business Perspective. </em>En ligne. <a href="http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/">http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/</a> (Page consultée le 14 décembre 2012).</p>
<p><a href="#_ednref20">[20]</a> Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) : 616.</p>
<p><a href="#_ednref21">[21]</a> (FMB, 1998) dans Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) : 616.</p>
<p><a href="#_ednref22">[22]</a> Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) : 617.</p>
<p><a href="#_ednref23">[23]</a> <em>Ibid</em>., 616-617.</p>
<p><a href="#_ednref24">[24]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 218.</p>
<p><a href="#_ednref25">[25]</a> Voir figure 162 dans Arangkada Philippines. « Environment and Natural Disasters ». <em>A Business Perspective. </em>En ligne. <a href="http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/">http://www.investphilippines.info/arangkada/part-iv-general-business-environment/environment-and-natural-disasters/</a> (Page consultée le 14 décembre 2012).</p>
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		</item>
		<item>
		<title>LA LIBÉRALISATION DU SECTEUR AGRICOLE AUX PHILIPPINES ET PAYSANS</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2013/04/02/la-liberalisation-du-secteur-agricole-aux-philippines-et-paysans/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 05:37:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Audrey-Maud Tardif

Déjà dans les années 1980, l’économie des Philippines commençait à se libéraliser[1],  mais c’est sous Fidel V. Ramos (1992-1998) que les processus de dérégulation s’accélérèrent[2].   L’adoption de diverses lois,  comme par exemple celle pour la diminution des tarifs sur les importations en 1995 (EO 264) et celle sur la tarification agraire de 1996 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Audrey-Maud Tardif</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-847" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/IMG_0441-2.jpg" alt="IMG_0441 (2)" width="448" height="336" /></p>
<p>Déjà dans les années 1980, l’économie des Philippines commençait à se libéraliser<a href="#_edn1">[1]</a>,  mais c’est sous <a href="http://www.bookrags.com/biography/fidel-valdez-ramos/">Fidel V. Ramos</a> (1992-1998) que les processus de dérégulation s’accélérèrent<a href="#_edn2">[2]</a>.   L’adoption de diverses lois,  comme par exemple celle pour la diminution des tarifs sur les importations en 1995 (<a href="http://www.lawphil.net/executive/execord/eo1995/eo_264_1995.html">EO 264</a>) et celle sur la tarification agraire de 1996 (<a href="http://www.gov.ph/1996/03/28/republic-act-no-8178-s-1996/">RA 8178</a>), enclencheront une dérégulation rapide du marché philippin. L’adhésion à l’Accord sur l’agriculture (<a href="http://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/14-ag_01_e.htm">AOA</a>), de l’Organisation mondiale du commerce (<a href="http://www.wto.org/indexfr.htm">OMC</a>), concourra également à transformer le portrait de l’agriculture aux Philippines, dont dépendent les revenus d’environ la moitié de la population<a href="#_edn3">[3]</a>. Comment le secteur agraire du pays s’est-il modifié suite à l’implantation de mesures de libre-échange?</p>
<p><em> </em></p>
<p>Inévitablement, l’ouverture des marchés par la dérégulation tarifaire a favorisé l’importation massive de denrées alimentaires,  ce qui n’a pas manqué d’affecter la balance commerciale agricole des Philippines. Ils sont passés d’exportateurs nets à importateurs nets<a href="#_msocom_1">[fp1]</a> , ou plus précisémment d’un surplus de 292 millions $US en 1993 à un déficit de 764 millions $US quatre ans plus tard<a href="#_edn4">[4]</a>. L’importation croissante de produits agricoles compétitifs dans des secteurs clés de l’économie philippine a nuit aux exportations et affecté la production domestique. Le secteur agraire traditionnel (riz, maïs, noix de coco et canne à sucre) a perdu du terrain<a href="#_edn5">[5]</a> et les secteurs non-traditionnels<a href="#_msocom_2">[fp2]</a> (viande, fruits, légumes, etc.), censés être les plus avantagés par la libéralisation, n’ont connu qu’un gain négligeable<a href="#_edn6">[6]</a> face à l’augmentation des importations de poulet, de bœuf congelé et de légumes frais<a href="#_edn7">[7]</a>.  La détérioration de la balance commerciale agraire et les difficultés rencontrées par la production locale suite à la libéralisation du secteur agricole peuvent en partie s’expliquer par  le manque d’avantage comparatif des Philippines dans ce domaine.</p>
<p><a href="#_msocom_3">[fp3]</a> Il semble en effet que les Philippines manquent de compétitivité en agriculture, notamment par rapport à ses voisins (surtout la Thaïlande et l’Indonésie), qui cultivent des produits similaires et possèdent un rendement  par hectare plus élevé<a href="#_edn8">[8]</a>. Le pays ne possède également pas d’avantage comparatif avec les firmes agroalimentaires transnationales qui, technologiquement supérieures et produisant à une plus grande échelle, peuvent vendre leurs produits à des prix inférieurs à ceux de la production locale. Ce fût notamment le cas pour le maïs, où la perte de compétitivité a affecté les petits producteurs domestiques<a href="#_edn9">[9]</a>. Le seul avantage comparatif réside dans la production de bananes et d’ananas,   cultivés dans de grandes plantations commerciales<a href="#_edn10">[10]</a>.</p>
<p><em> </em></p>
<p>Les grandes plantations étant les seules performantes sur le libre-marché, elles ont été favorisées au détriment des petits paysans. D’une part, les grandes plantations de produits destinés à l’exportation, valorisées en raison de leur haute productivité, s’enracinent et prennent de l’expansion, la plupart du temps, grâce à l’achat de terres des paysans<a href="#_edn11">[11]</a>. D’autre part, le bas prix des produits importés a poussé de nombreux petits producteurs vers la faillite, surtout dans le secteur du maïs<a href="#_edn12">[12]</a>. Environ 350,000 d’entre eux sont contraints de se déplacer annuellement à la recherche de nouveaux moyens de subsistance<a href="#_edn13">[13]</a>. Plusieurs sont éventuellement (re)<a href="#_msocom_4">[fp4]</a> <a href="#_msocom_5">[A5]</a> devenus liés aux élites agraires par des dettes et/ou des relations de métayage<a href="#_edn14">[14]</a>. Bien que les plans de développement aient misé sur la transition des paysans vers des cultures à forte valeur ajoutée (<a href="http://www2.ulg.ac.be/crepp/profiles/artige/Section2Valeurajoutee.htm">VA</a>)<a href="#_edn15">[15]</a>,  cette réorientation n’a <a href="#_msocom_6">[fp6]</a> pu avoir lieu que pour ceux qui disposaient de suffisamment de capitaux pour couvrir les investissements supplémentaires nécessaires<a href="#_msocom_7">[fp7]</a> à l’implantation des changements. La libéralisation du secteur agraire aux Philippines semble donc avoir contribué à réduire l’accès des paysans aux moyens de production.</p>
<p>Parmi tous les paysans qui ont perdu leur terre, seule une petite fraction d’entre eux ont été engagés comme travailleurs salariés dans les grandes plantations, leur mode de production étant généralement peu intensif en main d’œuvre<a href="#_edn16">[16]</a>. Les salaires reçus ne permettent généralement pas une augmentation considérable des conditions de vie et de la consommation. Par exemple, la cinquième plus grande production agricole aux Philippines, l’industrie bananière (dominée par Dole), ne redistribue aux travailleurs que 2% des prix au détail<a href="#_edn17">[17]</a>. En fin de compte, le salaire gagné permet souvent difficilement à la famille de se nourrir, d’autant plus que celle-ci ne possède plus, dans la plupart des cas, de terre pour assurer sa propre subsistance<a href="#_edn18">[18]</a>. C’est dans les régions où l’on retrouve le plus de plantations agricoles commerciales, soit à <a href="http://maps.google.ca/maps?hl=fr&amp;q=mindanao%20philippines&amp;psj=1&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&amp;bvm=bv.1355534169,d.dmQ&amp;bpcl=40096503&amp;biw=1366&amp;bih=624&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;sa=N&amp;tab=wl">Mindanao</a> et dans les <a href="http://maps.google.ca/maps?hl=fr&amp;q=visayas%20philippines&amp;psj=1&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&amp;bpcl=40096503&amp;biw=1366&amp;bih=624&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;sa=N&amp;tab=wl">Visayas</a><a href="#_edn19">[19]</a>, que l’on retrouve également le plus grand nombre de pauvres ruraux<a href="#_edn20">[20]</a>.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-848" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2013/04/Taal-Volcano.JPG" alt="Taal Volcano" width="448" height="288" /></p>
<p>Suite à la libéralisation, l’offre d’emploi en agriculture a d’abord chuté (1994-2001 : 11.29-10.85 millions)<a href="#_edn21">[21]</a>. Par la suite, il n’a jamais, augmenté suffisamment pour absorber le surplus de main d’œuvre rurale<a href="#_edn22">[22]</a>, gonflée par la pression démographique et les paysans ayant perdu leur terre. Cette main d’œuvre n’a pu être absorbée par le secteur industriel, qui stagne plus qu’il ne se développe<a href="#_edn23">[23]</a>. La croissance économique des Philippines est surtout liée au secteur des services, qui emploie davantage une main d’œuvre urbaine et scolarisée.</p>
<p>Les paysans qui ont été exclus par la compétition du marché bénéficient de peu d’opportunités et de moyens pour améliorer leur situation socioéconomique. La libéralisation ne s’est accompagnée ni d’une création d’emplois pour absorber la main d’œuvre rurale ni de mesures de sécurité sociale<a href="#_edn24">[24]</a>. Il n’y a pas d’effet de « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_ruissellement">ruissellement</a> » automatique. La libéralisation, même si elle semble assurer aux Philippines une croissance économique, fait aussi des perdants, dont un grand nombre de paysans.  Sans mécanismes d’intégration économique ou sociale, cette main d’œuvre libre et les problèmes de pauvreté  qu’elle engendre entravent l’ensemble du développement social, économique et politique du pays.  <strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd.</p>
<p>Borras M., Saturnino. 2007. « ‘Free Market’, Export-led Development Strategy and Its Impact on rural Livelihoods, Poverty and Inequality: The Philippine Experience Seen from a Southeast Asian Perspective ». Reviews of International Political Economy 14 (1) : 143-175.</p>
<p>Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) : 613-644.</p>
<p>FAO. 2004. <em>The state of agricultural commodity markets 2004</em>. Rome: Food and Agriculture Organization of the United Nations. En ligne. <a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/007/y5419e/y5419e00.pdf">ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/007/y5419e/y5419e00.pdf</a> (Page consultée le 12 septembre 2012).</p>
<p>Mihalache-O’Keef, Andrea et Quan Li. 2011. « Modernization vs. dependency revisited: effects of foreign direct investment on food security in less developed countries ». <em>International Studies Quarterly</em> 55 (1): 71-93.</p>
<p>Philippines. 1998-2002. « Employment in Agriculture by Geolocation and Year ». <em>Selected Agricultural Statistics,</em> Department of Agriculture : Quezon City.</p>
<p>Van den Top, Gerhard. 2003. <em>The Social Dynamics of Deforestation in the Philippines Actions, Options and Motivations</em>. Nias Press : Copenhague.</p>
<p>Wimberley, Dale et Rosario Bello. 1992. <strong>« </strong>Effects of Foreign Investment, Exports, and Economic Growth on Third World Food Consumption <strong>»</strong>. <em>Social Forces</em> 70: 895–921.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1"></a><strong>Notes</strong></p>
<p>[1] Borras M., Saturnino. 2007. « ‘Free Market’, Export-led Development Strategy and Its Impact on rural Livelihoods, Poverty and Inequality: The Philippine Experience Seen from a Southeast Asian Perspective ». Reviews of International Political Economy 14 (1) : 151.</p>
<p><a href="#_ednref2">[2]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 92-97.</p>
<p><a href="#_ednref3">[3]</a> (David 2003) dans Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) : 617.</p>
<p><a href="#_ednref4">[4]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 142.</p>
<p><a href="#_ednref5">[5]</a> Borras M., Saturnino. 2007. « ‘Free Market’, Export-led Development Strategy and Its Impact on rural Livelihoods, Poverty and Inequality: The Philippine Experience Seen from a Southeast Asian Perspective ». Reviews of International Political Economy 14 (1) : 160.</p>
<p><a href="#_ednref6">[6]</a> <em>Ibid</em>.</p>
<p><a href="#_ednref7">[7]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 146-147.</p>
<p><a href="#_ednref8">[8]</a> Borras M., Saturnino. 2007. « ‘Free Market’, Export-led Development Strategy and Its Impact on rural Livelihoods, Poverty and Inequality: The Philippine Experience Seen from a Southeast Asian Perspective ». Reviews of International Political Economy 14 (1) :  160, 162.</p>
<p><a href="#_ednref9">[9]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 144.</p>
<p><a href="#_ednref10">[10]</a> Borras M., Saturnino. 2007. « ‘Free Market’, Export-led Development Strategy and Its Impact on rural Livelihoods, Poverty and Inequality: The Philippine Experience Seen from a Southeast Asian Perspective ». Reviews of International Political Economy 14 (1) :  160,162.</p>
<p><a href="#_ednref11">[11]</a> Mihalache-O’Keef, Andrea et Quan Li. 2011. « Modernization vs. dependency revisited: effects of foreign direct investment on food security in less developed countries ». <em>International Studies Quarterly</em> 55 (1): 77.</p>
<p><a href="#_ednref12">[12]</a> (Watkins 1996) dans Borras M., Saturnino. 2007. « ‘Free Market’, Export-led Development Strategy and Its Impact on rural Livelihoods, Poverty and Inequality: The Philippine Experience Seen from a Southeast Asian Perspective ». Reviews of International Political Economy 14 (1) : 152.</p>
<p><a href="#_ednref13">[13]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 145.</p>
<p><a href="#_ednref14">[14]</a> Borras M., Saturnino. 2007. « ‘Free Market’, Export-led Development Strategy and Its Impact on rural Livelihoods, Poverty and Inequality: The Philippine Experience Seen from a Southeast Asian Perspective ». Reviews of International Political Economy 14 (1) : 152.</p>
<p><a href="#_ednref15">[15]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 140.</p>
<p><a href="#_ednref16">[16]</a> Wimberley, Dale et Rosario Bello. 1992. <strong>« </strong>Effects of Foreign Investment, Exports, and Economic Growth on Third World Food Consumption <strong>»</strong>. <em>Social Forces</em> 70: 895–921.</p>
<p><a href="#_ednref17">[17]</a> FAO. 2004. <em>The state of agricultural commodity markets 2004</em>. Rome: Food and Agriculture Organization of the United Nations. En ligne. <a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/007/y5419e/y5419e00.pdf">ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/007/y5419e/y5419e00.pdf</a> (Page consultée le 12 septembre 2012 : 31.</p>
<p><a href="#_ednref18">[18]</a> Mihalache-O’Keef, Andrea et Quan Li. 2011. « Modernization vs. dependency revisited: effects of foreign direct investment on food security in less developed countries ». <em>International Studies Quarterly</em> 55 (1): 76.</p>
<p><a href="#_ednref19">[19]</a> Van den Top, Gerhard. 2003. <em>The Social Dynamics of Deforestation in the Philippines Actions, Options and Motivations</em>. Nias Press : Copenhague : 35.</p>
<p><a href="#_ednref20">[20]</a> Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) : 621.</p>
<p><a href="#_ednref21">[21]</a> Bello, Walden. 2005. <em>The Anti-Development State : The Political Economy of Permanent Crisis in the Philippines</em>. Londres: Zed Books Ltd : 141.</p>
<p><a href="#_ednref22">[22]</a> Philippines. 1998-2002. « Employment in Agriculture by Geolocation and Year ». <em>Selected Agricultural Statistics,</em> Department of Agriculture : Quezon City.</p>
<p><a href="#_ednref23">[23]</a> Borras M., Saturnino. 2007. « ‘Free Market’, Export-led Development Strategy and Its Impact on rural Livelihoods, Poverty and Inequality: The Philippine Experience Seen from a Southeast Asian Perspective ». Reviews of International Political Economy 14 (1) : 153.</p>
<p><a href="#_ednref24">[24]</a> Coxhead, Ian et Sisira Jayasuriya. 2004. « Development strategy and trade liberalization: implications for poverty and environment in the Philippines ». Environment and Development Economics 9 (5) : 641.</p>
<hr size="1" /><a href="#_msoanchor_1">[fp1]</a>Oui. Mais il faudrait faire un pont avec le premier paragraphe qui nous indique que le pays est dorénavant « orienter vers l’exportation ».  Clarifier.</p>
<p><a href="#_msoanchor_2">[fp2]</a>Si on met le secteur agraire avec des exemples entre parenthèses, alors peut-être le faire également pour les secteurs non-traditionnels que l’on sache à quoi s’en tenir. Cohérence.</p>
<p><a href="#_msoanchor_3">[fp3]</a>vraiment. Il faut refaire le pont avec le premier paragraphe. S’agit-il de la période avant la libéralisation dont le premier paragraphe, s’agit-il de la période….etc.</p>
<p><a href="#_msoanchor_4">[fp4]</a>idem pour toutes les parenthèses</p>
<p><a href="#_msoanchor_5">[A5]</a>Certains paysans qui avaient, par le passé, été liés par des dettes aux élites agraires le sont redevenus, en même temps que d’autres le sont devenus pour la première fois. Comment reformuler alors pour éviter la redondance?</p>
<p><a href="#_msoanchor_6">[fp6]</a>la VA ou les cultures ?</p>
<p><a href="#_msoanchor_7">[fp7]</a>nécessaire à la transition ?</p>
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