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	<title>Blogue sur l&#039;Asie du Sud-Est - POL3401 &#187; Admin 2</title>
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	<description>L&#039;Asie du Sud-Est, en français</description>
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		<title>LES DERNIERS SERONT LES PREMIERS</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 22:03:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Chinois]]></category>
		<category><![CDATA[Langue]]></category>
		<category><![CDATA[Mandarin]]></category>
		<category><![CDATA[Singapour]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Claire Tousignant
Depuis le début de ma série de blogues, j’ai décrit et analysé la condition des minorités chinoises dans les différents pays de l’Asie du Sud-Est. Dans chacun des pays (Vietnam, Thaïlande, Indonésie et Malaisie), nous avons vu une logique de discrimination, plus ou moins forte selon les cas, s’installer entre la majorité ethnique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Claire Tousignant</strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis le début de ma série de blogues, j’ai décrit et analysé la condition des minorités chinoises dans les différents pays de l’Asie du Sud-Est. Dans chacun des pays (Vietnam, Thaïlande, Indonésie et Malaisie), nous avons vu une logique de discrimination, plus ou moins forte selon les cas, s’installer entre la majorité ethnique et les communautés chinoises. Le radicalisme teintant ces relations dépend de plusieurs facteurs tel que l’importance démographique de la diaspora chinoise, le pouvoir économique de celle-ci, etc. Au fil de mes recherches, j’en suis venue à développer une sympathie certaine à l’égard de ces communautés. Plusieurs questions ont alors surgi dans mon esprit et une plus particulièrement. Qu’en serait-il si les rôles s’inversaient ? Heureusement, un État permet d’étudier une situation, où c’est le cas : <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/sn.html">Singapour</a>.<span id="more-670"></span></p>
<p style="text-align: justify">Cette cité-État de 4,5 millions de personnes est composée à 76,8% d’habitants de descendance chinoise<a href="#_ftn1">[1]</a>. Ce pays est reconnu pour l’ordre qui y règne<a href="#_ftn2">[2]</a>. C’est d’ailleurs une source de fascination pour de grands personnages de la politique américaine, dont Henry Kissinger<a href="#_ftn3">[3]</a>. Cette nation est certes prospère sur le plan économique et sécuritaire, mais est-ce aussi simple, n’y a-t-il rien de cacher sous cette apparence de perfection? Bref, les miracles existent-ils en politique ? Vous aurez rapidement compris que le doute demeure bien présent. Faisons un rapide survol historique pour analyser la situation des différentes communautés composant cet État.</p>
<p style="text-align: justify">9 août 1959 ; <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/sn.html">Singapour</a> obtient son indépendance<a href="#_ftn4">[4]</a>. De 1963 à 1965, cette mégalopole cohabite dans un même État avec la Malaisie. Rapidement, les proportions inversées d’habitants chinois et d’habitants malais entre <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/sn.html">Singapour</a> et le reste du pays deviennent un problème pour ces deux entités politiques. Chacun se méfie de l’autre qui pourrait tenter de profiter de sa supériorité numérique, selon les régions du pays. Ce mariage de raison ne fait pas long feu. Deux ans plus tard, la séparation survient. <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/sn.html">Singapour</a> se retrouve donc entre deux États géants, la Malaisie et l’Indonésie, où les Chinois sont des minorités ethniques.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-671 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/carte_singapour_fr-300x254.gif" alt="carte_singapour_fr" width="300" height="254" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo : <a href="http://www.interex.fr/commun/images/atlas/cartes/carte_singapour_fr.gif">http://www.interex.fr/commun/images/atlas/cartes/carte_singapour_fr.gif</a></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Son premier ministre Lee Kuan Yew doit jongler avec le désir de développer l’État et de maintenir des relations cordiales avec ses puissants voisins<a href="#_ftn5">[5]</a>. Pour ce faire, Lee affiche les couleurs du multiculturalisme pour promouvoir la croissance économique. Il inscrit quatre langues officielles dans la constitution, soit le malais, le mandarin, le tamoul et l’anglais<a href="#_ftn6">[6]</a>. Jusqu’à maintenant tout va bien pour l’ensemble des citoyens. C’est en 1979 que les relations ethniques se complexifient.</p>
<p style="text-align: justify">Voyant une croissance constante de la popularité de la langue anglaise chez les jeunes et constatant le déclin moral de la culture anglo-saxonne<a href="#_ftn7">[7]</a>, Lee Kuan Yew décide d’intervenir pour sauver les Singapouriens de ce péril. Pour ce faire, il instaure la politique du bilinguisme<a href="#_ftn8">[8]</a>. Tous les étudiants doivent, avec cette nouvelle règle, apprendre l’anglais comme première langue (c’est-à-dire langue d’enseignement) et la langue officielle associée à leur groupe ethnique comme langue seconde, le tamoul, le malais ou le mandarin. Cette mesure suppose que tous les enfants parlant une autre langue à la maison (le cantonais par exemple) sont pénalisés par cette loi. Ils doivent apprendre deux nouvelles langues, contrairement aux étudiants mandarins qui n’ont que l’anglais à maîtriser<a href="#_ftn9">[9]</a>. En 1980, les non-mandarins représentent 90% de la communauté d’origine chinoise<a href="#_ftn10">[10]</a>. Seule 10% des étudiants de descendance chinoise ont un avantage comparatif à parler le mandarin. Ce système élitiste est d’ailleurs renforcé par une deuxième mesure instaurées par Lee : la campagne <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=3_eGcbQ-cKQ">Speak Mandarin</a><a href="#_ftn11">[11]</a></em>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-672 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/Speak-Mandarin-Campaign-creative-300x147.jpg" alt="Speak Mandarin Campaign creative" width="300" height="147" /></p>
<p style="text-align: center">Crédit photo : <a href="http://app.mica.gov.sg/Data/0/Gallery/Album/14/Speak%20Mandarin%20Campaign%20creative.jpg">http://app.mica.gov.sg/Data/0/Gallery/Album/14/Speak%20Mandarin%20Campaign%20creative.jpg</a></p>
<p style="text-align: justify">Officiellement lancée le 7 septembre 1979, la campagne de sensibilisation annuelle <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=3_eGcbQ-cKQ">Speak Mandarin</a></em> vise à réduire considérablement l’utilisation de dialectes chinois<a href="#_ftn12">[12]</a>. Cette initiative est largement jouée sur la carte de l’émotivité. Les défenseurs de cette campagne soutiennent qu’en continuant à parler des dialectes à la maison, les parents empêchent leurs enfants de performer à l’école. Ils négligent ainsi la réussite, et par conséquent, le futur de leur enfant. Avec du recul, un détail saute aux yeux. Pourquoi est-ce que cette campagne promulgue le mandarin en particulier, si ce n’est pour imposer cette langue comme référence nationale ? Lee déclare :« In ten years, we should be able to get Mandarin established as the language of the coffee shop (…)»<a href="#_ftn13">[13]</a>. Effectivement, si la campagne était réellement pour mettre de l’avant les langues nationales au détriment des différents dialectes, il faudrait aussi s’adresser aux minorités malaise et indienne. Cet impératif <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=3_eGcbQ-cKQ">Speak Mandarin</a></em> rappelle chaque année aux millions de non-mandarins qu’ils ne font pas partie du groupe dominant de la société<a href="#_ftn14">[14]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Ce régime semi-autoritaire aux allures de démocratie n’échappe donc pas à la règle. Aussitôt qu’un groupe s’accapare le pouvoir étatique, il assied sa domination sur la répression des minorités. Ici, ce sont la pluralité de communautés chinoises, la communauté malaise ainsi que la communauté indienne qui paient le prix de cette autorité. Évidemment, on ne peut pas comparer la situation des Chinois de <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/sn.html">Singapour</a> avec celle des sino-malais et des sino-indonésiens durant les dernières décennies. La stabilité du régime a permis d’éviter les effusions de violence auxquelles ont été confrontées les minorités chinoises d’autres pays. Toutefois, dans un pays où le mérite est la clé de voûte pour la réussite, comment ignorer que la majorité des étudiants chinois (près de 90%) a été handicapée par des politiques étatiques discriminatoires? La relation entre un groupe ethnique dominant l’appareil gouvernemental et les autres minorités ethniques du pays demeure un thème auquel il est important de s’intéresser. Dépourvues du pouvoir, les minorités n’ont jamais trop d’appui pour défendre leurs droits.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Singapore Statutes Online. 2009. «Republic of Singapore Independence Act». En ligne:   <a href="http://statutes.agc.gov.sg/non_version/cgi-bin/cgi_getdata.pl?actno=1997-REVED-RSI&amp;doctitle=REPUBLIC%20OF%20SINGAPORE%20INDEPENDENCE%20ACT%0A&amp;date=latest&amp;method=whole">http://statutes.agc.gov.sg/non_version/cgi-bin/cgi_getdata.pl?actno=1997-REVED- RSI&amp;doctitle=REPUBLIC%20OF%20SINGAPORE%20INDEPENDENCE%20ACT %0A&amp; date=latest&amp;method=whole</a> (page consultée le 2 décembre 2009).</p>
<p>Central Intelligence Agency. 2009. « The World Factbook: Singapore». En ligne:  <a href="//localhost/Library/publications/the-world-factbook/geos/sn.html">https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/sn.html</a> (page consultée le 2 décembre 2009).</p>
<p>Tan, Eugene K.B. 2003. «Re-engaging Chineseness : Political, Economic and Cultural  Imperatives of Nation-building in Singapore»<em>. The China Quarterly</em> 175: 751-74.</p>
<p>Blommaert, Jan. 1999. <em>Language ideological debates.</em> Berlin: Mouton de Gruyter.</p>
<p>Zakaria, Fareed et Le Kuan Yew. 1994. «Culture is Destiny : A Conversation with Lee Kuan  Yew». <em>Foreign Affairs</em> 73 (no 2): 109-126.</p>
<p>Trocki, Carl A. 2002. «Review Articles: Race and Politics in Singapore, Lee Kuan Yew’s  Dilemma». <em>Asian Ethnicity</em> 3 (no 1): 103-13.</p>
<p>Teo, Peter. 2005. « Mandarinising Singapore: A Critical Analysis of Slogans in  Singapore’s’Speak Mandarin’ Campaign». <em>Critical Discourse Studies </em>2 (no 2): 121- 42.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Central Intelligence Agency</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Tan, 755.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Zakaria, 109.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Singapore Statutes Online</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Blommaert, 235.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Singapore Statutes Online</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Blommaert, 240.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Ibid., 238.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Trocki, 107.</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Teo, 125.</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Blommaert, 242.</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Teo, 128.</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> <em>Idem</em></p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> Ibid., 136.</p>
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		<title>«SUPPORT BREASTS – NOT DICTATORS»</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 21:53:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Hoai-An Tran

[PHOTO: No Dictators] Crédit: http://www.cleanclothes.org/newslist/289-triumph-closes-factory-in-burma
«Support Breasts – Not Dictators[1]»; c’était une bataille de longue haleine que remportait l’organisme Clean Clothes Campaign lorsque Triumph ferma ses usines en Birmanie en juin 2002. Néanmoins, force est de constater que les motifs du retrait de ce géant du dessous féminin se situaient bien au-delà des pressions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Hoai-An Tran</strong></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-668 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/triumph01.jpg" alt="triumph01" width="297" height="199" /></p>
<p style="text-align: center">[PHOTO: No Dictators] Crédit: http://www.cleanclothes.org/newslist/289-triumph-closes-factory-in-burma</p>
<p style="text-align: justify">«Support Breasts – Not Dictators<a href="#_ftn1">[1]</a>»; c’était une bataille de longue haleine que remportait l’organisme <em>Clean Clothes Campaign </em>lorsque Triumph ferma ses usines en Birmanie en juin 2002. Néanmoins, force est de constater que les motifs du retrait de ce géant du dessous féminin se situaient bien au-delà des pressions de la société civile internationale. En effet, la Birmanie présentait alors un paysage hostile aux investisseurs étrangers avec une inflation frôlant les 50%<a href="#_ftn2">[2]</a>, des infrastructures désuètes<a href="#_ftn3">[3]</a> et une attitude hostile des  autorités gouvernementales<a href="#_ftn4">[4]</a>.Partant de la prémisse que tout gouvernement est garant de la stabilité économique de son pays<a href="#_ftn5">[5]</a>, la responsabilité de la <a href="http://www.slate.com/id/2192726/">junte militaire</a>, autrement appelé le <em>State Peace and Development Council</em> (SPDC), dans la décadence économique birmane paraît donc évidente. Toutefois, dans un espace géopolitique où l’autoritarisme du gouvernement du Vietnam et de Singapore ont été porteur d’une croissance économique; la question serait plutôt à savoir pourquoi celui du SPDC faillit à reproduire un tel succès. La réponse se trouve dans la succession de gouvernements totalitaires birmans ayant pris les mauvaises décisions politiques et ce, aux mauvais moments.<span id="more-667"></span></p>
<p style="text-align: justify">Il est d’abord important de comprendre que la Birmanie est un pays très riche en ressources naturelles. Sous le règne colonial britannique, le pays était l’une des régions les plus prospères de l’Asie du Sud-Est avec une économie basée sur l’exportation de produits agricoles, mais surtout, miniers et pétroliers<a href="#_ftn6">[6]</a>. La transition à l’indépendance n’affecta pas pour autant la force commerciale birmane. En effet, le pays talonnait toujours en 1950 la Thaïlande fleurissante, selon la plupart des indicateurs de développement de l’époque<a href="#_ftn7">[7]</a>. La nouvelle démocratie instituée par <a href="http://www.metacafe.com/watch/231167/general_aung_san/">Aung San</a>, considéré le père fondateur de la nation, avait donc réussit à maintenir une économie active toujours axée sur l’exploitation des ressources naturelles, mais aussi, sur la consolidation d’une classe marchante éduquée<a href="#_ftn8">[8]</a>. Le coup d’État de 1962 vint cependant couper court les perspectives prometteuses de la Banque Mondiale pour le Myanmar<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Mars 1962, Ne Win abolit le parlement, imposa la censure et débuta le règne militaire des 17 officiers du Conseil révolutionnaire<a href="#_ftn10">[10]</a>. Son programme? Un socialisme totalitaire<a href="#_ftn11">[11]</a>qui allait plonger la Birmanie dans près de trois décennie d’isolation et de pauvreté rampante<a href="#_ftn12">[12]</a>. S’autoproclamant à la fois leader du Conseil, Président de la Birmanie, Ministre de la défense, des finances et du revenu<a href="#_ftn13">[13]</a>, Ne Win imposa à son pays sa rhétorique du «Burmese Way to Socialism». Une vision autarcique imposée au travers d’une nationalisation des entreprises du pays, d’une économie centralisée, ainsi que d’une restriction stricte sur les investissements étrangers<a href="#_ftn14">[14]</a>. Toutefois, la Birmanie ne possédait pas les infrastructures adéquates pour mener à bien une autosuffisance saine; d’autant plus que sa reconstruction d’après guerre était toujours incomplète. Plutôt que de tirer profit de l’aide internationale alors généreuse (dont une, anti-communiste, massivement offert les États-Unis)<a href="#_ftn15">[15]</a>, l’unilatéralisme de Ne Win mena sa nation à la faillite<a href="#_ftn16">[16]</a>. Seulement trois mois après son entrée au pouvoir, la production industrielle de la Birmanie chuta de 40%<a href="#_ftn17">[17]</a>. Vingt-cinq ans plus tard, le pays était l’un des plus pauvres de la région, alors qu’à peine une génération plus tôt, elle était le premier pays exportateur de riz mondial et le pays nouvellement indépendant le plus prometteur<a href="#_ftn18">[18]</a> en Asie du Sud-Est.</p>
<p style="text-align: justify">Alors que bon nombre des pays voisins de la Birmanie embarquaient dans le «miracle asiatique» des années 80<a href="#_ftn19">[19]</a>, l’économie en lambeaux de cette dernière poussa le Général Saw Maung à prendre les commandes du pouvoir en 1988. Coup d’État orchestré sous la supervision de Ne Win<a href="#_ftn20">[20]</a>, le régime de Maung ne fut à vrai dire que la <a href="http://video.google.com/videoplay?docid=253734287578732261&amp;ei=ZnEcS-6DHISSrALv88mICg&amp;q=burma+">continuité de l’autoritarisme</a> de son prédécesseur. En fait, l’action d’éclat n’avait pour but que de justifier un changement de direction économique sans pour autant miner la réputation du dictateur sortant. Ainsi, l’institution de <em>l’Union of Myanmar Foreign Investment Law</em> promettait la transformation d’un système socialiste planifié en une économie de marché menée<a href="#_ftn21">[21]</a>. Toutefois, contrairement au Vietnam ou à Singapore, le régime faillit conséquemment à instaurer un environnement propice à l’émergence de l’entreprise privée. En fait, ce fut plutôt l’arbitraire même de son pouvoir absolu qui contribua à l’échec de cette tentative d’ouverture. Puisque le régime s’était réservé le privilège de fermer toutes compagnies qui «challenged the armed forces&#8217; corporation<a href="#_ftn22">[22]</a>»; ce despotisme flou en termes juridiques, mais des plus concrets dans la réalité de ses abus, instaura finalement un climat d’incertitude incompatible<a href="#_ftn23">[23]</a> à toute croissance stable. En guise de preuve, nombreuses furent les entreprises qui se retirèrent vers la fin des années 90 après être venues tâter le terrain du marché birman lors de l’ouverture de 1988<a href="#_ftn24">[24]</a> -  remballant avec eux leur poids politique potentiel pour faire changer la donne.</p>
<p style="text-align: justify">À la lumière de ce court essai, il est donc évident que l’autoritarisme des régimes birmans a été un facteur nuisible au développement du pays. Encore aujourd’hui, la junte militaire est toujours au pouvoir et l’économie de la Birmanie est toujours en péril. Une question demeure : pourquoi une telle succession de mauvaise décision? L’éducation des dirigeants serait-elle en cause? Reste que l’économie «officielle» se portant de mal en pire, le SPDC se tourne dorénavant de plus en plus vers le blanchiment d’argent et le trafic de la <a href="http://www.voltairenet.org/article6875.html">drogue</a> pour voir à sa survie<a href="#_ftn25">[25]</a>. Ainsi, la montée des activités narcotiques étant une conséquence indirecte d’une économie délaissée par les étrangers; cette situation singulière porte à se demander si la victoire du <em>Clean Clothes Campaign </em>ne fut pas plutôt un échec à long terme.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Burma Campaign UK. 2001. <em>Support Breats – Not Dictators</em>. En ligne. <a href="http://www.burmacampaign.org.uk/index.php/news-and-reports/news-stories/Support-Breasts-Not-Dictators">http://www.burmacampaign.org.uk/index.php/news-and-reports/news-stories/Support-Breasts-Not-Dictators</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p>Clark,  Allen L. 1999. «Myanmar&#8217;s Present Development and Future Options». <em>Asian Survey</em> Vol. 39 No. 5 (Septembre-Octobre) : 772-791</p>
<p>Kurlantzick, Joshua. 2002. «Can Burma Reform?». <em>Foreign Affairs</em> Vol. 81 No. 6 (Novembre-Décembre) : 133-146</p>
<p>Kyi, Khin Maung, Ronald Findlay et R.M. Sundrum. 2000<em>. Economic and Development of Burma</em>. En ligne. <a href="http://www.burmalibrary.org/docs3/Vision-strategy.ocr.pdf">http://www.burmalibrary.org/docs3/Vision-strategy.ocr.pdf</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p>McCarthy, Stephen. 2000. «Ten Years of Chaos in Burma: Foreign Investment and Economic Liberalization under the SLORC-SPDC, 1988 to 1998». <em>Pacific Affair</em>s Vol. 73 No. 2 (Été) : 233-262</p>
<p>Schlesinger Jr., Arthur. 1997. «Has Democracy a Future?» <em>Foreign Affairs</em> Vol. 76 No. 5 (Septembre-Octobre): 2-12</p>
<p>Seekins, Donald M. 2008. «Myanmar in 2008: Harship, Compounded».<em> Asian Survey</em> Vol. 49 Issue 1: 166–173</p>
<p>The Economist (US).2002. <em>The black hole of Yanhon : Myanmar</em>. En ligne. <a href="http://find.galegroup.com/gtx/start.do?prodId=CPI&amp;userGroupName=mont88738">http://find.galegroup.com/gtx/start.do?prodId=CPI&amp;userGroupName=mont88738</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p>Time Magazine. 1963. <em>Burma : The Way to Socialism &#8211; &amp; Havoc</em>. En ligne. <a href="http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,940705,00.html">http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,940705,00.html</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p>Zax, Jeffrey S. 2009. <em>The Economic Responsibilities of State (and local) governement</em>. En ligne. <a href="http://www.leg.state.co.us/CLICS/CLICS2009A/commsumm.nsf/b4a3962433b52fa787256e5f00670a71/3fe0558060407c74872576100075674d/$FILE/09Long-term0729AttachDD.pdf">http://www.leg.state.co.us/CLICS/CLICS2009A/commsumm.nsf/b4a3962433b52fa787256e5f00670a71/3fe0558060407c74872576100075674d/$FILE/09Long-term0729AttachDD.pdf</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Burma Campaign UK (2001), en ligne «Support Breasts  &#8211; Not Dictators»</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> The Economist (2002), en ligne «The black hole of Yangon: Myanmar»</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Donald M. Seekins (2008), p. 172</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Stephen McCarthy (2000), p.243</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Jeffrey S. Zax (2009), en ligne «The Economic Responsibilities of State (and local) government»</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Allen L. Clark (1999), p.773</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Khin Maung Kyi, Ronald Findlay et R.M. Sundrum (2000), en ligne « Economic and Development of Burma»</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Joshua Kurlantzick (2002), p. 135</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> <em>Id. </em></p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Time Magazine (1963), en ligne «Burma: The Way to Socialism &#8211; &amp; Havoc»</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a>Voir Joshua Kurlantzick (2002), p.136</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> Voir Allen L. Clark (1999), p.773</p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> <a href="http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,940705,00.html">Voir</a> Time Magazine (1963), en ligne «Burma: The Way to Socialism &#8211; &amp; Havoc»</p>
<p><a href="#_ftnref14">[14]</a> <em>Id.</em></p>
<p><a href="#_ftnref15">[15]</a> Voir Stephen McCarthy (2000), p. 234</p>
<p><a href="#_ftnref16">[16]</a> Voir Joshua Kurlantzick (2002), p.136</p>
<p><a href="#_ftnref17">[17]</a> <a href="http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,940705,00.html">Voir</a> Time Magazine (1963), en ligne «Burma: The Way to Socialism &#8211; &amp; Havoc»</p>
<p><a href="#_ftnref18">[18]</a> Voir Stephen McCarthy (2000), p.235</p>
<p><a href="#_ftnref19">[19]</a> <em>Ibidem</em></p>
<p><a href="#_ftnref20">[20]</a> Voir Stephen McCarthy (2000), p.233</p>
<p><a href="#_ftnref21">[21]</a> <em>Id.</em></p>
<p><a href="#_ftnref22">[22]</a> Voir Joshua Kurlantzick (2002),p.138</p>
<p><a href="#_ftnref23">[23]</a> Voir Stephen McCarthy (2000), p.243</p>
<p><a href="#_ftnref24">[24]</a> Voir Joshua Kurlantzick (2002), p.138</p>
<p><a href="#_ftnref25">[25]</a><em>Ibid</em>., p.140</p>
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		<title>LA BIRMANIE : UNE HISTOIRE MARQUEE PAR DE NOMBREUX NATIONALISMES</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 21:47:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Charles-Antoine Michel 
La Birmanie au cours de son histoire est passée par plusieurs types de nationalismes différents. On entend par nationalisme, la manifestation de la conscience nationale. En Birmanie, ils ont également connu des origines diverses et variées. Amorcés par la population, les moines bouddhistes, les étudiants ou encore les militaires, on verra que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Charles-Antoine Michel</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">La Birmanie au cours de son histoire est passée par plusieurs types de nationalismes différents. On entend par nationalisme, la manifestation de la conscience nationale. En Birmanie, ils ont également connu des origines diverses et variées. Amorcés par la population, les moines bouddhistes, les étudiants ou encore les militaires, on verra que les idées divergent selon les contextes politiques ou sociaux.<span id="more-665"></span></p>
<p style="text-align: justify">Les Britanniques arrivent sur le territoire birman au début du XIXième siècle pour tenter de faire face à l’expansion de la Birmanie, dont l’influence dans la région est alors à son apogée. S’alliant au Siam (actuelle Thaïlande), une guerre anglo-birmane éclate, voyant les Anglais triompher en 1826. Les colons s’emparent peu à peu de l’ensemble du territoire, si bien qu’en 1886, le pays devient une province de l’Inde britannique (ensemble des provinces faisant partie de la Compagnie anglaise des Indes orientales) [1]. Dès le début de l’expansion des Anglais, un nationalisme anticolonial se met en place, et se caractérise par une résistance armée. Celle-ci est rapidement contenue et s’estompe à la toute fin du XIXième siècle, succédé par « une prise de conscience de l’originalité de la société birmane » [2]. En effet, le nouveau nationalisme birman est basé sur la culture du pays, et les valeurs qui lui sont propres. Ainsi, le bouddhisme devient le principal facteur de la naissance du nationalisme culturel en Birmanie. À l’image de l’association américaine YMCA est créée l’<a href="http://www.ymba-colombo.org/index.htm">YMBA</a> (Young Men’ Buddhist Association), composée de jeunes bouddhistes birmans dont l’objectif et de préserver, tout en en faisant la promotion, les valeurs culturelles de la Birmanie. Son journal, <em>Le Soleil</em>, est créé en 1911 et permet la diffusion d’idées nationalistes. Mais après la Grande Guerre, le Royaume-Uni est affaibli, et les traumatismes de ce conflit meurtrier s’en ressentent sur leur autorité en Birmanie, si bien que le nationalisme culturel et pacifique orchestré par les bouddhistes devient beaucoup plus hostile. Plus précisément, on assiste à la naissance d’un nationalisme politique. La population demande à ce que le pouvoir exécutif de leur pays soit exercé par des Birmans. Les étudiants de Rangoon prennent également part à ces idées nouvelles, refusant désormais qu’une politique universitaire soit prise sans consultation de l’opinion publique. De nouveaux partis politiques nationalistes sont créés tels que le Nationalist Party ou encore le People’s Party dont le slogan est « la Birmanie aux Birmans » (Richer 1981, 42). Une attitude d’hostilité envers les non-Birmans et particulièrement les Indiens prend place au sein de la population locale.</p>
<p style="text-align: justify">L’expansion du communisme dans la région n’épargne pas la Birmanie. En 1939 est créé le Parti communiste birman par l’intelligentsia du pays. Avec peu de moyens, le parti met en place une guérilla, guerre d’embuscades selon sa définition première, afin de faire face à l’occupation japonaise. Le désir d’indépendance gagne peu à peu les mentalités birmanes et s’articule autour d’un nouveau type de nationalisme : le nationalisme indépendantiste. C&#8217;est-à-dire que le souhait premier de ce nouveau mouvement est le désir de l’accession à l’indépendance. Au vu du manque de moyens, la guérilla s’emploie à des actions de sabotages visant à mettre à mal les institutions anglaises et japonaises qui se partagent le pays [3]. L’indépendance est proclamée le 4 janvier 1948.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, avec l’arrivée de la junte militaire au pouvoir à la fin des années 80 suite à un coup d’État, on peut identifier un dernier type de nationalisme, qui se rapprocherait plutôt à bien des égards de la xénophobie. Rappelons que la Birmanie était colonisée directement d’Inde et non pas du Royaume-Uni, très présent dans la région grâce à sa Compagnie anglaise des Indes orientales. Ainsi, l’importation massive d’une main-d&#8217;œuvre indienne a modifié le paysage social de la région. De plus, le pays a l’image d’une véritable « mosaïque de groupes ethniques » venant de toute l’Asie. Ces minorités ethniques représentent près de 40% de la population tandis que la majorité birmane ne s’élève qu’à 60%. Depuis les débuts de la junte militaire au pouvoir, on assiste à de nombreux conflits d’origine ethnique ainsi que des actes xénophobes des militaires à l’égard des minorités, notamment chinoises [4].</p>
<p style="text-align: justify">Par ailleurs on se rend compte qu’avec le régime en place, la moindre forme de protestation est réprimée, ce qui laisse peu de place à la possibilité d’un nationalisme fort dans la région. La nouvelle volonté de la population est l’instauration d’un nouveau régime démocratique, mettant fin à l’autoritarisme exercé par la junte militaire (photo 1) au pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify">On peut se rendre compte qu’en Birmanie, le nationalisme est associé à l’évolution de la politique dans le pays et que c’est quand le régime est le plus répressif que le nationalisme est le moins fort.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>[1] <em>Histoire de la Birmanie</em>. 2006. En ligne. <a href="http://www.amnestyinternational.be/doc/article8219.html">http://www.amnestyinternational.be/doc/article8219.html</a> (page consultée le 11 décembre 2007).</p>
<p>[2] Richer, Philippe. 1981. <em>L’Asie du Sud-Est</em>. Paris: Imprimerie Nationale, 40.</p>
<p>[3] Dassé, Martial. 1993. <em>Les Guérillas en Asie du Sud-Est: Les Stratégies de la Guerre asiatique</em>. Paris: L’Harmattan, 23-28.</p>
<p>[4] Sabrié, Marion. 2007. <em>Birmanie : vers une démocratisation ou un renforcement de l&#8217;appareil dictatorial?</em> En ligne. <a href="http://echogeo.revues.org/index2021.html">http://echogeo.revues.org/index2021.html</a> (page consultée le 11 décembre 2009).</p>
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		<title>LES ONG ET LA PROVINCE DE LAO CAI AU VIETNAM</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 21:44:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Minorités ethniques]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Mercedes Lussier-Trépanier
Depuis l’avènement de la mondialisation et la création d’organismes non gouvernementaux (ONG) ou inter gouvernementaux (OIG) comme le FMI, l’OMC et la Banque mondiale, on remarque l’apparition d’un nouveau mouvement qui vient contrebalancer ce phénomène de mondialisation de l’économique. Ce nouveau mouvement social international qu’est l’altermondialisation, dont plusieurs ONG et OIG font partie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Mercedes Lussier-Trépanier</strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis l’avènement de la mondialisation et la création d’organismes non gouvernementaux (ONG) ou inter gouvernementaux (OIG) comme le FMI, l’OMC et la Banque mondiale, on remarque l’apparition d’un nouveau mouvement qui vient contrebalancer ce phénomène de mondialisation de l’économique. Ce nouveau mouvement social international qu’est l’altermondialisation, dont plusieurs ONG et OIG font partie, détermine de nouvelles conditions de luttes sociales qui sont plus axées sur le développement durable, la souveraineté alimentaire, les droits humains fondamentaux plutôt que la prospérité économique<a href="#_ftn1">[1]</a>. <span id="more-663"></span>C’est alors que l’on voit une prolifération d’ONG luttant pour la défense des droits humains, pour la préservation des cultures traditionnelles, etc. Ainsi, ces ONG sont massivement présentes en Asie du Sud-Est, autant elles sont fondées dans les centres urbains la région (les Philippines sont le berceau des ONG) autant leurs projets sont appliqués dans les régions rurales des pays d’Asie du Sud-Est. La question des minorités ethniques, qui marque cette région du monde est donc un champ de bataille prioritaire pour les ONG altermondialistes. Un bon exemple de la situation des minorités ethniques et de leur relation avec les ONG est le Vietnam, car au-delà des Viêt, le Vietnam regroupe 53 minorités ethniques que l’on retrouve dans les montagnes du Nord. Nous verrons en premier lieu la situation des minorités ethniques de la province de Lao Cai au Vietnam suivi d’un exemple de programme d’intervention de l’ONU et un bilan de son efficacité réel.</p>
<p style="text-align: justify">La province de Lao Cai est peuplée de 22 minorités ethniques différentes, où la population a un revenu annuel de 150$ US par habitant, cette région est l’une des plus pauvres du Vietnam<a href="#_ftn2">[2]</a>. Pourtant, il y a de grandes possibilités d’ouverture économique pour les ethnies de la province grâce à sa richesse en ressources naturelles, surtout pour produits forestiers, mais aussi au plan agricole. De plus, la proximité avec la Chine (frontière commune au nord) est un atout au plan du développement économique<a href="#_ftn3">[3]</a>, donc tous les éléments pour établir le commerce dans la province de Lao Cai sont disponibles, mais pourquoi les habitants sont-ils réticents au projet de développement économique et ne veulent pas collaborer avec le gouvernement? La réponse à cette question est anthropologique, car le fait est qu’ils veulent tout simplement continuer à vivre de manière traditionnelle. Les peuples de la province de Lao Cai sont établis dans ces montagnes depuis des siècles et ne sont pas intéressés par un changement de leur mode de vie. Bien que leur situation soit inquiétante d’un point de vue occidental, eux ne se perçoivent pas comme étant défavorisés, car ils ont toujours vécu ainsi. De plus, les ONG travaillant pour la défense des minorités ethniques vivant sous le seuil de la pauvreté ne sont pas en interaction entre elles et ne tentent pas d’agir en commun pour les aider. Au lieu de cela, chacun défend la valeur qui lui est chère sans se préoccuper des actions des autres ONG. Le problème est qu’il y a peu d&#8217;attention qui est accordée à l&#8217;impact des interventions des ONG sur la vie quotidienne des minorités ethniques de la province de Lao Cai.</p>
<p style="text-align: justify">La branche de l’ONU nommée l’Organisation internationale du travail (OIT) est impliquée dans la région avec son projet de <em>Développement du jeune enfant chez les minorités ethniques du Vietnam</em>. Ce plan d’action consiste à « améliorer les conditions de vie des jeunes enfants de (0-8 ans) issus des minorités ethniques dans la province de Lao Cai »<a href="#_ftn4">[4]</a> Plus spécifiquement, l’OIT désire créer un «environnement physique, intellectuel et psychosocial favorable au bon développement du plein potentiel des jeunes, renforcer l’environnement institutionnel autour de la Petite Enfance, sensibiliser les autorités vietnamiennes […] et améliorer la compréhension et le respect des valeurs des minorités ethniques. »<a href="#_ftn5">[5]</a> Ce projet initié en 1997 et ayant comme finalité prévu en 2007 es considéré aujourd’hui comme un échec au plan de l’efficacité réelle du projet. Les conclusions de ce programme d’aide à la Petite Enfance ne se sont pas avérées très positives en ce qui concerne les répercussions réelles. Bien que quelques écoles aient été construites, ainsi que des centres récréatifs pour les jeunes, ils ne sont pas utilisés par la population. Car les mères ne peuvent pas les amènes à l’école, car elles doivent faire la cueillette des denrées alimentaires dans la forêt pour nourrir leur famille et dans la plupart des cas elles ont besoin de leurs enfants pour les aident. Les infrastructures mises en place sont ainsi une coquille vide, car on ne peut seulement venir en aide aux enfants sans changer les besoins (quête de nourriture, d’eau, de sécurité, etc.) de la vie quotidienne des hommes et des femmes des communautés ethniques de la province de Lao Cai. En bref, le projet de développement du jeune enfant chez les minorités ethniques du Vietnam comporte de bonnes intentions, mais sans un changement radical du mode de vie de ces peuples autochtones du Vietnam, le travail des ONG et OIG n’aura jamais un impact réel significatif.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p><em>Gestion sociale et spatiale des biens publics et environnementaux</em>. ANDES; Aménagement, développement, environnement, santé et sociétés-UMR 5185. En ligne. <a href="http://www.ades.cnrs.fr/spip.php?article248">http://www.ades.cnrs.fr/spip.php?article248</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p><em>L’organisation internationale du travail. Site officiel de l’ONU</em>. En ligne.  <a href="http://www.ilo.org/public/french/employment/skills/hrdr/init/vie_1.htm%237">http://www.ilo.org/public/french/employment/skills/hrdr/init/vie_1.htm#7</a> (page consultée le 6 décembre 2009)</p>
<p>Michaud, Jean et Sarah Turner, « Tribulations d’un marché de la montagne du Nord-Vietnam », <em>Études rurales</em> 165-166 (2003), 53-80.</p>
<p>Noel, Julien, « Regard géographique sur les dimensions spatiales de l’altermondialisation halieutique », <em>Norois, Presses universitaire de Rennes</em> 211 (2009), 7-21.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Noel, Julien, « Regard géographique sur les dimensions spatiales de l’altermondialisation halieutique », <em>Norois, Presses universitaire de Rennes</em> 211 (2009), 7-21.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> <a href="http://www.ades.cnrs.fr/spip.php?article248">http://www.ades.cnrs.fr/spip.php?article248</a></p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Michaud, Jean et Sarah Turner, « Tribulations d’un marché de la montagne du Nord-Vietnam », <em>Études rurales</em> 165-166 (2003), 53-80.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> http://www.ilo.org/public/french/employment/skills/hrdr/init/vie_1.htm#7</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> idem</p>
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		<title>ÉVOLUTION DE LA FEMME À L’INTÉRIEUR DE LA DIASPORA CHINOISE DE SINGAPOUR</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/15/evolution-de-la-femme-a-l%e2%80%99interieur-de-la-diaspora-chinoise-de-singapour/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 21:37:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Lisa Thuc Duyên Hua
Singapour, cité-État de 692,7 km2, 3,5 fois la taille de Washington, abrite une population de 4.452.732 habitants, dont 76,7 % est composé de Chinois[1]. Bien que cette île soit multiethnique, notre analyse dans ce billet portera uniquement sur la condition de la femme chinoise, son insertion socio-politico-économique depuis son immigration  jusqu’à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Lisa Thuc Duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Singapour, cité-État de 692,7 km2, 3,5 fois la taille de Washington, abrite une population de 4.452.732 habitants, dont 76,7 % est composé de Chinois<a href="#_ftn1">[1]</a>. Bien que cette île soit multiethnique, notre analyse dans ce billet portera uniquement sur la condition de la femme chinoise, son insertion socio-politico-économique depuis son immigration  jusqu’à récemment<a href="#_ftn2">[2]</a>.<span id="more-660"></span></p>
<p style="text-align: justify">Fondé en 1819 par les Britanniques sous le statut de colonie commerciale, Singapour était alors peuplé par quelques centaines de Malais et quelques dizaines de planteurs et boutiquiers chinois.  Après 1870, une première immigration chinoise massive composée en majorité de travailleurs masculins eut lieu, à l’instigation des Britanniques désireux d’exploiter leurs ports, portant la population chinoise à 654 000 individus en 1909.  À cette époque, un premier mouvement en faveur de la scolarisation des fillettes se fit sous l’impulsion des réformistes Peranakan , descendants d’immigrants chinois qui se marièrent avec des femmes malaises<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">De 1933 à 1938, 200.000 Cantonaises vinrent s’installer à Singapour, épousant les membres de cette société jusque là essentiellement masculine. Mariages qui les encrèrent définitivement à la région. Jusqu’en 1946, (sauf pour quelques initiatives véhiculées par les médias d’antan, afin de mettre fin aux pratiques des mariages arrangés, au concubinage ainsi qu’à la prostitution),  le cadre de vie des femmes chinoises restait guidé par les valeurs confucéennes centrées sur l’importance de la famille. Elles étaient et  restaient avant tout, des épouses et des mères.  Mis à part quelques exceptions de femmes aidant leurs époux dans les plantations de cachou ou de poivre, la grande majorité d’entre elles restaient au foyer, sans grande participation à la vie économique et politique de leur nation.</p>
<p style="text-align: justify">En 1965, avec l’indépendance, cette situation fut cependant quelque peu bousculée.  Le nouveau gouvernement réalisa qu’il avait besoin d’une plus grande main-d’œuvre pour assurer sa survie économique. Tablant sur ses exportations, entre autres l’exportation d’articles électroniques, pour devenir prospère, Singapour, à l’instar d’autres NPI (Nouveaux Pays Industrialisés) du Sud Est asiatique comme Hong Kong, la Corée du Sud et la Thaïlande, se tourna vers les femmes, main d’œuvre potentielle, les encourageant à participer à la croissance économique nationale en travaillant comme ouvrières dans ses usines d’électroniques<a href="#_ftn4">[4]</a>. De 18 % en 1957, la population active féminine passa à 32,2 % en 1974 (toutes ethnies confondues). Cette entrée massive des femmes dans la l’activité production était principalement liée à l’expansion de l’économie singapourienne jusque vers 1974<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Les femmes se retrouvaient dans des emplois dits féminins : institutrices, infirmières, dactylos, employées de maison, couturières et monteuses d’appareils électriques. Au plan de l’équité salariale, à l’exception des fonctionnaires, &#8211; où depuis 1962, à compétence égale, il n’y avait pas de différence de salaire entre les deux sexes-, il régnait une discrimination considérable à l’égard des femmes. En 1974, 60 % des femmes gagnaient mensuellement 200$ alors que les hommes, qui gagnaient le même salaire ne représentaient que 31 % de la population active. En fait, l’insertion de la femme chinoise dans les structures sociales et économiques était et est encore confrontée à plusieurs freins sociaux<a href="#_ftn6">[6]</a>. Conscient que les ressources humaines représentent leur principal capital économique, durant les trois dernières décennies, le gouvernement singapourien éleva le statut juridique des femmes en utilisant entre autres, le contrôle de la natalité afin que la population féminine puisse pleinement participer au marché du travail sans pour autant changer les statuts socioéconomiques des genres. Cependant, ceux-là mêmes qui avaient réussi à encourager la croissance économique, se préoccupèrent ensuite  des changements de structures sociales que cette féminisation massive de la main d’œuvre impliquait. Parallèlement, le gouvernement émit en conséquence des législations empêchant les femmes de progresser sur leur lieu de travail. À titre d’exemple, il ne fit jamais bâtir de crèches en nombre suffisant, si bien que les femmes se débattaient entre les charges au travail et leurs responsabilités de mères, créant des conflits avec leurs époux. Mises à part les femmes mariées qui cessèrent de travailler, beaucoup choisirent de demeurer célibataires ou de renoncer à des enfants.</p>
<p style="text-align: justify">Un autre frein social était celui des rôles stéréotypés de l’homme et de la femme dans la société chinoise. À titre d’exemple, la femme ne doit pas être supérieure à son époux en termes de salaire. Passive, elle doit venir en aide à son père, son époux, son frère.  L’absence de support aux femmes et des préjugés tenaces à leurs propos dans la culture d’entreprise chinoise constituent un autre frein important. Renonçant à poursuivre une carrière dans le cadre d’une entreprise, des femmes décidèrent donc de devenir femmes entrepreneures, propriétaires d’une ou deux petites compagnies occupant jusqu’à 50 employés. Entre 1989 et 1997 37 % des femmes devinrent entrepreneures dans le secteur de l’industrie, des ventes au détail et de la manufacture<a href="#_ftn7">[7]</a>. Si dans les dernières années, des institutions gouvernementales reconnaissaient les contributions des femmes entrepreneures au développement économique du pays, -depuis 1997, Singapour accorde un prix « Femme entrepreneure de l’année », les entrepreneures restent un filon inexploité. Au plan des grandes compagnies, les cadres féminins ayant pouvoir de décision sont largement sous-représentés. Leur salaire représente encore une fraction de celui de leurs collègues masculins. À l’ère de la haute technologie, le confucianisme mène encore la vie dure aux femmes de Singapour, État pourtant très occidentalisé. Ici, plus d’éducation chez les femmes ne signifie pas forcément égalité des sexes<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<address><a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arch_0044-8613_1980_num_19_1_2535"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Salomon, Claudine. 1980. «Etre femme à Singapour</span></span></a>». Persée, Revues scientifiques 19(no19) : 161-168.</p>
<p>Margolin, Jean-Louis. 1989. «<span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none">Singapour</span></span>: 1959-1987 : genèse <span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none">d</span></span>&#8216;un nouveau pays industriel» , Business &amp; Economics &#8211; 315 pages</p>
<p>Pyle; Jean l. 1997.«<a href="http://www.questia.com/PM.qst?a=o&amp;se=gglsc&amp;d=5000519962"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Women, the Family, and Economic Restructuring: The Singapore Model?</span></span></a>» Review of Social Economy, Vol. 55.</p>
<p>Cong, Liang. Shanghai 200093, China. «<a href="http://www.ccsenet.org/journal/index.php/ijbm/article/view/1486/1427"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Does the Current Position of Women in the Labour Market in Asia &#8230;</span></span></a>» International Journal of Business and Management 3, (No 6) : 118-122.</p>
<p><em><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal">Jean Lee S.K., Kathleen Campbell, and Audrey Chia.1999.«</span></span><a href="http://www.postcolonialweb.org/singapore/gender/3paradoxes.html"><span style="color: #000000;font-size: small"><span style="font-weight: normal"><span style="text-decoration: none">The Three Paradoxes: Working Women in Singapore</span></span></span></a><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal">. » En ligne.</span></span><cite><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"> </span></span><a href="http://www.postcolonialweb.org/singapore/.../3paradoxes.html"><span style="color: #000000;font-size: small"><span style="font-weight: normal"><span style="text-decoration: none">www.postcolonialweb.org/singapore/&#8230;/3paradoxes.html</span></span></span></a><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"> </span></span></cite><cite><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal">( page consultée le 9 décembre 2009)</span></span></cite></em></p>
<p><em><cite><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"><em>Sandra L. Fielden, Marilyn Davidson .2006.  «International Handbook of <span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none">Women</span></span> and Small Business Entrepreneurship» En ligne .<cite> </cite><cite>books.</cite><cite>google.ca/books?isbn=1847 </cite><cite>(page consultée le 9 décembre2009</cite></em></span></span></cite></em></p>
<p><cite><a href="http://www.studentsoftheworld.info/infopays/wfb_fr.php3?CODEPAYS=SGP"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">Singapour : géographie, démographie, politique, économie, transport</span></span></a>.2002 . En ligne. <cite>www.studentsoftheworld.info/.</cite> ( page consultée le 9décembre 2009)</cite></p>
</address>
<p><span style="font-size: small"><span style="font-weight: normal"><span style="font-size: medium"><strong><br />
</strong></span></span></span></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Singapour : géographie, démographie, politique, <a href="http://www.studentsoftheworld.info/infopays/wfb_fr.php3?CODEPAYS=SGP">économie, transport</a>.2002</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Margolin, Jean-Louis. 1989. <strong>«</strong><em>Singapour</em>: 1959-1987 : genèse <em>d</em><em>&#8216;</em>un nouveau pays industriel<strong>»</strong></p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arch_0044-8613_1980_num_19_1_2535"> Salomon, Claudine. 1980. «Etre<em> </em><em>femme</em><em> </em>à<em> </em><em>Singapour</em></a>».</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Pyle<em>; </em>Jean<em> l. </em>1997.«<a href="http://www.questia.com/PM.qst?a=o&amp;se=gglsc&amp;d=5000519962"><em>Women</em>, the Family, and Economic Restructuring: The <em>Singapore</em> Model?</a>»</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arch_0044-8613_1980_num_19_1_2535"> Salomon, Claudine. 1980. «Etre<em> </em><em>femme</em><em> </em>à<em> </em><em>Singapour</em></a>».</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Jean Lee S.K., Kathleen Campbell, and Audrey Chia.1999.«<em><a href="http://www.postcolonialweb.org/singapore/gender/3paradoxes.html"><em>The Three Paradoxes</em>: <em>Working Women in Singapore</em></a>. </em>»</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Sandra L. Fielden, Marilyn Davidson .2006.  «International Handbook of <em><span style="text-decoration: underline">Women</span></em> and Small Business Entrepreneurship»</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Cong, Liang. Shanghai 200093, China. «<a href="http://www.ccsenet.org/journal/index.php/ijbm/article/view/1486/1427">Does the Current Position of <em>Women</em> in the <em>Labour</em> Market in Asia &#8230;</a>»</p>
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		<item>
		<title>LE BRUNEI : LA PERSISTANCE DE LA MONARCHIE ABSOLUE</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 02:02:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Brunei]]></category>
		<category><![CDATA[Monarchie]]></category>
		<category><![CDATA[Régime politique]]></category>

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		<description><![CDATA[par Lu Wei Zheng
On entend rarement parler du Brunei sur la scène internationale. Le pays a été dirigé sans interruption par une monarchie absolue jusqu’à aujourd’hui. Le sultan est à la fois le chef de l’État et le président du gouvernement. Dans le présent billet, nous essayons de comprendre les facteurs qui permettent la persistance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Lu Wei Zheng</strong></p>
<p style="text-align: justify">On entend rarement parler du <a href="http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/brunei.htm">Brunei</a> sur la scène internationale. Le pays a été dirigé sans interruption par une monarchie absolue jusqu’à aujourd’hui. Le sultan est à la fois le chef de l’État et le président du gouvernement. Dans le présent billet, nous essayons de comprendre les facteurs qui permettent la persistance de la monarchie absolue au Brunei. Cette continuation peut être justifiée par la faible pression venue de l’extérieure et de l’intérieure. Dans la sphère internationale, le pétrole joue certainement un rôle crucial, mais il n’est pas la seule variable. Nous devons aussi prendre en compte les tentatives de réforme du sultan. Dans la sphère domestique, on observe une stabilité relative maintenue par un État autoritaire et riche.<span id="more-657"></span></p>
<p style="text-align: justify">Sur le plan extérieur, malgré le caractère autoritaire du régime, il n’y a guère de protestation à son égard. On fait rarement appel à la démocratisation du Brunei. Cette retenue de la communauté internationale peut être expliquée par ses réserves de pétrole. Face à la pénurie des ressources énergétiques, tous les pays ont donc l’intérêt d’établir une bonne relation avec le Brunei. Citons l’exemple de l’Angleterre, ancien protecteur; celle-ci a offert au sultan une grande marge de manœuvre lors de l’indépendance. De plus, <a href="http://i-epistemology.net/attachments/687_Ajiss19-2%20-%20Book%20Reviews%20-%20The%20Brunei%20Constitution%20of%201959%20inside%20History.pdf">la constitution de 1959</a> est rédigée en faveur du sultan en prévenant que le pouvoir ne serait pas transféré au peuple.<a href="#_ftn1">[1]</a> En consolidant l’autorité du sultan, l’Angleterre a garanti le lien commercial, surtout en matière de pétrole, avec le Brunei.<a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify">D’autre part, le silence de la communauté internationale est également en partie dû au respect relatif des droits de l’Homme au Brunei. On observe des efforts de modernisation au sein du gouvernement dès les années 80. Par exemple, le cabinet des ministres a été formé dans le but de développer les structures politiques en dehors du sultanat.<a href="#_ftn3">[3]</a> Malgré que ces changements demeurent plutôt symboliques, on constate que le sultan est conscient de la nécessité de réformer le système afin de sauvegarder son pouvoir. Il a pris le soin d’éviter les politiques qui pourraient susciter les controverses. On dirait qu’il accorde beaucoup d’importance à l’image du Brunei sur la scène internationale. Pour cette raison, le pays est généralement bien vu par la communauté internationale. Comme nous venons de voir, la critique de l’extérieur est en quelque sorte neutralisée par la séduction du pétrole et l’aspect modéré du gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify">Sur le plan intérieur, la structure politique du Brunei est maximaliste.<a href="#_ftn4"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[4]</span></span></a> Une structure politique maximaliste fait référence à un État autoritaire qui cherche à maximiser l’influence de l’État au sein de la société et à limiter la participation politique des citoyens. Ce type de structure est souvent maintenue grâce à la croissance économique. La belle performance économique a pour effet de récompenser le régime autoritaire. Simultanément, le pouvoir est progressivement concentré à la main de quelques personnes. Sans doute, le « boom économique » du Brunei provient largement du revenu tiré du commerce de pétrole. Grâce à celui-ci, les Brunéiens peuvent bénéficier d’un système social unique qui comprend l’éducation et le soin de santé gratuits ainsi que la non-taxation jusqu’à la fin du siècle.<a href="#_ftn5"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[5]</span></span></a> Il semble que la garantie d’une bonne condition de vie contribue en partie à la stabilité intérieure du pays.</p>
<p style="text-align: justify">D’ailleurs, le Brunei n’a guère connu d’autres formes de gouvernement dans l’histoire. La dernière élection date de 1962 où le Partai Ra’kyat (Peoples ’ Party) a gagné la majorité des votes. Un des objectifs de ce parti politique consiste l’incorporation des deux provinces : Sarawak et Sabah. Toutefois, le sultan de l’époque, Omar Ali Saifuddien, a refusé cette proposition. C’est pourquoi les élites de Partai Ra’kyat ont décidé à se soulever contre le sultan.<a href="#_ftn6"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[6]</span></span></a> Ainsi, <a href="http://books.google.ca/books?id=E69aTN1jxOwC&amp;dq=brunei+revolte+1962&amp;printsec=frontcover&amp;source=bl&amp;ots=h5tWhvrkS2&amp;sig=QYhG9S96S18eJgLEXN44sAFpuXc&amp;hl=fr&amp;ei=4HUcS4flMpCwlAet98XyCQ&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=8&amp;ved=0CCkQ6AEwBzgK#v=onepage&amp;q=&amp;f=false"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">la révolte de 1962</span></span></a> a accentué la méfiance du sultan face au système libéral introduit par les Britanniques. À cause de cet événement, l’état d’urgence déclaré en 1962 a duré jusqu’à 2004.<a href="#_ftn7"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">[7]</span></span></a> De là, on voit que les Brunéiens ont aspiré à certains changements politiques et que le sultan a gouverné avec une main de fer. Désormais, les citoyens sont en quelque sorte contraints de vivre sous l’autorité du sultan. Ainsi, par l’effet de dissuasion, il est parvenu à étouffer la genèse du mouvement révolutionnaire. De cette manière, la société domestique se trouve complètement sous le contrôle du sultan. Pour ces raisons, on peut dire que la monarchie absolue a jugulé la tension interne à l’aide de la vente du pétrole et du pouvoir arbitraire du sultan.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, il est clair que la monarchie absolue a pu fonctionner jusqu’à nos jours à cause de la faible pression de la communauté internationale et à l’intérieur du pays. Il est très difficile de prédire quand de véritables changements auront lieu au Brunei. Plusieurs soutiennent que ce moment sera marqué par la chute du prix du pétrole. La diminution du revenu national aurait comme conséquence de catalyser les tensions internes qui pourraient conduire à un changement de régime.</p>
<p style="text-align: justify">
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>1 Cheong, Yong Mun. p. 127</p>
<p>2 Stockwell, A.J.</p>
<p>3 Cheong, Yong Mun. p. 128</p>
<p>4 Ibid. p. 96.</p>
<p>5 Kingsbury, Damien. p.287</p>
<p>6 Stockwell, A.J.</p>
<p>7 Kingsbury, Damien. p. 284-285</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Cheong, Yong Mun. 1991. « The Political Structure of the Independant States ». <em>The Cambridge History of Southeast Asia</em>, Vol.4. edited by Nicholas Tarling, Cambridge : Cambridge University Press, p. 59-131.</p>
<p>Kingsbury, Damien. 2005. <em>South-East Asia : a political profile</em>. South Melbourne; Toronto : Oxford University Press.</p>
<p>Stockwell, A.J. 2004. « Britain and Brunei, 1945-1963 : Imperial Retreat and Royal Ascendancy ». <em>Modern Asian Studies</em>, p. 785-819.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-658 aligncenter" src="http://redtac.org/asiedusudest/files/2009/12/Untitled11-300x144.png" alt="Untitled1" width="300" height="144" /></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.monnaiesdumonde.net/produits/produits.php?id_produit=316">http://www.monnaiesdumonde.net/produits/produits.php?id_produit=316</a></p>
<p style="text-align: justify">Le Dollar de Brunei a été introduit en 1967. Avant, le pays utilisait la monnaie malaisienne. Le Dollar de Brunei, dont le taux de change est liée au taux du Dollar de Singapour, ce dernier ayant également cours légal au Brunei. 1 Dollar de Brunei = 100 Sen.</p>
<p><a href="#_ftnref1"></a></p>
<p><a href="#_ftnref2"></a></p>
<p><a href="#_ftnref3"></a></p>
<p><a href="#_ftnref4"></a></p>
<p><a href="#_ftnref5"></a></p>
<p><a href="#_ftnref6"></a></p>
<p><a href="#_ftnref7"></a></p>
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		<title>MALAISIE : CRISE IDENTITAIRE ET NATIONALISME</title>
		<link>http://redtac.org/asiedusudest/2009/12/13/malaisie-crise-identitaire-et-nationalisme/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 01:55:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Nathalie Catillon
La Malaisie péninsulaire connaît une civilisation très ancienne, cependant la création du premier État autonome remonte à 1402, lorsque Parames Wara, un prince de Palembang, fonde Malacca. L’arrivée des Portugais en 1511, lorsque d’Albuquerque marche sur Malacca, marque le début de la colonisation du pays. En 1641 cependant, les Néerlandais s&#8217;emparent de cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Nathalie Catillon</strong></p>
<p style="text-align: justify">La <a href="http://www.parachutefle.com/blog/wp-content/uploads/carte-malaisie.gif">Malaisie péninsulaire</a> connaît une civilisation très ancienne, cependant la création du premier État autonome remonte à 1402, lorsque Parames Wara, un prince de Palembang, fonde Malacca. L’arrivée des Portugais en 1511, lorsque d’Albuquerque marche sur Malacca, marque le début de la colonisation du pays. En 1641 cependant, les Néerlandais s&#8217;emparent de cette péninsule stratégique. Puissance commerciale et maritime de l’Europe, ils ont vite compris l’enjeu économique du pays et établissent en Malaisie le carrefour des échanges en Asie du Sud. Puis, en 1824, les Britanniques acquièrent, grâce au Traité de Londres, les droits sur la péninsule et Singapour.<span id="more-655"></span></p>
<p style="text-align: justify">La multi-colonisation de la péninsule montre l’intérêt des diverses puissances sur le territoire. Or, celui-ci, riche en ressources naturelles, est également convoité par les pays voisins. Le développement du port de Malacca, à une vitesse fulgurante, le transforme en principal entrepôt de la péninsule. Il est également le lieu de rencontre de tous les immigrants à la recherche de travail et d’épanouissement : Chinois, Thaïs, Indiens, arabes entre autres s’installent sur le continent. Cette mosaïque, gouvernée par un pouvoir colonial, va contribuer à l&#8217;émergence du nationalisme. Il est intéressant dans le cas de Malaisie d&#8217;étudier les facteurs à la base de ce mouvement, puis d&#8217;en analyser le fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify">Mais encore? Quelles seront les étapes précises de votre raisonnement? On ne sait pas sur quels aspects du nationalisme vous allez vous concentrer dans ce billet?</p>
<p style="text-align: justify">Comme tel est le cas dans plusieurs pays du Sud Est asiatique, l’arrivée des colons dans la ville a contribué à la mise en place d’un système culturel colonial. L’expansion britannique s’accompagne donc de trois principaux facteurs. Tout d’abord, le gouvernement colonial cherche à profiter des ressources naturelles du pays. Les colonies représentent en effet une partie de la puissance du pays et peuvent avoir un intérêt économique important. De nouvelles techniques de travail sont importées, jugées plus efficaces et modernes, et mettent en place une <a href="http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf">division ethnique du travail</a>. [1] Le travail sera ainsi partagé en deux temps: tout d&#8217;abord entre &#8221;natifs&#8221; et blancs, puis entre ethnies. N’oublions pas qu’en effet, la Malaisie représente une multiplicité ethnique importante.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, on observe une vie associative non négligeable. Comme pour d’autres pays, dont des pays occidentaux, il est intéressant d’observer la corrélation qui existe entre la vie associative d’un pays et le pouvoir en place. Dans un pouvoir autoritaire, ou colonial comme c&#8217;es le cas en Malaisie, les regroupements politiques alternatifs sont fréquents. Or, pendant l’ère coloniale, les regroupements ethniques étaient importants car ils permettaient à des hommes, souvent des élites éduquées, de se rassembler et de partager un certain nombre d’idées, qui seront par la suite véhiculées au sein du peuple.</p>
<p style="text-align: justify">Puis, le gouvernement met en place un système éducatif, soit des écoles, dans le but de former une partie, souvent privilégiée, de la population. Ce dernier facteur est sans doute le plus important. En effet, l’éducation permet à  une élite lettrée d’entrer en contact avec des valeurs occidentales acquise dès 1789, tels la liberté et l’égalité, et de connaître des paysages politiques différents. De plus, grâce aux technologies de mobilité, il est possible, comme l’ont fait Ho Chi Minh au Vietnam et José Rizal aux Philippines, de voyager et étudier. Ce système éducatif permet une relativisation du monde et du niveau de vie des Malais. A l’exploitation s’oppose une indépendance territoriale et une liberté qui existe en Occident. De plus, la création du Malay College, permet de former des élites administratives malaises, qui seront par la suite à la tête du gouvernement. [2]</p>
<p style="text-align: justify">L’administration en place crée un contexte dans lequel le nationalisme malais n’aurait pas de mal à émerger. Cependant, les discours politiques qui prônent la création d’une nation se heurtent à une problématique : la diversité ethnique. Les paramètres ethniques, tels les champs politiques, les différences économiques et les aspects socioculturelles sont essentiels pour comprendre le nationalisme de Malaisie. Cependant, selon Smith, pour voir apparaître l’émergence du nationalisme dans un pays, il est nécessaire de préétablir plusieurs conditions. Deux d’entre elles sont, “ une population partageant une histoire commune ” et une “ intelligentsia porteuse de cette idée nationaliste&#8221;. L’Histoire est bien partagée. Puis, on remarque que l&#8217;intelligentsia assume quand même un rôle important dans l’émergence du nationalisme malais.</p>
<p style="text-align: justify">En 1922, le Sultan Idris Training College forment une élite lettrée qui se donne le travail de promouvoir des critiques contre le gouvernement colonial en langue nationale, le malais. Les Malais une fois politisés, tentent de promouvoir à l’école des textes glorifiant la langue nationale, le pays et son peuple malais. En 1906, une revue politique, nommé Al-Imam apparaît : dirigée par l’élite lettrée du pays, elle prône, à travers des articles dénonciateurs, une lutte anti-coloniale, qui trouve son appui sur la religion. La religion, ainsi que les idées qu’elle transmet, tient en effet un aspect tellement important dans l’étude du nationalisme malais que certains auteurs parlent de nationalisme religieux. Des réformistes religieux vont permettre d’unifier les différents groupes et les diverses ethnies dans une lutte anti-coloniale. De plus, le nationalisme malais connaît une dimension socio-culturelle considérable : on observe des revendications anti-coloniales, de la part d’une partie de la population qui se sent désavantagée. C’est le cas en Malaisie pour les Malais : ceux-ci, bien que majoritaire, représentant 57, 6 % de la population, remarquent que des droits économiques sont octroyés à des minorités, dont les chinois (25,6 %).</p>
<p style="text-align: justify">Le véritable nationalisme se met en place dès les années 30. Le mouvement Brotherhood of Pen Friends, montre l’importance de ce nationalisme réformiste, lorsque sa composante passe de 2 000 personnes en 1935 à 10 000 en 1937 et dont le slogan est clairement glorifiant : Vive la langue, vive la nation ! » Deux pôles d’influence nationaliste émergent alors : d’un côté, on observe le parti marxiste, <a href="http://www.voltairenet.org/article14311.html">le PCC</a>, crée en 1930, puis de l’autre le parti indépendantiste nationaliste, le KMT. Ces deux derniers feront transmettre  des courants d&#8217;idées grâce à la vie associative intense du pays, tel que nous l&#8217;avons dit précédemment. Les instituteurs et enseignants se donnent également le travail de politiser les élèves dès l’école, grâce à des lectures et des articles [3] ; Abdul Razak Hussein, Ministre de l’éducation à l’époque, parle en effet de ‘’politique éducative’’ comme moyen de développement d’une nation unifiée.</p>
<p style="text-align: justify">Des mouvements nationalistes seront reconnus vers les années 30, 40 et, bien que la multiplicité ethnique soit toujours un problème, leur portée politique est importante. En effet, malgré la diversité des ethnies, il est possible de relever deux aspects importants qui ont permis de forger un nationalisme malais : la langue, partagée par les différents groupes, puis la religion, conduite par l’Islam.</p>
<p style="text-align: justify">Si les mouvements ont été moins violents que dans d’autres Etats d’Asie du Sud-Est, les idées n’ont pas moins gardées un rôle indispensable. Celles-ci ont été à la base de l’éveil d’un anti-colonialisme réformiste, dirigé par les leaders intellectuels en faveur d’un nationalisme territorial. Cependant, le <a href="http://www.voyagesphotosmanu.com/independance_malaisie.html">véritable nationalisme ethnique</a> apparaît après 1941, lorsque le Japon envahie la Malaisie. La communauté chinoise étant importante, surtout dans le domaine du commerce, appelait déjà à une conscience nationale malaise. L’invasion des Japonais fut donc un point important dans son éveil.</p>
<p style="text-align: justify">L’indépendance de la Malaisie est donc acquise en 1957, une dizaine d’années après la Seconde Guerre Mondiale.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>[1] Durand, Jean-Pierre. 1998. « Malaisie: capitalisme et nationalisme ». En ligne <a href="http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf">http://jean-pierredurand.com/artfrancaispdf/MalaiAlterEco2.pdf</a> (page consultée le 26 novembre 2009).</p>
<p>[2] Raillon, François. 1986. « À propos du récent Congrès sur la Langue et les Lettres Malaises : quelques observations sur le nouveau nationalisme malais ». Archipel 31: 61-71</p>
<p>[3] Loh, Francis K.W. « Malaysia : National Security, the Police and the Rule of Law : Militarisation by Other Means ». dans Militarising State, Society and Culture in Asia, <span style="text-decoration: underline">Asian Exchange </span>Vol.20 no.2 and Vol.21, No.1 (2005) : pp. 179-208.</p>
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		<title>INDONÉSIE, DE SUHARTO À LA DÉMOCRATIE</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 01:49:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Dictature]]></category>
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		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://redtac.org/asiedusudest/?p=652</guid>
		<description><![CDATA[Par Amélie Privé
 
Depuis les années 2000, plusieurs pays d’Asie du Sud-est sont reconnus comme étant des pays en émergence. L’un des grands meneurs économiques est l’Indonésie. Cependant, qui dit développement économique, ne dit pas forcément démocratie. En effet, le chemin des îles indonésiennes pour la démocratie fut difficile, puisqu’elles sortent tout juste d’un gouvernement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Amélie Privé</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">Depuis les années 2000, plusieurs pays d’Asie du Sud-est sont reconnus comme étant des pays en émergence. L’un des grands meneurs économiques est l’Indonésie. Cependant, qui dit développement économique, ne dit pas forcément démocratie. En effet, le chemin des îles indonésiennes pour la démocratie fut difficile, puisqu’elles sortent tout juste d’un gouvernement militaire. L’Indonésie s’est de plus libérée très tard de son statut colonial qui l’empêchait de développer sa propre constitution. Malgré la tentative de mise sur pied d’une démocratie, les énormes clivages du pays rendent le gouvernement très instable et les putschs sont considérés comme une solution pour un gouvernement fort. L’armé a, elle aussi, jouée un rôle important dans la réussite ou la défaite de l’implantation de la constitution. Aujourd’hui, même si le régime militaire est tombé, il reste de nombreux défis à la république indonésienne afin de consolider sa démocratie. Nous verrons ici comment l’Indonésie est tombée sous le jouc de Suharto et la manière dont elle s’en est sortie.<span id="more-652"></span></p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord  l’Indonésie a été pendant plus de 300 ans une colonie de la Hollande. Mais c’est seulement après la capitulation du Japon qui occupait ces îles depuis trois ans que son indépendance fut proclamée par le chef du mouvement nationaliste Mohammad Hatta ainsi que Sukarno le  17 aout 1945. Les Hollandais ne reconnaissent pas la nouvelle république et tentent de la reprendre. Pendant ce temps, le pays est déchiré entre les coups des ultranationalistes qui tentent de nombreux putschs et les répressions de l’armée sur les communistes qui étaient accusés de vouloir prendre le pouvoir. En effet ceux-ci sont d’avis que l’Indonésie a besoin d’un État fort, ce que la république n’est pas car elle a dut changer de gouvernement à six reprises entre 1950 et 1959. Après que les États-Unis et l’ONU ait mis de la pression sur la Hollande, celle-ci laissa une partie du territoire tout en conservant l’autre partie. En 1950, l’Indonésie s’unifie et reprend les territoires néerlandais.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu&#8217;à la fin des années soixante, le pays est touché par des vagues de radicalisation. Après les premières élections, les communistes deviennent de plus en plus populaires et cela ne plait pas du tout à l’armée et au gouvernement musulman. En 1965 Suharto prend la tête de l’armée  et assassine les partisans du parti communiste indonésien. Sukarno se voit alors dans l’obligation d’abdiquer et de donner le pouvoir au général Suharto.</p>
<p style="text-align: justify">Les trente années du pouvoir militaire de Suharto se sont déroulées dans la répression et la violence. En effet, l’armée joue un rôle non seulement militaire mais également politique.<a href="#_ftn1">[1]</a>Bien que la démocratie ait fait un bout de chemin lors du pouvoir de Sukarno, le recul fut rapide et radical au moment de la prise de pouvoir de la junte militaire. Aussitôt arrivé au pouvoir, celui-ci interdit le parti communiste. Les élections sont conservées mais, bien entendu, elles sont contrôlées par le régime de Suharto qui s’est ainsi maintenu au pouvoir pendant plus de 30 ans (1966-1998).  Ces années sont marquées par de sanglantes répressions contre les musulmans et les communistes. De plus des étudiants ainsi que la classe musulmane menèrent de nombreuses manifestations ainsi que des actes terroristes pour dénoncer et lutter contre la corruption, celles-ci furent également réprimées par l’armée de manière agressive.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré l’essor économique dut à la baisse du prix du pétrole, la crise économique de 1997 toucha l’Indonésie aussi bien que plusieurs autres pays d’Asie du Sud. Les guerres civiles deviennent de plus en plus fréquentes ainsi que les massacres, la corruption et les avantages données aux membres proches du pouvoir et à la famille du dictateur contribuèrent à augmenter les inégalités. En 1998 Suharto démissionna suite aux innombrables émeutes. Cependant, la démocratie n’est pas revenue au même point qu’elle en était au moment de la prise de pouvoir de l’ancien dictateur. Celui-ci désigna l’un de ses ministres et le gouvernement retrouva ses vielles habitudes. En 2001, c’est à Megawati que revient la tâche de reconstruire la démocratie qui commence tranquillement à se consolider si on la compare avec ce qu’elle était jusqu’en 1998.</p>
<p style="text-align: justify">Il est intéressant de noter que l’Indonésie constitue l’archipel le plus grand au monde. La diversité y est également présente dans tous les aspects de la société. Il y a plus de 200 langues et de nombreuses ethnies. Cela constitue une énorme difficulté pour le gouvernement démocratique car celui-ci doit représenter la population. Plus d’une quarantaine de partis ont été enregistrés lors des élections suivant la chute de Suharto. L’unification nationale du pays est donc difficile, mais la démocratie n’est pas impossible. La place de l’armée a été considérablement réduite et la police est redevenue civiles. Même si la représentation reste imparfaite et que les luttes pour l’indépendance (Timor Oriental) continue de troubler l’ordre, le chemin parcouru est considérable. Cependant, l’image des leaders est priorisé au détriment d’un programme électoral fort et solide qui représente les intérêts de la population.</p>
<p style="text-align: justify">La démocratie est encore bien jeune en Indonésie. Il reste cependant remarquable de constater les progrès fait vers une consolidation. La possibilité d’un coup d’État est néanmoins présente car l’orientation des partis est d’avantage basée sur le choix du dirigeant que sur une idéologie. Malgré cela, l’Indonésie reste un pays en émergence avec une démocratie en consolidation. La population, comme nous l’avons vu plus haut veut se faire entendre et que les politiques représentent ses intérêts. Il s’agit d’un pas très important dans le développement de la démocratie indonésienne.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Cayrac-Blanchard, Françoise. <em>Violence contre démocratie en Indonésie. </em>Le monde diplomatique. Archives 1999. P.24-25</p>
<p>Cayrac-Blanchard,  Françoise. <em>Article encyclopédique, Indonésie au XXème siècle</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Hefner, Robert.W.<em> Muslims and democratization in Indonésia, Civil islam. </em>Princeton university press.2000</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Cayrac-Blanchard, Françoise. <em>Violence contre démocratie en Indonésie. </em>Le monde diplomatique. Archives 1999. P.24-25</p>
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		</item>
		<item>
		<title>LES  FEMMES PHILIPPINES : EXPATRIÉES ÉCONOMIQUES</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 15:06:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>

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		<description><![CDATA[Par LisaThuc Duyên Hua
Quiconque se promène dans les quartiers riches de Montréal tombe souvent sur des femmes asiatiques à l’allure modeste poussant des landaus ou tenant par la main des enfants blancs, rejetons de la classe fortunée de la ville. Ces femmes sont des Philippines, vraisemblablement des aides familiales. Qu’est-ce qui motive ces femmes à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par LisaThuc Duyên Hua</strong></p>
<p style="text-align: justify">Quiconque se promène dans les quartiers riches de Montréal tombe souvent sur des femmes asiatiques à l’allure modeste poussant des landaus ou tenant par la main des enfants blancs, rejetons de la classe fortunée de la ville. Ces femmes sont des Philippines, vraisemblablement des aides familiales. Qu’est-ce qui motive ces femmes à venir jusqu’ici, si loin de chez elles ? Est-ce un phénomène uniquement canadien ? Quels sont leurs conditions de vie et leur statut ? Le gouvernement philippin a-t-il des intérêts dans l’exportation de sa main-d’œuvre ?</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-650"></span></p>
<p style="text-align: justify">Depuis plusieurs décennies, et surtout depuis la mondialisation, des groupes de populations importants se déplacent d’un continent donné vers un autre. Ceux qui quittent leur pays sont motivés par l’instabilité politico-économique, voire la guerre. Les pays d’accueil sont des pays riches, préoccupés par la baisse de leur natalité et de leur main-d’œuvre locale. Les Philippines n’échappent pas ce phénomène. 10 % de la population philippine, soit 7,4 millions de personnes, sont actuellement dispersés dans 193 pays<a href="#_ftn1">[1]</a>. Après une longue tradition de travailleurs émigrés philippins vers les États-Unis au début du 20<sup>e</sup> siècle, puis vers le Moyen-Orient lors du boom de la construction dans les années 70, la main-d’œuvre philippine émigrée d’aujourd’hui a le visage d’une femme. Selon POEA (service d’administration philippine du travail outremer),  les travailleuses philippines à l’étranger constituaient en 2003 70 % des travailleurs émigrés philippins<a href="#_ftn2">[2]</a>.  Âgées entre 25-29 ans, quelques unes au Québec sont infirmières et aides-soignantes dans des résidences pour personnes âgées, bénéficiant d’un statut légal. Mais la vaste majorité d’entre elles est plutôt recrutée pour des tâches domestiques : bonnes d’enfants, cuisinières, dames de compagnie pour personnes âgées aisées. En situation précaire, elles n’ont droit à aucune assurance-chômage ni assurance-maladie, encore moins à des prestations de retraite. Leurs employeurs bénéficient ainsi d’une main-d’œuvre bon marché et fiable. Car ces domestiques nouveau genre ne sont pas forcément issues d’un milieu non éduqué. Certaines d’entre elles, institutrices ou comptables dans leur pays, aident les enfants des familles anglophones de Montréal dans leurs devoirs, tout cela après avoir fait la cuisine, la vaisselle et la lessive<a href="#_ftn3">[3]</a>! Ce phénomène ne se passe pas uniquement au Canada, les Philippines louant leurs services également en Europe, dans les pays riches d’Asie et du Moyen-Orient. En plus d’un salaire plus que modeste, elles sont souvent maltraitées et violentées. Devant cet exode massif, on peut s’interroger pourquoi le gouvernement philippin laisse-t-il autant de milliers de personnes quitter son sol chaque année ?</p>
<p style="text-align: justify">Gloria Arroyo, actuelle présidente des Philippines, proclamait récemment que pendant que certaines nations se contentaient d’envoyer des véhicules à leurs citoyens vivant dans les pays riches du Moyen-Orient, les Philippines, elles, y envoyaient de «super bonnes» pour les servir. Cette exportation de main d’œuvre institutionnalisée  de l’exportation par le gouvernement philippin ne date pas d’hier. Après trois siècles de colonisation espagnole, les Philippines n’obtinrent leur indépendance qu’en1946 avec l’aide des États-Unis dont l’intérêt était de faire déguerpir l’occupant japonais<a href="#_ftn4">[4]</a>.  Depuis, de l’ancien dictateur Ferdinand Marcos  à Gloria Arroyo, tous les présidents qui se succédèrent sombrèrent dans la corruption, entraînant des oppositions vives à leur régime, suivies de répressions militaires brutales, ce qui fit fuir les investisseurs étrangers et créer des conditions économiques désastreuses. Tous, afin de créer des infrastructures sociales et économiques, durent emprunter à des banques étrangères et  devenir dépendants du FMI. Ce désastre économique avec ses années de récession explique principalement l’exode des travailleurs et travailleuses philippins tout au long du vingtième siècle. Mais aujourd’hui, face à des pays riches en demande d’une main-d’oeuvre précaire bon marché, ce sont particulièrement les femmes qui s’exportent, encouragées en cela par le gouvernement qui en a fait une composante de sa stratégie économique<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’émigration est devenue en effet l’une des principales sources de rentrées de devises au pays : 12 à 14 milliards de US$ par an. Ce chiffre ne représente que les revenus des secteurs de travail les plus représentés envoyés au pays, tandis que ceux des  femmes sont souvent non-documentés<a href="#_ftn6">[6]</a>. Les domestiques philippines à l’étranger renvoient mensuellement au pays une partie de leurs salaires (environ 200 US$). Ces revenus, qui non seulement contribuent aux frais de scolarité et aux soins de santé des enfants laissés derrière elles, sont aussi l’objet de taxes gouvernementales. La majeure partie de ces sommes servent à rembourser ses dettes vis-à-vis des banques étrangères, n’en laissant que peu pour répondre aux besoins reliés à la création d’emplois.</p>
<p style="text-align: justify">Les conséquences de cet exode féminin à l’étranger sont graves. Sur le plan social et individuel, en même temps qu’une désintégration du milieu familial<a href="#_ftn7">[7]</a>. On assiste à la perte de repère des enfants, à la dévalorisation d’une éducation des femmes qui ne sert plus à rien, à la perte du respect de soi. Sur le pan économique, les grands gagnants sont bien entendu les marchés financiers et les institutions de transfert d’argent dans les pays du Nord. Le gouvernement philippin ne tire même pas son épingle du jeu, car malgré l’importance des rentrées de devises générées par les travailleuses à l’étranger, il est incapable d’investir dans des projets productifs à long terme dans le cadre d’une économie durable, et se contentent de pratiquer une politique de survie.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: left"><strong>Bibliographie</strong></p>
<ul>
<li>Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s Main Export Trade :Development Or Devastation? » British section of the Fourth International.Socialist Resistance : SR46 &#8211; Summer 2007.</li>
</ul>
<ul>
<li>Hega, Mylène. 2003. <em>Participation of Women in Philippine Politics and Society: A Situationer.</em> PhilippineOffice : Secretary General of MAKALAYA (Women Workers Network) for the Friedrich-Ebert-Stiftung</li>
<li><em>Rousset. Sally.1997.«<a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">La douloureuse expérience de l&#8217;émigrée philippine</span></span></a>».   En ligne. <a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html"><span style="color: #000000"><span style="text-decoration: none">http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html</span></span></a> ( Page consultée le 30 novembre 2009)</em></li>
<li><em><span style="font-style: normal">Rousset, Sally. 2003.«Femmes philippines émigrées à l’heure de la mondialisation : actrices et victimes du développement» En ligne. <a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article2570">http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article2570</a> (Page consultée le 29 novembre 2009)</span></em></li>
<li><em><span style="font-style: normal">Wurfel, David. 2001.« Les Philippines : Une démocratie hésitante<strong>»</strong><em> </em>Revue Internationale de Politique Comparée 8 (n° 3) : 501-516.</span></em></li>
</ul>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Rousset. Sally.1997.«<a href="http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-3759.html">La douloureuse expérience de l&#8217;émigrée philippine</a>»</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation?</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Rousset. Sally.2003.«Femmes philippines émigrées à l’heure de la mondialisation :..</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Wurfel, David. 2001.« Les Philippines : Une démocratie hésitante<strong>»</strong></p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation? »</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Olaer, Eva, 2007. «Philippine’s main export trade :Development or devastation? »</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Hega, Mylène. 2003. Participation of Women in Philippine Politics and Society</p>
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		<title>LES CAUSES DU COUP D’ÉTAT DE 2006 EN THAILANDE</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 15:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin 2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d'État]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Xavier Faraire
La Thaïlande est, tout comme le Canada, une monarchie constitutionnelle parlementaire. Le pays est dirigé officiellement par le roi. De facto, c’est le premier ministre, chef du parti ayant fait élire le plus de députés, qui mène la politique du pays[1]. Il y a cependant un facteur majeur qui distingue le paysage politique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Par Xavier Faraire</strong></p>
<p style="text-align: justify">La Thaïlande est, tout comme le Canada, une monarchie constitutionnelle parlementaire. Le pays est dirigé officiellement par le roi. De facto, c’est le premier ministre, chef du parti ayant fait élire le plus de députés, qui mène la politique du pays<a href="#_ftn1">[1]</a>. Il y a cependant un facteur majeur qui distingue le paysage politique de la Thaïlande : le rôle de l’armée. En effet, depuis que le pays est devenu une monarchie constitutionnelle en1932, l’armée semble avoir un rôle de chien de garde de la société, étant  intervenu à de multiples reprises dans les affaires politiques du pays pour assurer une certaine stabilité du régime. Elle a orchestré une multitude de coups d’États pour rétablir l’ordre. Le dernier en lice a destitué le premier ministre Thaksin Shinawatra, en 2006, alors qu’il venait d’être réélu avec une écrasante majorité la même année<a href="#_ftn2">[2]</a>. Un régime militaire transitoire ainsi qu’une nouvelle constitution s’en sont suivis. Dans ce 4<sup>e</sup> billet, nous allons examiner les raisons qui ont servi de justification aux militaires pour provoquer un énième <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/081/article_46263.asp">coup d’État</a>. Nous allons traiter plus précisément de trois points : la lutte anti-drogue et ses résultats mitigés, la répression contre les séparatistes musulmans et enfin, la fraude fiscale.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-648"></span></p>
<p style="text-align: justify">Le premier élément qui est venu entacher la présidence de Thaksin est sa guerre contre la drogue, lancée en 2003. Son gouvernement était déterminé à lutter contre le trafic de stupéfiants en utilisant des moyens musclés. Le 1<sup>er</sup> février, immédiatement après l’annonce de la campagne qui devait durer trois mois, un nombre important de personnes soupçonnées de trafic de méthamphétamines ont été tuées. Parmi les victimes, on comptait aussi des femmes, des enfants et des personnes âgées<a href="#_ftn3">[3]</a>. On estime que plus de 1000 personnes ont ainsi perdu la vie. La violence de cette campagne a grandement choqué la population, d’autant plus que l’on a appris que plusieurs personnes ont été exécutées sans même subir de procès<a href="#_ftn4">[4]</a>.  Le gouvernement a justifié ces assassinats en prétendant que ce sont les trafiquants  qui ont commencé à s’entretuer à la suite du déclenchement de l’opération. Or, il a été démontré par un comité sénatorial que la plupart des victimes figuraient sur une liste noire de la police<a href="#_ftn5">[5]</a>. Ce premier événement terni l’image de Thaksin auprès de la population, y voyant une forme d’autoritarisme violent. Des organismes internationaux comme Amnistie internationale ont également condamné le massacre.</p>
<p style="text-align: justify">Le deuxième événement à l’origine de la chute de Thaksin Shinawatra est l’intervention musclée dans le sud du pays. Dans les trois provinces du sud, Pattani, Yala et Narathiwat, vivent une majorité importante de musulmans qui souhaitent se séparer de la Thaïlande<a href="#_ftn6">[6]</a>. Au début de 2004, les actes de violence se font de plus nombreux dans la région. Le 28 avril 2004, une centaine de jeunes combattants, peu armés, coordonnent des attaques contre des postes de police. Le gouvernement réagit, mais de manière violente en envoyant l’armée. Au total, 107 insurgés sont tués alors qu’ils s’étaient réfugiés dans une mosquée<a href="#_ftn7">[7]</a>. Cet autre événement a contribué à durcir la perception autoritariste de la population envers Thaskin.</p>
<p style="text-align: justify">Le dernier événement qui a fait déborder le vase, est l’allégation de fraude fiscale à l’endroit de Thaskin. En 2006, il a vendu les parts qu’il détenait dans la Shin Corp,  un empire médiatique important du pays, à des intérêts singapouriens,  pour la coquette somme de 2 milliards de dollars américains. Le hic c’est qu’il n’aurait pas payé d’impôts sur les bénéfices de la vente. De plus, afin de faciliter la transaction, son gouvernement a abrogé une loi qui limitait les investissements étrangers dans le secteur des médias<a href="#_ftn8">[8]</a>. Il n’en fallait pas plus pour accuser Thaksin et son gouvernement de corruption.</p>
<p style="text-align: justify">La suite des choses est bien connue. En septembre 2006, alors que Thaksin Shinawatra est à New York pour l’Assemblée générale des Nations Unies, l’armée s’empare du pouvoir.  Des centaines de soldats et de chars entrent à Bangkok. Le régime est renversé sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré, ce qui peut en dire long sur l’opinion publique face à ce putsch<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Bibliographie </strong></p>
<p>Connors, Michael K. 2008. «Thailand- four elections and a coup». <em>Australian journal of international affairs</em>. Vol 62, no4. P.478-496.</p>
<p>Patani, Berjihad di. 2006. «Islam, radicalism and violence in southern thailand». <em>Critical asian studies</em>. Vol 38, no1. P.119-144.</p>
<p>Daoudi, Mounia. 2004. «Flambée de violences dans le Sud musulman». <em>Rfi</em>. En ligne. <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/052/article_27694.asp">http://www.rfi.fr/actufr/articles/052/article_27694.asp</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>Dubus, Arnaud. «La campagne anti-drogue fait plus d’un millier de morts». <em>Rfi</em>. En ligne. <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp">http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>Couve, Philippe. «Lendemain de coup d’État à Bangkok». <em>Rfi</em>. En ligne. <a href="http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/081/article_46269.asp">http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/081/article_46269.asp</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>Thaïlande-actualité.2008. <em>Encyclopédie Universalis</em>. En ligne. <a href="http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=31205&amp;nref=PS97174">http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=31205&amp;nref=PS97174</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<p>France. Ambassade de France en Thaïlande-mission économique.2009. <em>Thailande : Fiche signalétique. </em>En ligne. <a href="http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf">http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf</a> (Page consultée le 22 novembre 2009)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> France. Ambassade de France en Thaïlande-mission économique.2009. <em>Thailande : Fiche signalétique. </em>En ligne. <a href="http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf">http://www.franceasean.com/_repository/files/thailande/Fiche%20signal%C3%A9tique%20Tha%C3%AFlande.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Thaïlande-actualité.2008. <em>Encyclopédie Universalis</em>. En ligne. http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=31205&amp;nref=PS97174</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Dubus, Arnaud. «La campagne anti-drogue fait plus d’un millier de morts». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Connors, Michael K. 2008. «Thailand- four elections and a coup». <em>Australian journal of international affairs</em>. Vol 62, no4. P.478-496.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Dubus, Arnaud. «La campagne anti-drogue fait plus d’un millier de morts». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/actufr/articles/038/article_5355.asp</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Patani, Berjihad di. «Islam, radicalism and violence in southern thailand». <em>Critical asian studies</em>. Vol 38, no1. P.119-144.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Daoudi, Mounia. 2004. «Flambée de violences dans le Sud musulman». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/actufr/articles/052/article_27694.asp</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Connors, Michael K. 2008. «Thailand- four elections and a coup». <em>Australian journal of international affairs</em>. Vol 62, no4. P.478-496.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Couve, Philippe. «Lendemain de coup d’État à Bangkok». <em>Rfi</em>. En ligne. http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/081/article_46269.asp</p>
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